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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>&#201;t&#233; 2023 : retour &#224; l'anormal&#8230; en pire</title>
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		<dc:subject>Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Le mercredi qui a suivi la mort de Nahel le 27&#8239;juin, je n'ai rien senti venir. En journ&#233;e, l'&#233;v&#233;nement revenait dans nos &#233;changes avec les habitants. Mais le quartier &#233;tait calme et nous n'avions que peu d'indices sur la tension extr&#234;me de la nuit. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par un &#233;ducateur de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e, en Seine-Saint-Denis &lt;br class='autobr' /&gt; Dans notre quartier, nous avons une certaine exp&#233;rience des rixes. Quand elles se d&#233;roulent, nous sentons la tension monter, les groupes de jeunes se former. Dans ces cas l&#224;, notre pr&#233;sence est (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Echos-du-terrain" rel="directory"&gt;&#201;chos du terrain (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Prevention-specialisee" rel="tag"&gt;Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Violence-18" rel="tag"&gt;Violence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Discrimination" rel="tag"&gt;Discrimination&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Racisme" rel="tag"&gt;Racisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Justice-368" rel="tag"&gt;Justice&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1348-" rel="tag"&gt;1348&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le mercredi qui a suivi la mort de Nahel le 27&#8239;juin, je n'ai rien senti venir. En journ&#233;e, l'&#233;v&#233;nement revenait dans nos &#233;changes avec les habitants. Mais le quartier &#233;tait calme et nous n'avions que peu d'indices sur la tension extr&#234;me de la nuit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Par un &#233;ducateur de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e, en Seine-Saint-Denis&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt; &lt;span class='spip_document_7455 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L400xH400/capture_d_e_cran_2023-10-24_a_07.56.24-9303f.png?1698242461' width='400' height='400' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Dans notre quartier, nous avons une certaine exp&#233;rience des rixes. Quand elles se d&#233;roulent, nous sentons la tension monter, les groupes de jeunes se former. Dans ces cas l&#224;, notre pr&#233;sence est ind&#233;sirable, la parole verrouill&#233;e, l'&#233;change crisp&#233; et quel que soit le lien, nous ne pouvons &#233;changer qu'individuellement, hors du groupe et en dehors du moment le plus chaud durant lequel les choses se pr&#233;parent. Nous en avons conclu par exp&#233;rience que notre place n'est pas dans le feu de l'action mais que notre travail se situe en amont et en aval. Mais les rixes constituent un ph&#233;nom&#232;ne tr&#232;s diff&#233;rent de ce qui s'est pass&#233; &#224; la suite de la mort de Nahel : des jeunes de quartiers diff&#233;rents se rencontrent pour se battre comme si c'&#233;tait un rite. Il y a un c&#244;t&#233; effet de groupe et engrenage, auquel il est difficile d'&#233;chapper sans passer pour un traitre ; un peu comme pendant une guerre, il est mal vu d'&#234;tre d&#233;serteur. Du coup, les jeunes, principalement les gar&#231;ons, sont bien souvent &#224; la fois auteurs et victimes, happ&#233;s par l'escalade et par un r&#244;le qui leur est assign&#233; et qu'ils doivent tenir. C'est extr&#234;mement violent mais pas du tout politique.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'inverse, le soul&#232;vement qui a suivi la mort de Nahel &#233;tait politique. Chez nous, il n'y a eu ni b&#226;timent public brul&#233;, ni pillage ; l'envie &#233;tait d'affronter la police, donc mettre le feu &#224; une poubelle, tirer des mortiers, et attendre l'intervention des forces de l'ordre pour les affronter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Affronter la police&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la premi&#232;re nuit d'affrontements, nous avons senti notre direction sous pression de la mairie, la commande aupr&#232;s de notre association &#233;tant que nous allions sur le terrain pour prendre la temp&#233;rature et appeler au calme. Un peu compliqu&#233; dans un contexte o&#249; les jeunes voient dans leur r&#233;ponse &#224; la mort de Nahel un geste de r&#233;volte face &#224; leur mise &#224; l'&#233;cart de la soci&#233;t&#233; et &#224; la violence polici&#232;re subie au quotidien. Leur dire de se calmer aurait &#233;t&#233; inefficace, irr&#233;aliste et aurait juste rompu le lien.&lt;br class='autobr' /&gt;
Donc nous avons surtout fait de l'appel &#224; la prudence et au discernement. Nous &#233;tions dans notre r&#244;le d'adultes en les pr&#233;venant des dangers encourus &#224; la fois physiques, mais aussi judiciaires. Nous &#233;tions trois sur le territoire et nous avons discut&#233; de ce qui se passait, de ce qu'ils faisaient, en essayant de comprendre leurs diff&#233;rentes motivations. Au sein de notre quartier de banlieue parisienne qui poss&#232;de une histoire bien sp&#233;cifique avec la police, il y avait, pour sch&#233;matiser, deux grandes tendances avec pleins de nuances. Les plus jeunes, d&#232;s 12-13 ans, prenaient part &#224; l'action parce qu'il y avait de l'ambiance en bas de chez eux, c'&#233;tait ludique. Certains sont rest&#233;s spectateurs, j'en connais un qui a tout film&#233; sans jamais prendre part aux &#233;chauffour&#233;es avec la police.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les plus &#226;g&#233;s, jusqu'&#224; 24-25 ans, articulaient davantage une rage politique, ils mettaient leurs mots sur leur sentiment d'&#234;tre des sous-citoyens confront&#233;s &#224; un racisme syst&#233;mique et &#224; une institution polici&#232;re qui ne cherche que la confrontation. Ils pointaient l'impunit&#233; et la violence polici&#232;re, le fait qu'il n'existe aucun recours, aucun contre-pouvoir dans les interactions tendues entre jeunes et policiers. Le constat qui domine est l'impuissance, la fatalit&#233;, l'amertume et l'absence de perspectives positives. Il y a quelques ann&#233;es, des manifestations se sont d&#233;roul&#233;es sur le quartier suite &#224; la mort d'un jeune impliquant la police. Il en &#233;tait ressorti une impression g&#233;n&#233;rale : l'organisation collective et pacifique ne permet pas de bouger les lignes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Partager &#171; leur &#187; injustice&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup de jeunes, durant cette p&#233;riode, ont partag&#233; avec nous &#171; leurs &#187; souvenirs, &#171; leur &#187; injustice personnelle v&#233;cue. Tous &#233;voquaient les contr&#244;les quotidiens. Pour assister r&#233;guli&#232;rement &#224; des contr&#244;les, tout est fait pour cr&#233;er de la tension, de l'intimidation et du conflit. Jusqu'&#224; la posture des policiers : &lt;i&gt;&#171; Ne croise pas les bras &#187;&lt;/i&gt; ; &lt;i&gt;&#171; Mets pas tes bras dans le dos &#187;&lt;/i&gt;. Les contr&#244;les sont d'une grande tension, puisqu'on ne sait jamais trop combien de temps ils vont durer. La plupart des jeunes d'ailleurs demandent avec insistance&lt;i&gt; &#171; On a fini ? &#187;&lt;/i&gt;. Deux virilismes s'affrontent, mais avec l'impression que sur le terrain judiciaire ou m&#233;diatique, ce sont toujours les m&#234;mes qui gagnent, b&#233;n&#233;ficiant de la l&#233;gitimit&#233; et de l'impunit&#233;, quels que soient les faits.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le jeudi, la violence est mont&#233;e d'un cran. &#199;a a vraiment &#233;t&#233; la guerre. Des jeunes ont &#233;t&#233; tabass&#233;s, l'un d'eux a perdu un &#339;il. La r&#233;pression a &#233;t&#233; impressionnante et les a impressionn&#233;s. Le vendredi soir, &#231;a a &#233;t&#233; plus calme, comme un peu partout en France. Ensuite, j'ai l'impression qu'on est revenu &#224; la normale, ou plut&#244;t l'anormal. Nous avons accompagn&#233; la famille du jeune &#233;borgn&#233; et fait le lien avec des collectifs locaux, &#224; la demande de la famille. Nous avons aid&#233; et particip&#233; &#224; l'organisation d'une table ronde avec des jeunes, des mamans et des acteurs du quartier. Une initiative int&#233;ressante, &#224; l'initiative de jeunes habitants connus de notre association, qui a permis de partager un constat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Puis un autre &#233;v&#233;nement a secou&#233; le quartier : un grand incendie. Sans rapport avec Nahel, il a n&#233;anmoins sem&#233; le doute dans un premier temps, achevant de marginaliser les partisans des soul&#232;vements. Cette histoire a compl&#232;tement chass&#233; les trois nuits de violence. En fait, ce mouvement de r&#233;volte est v&#233;cu par les jeunes comme une d&#233;faite. Les quartiers populaires en ressortent encore plus stigmatis&#233;s dans les m&#233;dias, les discours politiques et la t&#234;te des gens. Les protagonistes des r&#233;voltes en sont parfaitement conscients, d'ailleurs ils ironisent dessus. Nous avions pr&#233;vu un s&#233;jour en province et ils disaient &lt;i&gt;&#171; s'ils apprennent qu'on est de Paris, ils vont sortir les fusils et nous tirer dessus &#187;&lt;/i&gt;. Ils n'avaient pas forc&#233;ment conscience que leur col&#232;re &#233;tait partag&#233;e dans toute la France, m&#234;me dans de toutes petites villes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce soul&#232;vement n'a pas d&#233;bouch&#233; sur un mouvement politique particulier, sans doute parce qu'en France, l'organisation communautaire est tr&#232;s mal vue. Elle renvoie toujours &#224; un repli identitaire et mena&#231;ant, &#224; un entre-soi incompatible avec la R&#233;publique (&#171; le s&#233;paratisme &#187;). On oublie qu'elle peut-&#234;tre tr&#232;s positive, une force et une ressource, permettant &#224; ceux qui vivent des situations d'oppression ou de la violence sociale de r&#233;fl&#233;chir, de s'organiser et de tenter d'obtenir un peu plus de justice. En comparaison, un mouvement d'ampleur comme Black Lives Matter aux &#201;tats-Unis suppose qu'on s'autorise &#224; s'organiser au sein d'une communaut&#233;. En France, il y a une ali&#233;nation autour de cette question : les jeunes des quartiers populaires sont enferm&#233;s dans une case sociale par les discours m&#233;diatiques et politiques, mais on leur d&#233;nie parall&#232;lement le droit de s'organiser dans ce cadre.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; mon avis, l'&#233;t&#233; 2024 risque d'&#234;tre chaud avec les Jeux Olympiques. Sur les territoires qui comptent des stades, rien n'est fait pour associer la jeunesse des quartiers populaires &#224; l'&#233;v&#233;nement. Au contraire, la pression polici&#232;re risque de s'accentuer, le prix des places est inabordable, aucune invitation n'a &#233;t&#233; offerte aux habitants. Les populations n'en subissent donc que les effets n&#233;gatifs : les travaux, le prix des loyers qui s'envole avec son lot d'expulsions, le bouclage des quartiers les soirs des &#233;v&#233;nements, la strat&#233;gie de r&#233;pression de l'&#201;tat&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Harc&#232;lement scolaire &#8226; Tout le monde a un r&#244;le &#224; jouer</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Harcelement-scolaire-o-Tout-le-monde-a-un-role-a-jouer</link>
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		<dc:date>2023-09-27T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>&#201;cole</dc:subject>
		<dc:subject>Violence</dc:subject>
		<dc:subject>Suicide</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Alors qu'&#224; l'&#233;cole, les &#233;quipes p&#233;dagogiques peinent &#224; pr&#233;venir les situations de harc&#232;lement et &#224; prot&#233;ger les victimes, des &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s apportent leur soutien en allant &#224; la rencontre des jeunes et des familles. &lt;br class='autobr' /&gt; Nicolas, 15 ans, en r&#233;gion parisienne, Lindsay, 13 ans, dans le Pas-de-Calais, Lucas, 13 ans, dans les Vosges&#8230; Chaque ann&#233;e, des &#233;l&#232;ves se suicident, souvent durant les ann&#233;es coll&#232;ge, victimes de harc&#232;lement scolaire. Ce dernier touche de plus en plus de jeunes en France, et les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Suicide-29" rel="tag"&gt;Suicide&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1346-" rel="tag"&gt;1346&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors qu'&#224; l'&#233;cole, les &#233;quipes p&#233;dagogiques peinent &#224; pr&#233;venir les situations de harc&#232;lement et &#224; prot&#233;ger les victimes, des &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s apportent leur soutien en allant &#224; la rencontre des jeunes et des familles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_7318 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L400xH566/ls_21_9_03_-_jiho-0ac77.jpg?1695852058' width='400' height='566' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Nicolas, 15 ans, en r&#233;gion parisienne, Lindsay, 13 ans, dans le Pas-de-Calais, Lucas, 13 ans, dans les Vosges&#8230; Chaque ann&#233;e, des &#233;l&#232;ves se suicident, souvent durant les ann&#233;es coll&#232;ge, victimes de harc&#232;lement scolaire. Ce dernier touche de plus en plus de jeunes en France, et les dispositifs actuels restent insuffisants. 46 % des &#233;l&#232;ves d&#233;clarent avoir &#233;t&#233; victimes d'au moins une violence de fa&#231;on r&#233;p&#233;t&#233;e durant l'ann&#233;e scolaire. Et un coll&#233;gien sur cinq a subi au moins une cyberviolence de fa&#231;on r&#233;p&#233;t&#233;e. Perte d'estime de soi, sentiment d'ins&#233;curit&#233;, d&#233;crochage scolaire, id&#233;es suicidaires&#8230; les cons&#233;quences peuvent se r&#233;v&#233;ler d&#233;sastreuses. D'o&#249; l'urgence de poursuivre la lutte contre le harc&#232;lement, r&#233;guli&#232;rement annonc&#233;e comme l'une des priorit&#233;s du minist&#232;re de l'&#201;ducation nationale et de la jeunesse..&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur le terrain, des initiatives existent pour lutter contre ce fl&#233;au : nombre d'&#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s notamment ,estiment &#171; n&#233;cessaire &#187; d'informer les &#233;l&#232;ves sur ce qu'est le harc&#232;lement, les cons&#233;quences et les solutions afin que le ph&#233;nom&#232;ne diminue.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; Nanterre, l'une des dix communes &#224; disposer d'un service social d&#233;di&#233; au primaire, l'ensemble des travailleurs sociaux s'investissent dans un r&#244;le de pr&#233;vention du harc&#232;lement scolaire. &lt;i&gt;&#171; Nous avons mis en place des ateliers avec des &#233;l&#232;ves de CM1 et CM2 autour des &#233;motions &lt;/i&gt; , explique Hind Douri Lebas, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e. &lt;i&gt;Les enfants &#233;taient tr&#232;s r&#233;actifs et nous les voyons mieux arm&#233;s pour affronter certaines situations &#187;&lt;/i&gt;. Car aujourd'hui, les enfants sont confront&#233;s &#224; une violence qui se banalise.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le but est de trouver des fa&#231;ons diff&#233;rentes de pr&#233;venir l'apparition des violences chez les jeunes. &lt;i&gt;&#171; Certains coll&#232;gues nous sollicitent pour mener des actions aupr&#232;s de ceux que nous suivons en dehors des &#233;tablissements scolaires &#187;&lt;/i&gt;, explique Philippe Starck, directeur du service de Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e de Paris de la Fondation Jeunesse Feu vert. Les &#233;ducateurs ont par exemple propos&#233; et analys&#233; des outils concrets pour la mise en &#339;uvre de jeux et d'ateliers visant notamment &#224; d&#233;velopper l'empathie, pour les adapter au contexte professionnel des diff&#233;rentes &#233;quipes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Malgr&#233; ces initiatives, les &#233;quipes p&#233;dagogiques continuent &#224; se sentir impuissantes. En d&#233;pit du programme pHaRe mis en place depuis 2021, g&#233;n&#233;ralis&#233; aux &#233;coles et coll&#232;ges &#224; la rentr&#233;e 2022, et &#233;tendu aux lyc&#233;es depuis celle de 2023, destin&#233; &#224; aider &#224; pr&#233;venir les situations de harc&#232;lement et prot&#233;ger les victimes, les outils manquent. Un plan interminist&#233;riel contre le harc&#232;lement devait &#234;tre pr&#233;sent&#233; par Elisabeth Borne fin septembre. Mettra-t-il l'accent sur la formation des personnels mais aussi sur la pr&#233;vention en direction des &#233;l&#232;ves ? Verrons-nous la cr&#233;ation de postes d'assistant de service social ? &lt;i&gt;&#171; L'expertise et les comp&#233;tences du service social en faveur des &#233;l&#232;ves est n&#233;cessaire dans tous les &#233;tablissements tant en pr&#233;vention, qu'aux c&#244;t&#233;s des &#233;l&#232;ves, des familles et des &#233;quipes lors d'&#233;v&#233;nements dramatiques &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;fendait d&#233;j&#224; en juin dernier le syndicat national des assistants sociaux de l'&#201;ducation nationale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le sacrifi&#233; de Castelluccio</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-sacrifie-de-Castelluccio</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Le-sacrifie-de-Castelluccio</guid>
		<dc:date>2020-08-22T09:14:13Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
		<dc:subject>Violence</dc:subject>
		<dc:subject>1276-77</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'assistante sociale au coeur d'un polar &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a, d'abord, Jean-Baptiste mort &#224; 16 ans, comme 160 des 1 200 enfants esclaves contraints, entre 1855 et 1866, d'assainir douze heures par jour des marais de Castelluccio pour y planter des arbres fruitiers, sous la f&#233;rule de bagnards brutaux et sans piti&#233;.
&lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a ensuite Marie Rosier, assistante sociale charg&#233;e d'&#233;valuer le danger de mineurs maltrait&#233;s, confront&#233;e &#224; l'engorgement d'un dispositif qui, pour &#234;tre dans l'incapacit&#233; de r&#233;pondre aux besoins, n'en (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Violence-18" rel="tag"&gt;Violence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/1276-77" rel="tag"&gt;1276-77&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L114xH150/arton6176-d10a9.jpg?1693499126' width='114' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'assistante sociale au coeur d'un polar &lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a, d'abord, Jean-Baptiste mort &#224; 16 ans, comme 160 des 1 200 enfants esclaves contraints, entre 1855 et 1866, d'assainir douze heures par jour des marais de Castelluccio pour y planter des arbres fruitiers, sous la f&#233;rule de bagnards brutaux et sans piti&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a ensuite Marie Rosier, assistante sociale charg&#233;e d'&#233;valuer le danger de mineurs maltrait&#233;s, confront&#233;e &#224; l'engorgement d'un dispositif qui, pour &#234;tre dans l'incapacit&#233; de r&#233;pondre aux besoins, n'en h&#233;site pas moins &#224; en rendre responsables les travailleurs sociaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a enfin Abram, adolescent de 16 ans, intern&#233; en psychiatrie apr&#232;s avoir fractur&#233; la m&#226;choire de sa m&#232;re : il est atteint du syndrome de Cotard qui lui fait croire qu'il est d&#233;j&#224; mort.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au croisement de ces personnages, trois adolescents morts d'une injection d'insuline. Partant de faits historiques et de l'&#233;tat contemporain de la protection de l'enfance, ce roman noir voit tr&#232;s vite son rythme s'acc&#233;l&#233;rer, menant le lecteur de surprise en surprise, dans un suspense haletant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. Le mot et le reste, 2020, (182 p. &#8211; 17&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Passage &#224; l'acte, traumatisme, r&#233;silience et effets transg&#233;n&#233;rationnels</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Passage-a-l-acte-traumatisme-resilience-et-effets-transgenerationnels</link>
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		<dc:date>2015-03-04T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Violence</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;silience</dc:subject>
		<dc:subject>1158</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;De cet ensemble de contributions inspir&#233; par une psychanalyse parfois un peu trop redondante et verbeuse, on retiendra surtout l'apport particuli&#232;rement brillant et &#233;clairant des criminologues Val&#233;rie Moulin et Marc Dupuis, ainsi que l'expos&#233; tout aussi lumineux de Serge Tisseron, les uns et les autres ouvrant et refermant la boucle, en partant de l'agression et arrivant au processus de r&#233;silience. Les premiers explicitent donc, avec succ&#232;s, les explications multiples des passages &#224; l'acte (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L100xH150/arton4507-f3e17.jpg?1693570371' width='100' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De cet ensemble de contributions inspir&#233; par une psychanalyse parfois un peu trop redondante et verbeuse, on retiendra surtout l'apport particuli&#232;rement brillant et &#233;clairant des criminologues Val&#233;rie Moulin et Marc Dupuis, ainsi que l'expos&#233; tout aussi lumineux de Serge Tisseron, les uns et les autres ouvrant et refermant la boucle, en partant de l'agression et arrivant au processus de r&#233;silience. Les premiers explicitent donc, avec succ&#232;s, les explications multiples des passages &#224; l'acte d&#233;linquant. Refusant, pour leur part, la logique causale et d&#233;terministe qui se focalise sur les seules dimensions biologiques, psychiques, sociales ou historiques, ils d&#233;montrent la diversit&#233; et la polys&#233;mie des processus &#224; l'&#339;uvre et insistent sur la n&#233;cessit&#233; d'entrer dans une d&#233;marche compr&#233;hensive et pas seulement explicative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de pr&#233;ciser les diff&#233;rents axes &#224; distinguer dans le discernement &#224; faire &#233;merger : la position subjective de l'auteur de l'infraction tout autant que celle de l'observateur ou de l'enqu&#234;teur, la dynamique processuelle qui a conduit et accompagn&#233; la transgression et le contexte global dans lequel elle a &#233;t&#233; commise. Serge Tisseron, de son c&#244;t&#233;, se focalise non sur les modalit&#233;s &#224; partir desquelles le traumatisme a &#233;t&#233; commis, mais sur les conditions dans lesquelles non seulement il a &#233;t&#233; v&#233;cu par la victime, mais aussi comment elle peut en gu&#233;rir. Les blessures psychiques mal cicatris&#233;es suintent soit sous la forme de sympt&#244;mes surgissant, malgr&#233; les m&#233;canismes de refoulement, soit sous la forme de reviviscences li&#233;es au processus de clivage. La th&#233;rapie consiste &#224; permettre &#224; la personne bless&#233;e de r&#233;ussir &#224; symboliser ce qu'elle a v&#233;cu, afin de mieux s'en d&#233;tacher. C'est bien une empathie r&#233;ciproque et mutuelle qui peut le permettre le mieux : accepter que l'autre me r&#233;v&#232;le &#224; moi-m&#234;me.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Chronique Sociale, 2014, (126 p. &#8211; 14,90&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La trilogie du jeu de vivre</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-trilogie-du-jeu-de-vivre</link>
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		<dc:date>2014-09-17T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Violence</dc:subject>
		<dc:subject>Enfance maltrait&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>1147</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pascal Le Rest nous avait d&#233;j&#224; propos&#233; une trilogie passionnante sur l'adolescence qu'il avait &#233;crite en plongeant dans sa propre histoire pour illustrer le cheminement de Franck Lombard, son h&#233;ros. En attendant une nouvelle s&#233;rie &#224; para&#238;tre sur l'acc&#232;s &#224; l'&#226;ge adulte, il nous offre ici un second triptyque. Il &#233;tend sa m&#233;moire tr&#232;s loin puisqu'il le fait d&#233;buter&#8230; au berceau. Des bribes de souvenirs, des flashs ponctuels, des sc&#232;nes marquantes qu'il inclut dans un r&#233;cit replac&#233; dans le contexte de l'&#233;poque, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L110xH115/arton4328-f722c.png?1693467296' width='110' height='115' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pascal Le Rest nous avait d&#233;j&#224; propos&#233; une trilogie passionnante sur l'adolescence qu'il avait &#233;crite en plongeant dans sa propre histoire pour illustrer le cheminement de Franck Lombard, son h&#233;ros. En attendant une nouvelle s&#233;rie &#224; para&#238;tre sur l'acc&#232;s &#224; l'&#226;ge adulte, il nous offre ici un second triptyque. Il &#233;tend sa m&#233;moire tr&#232;s loin puisqu'il le fait d&#233;buter&#8230; au berceau. Des bribes de souvenirs, des flashs ponctuels, des sc&#232;nes marquantes qu'il inclut dans un r&#233;cit replac&#233; dans le contexte de l'&#233;poque, faisant revivre ce que peut vivre et comprendre un tout petit d'homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, vient l'enfance proprement dite : le quotidien, l'&#233;cole, les copains, les premi&#232;res vacances, la naissance de la petite s&#339;ur, les mauvais r&#234;ves qui viennent peupler la nuit, le r&#244;le rassurant et s&#233;curisant des parents. Tous les ingr&#233;dients sont r&#233;unis pour un d&#233;but d'existence heureux et &#233;panoui. Une histoire finalement banale qui n'aurait peut-&#234;tre pas m&#233;rit&#233; d'&#234;tre racont&#233;e, tant elle aurait pu ressembler &#224; tant d'autres itin&#233;raires. Et puis, voil&#224; que tout se d&#233;traque. Le ver &#233;tait dans le fruit : deux parents au parcours douloureux n'ayant connu eux-m&#234;mes ni l'affection, ni la bienveillance et reproduisant ce qu'ils ont v&#233;cu : les coups et la duret&#233; comme mode d'&#233;ducation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce terrain min&#233;, une situation va tout faire exploser : le confinement de la famille dans un espace restreint qui va durer onze ann&#233;es. Ce qui aurait pu &#234;tre une vie r&#234;v&#233;e se transforme bient&#244;t en cauchemar. Violence conjugale, alcoolisation, maltraitance s'installent alors et pour longtemps. Les descriptions de cette brutalit&#233; quotidienne ne cherchent ni l'apitoiement, ni l'indignation du lecteur. Elle en appelle bien plut&#244;t &#224; la compr&#233;hension de ce qui peut se passer dans la t&#234;te d'un enfant confront&#233; &#224; ce type de situation. Exposer son parcours de vie pr&#233;sente le risque de tomber dans une exposition autocentr&#233;e et narcissique. Rien de tel ici. Pascal Le Rest r&#233;ussit, &#224; partir d'un r&#233;cit singulier, &#224; d&#233;crire ce qu'il y a de plus partag&#233; au monde : comment r&#233;ussir &#224; se construire malgr&#233; une &#233;ducation pr&#233;sentant bien des dysfonctionnements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long des pages, on ne cesse de croiser la violence. Dans le milieu familial qui fonctionne sous la houlette de la toute puissance paternelle. Dans les cours d'&#233;cole qui confrontent les plus faibles &#224; ce que l'on d&#233;signe aujourd'hui comme du &#171; harc&#232;lement &#187; et qui semblait alors des plus banals. Dans les relations qu'entretiennent les enseignants avec leurs &#233;l&#232;ves, volontiers domin&#233;es par l'humiliation et le rabaissement. Et pourtant, le jeune Franck va trouver la force de vie, tant en lui qu'en des figures d'identification, pour r&#233;ussir sa vie&#8230; tout comme un certain Pascal Le Rest.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'Harmattan, 2014 (158 p. | 178 p. | 140 p &#8211; 16,50 &#8364; | 18 &#8364; | 14,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une &#233;ducation martiale contre la violence ? </title>
		<link>https://www.lien-social.com/Une-education-martiale-contre-la-violence</link>
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		<dc:date>2014-04-02T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Violence</dc:subject>
		<dc:subject>1138</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#201;duquer c'est &#234;tre condamn&#233; &#224; la cr&#233;ativit&#233; et &#224; l'innovation permanente, affirme St&#233;phane Dervaux, qui met en application ce pr&#233;cepte dans son essai sur la violence dont se rendent coupables et dont sont victimes les adolescents. L'une des sources de ces comportements peut &#234;tre trouv&#233;e du c&#244;t&#233; de la t&#233;l&#233;vision qui, &#224; travers ses programmes les plus agressifs, provoquent des perturbations (angoisses imm&#233;diates ou diff&#233;r&#233;es, cauchemars, invasion du champ psychique&#8230;) et induit la reproduction du sc&#233;nario (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L103xH150/arton4201-63edd.jpg?1694083567' width='103' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#201;duquer c'est &#234;tre condamn&#233; &#224; la cr&#233;ativit&#233; et &#224; l'innovation permanente, affirme St&#233;phane Dervaux, qui met en application ce pr&#233;cepte dans son essai sur la violence dont se rendent coupables et dont sont victimes les adolescents. L'une des sources de ces comportements peut &#234;tre trouv&#233;e du c&#244;t&#233; de la t&#233;l&#233;vision qui, &#224; travers ses programmes les plus agressifs, provoquent des perturbations (angoisses imm&#233;diates ou diff&#233;r&#233;es, cauchemars, invasion du champ psychique&#8230;) et induit la reproduction du sc&#233;nario observ&#233; (imitation ou passages &#224; l'acte, par d&#233;sinhibition des instincts agressifs&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur propose plusieurs pistes pour &#233;chapper aux effets d&#233;l&#233;t&#232;res de cette violence. S'il &#233;voque volontiers la n&#233;cessit&#233; de sortir de la relation duelle qu'il consid&#232;re comme toujours un probl&#232;me et un danger ; s'il pr&#233;conise la m&#233;diation &#233;ducative comme tampon dans la relation p&#233;dagogique, ce qu'il revendique tout particuli&#232;rement, c'est l'utilisation des activit&#233;s sportives et physiques et plus particuli&#232;rement des activit&#233;s de combat, comme m&#233;diateur. La r&#233;&#233;ducation par cet objet transitionnel pr&#233;sente bien des avantages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Am&#233;liorer son estime de soi par une bien meilleure connaissance de son sch&#233;ma corporel, d'abord ; se confronter aux r&#232;gles inh&#233;rentes &#224; toute discipline sportive extensible au vivre ensemble soci&#233;tal, ensuite ; &lt;i&gt;&#171; charmer la mort &#187;&lt;/i&gt; et apprivoiser la violence contenue tant chez soi que chez autrui, encore ; aller au bout de soi-m&#234;me, d&#233;passer ses limites, ce qui permet d'identifier des rep&#232;res, fr&#233;quemment ; &#233;laborer des prises de risque, sans se mettre en danger, toujours ; (re)d&#233;couvrir l'autre et lui faire sa place, enfin. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les s&#233;ances d'entra&#238;nement ou de comp&#233;tition deviennent, d&#232;s lors, un v&#233;ritable cours de p&#233;dagogie relationnelle d&#233;passant la seule activit&#233; sportive, le corps se triangulant alors entre l'&#233;ducation et la violence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Champ Social, 2013 (190 p. ; 19 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Soigner les enfants violents</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Soigner-enfants-violents</link>
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		<dc:date>2012-02-29T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Violence</dc:subject>
		<dc:subject>1052</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s Voulons-nous des enfants barbares, le dernier livre de Maurice Berger, Soigner les enfants violents prend tr&#232;s au s&#233;rieux la grande violence, voire la violence extr&#234;me, d'enfants de plus en plus jeunes. C'est un livre familier parce qu'il nous parle d'enfants que nous connaissons et dont la violence nous d&#233;sarme et nous angoisse. C'est un livre bienvenu parce que s'ouvrant, comme toujours chez Maurice Berger, &#224; une critique sociale, politique et, par cons&#233;quent, l&#233;gislative. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'ouverture du (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1052-" rel="tag"&gt;1052&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L97xH150/arton3699-fee4d.jpg?1694608929' width='97' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s Voulons-nous des enfants barbares, le dernier livre de Maurice Berger, Soigner les enfants violents prend tr&#232;s au s&#233;rieux la grande violence, voire la violence extr&#234;me, d'enfants de plus en plus jeunes. C'est un livre familier parce qu'il nous parle d'enfants que nous connaissons et dont la violence nous d&#233;sarme et nous angoisse. C'est un livre bienvenu parce que s'ouvrant, comme toujours chez Maurice Berger, &#224; une critique sociale, politique et, par cons&#233;quent, l&#233;gislative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'ouverture du livre on trouve quelques affirmations qui structurent cet ouvrage passionnant :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les comportements tr&#232;s violents trouvent leur origine dans les deux premi&#232;res ann&#233;es de la vie ; il en est de m&#234;me du sentiment de culpabilit&#233;, pr&#233;cieux car lui seul permet d'&#233;viter que les actes violents ne se r&#233;p&#232;tent. Lorsque ce sentiment n'est pas constitu&#233; &#224; cette p&#233;riode pr&#233;coce, il est difficile de l'acqu&#233;rir par la suite ; derri&#232;re des gestes violents d'aspect &#171; primitif &#187;, sommaire, se tiennent des processus complexes dont les caract&#233;ristiques principales sont l'indiff&#233;renciation entre soi et autrui, les troubles du sch&#233;ma corporel et du tonus musculaire, l'incapacit&#233; de faire semblant, et des dysfonctionnements neurologiques dus &#224; des soins de maternage tr&#232;s inad&#233;quats. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le premier chapitre nous parle de Jason, un pr&#233;-ado de douze ans, extr&#234;mement violent, dangereux, hospitalis&#233; dans le service de Maurice Berger, pris en charge par l'auteur et toute une &#233;quipe dans un processus de soins qui est une v&#233;ritable empoignade th&#233;rapeutique : rigueur clinique, cr&#233;ativit&#233; du soin, constance, dur&#233;e, &#233;nergie. Le travail se d&#233;ploie dans deux directions : des entretiens individuels et le travail institutionnel. Jason &#171; pr&#233;sente une grande violence qui survient lors de flashs hallucinatoires au cours desquels des images de son pass&#233; traumatique ressurgissent brusquement en lui &#187;. On croit pouvoir dialoguer ou jouer avec Jason.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, Jason ne joue pas, ne sait pas faire &#171; comme si &#187;, il n'a pas acc&#232;s &#224; la transitionnalit&#233;. &#171; Chez les sujets qui ont subi des traumatismes r&#233;p&#233;titifs &#224; la p&#233;riode pr&#233;verbale, existe une non-construction plus ou moins partielle de l'alt&#233;rit&#233;. Ce n'est pas parce que nous consid&#233;rons l'enfant qui est en face de nous comme un sujet diff&#233;renci&#233; que la r&#233;ciproque est valable &#187;. L'enfant est menac&#233; de destruction par autrui. On observe un &#233;prouv&#233; massif d'ins&#233;curit&#233; existentielle qui appelle l'agir et la violence pour survivre, au d&#233;triment de la pens&#233;e et de la parole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; lire Maurice Berger, on constate que le th&#233;rapeute, comme aussi l'&#233;ducateur, ne peuvent vraiment comprendre cette souffrance que dans le contre-transfert. Ce que l'enfant nous fait, l'&#233;tat dans lequel il nous met, constituent notre conscience clinique et transcendent le &#171; savoir &#187; proprement dit auquel l'examen clinique, les tests et l'observation m&#233;ticuleusement d&#233;crits par Maurice Berger, donnent acc&#232;s. Ce qui me frappe chez l'auteur et les soignants de son &#233;quipe, c'est l'engagement dans la clinique, ce qui postule, en retour, une clinique de l'engagement et donc une supervision individuelle et groupale constante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; Jason &#171; explos&#233; &#187; se pose l'urgente n&#233;cessit&#233; de le contenir physiquement et psychiquement, mais d'abord dans son corps avec une &#233;nergie des intervenants, qui, vue de l'ext&#233;rieur, peut &#224; tout le moins surprendre, mais qui est cliniquement justifi&#233;e. En effet, il est imp&#233;ratif que l'enfant retrouve un sentiment primordial de s&#233;curit&#233; en &#233;prouvant les limites de son corps. En quelque sorte, la contenance physique lui restitue cette forme que la m&#232;re n'a pas moul&#233;e dans ses mains et dans ses bras.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors des entretiens qui alternent avec ces moments de contention, le psychoth&#233;rapeute tente d'aller avec l'enfant aux sources de son histoire psychique. C'est une sorte d'arch&#233;ologie des &#233;motions, un travail de d&#233;blaiement dangereux et douloureux. J'aime que le th&#233;rapeute reconnaisse par moments son d&#233;sarroi et recoure &#224; son &#233;quipe comme &#224; une &#171; enveloppe groupale &#187;, la m&#234;me qui, au plan institutionnel, contient l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maurice Berger d&#233;crit les diff&#233;rentes formes de violences &#224; travers des enfants-limites qui ressemblent fort &#224; certains que nous rencontrons dans notre pratique professionnelle. Sont d&#233;crits les moyens et les tentatives de contention physique et psychique mis en &#339;uvre en p&#233;dopsychiatrie hospitali&#232;re et qui sont rigoureusement articul&#233;s &#224; la clinique singuli&#232;re de chaque enfant. Maurice Berger consacre un chapitre entier &#224; la n&#233;gligence dont un enfant peut souffrir aupr&#232;s de ses parents, comme aussi dans des services r&#233;put&#233;s sp&#233;cialis&#233;s, comme si le pire dont souffre un enfant est certes ce qu'on lui a fait, mais aussi ce qu'on ne lui a pas fait, affirme Maurice Berger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contenance donc, leitmotiv de ce beau livre ; contenance institutionnelle, relationnelle, physique, groupale, p&#233;dagogique. Contenance &#233;clair&#233;e par la recherche et soutenue par la rigueur scientifique. Contenance aussi des th&#233;rapeutes et de l'&#233;quipe de soignants expos&#233;s &#224; la violence des enfants et des pr&#233;-ados. &#171; Chacun des enfants dont je parle ici - &#233;crit Maurice Berger - nous fait d&#233;couvrir des processus psychiques nouveaux, ce qui rend passionnant ce genre de travail &#224; condition de ne pas &#234;tre submerg&#233; individuellement et groupalement par ce qu'il nous fait vivre. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dunod, 2012 (320 p. ; 24,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La violence des jeunes en question</title>
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		<dc:subject>Violence</dc:subject>
		<dc:subject>968</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le probl&#232;me de l'ins&#233;curit&#233; est devenu hautement m&#233;diatis&#233; et politis&#233;. C'est d'abord les m&#233;dias qui privil&#233;gient le sensationnel qui fait vendre. Ce sont ensuite les &#233;lus qui voient dans la d&#233;claration de la guerre au crime, l'un des discours les plus vendeurs et rentables : faire peur permet ensuite de se poser comme garant du &#171; retour &#224; l'ordre &#187;, par la r&#233;pression. Face &#224; ce sujet sensible, les auteurs adoptent une posture de recherche scientifique : leur m&#233;thodologie tend &#224; l'objectivation et peut &#234;tre (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le probl&#232;me de l'ins&#233;curit&#233; est devenu hautement m&#233;diatis&#233; et politis&#233;. C'est d'abord les m&#233;dias qui privil&#233;gient le sensationnel qui fait vendre. Ce sont ensuite les &#233;lus qui voient dans la d&#233;claration de la guerre au crime, l'un des discours les plus vendeurs et rentables : faire peur permet ensuite de se poser comme garant du &#171; retour &#224; l'ordre &#187;, par la r&#233;pression. Face &#224; ce sujet sensible, les auteurs adoptent une posture de recherche scientifique : leur m&#233;thodologie tend &#224; l'objectivation et peut &#234;tre soumise &#224; la critique. Et ce qu'ils nous d&#233;montrent avec brio, c'est bien que notre soci&#233;t&#233; produit elle-m&#234;me une augmentation statistique dont elle s'effraye ensuite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;re illustration : entre 1954 et 1969, le nombre de mineurs jug&#233;s est multipli&#233; par trois. Outre, le baby-boom (40 % de naissances en plus, &#224; partir de 1945) qui a augment&#233; m&#233;caniquement le nombre de jeunes et donc potentiellement de jeunes d&#233;linquants, il faut aussi tenir compte d'un m&#233;canisme qui constitue le c&#339;ur de la d&#233;monstration de l'ouvrage : l'introduction de nouvelles qualifications p&#233;nales. Entre 1950 et 1970, on passe de 1,5 million &#224; 15 millions de voitures en circulation. Le code de la route est introduit en 1957-1958. En toute logique, le nombre des infractions routi&#232;res, qui n'&#233;taient pas jusque-l&#224; p&#233;nalis&#233;es, explose. Idem pour les vols de v&#233;hicules. La d&#233;linquance des ann&#233;es 1960 est marqu&#233;e par une soci&#233;t&#233; de consommation en plein essor dont la voiture est l'objet culte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seconde illustration : la soci&#233;t&#233; contemporaine. Les chiffres de la d&#233;linquance des mineurs connaissent un bond spectaculaire &#224; partir de 1994, date d'entr&#233;e en vigueur du nouveau code p&#233;nal qui a multipli&#233; le nombre d'incriminations : harc&#232;lement sexuel, appels t&#233;l&#233;phoniques malveillants, tags, agressions sonores, menaces verbales etc&#8230; L'exemple des coups et blessures volontaires (CVT) est tout &#224; fait repr&#233;sentatif. Lorsqu'ils entra&#238;naient une incapacit&#233; temporaire de travail inf&#233;rieure (ITT) &#224; 8 jours, ils relevaient avant 1994 de la simple contravention. Apr&#232;s cette date, s'ils ont lieu sur mineurs, sur personnes titulaires de l'autorit&#233; ou s'ils sont commis en r&#233;union, ils constituent un d&#233;lit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien d'&#233;tonnant dans ces conditions qu'entre 1984-1985 et 2005-2006, cette infraction particuli&#232;re ait &#233;t&#233; multipli&#233;e par 15 (dans le m&#234;me temps les CVT avec ITT de plus de 8 jours ont diminu&#233; de 17,3 %). Que notre soci&#233;t&#233; cherche &#224; diminuer les limites du supportable et abaisser les seuils de tol&#233;rance est un choix qui peut s'entendre. Toutefois, il ne faut pas que l'inflation des chiffres de la d&#233;linquance juv&#233;nile se confonde avec une amplification des pratiques, car il s'agit bien plus d'une nouvelle fa&#231;on de les identifier et de les r&#233;primer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Champ Social, 2009 (150 p. ; 15 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Enfants bandits ? La violence des 3-13 ans dans les banlieues</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Enfants-bandits-La-violence-des-3-13-ans-dans-les-banlieues</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Violence</dc:subject>
		<dc:subject>943</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Il n'y a pas d'enfant d&#233;linquant. Il n'y a que des enfants violents qui risquent, en grandissant, d'&#233;voluer vers la d&#233;linquance &#187; (p.77), affirme l'auteur. Sonia Imloul en convient : on ne peut interpr&#233;ter de mani&#232;re pr&#233;dictive les agissements destructeurs dont on peut &#234;tre t&#233;moin chez les tout petits. Ce qui ne signifie pas pour autant qu'il faille renoncer &#224; toute pr&#233;vention, quand on y est confront&#233;. Les enfants qu'elle appelle &#171; bandits &#187; sont avant tout en souffrance, proclame-t-elle. Quand ils (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Il n'y a pas d'enfant d&#233;linquant. Il n'y a que des enfants violents qui risquent, en grandissant, d'&#233;voluer vers la d&#233;linquance &#187; (p.77), affirme l'auteur. Sonia Imloul en convient : on ne peut interpr&#233;ter de mani&#232;re pr&#233;dictive les agissements destructeurs dont on peut &#234;tre t&#233;moin chez les tout petits. Ce qui ne signifie pas pour autant qu'il faille renoncer &#224; toute pr&#233;vention, quand on y est confront&#233;. Les enfants qu'elle appelle &#171; bandits &#187; sont avant tout en souffrance, proclame-t-elle. Quand ils volent, cassent, blessent et violent, ils ne font que traduire une situation familiale insupportable ou un contexte social d&#233;grad&#233; qui les conduit &#224; exprimer, &#224; leur fa&#231;on, leur d&#233;tresse et &#224; reproduire ce qu'ils vivent quotidiennement. Comprendre les circonstances qui expliquent leurs passages &#224; l'acte ne signifie pas en faire un tabou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est Aziz, quatre ans, qui ne supporte pas qu'on lui demande de pr&#234;ter un objet &#224; un autre enfant : il le brise alors, avant de lui jeter les d&#233;bris &#224; la t&#234;te. C'est Bemba, sept ans, qui explique pourquoi ses v&#234;tements sentent l'essence &#224; son arriv&#233;e &#224; l'&#233;cole : ses fr&#232;res lui ont confi&#233; la mission de se glisser entre les barreaux de l'entr&#233;e d'un parking, avec un jerrycan et des allumettes pour aller incendier des voitures. C'est Kon&#233;, huit ans, qui, tr&#232;s en col&#232;re, s'en prend aux voitures gar&#233;es devant l'&#233;cole, contraignant le directeur &#224; appeler la police qui vient l'interpeller, sans que cela ne semble l'&#233;mouvoir particuli&#232;rement. C'est Greg, dix ans, qui agresse son animatrice, en tentant de l'&#233;trangler, parce qu'elle lui a demand&#233; de ranger ses affaires. C'est Massy, douze ans, qui a taillad&#233;, en pleine classe, le visage d'un autre &#233;l&#232;ve, avec un cutter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sonia Imloul propose toute une s&#233;rie de mesures pour faire face &#224; ces manifestations pr&#233;coces. Certaines ne peuvent qu'entra&#238;ner un large consensus : int&#233;grer aux programmes scolaires, de la maternelle au coll&#232;ge, des ateliers hebdomadaires sur la gestion de la violence, rendre l'&#233;cole obligatoire d&#232;s trois ans (pour favoriser la socialisation), rendre gratuit l'acc&#232;s aux centres de loisirs ainsi qu'&#224; la cantine, r&#233;habiliter les internats scolaires, assurer la pr&#233;sence d'une &#233;quipe pluridisciplinaire dans les &#233;coles, &#224; disposition des familles en difficult&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres propositions sont bien plus sujettes &#224; caution, tant elles jettent le discr&#233;dit sur les familles : prime de rentr&#233;e scolaire sous forme de bons d'achat (pour &#233;viter l'utilisation &#224; d'autres fins), renforcement de la lutte contre la polygamie, rep&#233;rage des familles &#224; risque pour assurer la pr&#233;vention des d&#233;rives, &#233;loignement g&#233;ographique des jeunes perturbateurs et pourquoi pas de leurs parents&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet ouvrage montre comment, avec de bonnes intentions de d&#233;part, on peut en arriver &#224; des solutions qui rel&#232;vent du meilleur comme du pire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Panama, 2008 (158 p. ; 15 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Voulons-nous des enfants barbares ?</title>
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		<dc:subject>Violence</dc:subject>
		<dc:subject>Education</dc:subject>
		<dc:subject>901</dc:subject>

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&lt;p&gt;Pendant une dizaine d'ann&#233;es, nous avons accueilli quatre fr&#232;res, les deux a&#238;n&#233;s ayant v&#233;cu pendant un an avec leur m&#232;re une alternance de relations &#233;rotis&#233;es ou de grande violence. Par contre, les deux plus jeunes ont b&#233;n&#233;fici&#233; d'une protection judiciaire pr&#233;coce, surtout le dernier que nous avons accueilli &#224; l'&#226;ge de cinq mois. Le juge n'a pas trembl&#233; et l'a retir&#233; &#224; la maternit&#233; m&#234;me. Les deux premiers gar&#231;ons, trente et dix-neuf mois, furent les petits enfants les plus violents, et les plus dangereux, que (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pendant une dizaine d'ann&#233;es, nous avons accueilli quatre fr&#232;res, les deux a&#238;n&#233;s ayant v&#233;cu pendant un an avec leur m&#232;re une alternance de relations &#233;rotis&#233;es ou de grande violence. Par contre, les deux plus jeunes ont b&#233;n&#233;fici&#233; d'une protection judiciaire pr&#233;coce, surtout le dernier que nous avons accueilli &#224; l'&#226;ge de cinq mois. Le juge n'a pas trembl&#233; et l'a retir&#233; &#224; la maternit&#233; m&#234;me. Les deux premiers gar&#231;ons, trente et dix-neuf mois, furent les petits enfants les plus violents, et les plus dangereux, que nous ayons connus. Par contre, leurs jeunes fr&#232;res n'ont jamais &#233;t&#233; violents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est notre histoire avec ces enfants-l&#224;, histoire de tous les &#233;ducs, que le dernier livre de Maurice Berger contribue &#224; &#233;clairer. D&#232;s 1982, Michel Lemay dans J'ai mal &#224; ma m&#232;re&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Dunod, &#233;dition revue 1993' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; synth&#233;tisait tous les travaux sur la clinique, la psychopathologie et l'approche th&#233;rapeutique des carences relationnelles pr&#233;coces. L&#224; o&#249; Lemay d&#233;crit &#171; en creux &#187; le manque, le vide, Maurice Berger ouvre la clinique des traumatismes ajout&#233;s qui poussent la pathologie carentielle jusqu'aux violences pr&#233;coces et aux drames suscit&#233;s par de petits enfants. Violence originaire : &#171; &#8230; une &#233;tude du pass&#233; des sujets qui pr&#233;sentent une violence pathologique extr&#234;me montre qu'elle n'a pas d'&#226;ge chronologique : elle &#233;tait souvent pr&#233;sente d&#232;s l'&#226;ge de deux ou trois ans &#187; (p.7).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Violence dans les pouponni&#232;res ! Extr&#234;me violence &#224; la r&#233;alit&#233; de laquelle on r&#233;siste. L'anamn&#232;se met en sc&#232;ne des parents hyper violents, des p&#232;res surtout, des m&#232;res psychotiques ou sadiques, englu&#233;s dans une continuit&#233; pathologique transg&#233;n&#233;rationnelle. Violences vues et/ou subies par les enfants ; violences impensables, &#8220;impens&#233;es&#8221; par l'enfant faute d'un appareil psychique ad&#233;quat. L'enfant violent n'est pas violent, il est substantiellement violence et terreur. Tous ces enfants violents ont en eux-m&#234;mes une &#171; partie terrifi&#233;e &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maurice Berger aborde scientifiquement la discussion des causes et des formes cliniques de cette violence. Un autre moment fort de son livre concerne particuli&#232;rement les groupes professionnels &#171; &#233;clat&#233;s &#187; par la violence des jeunes ; il &#233;voque la peur des adultes, les bouleversements contre-transf&#233;rentiels des soignants et des &#233;ducateurs, l'attaque des liens des &#233;quipes (insuffisamment organis&#233;es autour de la clinique) par la violence d&#233;ferlante d'un pr&#233;adolescent : &#171; La violence est traumatique car elle r&#233;veille notre propre violence. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'approche th&#233;rapeutique d&#233;crite par Maurice Berger est fondamentalement appuy&#233;e sur le concept de contenance. Contenance th&#233;rapeutique, contenance &#233;ducative. Donc, contenance du corps, contenance du psychisme de l'enfant au moyen d'outils institutionnels multiples : enveloppements, isolement, sanctions, voire neuroleptiques ; psychodrames, th&#233;rapies duelles, stimulation cognitive. L'objectif &#233;tant que l'enfant puisse entreprendre un travail de pens&#233;e et acc&#233;der au jeu. Tr&#232;s winnicottienne est l'approche th&#233;rapeutique de Maurice Berger et de son &#233;quipe. Le jeu suscite progressivement une m&#233;diation, une transition entre l'hallucination qui a pouss&#233; &#224; l'acte violent et la r&#233;alit&#233; des faits (Fais-les jouer, encore jouer et jouer encore, affirmait Fernand Deligny).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est de jeu qu'il s'agit dans les entretiens th&#233;rapeutiques duels ou dans les s&#233;ances psychodramatis&#233;es d&#233;crits par l'auteur : on y rejoue des sc&#232;nes traumatiques, des actes violents afin que la repr&#233;sentation prot&#232;ge du retour du pass&#233; &#224; l'&#233;tat brut. A ce niveau d'intervention, une certaine violence th&#233;rapeutique est &#224; la fois assum&#233;e et th&#233;oris&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce livre ne d&#233;crit pas l'action d'un th&#233;rapeute seul. Il met en sc&#232;ne une &#233;quipe soignante en qu&#234;te perp&#233;tuelle de coh&#233;rence clinique et axiologique. Compte tenu de son engagement th&#233;rapeutique, c'est une &#233;quipe qui, si l'on ose dire, soigne&#8230; dangereusement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, c'est l'identification aux enfants soign&#233;s qui constitue le moteur interpsychique du soin. Le transfert donc et le contre-transfert envahissant qui s'ensuit. Importance d'une supervision syst&#233;matique pour &#171; transf&#233;rer le transfert &#187;, selon la juste formule de Joseph Rouzel&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Le transfert dans la relation &#233;ducative, Dunod 2002' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il faut &#234;tre reconnaissant &#224; Maurice Berger d'aller &#224; l'intime intersubjectif de la relation &#233;ducative ou de soin. Le script d&#233;taill&#233; de plusieurs s&#233;ances de th&#233;rapie en situation duelle avec Renaud, douze ans, jeune agresseur sexuel, est un des beaux moments cliniques du livre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, Maurice Berger prend au moins deux risques : celui d'aller aussi loin dans l'identification th&#233;rapeutique &#224; un &#171; enfant monstrueux &#187; et celui d'en publier le r&#233;cit abr&#233;g&#233;. Maurice Berger illustre l&#224; ce qu'est une v&#233;ritable clinique de l'engagement th&#233;rapeutique : &#171; &#8230; le travail avec des sujets abuseurs sexuels, peut nous confronter &#224; l'aspect pr&#233;dateur de nos pulsions sexuelles, en tout cas en ce qui concerne les professionnels de sexe masculin. Ou un mouvement phobique peut survenir autant chez les th&#233;rapeutes hommes que femmes qui les emp&#234;che d'explorer pr&#233;cis&#233;ment mais sans voyeurisme les conditions dans lesquelles le sujet a bascul&#233; vers un comportement d'agression, en particulier les sentiments ou la reviviscence hallucinatoire qui ont pr&#233;c&#233;d&#233; l'acte &#187; (p.123).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce paragraphe constitue l'exceptionnel moment d'auto-supervision&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Comme en auto-analyse&#8230; En tout cas, c'est aussi le lecteur qui (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; d'un intervenant confront&#233; au comportement sexuel d'un jeune. Transpos&#233; dans le seul champ de la violence &#233;ruptive ou chronique d'un petit enfant, d'un enfant ou d'un adolescent en institution, l'&#233;ducateur peut &#233;prouver en lui-m&#234;me l'aspect pr&#233;dateur de sa propre violence ou les mouvements phobiques que la violence du jeune peut susciter en lui. C'est donc de l'intime qu'il est ici question, dans cette zone de tous les dangers o&#249;, selon Freud &#171; l'autre c'est moi &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Clinique, sociologique, institutionnelle, juridique, politique, la r&#233;ponse que Maurice Berger propose face &#224; l'enfant malade de violence s'articule &#224; la supplique implicite de ce dernier : &#171; Sois plus fort que la violence qui est en moi ! &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dunod, 2008 (243 p. ; 21,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dunod, &#233;dition revue 1993&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le transfert dans la relation &#233;ducative, Dunod 2002&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Comme en auto-analyse&#8230; En tout cas, c'est aussi le lecteur qui supervise&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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