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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>L'adoption : dans le respect des droits de l'enfant !</title>
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		<title>L'adoption, une affaire de familles et de droits de l'enfant</title>
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		<dc:subject>Adoption</dc:subject>
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&lt;p&gt;Plus ou moins douloureuses, certaines questions li&#233;es &#224; l'adoption d&#233;fraient r&#233;guli&#232;rement la chronique soci&#233;tale. Longueurs et blocages de l'adoption internationale, proc&#233;dures d'agr&#233;ment, revendications des couples homosexuels, suivi des enfants adopt&#233;s, etc. De nouveaux outils doivent se mettre en place cette ann&#233;e &lt;br class='autobr' /&gt;
Le calvaire initial de certains couples adoptants a puissamment fait vibrer les salles de cin&#233;ma, avec un p&#233;riple en l'occurrence cambodgien, transform&#233; en parcours du combattant. Dans le (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Plus ou moins douloureuses, certaines questions li&#233;es &#224; l'adoption d&#233;fraient r&#233;guli&#232;rement la chronique soci&#233;tale. Longueurs et blocages de l'adoption internationale, proc&#233;dures d'agr&#233;ment, revendications des couples homosexuels, suivi des enfants adopt&#233;s, etc. De nouveaux outils doivent se mettre en place cette ann&#233;e&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le calvaire initial de certains couples adoptants a puissamment fait vibrer les salles de cin&#233;ma, avec un p&#233;riple en l'occurrence cambodgien, transform&#233; en parcours du combattant. Dans le film choc de Bertrand Tavernier, Holy Lola, G&#233;raldine et Pierre &#8212; alias Isabelle Carr&#233; et Jacques Gamblin, touchants comme l'amour &#8212; vont tenter de contourner les pi&#232;ges, les magouilles et la corruption &#224; tous les &#233;tages, les impasses &#224; rendre fou et au final le d&#233;sespoir engendr&#233; par une d&#233;marche rapidement devenue kafka&#239;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques jours apr&#232;s la sortie remarqu&#233;e du film (novembre 2004), deux faits divers frappaient par leur concomitance : au moment m&#234;me o&#249; Johnny H. et sa jeune &#233;pouse L&#230;ticia adoptaient en un clin d'&#339;il Jade, petite vietnamienne, avec l'aide d&#233;sint&#233;ress&#233;e de Bernadette C., un autre couple, un peu moins people, d&#233;marrait une gr&#232;ve de la faim, l'adoption de leur enfant cambodgien &#233;tant inexplicablement bloqu&#233;e par la Mission de l'adoption internationale (MAI), incapable alors de d&#233;livrer le visa ad&#233;quat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un point de vue publi&#233; dans Le Monde du 30 novembre 2004, Marie-Christine Le Boursicot, membre du Conseil sup&#233;rieur de l'adoption (cr&#233;&#233; le 28 mars 2000), avait rappel&#233; que dans le monde, 40 000 familles (&#171; pas davantage &#187;, avait-elle soulign&#233;), dont 4000 de nationalit&#233; fran&#231;aise, &#233;taient en situation d'adopter un enfant &#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au premier abord, les d&#233;marches paraissent pourtant simples : aviser l'aide sociale &#224; l'enfance (ASE) de son d&#233;partement en vue d'instruire une demande d'agr&#233;ment (via une enqu&#234;te sociale), mais contacter aussi la MAI (cr&#233;&#233;e en 1987)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Mission de l'Adoption Internationale - 244 Bd Saint Germain - 75303 Paris 07 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; pour une documentation des pays et organismes autoris&#233;s. En France, les fameux organismes autoris&#233;s pour l'adoption (OAA) sont actuellement au nombre d'une quarantaine, mais huit seulement assurent plus de cinquante adoptions par an, la plus importante &#233;tant M&#233;decins du monde, avec un peu plus de 260 adoptions annuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Constituer donc un dossier, en suivant les indications d'une fiche pays, en lien avec l'organisme qui le transmettra au correspondant local du pays d'origine de l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;placement des adoptants dans le pays concern&#233; est vivement recommand&#233;, afin de r&#233;aliser la proc&#233;dure judiciaire ou administrative finale cr&#233;ant un nouveau lien juridique de filiation, avec l'obtention du visa (apr&#232;s accord de la MAI) aupr&#232;s du consulat. De retour au pays, le ou les parents adoptant (s) prendront contact avec les tribunaux, et l'organisme agr&#233;&#233; informera le conseil g&#233;n&#233;ral du d&#233;partement de r&#233;sidence de la famille adoptante. Une ultime proc&#233;dure sera alors lanc&#233;e pour l'acquisition de la nationalit&#233; fran&#231;aise de l'enfant et la d&#233;livrance du livret de famille.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un encadrement n&#233;cessaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Actuellement adopt&#233;e par une cinquantaine de pays, la Convention de La Haye (29 mai 1993) sur la protection des enfants et la coop&#233;ration en mati&#232;re d'adoption internationale a tent&#233; d'encadrer l&#233;gislativement une d&#233;marche qui pouvait &#234;tre sacr&#233;ment mise &#224; mal par ses effets pervers, dont la traite des enfants. Une autorit&#233; centrale supervise en principe, dans chacun de ces pays, la r&#233;gularit&#233; des diff&#233;rentes &#233;tapes de l'adoption qui, les textes le rappellent, n'est pas un droit pour les familles, mais un droit pour l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette convention a &#233;t&#233; ratifi&#233;e par la France en mars 1998. Entre autres principes, elle stipule que l'adoption internationale ne doit &#234;tre envisag&#233;e que dans le cas o&#249; elle est impossible dans son pays d'origine, et toujours avec le consentement &#171; libre et &#233;clair&#233; &#187; des parents, sans gain d'argent &#224; l'appui. Or, si les chiffres sont rares, on sait qu'en 1999, sur les 5000 enfants adopt&#233;s en France, environ mille relevaient d'adoptions nationales. De fait, il y a peu d'enfants adoptables en France et le nombre des pupilles de l'&#201;tat, par exemple, est pass&#233; de 150 000 en 1900, &#224; 10 000 il y a vingt ans et &#224; 3000 il y a cinq ans, le chiffre ne cessant de diminuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, les Fran&#231;ais adoptent en majorit&#233; (77 % pour l'ann&#233;e 2003) des enfants issus de pays n'ayant pas ratifi&#233; ladite Convention&#8230; Alors que r&#233;cemment encore certaines d&#233;rives inqui&#233;tantes ont pu &#234;tre constat&#233;es, dans des pays comme le Guatemala ou Ha&#239;ti, certaines ambassades allant jusqu'&#224; suspendre la d&#233;livrance de visas. En vingt-cinq ans en effet, l'adoption internationale a &#233;t&#233; multipli&#233;e par quatre. Les origines g&#233;ographiques sont actuellement ainsi dispatch&#233;es : 31 % des enfants viennent d'Am&#233;rique du Sud, 24 % d'Afrique, 23 % d'Europe et 22 % d'Asie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2002, un d&#233;cret avait initi&#233; une nouvelle autorit&#233; centrale pour l'adoption internationale, regroupant les minist&#232;res de la Justice, des Affaires &#233;trang&#232;res, de la Famille, des repr&#233;sentants d'OAA, de conseils g&#233;n&#233;raux et d'associations familiales.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'adoption en France&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est la loi dite Matt&#233;i qui r&#233;git depuis 1996 les modalit&#233;s actuelles de l'adoption, m&#234;me si une loi sp&#233;cifique est venue, cinq ans plus tard, pr&#233;ciser les contours de l'adoption internationale. En France, environ 1200 enfants sont plac&#233;s chaque ann&#233;e en vue d'adoption, r&#233;partis en trois cat&#233;gories : ceux dont les parents ont &#171; valablement consenti &#187; &#224; l'adoption, les pupilles de l'&#201;tat, les enfants d&#233;clar&#233;s abandonn&#233;s. Et 23 000 familles ont actuellement re&#231;u l'agr&#233;ment n&#233;cessaire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son rapport annuel de fin d'ann&#233;e 2004, la D&#233;fenseure des enfants, Claire Brisset, mettait d'ailleurs en garde contre la mani&#232;re dont certains de ces entretiens d'agr&#233;ment pouvaient &#234;tre men&#233;s par les services sociaux : &#171; toute-puissance &#187;, &#171; mani&#232;re quasi inquisitoriale &#187;, &#171; questions v&#233;ritablement intrusives &#187;, &#171; commentaires des plus p&#233;joratifs &#187; dans certains dossiers, etc. &#171; Cette activit&#233; sp&#233;cifique &#187;, pr&#233;conisait-elle, &#171; doit &#234;tre l'apanage de professionnels aguerris, form&#233;s, b&#233;n&#233;ficiant d'un encadrement de grande qualit&#233; et disposant d'un guide d'entretien national qui, pour l'instant, n'existe pas &#187;. En Is&#232;re, une certification Qualit&#233; de proc&#233;dure d'agr&#233;ment a ainsi formalis&#233; la d&#233;marche en la mati&#232;re, un lien ayant &#233;t&#233; officialis&#233; entre les services et la MAI, et quatre assistantes sociales s'&#233;tant sp&#233;cialis&#233;es dans le traitement des agr&#233;ments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux-ci ont en principe une valeur nationale. Or, d'un d&#233;partement &#224; l'autre, les taux varient de 66 % &#224; 98 %, certains ajoutant m&#234;me des crit&#232;res qui leur sont propres (concernant l'homosexualit&#233;, par exemple)&#8230; On frise le dysfonctionnement, et les interlocuteurs &#233;trangers s'inqui&#232;tent parfois de la disparit&#233; des dossiers d'un d&#233;partement fran&#231;ais &#224; l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, l'adoption d'enfants &#171; dits &#224; particularit&#233; &#187;, c'est-&#224;-dire handicap&#233;s, en fratrie ou d&#233;j&#224; grands r&#233;clamerait une r&#233;flexion autrement affin&#233;e, comme cela s'est d&#233;j&#224; mis en place dans deux r&#233;gions, via un service sp&#233;cialis&#233; interd&#233;partemental, ou organisation r&#233;gionale de concertation sur l'adoption (Orca).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'homosexualit&#233;, quant &#224; elle, &#171; ne saurait constituer un crit&#232;re inavou&#233; de refus d'agr&#233;ment pour un futur adoptant &#187;, selon la D&#233;fenseure (ce qui n'est pourtant pas le cas dans tous les d&#233;partements), mais &#171; en revanche, une proc&#233;dure d'adoption demand&#233;e par un couple homosexuel [&#8230;] aboutirait &#224; cr&#233;er un lien juridique de filiation [&#8230;] de deux p&#232;res ou de deux m&#232;res, comme si l'enfant n'avait pas aussi un ascendant de l'autre sexe &#187;&#8230; Et de rappeler qu'existent d'autres dispositifs, comme le parrainage, la d&#233;l&#233;gation d'autorit&#233; parentale, la tutelle ou le tiers digne de confiance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une enqu&#234;te men&#233;e par les m&#234;mes services dans un tiers des d&#233;partements ne rel&#232;ve que deux adoptions simples sur 1600 adoptions (la quasi-totalit&#233; &#233;tant donc pl&#233;ni&#232;res), alors que cette premi&#232;re formule, qui n'efface pas la filiation d'origine et maintient les droits et devoirs des parents (m&#234;me si l'autorit&#233; parentale est exerc&#233;e par le ou les adoptants), peut convenir dans nombre de situations : le rapport cite le cas d'adolescents &#233;trangers isol&#233;s, r&#233;ussissant &#224; l'&#233;cole et marquant une r&#233;elle volont&#233; d'int&#233;gration. Confi&#233;s &#224; des familles d'accueil qui demandaient leur adoption simple, celle-ci leur a &#233;t&#233; pourtant refus&#233;e&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une Agence fran&#231;aise de l'adoption, et des maisons d&#233;partementales&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 24 janvier 2004, le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, avait rencontr&#233; &#224; P&#233;rigueux six familles concern&#233;es par l'adoption. En annon&#231;ant l'objectif de doubler le nombre d'adoptions, il avait &#233;voqu&#233; la cr&#233;ation d'une agence de l'adoption : &#171; il y a trop de verrous bureaucratiques, administratifs et juridiques, et je veux vraiment donner un nouvel &#233;lan &#224; l'adoption &#187;. Comment se d&#233;finira cette structure ? Elle pourrait, entre autres, soutenir les familles lors de leurs d&#233;placements hors fronti&#232;res, aider par exemple les adoptants &#224; se diriger vers les organismes locaux les plus fiables, ou &#224; obtenir d'authentiques &#233;tats de sant&#233; d'un enfant&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Doubler le nombre d'adoptions ? Un certain nombre d'associations, de magistrats et de p&#233;dopsychiatres &#233;taient alors rest&#233;s sceptiques. Dans une Lettre ouverte &#224; Jean-Pierre Raffarin intitul&#233;e Doubler le nombre d'adoptions ? Progr&#232;s ou recul ? et publi&#233;e en mars 2004 dans Lien Social, Pierre Verdier, Jean-Pierre Rosenczveig, Genevi&#232;ve Delaisi de Parseval et quelques autres responsables d'associations avaient fait part de leur scepticisme. &#171; Nous sommes quelques-uns &#224; penser qu'il serait plus humain d'aider ces enfants dans leurs pays sans les d&#233;raciner et que le d&#233;placement doit rester l'exception &#187;, estimaient les signataires, consid&#233;rant que le gouvernement posait &#224; l'envers le probl&#232;me de l'adoption, &#171; non pas parce qu'il y aurait des enfants en mal de famille, mais parce qu'il y a &#8212; ce sont vos propos &#8212; 23 000 familles qui veulent accueillir un enfant &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, apr&#232;s le terrible tsunami qui a ravag&#233; le 26 d&#233;cembre 2004 le sud-est asiatique, la m&#233;diatique S&#339;ur Emmanuelle, on ne peut mieux intentionn&#233;e et en toute charit&#233;, avait lanc&#233; un vibrant appel sur TF1, afin que les proc&#233;dures d'adoption soient facilit&#233;es pour les milliers d'enfants isol&#233;s ayant surv&#233;cu &#224; la catastrophe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec bon sens &#8212; mieux vaut d&#233;velopper le parrainage et s'assurer que ces enfants sont vraiment orphelins en prenant le temps de retrouver des membres de leur famille &#8212; et s'appuyant sur l'avis des associations ou de la D&#233;fenseure des enfants, le gouvernement a au contraire annonc&#233; le gel des adoptions venant de ces pays (Djakarta, pour sa part, avait d&#233;j&#224; interdit celles-ci d&#232;s la premi&#232;re semaine de janvier). Une fois les enfants regroup&#233;s dans des centres de protection pour pr&#233;venir tous les trafics, l'Unicef, la Croix-Rouge et le Haut-commissariat aux r&#233;fugi&#233;s (HCR) s'occuperont donc de retrouver d'&#233;ventuels parents. Un collectif Asie Enfants isol&#233;s a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='T&#233;l. 0820 328 328 &#8211; mail : asieenfantsisoles@sante.gouv.fr' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, coordonnant les dons et d&#233;veloppant les parrainages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avril 2004, conseil de Paris. Bertrand Delano&#235;, le maire, annonce la cr&#233;ation de nouveaux services de proximit&#233; &#171; destin&#233;s &#224; r&#233;pondre au plus pr&#232;s des besoins des particuliers, des associations, ainsi que des publics les plus vuln&#233;rables &#187;. Ainsi, le sch&#233;ma directeur de pr&#233;vention, d'aide aux familles et de protection de l'enfance vient-il d'arr&#234;ter la cr&#233;ation d'une Maison de l'adoption. Celle-ci aura pour objectif de centraliser le traitement de toutes les proc&#233;dures li&#233;es &#224; l'adoption, de soutenir les familles adoptantes ainsi que les personnes qui entament une d&#233;marche de recherche de leurs origines. Une date &#171; cr&#233;dible &#187; pour l'ouverture, nous indiquera plus tard un responsable, pourrait se situer aux alentours de 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs hypoth&#232;ses d'implantation sont actuellement &#224; l'&#233;tude, dans trois arrondissements parisiens. Une trentaine de personnes, dont une grande majorit&#233; de travailleurs sociaux et de psychologues, seront embauch&#233;es pour &#171; &#233;coute, soutien et orientation &#187;. La structure permettra l'accompagnement des futurs parents dans leurs d&#233;marches, mais aussi la parole des postulants &#224; l'adoption ; un espace de documentation sera disponible, reli&#233; &#224; un r&#233;seau d'information sur la question (une Lettre r&#233;guli&#232;re serait publi&#233;e par l'institution). &#192; suivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, la question est centrale : des appuis doivent &#234;tre propos&#233;s aux parents qui en &#233;prouvent le besoin (&lt;a href='https://www.lien-social.com/L-Arbre-vert-un-lieu-de-soutien-a-Paris' class='spip_in'&gt;lire le reportage sur L'Arbre Vert&lt;/a&gt;) , certaines familles peuvent se retrouver confront&#233;es &#224; des difficult&#233;s qu'elles n'avaient pas envisag&#233;es (questions m&#233;dicales ou psychologiques), apr&#232;s un jugement d'adoption. La D&#233;fenseure des enfants estime que la brigade des mineurs parisienne doit chaque ann&#233;e g&#233;rer entre dix et quinze situations de crise grave, et que certaines associations de parents adoptants, telle P&#233;tales France, parlent de 500 situations port&#233;es &#224; leur connaissance demandant un appui adapt&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre Paris, des maisons de l'adoption devraient prochainement fonctionner, comme &#224; Lille ou &#224; Marseille. Alors, poursuit Claire Brisset, pourquoi ne pas cr&#233;er un lieu d'appui et de consultations qualifi&#233; pour les familles adoptantes et les enfants, &#171; au moins dans chaque r&#233;gion &#187; ?&lt;br class='manualbr' /&gt;Certes, quelques associations de familles adoptives font d&#233;j&#224; un travail n&#233;cessaire de solidarit&#233;, d'information et de soutien : la f&#233;d&#233;ration Enfance et familles d'adoption (EFA), les associations de parents adoptifs par pays d'origine (APPO), la conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne Enfance, adoption, accueil&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan en faveur de l'adoption pr&#233;sent&#233; par le gouvernement, pr&#233;voyant donc entre autres de &#171; doubler le nombre d'adoptions &#187;, doit s'appliquer cette ann&#233;e. La MAI pourrait bient&#244;t &#234;tre remplac&#233;e par une nouvelle agence qui, si l'on en croit les propos du 20 d&#233;cembre 2004 du ministre de la Sant&#233;, des Solidarit&#233;s et de la Famille, Philippe Douste-Blazy, pourrait traiter dix mille dossiers par an. Il devrait harmoniser les proc&#233;dures, favoriser les actions de coop&#233;ration, am&#233;liorer le suivi des enfants adopt&#233;s. Mais faut-il, et jusqu'&#224; quand, poursuivre dans cette voie ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mission de l'Adoption Internationale - 244 Bd Saint Germain - 75303 Paris 07 SP. T&#233;l. 01 43 17 90 90. Accueil assur&#233; du lundi au vendredi de 9h 30 &#224; 12h 30&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;T&#233;l. 0820 328 328 &#8211; mail : &lt;a href=&#034;mailto:asieenfantsisoles@sante.gouv.fr&#034; class='spip_mail'&gt;asieenfantsisoles@sante.gouv.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>L'am&#233;ricain</title>
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		<dc:subject>Parentalit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>737</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Je n'ai jamais cru au P&#232;re No&#235;l. On ne peut croire au P&#232;re No&#235;l dans une maison o&#249; la femme est battue comme pl&#226;tre plusieurs fois par semaine &#187; Ainsi commence Franz-Olivier Giesberg, c&#233;l&#232;bre patron de presse, dans un r&#233;cit autobiographique qui retrace avec beaucoup d'intensit&#233; l'histoire de son enfance. Sa m&#232;re, enseignante en philosophie, est une fervente catholique qui personnifie la religion du sacrifice, poussant le don de soi jusqu'&#224; l'hyst&#233;rie. Elle acceptera toute sa vie d'&#234;tre une femme battue, (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Je n'ai jamais cru au P&#232;re No&#235;l. On ne peut croire au P&#232;re No&#235;l dans une maison o&#249; la femme est battue comme pl&#226;tre plusieurs fois par semaine &#187; Ainsi commence Franz-Olivier Giesberg, c&#233;l&#232;bre patron de presse, dans un r&#233;cit autobiographique qui retrace avec beaucoup d'intensit&#233; l'histoire de son enfance. Sa m&#232;re, enseignante en philosophie, est une fervente catholique qui personnifie la religion du sacrifice, poussant le don de soi jusqu'&#224; l'hyst&#233;rie. Elle acceptera toute sa vie d'&#234;tre une femme battue, comme signe supr&#234;me d'abn&#233;gation. Son p&#232;re, arriv&#233; en France dans l'enfer du d&#233;barquement du 6 juin 1944, gardera toute son existence le traumatisme v&#233;cu, partag&#233; entre une terrible violence conjugale et familiale et une culpabilit&#233; envahissante qui le submergeait apr&#232;s ses crises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur, a&#238;n&#233; d'une fratrie de cinq, vivra son enfance dans une atmosph&#232;re d&#233;l&#233;t&#232;re : &#171; Je crois qu'on meurt toujours un peu, quand on entend sa m&#232;re se faire battre &#187;. Ne pensant qu'&#224; une seule chose, la vengeance, il condamnera son p&#232;re au silence &#224; perp&#233;tuit&#233;, ne lui adressant plus la parole. Malgr&#233; toutes les tentatives de ce dernier pour renouer le dialogue, pas une seule fois il ne d&#233;rogera &#224; sa r&#233;solution : &#171; Jamais je ne laisserai crever le pan de silence que j'ai install&#233; entre lui et moi &#187;&#8230; jusque sur son lit de mort ! Il prendra l'habitude d'adorer tout ce que son p&#232;re vomissait, y compris le journalisme dont, ultime affront, il fera son m&#233;tier. Pr&#233;pos&#233; &#224; l'ex&#233;cution des animaux de ferme &#233;lev&#233;s par la famille, il s'interroge aujourd'hui si ce n'est pas son p&#232;re qu'il massacrait au travers de ces gestes. &#171; Je ne le crois pas. J'aurais &#233;prouv&#233; du plaisir. Or, il n'en &#233;tait rien &#187;. Il est fr&#233;quent, affirme l'auteur, que les r&#233;cits intimes soient geignards. Ils sont l'&#339;uvre de vaniteux, de vaticinateurs ou de pleurnichards qui battent leur coulpe sur les poitrines des autres en racontant tout le mal qu'on leur a fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Franz-Olivier Giesberg s'est construit sur la haine port&#233;e &#224; son p&#232;re. Aujourd'hui, il lui a pardonn&#233;. Et s'il a eu besoin d'&#233;crire son histoire, c'est &#171; pour [se] d&#233;livrer du chagrin de n'avoir jamais donn&#233; &#224; [son] p&#232;re l'occasion de [lui] parler &#187;. &#201;crit dans un style &#224; la fois sobre et magnifique, ce r&#233;cit va bien au-del&#224; du t&#233;moignage personnel. Il nous plonge dans un v&#233;cu qui permet de comprendre les m&#233;canismes de r&#233;silience qui peuvent se mettre en place : vivre dans le d&#233;fi permanent lanc&#233; au parent maltraitant, se construire dans une volont&#233; farouche de survivre malgr&#233; son influence destructrice. &#201;nergie sans faille, ni limite qui permet de s'en sortir et de r&#233;ussir. La blessure existe toujours : elle a &#233;t&#233; pans&#233;e pour permettre de mener sa vie, malgr&#233; tout. Elle s'est r&#233;ouverte de nombreuses ann&#233;es plus tard et aura peut-&#234;tre &#233;t&#233; caut&#233;ris&#233;e gr&#226;ce &#224; un livre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Gallimard, 2004, (174 p. ; 15,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Parler d'amour au bord du gouffre</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Parler-d-amour-au-bord-du-gouffre</link>
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		<dc:subject>737</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;silience</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Si l'on s'en tient aux constats des services de police, 92 % des jeunes d&#233;linquants ont subi des maltraitances dans leur enfance. Y aurait-il donc une fatalit&#233; qui m&#232;nerait au crime par un m&#233;canisme d'identification &#224; l'agresseur ? Si l'on se tourne vers les &#233;ducateurs, on apprend que 74 % des jeunes qu'ils suivent &#233;voluent positivement et r&#233;ussissent leur vie. Tout n'est donc pas jou&#233; d'avance. Le processus de r&#233;silience consiste justement dans le refus de se soumettre aux discours qui proph&#233;tisent le (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si l'on s'en tient aux constats des services de police, 92 % des jeunes d&#233;linquants ont subi des maltraitances dans leur enfance. Y aurait-il donc une fatalit&#233; qui m&#232;nerait au crime par un m&#233;canisme d'identification &#224; l'agresseur ? Si l'on se tourne vers les &#233;ducateurs, on apprend que 74 % des jeunes qu'ils suivent &#233;voluent positivement et r&#233;ussissent leur vie. Tout n'est donc pas jou&#233; d'avance. Le processus de r&#233;silience consiste justement dans le refus de se soumettre aux discours qui proph&#233;tisent le malheur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Boris Cyrulnik consacre son dernier ouvrage &#224; tous les facteurs qui peuvent contribuer &#224; modifier une destin&#233;e. L'enfant, explique-t-il, est baign&#233; dans une bulle sensorielle de gestes, de sourires et de musiques verbales qui constituent pour lui une enveloppe de signifiants &#224; travers laquelle il se construit. Elle peut lui procurer un attachement s&#233;cure favorable &#224; un d&#233;veloppement qui soit &#233;quilibr&#233; et &#233;panoui. Bien s&#251;r, la stimulation saine du cerveau doit &#233;viter la s&#233;curit&#233; totale qui engourdit la vie &#233;motionnelle tout autant que l'exc&#232;s de stress qui, en atrophiant les circuits de l'&#233;motion et de la m&#233;moire, paralyse la vie psychique. Mais le plus d&#233;structurant est quand m&#234;me cet attachement d&#233;sorganis&#233; provoquant la d&#233;tresse &#224; la moindre information nouvelle. Plus les cultures et syst&#232;mes familiaux favorisent les poly-attachements, plus ils multiplient les occasions de rencontrer des liens s&#233;curisants. Ces multiples sources laissent des empreintes mn&#233;siques qui pourront toujours &#234;tre activ&#233;es au moment ad&#233;quat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore faut-il que ce poly-attachement soit stable et dynamisant et ne se limite pas &#224; un groupe de bourdons qui vient et qui s'en va sans possibilit&#233; d'investissement continu. Le style affectif ainsi acquis va notablement marquer le sujet, sans pour autant le p&#233;trifier. Il existe toujours une possibilit&#233; de remanier les apprentissages. Et c'est particuli&#232;rement le cas lors de la rencontre amoureuse qui peut tout autant d&#233;clencher un processus de r&#233;silience que d&#233;labrer un conjoint dont l'attachement semblait pourtant bien tiss&#233;. La conjugalit&#233; et sa flamb&#233;e de d&#233;sir peuvent tirer sur les bords d'une d&#233;chirure mal recousue. Comme elles peuvent contribuer &#224; transformer le style affectif en permettant notamment la modification des repr&#233;sentations n&#233;gatives de soi acquises au cours de l'enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre facteur de r&#233;silience, l'entourage, la famille, le groupe qui, lorsqu'ils savent panser et int&#233;grer le traumatisme, font en sorte de ne pas le laisser se d&#233;velopper. Car, tant que le trauma n'a pas de sens, on reste sid&#233;r&#233;, h&#233;b&#233;t&#233;, stupide, embrouill&#233; par un tourbillon d'informations contraires qui rend incapable de penser. C'est sa mise en r&#233;cit qui permet de transmuter l'&#233;v&#233;nement, en le pla&#231;ant hors de soi et en le situant dans le temps. Tous les tuteurs de r&#233;silience sont &#224; port&#233;e de main, &#224; condition que l'entourage ne les brise pas et que le sujet bless&#233; ait acquis avant son malheur quelques ressources intimes qui lui permettent de s'en saisir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d.Odile Jacob, 2004, (253 p. ; 21,90 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>L'Arbre vert : un lieu de soutien &#224; Paris</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-Arbre-vert-un-lieu-de-soutien-a-Paris</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Adoption</dc:subject>
		<dc:subject>737</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les enfants de moins de six ans viennent dans cet espace chaleureux avec leurs parents adoptifs, un lieu de soutien &#224; la parentalit&#233; et &#224; filiation adoptive Une &#233;quipe compos&#233;e de p&#233;dopsychiatres, psychologues, assistante sociale les encourage &#224; jouer en famille et &#224; trouver eux-m&#234;mes des r&#233;ponses aux nombreuses questions qu'ils se posent &lt;br class='autobr' /&gt;
La filiation adoptive ne va pas de soi. Aussi en 2001, l'association Enter cr&#233;e-t-elle l'Arbre vert, un lieu de socialisation et de pr&#233;vention des troubles de la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les enfants de moins de six ans viennent dans cet espace chaleureux avec leurs parents adoptifs, un lieu de soutien &#224; la parentalit&#233; et &#224; filiation adoptive Une &#233;quipe compos&#233;e de p&#233;dopsychiatres, psychologues, assistante sociale les encourage &#224; jouer en famille et &#224; trouver eux-m&#234;mes des r&#233;ponses aux nombreuses questions qu'ils se posent&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La filiation adoptive ne va pas de soi. Aussi en 2001, l'association Enter cr&#233;e-t-elle l'Arbre vert,&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='L'Arbre vert - 4, rue d'Annam - 75020 Paris. Tel. 01 47 97 89 19. Horaires (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; un lieu de socialisation et de pr&#233;vention des troubles de la filiation pour les enfants adopt&#233;s de moins de six ans accompagn&#233;s de leurs parents. On retrouve dans l'adoption la notion de greffe &#8212; traduction du mot enter &#8212; qui a besoin de soins tr&#232;s attentifs pour prendre. &#192; l'initiative du projet, trois femmes : &#201;lisabeth Fortineau-Guillorit, Hana Rottman, p&#233;dopsychiatres et Colette Antoine-Schiltz, assistante sociale. Fortes de leur exp&#233;rience professionnelle aupr&#232;s d'enfants pr&#233;cocement s&#233;par&#233;s de leurs parents et confi&#233;s &#224; une famille d'accueil apr&#232;s un s&#233;jour en pouponni&#232;re, elles cr&#233;ent ce lieu en s'inspirant de la Maison verte de Fran&#231;oise Dolto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un important partenariat&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les familles sont orient&#233;es &#224; l'Arbre vert par les services d'adoption des conseils g&#233;n&#233;raux, des associations comme Enfance et familles d'adoption, la Mission de l'adoption internationale, la Consultation filiations (Cofi), l'&#201;cole des parents, les services de protection maternelle et infantile (PMI), les cr&#232;ches et haltes-garderies de la ville de Paris, les travailleurs sociaux, orthophonistes, le bouche &#224; oreille&#8230;&lt;br class='manualbr' /&gt;L'Arbre vert est sollicit&#233; apr&#232;s le jugement d'adoption pl&#233;ni&#232;re. Le d&#233;partement du 92, sollicite l'Arbre vert avant l'adoption afin que les parents puissent &#233;laborer leur demande aupr&#232;s de professionnels. L'&#233;quipe met actuellement en place des groupes de parole pour la p&#233;riode d'attente entre l'agr&#233;ment et l'arriv&#233;e de l'enfant.&lt;br class='manualbr' /&gt;La caisse d'allocations familiales de Paris, la Direction g&#233;n&#233;rale de l'action sociale, la DASS, la mairie de Paris et le Conseil g&#233;n&#233;ral de Seine-Saint-Denis financent ce projet &#224; hauteur de 52 000 euros. En 2003, soixante familles ont fr&#233;quent&#233; le lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; M&#234;me si elle a beaucoup de points communs avec une parentalit&#233; biologique, la parentalit&#233; adoptive a des particularit&#233;s,&lt;/i&gt; souligne &#201;lisabeth Fortineau-Guillorit. &lt;i&gt;Aussi, &#224; l'Arbre vert, parents et enfants peuvent-ils aborder leur exp&#233;rience et questionnement avec des professionnels susceptibles de r&#233;fl&#233;chir avec eux, de les aider &#224; trouver des r&#233;ponses. Cependant, cet espace ne propose pas de soin &lt;/i&gt; &#187;. Si la parentalit&#233; biologique n'est pas acquise d'embl&#233;e, se construisant tout au long du d&#233;veloppement de l'enfant et de la vie des parents, il en va de m&#234;me pour les situations d'adoption. La parentalit&#233; adoptive ne s'inscrit pas dans le biologique mais dans le juridique, l'affectif et le psychique. Pour les parents comme pour les enfants, des &#233;v&#233;nements de l'histoire personnelle respective vont contribuer &#224; construire parentalit&#233; et filiation. Or, certains de ces &#233;v&#233;nements peuvent devenir des facteurs de risque qui jalonneront les &#233;tapes du d&#233;veloppement psychoaffectif de l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Jouer ensemble et s'apprivoiser&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'Arbre vert est situ&#233; dans les locaux de la caisse d'allocations familiales (CAF) du XXe arrondissement parisien. Armelle Galin et Camille Masson, psychologues cliniciennes animent ce lieu chaleureux. &lt;i&gt;&#171; Nous encourageons les parents &#224; jouer avec leur enfant, &#224; se d&#233;couvrir en tant que parents. Les enfants initient des choses par le jeu sur lesquelles nous mettons des mots, si n&#233;cessaire,&lt;/i&gt; explique Camille Masson. &lt;i&gt;Nous aidons &#233;galement les parents qui ont un questionnement par rapport &#224; leur enfant mais n'apportons jamais de r&#233;ponses toutes faites &#187;&lt;/i&gt;. Elle cite l'exemple d'une petite fille de trois ans vivant seule avec sa m&#232;re adoptive qui un jour a r&#233;agi de mani&#232;re disproportionn&#233;e &#224; une remarque anodine de sa m&#232;re : &lt;i&gt;&#171; Quand le reste du groupe est parti, nous avons r&#233;fl&#233;chi avec la m&#232;re &#224; ce qui a pu choquer l'enfant dans ses propos, mais nous restons tr&#232;s prudents, respectons la fragilit&#233;, le rythme des parents adoptifs, ce qu'ils sont pr&#234;ts &#224; entendre &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe observe l'&#233;volution des liens, de la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure, de la confiance en soi des enfants et de leurs parents. Une &#233;volution qui demande du temps, comme pour ce petit gar&#231;on de cinq ans venu pour la premi&#232;re fois &#224; l'Arbre vert avec sa petite s&#339;ur, cinq mois apr&#232;s leur arriv&#233;e d'Afrique. Il avait d'&#233;normes difficult&#233;s &#224; quitter le lieu, &lt;i&gt;&#171; s'effondrait litt&#233;ralement &#187;&lt;/i&gt; &#224; chaque d&#233;part, se cachait sous la table. Les d&#233;parts ravivant la s&#233;paration d'origine, cet enfant se sentait mal &#224; chaque moment de transition de la journ&#233;e mettant &#224; rude &#233;preuve la patience maternelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant quelques semaines les accueillantes ont relay&#233; la m&#232;re pour aider l'enfant &#224; partir puis elles ont eu l'id&#233;e de lui offrir un petit morceau de la grosse bobine de ficelle color&#233;e avec laquelle il jouait tout le temps. Elle lui servait &#224; attacher les objets ensemble (la table &#224; la chaise&#8230;), il la d&#233;roulait quand il quittait la pi&#232;ce&#8230; &lt;i&gt;&#171; Ce petit morceau de ficelle qu'il pouvait emporter partout avec lui symbolisait le lieu et l'assurance de tout retrouver lors de sa prochaine visite&lt;/i&gt;, raconte Camille Masson. &lt;i&gt;Apr&#232;s quelques semaines d'utilisation du morceau de ficelle il quittait l'Arbre vert avec une autre parade. Il demandait &#224; sa m&#232;re de fermer les yeux, mettait son manteau pour lui faire une surprise, bref devenait actif dans le d&#233;part. La m&#232;re a compris que le comportement de son enfant ressemblait &#224; celui d'un b&#233;b&#233; en pleine d&#233;tresse lorsqu'il refusait de quitter un lieu. Nous avons verbalis&#233; ces choses et l'enfant s'est apais&#233; &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les parents, &#224; travers celui des accueillants, portent un autre regard sur eux et leur enfant. Les psychologues les encouragent &#224; se faire confiance. Car &#171; malgr&#233; l'obtention d'un &lt;i&gt;&#171; agr&#233;ment &#171; , le plus souvent le parent adoptant doute de ses capacit&#233;s &#187;&lt;/i&gt; explique &#201;lisabeth Fortineau-Guillorit. Il se sent fragilis&#233;, assure-t-elle, par le comportement de l'enfant souvent en d&#233;calage avec celui des camarades de son &#226;ge : &lt;i&gt;&#171; Les enfants adopt&#233;s qui ont v&#233;cu en pouponni&#232;re n'ont pas toujours le m&#234;me niveau de d&#233;veloppement que les autres. On peut constater chez eux des r&#233;gressions car ils ont envie de vivre ce qui leur a manqu&#233; quand ils &#233;taient b&#233;b&#233;. Il est important que les parents supportent cette r&#233;gression. Ce d&#233;calage est normal et se rattrape. Notre mission est de soutenir les parents dans ce temps n&#233;cessaire &#187;&lt;/i&gt; conclut la p&#233;dopsychiatre. L'&#233;quipe sugg&#232;re aux parents qui le peuvent de prendre un cong&#233; parental afin de tisser des liens, s'adapter les uns aux autres, apprendre &#224; vivre ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, les adolescents adopt&#233;s t&#233;moignent de leur regret de n'avoir pas pu b&#233;n&#233;ficier de ce temps gratuit et fondamental. Les enfants adopt&#233;s ont souvent une tr&#232;s grande capacit&#233; d'adaptation : ils arrivent d'un pays lointain &#8212; 80 % des enfants ont &#233;t&#233; adopt&#233;s &#224; l'&#233;tranger &#8212; ont d&#251; prendre l'avion, rencontrer leurs nouveaux parents, changer de langue&#8230;. &lt;i&gt;&#171; Une adaptation un peu excessive dont on se m&#233;fie,&lt;/i&gt; indique Armelle Galin. &lt;i&gt;Les enfants se moulent trop souvent dans la vie des parents sans rien manifester. Certains ne pleurent que s'ils se cognent. Ils sont blind&#233;s m&#234;me s'ils ont des comportements qui signalent une souffrance comme les troubles du sommeil ou l'agressivit&#233; &#224; l'&#233;cole &#187;&lt;/i&gt;. L'Arbre vert re&#231;oit aussi de nombreuses familles monoparentales pour lesquelles il joue le r&#244;le de tiers.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les entretiens individuels&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'elles observent des difficult&#233;s, les psychologues veillent &#224; ce qu'elles ne s'installent pas et orientent les familles pour des entretiens individuels vers les deux p&#233;dopsychiatres de la structure. Ces entretiens fonctionnent en compl&#233;mentarit&#233; ou ind&#233;pendamment de l'Arbre vert. Ils s'adressent &#233;galement aux adolescents et jeunes adultes. Les parents expriment un certain nombre de pr&#233;occupations, notamment la difficult&#233; de parler &#224; l'enfant de l'origine de sa procr&#233;ation. Les enfants adopt&#233;s avant douze mois s'imaginent ou se persuadent qu'ils sont n&#233;s de leurs parents adoptifs et pour en avoir confirmation les interrogent &#224; leur mani&#232;re, toujours indirecte, m&#234;me s'ils ont &#233;t&#233; inform&#233;s de leur adoption.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres parents, bien que convaincus de l'importance de dire &#224; l'enfant qu'il n'est pas n&#233; d'eux-m&#234;mes ont peur de le blesser ou d'en &#234;tre moins aim&#233;s. L'adoption renvoie l'enfant &#224; la question de l'abandon et l'adulte &#224; celle de son inf&#233;condit&#233; parfois insuffisamment accept&#233;e. Vers cinq, six ans, l'enfant int&#232;gre qu'il n'est pas n&#233; de ses parents et peut traverser une p&#233;riode de tristesse en r&#233;alisant que ses g&#233;niteurs l'ont abandonn&#233;. Une tristesse que les parents ont du mal &#224; soutenir. Ainsi le travail des p&#233;dopsychiatres &#224; l'Arbre vert consiste &#224; soutenir les adultes au niveau de leur capacit&#233; parentale et &#224; proposer &#224; l'enfant un travail de restauration narcissique. Ces difficult&#233;s chez l'enfant n&#233;cessitent parfois une orientation vers un psychoth&#233;rapeute en ville.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'Arbre vert - 4, rue d'Annam - 75020 Paris. Tel. 01 47 97 89 19.&lt;br class='manualbr' /&gt;Horaires d'ouverture : lundi de 15h 30 &#224; 18h 30 et mercredi de 9 h &#224; 12 heures&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>&#171; Ce sont les enfants abandonn&#233;s qui ont droit &#224; une famille et non l'inverse &#187;</title>
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&lt;p&gt;Selon Fanny Cohen-Herlem, p&#233;dopsychiatre et psychanalyste, on doit toujours privil&#233;gier l'adopt&#233;, m&#234;me si les candidats &#224; l'adoption vivent de vrais drames quand leurs d&#233;marches n'aboutissent pas. &#171; Les postulants sont souvent persuad&#233;s, explique Fanny Cohen-Herlem, qu'il y a, r&#233;pondant &#224; leur projet, de tr&#232;s nombreux enfants adoptables en France et dans le monde &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais, pr&#233;cise-t-elle : &#171; Ce n'est pas le cas &#187;. Il faut se faire &#224; l'id&#233;e, conseille-t-elle d'autre part, que &#171; tous les enfants ne sont pas (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-737-" rel="tag"&gt;737&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Selon Fanny Cohen-Herlem, p&#233;dopsychiatre et psychanalyste, on doit toujours privil&#233;gier l'adopt&#233;, m&#234;me si les candidats &#224; l'adoption vivent de vrais drames quand leurs d&#233;marches n'aboutissent pas. &#171; Les postulants sont souvent persuad&#233;s, explique Fanny Cohen-Herlem, qu'il y a, r&#233;pondant &#224; leur projet, de tr&#232;s nombreux enfants adoptables en France et dans le monde &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, pr&#233;cise-t-elle : &#171; Ce n'est pas le cas &#187;. Il faut se faire &#224; l'id&#233;e, conseille-t-elle d'autre part, que &#171; tous les enfants ne sont pas adoptables et tous les parents ne sont pas susceptibles d'&#234;tre des parents adoptifs &#187;. Enfin, avant et apr&#232;s, l'adoption est un chemin o&#249; l'accompagnement des uns et des autres est indispensable et Fanny Cohen-Herlem regrette l'absence d'une formation sp&#233;cifique des travailleurs sociaux&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand on &#233;coute les parents on entend le plus souvent parler de &#171; parcours du combattant &#187; pour d&#233;signer les d&#233;marches inh&#233;rentes &#224; l'adoption. Qu'en est-il dans la r&#233;alit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Neuf mois pour obtenir l'agr&#233;ment du conseil g&#233;n&#233;ral, soit plusieurs entretiens avec une assistante sociale, un/e psychologue et parfois un/e psychiatre. Neuf longs mois qui sont destin&#233;s &#224; la fois &#224; d&#233;terminer la capacit&#233; adoptive des parents juridiquement et sur un plan psychosocial, mais qui servent aussi de temps de r&#233;flexion approfondie pour les postulants, de retour sur eux-m&#234;mes et leur d&#233;sir d'enfant, seuls et avec les travailleurs sociaux. Ils peuvent prendre le temps de penser leur projet et d&#233;terminer leurs limites. Ils peuvent aussi aborder les difficult&#233;s &#233;ventuelles li&#233;es &#224; cette filiation particuli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces d&#233;marches, cette attente, correspondent &#224; cette obligation de r&#233;pondre en premier et avant tout aux besoins des enfants priv&#233;s de famille. Une fois l'agr&#233;ment en poche, que reste-t-il &#224; faire ? Pour l'adoption d'un pupille de l'&#201;tat, les parents attendent qu'un enfant leur soit attribu&#233; par le conseil de famille ; et pour l'adoption d'un enfant n&#233; &#224; l'&#233;tranger, d'autres lois r&#233;gissent l'adoption internationale, notamment la convention de La Haye (qui n'a pas &#233;t&#233; sign&#233;e par tous les pays), qui entra&#238;ne d'autres obligations pour les parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces proc&#233;dures peuvent para&#238;tre fastidieuses, d'autant plus que les postulants sont souvent persuad&#233;s qu'il y a, r&#233;pondant &#224; leur projet, de tr&#232;s nombreux enfants adoptables en France et dans le monde, ce qui n'est pas le cas. En fait, elles ont pour objectif de prot&#233;ger les enfants et, partant, les futurs parents des d&#233;rives possibles et de les &#171; armer &#187; au mieux pour cette aventure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Justement, quelles sont alors les principales difficult&#233;s (&#233;ducatives et/ou psychologiques) rencontr&#233;es par ces parents, vis-&#224;-vis de ces enfants ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enfants adopt&#233;s sont d'abord des enfants, et, comme tels, ils rencontrent un certain nombre de difficult&#233;s inh&#233;rentes &#224; leur d&#233;veloppement psychoaffectif qui remettent en jeu, &#224; chaque &#233;tape, l'&#233;quilibre pr&#233;c&#233;demment acquis. Les sympt&#244;mes de souffrance sont donc ceux utilis&#233;s par tous les enfants, mais l'adoption vient leur donner une couleur diff&#233;rente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, le traumatisme premier que repr&#233;sente l'abandon, puis, les &#233;ventuelles carences affectives pr&#233;coces, les carences nutritionnelles, les s&#233;parations r&#233;p&#233;t&#233;es, les possibles maltraitances, autrement dit, tout ce qui a pr&#233;c&#233;d&#233; l'adoption est susceptible d'avoir des effets sur les modalit&#233;s de d&#233;veloppement et de relation de l'enfant. Mais, la fa&#231;on dont les parents re&#231;oivent l'histoire de leur enfant, comment elle retentit sur leur investissement, la repr&#233;sentation qu'ils s'en font, l'&#233;cho qu'elle rencontre avec leur propre histoire, leur d&#233;sir de r&#233;paration&#8230; entrent largement en ligne de compte sur les effets de l'histoire des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque histoire est unique et chaque sympt&#244;me est &#224; replacer &#224; la fois dans l'histoire de l'enfant et dans celle qu'il est en train de construire et de vivre avec sa nouvelle famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#171; troubles de l'attachement &#187;, notion tr&#232;s &#224; la mode actuellement recouvrent en fait les troubles dus aux carences affectives pr&#233;coces. Face aux difficult&#233;s relationnelles d'un enfant, ce qui est &#224; interroger l'est autant du c&#244;t&#233; de l'enfant que du c&#244;t&#233; des parents car, dans toute relation on est au moins deux. Quelles que soient leurs qualit&#233;s personnelles, tous les enfants ne sont pas adoptables et tous les parents ne sont pas susceptibles d'&#234;tre des parents adoptifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, les parents adoptifs ont &#224; se d&#233;faire de la tentation d'avoir &#224; &#234;tre des parents &#171; parfaits &#187;, pour lesquels &#171; tout fonctionne bien &#187;, car tout probl&#232;me devient alors un &#233;chec personnel, une blessure narcissique. Reste &#224; devenir un parent &#171; suffisamment bon &#187; au sens Winnicotien du terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et du c&#244;t&#233; des enfants, leur &#226;ge d'abandon pr&#233;sente-t-il des cons&#233;quences sur leurs relations avec leurs parents adoptifs ? Quels sentiments peuvent-ils d&#233;velopper ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les difficult&#233;s pour les enfants varient bien s&#251;r, selon l'&#226;ge de l'abandon et de recueil et de leurs modalit&#233;s, ainsi que de leur histoire pr&#233;-adoptive. Ils vont rencontrer des parents chez qui ces difficult&#233;s vont &#234;tre entendues, comprises, accept&#233;es ou non de fa&#231;ons diff&#233;rentes. Et cela aura un effet sur l'&#233;volution de ces difficult&#233;s quelles qu'elles soient.&lt;br class='autobr' /&gt; &#202;tre adopt&#233;, c'est avoir &#233;t&#233; abandonn&#233; et il faut &#224; l'enfant r&#233;ussir &#224; faire le deuil des parents d'origine, trouver d'autres rep&#232;res identificatoires, et faire des parents adoptifs &#171; ses parents &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#202;tre adopt&#233; c'est entrer dans une famille, s'adapter &#224; ses codes, sa culture, ses valeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se sentir dans &#171; sa &#187; famille, signifie, pouvoir faire confiance, se sentir en s&#233;curit&#233; dans un environnement stable, fiable et aimant. Quand on a &#233;t&#233; abandonn&#233;, la question du pourquoi finit toujours par se poser et entra&#238;ne alors souvent la remise en cause de la fiabilit&#233; des liens &#233;tablis, leur attaque, le besoin de v&#233;rifier leur solidit&#233;. Cette question ne souffre pas une r&#233;ponse unique car elle renvoie l'enfant &#224; sa qualit&#233; d'&#234;tre humain aimable et ayant une valeur. L'enfant a besoin d'entendre que le d&#233;sir d'enfant de ses parents adoptifs fait &#233;cho &#224; son propre d&#233;sir de parents (m&#234;me insu), et se sentir sujet d&#233;sir&#233; et unique avec toute l'histoire dont il est porteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#202;tre adopt&#233;, ce peut &#234;tre changer de pays et donc de langue, d'habitudes, sentir d'autres odeurs, go&#251;ter d'autres aliments. &#202;tre adopt&#233;, ce peut &#234;tre aller &#224; l'&#233;cole pour la premi&#232;re fois. &#202;tre adopt&#233;, ce peut &#234;tre se retrouver l'objet unique de l'attention de parents qui &#233;taient en attente, et ce peut &#234;tre parfois, un peu trop&#8230;. &#202;tre adopt&#233;, c'est apprendre que l'on peut &#234;tre aim&#233; sans que tout soit permis, que tout ce qui est demand&#233; soit donn&#233;, c'est apprendre que la frustration n'est pas en contradiction avec l'amour port&#233;, que l'autorit&#233; est n&#233;cessaire mais peut exister sans violence&#8230;. &#202;tre adopt&#233;, c'est &#224; l'adolescence, vivre une crise qui prend un relief particulier car la remise normale en question des parents rejoint la question concernant les parents d'origine, et ouvre sur des perspectives qui peuvent &#234;tre vertigineuses&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En mati&#232;re d'adoption, quelles sont selon vous les principales d&#233;rives ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pense aux &#171; trafics d'enfants &#187;, aux interm&#233;diaires douteux, &#224; l'argent qui circule&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Une des premi&#232;res raisons &#224; ces d&#233;rives est la forte demande d'enfants petits et en bonne sant&#233;. Il y a plus de demandes que de tels enfants adoptables. Le risque de d&#233;rive existe donc surtout si l'on ne prend pas la peine de s'informer un maximum avant de partir pour adopter un enfant &#224; l'&#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Il existe des lois dans chaque pays d'origine et chaque pays d'accueil a ses propres r&#232;gles pour ce type d'adoption. Par ailleurs un grand nombre de pays ont sign&#233; la convention de La Haye qui a pour objectif la protection des enfants priv&#233;s de famille dans l'adoption internationale. Elle oblige les &#201;tats &#224; se doter d'un certain nombre d'instruments l&#233;gislatifs n&#233;cessaires &#224; sa mise en &#339;uvre et rappelle que l'adoption internationale doit toujours venir en second apr&#232;s la recherche de parents adoptifs dans le pays d'origine de l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partir dans un &#171; pays La Haye &#187; donne donc d&#233;j&#224; des garanties aux postulants sur l'adoptabilit&#233; juridique de l'enfant qui leur sera confi&#233;. Passer par l'interm&#233;diaire d'un Organisme agr&#233;&#233; &#224; l'adoption (OAA) donne aussi des garanties aux parents d'&#234;tre accompagn&#233;s d'un bout &#224; l'autre de leurs d&#233;marches. Prendre contact avec des associations de parents est une aide importante mais qui n'est pas toujours suffisante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partir seuls, dans un pays qui n'a pas sign&#233; la convention de La Haye rend les parents plus fragiles. C'est &#224; eux d'aller dans les orphelinats, de trouver les avocats et les interm&#233;diaires n&#233;cessaires aux proc&#233;dures d'adoption. C'est ainsi qu'ils peuvent se trouver dans des situations difficiles, comme pouvoir choisir leur enfant, se trouver face &#224; une fratrie alors qu'ils &#233;taient partis pour un enfant unique, &#234;tre soumis &#224; des pressions financi&#232;res&#8230; &#234;tre pris malgr&#233; eux dans des circuits douteux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait bien &#224; pr&#233;sent que les enfants font l'objet d'un march&#233; pour des interm&#233;diaires peu scrupuleux et que dans certains pays, des pressions sont exerc&#233;es sur des m&#232;res fragiles ou en grande pr&#233;carit&#233; pour qu'elles vendent leurs b&#233;b&#233;s &#224; peine n&#233;s ou m&#234;me &#224; na&#238;tre&#8230; On &#233;vite au maximum les &#233;cueils en prenant toujours contact avec l'Autorit&#233; centrale fran&#231;aise, repr&#233;sent&#233;e actuellement par la Mission de l'adoption internationale (avant sa transformation pr&#233;vue pour 2005).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La possibilit&#233; pour les couples homosexuels d'adopter un enfant, semble plus complexe encore. Qu'en pensez-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit effectivement d'un probl&#232;me tr&#232;s complexe, qui doit &#234;tre abord&#233; sans id&#233;es pr&#233;con&#231;ues, &#224; distance de toutes pressions, d'o&#249; qu'elles viennent. Je vous livre ici l'&#233;tat actuel de ma r&#233;flexion. L'amour homosexuel, quelle que soit sa valeur ne peut engendrer d'enfant, il est st&#233;rile par nature. Ce qui n'a rien &#224; voir avec la capacit&#233; &#233;ducative et d'amour que peuvent avoir deux personnes du m&#234;me sexe vivant en couple. Si le choix homosexuel entra&#238;ne l'impossibilit&#233; de procr&#233;er &#171; naturellement &#187;, et l'on peut reconna&#238;tre que cela est une souffrance, ce n'est pas &#224; l'enfant de traiter cette souffrance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En invalidant, par son existence la diff&#233;rence entre homosexualit&#233; et h&#233;t&#233;rosexualit&#233;, il est mis en position de rendre ce choix inexistant. L'adoption signifie pour l'enfant l'entr&#233;e dans une nouvelle filiation. Filiation symbolique qui lui donne un nom et le fait h&#233;ritier et successeur dans l'ordre g&#233;n&#233;alogique de ses nouveaux parents. L'amour que se portent les parents est ainsi, &#224; d&#233;faut de se r&#233;aliser dans la conception et la naissance d'un enfant, symbolis&#233; dans cette filiation. Les enfants adopt&#233;s ont besoin de se penser/r&#234;ver enfant engendr&#233; par les parents qui les ont accueillis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Se retrouver avec deux adultes tut&#233;laires du m&#234;me sexe c'est obliger l'enfant &#224; reconna&#238;tre un seul adulte comme p&#232;re ou m&#232;re et le priver de l'autre et l'emp&#234;cher de vivre la diff&#233;rence sexuelle au sein du couple, diff&#233;rence qui l'aide &#224; se structurer. Ce sont les enfants abandonn&#233;s qui ont droit &#224; une famille et non l'inverse. C'est &#224; la soci&#233;t&#233; de r&#233;parer les souffrances qu'endurent les enfants en leur donnant les moyens de se d&#233;velopper et de s'&#233;panouir dans les meilleures conditions, dans un contexte qui soit le moins conflictuel possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les politiques mises en place en mati&#232;re d'adoption sont-elles adapt&#233;es aux demandes d'adoption ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une politique appropri&#233;e est, &#224; mon avis, une politique qui se d&#233;finit en priorit&#233; en fonction des besoins des enfants priv&#233;s de famille. Une politique qui tendrait &#224; faciliter l'adoption, en r&#233;ponse unique &#224; la souffrance de parents qui souhaitent adopter ne para&#238;t pas ad&#233;quate. Une politique qui faciliterait l'adoption internationale au motif que les orphelinats sont &#171; pleins d'enfants adoptables &#187; ne tiendrait pas compte des r&#233;alit&#233;s des pays d'origine, ni du caract&#232;re subsidiaire de ce type d'adoption.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Il est fondamental que les proc&#233;dures soient claires et connues des postulants, que ce soit celles du pays d'accueil ou celles du pays d'origine. Il est aussi fondamental que les futurs parents soient pr&#233;par&#233;s &#224; l'accueil d'un enfant, en particulier s'il s'agit d'un enfant n&#233; &#224; l'&#233;tranger, et qu'ils puissent trouver si n&#233;cessaire, des lieux d'&#233;coute, d'aide et de soins avec dans un premier temps, des professionnels connaissant les probl&#233;matiques particuli&#232;res li&#233;es &#224; l'adoption.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voulez-vous dire par l&#224;, que les travailleurs sociaux &#339;uvrant dans ce domaine ne sont pas suffisamment form&#233;s aux probl&#233;matiques li&#233;es &#224; l'adoption ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il me semble que l'&#233;cho donn&#233; aux probl&#232;mes li&#233;s &#224; l'adoption a sensibilis&#233; &#224; la fois le public et les travailleurs sociaux. N&#233;anmoins, il y a encore peu de formations qui leur soient propos&#233;es. Dans les situations de crise, les travailleurs sociaux se trouvent confront&#233;s &#224; l'in&#233;vitable question &#171; qu'est ce qui est li&#233; &#224; l'adoption ? &#187;. On voit donc ici la n&#233;cessit&#233; de bien conna&#238;tre les particularit&#233;s de l'adoption pour ne pas tomber dans le pi&#232;ge qui consisterait &#224; tout lier &#224; l'adoption.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Une formation ad&#233;quate consisterait donc &#224; proposer une connaissance juridique de base sur le cadre l&#233;gal de l'adoption nationale et internationale, des notions sur les effets de l'abandon pr&#233;coce et tardif, les particularit&#233;s li&#233;es &#224; l'adoption d'enfants petits et d'enfants &#171; grands &#187;, les probl&#232;mes d'ordre psycho affectifs et &#233;ducatifs des enfants et des parents, ainsi que les structures de recours en cas de difficult&#233;s. Il serait aussi int&#233;ressant de tordre le cou &#224; un certain nombre d'id&#233;es re&#231;ues sur l'adoption.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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