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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Il refuse de devenir une &#034;r&#233;serve indienne&#034; : le pari d'un centre social pour gens du voyage</title>
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		<title>Le pari d'un centre social pour les gens du voyage</title>
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		<dc:subject>Gens du voyage</dc:subject>
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&lt;p&gt;&#192; Cognac en Charente, le centre social intercommunal des Quatre routes est sp&#233;cialis&#233; dans les gens du voyage. Chose plus rare, il aspire &#224; dispara&#238;tre et le dit ouvertement, refusant de devenir &#171; une r&#233;serve indienne &#187; et souhaitant responsabiliser tout &#224; chacun, &#233;lus, institutions, travailleurs sociaux, &#201;ducation nationale et les gens du voyage eux-m&#234;mes ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Une fois ceci r&#233;alis&#233;, estiment ses dirigeants, le centre social des Quatre routes n'aura plus sa raison d'&#234;tre, sauf &#224; faire de l'assistanat. Sa (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Cognac en Charente, le centre social intercommunal des Quatre routes est sp&#233;cialis&#233; dans les gens du voyage. Chose plus rare, il aspire &#224; dispara&#238;tre et le dit ouvertement, refusant de devenir &#171; une r&#233;serve indienne &#187; et souhaitant responsabiliser tout &#224; chacun, &#233;lus, institutions, travailleurs sociaux, &#201;ducation nationale et les gens du voyage eux-m&#234;mes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois ceci r&#233;alis&#233;, estiment ses dirigeants, le centre social des Quatre routes n'aura plus sa raison d'&#234;tre, sauf &#224; faire de l'assistanat. Sa fermeture est donc programm&#233;e et annonc&#233;e. &#192; la campagne, &#171; les quatre routes &#187; signifie croisement. C'&#233;tait donc un nom id&#233;al pour symboliser l'esprit du voyage. Aujourd'hui, il symbolise &#233;galement la crois&#233;e des chemins entre cet objectif de fermer une fois le but atteint, la difficult&#233; &#224; cr&#233;er les conditions pour cela et &#224;&#8230; oser enfin franchir le pas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce matin d'octobre, le quotidien local se fait l'&#233;cho de l'installation d'une mission &#233;vang&#233;lique sur un terrain mis &#224; disposition par la communaut&#233; de communes de Cognac. Comme &#224; chaque fois, l'article a &#233;t&#233; punais&#233; sur l'un des murs de l'espace caf&#233; exigu o&#249; la petite &#233;quipe du centre social des Quatre routes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Centre social intercommunal les Quatre routes - 26 rue Boussion - 16100 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; prend le temps, chaque matin, d'&#233;changer les nouvelles sur les gens du voyage ou d'autres sujets, commenter l'actualit&#233;. La discussion d&#233;marre au sujet de cette mission, se poursuit sur l'arriv&#233;e de caravanes sur l'agora de Chateaubernard, une commune jouxtant Cognac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le but : offrir un mode alternatif de stationnement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bordant l'avenue Claude Boucher, au c&#339;ur de Chateaubernard, &#224; quelques rues de la gare de Cognac, une dizaine de caravanes, plus ou moins en bon &#233;tat, sont stationn&#233;es, entour&#233;es de petits immeubles. C'est le d&#233;but des vacances. Seuls quelques enfants entrent et sortent, les autres voyageurs restent confin&#233;s &#224; l'abri du froid et de la pluie. Comme ce couple qui s'est pos&#233; ici avec ses quinze enfants, les terrains d'accueil du d&#233;partement affichant complet. Cette place, c'est l'agora de Chateaubernard. Son concept avait &#233;t&#233; propos&#233; aux &#233;lus par le centre social. Il s'agissait de r&#233;server un espace sur une place am&#233;nag&#233;e et &#233;quip&#233;e (point d'eau et WC) pour l'accueil de march&#233;s, de foires etc. pour que des voyageurs (5/8 caravanes maximum) puissent s'y poser, librement, pour une halte de quelques jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe &#233;tant d'offrir un mode alternatif de stationnement, pour r&#233;pondre &#224; la vari&#233;t&#233; de leurs aspirations, mais aussi faciliter la rencontre avec la population. Natif d'Anjou, Serge Lebreton gardait le bon souvenir du passage du Cirque Mouche et des moments pass&#233;s entre gamins au c&#339;ur de la cit&#233; ouvri&#232;re ; et s'en &#233;tait inspir&#233; pour sugg&#233;rer ces agoras. L'id&#233;e a &#233;t&#233; retenue par les &#233;lus qui ont inscrit la cr&#233;ation de deux agoras dans le sch&#233;ma d&#233;partemental. Outre celle de Chateaubernard, une autre doit voir le jour &#224; Cognac. Peut-&#234;tre sous un mode &#171; plus install&#233; &#187; avec un syst&#232;me d'&#233;lectricit&#233; payante ou un forfait journalier. Mais le projet bute sur l'opposition de certains &#233;lus, aliment&#233;e par les d&#233;boires autour de l'agora de Chateaubernard (d&#233;bordements de caravanes, p&#233;titions de riverains).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Serge Lebreton, &#233;ducateur et directeur du centre, pr&#233;voit donc de s'y rendre pour aller rencontrer les nouveaux venus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait que la presse parle plus r&#233;guli&#232;rement et autrement des gens du voyage, non plus au travers des seuls faits divers, est l'un des indicateurs de l'impact du travail r&#233;alis&#233; par ce centre social. M&#234;me si, comme ce jour, des inexactitudes sont parfois relev&#233;es dans l'article. En r&#233;ussissant &#224; montrer une autre image que celle v&#233;hicul&#233;e par les clich&#233;s ou aliment&#233;e par les peurs, le centre a particip&#233; &#224; ce que certains esprits s'ouvrent, pour autant, son directeur mesure &#224; quel point cela reste fragile. Ces derniers temps, il a nettement ressenti une &#171; remont&#233;e de l'ostracisme &#187;, comme &#224; chaque fois lorsque le contexte &#233;conomique est sous tension. Un sentiment confirm&#233; par le pr&#233;sident du centre, Jacky Ferrand, plus souvent interpell&#233; par un &#171; vos manouches&#8230; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cela ne les fait pas d&#233;mordre de l'objectif t&#233;m&#233;raire qu'ils se sont donn&#233; : mettre la cl&#233; sous le paillasson ! Un objectif qui figure clairement dans le projet social du centre et les dossiers d'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale. Si aucune date butoir n'a &#233;t&#233; fix&#233;e, le directeur se fixe cinq ans pour r&#233;ussir la transition : cr&#233;er les conditions pour que les gens du voyage soient pris en compte, s'orientent, fr&#233;quentent les dispositifs et structures de droit commun. Serge Lebreton mesure toutefois que cela pourra prendre plus de temps. &#171; Le relais doit se faire en douceur &#187;, admet-il. &#171; Si on a besoin de plus de cinq ans ou de deux contrats de projet, on les prendra mais on le fera &#187;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Le nouveau contrat de projet 2005/2009 doit &#234;tre r&#233;vis&#233; fin 2005 avec la (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une &#233;tape n&#233;cessaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La cr&#233;ation d'un centre social sp&#233;cifique a &#233;t&#233; une &#233;tape n&#233;cessaire, s'accordent &#224; dire Serge Lebreton, Jacky Ferrand, ou encore Georgette Charvi&#232;re, secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale de l'association.&lt;i&gt; &#171; Il y avait un travail de fond et en profondeur &#224; r&#233;aliser &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume le pr&#233;sident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y a quinze ans&#8230; Naissance de l'Association des gens du voyage de la r&#233;gion de Cognac (AGVRC) et cr&#233;ation du centre social des Quatre routes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le centre est n&#233; pour rem&#233;dier &#224; la clochardisation de ces gens &#187;&lt;/i&gt;, rappelle Jacky Ferrand, son pr&#233;sident. L'histoire remonte &#224; la fin des ann&#233;es 80. Pr&#233;cis&#233;ment en 1986. Georgette Charvi&#232;re, jeune assistante sociale de circonscription est affect&#233;e sur un secteur comprenant un terrain d'accueil &#171; monstrueux &#187;, &#224; c&#244;t&#233; de Cognac. &lt;i&gt;&#171; Les coll&#232;gues n'y allaient jamais. Moi j'&#233;tais la derni&#232;re arriv&#233;e, j'en ai h&#233;rit&#233;. Avec une coll&#232;gue pu&#233;ricultrice, on y est all&#233;es. On a &#233;t&#233; amen&#233;es &#224; d&#233;couvrir le cas de jumeaux, de 4 ans, dans une situation sociale et physique dramatique. Notre intervention aupr&#232;s de cette famille nous a amen&#233;es &#224; rencontrer un aum&#244;nier des gens du voyage qui les connaissait bien. Nous, on d&#233;butait et on &#233;tait contentes de trouver un interlocuteur connaissant cette population et lui aussi &#233;tait content de trouver des partenaires partageant son souci,&lt;/i&gt; relate-t-elle. &lt;i&gt;Ni lui ni nous n'avions de solutions aux multiples probl&#232;mes. La seule solution &#233;tait de construire un partenariat d'o&#249; l'id&#233;e de cr&#233;er une association &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une association &#224; titre professionnel qui &#233;merge en 1998 sous le nom d'Association des gens du voyage de la r&#233;gion de Cognac (AGVRC). Elle r&#233;unit un nombre important de partenaires (services scolaires, sociaux, &#233;ducation, judiciaires, &#201;tat, etc.) et des &#233;lus. Le CA compte 37 membres de droit ou associ&#233;. Outre les conditions d&#233;plorables de vie sur le terrain de Chateaubernard, d'autres familles avaient &#233;t&#233; rep&#233;r&#233;es sur le cogna&#231;ais et les cantons voisins de Jarnac et Segonzac.&lt;i&gt; &#171; On avait r&#233;alis&#233; que les familles avaient des liens familiaux sur tous ces cantons donc l'association s'est ouverte sur ces trois cantons &#187;. &#171; L'objectif &#233;tait de cr&#233;er de la synergie et avant toute chose de dire qu'un probl&#232;me existait &#187;&lt;/i&gt;, reprend Georgette Charvi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s rapidement, il est envisag&#233; le projet d'un centre social.&lt;i&gt; &#171; C'&#233;tait l'occasion d'avoir un salari&#233; car aucune administration n'avait suffisamment envie de s'investir par la mise &#224; disposition de salari&#233;s, il &#233;tait donc opportun d'avoir une structure d&#233;finie et d'avoir des financements &#187;,&lt;/i&gt; pr&#233;cise Georgette Charvi&#232;re. La CAF accepte de le valider m&#234;me si le centre se limite &#224; un public. &lt;i&gt;&#171; C'&#233;tait pour nous naturel que ce soit un centre sp&#233;cifique car c'&#233;tait une population de laiss&#233;s-pour-compte, de s&#233;dentaires en grande majorit&#233;. Aucun enfant n'&#233;tait scolaris&#233;. C'&#233;tait un monde &#224; part. Il fallait donc apporter des r&#233;ponses sp&#233;cifiques avec l'id&#233;e forte, d&#232;s le d&#233;part, qu'il ne s'agissait pas de les maintenir dans ce monde &#224; part mais bien de les conduire vers une forme d'int&#233;gration &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Serge Lebreton, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, est le premier professionnel embauch&#233; par l'association, en 1990. Aujourd'hui, elle compte 6,5 postes &#233;quivalents temps plein (8 salari&#233;s) et son budget avoisine les 300 000 euros.&lt;br class='manualbr' /&gt;Ses actions sont :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Animation collective famille (partenariats avec d'autres centres sociaux g&#233;n&#233;ralistes notamment dans des s&#233;jours familles&lt;br class='manualbr' /&gt;Accompagnement global RMI&lt;br class='manualbr' /&gt;Accompagnement li&#233; au logement (social, administratif et &#233;ducatif)&lt;br class='manualbr' /&gt;Secteur jeunes (78 inscrits de 7 &#224; 18 ans).&lt;br class='manualbr' /&gt;Acc&#232;s aux soins et pr&#233;vention&lt;br class='manualbr' /&gt;D&#233;veloppement local (cr&#233;ation de micro-entreprises)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Inexistante au d&#233;but des ann&#233;es 90, la scolarisation des enfants est ainsi aujourd'hui &#171; gagn&#233;e &#187; en primaire ; mais reste bien plus al&#233;atoire au coll&#232;ge. Ce fut le premier champ d'action du centre. Un moyen utilis&#233; pour amorcer un d&#233;but de socialisation et aller vers les gens du voyage pour b&#226;tir, pas &#224; pas, la relation de confiance sans laquelle aucune pratique &#233;ducative n'aurait pu se tisser.&lt;i&gt; &#171; Notre pari, le mien et celui du conseil d'administration, c'est que si les voyageurs veulent continuer &#224; voyager, ils ont besoin de passer par la ma&#238;trise des savoirs de base pour concilier leur mode de vie et les contraintes soci&#233;tales. C'est un pari, qu'on a fait nous gadj&#233;. Eux n'&#233;taient pas forc&#233;ment demandeurs &#187;&lt;/i&gt;, explique Serge Lebreton.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La d&#233;marche initiale &#233;tait le contr&#244;le. On leur disait il faut faire, c'est la loi. Apr&#232;s seulement on pouvait d&#233;velopper la question &#233;ducative &#187;&lt;/i&gt;, reconna&#238;t-il. &lt;i&gt;&#171; &#192; nous ensuite de cr&#233;er les conditions pour qu'ils y trouvent un certain plaisir, une s&#233;curit&#233; et que cela soit moins v&#233;cu comme une souffrance pour les parents &#187;&lt;/i&gt;, pose-t-il. Pour cela, le centre a jou&#233; un r&#244;le de m&#233;diateur, mis en place de l'aide aux devoirs, pouss&#233; &#224; ce qu'un enseignant sp&#233;cialis&#233; sur le territoire cogna&#231;ais aille dans les &#233;coles. Une animatrice du centre, Karine, suit tout ce qui rel&#232;ve de la scolarisation et entretient les liens avec les &#233;coles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le centre a largement contribu&#233; &#224; ouvrir des portes politiques, jusque-l&#224; herm&#233;tiquement closes. Son action a abouti &#224; ce que la probl&#233;matique des gens du voyage soit prise en compte par les &#233;lus. Elle s'est concr&#233;tis&#233;e par l'&#233;laboration d'un sch&#233;ma d'accueil des gens du voyage (adopt&#233; en septembre 2002). Ou encore par la prise de comp&#233;tence par la communaut&#233; de communes de Cognac de cette question, suivie par la communaut&#233; de communes voisine de Jarnac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Mais il faut pouvoir sortir du sp&#233;cifique, sinon on maintient les gens dans un syst&#232;me trop isol&#233; &#187;&lt;/i&gt;, reprend Jacky Ferrand. Georgette Charvi&#232;re rappelle que d&#232;s l'origine, le projet visait bien &lt;i&gt;&#171; &#224; l'int&#233;gration des gens du voyage dans le droit commun &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Prudence d&#232;s l'origine&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La prudence a donc &#233;t&#233; de mise dans les actions mises en &#339;uvre. Le centre social a ainsi par exemple refus&#233; de faire la domiciliation des gens du voyage ou l'instruction du RMI&#8230; &lt;i&gt;&#171; Quel travail &#233;ducatif peut-on effectuer sur la distribution de courrier ? J'ai un r&#244;le de m&#233;diation entre ma communaut&#233; et la leur. Si un service s'inscrit dans une politique globale je suis partant, sinon non &#187;&lt;/i&gt;, justifie Serge Lebreton. Pour autant, il rend ponctuellement service en r&#233;exp&#233;diant du courrier qu'il aura &#233;t&#233; r&#233;cup&#233;rer au CCAS de Cognac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en effet l&#224;, ainsi qu'au centre Samuel de Jarnac, que les gens du voyage peuvent &#234;tre domicili&#233;s. &lt;i&gt;&#171; Cela permet de leur montrer que ces lieux sont ouverts &#224; tous &#187;&lt;/i&gt;, reprend Serge Lebreton. Idem donc pour le RMI. Le centre n'intervient que sur l'accompagnement. &lt;i&gt;&#171; On veille au suivi et &#224; l'application du contenu. Une coll&#232;gue travaille en relation avec l'assistante sociale. Nous avons pass&#233; une convention avec le conseil g&#233;n&#233;ral en ce sens, &lt;/i&gt; explique le directeur. &lt;i&gt;Si on veut que les gens du voyage soient pris en compte dans leurs diff&#233;rences, c'&#233;tait notre choix et je crois le bon choix &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce souci de ne pas s'enfermer dans le communautarisme, le centre social a cr&#233;&#233; un garage associatif, ouvert &#224; tout public, &#233;conomiquement faible, pour apporter une premi&#232;re r&#233;ponse aux probl&#232;mes de mobilit&#233; et favoriser l'insertion professionnelle. Le garage, baptis&#233; &#171; Le Vago &#187; (voiture en manouche), loue des mobylettes et r&#233;pare &#224; moindre co&#251;t des v&#233;hicules. &lt;i&gt;&#171; Quand les gens du quartier y croisent les voyageurs, ils constatent que le service rendu par une association qui s'occupe des gens du voyage est professionnel. Cela aide &#224; briser l'id&#233;e qu'on en fait trop pour eux et pas assez pour les autres &#187;&lt;/i&gt;, argumente Serge Lebreton. Le garage pourrait devenir le point d'accroche d'une plate-forme de services pour rem&#233;dier aux probl&#232;mes de mobilit&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Via la location de voitures &#224; prix r&#233;duit, co voiturage, auto-&#233;cole sociale, (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; plus largement point&#233;s sur le territoire par le conseil de d&#233;veloppement de Cognac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'y a-t-il pas paradoxe &#224; s'engager dans un tel projet ? Non, r&#233;pond Serge Lebreton qui souligne que le garage s'autofinance d&#233;j&#224; &#224; 40 % et qu'une piste &#233;tudi&#233;e serait de le transformer en soci&#233;t&#233; coop&#233;rative d'int&#233;r&#234;t collectif (SCIC). Le d&#233;m&#233;nagement prochain du centre social et du garage dans de nouveaux locaux bien plus spacieux appara&#238;t, de prime abord, tout aussi paradoxal. &lt;i&gt;&#171; On ne sait pas quand on aura les conditions de ce passage au droit commun. On ne veut pas que la fermeture s'impose par des probl&#232;mes budg&#233;taires. Or la tentation est trop forte pour les &#233;lus de fermer les robinets&#8230; On doit donc toujours continuer &#224; faire nos missions et d&#233;velopper des r&#233;ponses pour favoriser cet accompagnement et cette approche culturaliste par d'autres &#187;&lt;/i&gt;, explique Serge Lebreton. D'autant que le centre s'est d&#233;j&#224; ferm&#233; un premier robinet en se d&#233;conventionnant de la gestion de l'aire d'accueil&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Premier pas de transition&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; On en avait la gestion depuis 1995. Le conseil d'administration n'y &#233;tait pas favorable car notre objet c'est l'&#233;ducatif,&lt;/i&gt; rappelle Jacky Ferrand. &lt;i&gt;Mais si nous ne l'avions pas g&#233;r&#233;, le terrain n'aurait jamais &#233;t&#233; cr&#233;&#233;. Le maire voulait que ce soient des acteurs locaux qui s'en occupent &#187;&lt;/i&gt;. Le terrain &#233;tant d&#233;sormais bien inscrit dans le territoire, le centre a d&#233;cid&#233; en 2004 de ne plus assurer sa gestion. Celle-ci a &#233;t&#233; confi&#233;e au Syndicat mixte pour l'accompagnement de la Charente&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='Financ&#233; &#224; moiti&#233; par le conseil g&#233;n&#233;ral et les communes ou communaut&#233;s de (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; On n'intervient plus que sur la m&#233;diation, l'accompagnement au sens &#233;ducatif &#187;&lt;/i&gt;, appr&#233;cie Serge Lebreton. Les &#233;lus ont encore du mal &#224; s'y faire et certains ont toujours le r&#233;flexe d'appeler le centre social&#8230; &lt;i&gt;&#171; L'agent d'accueil recrut&#233; par l'interco n'exerce qu'&#224; mi-temps et n'offre pas les m&#234;mes facilit&#233;s que celles qu'on apportait&#8230; les &#233;lus r&#233;alisent qu'on ne comptait pas nos heures et que notre fonctionnement leur offrait beaucoup de confort ! &#187;&lt;/i&gt;, sourit le directeur qui reconna&#238;t que la gestion du terrain d'accueil a aid&#233; le centre &#224; &#234;tre vraiment identifi&#233; comme le r&#233;f&#233;rent. Il sait qu'ils perdront en visibilit&#233;. Mais le risque est surtout financier. Outre un licenciement, le d&#233;conventionnement a engendr&#233; une perte de ressources non n&#233;gligeable pour le centre qui doit aujourd'hui faire face &#224; un budget difficile &#224; &#233;quilibrer&#8230; et ses premiers d&#233;ficits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, fid&#232;le &#224; sa logique, le centre social compte &#233;galement fermer son centre de loisirs sans h&#233;bergement (CLSH) en 2005. Une autre &#171; provocation &#187;. L'ambition &#233;tant que les jeunes du voyage se greffent sur les activit&#233;s des autres structures g&#233;n&#233;ralistes de quartier. Serge Lebreton compte sur le fait que l'animatrice qui s'en occupait puisse, comme les autres salari&#233;s &#8212; s'ils en ont envie &#8212;, rejoindre progressivement ces autres structures pour apporter leur savoir-faire, leur approche culturelle&#8230; et maintenir les relations de confiance nou&#233;es avec les familles. A condition donc que ces autres structures jouent le jeu, de m&#234;me que les partenaires financiers&#8230; mais aussi les gens du voyage. Or, chacun mesure la fragilit&#233; de leur participation et donc les doutes sur une possible int&#233;gration dans les autres structures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; On a peu travaill&#233; sur la participation des voyageurs et leur adh&#233;sion au centre social &#187;&lt;/i&gt;, reconna&#238;t Serge Lebreton. &lt;i&gt;&#171; C'est int&#233;ressant politiquement et philosophiquement mais est-ce judicieux pour eux ? &#187;&lt;/i&gt;, s'interroge-t-il encore. &#171; &lt;i&gt; Cela n'a pas de sens pour eux &#187;&lt;/i&gt;, affirme quant &#224; elle Georgette Charvi&#232;re qui souligne comme une &#171; grande r&#233;ussite &#187; le fait que l'association compte trois voyageurs parmi ses membres.&lt;i&gt; &#171; Ce n&#8216;est pas eux qui feront perdurer la dynamique. Il ne faut pas se cacher que le centre pour les gens du voyage c'est le supermarch&#233; du social &#187;&lt;/i&gt;, ose-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La jeune g&#233;n&#233;ration n'appara&#238;t pas plus engag&#233;e&#8230; plut&#244;t en perdition. &lt;i&gt;&#171; Ils ne peuvent plus &#234;tre comme leurs parents et ne savent pas toujours o&#249; ils vont. Ils sont plut&#244;t dans l'assistanat &#224; grande &#233;chelle. Individuellement, ils ont &#233;t&#233; scolaris&#233;s, c'est une forme d'int&#233;gration sociale, ils ne sont pas d&#233;linquants, donc en ce sens c'est une r&#233;ussite sociale pour la collectivit&#233; mais sur le plan professionnel c'est z&#233;ro ! &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;taille l'assistante sociale. &lt;i&gt;&#171; On ne sait pas quoi leur proposer. Deux ou trois vont jusqu'au CAP, ce qui est extraordinaire, mais apr&#232;s c'est compliqu&#233; car ils restent des gens du voyage et ils conservent un mode de vie communautaire. Si quelqu'un de leur famille est malade, ils ne vont pas aller travailler car la priorit&#233; c'est que tout le monde aille &#224; l'h&#244;pital alors comment envisager de tenir un boulot dans de telles conditions ? &#187;&lt;/i&gt;, illustre-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Appr&#233;hension et r&#233;actions&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; des partenaires, des &#233;lus ou des coll&#232;gues, les sentiments semblent partag&#233;s entre l'incr&#233;dulit&#233; et la crainte. &lt;i&gt;&#171; &#199;a leur fait peur que l'on puisse dire : on ferme dans cinq ans. C'est toujours plus rassurant d'avoir une r&#233;serve indienne &#187;&lt;/i&gt;, ironise Jacky Ferrand, qui reconna&#238;t que m&#234;me au conseil d'administration&lt;i&gt; &#171; tout le monde n'est pas tr&#232;s chaud &#187;&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;&#171; Il y a un accord sur le fond mais certains consid&#232;rent cet objectif comme une utopie car les familles sont toujours en grande difficult&#233;. Il faut &#234;tre humble, on a le m&#233;rite d'exister et on a fait, mais pas tant que &#231;a, et effectivement il reste un sacr&#233; boulot &#187;,&lt;/i&gt; analyse-t-il. &lt;i&gt;&#171; Tout le monde nous dit c'est tr&#232;s bien ce que vous faites, mais personne ne veut reprendre ! &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;agit Georgette Charvi&#232;re, qui fait partie de ceux qui sont beaucoup moins optimistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'elle redoute avant tout c'est que l'affichage haut et fort de l'intention de fermer serve de caution &#224; un d&#233;sengagement de partenaires institutionnels&#8230; et provoque une chute pr&#233;cipit&#233;e du centre social. &lt;i&gt;&#171; Il y a un risque &#233;vident &#224; ce que 9 familles sur 10 fassent marche arri&#232;re aussit&#244;t et deviennent r&#233;ellement des cas sociaux. Les associations et services environnants ne sont pas &#224; m&#234;me d'absorber ces familles encore loin de l'autonomie,&lt;/i&gt; estime-t-elle, soucieuse de ne pas non plus verser dans l'ang&#233;lisme.&lt;i&gt; La culture des voyageurs a parfois bon dos. On ne peut tout excuser en son nom car les gens du voyage sont les premiers &#224; la mettre en avant quand cela les arrange ou &#224; la renier aussi. Mais elle existe. Ils sont diff&#233;rents de nous avec un grand D. C'est une communaut&#233; d'une extr&#234;me diversit&#233; et d'une extr&#234;me unit&#233;. Et c'est tr&#232;s fatigant pour le travailleur social ! &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lilian Jousson, maire de Louzac Saint-Andr&#233;, pr&#233;sident de la commission logement et cadre de vie et gens du voyage &#224; la communaut&#233; de communes de Cognac, ne cache pas non plus ses appr&#233;hensions. Cet &#233;lu de droite, sans a priori, a largement aid&#233; &#224; ce que la probl&#233;matique des gens du voyage soit plus pacifi&#233;e et &#233;tudi&#233;e par les &#233;lus&#8230; Le centre a trouv&#233; en lui un contact de poids. S'il adh&#232;re au principe que le centre s'oriente sur l'accompagnement, il souhaiterait surtout que cette d&#233;marche soit partag&#233;e et &#233;tendue sur le d&#233;partement avec les communaut&#233;s de communes ou d'agglom&#233;ration voisines comme celle d'Angoul&#234;me&#8230; difficile en effet de traiter de fa&#231;on isol&#233;e la question des gens du voyage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il mesure aussi combien il reste mal ais&#233; de faire place &#224; la question des gens du voyage sans &#234;tre otage de guerres politiques ou sujet &#224; ostracisme&#8230; &lt;i&gt;&#171; La grande r&#233;ussite du centre social c'est qu'on a r&#233;ussi &#224; faire en sorte que tout le monde, services, administration etc. se soit mouill&#233; sur la probl&#233;matique. Mais il est certain que la motivation est al&#233;atoire &#187;,&lt;/i&gt; reprend Georgette Charvi&#232;re, persuad&#233;e que cette dynamique, m&#234;me pond&#233;r&#233;e des uns et des autres, ne perdurera pas sans le centre comme aiguillon.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un acte militant&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Il ne s'agit pas d'&#234;tre jusqu'au-boutiste mais d'agir avec notre conscience. On a un projet, du sens, si on ne fait pas &#231;a aujourd'hui, on ne le fera jamais et les diff&#233;rentes institutions et partenaires ne bougeront pas &#187;&lt;/i&gt;, insiste et pr&#233;cise Jacky Ferrand, plus militant que jamais&#8230; &lt;i&gt;&#171; Le probl&#232;me des centres sociaux aujourd'hui d'une fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, c'est de boucler les budgets et de faire le budget pr&#233;visionnel pour l'ann&#233;e suivante. Notre but, c'est de faire perdurer les moyens pour que ces familles s'int&#232;grent dans la soci&#233;t&#233; dans le respect de leur culture. Il faut entrer dans le droit commun sinon on reste sur le court terme, on ne fait que de la pose de rustine &#187;&lt;/i&gt;, critique-t-il car il ne supporte plus d'aller passer le temps qu'il peut accorder au centre &#224; devoir aller pleurer pour de l'argent alors qu'il est &#171; venu pour donner du sens &#224; un engagement &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Notre probl&#232;me est commun au travail social : on a travaill&#233; sur les cons&#233;quences mais tr&#232;s peu sur les causes et on n'a donc pas forcement chang&#233; les mentalit&#233;s de nos partenaires &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;veloppe Serge Lebreton. &lt;i&gt;&#171; On est donc toujours sur quelque chose de fragile. On n'a pas assez travaill&#233; sur la cohabitation, la compr&#233;hension etc. &#187;&lt;/i&gt;, se remet-il en cause. &lt;i&gt;&#171; Il y a d&#233;sormais une prise en compte de ces populations mais manque encore la volont&#233;&#8230;,&lt;/i&gt; conclut &#224; son tour Georgette Charvi&#232;re. &lt;i&gt;Il y a un sentiment d'impuissance qui me d&#233;range. Quand on dit on va fermer, on entend : &#171; Oh ce n'est peut-&#234;tre pas le bon moment &#187;, comme a pu le dire le pr&#233;sident du conseil g&#233;n&#233;ral&#8230; mais quand ? &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Centre social intercommunal les Quatre routes - 26 rue Boussion - 16100 Cognac. Tel. 05 45 82 02 83&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le nouveau contrat de projet 2005/2009 doit &#234;tre r&#233;vis&#233; fin 2005 avec la CAF&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Via la location de voitures &#224; prix r&#233;duit, co voiturage, auto-&#233;cole sociale, etc.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Financ&#233; &#224; moiti&#233; par le conseil g&#233;n&#233;ral et les communes ou communaut&#233;s de communes adh&#233;rentes&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les voix de la non-violence</title>
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		<dc:subject>&#201;cole</dc:subject>
		<dc:subject>740</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#171; Mais je sais non moins bien qu'il faut faire son devoir sans se soucier de l'opinion des autres. &#187; (p.91) La phrase est de Gandhi mais elle aurait tout aussi bien pu appara&#238;tre sous la plume de Philippe Meirieu. Alors, il ne s'agit pas de comparer ici les deux hommes&#8230; Un tel exercice n'aurait pas de sens ! Il ne s'agit pas non plus d'exploiter une co&#239;ncidence &#233;ditoriale et la parution simultan&#233;e du tout dernier essai du p&#233;dagogue et une reprise de quelques-unes des maximes du tout premier militant de (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L97xH150/arton111-614ed.jpg?1694068867' width='97' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Mais je sais non moins bien qu'il faut faire son devoir sans se soucier de l'opinion des autres. &#187; (p.91) La phrase est de Gandhi mais elle aurait tout aussi bien pu appara&#238;tre sous la plume de Philippe Meirieu. Alors, il ne s'agit pas de comparer ici les deux hommes&#8230; Un tel exercice n'aurait pas de sens ! Il ne s'agit pas non plus d'exploiter une co&#239;ncidence &#233;ditoriale et la parution simultan&#233;e du tout dernier essai du p&#233;dagogue et une reprise de quelques-unes des maximes du tout premier militant de la non-violence mais de saisir au passage ce qui rend si proche l'un de l'autre, l'artisan po&#232;te d'une &#233;cole d&#233;mocratique et l'artiste strat&#232;ge de l'ind&#233;pendance de l'Inde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'ils croient &#224; la promotion du plus faible et au devenir possible de ce qui fait l'humanit&#233; de l'homme, tous deux, dans leur engagement respectif, d&#233;noncent les privil&#232;ges de classe et s'engagent dans la lutte contre les int&#233;r&#234;ts priv&#233;s exerc&#233;s au d&#233;triment de l'int&#233;r&#234;t public. Si Gandhi &#171; consid&#232;re le probl&#232;me des intouchables comme la plus grande tare de l'Hindouisme &#187; (p.30), Philippe Meirieu n'est pas en reste pour d&#233;noncer lui aussi les effets de classe sociale : &#171; D&#233;cid&#233;ment, il vaut mieux &#234;tre riche et cl&#233;rical que pauvre et r&#233;publicain &#187;, constate-t-il am&#232;rement (p.32). Pour cette phrase et bien d'autres, le p&#233;dagogue prend le risque de se mettre tout le monde &#224; dos : &#171; J'ai l'habitude, dit-il. Je n'ai pas choisi la facilit&#233; &#187; (p.11). Ce &#224; quoi Gandhi pourrait lui r&#233;pondre : &#171; Tiens bon, m&#234;me si tu es seul et si tout le monde est contre toi. Regarde-les droit dans les yeux m&#234;me si les leurs sont inject&#233;s de sang. N'aie pas peur. Fais confiance &#224; cette petite voix du c&#339;ur qui te demande d'&#234;tre dispos&#233; &#224; abandonner amis, femme, tout et tous. Sois pr&#234;t &#224; mourir pour t&#233;moigner de ce qui donne sens &#224; ta vie. &#187; (p.117).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit certes pas d'aller jusque-l&#224;. Pour l'heure, Philippe Meirieu ne risque que des injures et pas encore l'assassinat. Et c'est heureux ! Pourtant en s'attaquant au renoncement de la classe politique et en d&#233;non&#231;ant les privil&#232;ges de classe, il met le doigt sur deux des plus grands maux de la soci&#233;t&#233; contemporaine : &#171; On ne voit pas pourquoi on s'obligerait &#224; la vertu quand le syst&#232;me tout entier est vici&#233; &#187;, affirme-t-il (p.36).&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#224; o&#249; Meirieu et Gandhi se rejoignent de fa&#231;on admirable, c'est bien s&#251;r le probl&#232;me de la s&#233;gr&#233;gation ; mieux encore, leur voix s'accordent parfaitement lorsqu'il s'agit de d&#233;noncer une discrimination sociale soutenue par ceux-l&#224; m&#234;me qui auraient tout lieu de la combattre mais qui par l&#226;chet&#233; et int&#233;r&#234;ts priv&#233;s se font les complices des int&#233;r&#234;ts de classes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cet &#233;gard, la chute d'Alain Savary et l'arriv&#233;e de Jean-Pierre Chev&#232;nement au minist&#232;re de l'&#201;ducation nationale symbolisent certainement l'un des plus grands &#233;checs de la Gauche. L&#224; o&#249; Philippe Meirieu advient le plus &#224; la conscience politique et chemine le mieux avec le Mahatma Gandhi est lorsqu'il d&#233;nonce le renoncement du monde contemporain &#224; toute forme de r&#233;sistance contre la tentation du chacun pour soi et du retour &#224; la loi du plus fort. Philippe Meirieu est la voix de la conscience de l'&#233;cole et de son projet. Peut-&#234;tre que, dans sa d&#233;ception de n'avoir pas vu mieux s'imposer les id&#233;es de l'&#233;cole nouvelle, et dans son amertume face au retour d'une &#233;cole conservatrice fond&#233;e sur la reproduction des &#233;lites, cette voix se fait trop pessimiste et trop rapide sur les signes positifs que, par ailleurs, elle remarque : &#171; On pourrait, dit-il, citer ici de multiples exemples d'&#233;coles, de coll&#232;ges et de lyc&#233;es des projets de grande envergure et qui r&#233;ussissent &#224; mobiliser leurs &#233;l&#232;ves, &#224; leur redonner confiance, &#224; briser la fatalit&#233;&#8230; &#187; (p.45).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gandhi conna&#238;t lui aussi les m&#234;mes tourments face au constat de la difficult&#233; &#224; faire admettre la non-violence : &#171; &#8230;Il n'y a pas de rem&#232;de aux maux dont souffre le monde en dehors du sentier &#233;troit de la non-violence. Il se peut que des millions d'individus comme moi ne r&#233;ussiront jamais &#224; faire de leur vie une d&#233;monstration de cette v&#233;rit&#233;. La faute en incombe &#224; ces apprentis et non &#224; la loi &#233;ternelle. &#187; (p.114).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout comme Gandhi, Philippe Meirieu est contraint de renoncer &#224; imposer ses id&#233;es par la force. &#171; Quelle que soit la noblesse d'une cause &#224; d&#233;fendre, dit Gandhi, la haine et la violence compromettent la paix que l'on recherche &#187; (p.115). Aussi ces paroles-l&#224; sont-elles les bienvenues en ces temps d'incertitudes et de profond malaise dans la civilisation. Il est donc bien que Gallimard ait fait le choix d'&#233;diter dans sa collection &#171; folio2euros &#187; un texte intitul&#233; La voie de la non-violence extrait de l'ouvrage Tous les hommes sont fr&#232;res de Gandhi. Il est bien aussi que cette parution co&#239;ncide avec Nous mettrons nos enfants &#224; l'&#233;cole publique, le dernier essai de Philippe Meirieu. Celui-ci est moins une attaque contre l'&#233;cole priv&#233;e qu'un appel &#224; d&#233;fendre l'id&#233;e d'une &#233;cole publique de qualit&#233; accessible &#224; tous. L'ouvrage sera certainement mal lu, car l'&#233;poque est moins ouverte au d&#233;bat et &#224; la complexit&#233; qu'&#224; la manipulation et la diffusion d'id&#233;es simplistes. Mais, en ne pliant pas sous l'injonction &#224; se taire formul&#233;e par les tenants du retour aux privil&#232;ges et &#224; l'ordre absolu, les deux voix de Gandhi et de Meirieu donnent des raisons de ne pas d&#233;sesp&#233;rer de l'avenir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Nous mettrons nos enfants &#224; l'&#233;cole publique&#8230; &#233;d. Mille et une nuits, 2005 (110 p. ; 9 &#8364;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La voie de la non-violence - &#233;d. Gallimard, 2005 (120 p. ; 2 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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