<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=1715&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>&#199;a craque </title>
		<link>https://www.lien-social.com/Ca-craque</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Ca-craque</guid>
		<dc:date>2023-10-11T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;conomie</dc:subject>
		<dc:subject>1347</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Alors on danse ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Journaliste, Fran&#231;ois-Xavier M&#233;nage a travers&#233; la France pour enqu&#234;ter sur notre d&#233;sarroi face &#224; une soci&#233;t&#233; en pleine mutation. Ce choix conduit &#224; un instantan&#233; d'un pays au bord de l'implosion. Un peu flippant. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce livre est un peu un entre deux. Il n'a pas valeur sociologique car l'auteur parcourt le pays avec son micro pour recueillir des t&#233;moignages de Fran&#231;ais largement fatigu&#233;s des difficult&#233;s qu'ils rencontrent dans la France de 2023. Tous dans l'action, mais tous &#224; la limite de (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Economie" rel="tag"&gt;&#201;conomie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1347-" rel="tag"&gt;1347&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L94xH150/arton11216-eccc6.jpg?1697061658' width='94' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Alors on danse !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Journaliste, Fran&#231;ois-Xavier M&#233;nage a travers&#233; la France pour enqu&#234;ter sur notre d&#233;sarroi face &#224; une soci&#233;t&#233; en pleine mutation. Ce choix conduit &#224; un instantan&#233; d'un pays au bord de l'implosion. Un peu flippant.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce livre est un peu un entre deux. Il n'a pas valeur sociologique car l'auteur parcourt le pays avec son micro pour recueillir des t&#233;moignages de Fran&#231;ais largement fatigu&#233;s des difficult&#233;s qu'ils rencontrent dans la France de 2023. Tous dans l'action, mais tous &#224; la limite de craquer. Cependant, il est plus qu'une suite de petits articles sur &#171; la vie des gens &#187; dans la mesure o&#249; la photographie de notre soci&#233;t&#233; semble refl&#233;ter une r&#233;alit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chacun s'y retrouvera et c'est bien cela qui est inqui&#233;tant. Il y a ces femmes, en Moselle, qui participent &#224; un atelier couture et qui causent presque en riant du prix des endives bio, totalement inaccessibles, du PQ qui a pris 10&#8239;% avec dix feuilles de moins, des mensonges des magasins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chercher le toubib&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a le maire de Pleucadeuc (Morbihan) qui embauche un d&#233;tective priv&#233; pour d&#233;nicher un toubib, pour &#233;viter la d&#233;sertification de son village. Et ces patients, pourtant peu fortun&#233;s, pr&#234;ts &#224; payer de leur poche plut&#244;t que de n'&#234;tre pas soign&#233;s. Il y a cette &#233;ducatrice de Valenciennes qui accompagne un gamin qui &#171; ne doit pas retourner dans sa famille &#187; mais qui n'a aucune solution d'h&#233;bergement, cette infirmi&#232;re scolaire du 93 qui ne trouve pas de psy pour un &#233;l&#232;ve suicidaire. Il y a Ely et Pauline, &#233;tudiantes &#224; Paris qui ont 70 euros&#8239;chacune par mois pour se nourrir et qui malgr&#233; leur boulot de caissi&#232;res le week-end peinent &#224; payer leur loyer. On croise ces habitants des barres HLM des ann&#233;es 70, ces immeubles qui devaient durer 20 ans et qui, encore l&#224;, tombent en ruines mais dont le loyer ne baisse pas.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a cette ins&#233;curit&#233; du quotidien, li&#233;e &#224; l'augmentation de la pauvret&#233; comme ces ouvriers du b&#226;timent de Vannes qui ne peuvent plus laisser le mat&#233;riel sur le chantier car il est syst&#233;matiquement vol&#233; par un voisin ou un entrepreneur concurrent. Il y a ces milliers de Fran&#231;ais qui se sont laiss&#233;s abuser par les millions de faux SMS &#233;manant d'une pr&#233;fecture imaginaire ou d'une banque inexistante, qui ont perdu leurs &#233;conomies et vivent depuis dans la pr&#233;carit&#233;. Toujours renouvel&#233;es sur internet, ces magouilles en rajoutent une couche au sentiment d'ins&#233;curit&#233; ambiant, &#224; la sensation d'&#234;tre une marionnette dans un monde trop complexe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Impuissance g&#233;n&#233;rale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a cette impuissance des autorit&#233;s &#224; lutter contre ces centaines de nouvelles drogues qui se r&#233;pandent dans tous les milieux et dont on ne sait pas grand-chose mais qui foutent une trouille terrible &#224; tous les parents. Il y a cette directrice d'&#233;cole, face &#224; une montagne de d&#233;marches administratives juste pour sur&#233;lever les verrous des portes de son &#233;cole pour &#233;viter les sorties intempestives de &#233;l&#232;ves. Il y a cette agricultrice qui n'en peut plus et qui &#224; sa caisse de retraite apprend qu'elle doit travailler dans son &#233;levage, encore trois ans. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors bien s&#251;r, partout, les gens apprennent &#224; se d&#233;brouiller et, parfois, la solidarit&#233; prend la place de l'&#201;tat, mais la fatigue semble &#224; la limite du craquage. On ressent &#224; la lecture de cet ouvrage un grand sentiment d'impuissance g&#233;n&#233;rale contre un monde qui va plus vite que nous ne pouvons le comprendre. On ressent tr&#232;s fort cette fameuse mutation technologique, morale, g&#233;opolitique, &#233;cologique, informatique. On a aussi le sentiment que beaucoup de nos concitoyens ne croient pas que le politique r&#233;soudra leurs difficult&#233;s et att&#233;nuera leur peur du lendemain pour eux ou leurs enfants. L'auteur ne commente pas les entretiens, il nous laisse l&#224;, avec la mati&#232;re brute. Je l'ai dit c'est une photographie forc&#233;ment partielle de notre pays mais bigrement inqui&#233;tante.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;tienne Liebig&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_7411 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L150xH150/me_nage-3398e.png?1697061658' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;L'auteur &lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;Grand reporter &#224; TF1 apr&#232;s &#234;tre pass&#233; par BFM-TV, M6 et LCI, Fran&#231;ois-Xavier M&#233;nage aime tous les terrains, m&#234;me s'il est un habitu&#233; des zones de guerres et autres catastrophes. Pour ce quadrag&#233;naire, &lt;i&gt;&#171; la France n'est pas un enfer, mais un purgatoire &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#169;Adela&#239;de Yvert/Robert Laffont&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. Laffont, 2023 (466 pages, 21 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Habiter en CHRS, faire comme chez soi quand on n'a pas de chez soi</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Habiter-en-CHRS-faire-comme-chez-soi-quand-on-n-a-pas-de-chez-soi</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Habiter-en-CHRS-faire-comme-chez-soi-quand-on-n-a-pas-de-chez-soi</guid>
		<dc:date>2023-10-11T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>CHRS</dc:subject>
		<dc:subject>Logement</dc:subject>
		<dc:subject>Insertion</dc:subject>
		<dc:subject>1347</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Rencontre vid&#233;o avec C&#233;dric Sadin-Cesbron &lt;br class='autobr' /&gt;
Fais comme chez toi ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Tir&#233; de son m&#233;moire professionnel analyse et conception de l'intervention sociale (ANACIS), C&#233;dric Sadin-Cesbron nous offre une r&#233;flexion importante sur l'accompagnement en centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS) et notamment sur la notion d'habiter. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cet ouvrage nous offre ce qu'habiter veut dire, dans l'ambivalence du dispositif d'h&#233;bergement qu'est le CHRS : la condition de vuln&#233;rabilit&#233; de ces lieux de vie temporaires ; (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/CHRS" rel="tag"&gt;CHRS&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Logement" rel="tag"&gt;Logement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Insertion" rel="tag"&gt;Insertion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1347-" rel="tag"&gt;1347&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton11217-fcd20.jpg?1697061658' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/www-lien-social-com-VIDEO-o-Les-rencontres-litteraires-de-Lien-Social-episode5&#034;&gt;Rencontre vid&#233;o avec C&#233;dric Sadin-Cesbron&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Fais comme chez toi !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tir&#233; de son m&#233;moire professionnel analyse et conception de l'intervention sociale (ANACIS), C&#233;dric Sadin-Cesbron nous offre une r&#233;flexion importante sur l'accompagnement en centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS) et notamment sur la notion d'habiter.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet ouvrage nous offre ce qu'habiter veut dire, dans l'ambivalence du dispositif d'h&#233;bergement qu'est le CHRS : la condition de vuln&#233;rabilit&#233; de ces lieux de vie temporaires ; avec du c&#244;t&#233; des usagers, comment se d&#233;cline le fait d'habiter comme &#233;preuve du &#171; maintien de soi &#187;, et d'un autre, les travailleurs sociaux aux questionnements sans limites. Construit en trois grandes parties, l'ouvrage pr&#233;sente dans un premier temps ce que l'auteur appelle les temporalit&#233;s paradoxales de l'h&#233;bergement social. Il &#233;tait pertinent de revenir sur l'histoire, les missions d'un CHRS, le cadre l&#233;gislatif et financier, mais &#233;galement sur l'&#233;volution des politiques et les changements dans l'accompagnement des r&#233;sidents. Il y est question du nouveau paradigme du Logement d'abord qui remet en question l'h&#233;bergement social, entre temporalit&#233; trop longue pour acc&#233;der au logement et critique de l'accueil en collectif. S'il existe bien une diversit&#233; de besoins, il doit y avoir une diversit&#233; des r&#233;ponses &#224; apporter. Tout ne serait pas &#224; voir sous ce nouvel angle du Logement d'abord, mais sous le prisme des temporalit&#233;s de s&#233;jour et des situations diverses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce qu'habiter ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'habiter en h&#233;bergement social constitue la recherche en elle-m&#234;me, deuxi&#232;me partie du livre. Qu'est-ce qu'habiter veut dire ? Avec ses th&#233;matiques de la cohabitation collective, le m&#233;lange des publics, les consommations de produits, les capacit&#233;s &#224; vivre en logement, la pr&#233;sence sur place des travailleurs sociaux, le besoin de reconstruction, l'angoisse du devoir partir. Comment &#234;tre chez soi et en m&#234;me temps sur le d&#233;part constant ? Il est ici pr&#233;sent&#233;e la n&#233;cessit&#233; de respecter les diff&#233;rentes temporalit&#233;s et situations des usagers, qui ne correspond pas forc&#233;ment au temps politique, institutionnel. Cela n&#233;cessiterait alors une pluralit&#233; de r&#233;ponses singuli&#232;res &#224; apporter de la part des institutions. Le Logement d'abord ne saurait constituer une r&#233;ponse unique, de plus sans les moyens octroy&#233;s en termes de nombre de logements et de professionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des r&#233;ponses nuanc&#233;es&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Fort de ces constatations, l'auteur s'est attach&#233; en troisi&#232;me partie &#224; savoir ce que font les institutions et les travailleurs sociaux de cette notion &#171; d'habiter &#187;, en pr&#233;sentant comment les professionnels invitent les r&#233;sidents &#224; faire comme chez eux, cela en revisitant la notion d'hospitalit&#233; &#224; travers l'histoire, et ses contraintes, ses paradoxes. Il faut habiter, provisoirement, et s'activer &#224; partir. L'habiter s'en trouve emp&#234;ch&#233;. Comment d&#233;passer ce clivage hospitalit&#233;/contrainte ? En l'articulant. C'est l'objet de diverses propositions pour repenser l'h&#233;bergement social, sur ce &#171; droit &#224; habiter dans des conditions d&#233;centes &#187; par un accompagnement modulable et adaptable au libre choix des personnes accueillies.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, sans remettre en cause l'approche du Logement d'abord, l'auteur met en lumi&#232;re le risque de glissement d'un droit au logement &#224; une injonction au logement pour tous. Et propose des r&#233;ponses diverses aux besoins multiples. Cela afin d'&#234;tre au plus pr&#232;s des besoins pour rendre l'habitat plus efficient, digne et bientraitant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un ouvrage qui &#233;claire d'un nouveau regard l'h&#233;bergement social et qui devrait int&#233;resser tous les professionnels du secteur, mais aussi les &#233;tudiants afin de garder l'esprit critique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ludwig Maquet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_7410 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L150xH150/photo_livre_cre_dit_c_claudie_subrin-aa508.png?1697061658' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt; L'auteur&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;C&#233;dric Sadin-Cesbron est &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; de formation initiale. Il a travaill&#233; pendant plus de dix ans aupr&#232;s de personnes sans-abri, que ce soit au Samu social, en centre d'h&#233;bergement d'urgence ou en CHRS. Membre du collectif SOIF de Connaissances, il est aujourd'hui responsable formation sup&#233;rieure et recherche &#224; Ocellia (Lyon).&lt;br class='autobr' /&gt;
&#169;Claudie Subrin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. &#201;r&#232;s, mai 2023, 352 p., 19,50 &#8364;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Accompagnement social des agriculteurs &#8226; Le mal-&#234;tre est-il dans le pr&#233; ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Accompagnement-social-des-agriculteurs-o-Le-mal-etre-est-il-dans-le-pre</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Accompagnement-social-des-agriculteurs-o-Le-mal-etre-est-il-dans-le-pre</guid>
		<dc:date>2023-10-11T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Suicide</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1347</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En France, les agriculteurs constituent l'une des cat&#233;gories socioprofessionnelles les plus touch&#233;es par le suicide. Des dispositifs sont d&#233;ploy&#233;s pour accompagner les exploitants et salari&#233;s dans leurs difficult&#233;s, pour rep&#233;rer les situations de d&#233;tresse et de mal-&#234;tre avant l'irr&#233;parable. Social actu La plume de L&#233;na, assistante sociale de rue L'essentiel La Rubrik' Hors Cadre De Vince &#171; Une croix &#187; Abdel Sur le vif d'&#201;tienne Liebig Retour vers le futur Tribune des r&#233;sistances Emma&#252;s &#8226; La r&#233;volte des (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Suicide" rel="tag"&gt;Suicide&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Precarite" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1347-" rel="tag"&gt;1347&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L106xH150/arton11234-1a183.png?1697061658' width='106' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En France, les agriculteurs constituent l'une des cat&#233;gories socioprofessionnelles les plus touch&#233;es par le suicide. Des dispositifs sont d&#233;ploy&#233;s pour accompagner les exploitants et salari&#233;s dans leurs difficult&#233;s, pour rep&#233;rer les situations de d&#233;tresse et de mal-&#234;tre avant l'irr&#233;parable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Social actu&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La plume de L&#233;na, assistante sociale de rue&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; L'essentiel&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La Rubrik' Hors Cadre De Vince&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &#171; Une croix &#187; Abdel&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Sur le vif d'&#201;tienne Liebig&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Retour vers le futur&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Tribune des r&#233;sistances&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Tribune-des-resistances&#034;&gt;&lt;strong&gt;Emma&#252;s&lt;/strong&gt; &#8226; La r&#233;volte des chiffonniers&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;LS il y a 30 ans&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Fabrique du social&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Fabrique-du-social&#034;&gt;&lt;strong&gt;Accueil de jour&lt;/strong&gt; &#8226; Savoir exp&#233;rientiel et travail social,&lt;br class='autobr' /&gt;
les deux font la paire&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Paroles de m&#233;tiers&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Paroles-de-me%CC%81tiers&#034;&gt;Travail social et visibilit&#233; : comment sortir de l'ombre ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Mati&#232;re &#224; pens&#233;es&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Matie%CC%80re-a%CC%80-pense%CC%81es&#034;&gt;De l'ombre &#224; la lumi&#232;re&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier&lt;/strong&gt; : Accompagnement social des agriculteurs
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Dossiers&#034;&gt;&lt;strong&gt;Le mal-&#234;tre est-il dans le pr&#233; ? &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;	Pr&#233;vention &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Dossiers&#034;&gt;Les Sentinelles, vigies du malaise agricole&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Entretien avec Fran&#231;ois-R&#233;gis Lenoir&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Dossiers&#034;&gt;Risques psycho-sociaux &#8226; Prendre le mal &#224; ses multiples racines&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;&#201;chos du terrain &lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Echos-du-terrain&#034;&gt;Patience et longueur de temps...&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Espace du lecteur&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Espace-du-lecteur&#034;&gt;L'ASE, c'est quoi ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Offres d'emploi&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'&#339;il et l'oreille&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres&#034;&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &#192; propos de : l'air du temps / &#192; propos de l'h&#233;bergement social&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;BD&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/OEil-et-oreille&#034;&gt;Vieillir et mourir en institution&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Jeu &lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/OEil-et-oreille&#034;&gt;Parcours de vie des locataires&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lien-social.com/IMG/pdf/ls-1347-1-36-web.pdf" length="4625914" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Emma&#252;s &#8226; La r&#233;volte des chiffonniers </title>
		<link>https://www.lien-social.com/Emmaus-o-La-revolte-des-chiffonniers</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Emmaus-o-La-revolte-des-chiffonniers</guid>
		<dc:date>2023-10-11T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>sans papier</dc:subject>
		<dc:subject>1347</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but de l'&#233;t&#233;, des compagnons sans-papiers de trois communaut&#233;s Emma&#252;s du Nord se sont mis en gr&#232;ve. Un mouvement d'ampleur qui pourrait remettre en question le mod&#232;le initi&#233; par l'Abb&#233; Pierre. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Le jour o&#249; la directrice a d&#233;chir&#233; mon arr&#234;t de travail en me mena&#231;ant, j'ai compris que &#231;a ne pouvait plus durer &#187;, se souvient Adam, l'un des vingt-et-un compagnons sans-papiers de la Halte-Saint-Jean, &#224; Saint-Andr&#233;-Lez-Lille. Tous travaillent &#224; temps plein dans la communaut&#233;, parfois depuis plus de six (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Tribune-des-resistances" rel="directory"&gt;Tribune des r&#233;sistances&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/sans-papier" rel="tag"&gt;sans papier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1347-" rel="tag"&gt;1347&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but de l'&#233;t&#233;, des compagnons sans-papiers de trois communaut&#233;s Emma&#252;s du Nord se sont mis en gr&#232;ve. Un mouvement d'ampleur qui pourrait remettre en question le mod&#232;le initi&#233; par l'Abb&#233; Pierre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_7396 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH110/capture_d_e_cran_2023-10-07_a_08.51.10-40943.png?1697061658' width='500' height='110' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;i&gt;&#171; Le jour o&#249; la directrice a d&#233;chir&#233; mon arr&#234;t de travail en me mena&#231;ant, j'ai compris que &#231;a ne pouvait plus durer &#187;&lt;/i&gt;, se souvient Adam, l'un des vingt-et-un compagnons sans-papiers de la Halte-Saint-Jean, &#224; Saint-Andr&#233;-Lez-Lille. Tous travaillent &#224; temps plein dans la communaut&#233;, parfois depuis plus de six ans, en &#233;change d'un h&#233;bergement et d'une allocation de 150&#8239;euros. Mais en f&#233;vrier dernier, une &#233;ni&#232;me injustice met le feu aux poudres. &lt;i&gt;&#171; La directrice a accus&#233; de vol une compagne sans raison et la rabaiss&#233;e devant tout le monde&lt;/i&gt;, se souvient le compagnon. &lt;i&gt;Nous nous sommes r&#233;unis et avons exig&#233; une r&#233;union &#224; la directrice. L'un apr&#232;s l'autre, nous lui avons demand&#233; des comptes. &#187;&lt;/i&gt;
Prise au d&#233;pourvu, la responsable avouait alors &#224; ses employ&#233;s ne pas les avoir d&#233;clar&#233;s et ne pas avoir l'agr&#233;ment organisme d'accueil communautaire et d'activit&#233; solidaire (Oacas), cens&#233; garantir une protection sociale et un accompagnement vers l'obtention d'un titre de s&#233;jour apr&#232;s trois ann&#233;es de travail dans la communaut&#233;. Pour ces travailleurs sans-papiers, tous recrut&#233;s avec cette promesse de r&#233;gularisation, ce fut la goutte de trop. Soutenus par la CGT et le Comit&#233; des sans-Papiers 59, ils d&#233;cid&#232;rent de porter plainte et d'entrer en gr&#232;ve pour d&#233;noncer les cadences infernales et les maltraitances dont ils ont &#233;t&#233; les victimes.
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La lutte des possibles&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Cette r&#233;volte a &#233;t&#233; le fruit d'une rencontre entre l'existence d'une situation insoutenable et une solidarit&#233; possible &#187;&lt;/i&gt;, pose Sa&#239;d Bouamama, porte-parole du Comit&#233; des sans-Papiers 59. Une enqu&#234;te a depuis &#233;t&#233; ouverte par le parquet pour traite d'&#234;tres humains et travail dissimul&#233;. Depuis trois mois, les porte-paroles d&#233;sign&#233;s par le collectif encha&#238;nent les interviews avec la presse nationale et les rencontres avec les d&#233;put&#233;s. Chaque soir, une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale est organis&#233;e sur le piquet et d&#233;cide de la reconduite de la gr&#232;ve et de l'&#233;volution de la lutte. Le collectif manifeste tous les mercredis dans le centre-ville de Lille au chant de &lt;i&gt;&#171; Abb&#233; Pierre, r&#233;veille-toi, ils sont devenus fous &#187;&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;&#171; Nous ne sommes pas dangereux, nous sommes en danger &#187;&lt;/i&gt;. Ils demandent &#224; Emma&#252;s France de se d&#233;solidariser officiellement de la Halte-Saint-Jean et de soutenir leurs demandes de r&#233;gularisation aupr&#232;s de la pr&#233;fecture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gr&#232;ve &#233;largie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il aura fallu moins de deux mois pour que les compagnons sans-papiers de Dunkerque et de Tourcoing trouvent le courage de rejoindre le mouvement et d&#233;noncer &#224; leur tour l'exploitation dont ils se disent victimes. &lt;i&gt;&#171; C'est l'exemple concret d'une lutte possible malgr&#233; l'&#233;tat d'enfermement et de d&#233;pendance propre au syst&#232;me Emma&#252;s, qui a permis &#224; d'autres travailleurs de se lever &#187;&lt;/i&gt;, observe Sa&#239;d Bouamama. Les gr&#233;vistes de Saint-Andr&#233; sont venus soutenir leurs camarades sur les diff&#233;rents piquets pour partager leur exp&#233;rience de la lutte et faire front devant les directions. Le 14&#8239;septembre dernier, ils se sont d&#233;plac&#233;s &#224; Dunkerque pour afficher leur solidarit&#233; aux compagnons menac&#233;s d'expulsion par le conseil d'administration.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les quelques soixante-dix compagnons du Nord en lutte demandent tous &#224; &#234;tre r&#233;gularis&#233;s au titre du pr&#233;judice subi. D'apr&#232;s nos informations, la r&#233;volte pourrait s'&#233;tendre &#224; d'autres communaut&#233;s prochainement. D&#233;but octobre, un conseil d'administration exceptionnel devra permettre &#224; Emma&#252;s France de se positionner sur les mesures disciplinaires d&#233;cid&#233;es &#224; l'encontre des communaut&#233;s du Nord. Des avanc&#233;es qui ne suffiront sans doute pas &#224; satisfaire les travailleurs qui semblent d&#233;cid&#233;s &#224; poursuivre leur lutte jusqu'&#224; ce que l'ensemble des gr&#233;vistes trouvent r&#233;paration.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Accueil de jour &#8226; Savoir exp&#233;rientiel et travail social, les deux font la paire</title>
		<link>https://www.lien-social.com/accueil-de-jour-o-Savoir-experientiel-et-travail-social-les-deux-font-la-paire</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/accueil-de-jour-o-Savoir-experientiel-et-travail-social-les-deux-font-la-paire</guid>
		<dc:date>2023-10-11T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Addiction</dc:subject>
		<dc:subject>1347</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'intervention de travailleurs pairs aux c&#244;t&#233;s des travailleurs sociaux apporte une plus-value pour les usagers et l'&#233;quipe. Rencontre avec Marin Camus, travailleur pair chez Aurore, sur la pr&#233;vention des addictions. &lt;br class='autobr' /&gt; Sur le boulevard Magenta &#224; Paris, pr&#232;s de la gare de l'Est, le service Itin&#233;rances propose un accueil de jour pour un public en errance de 18 &#224; 30 ans, &#171; majoritairement des jeunes d'Afrique de l'Ouest, sans papiers, sans ressources et sans domicile, pr&#233;cise Aur&#233;lie Drevet, l'une des (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Fabrique-du-social" rel="directory"&gt;Fabrique du social&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Addiction" rel="tag"&gt;Addiction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1347-" rel="tag"&gt;1347&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'intervention de travailleurs pairs aux c&#244;t&#233;s des travailleurs sociaux apporte une plus-value pour les usagers et l'&#233;quipe. Rencontre avec Marin Camus, travailleur pair chez Aurore, sur la pr&#233;vention des addictions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_7397 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH201/capture_d_e_cran_2023-10-07_a_08.55.28-7ae5c.png?1697061658' width='500' height='201' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
Sur le boulevard Magenta &#224; Paris, pr&#232;s de la gare de l'Est, le service Itin&#233;rances propose un accueil de jour pour un public en errance de 18 &#224; 30 ans, &lt;i&gt;&#171; majoritairement des jeunes d'Afrique de l'Ouest, sans papiers, sans ressources et sans domicile,&lt;/i&gt; pr&#233;cise Aur&#233;lie Drevet, l'une des trois &#233;ducatrices sp&#233;cialis&#233;es de l'&#233;quipe. &lt;i&gt;Ici ils peuvent se poser, prendre une douche, un caf&#233;, laver du linge et b&#233;n&#233;ficier d'un suivi social. &#187;&lt;/i&gt; Ils peuvent aussi, un apr&#232;s-midi par semaine, rencontrer deux pair-aidants salari&#233;s de l'association Aurore. &lt;i&gt;&#171; Avec mon coll&#232;gue Soumani Soumare, on intervient sur les questions d'addictions, de sant&#233; mentale et de parcours migratoire &#187;&lt;/i&gt;, explique Marin Camus. Ce 20 septembre, la s&#233;ance de &#171; reprise de contact &#187; apr&#232;s la tr&#234;ve estivale consiste &#224; &#233;changer des nouvelles pendant une heure et demi. L'occasion d'aborder des sujets plus ou moins sensibles. &lt;i&gt;&#171; L'un d'eux m'a demand&#233; des contacts pour faire de la boxe. Un autre m'a parl&#233; de son hospitalisation en psychiatrie et des s&#233;ances d'hypnose, car je suis pass&#233; par l&#224; moi aussi. &#187;&lt;/i&gt;
&#192; 27 ans, Marin Camus a connu la consommation de drogues entre 13 et 23 ans. Ce parcours l'a conduit &#224; &#234;tre intern&#233; en psychiatrie avec un diagnostic de psychose li&#233;e aux psychotropes. Puis pendant quatorze mois, il a int&#233;gr&#233; la Communaut&#233; th&#233;rapeutique d'Aubervilliers, dont le fonctionnement repose sur la pair-aidance. &lt;i&gt;&#171; L&#224;-bas, j'&#233;tais d&#233;j&#224; dans l'entraide, puis j'ai continu&#233; dans un autre lieu de vie, donc j'avais une pratique b&#233;n&#233;vole de pair-aidant &#187;&lt;/i&gt;, explique-t-il. Une fois sorti de sa d&#233;pendance, Marin a repris des &#233;tudes, pass&#233; un &#233;quivalent du Bac, s'est form&#233; &#224; la boxe, a fait du b&#233;n&#233;volat dans une structure de soins en addictologie et effectu&#233; un service civique.
En mai 2022, Aurore lui propose d'int&#233;grer son projet &#171; pr&#233;vention des addictions et pair-aidance &#187; (1) et le forme &#224; cette pratique. &lt;i&gt;&#171; En quatre jours, on les fait r&#233;fl&#233;chir sur la fonction de pair-aidant et l'utilisation de leur savoir exp&#233;rientiel. On leur donne des bases th&#233;oriques sur le m&#233;canisme d'addiction, des outils d'animation de groupe et on les aide &#224; construire quelques s&#233;ances de pr&#233;vention aupr&#232;s d'un public jeune &#187;&lt;/i&gt;, explique Lilian Fr&#233;tign&#233;, coordinateur du projet, lui-m&#234;me ancien consommateur de drogues devenu moniteur-&#233;ducateur et certifi&#233; &#171; patient-expert &#187;.
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Identification positive&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis pr&#232;s d'un an, l'&#233;quipe du service Itin&#233;rances s'enrichit donc de la sp&#233;cificit&#233; des interventions des pair-aidants. &lt;i&gt;&#171; On connaissait le principe et on a pens&#233; qu'il y avait un besoin &#187;&lt;/i&gt;, rapporte Aur&#233;lie Drevet. G&#233;n&#233;ralement, l'intervention du bin&#244;me commence dans la salle d'accueil puis la discussion se poursuit dans une salle de r&#233;union. &lt;i&gt;&#171; Nous n'y sommes pas pr&#233;sents pour que les &#233;changes soient plus libres &#187;&lt;/i&gt;, ajoute l'&#233;ducatrice. D'autres fois, comme aujourd'hui, le bin&#244;me reste dans la salle d'accueil pour cr&#233;er du lien avec les nouveaux usagers.&lt;br class='autobr' /&gt;
Leur mission consiste &#224; &#233;tablir un lien de confiance, offrir un espace de parole aux usagers et &#224; favoriser le dialogue avec les autres professionnels. &lt;i&gt;&#171; Ils se pr&#233;sentent aux jeunes en tant qu'ex-consommateur, en tant qu'exil&#233;, ils partagent leur propre histoire, c'est une autre fa&#231;on d'entrer en lien &#187;&lt;/i&gt;, ajoute Camille Toadec, &#233;ducatrice. L'exp&#233;rience commune g&#233;n&#232;re une identification avec les pair-aidants, figures positives avec un travail reconnu au sein d'une &#233;quipe de professionnels. &lt;i&gt;&#171; C'est encore plus vrai avec mon coll&#232;gue Soumani : ils le per&#231;oivent tout de suite comme un des leurs, car c'est un exil&#233; comme eux, et le fait qu'il ait pu s'en sortir leur donne espoir &#187;&lt;/i&gt;, rapporte Marin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au fil des interventions, le bin&#244;me propose des d&#233;bats, du th&#233;&#226;tre d'improvisation, Soumani anime des s&#233;ances photo, Marin leur montre des rudiments de boxe. &lt;i&gt;&#171; Notre savoir exp&#233;rientiel nous apporte une connaissance fine des ressentis, nous permet de reconna&#238;tre certains signaux, d'anticiper certaines r&#233;actions&lt;/i&gt;, explique Marin. &lt;i&gt;Au d&#233;but, ils nous ont pos&#233; des questions sur la consommation de drogue, ont &#233;voqu&#233; leur propre exp&#233;rience, deux d'entre eux nous ont dit qu'ils &#233;taient d&#233;pendants. Ils savent qu'il n'y a pas de jugement, pas d'enjeu. On d&#233;-stigmatise l'addiction en expliquant qu'il s'agit d'une maladie, qu'il faut se faire aider et on les encourage &#224; en parler aux travailleurs sociaux. &#187;&lt;/i&gt; Le passage de relais fonctionne : un jeune qui avait une injonction de soins a ainsi pu demander de l'aide aux &#233;ducatrices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Passer le relais aux &#233;ducateurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pair-aidants lib&#232;rent aussi la parole sur la sant&#233; mentale. La plupart des usagers vont tr&#232;s mal mais ne le montrent pas, par pudeur ou par crainte de cons&#233;quences sur leur r&#233;gularisation. &lt;i&gt;&#171; Pour eux, nos s&#233;ances sont une rare occasion de partager leur v&#233;cu, leur parcours d'exil, les violences, la survie dans la rue. Ensuite ils osent davantage parler aux travailleurs sociaux de ce qu'ils vivent, au lieu de dire que tout va bien. Et quand j'&#233;voque mon s&#233;jour en psychiatrie, &#231;a contribue aussi &#224; changer les repr&#233;sentations. &#187;&lt;/i&gt; L'&#233;quipe d'Itin&#233;rances appr&#233;cie la coop&#233;ration, compl&#233;mentaire, avec ce nouveau profil de travailleurs sociaux. &lt;i&gt;&#171; Ils abordent plein de sujets, les jeunes leur confient des choses qu'ils ne nous ont jamais racont&#233;es&lt;/i&gt;, remarque Camille Troadec. &lt;i&gt;Ils nous disent que &#231;a leur fait du bien et en tant qu'&#233;ducateurs, cela nous permet de reprendre ces sujets et d'aller plus loin dans l'accompagnement. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En plus d'Itin&#233;rances, Marin est intervenu en mission locale aupr&#232;s d'un public en Contrat engagement jeune, dans des foyers pour mineurs &#233;trangers non accompagn&#233;s, aupr&#232;s de mineurs d&#233;crocheurs des &#171; Promos 16-18 &#187; de l'Afpa. Ses interventions sont rod&#233;es. &lt;i&gt;&#171; D'abord on instaure la confiance et le dialogue par des jeux &#8220;brise glace&#8221;. Ensuite on travaille sur les &#233;motions, notamment la peur, on les fait t&#233;moigner, se questionner, on fait le lien avec la consommation de produits. Et dans un troisi&#232;me temps, on travaille sur l'affirmation de soi : la confiance en soi, savoir dire non face au groupe de pairs, etc. Il faut que &#231;a soit ludique et interactif : la boxe et les impros de th&#233;&#226;tre constituent de bons outils &#187;&lt;/i&gt;. Le pair-aidant continue &#224; se professionnaliser gr&#226;ce aux s&#233;ances mensuelles d'analyse de pratique et ne compte pas s'arr&#234;ter l&#224;. Il songe &#224; devenir &#171; m&#233;diateur de sant&#233; pair &#187; ou &#224; se former &#224; la &#171; psychoboxe &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;(1) Projet soutenu par l'ARS Ile-de-France, qui vise &#224; pr&#233;venir les addictions chez les jeunes accueillis en institution et &#224; favoriser l'insertion professionnelle par la pair-aidance.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt; Susie Longbottom, d&#233;l&#233;gu&#233;e m&#233;tier &#171; pair-aidance &#187; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ma mission est de d&#233;velopper la pair-aidance au sein d'Aurore. Une quinzaine d'&#233;tablissements ont int&#233;gr&#233; des travailleurs pairs dans leurs effectifs, notamment en addictologie, en centre d'h&#233;bergement et dans les &#233;quipes de maraudes. Quand le travailleur pair est int&#233;gr&#233; &#224; l'&#233;quipe, il faut que ses missions soient claires et bien d&#233;finies, sinon il risque de glisser vers une fonction de travailleur social. Il faut savoir bien utiliser ses comp&#233;tences, son savoir exp&#233;rientiel et l'accompagner dans sa mission. J'interviens en appui pour associer les &#233;quipes &#224; cette r&#233;flexion et faciliter l'int&#233;gration. La culture de la pair-aidance est bien d&#233;velopp&#233;e dans le champ de la sant&#233; ou de l'addictologie, elle l'est beaucoup moins dans celui de l'h&#233;bergement ou de la veille sociale. Les freins sont l'absence de dipl&#244;me et de statut de pair-aidant, qui engendre des probl&#232;mes de grille salariale et de reconnaissance par les coll&#232;gues. Mais quand &#231;a fonctionne bien, c'est un vrai atout pour les &#233;quipes. &#187; &lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Contact : s.longbottom@aurore.asso.fr ou l.fretigne@aurore.asso.fr&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Travail social et visibilit&#233; : comment sortir de l'ombre ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Travail-social-et-visibilite-comment-sortir-de-l-ombre</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Travail-social-et-visibilite-comment-sortir-de-l-ombre</guid>
		<dc:date>2023-10-11T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Recherche</dc:subject>
		<dc:subject>1347</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il y a un constat r&#233;current &#224; nos professions : le manque de visibilit&#233;. Nous souffrons de ce manque de reconnaissance sociale et politique et nous peinons &#224; sortir de l'ombre quand il serait grand temps de mettre en lumi&#232;re notre utilit&#233; sociale. &lt;br class='autobr' /&gt; Par St&#233;phane Rullac, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; et professeur en innovation sociale &#224; la Haute &#201;cole de Travail Social et de sant&#233; de Lausanne (HETSL/HES-SO). &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour sortir de l'ombre, nous devons prendre conscience d'y &#234;tre plong&#233;s depuis le d&#233;but. Le Travail social (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Paroles-de-me%CC%81tiers" rel="directory"&gt;Paroles de me&#769;tiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Recherche" rel="tag"&gt;Recherche&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1347-" rel="tag"&gt;1347&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il y a un constat r&#233;current &#224; nos professions : le manque de visibilit&#233;. Nous souffrons de ce manque de reconnaissance sociale et politique et nous peinons &#224; sortir de l'ombre quand il serait grand temps de mettre en lumi&#232;re notre utilit&#233; sociale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_7407 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L150xH146/photo_s_rullac_paroles_de_-26752.png?1697061658' width='150' height='146' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par St&#233;phane Rullac, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; et professeur en innovation sociale &#224; la Haute &#201;cole de Travail Social et de sant&#233; de Lausanne (HETSL/HES-SO).&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour sortir de l'ombre, nous devons prendre conscience d'y &#234;tre plong&#233;s depuis le d&#233;but. Le Travail social s'est historiquement cach&#233; pour vivre heureux, dans un entre soi confortable, compos&#233; d'autor&#233;f&#233;rences, partag&#233;es par ses membres r&#233;unis autour d'une pratique transmise par initiation. La manne de l'&#201;tat providence assurait notre train de vie et l'id&#233;ologie progressiste du 20e si&#232;cle assurait la rel&#232;ve des effectifs. H&#233;las, les caisses se vident aujourd'hui pour l'assistance, au profit de la r&#233;pression, et la norme du profit personnel rejette celle du partage solidaire. Le Travail social n'est plus dans l'air du temps du d&#233;but du 21e si&#232;cle. &#192; l'heure du n&#233;olib&#233;ralisme triomphant, les valeurs port&#233;es par ce champ professionnel ne parlent plus &#224; la jeunesse, comme le d&#233;montrent la faible attractivit&#233; du m&#233;tier et la difficult&#233; alarmante des &#233;coles &#224; &lt;span class='spip_document_7398 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L350xH466/capture_d_e_cran_2023-10-07_a_09.02.38-c73ee.png?1697061658' width='350' height='466' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; remplir leurs effectifs. Si rien ne change, le Travail social va passer de l'ombre au n&#233;ant. Il est temps de modifier notre rapport &#224; la soci&#233;t&#233;, au m&#233;tier et &#224; nous-m&#234;mes, pour survivre tout simplement. Si nous continuons ainsi, le m&#233;tier sera repris par le priv&#233; lucratif, comme l'a &#233;t&#233; le secteur des personnes &#226;g&#233;es, avec le r&#233;sultat que nous connaissons. &lt;br class='autobr' /&gt;
La fin du 20e si&#232;cle a connu une r&#233;volution de l'expertise en cr&#233;ant des disciplines universitaires pour soutenir des m&#233;tiers complexes, telles que les Sciences de l'&#233;ducation. Cette reconnaissance soutient le m&#233;tier concern&#233; par des r&#233;f&#233;rences construites scientifiquement et permet d'int&#233;grer le cercle ferm&#233; de l'Expertise, avec des professionnels form&#233;s selon le triptyque Licence/Master/Doctorat. Le Travail social au nom de sa culture de l'ombre n'a pas pris ce virage. Nous ne pouvons pas aujourd'hui revendiquer notre place &#224; la table des experts sociaux, qui participent &#224; r&#233;soudre les maux de la civilisation. Pire, nous restons dans la roue des autres Expertises qui pensent pour nous notre propre pratique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sortir de l'ombre, et ne pas tomber dans le n&#233;ant qui nous menace n&#233;cessite une r&#233;volution culturelle de la connaissance de notre champ professionnel. Si le d&#233;bat a fait rage &#224; ce sujet, le sujet semble enfin clos, devant le p&#233;ril imminent : l'Union Nationale des Acteurs de Formation et de Recherche en Intervention Sociale (UNAFORIS), qui repr&#233;sente une centaine d'&#201;coles de Formation de Travail Social (EFTS), vient de voter pour soutenir la cr&#233;ation d'une discipline Travail social ; la Chaire du Travail social au CNAM a organis&#233; en juin 2023 un colloque international pour soutenir une telle question ; le Haut Conseil du Travail Social (HCTS) pr&#233;pare un Livre blanc qui int&#232;gre cette perspective dans ses r&#233;flexions. La cr&#233;ation de cette discipline est aujourd'hui la bonne strat&#233;gie pour que le Travail social revendique sa &#171; science &#187; de la soci&#233;t&#233; et des accompagnements des personnes en difficult&#233;. Pourtant, l&#224; encore, le risque d'an&#233;antissement est proche, si les EFTS ne sont pas urgemment r&#233;form&#233;es pour int&#233;grer le champ acad&#233;mique, afin de participer pleinement &#224; la vie de la nouvelle discipline qui est avant tout la leur. Pour respecter notre outil de formation autonome, ces &#233;coles doivent devenir des Hautes &#201;coles dans un processus d'acad&#233;misation, comme le pratique depuis 20 ans la Suisse. Une universitarisation serait au contraire une dissolution de notre expertise, de notre reconnaissance et de notre existence. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout compte fait, le Travail social vit certainement un tournant majeur de son histoire, pour sa survie, qui passe par la mise en lumi&#232;re de son Expertise dans le champ acad&#233;mique et donc soci&#233;tal.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt; &lt;span class='spip_document_7408 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L200xH200/photo_max_dauphin_paroles_de-e71d7.png?1697061658' width='200' height='200' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Maxime Dauphin, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; et et doctorant en sciences de l'&#233;ducation.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;meutes urbaines du mois de juin 2023 ont fait &#233;merger le d&#233;litement de l'action &#233;tatique, r&#233;duit &#224; une fabrique de discours s&#233;curitaires et impuissante face &#224; un embrasement g&#233;n&#233;ralis&#233; &#224; tout le pays dans &#171; &lt;i&gt; des quartiers qui, rappelons-le, on ne parlait plus du tout avant ces &#233;meutes malgr&#233; les difficult&#233;s qui perdurent. &#187;&lt;/i&gt; (1)&lt;br class='autobr' /&gt;
La violence a vis&#233; tout particuli&#232;rement des lieux symboliques de l'&#201;tat social (m&#233;diath&#232;ques, CAF, centres sociaux, centres m&#233;dico-sociaux pour enfants autistes&#8230;), qui, selon le sociologue Renaud Epstein, dans un entretien accord&#233; &#224; M&#233;diapart (2) , s'explique par la rel&#233;gation de la politique de la ville &lt;i&gt;&#171; qui a domin&#233; l'espace politique et m&#233;diatique des ann&#233;es 1980 &#224; 2010 &#187;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&#171; a aujourd'hui disparu du d&#233;bat public. &#187;&lt;/i&gt; (3) , en atteste l'abandon du plan Borloo en 2018. &#192; la place &#233;merge la fabrique d'un discours s&#233;curitaire, construisant l'id&#233;e que les policiers seraient les urgentistes de la soci&#233;t&#233;, tout en ajoutant le couplet de la responsabilit&#233; parentale face aux mineurs &#233;meutiers. Dans l'euphorie du d&#233;bat politique, une alternative au tout s&#233;curitaire esquissait le portrait de l'invisible &lt;i&gt;&#171; qui recolle toujours les morceaux &#187;&lt;/i&gt; (4) : le r&#244;le du travail social dans la pr&#233;vention des risques sociaux et d'insertion des jeunes en voie de d&#233;saffiliation sociale. Seulement, la relative invisibilit&#233; du d&#233;bat est quelque part le miroir de la reconnaissance sociale d'un secteur tout entier, et quelque part sert &#224; la fabrique de discours antagonistes, exacerbant les tensions sociales comme &#224; Fr&#233;jus, o&#249; le Maire a amput&#233; des aides sociales et en particulier aux associations relevant du champ social. Le Forum R&#233;publicain, une association de citoyens, cr&#233;&#233;e au lendemain de l'&#233;lection du maire, questionne : &lt;i&gt;&#171; le fait que ces quartiers soient habit&#233;s par les populations les plus fragiles, le plus souvent d'origine &#233;trang&#232;re, ne fait qu'augmenter l'indiff&#233;rence dans laquelle la ville traite la question des centres sociaux &#187;&lt;/i&gt; (5).&lt;br class='autobr' /&gt;
L'exemple de Fr&#233;jus explique un tournant ultras&#233;curitaire par l'instrumentalisation discursive (la recherche du bouc &#233;missaire) des effets de l'impuissance en termes de politique de la ville, &#224; savoir la ghetto&#239;sation d'un quartier. Loin d'y rem&#233;dier, la dichotomie se renforce par l'h&#233;g&#233;monie du discours s&#233;curitaire, qui a pour principal effet d'amplifier le ph&#233;nom&#232;ne d'invisibilit&#233; des travailleurs sociaux (voire d'entrainer son absence par la fermeture d'un centre social). Pourtant, dans les quartiers, les missions de l'&#233;ducateur de pr&#233;vention ne se d&#233;finissent pas par opposition &#224; celle d'un policier, mais dans une mission bien sp&#233;cifique de m&#233;diation et de lien social, dans une soci&#233;t&#233; &#339;uvrant &#224; l'int&#233;gration et au vivre ensemble. De ce fait, sa visibilit&#233; se d&#233;voile dans une fabrique de discours &#233;mancipateurs du sujet inscrit dans un territoire dans sa complexit&#233;, c'est-&#224;-dire d&#233;pendant d'un interventionnisme &#233;tatique en mati&#232;re de coh&#233;sion sociale, mais aussi d'urbanisme, de transport et scolaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
La question est la suivante : comme Sisyphe remontant inlassablement son rocher (6), le travailleur social recolle d&#233;sesp&#233;r&#233;ment les m&#234;mes morceaux, ne serait-ce pas le temps de l'&#233;couter davantage ?&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt; (1) &lt;i&gt;Violences urbaines : entre col&#232;re, rupture du lien et manque de consid&#233;ration&lt;/i&gt; | Didier Dubasque : &lt;a href=&#034;https://bit.ly/3ETgdRu&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://bit.ly/3ETgdRu&lt;/a&gt; (2) &lt;i&gt;&#171; La politique de la ville a disparu de l'espace public &#187;&lt;/i&gt; | Mediapart &lt;a href=&#034;https://bit.ly/3ETsgOy&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://bit.ly/3ETsgOy&lt;/a&gt; (3) Didier Dubasque (2023), op cit. (4) Ibid. (5) Berteloot T. (2023) &lt;i&gt;&#192; Fr&#233;jus, les quartiers populaires log&#233;s &#224; la mauvaise enseigne&lt;/i&gt;, Lib&#233;ration, 13105, le mercredi 16 ao&#251;t 2023, p. 4
(6) &lt;i&gt;Sa&#252;l Karsz, le travail social, le n&#233;olib&#233;ralisme, la perte de sens et la &#171; chute de l'humain &#187;&lt;/i&gt; | Didier Dubasque
&lt;a href=&#034;https://bit.ly/46uXqHS&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://bit.ly/46uXqHS&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De l'ombre &#224; la lumi&#232;re </title>
		<link>https://www.lien-social.com/De-l-ombre-a-la-lumiere</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/De-l-ombre-a-la-lumiere</guid>
		<dc:date>2023-10-11T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Travail social</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;seaux sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>1347</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une fois n'est pas coutume, les mati&#232;res &#224; pens&#233;es rejoignent nos paroles de m&#233;tiers, dans une r&#233;flexion coh&#233;rente : comment sortir de l'ombre et se rendre visible ? Rester dans la discr&#233;tion ou bien &#234;tre sous le feu des projecteurs, lorsque cela est bien fait ? &lt;br class='autobr' /&gt; Par Virginie Rouchouse, assistante de service social, formatrice d'adultes et cr&#233;atrice du compte Instagram ParlonsSocial. &lt;br class='autobr' /&gt;
La visibilit&#233; : &#171; Qualit&#233; de ce qui est visible, perceptible facilement &#187; (1) ou &#171; Caract&#232;re de ce qui est perceptible (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Matie%CC%80re-a%CC%80-pense%CC%81es" rel="directory"&gt;Matie&#768;re a&#768; pense&#769;es&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Travail-social-186" rel="tag"&gt;Travail social&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Reseaux-sociaux" rel="tag"&gt;R&#233;seaux sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1347-" rel="tag"&gt;1347&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une fois n'est pas coutume, les mati&#232;res &#224; pens&#233;es rejoignent nos paroles de m&#233;tiers, dans une r&#233;flexion coh&#233;rente : comment sortir de l'ombre et se rendre visible ? Rester dans la discr&#233;tion ou bien &#234;tre sous le feu des projecteurs, lorsque cela est bien fait ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_7409 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L150xH150/photo_map_1347_v_rouchousse-cb550.png?1697061658' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Par Virginie Rouchouse, assistante de service social, formatrice d'adultes et cr&#233;atrice du compte Instagram ParlonsSocial.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;La visibilit&#233; : &lt;i&gt;&#171; Qualit&#233; de ce qui est visible, perceptible facilement &#187;&lt;/i&gt; (1) ou &lt;i&gt;&#171; Caract&#232;re de ce qui est perceptible par la vue, sensible &#224; l'&#339;il humain &#187;&lt;/i&gt; (2).&lt;br class='autobr' /&gt;
Le travail social est-il visible ? Perceptible facilement ? Vu par l'&#339;il humain ? Quand je lis ces d&#233;finitions de la visibilit&#233;, je rencontre des difficult&#233;s &#224; attribuer leurs caract&#233;ristiques au travail social&#8230; Difficilement saisissable, quantifiable, identifiable par un citoyen lambda n'ayant jamais pouss&#233; la porte d'un service socio-&#233;ducatif. Cette difficult&#233; d'identification de ce qui fait le travail social se poursuit parfois m&#234;me aupr&#232;s de ceux qui acc&#232;dent &#224; ces accompagnements&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Finalement, le propre du travail social ne serait-il pas plut&#244;t d'&#234;tre invisible ? Cette caract&#233;ristique insaisissable serait elle-m&#234;me ce qui en fait l'essence ? Sous le sceau des obligations de secret, de discr&#233;tion, de confidentialit&#233;, l'option choisie par le travail social semble plut&#244;t tendre vers l'invisibilit&#233;. Les devoirs d&#233;ontologiques de secret concernant l'accompagnement du public, de discr&#233;tion concernant le fonctionnement de nos institutions&#8230; semblent caract&#233;riser tous les aspects du travail social. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce contexte, comment faire (mieux) conna&#238;tre du grand public nos m&#233;tiers, leur importance, leur r&#233;alit&#233; ? Notre discr&#233;tion ne joue-t-elle pas contre nous ? N'emp&#234;cherait-elle pas l'&#233;volution des repr&#233;sentations de nos m&#233;tiers ? N'ent&#233;rine-t-elle pas les images d&#233;su&#232;tes, caricaturales v&#233;hicul&#233;es par certains m&#233;dias ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entre caricatures et invisibilit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail social manque cruellement de visibilit&#233;. Et lorsqu'il est visible &#224; grande &#233;chelle, il est plut&#244;t montr&#233; du doigt, voir caricatur&#233;, comme dans les reportages sur les violences au sein des &#233;tablissements de placement de l'Aide Sociale &#224; l'Enfance (et pas de la DDASS), ou soulign&#233; comme absent lors de drames &lt;i&gt;&#171; mais que font les services sociaux ? &#187;&lt;/i&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tous ces stigmates se rassemblent autour d'une repr&#233;sentation n&#233;gative du m&#233;tier, de ses missions, de son public et de ses professionnels. Ces images ne v&#233;hiculent pas la r&#233;alit&#233; complexe du travail social dans ses diff&#233;rentes facettes : autant dans ses difficult&#233;s, limites, que ses apports, victoires.&lt;br class='autobr' /&gt;
Concernant la visibilit&#233; du travail social, un des m&#233;dias &#224; saisir est celui des fictions : films, t&#233;l&#233;films, s&#233;ries t&#233;l&#233;vis&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Prenons l'exemple de l'assistante sociale dans la majorit&#233; des fictions. Son intervention est souvent sous fond d'un ton de gravit&#233;, lorsqu'elle arrive ou que tout est mis en &#339;uvre pour qu'elle ne soit pas contact&#233;e. Elle est aussi r&#233;guli&#232;rement repr&#233;sent&#233;e par des st&#233;r&#233;otypes visuels (lunettes, tailleur, chignon, dossier). Sa mission est resserr&#233;e autour du placement des enfants, m&#234;me pas celles de la protection de l'enfance en globalit&#233;. La protection de l'enfance se r&#233;sume donc ici &#224; la mesure de placement, qu'elle semble d'ailleurs souvent d&#233;cider seule.&lt;br class='autobr' /&gt;
En dehors de ces personnages caricatur&#233;s, nous pouvons principalement parler d'invisibilit&#233; du travail social dans les fictions. Cette invisibilit&#233; est particuli&#232;rement incompr&#233;hensible lorsqu'elles se d&#233;roulent dans des &lt;span class='spip_document_7399 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L370xH239/capture_d_e_cran_2023-10-07_a_09.08.03-8cd23.png?1697061658' width='370' height='239' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; institutions o&#249; les services sociaux sont en r&#233;alit&#233; pr&#233;sents comme le milieu hospitalier et le milieu scolaire. Les assistantes sociales sont effac&#233;es par des internes en m&#233;decine, infirmi&#232;res, professeurs, conseillers principaux d'&#233;ducation (CPE) ; qui vont au-del&#224; de leurs missions pour englober celles du travail social. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cela est n&#233;gatif pour l'image de tous les m&#233;tiers : une infirmi&#232;re qui fait une m&#233;diation familiale, un m&#233;decin qui prot&#232;ge sous son aile un enfant, un professeur qui prend en charge un parent perdu&#8230; Cela vient donner dans l'imaginaire collectif des missions suppl&#233;mentaires &#224; ces m&#233;tiers, d&#233;j&#224; en tension et efface &#233;videmment aux yeux du grand public l'existence du travail social.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette absence alimente un climat de d&#233;nonciation d'un travail social mal fait, incomp&#233;tent, optionnel, inexistant, inutile.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cet effacement de nos m&#233;tiers est-il d&#251; &#224; une m&#233;connaissance de nos m&#233;tiers par les sc&#233;naristes, producteurs, r&#233;alisateurs ; ou &#224; un d&#233;ni de la n&#233;cessit&#233; de nos r&#244;les dans la soci&#233;t&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Visibilit&#233; et attractivit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense que ce manque de repr&#233;sentation, de visibilit&#233; de nos m&#233;tiers du travail social affecte l'attractivit&#233; de notre secteur. Postes vacants, formations avec des promotions incompl&#232;tes, fins de carri&#232;re pr&#233;matur&#233;es : comment s'identifier &#224; un m&#233;tier invisible ou caricatur&#233; ? Il est temps d'agir pour cr&#233;er de nouvelles vocations, motivations &#224; rejoindre les rangs du travail social et &#224; y rester&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
De mon regard, cela passe par une mobilisation pour une visibilit&#233; du travail social qui soit juste, actualis&#233;e, r&#233;aliste, plus positive de nos m&#233;tiers, missions, publics.&lt;br class='autobr' /&gt;
Qui peut porter cette visibilit&#233;, parler du travail social ? Qui de mieux que les travailleurs sociaux pour porter cette visibilit&#233; ? Personne. Nous sommes les experts de nos m&#233;tiers, nous sommes plus que l&#233;gitimes pour en parler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les r&#233;seaux sociaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Travail social, visibilit&#233;, r&#233;seaux sociaux : ces mots peuvent sembler difficiles &#224; faire cohabiter, et pourtant !&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est en pensant &#224; ce manque de visibilit&#233; et d'attractivit&#233; de nos m&#233;tiers que j'ai cr&#233;&#233; un compte Instagram : ParlonsSocial. Le travail social notamment avec les &#233;ducateurs (ES et EJE) se fait une petite place sur les r&#233;seaux sociaux, par l'information, l'humour, le partage. Les assistantes sociales y sont plus rares, ce qui a renforc&#233; ma motivation dans ce projet. L'usage des r&#233;seaux sociaux par le travail social est critiqu&#233; par certains. Pour ma part, j'y vois un m&#233;dia, un canal de communication de notre &#233;poque que nous ne pouvons plus ignorer dans la soci&#233;t&#233; actuelle de l'image et du num&#233;rique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je cr&#233;e &#224; ma mani&#232;re une communaut&#233; de travail social. Mon d&#233;fi pour ce compte est tout d'abord de nous rendre visibles, mieux connus, moins antipathiques, de d&#233;construire les repr&#233;sentations, images dat&#233;es, n&#233;gatives... En publiant des contenus travaill&#233;s, je participe aussi &#224; d&#233;construire notre image. Je d&#233;montre que c'est un m&#233;tier certes humain, mais pas inn&#233; : avec ses comp&#233;tences, postures, au c&#339;ur de la professionnalit&#233; des travailleurs sociaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mon but est aussi de nourrir la motivation des professionnels et &#233;tudiants. J'y partage ainsi mon exp&#233;rience, mes astuces, questionnements et axes de r&#233;flexion sur nos pratiques. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je ne r&#233;sous pas les difficult&#233;s de fond du travail social, mais je pose une pierre &#224; l'&#233;difice de la visibilit&#233; de nos m&#233;tiers.&lt;br class='autobr' /&gt;
La visibilit&#233; est une arme dans l'attractivit&#233; pour nos m&#233;tiers : qui a envie de faire un travail ennuyeux, compliqu&#233;, empreint de souffrance, de violence ? Je ne dis pas que cela ne fait pas partie de nos m&#233;tiers, mais ils ne se r&#233;duisent pas qu'&#224; cela ! La crise sanitaire li&#233;e &#224; la COVID a permis une visibilit&#233; du caract&#232;re essentiel de nos m&#233;tiers, aux c&#244;t&#233;s notamment de ceux de la sant&#233;, l'alimentaire, la s&#233;curit&#233;... En &#233;tant d&#233;sign&#233;s comme en premi&#232;re ligne, l'opinion publique a eu une opportunit&#233; de nous visualiser comme centraux au quotidien d'individus, contribuant au soin &#224; notre mani&#232;re. C'est cette image de m&#233;tiers essentiels que nous avons &#224; nourrir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Participons &#224; v&#233;hiculer une image plus positive, actuelle, r&#233;elle du travail social en s'engageant chacun pour la visibilit&#233; de nos m&#233;tiers, &#224; petite et plus grande &#233;chelle, sur les r&#233;seaux et ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1) Larousse (2) Le Robert&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pr&#233;vention &#8226; Les Sentinelles, vigies du malaise agricole</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Prevention-o-Les-Sentinelles-vigies-du-malaise-agricole</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Prevention-o-Les-Sentinelles-vigies-du-malaise-agricole</guid>
		<dc:date>2023-10-11T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Suicide</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1347</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis 2019, la Mutualit&#233; sociale agricole de Franche-Comt&#233; d&#233;ploie le r&#233;seau Sentinelles sur son territoire. Ce dispositif forme des professionnels du milieu agricole &#224; la d&#233;tection des signes de d&#233;tresse chez les agriculteurs, en pr&#233;vention des suicides. Une session d'analyse de la pratique, pour d&#233;briefer des situations rencontr&#233;es et ajuster ce qui doit l'&#234;tre, cl&#244;t la formation. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur le tableau blanc accroch&#233; au mur, s'affiche une liste de comportements plus ou moins inqui&#233;tants. Tous peuvent (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Suicide" rel="tag"&gt;Suicide&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Precarite" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1347-" rel="tag"&gt;1347&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis 2019, la Mutualit&#233; sociale agricole de Franche-Comt&#233; d&#233;ploie le r&#233;seau Sentinelles sur son territoire. Ce dispositif forme des professionnels du milieu agricole &#224; la d&#233;tection des signes de d&#233;tresse chez les agriculteurs, en pr&#233;vention des suicides. Une session d'analyse de la pratique, pour d&#233;briefer des situations rencontr&#233;es et ajuster ce qui doit l'&#234;tre, cl&#244;t la formation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sur le tableau blanc accroch&#233; au mur, s'affiche une liste de comportements plus ou moins inqui&#233;tants. Tous peuvent sugg&#233;rer qu'une personne a des pens&#233;es suicidaires, voire pourrait passer &#224; l'acte. &lt;i&gt;&#171; &#8220;J'ai pens&#233; &#224; une solution, mais je ne veux pas en parler&#8221;, &#8220;bient&#244;t vous n'aurez plus &#224; entendre parler de moi&#8221;. Rappelez-vous : ces propos &#233;lusifs ou allusifs sont des signaux inqui&#233;tants &#224; prendre en consid&#233;ration &#187;&lt;/i&gt;, explique Am&#233;lie Pointurier, psychiatre. Des drapeaux jaunes, rouges et noirs indiquent pour chaque item la gradation des craintes &#224; avoir. &lt;i&gt;&#171; L'&#233;vocation d'un sc&#233;nario, c'est un drapeau noir : tr&#232;s inqui&#233;tant. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La psychiatre, qui exerce &#224; l'h&#244;pital de jour La Velotte &#224; Besan&#231;on, administre cette piq&#251;re de rappel aux huit participants de la formation Sentinelles, r&#233;unis ce mardi 12 septembre dans une salle r&#233;serv&#233;e pour l'occasion dans les locaux de la Chambre de commerce et d'industrie Sa&#244;ne-Doubs, &#224; Besan&#231;on. Sentinelles ? Ce dispositif national de la Mutualit&#233; sociale agricole (MSA), d&#233;clin&#233; &#224; l'&#233;chelon local par chaque caisse, fait partie des actions de pr&#233;vention du mal-&#234;tre dans le monde agricole. Son objectif est de former les professionnels qui fr&#233;quentent au quotidien des agriculteurs &#224; la d&#233;tection des signes de d&#233;pression et de d&#233;tresse. L'enjeu est de pr&#233;venir les suicides en orientant les exploitants en difficult&#233; vers les dispositifs d'&#233;coute et de soutien existants.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_7402 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH203/capture_d_e_cran_2023-10-07_a_09.40.04-df756.png?1697061658' width='500' height='203' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;i&gt;&#171; La personne ne veut pas mourir, elle veut que la souffrance s'arr&#234;te. Elle a perdu espoir que sa situation change et le suicide est la seule solution qu'elle entrevoit encore, comme au bout d'un entonnoir &#187;&lt;/i&gt;, ont pu rappeler les intervenantes - &#169; Thomas S&#233;vignon
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Retour d'exp&#233;rience&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Six femmes et deux hommes composent ce groupe, toutes et tous volontaires. Ils travaillent &#224; la MSA Franche-Comt&#233;, &#224; la chambre d'agriculture locale, &#224; la direction d&#233;partementale des territoires de la pr&#233;fecture du Doubs, au Cr&#233;dit Agricole ou en tant qu'agricultrice. Cette journ&#233;e, la derni&#232;re de cette formation dont le programme s'&#233;tale sur trois jours, a lieu plusieurs semaines apr&#232;s les deux premi&#232;res s&#233;ances, qui se sont tenues au printemps. &lt;i&gt;&#171; Au mois d'avril, vous avez appris &#224; rep&#233;rer les situations &#224; risque, &#224; communiquer avec une personne vuln&#233;rable et les dispositifs de soutien existants. Ce matin, le but est que chacun puisse faire un retour d'exp&#233;rience, pour d&#233;briefer et que cela profite &#224; tout le monde &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cisent en introduction &#201;lo&#239;se Bouveresse et Oc&#233;ane Monney, les deux assistantes de service social de la MSA Franche-Comt&#233; qui organisent et participent &#224; la formation.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la mani&#232;re d'une s&#233;ance d'analyse de la pratique, dans une atmosph&#232;re d'&#233;coute et sans jugement, chacun des huit participants parle des situations v&#233;cues ces derni&#232;res semaines et de ses interrogations. Isabelle, conseill&#232;re Point Passerelle au sein du Cr&#233;dit Agricole, dispositif mis en place par cette banque pour aider les personnes fragilis&#233;es &#224; la suite d'un al&#233;a de la vie, notamment des agriculteurs, relate une rencontre qui l'a interpell&#233;e : &lt;i&gt;&#171; Une personne que je recevais en entretien m'a dit, &#224; propos de sa situation, &#8220;il faut que &#231;a s'arr&#234;te&#8221;. Je lui ai demand&#233; si elle entendait par l&#224; le suicide. Heureusement, elle m'a r&#233;pondu que non, qu'elle voulait dire &#8220;j'en ai marre, je veux tout vendre&#8221;. J'&#233;tais soulag&#233;e &#187;&lt;/i&gt;. Mary-Lise Perrard, psychologue clinicienne &#224; Besan&#231;on et co-animatrice de cette matin&#233;e de formation, rebondit sur cette anecdote : &lt;i&gt;&#171; C'est bien d'avoir pos&#233; clairement la question du suicide. &#199;a permet de dissiper le doute et s'il s'av&#232;re qu'il n'y a pas de risque suicidaire, vous pouvez avancer sur le reste de votre entretien &#187;&lt;/i&gt;. Et de s'exclamer : &lt;i&gt;&#171; On dort plus sereinement le soir ensuite &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lever les tabous autour du suicide&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Am&#233;lie Pointurier et Mary-Lise Perrard saisissent cet exemple pour revenir sur l'une des notions essentielles de la formation : face &#224; une personne en mal-&#234;tre, il ne faut pas craindre de poser la question des pens&#233;es suicidaires. &lt;i&gt;&#171; Il y a beaucoup d'id&#233;es re&#231;ues autour du suicide, notamment se dire que poser la question pourrait donner envie de passer &#224; l'acte. C'est absolument faux &#187;&lt;/i&gt;, affirme la psychiatre. &lt;i&gt;&#171; En parler ne va pas casser le lien. Poser la question est en fait une marque d'attention, cela ouvre un espace pour exprimer une souffrance. Ne pas aborder le sujet peut au contraire renforcer le sentiment de d&#233;valorisation et de solitude de la personne &#187;&lt;/i&gt;, appuie la psychologue.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est en effet un des r&#244;les - et une des qualit&#233;s - des sentinelles : &#234;tre vigilant et se pr&#233;occuper de l'autre. Reconna&#238;tre les &#233;motions, inviter &#224; l'expression, sans jugement ni culpabilisation. Mais entre avoir conscience de cette n&#233;cessit&#233; et oser l'appliquer lors d'un entretien, il y a un pas. Des craintes demeurent : &lt;i&gt;&#171; Ce n'est pas facile &#224; aborder, cela reste un sujet tabou, j'aurai l'impression d'&#234;tre intrusive &#187;&lt;/i&gt;, partage ainsi une autre Isabelle qui travaille, elle, au service recouvrement de la MSA Franche-Comt&#233;. Mary-Lise Perrard &#233;tablit un parall&#232;le avec les gestes de premiers secours : &lt;i&gt;&#171; Si une personne devant vous fait une chute ou un malaise, vous allez vous arr&#234;ter, l'aider et alerter les secours. C'est la m&#234;me chose avec les pens&#233;es suicidaires : si vous entendez ou d&#233;tectez quelque chose qui vous alerte, il faut vous arr&#234;ter, en parler puis orienter vers les dispositifs pr&#233;vus &#224; cet effet. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'orientation est une des autres fonctions des sentinelles. Apr&#232;s avoir rep&#233;r&#233; des signes de mal-&#234;tre chez un agriculteur, il faut pouvoir l'aiguiller vers les professionnels susceptibles de l'aider. Car difficile de parler des pens&#233;es suicidaires si l'on ne sait pas, ensuite, quoi conseiller. Les deux premiers jours de formation ont justement permis d'aborder cela.&lt;i&gt; &#171; Oui, &#231;a m'est d&#233;j&#224; arriv&#233; de rencontrer un agriculteur chez qui je percevais un mal-&#234;tre et de me sentir d&#233;muni, ne pas savoir quoi lui dire. Aujourd'hui, avec les m&#233;canismes identifi&#233;s lors de la formation, je peux expliquer aux personnes que des professionnels sont l&#224; pour leur venir en aide, les orienter vers Agri'&#233;coute, le 3114, etc. &#187;&lt;/i&gt;, rapporte ainsi Zakaria, agent de contr&#244;le &#224; la MSA Franche-Comt&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces formations financ&#233;es par la MSA Franche-Comt&#233; et l'Agence r&#233;gionale de sant&#233; Bourgogne-Franche-Comt&#233;, existent sur ce territoire depuis 2019. Elles ont permis de tisser un r&#233;seau de plus de cent quarante sentinelles r&#233;parties dans les d&#233;partements du Doubs, du Jura, de la Haute-Sa&#244;ne et du territoire de Belfort. Mais ces vigies de terrain, attentives aux signaux de d&#233;tresse chez autrui, doivent aussi prendre soin d'elles-m&#234;mes. C'est l'autre message martel&#233; avec force par les deux travailleuses sociales et les deux intervenantes : &lt;i&gt;&#171; Une sentinelle est l&#224; pour rep&#233;rer et orienter, pas pour traiter. Et attention aux histoires qui peuvent r&#233;sonner trop fortement avec votre parcours personnel. Prendre soin des autres, ce n'est pas souffrir avec eux &#187;&lt;/i&gt;, insiste Am&#233;lie Pointurier. Face &#224; des r&#233;cits qui peuvent &#234;tre &#233;prouvants, il faut aussi parfois savoir passer la main.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Accompagnement social des agriculteurs &#8226; Le mal-&#234;tre est-il dans le pr&#233; ? </title>
		<link>https://www.lien-social.com/Accompagnement-social-des-agriculteurs-o-Le-mal-etre-est-il-dans-le-pre-11244</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Accompagnement-social-des-agriculteurs-o-Le-mal-etre-est-il-dans-le-pre-11244</guid>
		<dc:date>2023-10-11T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Suicide</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1347</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En France, les agriculteurs constituent l'une des cat&#233;gories socioprofessionnelles les plus touch&#233;es par le suicide. Des dispositifs sont d&#233;ploy&#233;s pour accompagner les exploitants et salari&#233;s dans leurs difficult&#233;s, pour rep&#233;rer les situations de d&#233;tresse et de mal-&#234;tre avant l'irr&#233;parable. &lt;br class='autobr' /&gt;
En d&#233;cembre 2022, d'apr&#232;s des chiffres de la MSA, 11 140 exploitants agricoles et 16 030 salari&#233;s agricoles touchent le RSA, 39 040 exploitants et 113 220 salari&#233;s agricoles, la prime d'activit&#233; - &#169; CCO - Public domain (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Suicide" rel="tag"&gt;Suicide&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Precarite" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1347-" rel="tag"&gt;1347&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En France, les agriculteurs constituent l'une des cat&#233;gories socioprofessionnelles les plus touch&#233;es par le suicide. Des dispositifs sont d&#233;ploy&#233;s pour accompagner les exploitants et salari&#233;s dans leurs difficult&#233;s, pour rep&#233;rer les situations de d&#233;tresse et de mal-&#234;tre avant l'irr&#233;parable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_7400 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH412/capture_d_e_cran_2023-10-07_a_09.16.03-2bc13.png?1697061657' width='500' height='412' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;cembre 2022, d'apr&#232;s des chiffres de la MSA, 11 140 exploitants agricoles et 16 030 salari&#233;s agricoles touchent le RSA, 39 040 exploitants et 113 220 salari&#233;s agricoles, la prime d'activit&#233; - &#169; CCO - Public domain pictures&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
Deux millions d'entr&#233;es au cin&#233;ma, une projection &#224; l'Assembl&#233;e nationale, une autre &#224; l'&#201;lys&#233;e&#8230; En 2019, la sortie au cin&#233;ma d'&lt;i&gt;Au nom de la terre,&lt;/i&gt; d'&#201;douard Bergeon, rencontre un v&#233;ritable succ&#232;s. Rarement un film sur l'agriculture n'aura eu autant d'&#233;cho. Implacable, il &#233;voque le cas d'un agriculteur qui, accul&#233; par les difficult&#233;s, sombre dans la d&#233;pression et finit par se suicider. Un r&#233;cit d'autant plus poignant qu'il est autobiographique, le r&#233;alisateur retra&#231;ant le destin de son p&#232;re, paysan poitevin ayant mis fin &#224; ses jours en 1999. &#192; sa mesure, ce long-m&#233;trage a lev&#233; le voile sur ce ph&#233;nom&#232;ne longtemps pass&#233; sous silence dans le milieu agricole et au-del&#224; : en France, la campagne n'est plus un havre de paix, des agriculteurs souffrent de leur travail et s'&#244;tent la vie &#224; cause de lui chaque ann&#233;e.
Plusieurs &#233;tudes ont document&#233; cette situation. Dans une analyse publi&#233;e en 2016, Sant&#233; publique France, l'agence nationale de sant&#233; publique, a ainsi mesur&#233; une surmortalit&#233; par suicide chez les agriculteurs exploitants de l'ordre de 20 % par rapport &#224; la population g&#233;n&#233;rale sur l'ann&#233;e 2010, particuli&#232;rement marqu&#233;e pour les hommes de 45 &#224; 54 ans et dans le secteur de l'&#233;levage bovin laitier (1). Cette m&#234;me &#233;tude relevait 253 suicides parmi les agriculteurs et 43 parmi les agricultrices sur les ann&#233;es&#8239;2010 et&#8239;2011, soit &#224; peu pr&#232;s un suicide tous les deux jours. De son c&#244;t&#233;, la Caisse centrale de la mutualit&#233; sociale agricole a &#233;tabli qu'en 2020, les assur&#233;s du r&#233;gime agricole ont un risque de mortalit&#233; par suicide sup&#233;rieur de 30,9 % &#224; celui des assur&#233;s de tous les r&#233;gimes de protection sociale confondus (2).
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un malaise, des causes multiples&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce malaise paysan ne date pas d'hier. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'agriculture hexagonale s'est industrialis&#233;e et mondialis&#233;e sous l'impulsion des pouvoirs publics. Cette hausse des rendements et de la productivit&#233;, cette ouverture &#224; la concurrence, si elle a permis de mieux nourrir les Fran&#231;aises et les Fran&#231;ais, a aussi eu pour cons&#233;quence d'augmenter les pressions sur les exploitants et salari&#233;s agricoles. Et pour certains, elle a cr&#233;&#233; des situations de mal-&#234;tre intenables, dont le suicide marque le paroxysme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ind&#233;niablement, si nombre d'agriculteurs vivent bien de leur m&#233;tier, d'autres n'y parviennent pas du tout : pr&#232;s d'un m&#233;nage agricole sur cinq vit sous le seuil de pauvret&#233;, note l'Insee (3). Faute de revenus suffisants, plusieurs milliers d'agriculteurs touchent le RSA ou la prime d'activit&#233;. Nombreux sont aussi ceux &#224; s'&#234;tre surendett&#233;s, dans une course toxique &#224; l'agrandissement. Et ce n'est certainement pas gr&#226;ce &#224; leur retraite qu'ils vont rembourser leurs dettes. D'apr&#232;s des chiffres fournis par la mutualit&#233; sociale agricole (MSA) sur l'ann&#233;e 2023, le montant mensuel moyen per&#231;u &#224; la retraite par un chef d'exploitation ayant eu une carri&#232;re compl&#232;te s'&#233;l&#232;ve &#224; 1 079&#8239;euros et pour les salari&#233;s agricoles &#224; 1 202&#8239;euros. Ces difficult&#233;s financi&#232;res, dans leur ensemble, &lt;i&gt;&#171; nourrissent, sans doute, en partie, un sentiment d'&#233;chec ainsi qu'une perte de sens dans leur travail &#187;&lt;/i&gt;, s'alarme d'ailleurs un rapport s&#233;natorial sur le sujet, remis en mars 2021 (4).&lt;br class='autobr' /&gt;
D'autres param&#232;tres entrent en jeu, tels que l'usure physique, l'isolement social et le c&#233;libat, ou les critiques soci&#233;tales sur l'agriculture, mal v&#233;cues dans les campagnes. &#201;galement point&#233;e du doigt, la difficile conciliation entre la vie professionnelle et la vie familiale, &#224; cause des horaires &#224; rallonge, de la difficult&#233; &#224; partir en vacances, et de la confusion entre le lieu d'habitation et le lieu de travail. La transmission familiale des fermes, de g&#233;n&#233;ration en g&#233;n&#233;ration, peut &#233;galement agir comme un fardeau : &lt;i&gt;&#171; cela p&#232;se lourd sur le moral en cas de difficult&#233; sur l'exploitation &#187;&lt;/i&gt;, convient Marie-Andr&#233;e Besson, &#233;leveuse &#224; la retraite et pr&#233;sidente de Solidarit&#233; Paysans, association sp&#233;cialis&#233;e dans l'aide et l'accompagnement des agriculteurs en difficult&#233; (voir encadr&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'enjeu de la d&#233;tection&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, c'est la MSA qui g&#232;re la protection sociale des exploitants et salari&#233;s agricoles. &lt;i&gt;&#171; Notre particularit&#233; est d'&#234;tre un &#8220;guichet unique&#8221;, c'est-&#224;-dire que nous couvrons tous les &#226;ges de la vie de nos ressortissants &#187;&lt;/i&gt;, explique Rodolphe Dumoulin, son directeur du d&#233;veloppement sanitaire et social. Famille, sant&#233;, maladie, accident du travail, retraite : pour les agriculteurs actifs ou retrait&#233;s, salari&#233;s ou exploitants, tout se passe &#224; la MSA. Y compris le paiement des cotisations sociales, car le r&#233;gime agricole en assure le recouvrement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis 2011, la MSA est charg&#233;e par le minist&#232;re de l'agriculture de mettre en &#339;uvre des plans de pr&#233;vention du mal-&#234;tre et du suicide dans le milieu agricole. Un r&#244;le r&#233;affirm&#233; r&#233;cemment par le gouvernement &#224; travers sa &#171; feuille de route de pr&#233;vention du mal-&#234;tre et d'accompagnement des agriculteurs en difficult&#233; &#187;, pr&#233;sent&#233;e en novembre 2021 et qui entend juguler cette surmortalit&#233;. Des dispositifs nationaux ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s, &#224; l'instar d'Agri'&#233;coute d&#232;s 2014, num&#233;ro d'appel gratuit et accessible 24h/24 et 7j/7 qui permet &#224; tout adh&#233;rent du r&#233;gime agricole en d&#233;tresse psychologique de parler &#224; un psychologue clinicien (5). Et dans les territoires, chacune des trente-cinq caisses locales de la MSA d&#233;ploie &#233;galement &#224; travers son service d'action sociale une vari&#233;t&#233; d'actions sur le sujet.&lt;br class='autobr' /&gt;
La pr&#233;vention constitue l'un des principaux axes d'intervention, avec l'objectif de d&#233;tecter le plus en amont possible les situations difficiles. Troubles d&#233;pressifs, troubles du sommeil, anxi&#233;t&#233;, &#233;puisement, etc., &lt;i&gt;&#171; la notion de mal-&#234;tre d&#233;passe largement la probl&#233;matique du suicide &#187;&lt;/i&gt;, rappelle Rodolphe Dumoulin. Les suicides n'en sont que la cons&#233;quence la plus extr&#234;me. Il poursuit : &lt;i&gt;&#171; agir en pr&#233;vention, c'est &#233;viter que les gens ne tombent dans une situation tellement d&#233;grad&#233;e que le risque suicidaire apparaisse &#187;.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est la mission confi&#233;e aux Sentinelles, un r&#233;seau anim&#233; localement par chaque caisse MSA. Dans une logique d' &#8220;aller-vers&#8221;, ces b&#233;n&#233;voles et professionnels volontaires, qui c&#244;toient au quotidien des agriculteurs, sont sp&#233;cifiquement form&#233;s &#224; rep&#233;rer les personnes en d&#233;tresse psychologique et &#224; les orienter vers les dispositifs d'&#233;coute ad&#233;quats (&lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Prevention-o-Les-Sentinelles-vigies-du-malaise-agricole&#034;&gt;voir reportage&lt;/a&gt;). Lever le tabou autour du mal-&#234;tre et du suicide est essentiel. &lt;i&gt;&#171; &#201;voquer ses difficult&#233;s, ce n'est pas facile dans le milieu agricole. Donc fonctionner avec des pairs sur le territoire qui peuvent assurer le premier contact, c'est indispensable &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne Elsa Rosnet, assistante de service social (ASS) et responsable du p&#244;le travail social - action sanitaire et sociale &#224; la MSA Alpes du Nord, qui couvre les d&#233;partements de l'Is&#232;re, de la Savoie et de la Haute-Savoie.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_7401 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH296/capture_d_e_cran_2023-10-07_a_09.16.36-b9854.png?1697061657' width='500' height='296' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Les dispositifs de la MSA peuvent buter sur un probl&#232;me : de nombreux agriculteurs en difficult&#233; n'osent pas se tourner vers l'organisme, qui reste identifi&#233; comme le cr&#233;ancier r&#233;clamant les cotisations - &#169; Pixabay - Stein Aarsland&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;strong&gt;Un accompagnement polyvalent&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;Autre enjeu fondamental : adapter l'accompagnement social aux r&#233;alit&#233;s du monde agricole. Face aux difficult&#233;s multifactorielles rencontr&#233;es par les agriculteurs, face aussi &#224; l'intrication entre leur vie professionnelle et leur vie familiale, une approche polyvalente est n&#233;cessaire. Le dispositif R&#233;agir, port&#233; par les chambres d'agriculture et les caisses MSA, pr&#233;voit &#224; ce titre un accompagnement global, c'est-&#224;-dire technique, financier et social. &lt;i&gt;&#171; Nous nous d&#233;pla&#231;ons en bin&#244;me sur les exploitations fragilis&#233;es avec des conseillers d'entreprise de la chambre d'agriculture. Ils vont s'occuper du diagnostic technico-&#233;conomique de l'exploitation et l'assistante de service social s'occupera de tout le volet social, regardera les impacts que la sit&lt;/i&gt;uation peut avoir sur le moral, sur la vie de couple, le budget priv&#233;, etc. &#187;, expose Elsa Rosnet.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sa coll&#232;gue Val&#233;rie Bellemin, ASS au sein de la MSA Alpes du Nord, qui intervient sur le territoire du Gr&#233;sivaudan, entre Grenoble et Valence, applaudit : &lt;i&gt;&#171; C'est indispensable car nos interventions se compl&#232;tent. Sinon, il y aurait un manque dans l'accompagnement &#187;&lt;/i&gt;. Ce qui n'est pas pour autant sans poser certaines questions, souligne Elsa Rosnet : &#171; &lt;i&gt;&#8239;Les travailleurs sociaux ont d&#251; apprendre &#224; travailler avec ces conseillers de la chambre d'agriculture. &#199;a n'a pas &#233;t&#233; facile de se dire qu'on allait se rendre en rendez-vous avec un agronome. Cela leur a demand&#233; de se conna&#238;tre, conna&#238;tre leurs m&#233;tiers respectifs, d'expliquer le secret professionnel, etc. C'est un travail toujours en cours &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'aide au r&#233;pit occupe aussi une place importante dans les soutiens propos&#233;s aux exploitants agricoles, particuli&#232;rement sujets &#224; l'&#233;puisement professionnel. &lt;i&gt;&#171; Ce qui se joue, c'est notamment la difficult&#233; de couper de son exploitation ne serait-ce qu'un week-end, la n&#233;cessit&#233; d'&#234;tre pr&#233;sent tout le temps dans certaines activit&#233;s agricoles, surtout pour les &#233;leveurs &#187;&lt;/i&gt;, constate &#201;lodie Lecointre, ASS et responsable des travailleurs sociaux au sein de la MSA Ain-Rh&#244;ne. Alors cette MSA, &#224; l'instar de beaucoup d'autres, propose des prestations d'aide au remplacement pour les personnes &#224; risque de burnout : &lt;i&gt;&#171; Un remplacement de 14 jours, renouvelable une fois, peut &#234;tre financ&#233;. Et apr&#232;s une &#233;valuation sociale, une aide pour un projet ponctuel de r&#233;pit, type d&#233;part en vacances ou acc&#232;s aux loisirs, peut aussi &#234;tre vers&#233;e. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Et pour les agriculteurs qui s'interrogent sur leur avenir professionnel, voire envisagent une cessation d'activit&#233; &#224; cause des difficult&#233;s rencontr&#233;es, la MSA Ain-Rh&#244;ne s'est pench&#233;e sur la question de l'aide &#224; la d&#233;cision. Un atelier collectif sp&#233;cifique a &#233;t&#233; mis sur pied, explique &#201;lodie Lecointre : &lt;i&gt;&#171; Ces exploitants sont ancr&#233;s dans un fonctionnement depuis des ann&#233;es, ce n'est pas facile pour eux d'en changer. Ils peuvent rester bloqu&#233;s en se demandant comment s'y prendre. Ce dispositif est con&#231;u sous la forme de rencontres collectives successives avec d'autres exploitants agricoles et des intervenants professionnels. Entre pairs, ils peuvent se donner des conseils, se rendre compte aussi qu'ils ne sont pas seuls dans leur situation. &#187;&lt;/i&gt; Mais, remarque-t-elle, c'est un v&#233;ritable cheminement pour eux de solliciter de l'aide ou de s'ouvrir de leur situation devant les autres. La fiert&#233;, l'ind&#233;pendance, la culture du labeur et du secret font que, bien souvent, un agriculteur pr&#233;f&#233;rera taire ses difficult&#233;s. &lt;i&gt;&#171; C'est un public tr&#232;s r&#233;serv&#233; qui a peu l'habitude de demander de l'aide &#187;&lt;/i&gt;, partage sa cons&#339;ur Val&#233;rie Bellemin. Briser ce tabou reste donc un d&#233;fi, d'apr&#232;s &#201;lodie Lecointre : &lt;i&gt;&#171; Il faut travailler sur la banalisation de l'accompagnement. Ce n'est pas parce qu'on se fait accompagner qu'on est un mauvais agriculteur, il faut combattre cette vision. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1) &lt;i&gt;Surveillance de la mortalit&#233; par suicide des agriculteurs exploitants, situation 2010-2011 et &#233;volution 2007-2011&lt;/i&gt;.
(2) &lt;i&gt;Rapport charges et produits 2024&lt;/i&gt;, juillet 2023.
(3)&lt;i&gt; Le niveau de vie des m&#233;nages agricoles est plus faible dans les territoires d'&#233;levage&lt;/i&gt;, octobre 2021.
(4) &lt;i&gt;Suicides en agriculture : mieux pr&#233;venir, identifier et accompagner les situations de d&#233;tresse&lt;/i&gt;, rapport de Henri Cabanel et Fran&#231;oise Ferat.
(5) T&#233;l. : 09 69 39 29 19.&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt; Solidarit&#233; Paysans, l'aide entre pairs &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e en 1993 pour venir en aide aux agriculteurs en difficult&#233;, l'association Solidarit&#233; Paysans f&#233;d&#232;re aujourd'hui vingt-six associations locales. Toutes proposent un accompagnement gratuit et sans limite de dur&#233;e, toujours r&#233;alis&#233; par un salari&#233; de l'association et un bin&#244;me b&#233;n&#233;vole, lui-m&#234;me agriculteur actif ou retrait&#233;. Tous connaissent donc bien le milieu agricole : &lt;i&gt;&#171; c'est une question de cr&#233;dibilit&#233;, car c'est un monde avec des interlocuteurs sp&#233;cifiques, un vocabulaire sp&#233;cifique, etc. Et cela repr&#233;sente aussi un gain de temps &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;taille Isabelle Gr&#233;goire, conseill&#232;re en &#233;conomie sociale familiale de formation et salari&#233;e de Solidarit&#233; Paysans 44. &lt;i&gt;&#171; Nous allons les accompagner dans toutes leurs d&#233;marches, lors des audiences auxquelles ils doivent se rendre et que nous aurons pr&#233;par&#233;es en amont ensemble &#187;&lt;/i&gt;, poursuit-elle. Marie-Andr&#233;e Besson, &#233;leveuse &#224; la retraite et pr&#233;sidente de l'association, compl&#232;te : &lt;i&gt;&#171; L'id&#233;e est aussi d'accompagner les changements de pratiques pour aller vers plus d'autonomie dans leur m&#233;tier, pour changer les choses en profondeur &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entretien avec Fran&#231;ois-R&#233;gis Lenoir &#8226; Risques psycho-sociaux : prendre le mal &#224; ses multiples racines</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Entretien-avec-Francois-Regis-Lenoir-o-Risques-psycho-sociaux-prendre-le-mal-a-ses-multiples-racines</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Entretien-avec-Francois-Regis-Lenoir-o-Risques-psycho-sociaux-prendre-le-mal-a-ses-multiples-racines</guid>
		<dc:date>2023-10-11T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Suicide</dc:subject>
		<dc:subject>Psychologie</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>sant&#233; mentale</dc:subject>
		<dc:subject>1347</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Loin d'une vision idyllique, le m&#233;tier d'agriculteur est particuli&#232;rement soumis aux risques psychosociaux. Les causes ne sont pas seulement individuelles, il convient aussi de reconsid&#233;rer le syst&#232;me. &lt;br class='autobr' /&gt; Entretien avec Fran&#231;ois-R&#233;gis Lenoir, docteur en psychologie sociale, psychologue, dirigeant d'un cabinet d'expertise des risques psychosociaux, et agriculteur g&#233;rant d'une exploitation agricole dans les Ardennes. &lt;br class='autobr' /&gt; Comment expliquez-vous ce processus qui m&#232;ne au suicide ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a une accumulation de (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Suicide" rel="tag"&gt;Suicide&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Psychologie" rel="tag"&gt;Psychologie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Precarite" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/sante-mentale" rel="tag"&gt;sant&#233; mentale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1347-" rel="tag"&gt;1347&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Loin d'une vision idyllique, le m&#233;tier d'agriculteur est particuli&#232;rement soumis aux risques psychosociaux. Les causes ne sont pas seulement individuelles, il convient aussi de reconsid&#233;rer le syst&#232;me.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_7403 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L250xH372/capture_d_e_cran_2023-10-07_a_09.47.23-c1498.png?1697061657' width='250' height='372' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt; Entretien avec &lt;strong&gt;Fran&#231;ois-R&#233;gis Lenoir&lt;/strong&gt;, docteur en psychologie sociale, psychologue, dirigeant d'un cabinet d'expertise des risques psychosociaux, et agriculteur g&#233;rant d'une exploitation agricole dans les Ardennes.
&lt;HR&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;
Comment expliquez-vous ce processus qui m&#232;ne au suicide ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il y a une accumulation de probl&#232;mes, tous les facteurs de bien-&#234;tre vont &#234;tre d&#233;vast&#233;s les uns apr&#232;s les autres et la personne va se sentir dans une impasse. Chez chacun d'entre nous, quand les sph&#232;res de vie professionnelle, familiale, personnelle et sociale ne sont plus &#233;quilibr&#233;es, tout est fragilis&#233;. Dans le cas des agriculteurs, le travail prend &#233;norm&#233;ment de place dans leur vie. Il y a souvent une absence de fronti&#232;re entre la sph&#232;re professionnelle et le reste : le lieu de vie est situ&#233; au milieu de la ferme, la conjointe est issue d'une famille d'agriculteurs, etc. Si le travail explose, si le couple explose, c'est tout l'&#233;difice qui est &#233;branl&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Quels sont les principaux facteurs de risques psychosociaux dans l'agriculture ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un facteur de risque important est sous-estim&#233; : la qualit&#233; de la relation aux agriculteurs du voisinage. L'exploitant agricole qui ne s'entend pas avec ses voisins, par exemple s'il y a de la suspicion entre eux, p&#226;tit d'un environnement qui va peser sur sa sant&#233; mentale. Or la coh&#233;sion et le soutien social sont des clefs qui permettent de faire face aux difficult&#233;s du monde professionnel. Un autre facteur sp&#233;cifique, c'est le poids de l'h&#233;ritage : plus il y a de g&#233;n&#233;rations d'agriculteurs derri&#232;re lui, plus un agriculteur a de risque de vivre une situation de mal-&#234;tre. C'est la peur d'&#234;tre le &#8220;bon &#224; rien&#8221;&#8239;de l'histoire familiale, c'est aussi la difficult&#233; &#224; faire &#233;voluer l'exploitation h&#233;rit&#233;e, voire &#224; cesser l'activit&#233;. Il ne faut pas non plus oublier les facteurs d'incertitude li&#233;s &#224; la macro&#233;conomie (prix de vente sur les march&#233;s mondiaux, les politiques agricoles, etc.), au climat, aux maladies, aux contr&#244;les (sanitaires, PAC, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; travers cette liste, on voit que les causes ne sont pas seulement individuelles, mais aussi structurelles et syst&#233;miques.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A longtemps pr&#233;valu cette conception selon laquelle quand quelqu'un va mal, c'est uniquement de sa faute. Mais quand les taux de suicide chez les agriculteurs sont largement sup&#233;rieurs &#224; la moyenne nationale, nous ne sommes plus face &#224; un simple probl&#232;me individuel. C'est pour cela que lorsqu'on analyse un syst&#232;me, il faut le faire, en quelque sorte, du local au global. Il faut regarder comment une personne fonctionne avec son outil de travail, comment elle s'entend avec ses voisins exploitants, le territoire dans lequel elle vit et les services qu'elle y trouve ou pas, les variations des march&#233;s mondiaux, etc. Ce sont toutes ces diff&#233;rentes strates d'une vie qui vont affaiblir ou renforcer les ressources d'une personne pour lui permettre ou non de faire face &#224; une situation de stress.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les institutions font-elles assez ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Face aux agriculteurs, il y a d'&#233;normes blocs monolithiques : la MSA, les banques, les concessionnaires, etc. Tous fonctionnent de mani&#232;re bureaucratique et manquent de souplesse. &#192; la MSA, les travailleurs sociaux r&#233;alisent un travail remarquable mais au sein d'un syst&#232;me qui garde des modalit&#233;s tr&#232;s violentes par ailleurs. La temporalit&#233; des cr&#233;ances n'est, par exemple, pas adapt&#233;e &#224; la r&#233;alit&#233; du monde agricole aujourd'hui, elle n'est pas suffisamment souple. Quand vous &#234;tes agriculteur, vous pouvez vous retrouver avec une chute du cours du bl&#233;, un al&#233;a climatique, des &#233;v&#233;nements qui rel&#232;vent de ce syst&#232;me incertain qu'est l'agriculture moderne, cr&#233;&#233; &#224; la fois par les march&#233;s, des d&#233;cisions politiques et id&#233;ologiques et par les r&#233;alit&#233;s du m&#233;tier. Tous les partenaires de l'agriculteur doivent mieux prendre en compte cette incertitude.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
