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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Le cannabis et (pas) moi. L'essentiel pour m'informer et me prot&#233;ger </title>
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		<dc:subject>P&#233;dagogie</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;linquance</dc:subject>
		<dc:subject>addiction</dc:subject>
		<dc:subject>1339</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Un outil pour les &#233;ducateurs &lt;br class='autobr' /&gt;
Le livre se pr&#233;sente comme une petite revue d'une cinquantaine de pages, &#224; couverture cartonn&#233;e, tr&#232;s color&#233;e, pleine de dessins sympas et s'adresse plut&#244;t &#224; des jeunes de 11 &#224; 15 ans. Toutes les deux pages, il y a une affirmation de type &#171; Le cannabis, c'est de l'herbe, c'est naturel &#187; ou &#171; T'inqui&#232;te, je g&#232;re ma consommation &#187; ou &#171; Je n'ai qu'un peu de cannabis sur moi, je ne risque rien &#187;. Des affirmations que l'autrice s'emploie &#224; contredire par une explication simple et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Delinquance" rel="tag"&gt;D&#233;linquance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/addiction-1620" rel="tag"&gt;addiction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1339-" rel="tag"&gt;1339&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L110xH150/arton10960-3344a.jpg?1693503527' width='110' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un outil pour les &#233;ducateurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le livre se pr&#233;sente comme une petite revue d'une cinquantaine de pages, &#224; couverture cartonn&#233;e, tr&#232;s color&#233;e, pleine de dessins sympas et s'adresse plut&#244;t &#224; des jeunes de 11 &#224; 15 ans. Toutes les deux pages, il y a une affirmation de type &lt;i&gt;&#171; Le cannabis, c'est de l'herbe, c'est naturel &#187;&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;&#171; T'inqui&#232;te, je g&#232;re ma consommation &#187;&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;&#171; Je n'ai qu'un peu de cannabis sur moi, je ne risque rien &#187;&lt;/i&gt;. Des affirmations que l'autrice s'emploie &#224; contredire par une explication simple et juste. Elle est soutenue en cela par une parole m&#233;dicale &#171; L'avis de l'experte &#187;. Sont ainsi abord&#233;s les sujets de la provenance du cannabis, son trafic, son histoire, ses m&#233;langes, ses risques l&#233;gaux, ses dangers pour la sant&#233;, les l&#233;gislations dans d'autres pays et sa place au sein de drogues l&#233;gales ou ill&#233;gales. Le livre est &#233;minemment p&#233;dagogique, il se veut &#224; hauteur d'adolescent et en cela, je pense qu'il constitue un bon outil pour un parent ou pour un &#233;ducateur. En fin d'ouvrage, il y a une sorte de questionnaire qui ressemble un peu aux questions des livres de devoirs de vacances, un r&#233;sum&#233; pour ceux qui ne veulent pas lire l'ensemble, une table des mati&#232;res, plein d'adresses de r&#233;f&#233;rences livresques ou m&#233;diatiques et des id&#233;es de consultations sp&#233;cialis&#233;es. &#192; aucun moment de la lecture, on ne surprend les autrices en d&#233;faut de clart&#233; ou en hyper diabolisation du produit tant on sait que cette m&#233;thode est contreproductive. Comment ce livre peut-il toucher sa cible ? On peut l'imaginer tra&#238;ner dans la biblioth&#232;que d'un lyc&#233;e, dans un lieu d'accueil de jeunes, dans un gymnase, etc. Peut-&#234;tre qu'un ado va le feuilleter par hasard et se dire &lt;i&gt;&#171; Nom de nom ! Le cannabis, il ne passera pas par moi ! &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Peut-&#234;tre, mais permettez-moi d'en douter. Le cannabis est tellement r&#233;pandu en France (et pas seulement pour la jeunesse) qu'il est devenu malheureusement banal, chacun ayant dans son entourage proche, sa famille, parfois ses parents, des fumeurs qui ne sont ni d&#233;linquants, ni schizophr&#232;nes, ni irresponsables. Les messages de pr&#233;vention sont souvent vus comme tr&#232;s exag&#233;r&#233;s et &#233;mis par des gens qui ne consomment pas eux-m&#234;mes. Par ailleurs, dans cet ouvrage, comme souvent, le message de pr&#233;vention oscille entre les dangers pour la sant&#233;, les risques r&#233;els de sombrer dans une addiction pathog&#232;ne et sans cesse, comme si le message sanitaire &#233;tait insuffisant, le rappel de la loi, des risques judiciaires, ce qui &#224; mon avis plombe le sujet et brouille le message final. Il me parait &#233;vident que l'efficacit&#233; d'un tel ouvrage, tr&#232;s bien con&#231;u, repose sur l'accompagnement &#224; la lecture d'un adulte, d'un parent, d'un entra&#238;neur sportif, d'un prof. L'outil peut &#234;tre utilis&#233; par un &#233;ducateur comme support illustratif et r&#233;f&#233;rence lors d'une intervention dans une classe ou en entretien individuel. Sa parole sera alors confort&#233;e par le texte et l'avis de l'experte. Les sujets abord&#233;s sont suffisamment vastes pour que l'on puisse r&#233;pondre &#224; beaucoup de questions. Il est important par ailleurs que la police et la justice fassent de leur c&#244;t&#233; dans ces m&#234;mes classes, leur travail de pr&#233;vention concernant la consommation des drogues ill&#233;gales vis-&#224;-vis des risques encourus pour le consommateur et surtout le revendeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#201;tienne Liebig&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;L'autrice, Sophie Bordet-Petillon est journaliste, elle &#233;crit des livres documentaires destin&#233;s aux enfants et adolescents.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'experte, Dr H&#233;l&#232;ne Donnadieu-Rigole, est addictologue.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'illustratrice, Cl&#233;mence Lallemand enjolive le tout.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le livre est &#233;dit&#233; en partenariat avec la MILDECA (avec un joli logo du Gouvernement en quatri&#232;me de couverture).&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. Hyg&#233;e, 2022, (50 p., 13,90 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pauvret&#233; et strat&#233;gies de survie </title>
		<link>https://www.lien-social.com/Pauvrete-et-strategies-de-survie</link>
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		<dc:date>2023-05-08T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Aide sociale</dc:subject>
		<dc:subject>Pauvret&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Travail social</dc:subject>
		<dc:subject>Sociologie</dc:subject>
		<dc:subject>In&#233;galit&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>1339</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La pauvret&#233; : une construction sociale ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Si les pauvres ont toujours &#233;t&#233; d&#233;finis par les riches comme ceux qui n&#233;cessitent une aum&#244;ne, une aide et la charit&#233;, les historiens modernes ont replac&#233; les pauvres comme des acteurs de leur propre survie et singuli&#232;rement comme des acteurs &#233;conomiques et sociaux non n&#233;gligeables. La pauvret&#233; reste cependant un ph&#233;nom&#232;ne socialement construit qui d&#233;pend essentiellement des perceptions que chacun a de soi et la d&#233;finition de la pauvret&#233; varie d'un milieu &#224; un (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Travail-social-186" rel="tag"&gt;Travail social&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Sociologie" rel="tag"&gt;Sociologie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Inegalites" rel="tag"&gt;In&#233;galit&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1339-" rel="tag"&gt;1339&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L110xH150/arton10961-117c3.jpg?1693464261' width='110' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La pauvret&#233; : une construction sociale ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les pauvres ont toujours &#233;t&#233; d&#233;finis par les riches comme ceux qui n&#233;cessitent une aum&#244;ne, une aide et la charit&#233;, les historiens modernes ont replac&#233; les pauvres comme des acteurs de leur propre survie et singuli&#232;rement comme des acteurs &#233;conomiques et sociaux non n&#233;gligeables. La pauvret&#233; reste cependant un ph&#233;nom&#232;ne socialement construit qui d&#233;pend essentiellement des perceptions que chacun a de soi et la d&#233;finition de la pauvret&#233; varie d'un milieu &#224; un autre, d'un pays &#224; un autre. Quelles sont les strat&#233;gies de survie mises en place par les pauvres depuis toujours ? L'inscription dans des &#233;conomies parall&#232;les, des poly activit&#233;s adapt&#233;es &#224; des besoins changeants, les amis, la famille, etc. Le pauvre est aussi par d&#233;finition la premi&#232;re victime d'un syst&#232;me mis en place pour ceux qui poss&#232;dent et th&#233;saurisent. Le cr&#233;dit y est syst&#233;matique, l'usure aussi, l'exploitation de la force de travail &#233;galement. L'autrice rentre plus en d&#233;tail, &#224; partir de donn&#233;es statistiques, sur une sociologie plus pr&#233;cise de la pauvret&#233; en France et ailleurs. Les familles monoparentales restent les types de familles les plus pauvres. Individuellement, les profils sont extr&#234;mement vari&#233;s, car la pauvret&#233; s'accompagne souvent de carences en termes de capital culturel, capital social, capital relationnel. Si les gar&#231;ons historiquement sont plus pauvres que les filles entre 5 et 14 ans, la tendance s'inverse &#224; l'&#226;ge adulte, sans doute parce que l'acc&#232;s aux modes de survie pr&#233;caires est plus facile pour les hommes : petits boulots, r&#233;cup&#233;ration, r&#233;paration avant revente, etc. Ainsi la pauvret&#233; se r&#233;v&#232;le &#234;tre un syst&#232;me inclus dans notre syst&#232;me g&#233;n&#233;ral. Elle est engendr&#233;e par la richesse en miroir, il n'y a pas de pays riches qui n'ait &#171; ses pauvres &#187; comme il n'y avait pas de paroisses sans ses n&#233;cessiteux. L'autrice navigue g&#233;ographiquement pour nous montrer la permanence des moyens de survie d'un pays &#224; l'autre et historiquement pour d&#233;montrer que les modes d'existence des pauvres se sont modifi&#233;s, certes, mais dans une sorte de structure g&#233;n&#233;rale permanente. Le syst&#232;me social d'aide a pris la place de l'aum&#244;ne catholique, mais finalement, le bon pauvre reste celui qui r&#233;pond aux exigences morales, de soumission, de socialisation de celui qui lui donne. (&#192; ce titre, le travail social est questionn&#233;. Comment le travailleur social se positionne-t-il vis-&#224;-vis du pouvoir qui lui est donn&#233; par sa fonction d'aide, d'interm&#233;diaire avec les autorit&#233;s, d'accompagnement &#224; la recherche d'allocations, de logement, de travail ? Qu'exige-t-il, de r&#233;el ou symbolique, consciemment ou inconsciemment, en &#233;change de son travail ? Quelles transformations, quelle d&#233;culturation, quelle soumission de celui qu'il aide ?)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#201;tienne Liebig&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Laurence Fontaine est historienne sp&#233;cialiste des migrations temporaires et des cultures de l'&#233;conomie dans l'Europe moderne, elle analyse dans ce petit ouvrage indispensable l'histoire de la pauvret&#233;, son r&#244;le dans l'organisation des soci&#233;t&#233;s anciennes et modernes, elle montre aussi comment le pauvre est souvent maintenu traditionnellement hors du champ du travail le plus r&#233;mun&#233;rateur, mais aussi dans nos soci&#233;t&#233;s modernes, en dehors du champ culturel et social ou des r&#233;seaux sociaux. La pauvret&#233; apparait alors comme une construction sociale litt&#233;ralement induite par le fonctionnement m&#234;me de notre soci&#233;t&#233;, bien au-del&#224; du mon&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. Rue d'Ulm, 2 008 (70 p., 6 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cin&#233;ma &#8226; Boxe inclusive</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Cinema-o-Boxe-inclusive</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Cinema-o-Boxe-inclusive</guid>
		<dc:date>2023-05-08T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;ducateur sp&#233;cialis&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Sport</dc:subject>
		<dc:subject>1339</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La boxe est une chor&#233;graphie. La boxe est un exutoire. La boxe est politique. Dans la cit&#233; phoc&#233;enne, le collectif Massilia soutient les gr&#232;ves de travailleurs, se veut prol&#233;tarien, cr&#233;e des liens avec le Comit&#233; Ch&#244;meurs et Pr&#233;caires de la CGT, int&#232;gre des personnes sans-papiers, des femmes (club fran&#231;ais &#224; avoir le plus d'adh&#233;rentes dans cette cat&#233;gorie) et aussi des personnes transgenres. Initi&#233; il y a quelques ann&#233;es dans un centre social, y viennent s'entra&#238;ner &#8212; &#224; prix libre &#8212; des personnes de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Sport" rel="tag"&gt;Sport&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1339-" rel="tag"&gt;1339&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6886 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH282/lutte_photo_2-812f8.jpg?1693464265' width='500' height='282' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
La boxe est une chor&#233;graphie. La boxe est un exutoire. La boxe est politique. Dans la cit&#233; phoc&#233;enne, le collectif Massilia soutient les gr&#232;ves de travailleurs, se veut prol&#233;tarien, cr&#233;e des liens avec le Comit&#233; Ch&#244;meurs et Pr&#233;caires de la CGT, int&#232;gre des personnes sans-papiers, des femmes (club fran&#231;ais &#224; avoir le plus d'adh&#233;rentes dans cette cat&#233;gorie) et aussi des personnes transgenres. &lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_6885 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH282/lutte_photo_1-f6bab.jpg?1693464265' width='500' height='282' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;HR&gt;
Initi&#233; il y a quelques ann&#233;es dans un centre social, y viennent s'entra&#238;ner &#8212; &#224; prix libre &#8212; des personnes de tout &#226;ge. Un lieu leur sera offert ensuite &#224; la Bourse du Travail. Il est aujourd'hui install&#233; dans le quartier du Panier, et pratique aussi dans l'espace public, parcs, places et plages.
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_6887 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH282/lutte_photo_3-01bee.jpg?1693464265' width='500' height='282' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;HR&gt;
Ne plus baisser la t&#234;te, toujours regarder l'autre&#8230; &lt;i&gt;&#171; Je me sens en s&#233;curit&#233; sur un ring, plus que dans la soci&#233;t&#233;, o&#249; tu ne peux pas rendre coup pour coup &#187;&lt;/i&gt; observe un participant, qui a vite compris ce que la boxe pouvait lui apporter en termes d'autod&#233;fense. Soutien aux habitants, toujours : le 26&#8239;juin 2021, une exhibition avait &#233;t&#233; organis&#233;e en soutien aux habitants d'un foyer Adoma, menac&#233;s d'expulsion sans relogement par leur bailleur.
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_6888 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH282/lutte_photo_4-e890a.jpg?1693464265' width='500' height='282' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;Les corps sortent du cadre, y rentrent, toujours en mouvement. Constamment proches de la cam&#233;ra, les boxeuses et les boxeurs occupent l'espace, valoris&#233;s par le public, qui lui se trouve au second plan. Le spectateur, lui aussi, est pris entre l'aust&#233;rit&#233; de certains d&#233;cors et la chaleur des corps en lutte. Le combat se d&#233;roule sur les rings, mais aussi en-dehors : &lt;i&gt;&#171; l'histoire ouvri&#232;re de la ville rencontre celle des boxeurs et des boxeuses &#187;&lt;/i&gt; souligne le r&#233;alisateur. &#201;ducateur sp&#233;cialis&#233; de formation, il a travaill&#233; aussi dans une &#233;quipe juridique d'acc&#232;s au droit &#224; Calais aupr&#232;s des personnes exil&#233;es. On ne s'&#233;tonnera pas que sa prise de vue soit aussi sensible.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt; &lt;span class='spip_document_6884 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L200xH282/lutte_affiche-87582.jpg?1693464265' width='200' height='282' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;La lutte est une fin &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un documentaire de Arthur Thomas-Pavlowsky | 28 min. | Grand Prix au 45&#232;me festival international du court-m&#233;trage de Clermont-Ferrand |&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contacts &lt;/strong&gt; : Marie-Anne Campos macampos@grec-info.com ou &lt;br class='autobr' /&gt;
arthurthomas@wanadoo.fr&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://boxemassilia.blogspot.com&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://boxemassilia.blogspot.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cin&#233;ma &#8226; Papa o&#249; t'es ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Cinema-o-Papa-ou-t-es</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Cinema-o-Papa-ou-t-es</guid>
		<dc:date>2023-05-08T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Placement familial</dc:subject>
		<dc:subject>Parentalit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Fratrie</dc:subject>
		<dc:subject>1339</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Rosemay, 16 ans, vit en famille d'accueil et ne rejoint ses parents biologiques que pour les vacances. Alors qu'elle rentre chez elle, son p&#232;re n'est pas l&#224; pour l'accueillir comme pr&#233;vu devant la gare. Au fil des jours, il ne r&#233;appara&#238;t pas. Malgr&#233; ses demandes insistantes aupr&#232;s de sa m&#232;re, impossible de savoir ce qu'il lui est arriv&#233;. La jeune fille d&#233;cide de suivre son intuition et de mener l'enqu&#234;te. Librement inspir&#233; de faits r&#233;els, le film de Christine Dory tourne autour de la qu&#234;te de Rosemay, ado (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Parentalite" rel="tag"&gt;Parentalit&#233;&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Fratrie" rel="tag"&gt;Fratrie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1339-" rel="tag"&gt;1339&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6889 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L200xH272/o_o_1339_la_fille_d_albino_rodrigue_affiche-a684d.jpg?1693464214' width='200' height='272' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Rosemay, 16 ans, vit en famille d'accueil et ne rejoint ses parents biologiques que pour les vacances. Alors qu'elle rentre chez elle, son p&#232;re n'est pas l&#224; pour l'accueillir comme pr&#233;vu devant la gare. Au fil des jours, il ne r&#233;appara&#238;t pas. Malgr&#233; ses demandes insistantes aupr&#232;s de sa m&#232;re, impossible de savoir ce qu'il lui est arriv&#233;. La jeune fille d&#233;cide de suivre son intuition et de mener l'enqu&#234;te.&lt;br class='autobr' /&gt;
Librement inspir&#233; de faits r&#233;els, le film de Christine Dory tourne autour de la qu&#234;te de Rosemay, ado taiseuse mais tenace qui va tout mettre en &#339;uvre pour lever le voile sur le myst&#232;re de la disparition de son p&#232;re. Face &#224; une m&#232;re menteuse pathologique et manipulatrice, Rosemay ne renonce pas. D&#233;termin&#233;e, la jeune fille remue ciel et terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fur et &#224; mesure de l'avanc&#233;e du film, on per&#231;oit le r&#244;le jou&#233; par la famille d'accueil, interpr&#233;t&#233;e avec beaucoup de justesse par Samir Guesmi et Romane Bohringer. Comment ils ont contribu&#233; &#224; aider Rosemay &#224; s'extraire du milieu toxique dans lequel elle a &#233;volu&#233; enfant. La jeune fille est dyslexique, ne sait pas faire la diff&#233;rence entre le vrai et le faux, le bien et le mal, mais une intuition la pousse dans sa qu&#234;te de v&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_6890 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH271/o_o_1339_la_fille_d_albino_rodrigue-97417.jpg?1693464214' width='500' height='271' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;Faisant penser au cin&#233;ma naturaliste d'un Maurice Pialat &#8211; on pense d'ailleurs &#224; la Sandrine Bonnaire but&#233;e mais lumineuse des d&#233;buts en voyant Galat&#233;a Bellugi &#8211; &lt;i&gt;La fille d'Albino Rodrigue&lt;/i&gt; poss&#232;de un charme &#233;trange entre road movie policier et huis-clos intimiste. Les rapports entre fr&#232;re et s&#339;ur sont bien analys&#233;s y compris ce que veut dire &#171; faire famille &#187;. L'un des tr&#232;s beaux moments du film a lieu lorsque l'autre petite fille vivant dans la famille d'accueil demande &#224; Rosemay si son fr&#232;re est aussi le sien. Au final, une vraie famille, n'est-ce pas celle comme le dit la r&#233;alisatrice &lt;i&gt;&#171; qu'on arrive &#224; faire tenir debout, m&#234;me avec une logique bancale, pourvu qu'on ait la tendresse, l'amour &#187;&lt;/i&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;La fille d'Albino Rodrigue &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un film de Christine Dory | 1 h 30 | Avec Galat&#233;a Bellugi, &#201;milie Dequenne, Samir Guesmi, Romane Bohringer, Mathieu Lucci |&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Sortie en salles le 10 mai&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Travail social &#8226; La fuite des cerveaux</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Travail-social-o-La-fuite-des-cerveaux</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>D&#233;ontologie</dc:subject>
		<dc:subject>Emploi</dc:subject>
		<dc:subject>Usure professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>Formation</dc:subject>
		<dc:subject>Travailleur social</dc:subject>
		<dc:subject>Perte de sens</dc:subject>
		<dc:subject>Usure professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1339</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis octobre 2021, les organisations patronales du social et m&#233;dico-social s'inqui&#232;tent du manque d'attractivit&#233; du secteur. Perte de sens, d&#233;gradation des conditions de travail... de nombreux professionnels quittent le navire avec le d&#233;sir de r&#233;inventer le travail social. &lt;br class='autobr' /&gt; En &#206;le-de-France, &#171; pr&#232;s de 2 350 &#187; postes seraient actuellement vacants &#171; soit un taux de vacance de 6.7 % &#187;. Publi&#233; en f&#233;vrier, une enqu&#234;te men&#233;e par 19 f&#233;d&#233;rations et collectifs attestait des grandes difficult&#233;s en mati&#232;re de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Usure-professionnelle" rel="tag"&gt;Usure professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Formation" rel="tag"&gt;Formation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Travailleur-social" rel="tag"&gt;Travailleur social&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Perte-de-sens" rel="tag"&gt;Perte de sens&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Usure-professionnelle-1648" rel="tag"&gt;Usure professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1339-" rel="tag"&gt;1339&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis octobre 2021, les organisations patronales du social et m&#233;dico-social s'inqui&#232;tent du manque d'attractivit&#233; du secteur. Perte de sens, d&#233;gradation des conditions de travail... de nombreux professionnels quittent le navire avec le d&#233;sir de r&#233;inventer le travail social.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6908 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L370xH238/capture_d_e_cran_2023-05-03_a_08.27.39-b44ff.png?1693479046' width='370' height='238' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; En &#206;le-de-France, &lt;i&gt;&#171; pr&#232;s de 2 350 &#187;&lt;/i&gt; postes seraient actuellement vacants &lt;i&gt;&#171; soit un taux de vacance de 6.7 % &#187;&lt;/i&gt;. Publi&#233; en f&#233;vrier, une enqu&#234;te men&#233;e par 19 f&#233;d&#233;rations et collectifs attestait des grandes difficult&#233;s en mati&#232;re de recrutement au sein des &#233;tablissements et services priv&#233;s non lucratifs des solidarit&#233;s et de la sant&#233;. Ce manque d'attractivit&#233; du secteur est constat&#233; d&#232;s l'entr&#233;e en formation. Selon la Direction de la recherche, des &#233;tudes, de l'&#233;valuation et des statistiques (Drees), le nombre de dipl&#244;m&#233;s des formations de professions sociales ont diminu&#233; de 18&#8239;% entre 2020 et 2021. Cette m&#234;me ann&#233;e, 4600 &#233;l&#232;ves interrompaient leur formation en cours d'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Militant par essence&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains professionnels jettent l'&#233;ponge apr&#232;s quelques ann&#233;es d'activit&#233;, comme Arthur dipl&#244;m&#233; &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; en 2016. D&#232;s son entr&#233;e en formation, ses formateurs l'alertent sur la transformation de la profession. Si certains l'encouragent &#224; lutter contre la &lt;i&gt;&#171; manag&#233;risation &#187;&lt;/i&gt; du secteur, la plupart des enseignants l'invitent &#224; s'adapter &#224; l'&#233;volution naturel du m&#233;tier. &lt;i&gt;&#171; Je suis arriv&#233; en formation convaincu que le travail social &#233;tait ma vocation, j'ai d&#233;chant&#233; &#224; partir de mon stage en foyer d'urgence de protection de l'enfance &#187;&lt;/i&gt;, explique l'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; d&#233;sormais r&#233;alisateur de films documentaires. &lt;i&gt;&#171; J'&#233;tais devenu le plus ancien de l'&#233;quipe alors que je n'&#233;tais que stagiaire. Les professionnels &#233;taient maltrait&#233;s par la direction et cette maltraitance se r&#233;percutait sur les enfants. &#187;&lt;/i&gt; D&#233;sillusionn&#233; par le service public, Arthur tente alors sa chance comme professionnel dans le secteur associatif. L&#224; aussi, il perd vite le sens de son m&#233;tier : &lt;i&gt;&#171; Le caritatif affrontait le travail social. Je me sentais compl&#232;tement isol&#233;. Toutes nos actions &#233;taient r&#233;gies par les financements. La logique d'&#233;valuation de l'action sociale &#233;tait encore plus pr&#233;sente qu'en institution &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour Carla, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e dipl&#244;m&#233;e, la d&#233;sillusion est intervenue plus tardivement. &lt;i&gt;&#171; Mes formateurs d&#233;finissaient le m&#233;tier de travailleur social comme militant par essence. Ils avaient un discours alarmant sur la profession mais nous encourageaient &#224; nous battre pour le sauver &#187;&lt;/i&gt;, relate la jeune professionnelle, devenue enseignante en formation sociale. Convaincue de la n&#233;cessit&#233; de pr&#233;server &#171; l'exigence intellectuelle &#187; qu'impose l'accompagnement des personnes vuln&#233;rables, Carla a &#233;t&#233; rapidement heurt&#233;e par la posture de certains travailleurs sociaux sur le terrain. &lt;i&gt;&#171; D&#232;s mon dernier stage en protection de l'enfance, j'ai rencontr&#233; des professionnels qui reproduisaient des sch&#233;mas de domination, des logiques m&#233;ritocratiques, de responsabilisation des individus. Un pens&#233;e anti-sociologique en compl&#232;te dissociation avec ma formation th&#233;orique &#187;&lt;/i&gt;. C'est ce qui l'a pouss&#233; &#224; poursuivre ses &#233;tudes dans les sciences sociales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tous deux ont d&#233;cid&#233; de r&#233;inventer le social &#224; leur mani&#232;re. Arthur dit retrouver &lt;i&gt;&#171; le principe de pacte relationnel issu du travail social &#187;&lt;/i&gt; avec les personnes &#224; qui il tend le micro dans ses documentaires. &lt;i&gt;&#171; J'ai travaill&#233; plusieurs mois dans un bar de quartier. En r&#233;alit&#233;, j'ai trouv&#233; plus de sens &#224; ce lien propos&#233; en libre-adh&#233;sion que dans les instituions &#187;&lt;/i&gt;, assure-t-il. De son c&#244;t&#233;, Carla, poursuit son engagement aupr&#232;s des futurs travailleurs sociaux : &lt;i&gt;&#171; M&#234;me si la s&#233;lection en formation du travail social s'est largement assouplie, nous devons garder une exigence en termes de savoir-&#234;tre et de savoir-faire au-del&#224; des seules certifications th&#233;oriques &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&#192; lire aussi dans Lien Social n&#176;1286 le dossier :&lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Souffrance-au-travail-o-Echapper-a-l-usure&#034;&gt;Souffrance au travail &#8226; &#233;chapper &#224; l'usure&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Psychologue de rue &#8226; La sant&#233; mentale hors cadre</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Psychologue-de-rue-o-La-sante-mentale-hors-cadre</link>
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		<dc:date>2023-05-08T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>Insertion</dc:subject>
		<dc:subject>Suicide</dc:subject>
		<dc:subject>Errance</dc:subject>
		<dc:subject>Relation</dc:subject>
		<dc:subject>Adolescence</dc:subject>
		<dc:subject>Psychologie</dc:subject>
		<dc:subject>1339</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La crise sanitaire a fortement d&#233;grad&#233; la sant&#233; psychique des jeunes, notamment dans le bassin minier du Pas-de-Calais. Face &#224; cette r&#233;alit&#233;, le club de pr&#233;vention Avenir des cit&#233;s a recrut&#233; une psychologue de rue, un dispositif exp&#233;rimental que l'association aimerait voir se p&#233;renniser et s'&#233;tendre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce jeudi apr&#232;s-midi, le quartier de la fosse 3 vibre au rythme d'une batucada install&#233;e sur un terrain vague de Sallaumines, ville d'environ dix milles habitants. Pour lutter contre l'isolement des jeunes de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Insertion-19" rel="tag"&gt;Insertion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Suicide-29" rel="tag"&gt;Suicide&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Errance" rel="tag"&gt;Errance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Relation" rel="tag"&gt;Relation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Adolescence" rel="tag"&gt;Adolescence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Psychologie" rel="tag"&gt;Psychologie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1339-" rel="tag"&gt;1339&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La crise sanitaire a fortement d&#233;grad&#233; la sant&#233; psychique des jeunes, notamment dans le bassin minier du Pas-de-Calais. Face &#224; cette r&#233;alit&#233;, le club de pr&#233;vention Avenir des cit&#233;s a recrut&#233; une psychologue de rue, un dispositif exp&#233;rimental que l'association aimerait voir se p&#233;renniser et s'&#233;tendre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce jeudi apr&#232;s-midi, le quartier de la fosse 3 vibre au rythme d'une batucada install&#233;e sur un terrain vague de Sallaumines, ville d'environ dix milles habitants. Pour lutter contre l'isolement des jeunes de la commune, l'association Avenir des cit&#233;s organise des ateliers de percussions pendant les vacances scolaires. Intervenant musicien de l'association Tchikipan, Nathana&#235;l, donne le la &#224; une dizaine d'adolescents, qui frappent dans une coordination approximative sur les instruments br&#233;siliens. Un gar&#231;on silencieux reste &#224; l'&#233;cart. &lt;i&gt;&#171; Tu ne veux pas nous rejoindre ? &#187;&lt;/i&gt;, lui lance C&#233;lya Moungari, psychologue de rue recrut&#233;e en f&#233;vrier par le club de pr&#233;vention. &lt;i&gt;&#171; Par les comportements non-verbaux et l'occupation de l'espace, je cherche &#224; poser des hypoth&#232;ses concernant la confiance en soi et le rapport aux autres &#187;&lt;/i&gt;, explique la professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pas de psy, sauf injonction du juge &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233; pour une exp&#233;rimentation d'un an, son poste est financ&#233; par la Direction d&#233;partementale de l'emploi, du travail et des solidarit&#233;s (Ddets) du Pas-de-Calais, dans le cadre du plan national de lutte contre la pauvret&#233;. Il r&#233;pond &#224; une urgence : l'augmentation inqui&#233;tante du nombre de jeunes en situation de fragilit&#233; psychologique dans le d&#233;partement. &lt;i&gt;&#171; Depuis la sortie du Covid, nos &#233;quipes rencontrent beaucoup d'adolescents isol&#233;s qui souffrent de d&#233;pression et d'anxi&#233;t&#233;. C&#233;lya va aider au rep&#233;rage pr&#233;coce de ces situations pour permettre une r&#233;orientation dans le droit commun &#187;&lt;/i&gt;, explique Sadek Deghima, responsable du service de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e (1). Chaque semaine, la psychologue part avec les quatre &#233;ducateurs de rue dans les quartiers populaires de Harnes, Billy-Montigny et Sallaumines &#224; la rencontre de jeunes de 11 &#224; 16 ans, souvent en rupture avec les structures de droits communs, notamment de sant&#233; mentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dispositif n'est pas nouveau. Dans le Pas-de-Calais, trois associations de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e travaillent d&#233;j&#224; avec des psychologues de rue &#224; Calais, Boulogne-sur-Mer et Bruay-la-Buissi&#232;re. Pour Sadek Deghima, la pertinence du projet n'est plus &#224; prouver. En revanche, il redoute d&#233;j&#224; le non-renouvellement de l'enveloppe financi&#232;re attribu&#233;e cette ann&#233;e : &lt;i&gt;&#171; L'ouverture de ce poste reste une action isol&#233;e, sans politiques volontaristes. Nous aimerions que toutes les structures de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e int&#232;grent des psychologues de rue. &#187;&lt;/i&gt; Les principes de &#171; l'aller-vers &#187; et de la &#171; libre-adh&#233;sion &#187; deviennent les outils utilis&#233;s par l'association pour combattre les freins de l&#8216;acc&#232;s &#224; la sant&#233; mentale des jeunes en situation d'exclusion sociale. &lt;i&gt;&#171; Dans ces milieux populaires, on ne va pas voir de psychologue sauf injonction du juge. Certaines familles sont dans une forme de renoncement, d&#233;courag&#233;es par le co&#251;t des s&#233;ances qui ne sont pas rembours&#233;es par l'assurance maladie &#187;&lt;/i&gt;, constate le chef de service.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour ne rien arranger, les centres m&#233;dico-psychologiques (CMP) de la r&#233;gion sont souvent &#233;loign&#233;es des zones rurales et imposent des d&#233;lais d'attente de six mois &#224; un an. M&#234;me quand les jeunes acceptent d'entrer dans une d&#233;marche de soin, nombreux sont ceux qui renoncent faute d'une prise en compte imm&#233;diate de leur souffrance. &lt;strong&gt;&#171; Les r&#233;ponses donn&#233;es sont administratives. On consid&#232;re qu'il n'y pas d'urgence sans passage &#224; l'acte. Pourtant, l'urgence est un concept individuel et propre &#224; chacun &#187;&lt;/strong&gt;, insiste la psychologue de 27 ans qui compte bien casser les codes et &lt;i&gt;&#171; l'image du type froid et rigide qui lit dans ta t&#234;te &#187;&lt;/i&gt;. Elle s'adapte &#224; la temporalit&#233; des adolescents qu'elle accompagne et, si cela permet d'entamer un travail th&#233;rapeutique, n'h&#233;site pas &#224; int&#233;grer les familles aux entretiens. &lt;i&gt;&#171; Les jeunes identifient tr&#232;s bien mon r&#244;le et celui des &#233;ducateurs. Je garde un regard clinique m&#234;me sur un VTT &#187;&lt;/i&gt;, s'amuse la professionnelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis 1990, les travailleurs sociaux entretiennent un lien &#233;troit avec les collectifs d'habitants, les associations locales et les &#233;tablissements scolaires. &lt;i&gt;&#171; La plupart des habitants pensent qu'on vit dans le quartier &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume C&#233;lya Moungari. Le service de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e est financ&#233; par le conseil D&#233;partemental du Pas-de-Calais, dans le cadre de la protection de l'enfance, mais aussi soutenu par trois municipalit&#233;s et le bailleur social Maisons et cit&#233;s qui entend redynamiser les quartiers populaires par le biais d'actions collectives, sociales et culturelles. &#192; la fosse 3, Avenir des Cit&#233;s a particip&#233; &#224; la cr&#233;ation de jardins partag&#233;s autour de la maison de quartier. Chaque jeune pousse porte une &#233;tiquette avec le pr&#233;nom de l'enfant qui l'a plant&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_6913 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH240/capture_d_e_cran_2023-05-03_a_08.37.23-43175.png?1693480491' width='500' height='240' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;i&gt;En 2021, 40 % des 18 - 24 ans souffraient de troubles de l'anxie&#769;te&#769; ge&#769;ne&#769;ralise&#769;e et plus d' 1 jeune sur 5 connaissait des sympto&#770;mes de&#769;pressifs. (source : Ipsos/Fondation Fonda Mental) &lt;/i&gt; &lt;HR&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Regard clinique m&#234;me sur un VTT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;ducateurs de rue ont d&#251; s'adapter et se r&#233;ajuster au fil des d&#233;cennies. &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;but des ann&#233;es 2000, nous allions &#224; la rencontre des bandes de jeunes la nuit, entre deux contr&#244;les de police. Nous avons d&#251; repenser notre mode d'intervention. Ces jeunes sont aujourd'hui devenus parents et sont nos meilleurs alli&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, explique Xavier Heintze, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; depuis plus de vingt ans aupr&#232;s du club de pr&#233;vention. La proximit&#233; quotidienne avec les habitants a &#233;t&#233; la porte d'entr&#233;e &#224; l'accompagnement individuel, social et psychologique propos&#233; par l'&#233;quipe &#233;ducative. Pour aller plus loin dans la pr&#233;vention de la souffrance psychique, deux &#233;ducateurs de rue de l'association sont devenus en 2020 &#171; promeneurs du net &#187; (2). Port&#233; par la Caf du Pas-de-Calais, ce dispositif a pour objectif de se rapprocher des jeunes actifs sur les r&#233;seaux sociaux, souvent isol&#233;s et mal-inform&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Mon grand-p&#232;re est arriv&#233;e du Maroc pour travailler dans les mines &#187;&lt;/i&gt;, confie le jeune Issam &#224; la psychologue de rue, elle-m&#234;me petite fille de mineur alg&#233;rien. Entre deux coups de tambour, une discussion se lance sur l'identit&#233; locale. &#192; quelques pas de l'ancienne mine de M&#233;ricourt, le quartier de la fosse 3 est encore marqu&#233; par l'exploitation intensive du charbon durant le 20e si&#232;cle et des drames v&#233;cus par ses habitants. &lt;i&gt;&#171; J'ai moi-m&#234;me grandi dans les corons. Mon p&#232;re &#233;tait mineur et comme tant d'autres, il a &#233;t&#233; atteint de silicose &#224; cause de la poussi&#232;re, lance le chef de service. Il faut conserver cette m&#233;moire collective du bassin minier qui a tendance &#224; dispara&#238;tre, notamment chez les jeunes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En fin d'apr&#232;s-midi, les adolescents se rassemblent dans la maison de quartier pour partager une grenadine et d&#233;briefer de la journ&#233;e. Au d&#233;tour des conversations, les th&#232;mes de la contraception, des r&#233;seaux-sociaux, de la consommation de drogues sont abord&#233;s spontan&#233;ment par les adolescents. C&#233;lya, attentive, questionne leurs ressentis, s'int&#233;resse &#224; leurs exp&#233;riences et leurs doutes. &lt;i&gt;&#171; Les adolescents n'ont souvent pas conscience de leurs probl&#233;matiques. Je les aide &#224; les nommer &#187;&lt;/i&gt;, explique la psychologue de rue. Les premiers concern&#233;s s'approprient ces espaces informels, les &#233;changes spontan&#233;s semblent les lib&#233;rer du poids de l'institution et de la peur du jugement des adultes. Ce refus de l'injonction &#224; la relation donne la possibilit&#233; au jeune de s'affirmer dans toute son identit&#233; pour se construire et dessiner son avenir. &lt;i&gt;&#171; Comme eux, je suis un enfant des corons. C'est un &#233;ducateur de rue qui m'a conseill&#233; de passer le dipl&#244;me de travailleur social &#187;&lt;/i&gt;, se souvient le chef de service. Malgr&#233; les contraintes budg&#233;taires, Avenir des cit&#233;s compte bien d&#233;montrer &#224; l'Aide sociale &#224; l'enfance la &#171; plus-value &#187; de la pr&#233;vention en sant&#233; mentale.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;(1) Sadek Deghima est aussi contributeur et auteur de &lt;i&gt;Lien Social&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(2 ) &#192; lire aussi dans Lien Social n&#176;&#8239;1300, &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Prevention-specialisee-o-Promenades-sur-le-net&#034;&gt;le dossier : Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e &#8226; Promenades sur le net&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Faut-il toujours &#234;tre dans la l&#233;galit&#233; ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Faut-il-toujours-etre-dans-la-legalite</link>
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		<dc:subject>D&#233;ontologie</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
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&lt;p&gt;Qu'il est difficile &#224; la fois d'&#233;duquer au vivre ensemble et &#224; la fois de revendiquer le droit &#224; la d&#233;sob&#233;issance, de pr&#244;ner le respect des lois tout en s'autorisant &#224; transgresser certaines d'entre elles. Antith&#232;se ou complexit&#233; ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Ludwig Maquet, formateur en travail social, intervenant en RPS &lt;br class='autobr' /&gt;
Voil&#224; bien une question glissante, &#224; laquelle je voudrais r&#233;pondre, emball&#233; par mes &#233;motions &#171; bien s&#251;r que non ! &#187; Point. Mais cette interrogation est plus profonde qu'elle n'y para&#238;t. En effet, le travail (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Paroles-de-me%CC%81tiers" rel="directory"&gt;Paroles de me&#769;tiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Deontologie" rel="tag"&gt;D&#233;ontologie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Pratique-professionnelle" rel="tag"&gt;Pratique professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1339-" rel="tag"&gt;1339&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Qu'il est difficile &#224; la fois d'&#233;duquer au vivre ensemble et &#224; la fois de revendiquer le droit &#224; la d&#233;sob&#233;issance, de pr&#244;ner le respect des lois tout en s'autorisant &#224; transgresser certaines d'entre elles. Antith&#232;se ou complexit&#233; ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Ludwig Maquet, formateur en travail social, intervenant en RPS&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; bien une question glissante, &#224; laquelle je voudrais r&#233;pondre, emball&#233; par mes &#233;motions &lt;i&gt;&#171; bien s&#251;r que non ! &#187;&lt;/i&gt; Point. Mais cette interrogation est plus profonde qu'elle n'y para&#238;t.&lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, le travail social s'exerce dans le cadre de lois, de normes juridiques et de r&#233;glementations. Nous sommes garants du cadre, acteurs s&#233;curisants et promoteurs de la citoyennet&#233;, de l'acc&#232;s aux droits et devoirs des populations. Que r&#233;pondre &#224; cette question quand nous travaillons avec des enfants, par exemple, et que notre mission est de les remettre dans un cadre l&#233;gal, dans des rep&#232;res institutionnels, d'agir sur leurs carences ? Que r&#233;pondre face &#224; la d&#233;viance de publics qui fragilisent le vivre ensemble ? Il n'y a donc pas une r&#233;ponse mais des r&#233;ponses &#224; adapter. Alors que se passe-t-il si nous consid&#233;rons que la loi ou le syst&#232;me est injuste ou nous para&#238;t contraire &#224; nos valeurs, notre &#233;thique ou notre d&#233;ontologie ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; En conscience, je refuse d'ob&#233;ir &#187;&lt;/i&gt; disait Alain Reffalo (1). C'est pourquoi je souhaiterais porter le d&#233;bat sur l'ob&#233;issance et le pourquoi d&#233;sob&#233;ir en d&#233;mocratie. Je d&#233;fends l'id&#233;e que pour s'octroyer le droit de d&#233;sob&#233;ir, il est n&#233;cessaire d'avoir appris &#224; ob&#233;ir. D'avoir int&#233;gr&#233; les r&#232;gles, de conna&#238;tre les droits et devoirs afin d'avoir les clefs pour assumer la d&#233;sob&#233;issance et l'ill&#233;galit&#233;. Car les actes de d&#233;sob&#233;issance posent bien la question de ce qui conduit une personne &#224; encourir la r&#233;pression (licenciement, mise en examen, sanctions financi&#232;res,&#8239;etc.), afin de d&#233;fendre ce qu'il ressent comme une atteinte &#224; la libert&#233;, &#224; la d&#233;mocratie ou &#224; la justice. Se mettre hors-la-loi est ainsi pour certain l'ultime moyen de s'opposer &#224; l'inacceptable. Tout d&#233;pend toujours d'o&#249; l'on se situe. Les opposants &#224; l'avortement et les m&#233;decins qui refusent de le pratiquer s'en d&#233;fendront, de leur point de vue, tout comme les maraudeurs solidaires qui enfreignent la loi pour cacher et venir &#224; l'aide &#224; l'&#233;tranger que l'on pourchasse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien s&#251;r, au vu de notre r&#233;flexion et repla&#231;ant le travailleur social dans son contexte d'intervention, il me faut prendre position. Oui, nous avons le devoir parfois de d&#233;sob&#233;ir et de rentrer dans l'ill&#233;galit&#233;. Parce que les raisons de se r&#233;volter ne manquent pas. De refuser, par exemple, la d&#233;lation des travailleurs et ch&#244;meurs &#233;trangers ou non, d'appeler &#224; la r&#233;sistance citoyenne contre le fichage des enfants, de prendre sous notre protection des jeunes majeurs sans papiers et de s'opposer &#224; leur expulsion, d'occuper des logements vides en vue de les r&#233;quisitionner, de contourner tout protocole de contr&#244;le social, chacun trouvant son cheval de bataille. Je pense, en tant que travailleur social, que nous avons ce devoir de r&#233;sistance, de d&#233;sob&#233;issance, d'insoumission face aux doctrines toute puissantes de la normalisation, du contr&#244;le des populations. Il nous faut relire H.D Thoreau (2) pour comprendre que la d&#233;sob&#233;issance civile (et &#233;thique) est inh&#233;rente &#224; la d&#233;mocratie, et que les actes de d&#233;sob&#233;issance s'ancrent avant tout dans un refus de la logique du r&#233;sultat et de la performance, du contr&#244;le qui s'impose aujourd'hui comme un mode de gouvernance. Sommes-nous acteurs du contr&#244;le social ou bien agents d'&#233;mancipation des masses, permettant &#224; chacun d'avoir les outils pour choisir sa vie et non la subir ?&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;span class='spip_document_6906 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L350xH349/capture_d_e_cran_2023-05-03_a_08.22.18-d7577.png?1693482763' width='350' height='349' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Si je devais aller plus loin dans ma r&#233;flexion, j'aimerais avancer que nous, travailleurs sociaux, devrions inventer un nouveau pacte social, sur les bases de la solidarit&#233;, de l'assistance, de la r&#233;partition des richesses afin que chaque homme, chaque femme et enfant, puisse jouir d'une vie digne.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1) https://alainrefalo.blog/
(2) H.D THOREAU, la d&#233;sob&#233;issance civile, 1849&lt;HR&gt;
&lt;HR&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Michel Decodin (1), chef de service &#233;ducatif&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;SI l'on appr&#233;hende le terme &#171; l&#233;galit&#233; &#187; au sens propre de sa s&#233;mantique, sans d&#233;tour l'&#233;ducateur se doit de rappeler la loi qu'il n'a pas &#233;crite mais qu'il ne peut contourner. Paradoxe existentiel pour celui qui va devoir accompagner des jeunes souvent hors cadre, hors la loi, hors de tout. Montesquieu &#233;crit : &lt;i&gt;&#171; La libert&#233; est le droit de faire ce que les lois permettent &#187;&lt;/i&gt;. En tant qu'&#233;ducateur, je diff&#233;rencie la loi des hommes en devenir, celle qui rel&#232;ve des besoins fondamentaux, de celle du l&#233;gislateur qui r&#233;git les lois opportunistes de ceux qui nous gouvernent. Mon positionnement demeure dubitatif vis-&#224;-vis de lois &#233;crites bien souvent en l'absence des concern&#233;s (femmes, personnes en fin de vie, jeunes en errance, adultes en perdition, les mal-log&#233;s). Trop souvent, des lois &#233;mergent pour contrer un libre arbitre soi-disant perturbateur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le l&#233;gislateur se prot&#232;ge avant de prot&#233;ger. Il encadre pour mieux cadrer. Il l&#233;gif&#232;re pour faire faire. Malgr&#233; mes convictions je ne peux enfreindre. Cela anime un paradoxe n&#233;cessaire dans l'exercice d'une fonction qui consiste &#224; permettre aux &#233;gar&#233;s de pouvoir vivre dans la cit&#233; et devenir des citoyens respectueux des codes, de la loi.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;ducateur est un tisseur de lien, un faiseur. Il se doit de maintenir, quoi qu'il en co&#251;te, un regard critique afin d'acc&#233;der &#224; des jeunes ou familles d&#233;pourvus du pouvoir d'agir. Ils sont encadr&#233;s d'une bordure qui leur donne l'illusion de pouvoir agir seulement &#224; l'int&#233;rieur de limites pos&#233;es par ceux qui savent&#8230; Les diseurs. Que dire des protocoles mis en place au nom d'une loi institutionnelle ? Ceux qui stigmatisent et qui ont pour but de normaliser des incasables, des laisser pour compte qu'ils n'ont plus faute de revenus suffisant. Dans ce cadre et ce, afin de ne pas ajouter de l'inconfort chez les personnes mise sous tutelle institutionnelle, j'ai parfois opt&#233; a minima pour une d&#233;sob&#233;issance civile pacifique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comment ne plus pouvoir pr&#233;parer ou r&#233;chauffer un plat que l'on sait meilleur le lendemain ou le surlendemain, au nom de codes sanitaires et de la marche en avant des protocoles alimentaires.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comment ne pas pouvoir consommer le produit de la p&#234;che en bord de mer au nom de codes sanitaires qui vous feraient d&#233;couvrir la nature &#224; travers des produits congel&#233;s et d&#233;pourvus de go&#251;t, tel un pan&#233; de poisson qui bien souvent refroidit l'ambiance d'un repas ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Comment appr&#233;cier un temps de baignade encadr&#233; par un filet et trois adultes eux-m&#234;mes supervis&#233;s par un ma&#238;tre-nageur, pendant que d'autres en famille pavoisent sur la plage, s'&#233;claboussent de vagues impr&#233;visibles ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Le risque n'est-il pas celui de ne pas en prendre ? &#192; toute raison gard&#233;e, &#234;tre autonome dans la conduite de projet permet &#224; ceux aupr&#232;s de qui l'&#233;ducateur intervient de le devenir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je suis rest&#233; dans la l&#233;galit&#233; que j'ai r&#233;guli&#232;rement oppos&#233;e &#224; l'absurdit&#233; d'un cadre revisit&#233; en permanence &#224; chaque tentative d'&#233;mancipation.&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#233;gitime, l'&#233;ducateur ne peut l'&#234;tre que s'il valide un discours qui &#233;merge et qui permet &#224; ceux qui subissent, de r&#233;aliser qu'ils sont toujours vivants et capables d'agir par eux-m&#234;mes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Moins de cadre abusif permettrait d'&#233;viter que ces jeunes et leur famille ne s'&#233;touffent de &#171; mais &#187; indigestes, de filer pour &#233;viter un filet qui contraint, d'enfreindre et au final de se mettre en situation de danger. Notre mandat &#233;ducatif se doit de soutenir l'&#233;mancipation et non de signifier un mandat d'arr&#234;t d'agir&#8230; au nom de la loi qu'il nous faut pourtant respecter !&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1) A publi&#233; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/De-l-impossible-vers-un-possible&#034;&gt;&lt;i&gt;&#171; De l'impossible vers un possible &#187;&lt;/i&gt; &#201;d. Verone, 2021&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>La d&#233;localisation entra&#238;ne-t-elle la fin d'une institution ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-delocalisation-entraine-t-elle-la-fin-d-une-institution</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-delocalisation-entraine-t-elle-la-fin-d-une-institution</guid>
		<dc:date>2023-05-08T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Institution</dc:subject>
		<dc:subject>Personne &#226;g&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>1339</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une crise sanitaire, la Loire, des murs : ouvrons une boucle spatio-temporelle d'une institution que beaucoup nomment encore &#171; Mindin &#187;. Le d&#233;m&#233;nagement annonc&#233; des &#233;tablissements publics m&#233;dico-sociaux situ&#233;s dans ce quartier de St Br&#233;vin les Pins viendrait-il fermer cette boucle ? Serait-ce la fin d'une institution ancr&#233;e dans 160 ans d'histoire ? &lt;br class='autobr' /&gt; En 1862 en Loire-Inf&#233;rieure, des murs se montent : une histoire institutionnelle commence, marqu&#233;e par la mise en quarantaine de personnes malades qui (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Matie%CC%80re-a%CC%80-pense%CC%81es" rel="directory"&gt;Matie&#768;re a&#768; pense&#769;es&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Institution" rel="tag"&gt;Institution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Personne-agee" rel="tag"&gt;Personne &#226;g&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Histoire-598" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1339-" rel="tag"&gt;1339&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une crise sanitaire, la Loire, des murs : ouvrons une boucle spatio-temporelle d'une institution que beaucoup nomment encore &#171; Mindin &#187;. Le d&#233;m&#233;nagement annonc&#233; des &#233;tablissements publics m&#233;dico-sociaux situ&#233;s dans ce quartier de St Br&#233;vin les Pins viendrait-il fermer cette boucle ? Serait-ce la fin d'une institution ancr&#233;e dans 160 ans d'histoire ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6907 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L350xH357/capture_d_e_cran_2023-05-03_a_08.22.34-8a13b.png?1693495004' width='350' height='357' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; En 1862 en Loire-Inf&#233;rieure, des murs se montent : une histoire institutionnelle commence, marqu&#233;e par la mise en quarantaine de personnes malades qui arrivent par voie maritime. Pour faire face &#224; une &#233;pid&#233;mie de fi&#232;vre jaune dans le port de Saint-Nazaire, Napol&#233;on III fait construire un lazaret &#224; Saint Br&#233;vin les Pins, &#224; la sortie de l'Estuaire de la Loire. La mise &#224; l'&#233;cart est un fil qui sera longtemps conducteur du site mindinois. Les personnes qui r&#233;sideront dans ces b&#226;timents font &#233;cho &#224; l'histoire de France : des militaires convalescents pendant la 1&#232;re guerre mondiale, des enfants souffrant de tuberculose, des soldats Allemands durant la 2nde guerre, puis des personnes &#226;g&#233;es, des enfants et des adultes en situation de handicap. Les 24 hectares du site iront jusqu'&#224; accueillir plus de 1000 personnes, ce nombre favorisant leur stigmatisation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans son enceinte, c'est l'histoire du secteur du m&#233;dico-social qui s'illustre. Une histoire o&#249; les personnes accueillies sont d'abord nomm&#233;es des malades, des indigents, des pensionnaires. Une histoire o&#249; la vie se d&#233;roule loin des regards, loin du c&#339;ur de la cit&#233;, derri&#232;re des murs protecteurs et enfermants. Une histoire o&#249; les personnes sont prises en charge, avant que le terme d'accompagnement prenne place dans le vocabulaire et les postures professionnels. Une histoire o&#249; le collectif prime tout un temps sur l'individuel. Ce pass&#233; est couvert d'un voile autarcique : derri&#232;re les murs qui bornent cette institution, se construiront une &#233;glise, un cimeti&#232;re, une station essence, une caf&#233;t&#233;ria, une antenne du Tr&#233;sor Public&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
La Loire et une crise sanitaire sont &#224; l'origine de l'implantation du site. Un si&#232;cle et demi plus tard, la crise sanitaire de la Covid-19 secoue les &#233;tablissements mindinois, mais c'est l'annonce par le Pr&#233;fet d'une d&#233;localisation des b&#226;timents construits en bord de Loire qui produit une v&#233;ritable onde de choc. Un risque de submersion marine conduit &#224; repenser l'accueil des personnes r&#233;sidant dans les &#233;tablissements lig&#233;riens. L'horizon 2028 est le terme fix&#233; pour ce d&#233;m&#233;nagement historique. Laissons de c&#244;t&#233; les enjeux juridiques, &#233;conomiques, organisationnels et les impacts en termes de ressources humaines. Int&#233;ressons-nous aux repr&#233;sentations de cette institution.&lt;br class='autobr' /&gt;
Allons-nous vers la fin d'une institution ? En 1998, la Maison d&#233;partementale de Mindin s'est scind&#233;e en quatre &#233;tablissements publics distincts : l'&#201;tablissement Public M&#233;dico-Social le Littoral, le Foyer de Vie les Abris de Jade, l'Institut m&#233;dico&#233;ducatif l'Estuaire et l'&#201;tablissement d'H&#233;bergement pour Personnes &#194;g&#233;es D&#233;pendantes Mer &amp; Pins. Des ann&#233;es plus tard, de nombreux discours ne laissent pourtant rien para&#238;tre de cette division. L'institution va au-del&#224; des murs, du d&#233;coupage juridique et organisationnel. Une aide-soignante de l'EHPAD de Paimboeuf interrog&#233;e r&#233;pond ainsi : &lt;i&gt;&#171; Le Foyer de Vie les Abris de Jade ? Non, je ne connais pas&#8230; &#192; St Br&#233;vin vous dites ? Ah oui, vous voulez dire Mindin ! &#187;&lt;/i&gt; Le web cristallise &#233;galement cette repr&#233;sentation, &#224; partir d'un moteur de recherche, les images en ligne actualis&#233;es de ces &#233;tablissements ne sont pas pl&#233;thores ou illustrent davantage des mouvements de gr&#232;ve que l'&#233;volution institutionnelle. Tr&#232;s souvent l'&#233;glise appara&#238;t en toile de fond sur les illustrations, comme une r&#233;surgence de l'histoire d'une institution pourtant publique. Les clich&#233;s en noir et blanc du vieux lazaret ou de l'ancienne Maison d&#233;partementale de Mindin sont beaucoup plus accessibles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le pass&#233; emp&#234;cherait-il un nouveau regard sur le visage institutionnel actuel ? Ces &#233;tablissements semblent souvent associ&#233;s &#224; une repr&#233;sentation n&#233;gative et d&#233;phas&#233;e de leur r&#233;alit&#233; d'aujourd'hui. D&#233;m&#233;nager pourrait &#234;tre au service d'une nouvelle repr&#233;sentation et un symbole de son ouverture engag&#233;e depuis plusieurs d&#233;cennies : les diff&#233;rentes lois du secteur, les formations, les recommandations de bonnes pratiques de la Haute Autorit&#233; de Sant&#233;, ainsi que les nouvelles technologies et les progr&#232;s de la m&#233;decine ont transform&#233; les pratiques professionnelles. Des structures se sont ouvertes dans d'autres quartiers br&#233;vinois d&#232;s 1994 puis dans d'autres communes, comme &#224; Montoir de Bretagne. Des services hors les murs se sont d&#233;ploy&#233;s, le maillage partenarial s'est structur&#233; avec le secteur de la sant&#233; dont la psychiatrie ou avec le tissu associatif caritatif, sportif et culturel. Les familles sont d&#233;sormais associ&#233;es dans les projets d'accompagnement de leurs proches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vers une nouvelle repr&#233;sentation de l'institution&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces transformations paraissent peu jouer sur les repr&#233;sentations ext&#233;rieures ancr&#233;es dans le pass&#233;, comme si tout un imaginaire perdurait derri&#232;re une enceinte fant&#244;me d&#233;truite depuis des ann&#233;es. La presse locale d&#233;signe encore &#171; &lt;i&gt;&#8239;Mindin&lt;/i&gt; comme une ville dans la ville &#187; (1) ou comme un site o&#249; &lt;i&gt;&#171; y r&#232;gne une ambiance surann&#233;e, comme si son histoire d'ancien lazaret, puis d'asile psychiatrique, &#233;tait trop imposante pour &#234;tre effac&#233;e &#187;&lt;/i&gt; (2).&lt;br class='autobr' /&gt;
Au lieu d'envisager la d&#233;localisation comme la fin d'une institution, ne serait-ce pas au contraire la d&#233;monstration d'une institution bien vivante ? Pour le sociologue Marcel Mauss, &lt;i&gt;&#171; les institutions v&#233;ritables vivent, c'est-&#224;-dire changent sans cesse. &#187;&lt;/i&gt; (3) Cette adaptation est plut&#244;t r&#233;v&#233;latrice de la &lt;i&gt;&#171; normativit&#233; &#187;&lt;/i&gt; de cette institution, pour reprendre le concept de Georges Canguilhem (4). En effet, ses diff&#233;rentes &#233;volutions t&#233;moignent de sa capacit&#233; &#224; prendre en compte les modifications du secteur dont elle fait partie. Loin d'&#234;tre fossilis&#233;e, forte de son ossature historique, elle a su amorcer les changements n&#233;cessaires, en modifiant ses normes pour continuer &#224; assumer son r&#244;le social aupr&#232;s de personnes fragilis&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;localisation pourrait d&#233;coller une repr&#233;sentation enkyst&#233;e : &lt;i&gt;&#171; Il n'y aura peut-&#234;tre plus cette &#233;tiquette Mindin &#187;&lt;/i&gt; esp&#232;re une monitrice-&#233;ducatrice interrog&#233;e. Si l'institution suit l'histoire du m&#233;dico-social, serait-elle en marche vers la d&#233;sinstitutionnalisation demand&#233;e par les directives europ&#233;ennes ? Pourtant l'institution est au fondement du lien social ; la perspective de d&#233;sinstitutionnalisation est en fait une dystopie : sa mise en place effective d&#233;sagr&#233;gerait la soci&#233;t&#233;. &lt;i&gt;&#171; Le cadavre de l'institution bouge encore &#187;&lt;/i&gt; (5) d&#233;clarait Karine Lepeytre. Non seulement elle n'est pas morte, mais l'institution doit survivre. L'enjeu est d'enterrer les repr&#233;sentations scl&#233;ros&#233;es et non l'institution elle-m&#234;me. Pr&#244;nons et reconnaissons plut&#244;t l'&#233;volution de l'institution : celle qui poursuit son processus d'adaptation aux nouveaux mod&#232;les d'accompagnement.&lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;localisation des &#233;tablissements n'annonce pas la fin d'une institution historique. Forte de son histoire, elle poursuit simplement son parcours, comme d'autres institutions avant elles et comme d'autres &#224; venir. Nulle fin &#224; l'horizon. Un d&#233;m&#233;nagement est &#224; la fois l'occasion de choisir ce qui doit &#234;tre conserv&#233; et de se projeter dans une nouvelle vie dans un territoire &#233;largi. Il n'est ni question de renier le pass&#233; ni de perdre son identit&#233;. Il s'agit d'emmener un peu de soi dans ses valises, de &lt;i&gt;&#171; son arri&#232;re-pays &#187;&lt;/i&gt; (6) disait Jean Oury, tout en allant vers du renouveau.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;&lt;ol class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Ouest France. Jeudi 07 avril 2022 12 : 51 Pr&#233;sidentielle. Pourquoi Yannick Jadot a choisi le site de Mindin, &#224; Saint-Brevin ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 03/02/2022. Ouest France. Pr&#233;sidentielle 2022. &#192; Mindin, rencontre avec un monde en souffrance &#224; Saint-Brevin-les-Pins&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Mauss, M.&#8239;&amp; Fauconnet, P. (1901), &#171; Sociologie &#187;, Ann&#233;e sociologique, vol 30. p. 11.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Canguilhem, G. (2013). &lt;i&gt;Le normal et le pathologique&lt;/i&gt;, Paris, &#233;d. Presses Universitaires de France.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Le-cadavre-de-l-institution-bouge-encore&#034;&gt;Lepeytre, K. (2020). &lt;i&gt;Le cadavre de l'institution bouge encore&lt;/i&gt;. in Lien Social, N&#176;1313, p. 14-15.&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Faugeras, P. ; Gentis, R. ; Oury, J. (2020). &lt;i&gt;L'arri&#232;re-pays aux sources de la psychoth&#233;rapie institutionnelle. Col Des travaux et des jours&lt;/i&gt;, Paris, &#233;d. Er&#232;s.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Prison &#8226; Des SAS pour pr&#233;parer &#224; la vraie vie</title>
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&lt;p&gt;Les prisons fran&#231;aises souffrent de nombreux maux. Notamment celui du manque de pr&#233;paration des d&#233;tenus &#224; la sortie, &#233;tape essentielle pour &#233;viter la r&#233;cidive. Exp&#233;riment&#233; depuis 2018, un nouveau dispositif p&#233;nitentiaire, la structure d'accompagnement vers la sortie (SAS), propose un accompagnement renforc&#233; pour favoriser la r&#233;insertion. &lt;br class='autobr' /&gt;
Des inaugurations &#224; Valence, Caen et Montpellier, une visite de chantier &#224; Colmar&#8230; Ces derniers mois, l'agenda du ministre de la Justice, &#201;ric Dupont-Moretti, a &#233;t&#233; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Logement" rel="tag"&gt;Logement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Insertion-19" rel="tag"&gt;Insertion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Delinquance" rel="tag"&gt;D&#233;linquance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Endettement" rel="tag"&gt;Endettement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Entreprise-d-insertion" rel="tag"&gt;Entreprise d'insertion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Assistante-sociale" rel="tag"&gt;Assistante sociale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Prison" rel="tag"&gt;Prison&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Prison-288" rel="tag"&gt;Prison&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Insertion" rel="tag"&gt;Insertion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1339-" rel="tag"&gt;1339&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les prisons fran&#231;aises souffrent de nombreux maux. Notamment celui du manque de pr&#233;paration des d&#233;tenus &#224; la sortie, &#233;tape essentielle pour &#233;viter la r&#233;cidive. Exp&#233;riment&#233; depuis 2018, un nouveau dispositif p&#233;nitentiaire, la structure d'accompagnement vers la sortie (SAS), propose un accompagnement renforc&#233; pour favoriser la r&#233;insertion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des inaugurations &#224; Valence, Caen et Montpellier, une visite de chantier &#224; Colmar&#8230; Ces derniers mois, l'agenda du ministre de la Justice, &#201;ric Dupont-Moretti, a &#233;t&#233; sensiblement occup&#233; par un sujet : les structures d'accompagnement vers la sortie. Encore m&#233;connues du grand public, ces SAS, comme on les appelle couramment, sont des &#233;tablissements p&#233;nitentiaires d'un nouveau genre. Pens&#233;s pour assurer une transition entre la vie carc&#233;rale et la vie civile, ils se sont vu confier la mission d'am&#233;liorer la r&#233;insertion des sortants de prison gr&#226;ce &#224; un accompagnement social renforc&#233; en amont de la sortie, pour &lt;i&gt;in fine&lt;/i&gt; lutter contre la r&#233;cidive. L'enjeu est fondamental pour le minist&#232;re de la Justice et l'Administration p&#233;nitentiaire. Car la prison a deux missions : &lt;i&gt;&#171; Afin d'assurer la protection de la soci&#233;t&#233;, de pr&#233;venir la commission de nouvelles infractions et de restaurer l'&#233;quilibre social, dans le respect des int&#233;r&#234;ts de la victime, la peine a pour fonction : de sanctionner l'auteur de l'infraction, de favoriser son amendement, son insertion ou sa r&#233;insertion &#187;&lt;/i&gt; (article 130-1 du code p&#233;nal). Si la premi&#232;re est bien remplie - il y a tr&#232;s peu d'&#233;vasion en France -, la seconde souffre de profondes carences. Des chiffres publi&#233;s l'an dernier par le service statistique du minist&#232;re de la Justice l'illustrent : parmi les personnes sorties de prison en 2016, 33,4 % ont commis une nouvelle infraction dans les douze mois suivant leur lib&#233;ration et 53,7 % dans les trois ans (1).&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_6911 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH305/capture_d_e_cran_2023-05-03_a_08.35.54-3ccab.png?1693499107' width='500' height='305' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;i&gt;Pour que les d&#233;tenus r&#233;apprennent &#224; se d&#233;placer en autonomie, les &#233;quipes d'accompagnement favorisent les rendez-vous &#224; l'ext&#233;rieur&lt;/i&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Surpopulation et manque de moyens&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En l'&#233;tat actuel, peut-il seulement en &#234;tre autrement ? &lt;i&gt;&#171; La prison, notamment du fait des conditions de d&#233;tention en maison d'arr&#234;t, ne peut aujourd'hui atteindre ses objectifs de r&#233;insertion et de pr&#233;vention de la r&#233;cidive &#187;&lt;/i&gt;, estime Alice Maintigneux, juge d'application des peines et pr&#233;sidente de l'association nationale des juges d'application des peines (ANJAP). En maison d'arr&#234;t, &#233;tablissement pour les pr&#233;venus en attente de leur proc&#232;s et les d&#233;tenus condamn&#233;s &#224; une peine inf&#233;rieure &#224; deux ans, la surpopulation grimpe &#224; 140 % (2). La d&#233;tention s'effectue souvent dans des conditions qui ont valu &#224; la France d'&#234;tre condamn&#233;e par la Cour europ&#233;enne des droits de l'homme pour traitements inhumains et d&#233;gradants. D&#233;bord&#233;s, les services p&#233;nitentiaires d'insertion et de probation (SPIP) ne peuvent mener leur mission &#224; bien, d'autant plus que la plupart des d&#233;tenus ex&#233;cutent des peines courtes, ce qui rend complexe tout travail d'accompagnement. &lt;i&gt;&#171; Malgr&#233; les efforts de recrutement r&#233;alis&#233;s ces derni&#232;res ann&#233;es, des personnes sortent de prison sans jamais avoir vu un conseiller p&#233;nitentiaire d'insertion et de probation (CPIP), c'est une r&#233;alit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, souligne Alice Tallon, charg&#233;e de mission Justice &#224; la f&#233;d&#233;ration des acteurs de la solidarit&#233; (FAS). Les &#171; sorties s&#232;ches &#187; constituent d&#232;s lors la norme : 23 % seulement des sortants de prison de 2016 avaient b&#233;n&#233;fici&#233; d'un am&#233;nagement de peine pour pr&#233;parer leur sortie (3). Ceci alors que l'on sait que la prison accueille une population plus pr&#233;caire que la moyenne et qu'elle a des effets psycho-sociaux sur les d&#233;tenus qui rendent d'autant plus difficile le retour &#224; une vie &#171; normale &#187; : perte d'emploi et de revenus, difficult&#233; &#224; conserver son logement, rupture des liens familiaux et amicaux, aggravation des troubles psychiques et des addictions du fait de l'isolement, l'inactivit&#233;, le stress,&#8239;etc. &lt;i&gt;&#171; La prison pr&#233;carise et la pr&#233;carit&#233; n'est pas un bon levier pour lutter contre la r&#233;cidive. Un v&#233;ritable cercle vicieux &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume Alice Tallon.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les SAS peuvent-elles changer la donne ? C'est en tout cas l'espoir du gouvernement. Ce nouveau concept a &#233;t&#233; lanc&#233; en 2018 dans le cadre d'un plan immobilier p&#233;nitentiaire pr&#233;voyant la cr&#233;ation en dix ans de 15 000 nouvelles places de prison. Parmi celles-ci, 2 100 doivent &#234;tre des places en SAS, auxquelles s'ajoutent environ 500 places d'autres dispositifs qui seront requalifi&#233;es. Six sont actuellement ouverts et sept autres devraient l'&#234;tre en 2023. &#192; terme, vingt-trois de ces structures doivent mailler le territoire fran&#231;ais. Chacun de ces &#233;tablissements peut accueillir entre 90 et 180 d&#233;tenus dont le reliquat de peine est inf&#233;rieur &#224; deux ans - courte peine ou fin de longue incarc&#233;ration - et qui pr&#233;sentent un besoin d'accompagnement soutenu pour leur r&#233;insertion. L'Administration p&#233;nitentiaire et les SPIP &#233;valuent &#233;galement chez le d&#233;tenu le risque d'&#233;vasion et la capacit&#233; &#224; s'adapter &#224; la vie en collectivit&#233;. Ce n'est pas un magistrat, mais bien la P&#233;nitentiaire qui d&#233;cide de l'affectation d'un d&#233;tenu vers ces &#233;tablissements.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_6912 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH311/capture_d_e_cran_2023-05-03_a_08.35.22-e26c0.png?1693499107' width='500' height='311' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;i&gt;Au 1er mars 2023, 88 183 personnes &#233;taient plac&#233;es sous &#233;crou en France, dont 48 880 en maisons d'arr&#234;t. &lt;/i&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Prison infantilisante&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e derri&#232;re les SAS n'est pas nouvelle. Il y a d&#233;j&#224; eu des structures p&#233;nitentiaires cens&#233;es faciliter la r&#233;insertion : quartiers pour peines am&#233;nag&#233;es, quartiers nouveau concept,&#8239;etc. Mais alors que n'&#233;taient orient&#233;s dans ces lieux que les d&#233;tenus jug&#233;s &#171; bons &#233;l&#232;ves &#187;, c'est-&#224;-dire ceux n'ayant pas connu d'incidents lors de leur d&#233;tention, la SAS a une approche diff&#233;rente : &lt;i&gt;&#171; Le principe ? Accueillir les personnes pour lesquelles tout reste &#224; faire sur l'insertion : celles avec lesquelles il n'a pas &#233;t&#233; possible de pr&#233;parer leur sortie, soit &#224; cause de difficult&#233;s sp&#233;cifiques ou par manque de r&#233;ceptivit&#233;, soit parce que la surpopulation dans la maison d'arr&#234;t l'a emp&#234;ch&#233; &#187;&lt;/i&gt;, indique Romain Emelina, chef du d&#233;partement des parcours de peine au sein de la direction de l'Administration p&#233;nitentiaire. Dans la doctrine SAS, aider &#224; cette r&#233;insertion passe par plusieurs leviers. D'abord par le choix du lieu d'implantation des &#233;tablissements : au plus proche des villes pour faciliter l'acc&#232;s via les transports en commun aux services publics et partenaires alentour. Ensuite et surtout, les SAS proposent un accompagnement avec une &#233;quipe du SPIP renforc&#233;e : &lt;i&gt;&#171; il y a un ratio d'un conseiller p&#233;nitentiaire d'insertion et de probation (CPIP) pour trente personnes. Dans les autres &#233;tablissements p&#233;nitentiaires, la th&#233;orie c'est soixante, la r&#233;alit&#233; est plut&#244;t autour de quatre-vingt &#187;&lt;/i&gt;, souligne Romain Emelina. Un poste d'assistante de service social est aussi pr&#233;vu pour chacun de ces &#233;tablissements, de m&#234;me qu'une unit&#233; sanitaire en charge de l'accompagnement th&#233;rapeutique des personnes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#233;gime de d&#233;tention pr&#233;vu en SAS doit permettre de travailler l'autonomie et la responsabilisation des d&#233;tenus. S'il s'agit bien d'un lieu de privation de libert&#233;, il est aussi pr&#233;vu des cellules ouvertes en journ&#233;e et l'obtention de permissions de sortie facilit&#233;e pour se rendre &#224; des rendez-vous ext&#233;rieurs d'insertion professionnelle, permettre la restauration des liens familiaux,&#8239;etc. &lt;i&gt;&#171; Apr&#232;s une vie rythm&#233;e par la prison pendant plusieurs mois, il est parfois compliqu&#233; de retrouver une autonomie. La prison est infantilisante, la SAS est pens&#233;e pour ne pas l'&#234;tre. Les d&#233;tenus ont un planning &#224; la semaine, des activit&#233;s o&#249; ils doivent participer, les cellules sont ouvertes, ils ont acc&#232;s aux diff&#233;rents lieux, il n'y a pas un surveillant qui vient ouvrir leur porte et les chercher &#187;&lt;/i&gt;, salue une CPIP travaillant dans une SAS. &#171; En maison d'arr&#234;t, les d&#233;tenus passent vingt-deux heures par jour en cellule. La SAS, en mati&#232;re d'activit&#233;s et de possibilit&#233; de sortir, on est vraiment dans une offre beaucoup plus &#233;toff&#233;e &#187;, souligne, quant &#224; elle, Manon Distani, assistante de service social au sein de celle des Baumettes &#224; Marseille. L'&#233;quipe de la SAS d&#233;finit un programme d'accompagnement personnalis&#233; avec chaque d&#233;tenu.&lt;i&gt; &#171; Je re&#231;ois tous les &#8216;&#8216;sassistes'' individuellement pour faire une &#233;valuation de leur situation et nous examinons ensemble le plan d'accompagnement &#224; mettre en place. L'id&#233;e est la prise en charge globale : refaire les papiers d'identit&#233;, travailler l'acc&#232;s aux droits, la question du logement, le retour &#224; l'emploi,&#8239;etc. &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne Manon Heurtin, assistante de service social &#224; la SAS d'Aix-en-Provence. L'accompagnement s'appuie alors sur des suivis individuels, des ateliers collectifs et des sorties &#224; l'ext&#233;rieur, mais aussi la venue sur site de la CPAM, la CAF, P&#244;le emploi, la mission locale et le SIAO (service d'h&#233;bergement), pour faciliter l'ensemble des d&#233;marches de r&#233;insertion. La cr&#233;ation d'un lien avec le dehors est particuli&#232;rement recherch&#233;e. &#192; l'instar des d&#233;marches de soins o&#249; les unit&#233;s sanitaires veillent &#224; garder le cap de l'autonomisation des personnes : &lt;i&gt;&#171; &#192; l'inverse des lieux de d&#233;tention classique o&#249; l'on internalise le plus de mat&#233;riel m&#233;dical possible pour &#233;viter la sortie des d&#233;tenus, dans la SAS l'id&#233;e est d'avoir le strict n&#233;cessaire sur place et inciter &#224; se rendre dans les structures de soins &#224; l'ext&#233;rieur, CMP, CSAPA,&#8239;etc. &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Morgan Donaz-Pernier, juge d'application des peines &#224; Marseille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Travailler l'autonomie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pour l'heure pas d'&#233;tudes sur le taux de r&#233;cidive des personnes pass&#233;es entre les murs de ces &#233;tablissements. Mais les acteurs contact&#233;s n'ont pas de doute : les SAS donnent du sens &#224; la peine. &lt;i&gt;&#171; Avoir ce nombre de personnel de surveillance, de CPIP, d'assistante de service social, de r&#233;f&#233;rent mission locale,&#8239;etc., devrait &#234;tre le fonctionnement normal de la prison. Ce dispositif m&#233;rite d'&#234;tre d&#233;velopp&#233; car beaucoup de personnes en d&#233;tention ont un profil qui justifie ce type d'accompagnement &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne ainsi Morgan Donaz-Pernier.&lt;br class='autobr' /&gt;
Malgr&#233; tous ces atouts apparents, ces structures rencontrent plusieurs &#233;cueils. &#192; commencer par celui de voir leur r&#244;le d&#233;voy&#233;, l'Administration p&#233;nitentiaire pouvant &#234;tre tent&#233;e de s'en servir pour r&#233;duire la surpopulation en maisons d'arr&#234;t. &lt;i&gt;&#171; La pression pour le d&#233;sencombrement est importante. C'est une lutte pour garder la main sur les affectations &#187;&lt;/i&gt;, constate la CPIP travaillant dans une SAS. Une situation aussi v&#233;cue &#224; Marseille, o&#249; la SAS a re&#231;u pendant un temps &lt;i&gt;&#171; trop de personnes sans gros besoins d'accompagnement ou avec un reliquat tr&#232;s court o&#249; il n'y avait pas le temps de travailler grand-chose &#187;&lt;/i&gt;, indique Morgan Donaz-Pernier, avant de pr&#233;ciser : &lt;i&gt;&#171; C'est un peu moins le cas aujourd'hui. &#187;&lt;/i&gt; Le taux d'occupation des SAS est pour l'heure de 75 %, alors que l'objectif de l'administration p&#233;nitentiaire est de 95 %. Il y a donc le d&#233;fi de &lt;i&gt;&#171; remplir mieux, mais tout en respectant les crit&#232;res d'acc&#232;s &#224; cette structure &#187;&lt;/i&gt;, reconna&#238;t de son c&#244;t&#233; Romain Emelina.&lt;br class='autobr' /&gt;
Beaucoup de &#171; sassistes &#187; restent aussi trop peu de temps dans la structure pour b&#233;n&#233;ficier d'un accompagnement social efficace. &lt;i&gt;&#171; Ils restent en moyenne entre trois et six mois, parce qu'ils obtiennent des remises de peine. C'est tr&#232;s court, surtout pour des gens en grande difficult&#233; (&#8230;). On va permettre &#224; la personne d'obtenir un am&#233;nagement de peine, souvent en semi-libert&#233;, pour que nous puissions continuer &#224; travailler la sortie &#187;&lt;/i&gt;, rel&#232;ve Manon Distani, car la plupart des SAS proposent &#233;galement des places de semi-libert&#233;. Et m&#234;me avec les meilleures intentions, l'&#233;quipe des SAS reste confront&#233;e aux manques de places dans les structures d'h&#233;bergement, aux difficult&#233;s pour faire des papiers d'identit&#233;,&#8239;etc. Sans parler, explique Manon Heurtin, des repr&#233;sentations n&#233;gatives qui p&#232;sent sur les sortants de prison. &lt;i&gt;&#171; Cela se voit par exemple sur l'h&#233;bergement, o&#249; l'on a des refus inexplicables. Il faut d&#233;construire les pr&#233;jug&#233;s. La personne a certes fait quelque chose qui l'a amen&#233; en d&#233;tention, mais dans tous les cas elle va sortir. Si on veut lutter contre la r&#233;cidive, c'est l&#224; o&#249; il faut tendre la main. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;&lt;ol class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;R&#233;cidive des sortants de prison de 2016, Infos rapides justice&lt;/i&gt;, d&#233;cembre 2022. Disponible sur &lt;a href=&#034;https://bit.ly/3MTO8Pg&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;https://bit.ly/3MTO8Pg&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Mesure de l'incarc&#233;ration, indicateurs cl&#233;s au 1er mars 2023&lt;/i&gt;, minist&#232;re de la Justice. Disponible sur &lt;a href=&#034;https://bit.ly/3AlXDit&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;https://bit.ly/3AlXDit&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;Mesurer et comprendre les d&#233;terminants de la r&#233;cidive des sortants de prison, Infostat Justice&lt;/i&gt;, juillet 2021. Disponible sur &lt;a href=&#034;https://bit.ly/3GZExT6&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;https://bit.ly/3GZExT6&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Chantier d'insertion &#8226; Le go&#251;t de l'&#233;vasion</title>
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&lt;p&gt;En 2018, la prison des Baumettes &#224; Marseille ouvre le premier service d'accompagnement &#224; la sortie. Elle poursuit l'exp&#233;rimentation en accueillant d&#233;sormais l'unique restaurant fran&#231;ais en milieu carc&#233;ral, ouvert au public. Ce chantier d'insertion, port&#233; par l'association Festin, pr&#233;pare et accompagne la sortie. &lt;br class='autobr' /&gt;
D'abord longer la monumentale muraille orn&#233;e de hauts-reliefs figurant les sept p&#233;ch&#233;s capitaux. Une fois devant une imposante porte rouge sigl&#233;e Structure d'accompagnement &#224; la sortie (SAS) et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Prison" rel="tag"&gt;Prison&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Prison-288" rel="tag"&gt;Prison&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1339-" rel="tag"&gt;1339&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 2018, la prison des Baumettes &#224; Marseille ouvre le premier service d'accompagnement &#224; la sortie. Elle poursuit l'exp&#233;rimentation en accueillant d&#233;sormais l'unique restaurant fran&#231;ais en milieu carc&#233;ral, ouvert au public. Ce chantier d'insertion, port&#233; par l'association Festin, pr&#233;pare et accompagne la sortie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'abord longer la monumentale muraille orn&#233;e de hauts-reliefs figurant les sept p&#233;ch&#233;s capitaux. Une fois devant une imposante porte rouge sigl&#233;e Structure d'accompagnement &#224; la sortie (SAS) et Semi-libert&#233;, sonner. Une matonne en uniforme vient ouvrir, tout sourire, avant de vous inviter &#224; vous d&#233;lester de vos cl&#233;s, t&#233;l&#233;phone, argent liquide. Vos effets personnels restent &#224; l'entr&#233;e dans une consigne. Bienvenue en milieu carc&#233;ral ou plut&#244;t : bon app&#233;tit !&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis novembre 2022, la prison des Baumettes redore son blason gr&#226;ce &#224; une exp&#233;rimentation unique en France : l'ouverture d'un restaurant. Depuis 8 h 30, six d&#233;tenus s'affairent en cuisine et en salle pour assurer les deux services du midi. Les Beaux Mets offre une carte bistronomique qui suppose un certain standing aux fourneaux comme en salle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Appliqu&#233;e et enjou&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce matin, un salari&#233; fait d&#233;faut, il a &#171; p&#233;t&#233; les plombs &#187; suite &#224; une remarque de la cheffe. Pourtant, l'ambiance en cuisine para&#238;t appliqu&#233;e et enjou&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Quand j'ai fait mes classes, le climat pouvait &#234;tre assez militaire&lt;/i&gt;, souligne la ma&#238;tre queux, Sandrine Sollier. &lt;i&gt;Depuis, on a appris &#224; travailler sans crier. Ici, la fibre sociale compte pour 80 %. Humainement, nous avons tous des choses &#224; nous apporter. Comme dehors, il arrive que les salari&#233;s ne se pr&#233;sentent pas au service, souvent parce qu'ils sont malades. Ce matin, l'un d'eux &#233;tait &#233;nerv&#233; : alors il est retourn&#233; en cellule, on en parlera calmement demain. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les trois encadrants techniques du chantier d'insertion (la cheffe, la seconde et le ma&#238;tre d'h&#244;tel) pratiquent un management doux, bas&#233; sur la valorisation, la complicit&#233;, l'adh&#233;sion et l'humour. &lt;i&gt;&#171; Il n'y a pas de mauvaise &#233;quipe, mais de mauvais managers&lt;/i&gt;, assure Marc Balthazard qui encadre les serveurs. &lt;i&gt;Le m&#233;tier est difficile, il ne faudrait pas les d&#233;courager. On est l&#224; pour les faire &#233;voluer, pour qu'ils ne se retrouvent plus entre ces murs. &#187;&lt;/i&gt; Tout en discutant avec le barman de l'ajout, ou pas, de gla&#231;ons dans les cocktails (sans alcool bien s&#251;r), il garde un &#339;il sur Hamid (1) qui lisse les nappes et dresse les tables. &lt;i&gt;&#171; Y'a rien qui te choque, l&#224;, chouchou ? &#187;&lt;/i&gt;, lance-t-il au serveur. Malgr&#233; ses airs de dur, le trentenaire cherche l'erreur sans moufter : &lt;i&gt;&#171; Ah, j'ai oubli&#233; un verre &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce jour-l&#224;, Wissem, 21 ans, a enfin obtenu l'autorisation de faire des pizzas pour le repas du personnel. &lt;i&gt;&#171; La levure boulang&#232;re permet de faire de l'alcool, elle est donc interdite en prison, il a fallu deux mois pour obtenir l'autorisation &#187;&lt;/i&gt;, explique le jeune homme qui a eu une exp&#233;rience de pizzaiolo avant son incarc&#233;ration. Fier d'offrir un peu de vari&#233;t&#233; &#224; ses coll&#232;gues, il invite les salari&#233;s en insertion, les encadrants techniques et les surveillantes &#224; se servir. L'&#171; &#233;quipe &#187; mange et &#233;change autour d'une m&#234;me tabl&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Le restaurant, je suis pour &#224; 2 000 %&lt;/i&gt;, affirme Nath, l'une des deux surveillantes du chantier d'insertion, dix-sept ans d'exp&#233;rience. &lt;i&gt;&#199;a leur apporte &#233;norm&#233;ment, ne serait-ce que le B.a.-ba : se lever, &#234;tre pr&#234;ts &#224; l'heure. Pour certains, c'est loin d'&#234;tre &#233;vident, mais &#231;a vient. &#187;&lt;/i&gt; Elle am&#232;ne le surplus de pizza aux autres surveillants du SAS et transmet leurs f&#233;licitations au cuistot.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Je m'&#233;tais form&#233; sur le tas, mais l&#224; je vais essayer d'obtenir une qualification. &#187;&lt;/i&gt; En effet, accompagn&#233; par la conseill&#232;re en insertion professionnelle de l'association porteuse du projet, Festin, Wissem a obtenu une place dans un organisme de formation pour adultes apr&#232;s quatre mois aux Beaux Mets. &lt;i&gt;&#171; Quand la juge m'a envoy&#233; aux Baumettes, je n'imaginais pas travailler&lt;/i&gt;, se souvient-il. &lt;i&gt;&#192; mon arriv&#233;e, on m'a propos&#233; de rejoindre la SAS puis le restaurant. &#199;a demande de la motivation, mais &#231;a aide &#224; faire passer le temps. La d&#233;tention classique, c'est vingt-deux heures de cellule par jour. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le restaurant Les Beaux Mets, les quatorze salari&#233;s en insertion travaillent de 8 h 15 &#224; 16 h 45, vingt-six heures hebdomadaires pay&#233;es 45 % du SMIC, une sp&#233;cificit&#233; du contrat d'emploi p&#233;nitentiaire. Deux &#233;quipes de sept - quatre commis et trois serveurs - se relaient pour assurer le service tous les midis en semaine. En rev&#234;tant leur costume - un pantalon noir et une chemise blanche -, ils sortent de leur statut de d&#233;tenu pour endosser celui de salari&#233;s d'un restaurant raffin&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;span class='spip_document_6910 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L375xH280/capture_d_e_cran_2023-05-03_a_08.31.58-4abe8.png?1693499108' width='375' height='280' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Salari&#233;s d'un resto raffin&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les clients naviguent dans le syst&#232;me carc&#233;ral (juges, avocats&#8230;) ou viennent par curiosit&#233;. &lt;i&gt;&#171; C'est notre deuxi&#232;me fois&lt;/i&gt;, raconte Ouria, attabl&#233;e avec sa s&#339;ur et une copine. &lt;i&gt;J'ai d&#233;couvert le concept &#224; la t&#233;l&#233;, nous avons tent&#233; l'exp&#233;rience en d&#233;cembre. L'accueil par les surveillants est agr&#233;able, les serveurs sont aux petits soins et les plats excellents. Notre fr&#232;re est &#233;ducateur &#224; la PJJ&lt;/i&gt; (ndlr : protection judiciaire de la jeunesse), &lt;i&gt;nous savons que si ces personnes sont l&#224;, c'est souvent qu'elles n'ont pas eu de chance. L'id&#233;e est int&#233;ressante pour leur r&#233;insertion, mais autour de nous, on parle surtout de la qualit&#233; de la carte. &#187; &lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Assistante de service social aupr&#232;s des quatre-vingts d&#233;tenus de la SAS et de la quarantaine de b&#233;n&#233;ficiaires d'une semi-libert&#233;, Manon Distani constate l'apport des Beaux Mets dans l'accompagnement. &lt;i&gt;&#171; En fait, &#231;a change tout. La plupart des salari&#233;s cherchent un logement pour pr&#233;parer leur sortie, toucher un salaire rend leur candidature beaucoup plus attractive. &#199;a aide aussi sur le plan professionnel en &#233;vitant le trou sur le CV cr&#233;&#233; par l'incarc&#233;ration. L&#224;, la peine prend du sens puisqu'elle apporte une nouvelle exp&#233;rience professionnelle. Nous manquons de recul sur ce projet, mais nous observons d&#233;j&#224; les impacts &#233;vidents sur le savoir-&#234;tre et les comp&#233;tences sociales. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec un encadrement technique de trois pour sept, l'association sp&#233;cialiste de l'insertion par l'activit&#233; &#233;conomique se donne les moyens d'un accompagnement renforc&#233;. &lt;i&gt;&#171; Ce taux d'encadrement permet de g&#233;rer les &#233;motions avec un public particuli&#232;rement explosif&lt;/i&gt;, reconna&#238;t Carole Guillerm, responsable du projet. &lt;i&gt;Nous sommes la premi&#232;re marche vers l'insertion professionnelle, ils se retrouvent dans une bulle o&#249; les encadrants peuvent prendre le temps d'expliquer. Ce public ne tiendrait pas en formation, il lui faut cette premi&#232;re &#233;tape. Apr&#232;s la sortie, nous les invitons d'ailleurs &#224; poursuivre l'accompagnement. &#187; &lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Souvent &#233;court&#233; par des remises de peine, des transferts, le contrat de travail dure quatre mois, l'accompagnement &#224; la recherche d'emploi peut lui se prolonger sur six mois. Pour mieux pr&#233;parer la sortie et confronter les d&#233;tenus &#224; la r&#233;alit&#233; du monde du travail, la conseill&#232;re en insertion professionnelle (CIP) des Beaux Mets, Nissa Boudhalay, travaille en lien avec les conseillers p&#233;nitentiaires d'insertion et de probation du SAS. &lt;i&gt;&#171; J'ai l'impression d'&#234;tre une facilitatrice, une interlocutrice privil&#233;gi&#233;e sur les besoins, d&#233;crit-elle en d&#233;couvrant le m&#233;tier sur ce poste. Je les re&#231;ois au moins une fois par semaine pour travailler le projet. &#187; &lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;velopp&#233; depuis trente ans, le tissu partenarial de Festin facilite la recherche de stages, d'autres chantiers d'insertion, de formations, ou m&#234;me de postes dans la restauration. &lt;i&gt;&#171; Il faut anticiper parce qu'il y a une proc&#233;dure &#224; mettre en place pour autoriser les stages en immersion&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Nissa Boudhalay. &lt;i&gt;Des contraintes plut&#244;t dynamisantes parce qu'il faut faire preuve de cr&#233;ativit&#233; et de pers&#233;v&#233;rance et il y a de gros enjeux. Le dedans pr&#233;pare le dehors dans toute sa complexit&#233; : heureusement que nous travaillons en partenariat pluridisciplinaire &#224; l'int&#233;rieur et &#224; l'ext&#233;rieur. &#187;&lt;/i&gt; L'accord-cadre qui lie l'administration p&#233;nitentiaire et Festin reste unique en France.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;(1) Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; modifi&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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