<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=1701&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>De l'ombre &#224; la lumi&#232;re </title>
		<link>https://www.lien-social.com/De-l-ombre-a-la-lumiere</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/De-l-ombre-a-la-lumiere</guid>
		<dc:date>2023-10-11T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Travail social</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;seaux sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>1347</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une fois n'est pas coutume, les mati&#232;res &#224; pens&#233;es rejoignent nos paroles de m&#233;tiers, dans une r&#233;flexion coh&#233;rente : comment sortir de l'ombre et se rendre visible ? Rester dans la discr&#233;tion ou bien &#234;tre sous le feu des projecteurs, lorsque cela est bien fait ? &lt;br class='autobr' /&gt; Par Virginie Rouchouse, assistante de service social, formatrice d'adultes et cr&#233;atrice du compte Instagram ParlonsSocial. &lt;br class='autobr' /&gt;
La visibilit&#233; : &#171; Qualit&#233; de ce qui est visible, perceptible facilement &#187; (1) ou &#171; Caract&#232;re de ce qui est perceptible (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Matie%CC%80re-a%CC%80-pense%CC%81es" rel="directory"&gt;Matie&#768;re a&#768; pense&#769;es&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Travail-social-186" rel="tag"&gt;Travail social&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Reseaux-sociaux" rel="tag"&gt;R&#233;seaux sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1347-" rel="tag"&gt;1347&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une fois n'est pas coutume, les mati&#232;res &#224; pens&#233;es rejoignent nos paroles de m&#233;tiers, dans une r&#233;flexion coh&#233;rente : comment sortir de l'ombre et se rendre visible ? Rester dans la discr&#233;tion ou bien &#234;tre sous le feu des projecteurs, lorsque cela est bien fait ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_7409 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L150xH150/photo_map_1347_v_rouchousse-cb550.png?1697061658' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Par Virginie Rouchouse, assistante de service social, formatrice d'adultes et cr&#233;atrice du compte Instagram ParlonsSocial.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;La visibilit&#233; : &lt;i&gt;&#171; Qualit&#233; de ce qui est visible, perceptible facilement &#187;&lt;/i&gt; (1) ou &lt;i&gt;&#171; Caract&#232;re de ce qui est perceptible par la vue, sensible &#224; l'&#339;il humain &#187;&lt;/i&gt; (2).&lt;br class='autobr' /&gt;
Le travail social est-il visible ? Perceptible facilement ? Vu par l'&#339;il humain ? Quand je lis ces d&#233;finitions de la visibilit&#233;, je rencontre des difficult&#233;s &#224; attribuer leurs caract&#233;ristiques au travail social&#8230; Difficilement saisissable, quantifiable, identifiable par un citoyen lambda n'ayant jamais pouss&#233; la porte d'un service socio-&#233;ducatif. Cette difficult&#233; d'identification de ce qui fait le travail social se poursuit parfois m&#234;me aupr&#232;s de ceux qui acc&#232;dent &#224; ces accompagnements&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Finalement, le propre du travail social ne serait-il pas plut&#244;t d'&#234;tre invisible ? Cette caract&#233;ristique insaisissable serait elle-m&#234;me ce qui en fait l'essence ? Sous le sceau des obligations de secret, de discr&#233;tion, de confidentialit&#233;, l'option choisie par le travail social semble plut&#244;t tendre vers l'invisibilit&#233;. Les devoirs d&#233;ontologiques de secret concernant l'accompagnement du public, de discr&#233;tion concernant le fonctionnement de nos institutions&#8230; semblent caract&#233;riser tous les aspects du travail social. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce contexte, comment faire (mieux) conna&#238;tre du grand public nos m&#233;tiers, leur importance, leur r&#233;alit&#233; ? Notre discr&#233;tion ne joue-t-elle pas contre nous ? N'emp&#234;cherait-elle pas l'&#233;volution des repr&#233;sentations de nos m&#233;tiers ? N'ent&#233;rine-t-elle pas les images d&#233;su&#232;tes, caricaturales v&#233;hicul&#233;es par certains m&#233;dias ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entre caricatures et invisibilit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail social manque cruellement de visibilit&#233;. Et lorsqu'il est visible &#224; grande &#233;chelle, il est plut&#244;t montr&#233; du doigt, voir caricatur&#233;, comme dans les reportages sur les violences au sein des &#233;tablissements de placement de l'Aide Sociale &#224; l'Enfance (et pas de la DDASS), ou soulign&#233; comme absent lors de drames &lt;i&gt;&#171; mais que font les services sociaux ? &#187;&lt;/i&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tous ces stigmates se rassemblent autour d'une repr&#233;sentation n&#233;gative du m&#233;tier, de ses missions, de son public et de ses professionnels. Ces images ne v&#233;hiculent pas la r&#233;alit&#233; complexe du travail social dans ses diff&#233;rentes facettes : autant dans ses difficult&#233;s, limites, que ses apports, victoires.&lt;br class='autobr' /&gt;
Concernant la visibilit&#233; du travail social, un des m&#233;dias &#224; saisir est celui des fictions : films, t&#233;l&#233;films, s&#233;ries t&#233;l&#233;vis&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Prenons l'exemple de l'assistante sociale dans la majorit&#233; des fictions. Son intervention est souvent sous fond d'un ton de gravit&#233;, lorsqu'elle arrive ou que tout est mis en &#339;uvre pour qu'elle ne soit pas contact&#233;e. Elle est aussi r&#233;guli&#232;rement repr&#233;sent&#233;e par des st&#233;r&#233;otypes visuels (lunettes, tailleur, chignon, dossier). Sa mission est resserr&#233;e autour du placement des enfants, m&#234;me pas celles de la protection de l'enfance en globalit&#233;. La protection de l'enfance se r&#233;sume donc ici &#224; la mesure de placement, qu'elle semble d'ailleurs souvent d&#233;cider seule.&lt;br class='autobr' /&gt;
En dehors de ces personnages caricatur&#233;s, nous pouvons principalement parler d'invisibilit&#233; du travail social dans les fictions. Cette invisibilit&#233; est particuli&#232;rement incompr&#233;hensible lorsqu'elles se d&#233;roulent dans des &lt;span class='spip_document_7399 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L370xH239/capture_d_e_cran_2023-10-07_a_09.08.03-8cd23.png?1697061658' width='370' height='239' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; institutions o&#249; les services sociaux sont en r&#233;alit&#233; pr&#233;sents comme le milieu hospitalier et le milieu scolaire. Les assistantes sociales sont effac&#233;es par des internes en m&#233;decine, infirmi&#232;res, professeurs, conseillers principaux d'&#233;ducation (CPE) ; qui vont au-del&#224; de leurs missions pour englober celles du travail social. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cela est n&#233;gatif pour l'image de tous les m&#233;tiers : une infirmi&#232;re qui fait une m&#233;diation familiale, un m&#233;decin qui prot&#232;ge sous son aile un enfant, un professeur qui prend en charge un parent perdu&#8230; Cela vient donner dans l'imaginaire collectif des missions suppl&#233;mentaires &#224; ces m&#233;tiers, d&#233;j&#224; en tension et efface &#233;videmment aux yeux du grand public l'existence du travail social.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette absence alimente un climat de d&#233;nonciation d'un travail social mal fait, incomp&#233;tent, optionnel, inexistant, inutile.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cet effacement de nos m&#233;tiers est-il d&#251; &#224; une m&#233;connaissance de nos m&#233;tiers par les sc&#233;naristes, producteurs, r&#233;alisateurs ; ou &#224; un d&#233;ni de la n&#233;cessit&#233; de nos r&#244;les dans la soci&#233;t&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Visibilit&#233; et attractivit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense que ce manque de repr&#233;sentation, de visibilit&#233; de nos m&#233;tiers du travail social affecte l'attractivit&#233; de notre secteur. Postes vacants, formations avec des promotions incompl&#232;tes, fins de carri&#232;re pr&#233;matur&#233;es : comment s'identifier &#224; un m&#233;tier invisible ou caricatur&#233; ? Il est temps d'agir pour cr&#233;er de nouvelles vocations, motivations &#224; rejoindre les rangs du travail social et &#224; y rester&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
De mon regard, cela passe par une mobilisation pour une visibilit&#233; du travail social qui soit juste, actualis&#233;e, r&#233;aliste, plus positive de nos m&#233;tiers, missions, publics.&lt;br class='autobr' /&gt;
Qui peut porter cette visibilit&#233;, parler du travail social ? Qui de mieux que les travailleurs sociaux pour porter cette visibilit&#233; ? Personne. Nous sommes les experts de nos m&#233;tiers, nous sommes plus que l&#233;gitimes pour en parler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les r&#233;seaux sociaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Travail social, visibilit&#233;, r&#233;seaux sociaux : ces mots peuvent sembler difficiles &#224; faire cohabiter, et pourtant !&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est en pensant &#224; ce manque de visibilit&#233; et d'attractivit&#233; de nos m&#233;tiers que j'ai cr&#233;&#233; un compte Instagram : ParlonsSocial. Le travail social notamment avec les &#233;ducateurs (ES et EJE) se fait une petite place sur les r&#233;seaux sociaux, par l'information, l'humour, le partage. Les assistantes sociales y sont plus rares, ce qui a renforc&#233; ma motivation dans ce projet. L'usage des r&#233;seaux sociaux par le travail social est critiqu&#233; par certains. Pour ma part, j'y vois un m&#233;dia, un canal de communication de notre &#233;poque que nous ne pouvons plus ignorer dans la soci&#233;t&#233; actuelle de l'image et du num&#233;rique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je cr&#233;e &#224; ma mani&#232;re une communaut&#233; de travail social. Mon d&#233;fi pour ce compte est tout d'abord de nous rendre visibles, mieux connus, moins antipathiques, de d&#233;construire les repr&#233;sentations, images dat&#233;es, n&#233;gatives... En publiant des contenus travaill&#233;s, je participe aussi &#224; d&#233;construire notre image. Je d&#233;montre que c'est un m&#233;tier certes humain, mais pas inn&#233; : avec ses comp&#233;tences, postures, au c&#339;ur de la professionnalit&#233; des travailleurs sociaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mon but est aussi de nourrir la motivation des professionnels et &#233;tudiants. J'y partage ainsi mon exp&#233;rience, mes astuces, questionnements et axes de r&#233;flexion sur nos pratiques. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je ne r&#233;sous pas les difficult&#233;s de fond du travail social, mais je pose une pierre &#224; l'&#233;difice de la visibilit&#233; de nos m&#233;tiers.&lt;br class='autobr' /&gt;
La visibilit&#233; est une arme dans l'attractivit&#233; pour nos m&#233;tiers : qui a envie de faire un travail ennuyeux, compliqu&#233;, empreint de souffrance, de violence ? Je ne dis pas que cela ne fait pas partie de nos m&#233;tiers, mais ils ne se r&#233;duisent pas qu'&#224; cela ! La crise sanitaire li&#233;e &#224; la COVID a permis une visibilit&#233; du caract&#232;re essentiel de nos m&#233;tiers, aux c&#244;t&#233;s notamment de ceux de la sant&#233;, l'alimentaire, la s&#233;curit&#233;... En &#233;tant d&#233;sign&#233;s comme en premi&#232;re ligne, l'opinion publique a eu une opportunit&#233; de nous visualiser comme centraux au quotidien d'individus, contribuant au soin &#224; notre mani&#232;re. C'est cette image de m&#233;tiers essentiels que nous avons &#224; nourrir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Participons &#224; v&#233;hiculer une image plus positive, actuelle, r&#233;elle du travail social en s'engageant chacun pour la visibilit&#233; de nos m&#233;tiers, &#224; petite et plus grande &#233;chelle, sur les r&#233;seaux et ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1) Larousse (2) Le Robert&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les blessures que l'on subit enfant ne cicatrisent jamais vraiment</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-blessures-que-l-on-subit-enfant-ne-cicatrisent-jamais-vraiment</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Les-blessures-que-l-on-subit-enfant-ne-cicatrisent-jamais-vraiment</guid>
		<dc:date>2023-04-10T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;seaux sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>1337</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Que les exp&#233;riences, positives comme n&#233;gatives, de l'enfance jouent un r&#244;le de premier ordre dans nos choix, mais aussi nos fragilit&#233;s, nous le savons de notre v&#233;cu propre. Les &#233;tudes scientifiques le confirment. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Passer les dix premi&#232;res ann&#233;es de sa vie &#224; subir la violence d'un p&#232;re alcoolique. Les pas titubent &#224; l'approche du palier. Le cliquetis confus des cl&#233;s qui s'&#233;ternisent dans les difficult&#233;s &#224; ins&#233;rer celle de la serrure. L'odeur. Toutes ces anticipations d&#233;sesp&#233;r&#233;es de la violence qui va (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Matie%CC%80re-a%CC%80-pense%CC%81es" rel="directory"&gt;Matie&#768;re a&#768; pense&#769;es&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Prevention-specialisee-1601" rel="tag"&gt;Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Reseaux-sociaux" rel="tag"&gt;R&#233;seaux sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1337-" rel="tag"&gt;1337&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Que les exp&#233;riences, positives comme n&#233;gatives, de l'enfance jouent un r&#244;le de premier ordre dans nos choix, mais aussi nos fragilit&#233;s, nous le savons de notre v&#233;cu propre. Les &#233;tudes scientifiques le confirment.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Passer les dix premi&#232;res ann&#233;es de sa vie &#224; subir la violence d'un p&#232;re alcoolique. Les pas titubent &#224; l'approche du palier. Le cliquetis confus des cl&#233;s qui s'&#233;ternisent dans les difficult&#233;s &#224; ins&#233;rer celle de la serrure. L'odeur. Toutes ces anticipations d&#233;sesp&#233;r&#233;es de la violence qui va in&#233;vitablement bient&#244;t se d&#233;cha&#238;ner sur moi, et sur maman. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En tant que travailleur social, nous avons souvent constat&#233; qu'un adulte qui s'ab&#238;me dans des comportements d&#233;l&#233;t&#232;res pour lui, pour sa sant&#233;, ou pour les autres, a le plus souvent une vie caboss&#233;e. Que, par une des injustices qui semblent irr&#233;m&#233;diables, un adulte en souffrance fut le plus souvent un enfant qui d&#233;j&#224; souffrait, les &#233;ducateurs, les soignants, les travailleurs sociaux, le savent, d'exp&#233;rience r&#233;p&#233;t&#233;e et douloureuse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais toute cette exp&#233;rience reste sans force face aux lieux communs de l'opinion. Face &#224; tout t&#233;moignage, toute histoire dramatique, ceux qui vivent bien &#224; l'abri r&#233;torquent que &lt;i&gt;&#171; on choisit toujours &#187;&lt;/i&gt;, que &#171; &lt;i&gt;&#8239;personne ne l'a forc&#233; &#187;&lt;/i&gt;, que &lt;i&gt;&#171; la seringue n'est pas venue toute seule se planter dans sa veine &#187;&lt;/i&gt;,&#8239;etc.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; R&#233;guli&#232;rement les pompiers et les policiers qui interviennent. Parfois eux-m&#234;mes sont pouss&#233;s dans leurs retranchement. Trop de violence, trop de coups. Un jour, un sapeur-pompier n'en peut plus. Exc&#233;d&#233; de ce qu'il voit, il perd le contr&#244;le, plaque le p&#232;re au mur, en le mena&#231;ant si jamais il recommence. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Or, les outils de l'&#233;pid&#233;miologie valident d&#233;sormais les constats anciens des professionnels de terrain. Un m&#233;decin, soucieux de ses patients, &#224; qui l'on avait object&#233; qu'il trouvait des excuses &#224; des vies rat&#233;es et qu'il pourrait aligner autant de t&#233;moignages qu'il trouverait, que cela ne remplacerait pas une &#233;tude &#233;pid&#233;miologique, avait les moyens de la mener, cette &#233;tude. Et il la mena.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des racines dans l'enfance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce m&#233;decin, c'est Vincent Felitti, l'&#233;tude, quant &#224; elle, porte le nom d'&lt;i&gt;adverse childhood experiences study&lt;/i&gt;, souvent abr&#233;g&#233; en &lt;i&gt;ACEs study&lt;/i&gt; : l'&#233;tude des exp&#233;riences adverses subies durant l'enfance. Avec elle, nous passons des constats individuels &#224; la preuve. Nous &#233;tablissons un lien entre exp&#233;riences traumatiques de l'enfance et troubles de la sant&#233; (maladies coronaires, sant&#233; mentale, diab&#232;te&#8230;), conduites addictives, et aussi insertion sociale. Le d&#233;ni perd ses assises.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; &#192; 12 ans, se sentir mieux aupr&#232;s des punks du 13&#232;me arrondissement. &#192; quinze ans, ne plus supporter de rester assis &#224; l'&#233;cole mais ne rater aucun concert des B&#233;rruriers noirs, s'alcooliser jusqu'&#224; l'ivresse. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En quoi consiste-t-elle ? &#192; premi&#232;re vue, elle semble fruste : durant six mois, l'&#233;quipe d'un centre m&#233;dical propose &#224; plus de 20 000 patients de la classe moyenne venant pour un bilan de sant&#233;, de r&#233;pondre &#224; dix questions portant chacune sur une cat&#233;gorie de maltraitance ou de n&#233;gligence : &lt;i&gt;&#171; avant l'&#226;ge de 18 ans, avez-vous &#233;t&#233; victime de&#8230; ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour chaque r&#233;ponse, le &#171; score &#187; est incr&#233;ment&#233; ou non, d'o&#249; un nombre situ&#233; entre 0 et 10. Celui-ci est ensuite mis en lien avec le dossier m&#233;dical. Pr&#233;cisons : ces patients d'un &#226;ge moyen d'environ 57 ans, font partie de la classe moyenne de Californie. Ils sont ins&#233;r&#233;s et gagnent confortablement leur vie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le premier r&#233;sultat, c'est la banalit&#233; de la souffrance : les deux tiers des r&#233;pondants ont subi une ou plusieurs &#233;preuves. Le deuxi&#232;me, c'est que la d&#233;gradation de l'&#233;tat de sant&#233; est proportionnelle au score, il r&#233;pond au principe &#171; dose-r&#233;ponse &#187;. Plus une personne aura subi de ACEs, plus elle pr&#233;sentera un nombre important de probl&#232;mes de sant&#233;. Le troisi&#232;me, c'est que, pour une pathologie donn&#233;e, sa fr&#233;quence sera d'autant plus &#233;lev&#233;e que l'on consid&#233;rera des personnes ayant un score &#233;lev&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par exemple, un lien dose-r&#233;ponse a &#233;t&#233; &#233;tabli entre le nombre d'&#233;preuves diff&#233;rentes et le risque d'entr&#233;e pr&#233;coce dans le tabagisme, de m&#234;me avec la d&#233;pendance &#224; l'alcool, le risque de recourir &#224; l'injection intraveineuse de drogues, ou la d&#233;pression.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; &#192; 18 ans, pr&#233;f&#233;rer la L&#233;gion &#233;trang&#232;re au larcin de trop qui m&#232;nerait au trou : sept ann&#233;es d'arm&#233;e, une guerre&#8230; et encore davantage d'alcool pour supporter de vivre. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
S'agissant d'une &#233;quipe m&#233;dicale, l'&#233;tude portait &#233;videmment sur la sant&#233;. Reprenant la m&#233;thodologie, d'autres chercheurs ont explor&#233; les cons&#233;quences sociales des ACEs. &#201;tude apr&#232;s &#233;tude, les r&#233;sultats se confirment : les risques sont proportionnels au nombre d'&#233;preuves subies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&#232;s analyse, c'est le choc&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le Connecticut, avec un score de 3 ou plus, la probabilit&#233; pour un adulte d'avoir subi une agression sexuelle &#224; l'&#226;ge adulte est multipli&#233;e par 5, celle d'avoir des difficult&#233;s &#224; payer son logement est multipli&#233;e par 3, celle d'&#234;tre souvent, ou toujours, pr&#233;occup&#233; de trouver les moyens de se nourrir est multipli&#233;e par 3. En &#201;cosse, une &#233;tude &#233;tablit qu'avec un score de 4 ou plus, le risque d'une grossesse pr&#233;coce et non d&#233;sir&#233;e est multipli&#233; par 6, celui d'avoir &#233;t&#233; impliqu&#233; dans des actes violents au cours de l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e est multipli&#233; par 14, celui d'avoir &#233;t&#233; incarc&#233;r&#233; est multipli&#233; par 20 (par rapport &#224; quelqu'un n'ayant subi aucune adversit&#233;).&lt;br class='autobr' /&gt;
Certains objecteront que ces &#233;tudes ont &#233;t&#233; men&#233;es dans d'autres pays. Bien s&#251;r, des diff&#233;rences existent, mais sur tous les continents, tous les r&#233;sultats viennent confirmer l'aggravation progressive de la sant&#233;, de l'insertion sociale, en proportion des &#233;preuves n&#233;gatives subies enfant.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; &#192; 45 ans, apr&#232;s des ann&#233;es de gal&#232;re, submerg&#233; par l'alcool et les troubles psychiatriques, &#234;tre reconnu travailleur handicap&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Si la pr&#233;carit&#233;, les m&#233;susages de substances, les comportements violents r&#233;sultent, au moins en partie, des ACEs, ils sont autant d'&#233;preuves pour les enfants qui grandissent avec ces adultes en souffrance comme parents, r&#233;p&#233;tant, reproduisant la souffrance et la pr&#233;carit&#233;. Oui, les &#233;preuves adverses sont banales et se r&#233;p&#232;tent &#224; travers les g&#233;n&#233;rations. Allons-nous attendre une demande d'aide de parents pour les soutenir ? Et si celle-ci n'&#233;tait jamais formul&#233;e ? Comment conna&#238;tre l'importance dramatique de ces &#233;preuves si personne ne nous en a parl&#233; ?&lt;br class='autobr' /&gt;
D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; de la pr&#233;vention, de l'accompagnement et du soutien parental. &#192; la suite de ces &#233;tudes, des &#201;tats, ou des villes s'engagent. Par exemple, la ville de Bristol s'engage &#224; devenir &lt;i&gt;&#171; ACE aware &#187;&lt;/i&gt;, consciente, inform&#233;e des &#233;preuves subies durant l'enfance, afin de les pr&#233;venir. Pour elle, &lt;i&gt;&#171; il s'agit d'un engagement &#224; d&#233;velopper une approche holistique dans toute la ville, en mettant l'accent sur le rep&#233;rage, la pr&#233;vention et l'intervention pr&#233;coce, ainsi que le changement &#034;culturel&#034; s'il est n&#233;cessaire &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; quand un tel engagement par une collectivit&#233; territoriale fran&#231;aise ? Pour cela, il importe de faire conna&#238;tre cet ensemble d'&#233;tudes. Il serait temps, les premiers r&#233;sultats ont &#233;t&#233; publi&#233;s en 1998&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;strong&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/strong&gt;
BELLIS, Mark A., ASHTON, Kathryn, HUGHES, Karen, FORD, Katharine, BISHOP, Julie et PARANJOTHY, Shantini. &lt;i&gt;Adverse Childhood Experiences and their impact on health-harming behaviours in the Welsh adult population : Alcohol Use, Drug Use, Violence, Sexual Behaviour, Incarceration, Smoking and Poor Diet&lt;/i&gt;. Cardiff : Public Health Wales, 2015.
Connecticut Department of Public Health, Adverse childhood experiences in Connecticut, 2018.
LEVIVIER, Marc, &lt;i&gt;Les &#233;preuves adverses subies durant l'enfance et leurs cons&#233;quences sur la sant&#233; &#224; l'&#226;ge adulte : une introduction &#224; la ACEs study&lt;/i&gt;, Psychotropes, 2022, vol. 28, n&#176;34.&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Comment pr&#233;server l'intimit&#233; de la personne accompagn&#233;e ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Comment-preserver-l-intimite-de-la-personne-accompagnee</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Comment-preserver-l-intimite-de-la-personne-accompagnee</guid>
		<dc:date>2023-04-10T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Usager</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;seaux sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>1337</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Chacun a droit au respect de sa vie priv&#233;e &#187; proclame l'article 9 du Code civil. Et nous cherchons toutes et tous &#224; la pr&#233;server&#8230; tout en l'exposant parfois dans ses moindres d&#233;tails sur les r&#233;seaux sociaux. Qu'en est-il dans nos rapports avec les usagers ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Christine Maurey, assistante sociale en &#233;tablissement m&#233;dico-social &lt;br class='autobr' /&gt;
Je suis pr&#232;s de la porte (c&#244;t&#233; chambre) quand j'entends soudain : &#171; T'as fait la 14 ? &#187; La &#171; 14 &#187; est le num&#233;ro de chambre de ma m&#232;re. J'en conclus aussit&#244;t que la &#171; 14 &#187; (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Paroles-de-me%CC%81tiers" rel="directory"&gt;Paroles de me&#769;tiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Usager" rel="tag"&gt;Usager&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Reseaux-sociaux" rel="tag"&gt;R&#233;seaux sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1337-" rel="tag"&gt;1337&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Chacun a droit au respect de sa vie priv&#233;e &#187; proclame l'article 9 du Code civil. Et nous cherchons toutes et tous &#224; la pr&#233;server&#8230; tout en l'exposant parfois dans ses moindres d&#233;tails sur les r&#233;seaux sociaux. Qu'en est-il dans nos rapports avec les usagers ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Christine Maurey, assistante sociale en &#233;tablissement m&#233;dico-social&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Je suis pr&#232;s de la porte (c&#244;t&#233; chambre) quand j'entends soudain : &lt;i&gt;&#171; T'as fait la 14 ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La &#171; 14 &#187; est le num&#233;ro de chambre de ma m&#232;re. J'en conclus aussit&#244;t que la &#171; 14 &#187; concerne, repr&#233;sente, r&#233;sume et correspond au corps de ma m&#232;re, aux fesses de ma m&#232;re, &#224; l'intimit&#233; de ma m&#232;re&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur la vie de ma m&#232;re, la col&#232;re me prend. Comment peut-on parler ainsi ? R&#233;sumer une personne &#224; un num&#233;ro ? Dans un autre temps, des matricules&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ouvre et me trouve face &#224; deux soignants un peu surpris de mon intrusion dans ce couloir et pas si g&#234;n&#233;s &#224; vrai dire. Ma col&#232;re se noie dans ma l&#226;chet&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je me contente d'un : &lt;i&gt;&#171; oui, c'est moi qui vous ai appel&#233;, elle souhaite aller aux toilettes &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut dire aussi qu'en un quart de seconde, mes antennes ont fonctionn&#233;. J'ai capt&#233; les codes professionnels, les habitudes de faire, la journ&#233;e qui s'allonge, la fatigue qui s'installe, le d&#233;couragement qui n'est pas loin&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors, je m'en retourne dans la chambre et fais ce que j'ai de mieux &#224; faire : attendre qu'ils viennent quand ils auront le temps. Son intimit&#233; est mise &#224; mal depuis quelque temps mais se rend-elle vraiment compte ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Les situations de vuln&#233;rabilit&#233;, de vieillesse, de d&#233;pendance, de handicap font-elles chuter cette prise en compte de la pudeur, de l'intimit&#233; des personnes ? Oui, bien s&#251;r quand on ne peut plus assurer ses besoins &#233;l&#233;mentaires, l'intimit&#233; du corps est mise &#224; mal. Alors comment pr&#233;server cette intimit&#233; ? Pourquoi, pour qui ? Pour l'autre ou pour soi ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Assise &#224; c&#244;t&#233; de ma m&#232;re, mes pens&#233;es m'emm&#232;nent loin ce jour-l&#224;. Loin du c&#244;t&#233; de ce qui est intime et de ce qui ne l'est pas. L&#224;, il s'agit du corps. De ce qui est le plus visible et sans doute malgr&#233; tout, de ce qui est le plus simple &#224; pr&#233;server.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais l'intime ne se r&#233;sume pas &#224; cela. Il y a tout le reste, tout ce qui est cher, nous est propre, tout ce qui fait que l'on est soi avec nos fragilit&#233;s, nos sentiments, nos plaies, nos bosses, tout ce qui est intime, oui.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comment d&#233;finir ce qui est intime et ce qui ne l'est pas ? Qui va placer la limite &#224; ne pas franchir ? Cette intimit&#233; n'est-elle pas &#224; questionner, et au-del&#224; des mots, &#224; ressentir avec chacun ? Car si c'est moi qui d&#233;cide, je risque de prendre en compte mes propres crit&#232;res et non ceux de la personne d'en face. Certains aiment parler d'eux et d'autres non.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je me souviens d'un moment de formation qui m'a profond&#233;ment marqu&#233;. Le th&#232;me &#233;tait, je crois, &lt;i&gt;&#171; le traumatisme et l'enfant &#187;&lt;/i&gt;. L'intervenant nous a d&#232;s le d&#233;but de ces deux jours mis en groupe de 4 ou 5 personnes. Il a demand&#233; qu'&#224; l'int&#233;rieur de chacun des groupes, pendant une heure, les personnes racontent un traumatisme qui leur &#233;tait arriv&#233;. Point !&lt;br class='autobr' /&gt;
Les trois personnes de mon groupe ont jou&#233; le jeu et ont racont&#233; la perte d'un enfant, une agression et que sais-je. Je n'ai pas pu jouer le jeu et je n'ai rien dit.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s cette heure d&#233;sagr&#233;able, l'intervenant nous as r&#233;unis : &#171; &lt;i&gt;&#8239;Avec tout mon respect, je me fiche de ce que vous avez pu vous raconter. Je voulais juste vous montrer comment raconter quelque chose d'intime &#224; des personnes que l'on ne conna&#238;t pas, peut &#234;tre difficile et douloureux. Pensez-y la prochaine fois que vous recevrez quelqu'un qui a v&#233;cu un traumatisme. Soyez doux &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous, les travailleurs sociaux, sommes constamment en train de p&#233;n&#233;trer la sph&#232;re intime des personnes. En allant chez eux, en entrant dans leur &lt;span class='spip_document_6789 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L400xH405/capture_d_e_cran_2023-04-05_a_09.04.40-9c72b.png?1693482764' width='400' height='405' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; habitat, en leur demandant comment ils s'y prennent pour &#233;duquer, en les questionnant sur leur mani&#232;re de vivre, de s'alimenter, de d&#233;penser,&#8239;etc.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors ? De la douceur, de la douceur et encore de la douceur. Que ce soit pour s'occuper d'un corps comme pour questionner et venir en aide.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Marc Tellier, assistant social de secteur&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tout travailleur social se doit de creuser la situation de la personne qu'il accompagne pour coconstruire avec elle un projet qui permette une &#233;volution positive de sa situation. C'est ce qu'on nous explique, en tout cas, dans toute bonne formation initiale et que les praticiens ordinaires confirment volontiers. Si l'on filait la m&#233;taphore m&#233;dicale, on pourrait affirmer que de la m&#234;me fa&#231;on que le m&#233;decin demande &#224; son patient se d&#233;shabiller pour pouvoir l'ausculter et prendre ses constantes, le professionnel de l'action sociale demande lui aussi &#224; l'usager de se mettre &#224; nu. Son &#233;tat civil, sa situation maritale, ses ressources, son budget, son histoire personnelle, familiale, professionnelle&#8230; tout y passe. On utilise m&#234;me pour cela un terme savant qui nous vient du monde de la psychologie : &lt;i&gt;&#171; l'anamn&#232;se &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Personne ne se pose, toutefois, la question des limites de cette intrusion, sauf peut-&#234;tre quand les r&#244;les sont invers&#233;s et que la personne accompagn&#233;e nous retourne la politesse, nous interrogeant sur notre &#233;tat de c&#233;libataire/concubin/mari&#233;, sur le nombre d'enfants que nous avons, plus rarement sur le salaire que nous percevons, mais aussi sur notre lieu de r&#233;sidence priv&#233;e, nos loisirs ou nos go&#251;ts musicaux&#8239;etc. C'est rare, mais l'on se trouve alors dans la situation de l'arroseur arros&#233;. Et nous nous crispons, en faisant diplomatiquement remarquer que nous n'avons pas &#224; communiquer sur notre intimit&#233;, ni notre vie priv&#233;e. Pourtant, c'est exactement ce que nous venons de demander &#224; notre interlocuteur. On peut m&#234;me s'&#233;nerver. C'est vrai quoi, les &#171; cas soc' &#187;, c'est eux, c'est quand m&#234;me pas nous. Faut pas inverser les r&#244;les !&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant, &#224; y r&#233;fl&#233;chir avec plus de pond&#233;ration, on peut quand m&#234;me se demander s'il n'y aurait pas dans cette relation aidant/aid&#233;, comme un relent de rapport de domination o&#249; l'un doit se soumettre au pouvoir symbolique que l'autre exerce sur lui ? Un proverbe africain affirme que &lt;i&gt;&#171; la main de celui qui demande est toujours en dessous de celle de celui &#224; qui il demande &#187;&lt;/i&gt;. &#192; ce stade de notre raisonnement, soit on assume notre posture de sachant, de technicien de la relation et de titulaire d'un savoir-faire professionnel. Soit, on se dit qu'il y a peut-&#234;tre mati&#232;re &#224; modifier nos pratiques. Le philosophe Paul Ricoeur d&#233;finit la &#171; sollicitude &#187; comme la tentative de r&#233;tablir envers l'autre un &#233;quilibre au sein d'une relation dissym&#233;trique, plut&#244;t que d'accentuer le d&#233;s&#233;quilibre. Comment cela peut-il prendre forme concr&#232;tement ? On peut par exemple de ne demander que les renseignements strictement n&#233;cessaires et en justifier le besoin qu'on en a. On peut aussi laisser &#224; la personne accompagn&#233;e l'opportunit&#233; de d&#233;voiler ce qu'elle souhaite r&#233;v&#233;ler, &#224; son rythme, sur les aspects qu'elle a envie de livrer. Et privil&#233;gier la chronologie du r&#233;cit qu'elle choisit, en faisant ainsi en sorte d'&#233;viter qu'elle soit dans cette position passive o&#249; elle r&#233;pond seulement aux questions qui lui sont pos&#233;es. Autre possibilit&#233; encore, quand c'est possible, adopter la position de celui qui ne se contente pas de donner, mais celui qui partage, comme le permettent certaines confidences judicieusement choisies sur sa propre part d'intimit&#233;. S'il ne s'agit bien entendu pas de s'&#233;pancher sur sa vie personnelle, n'est-il pas possible de donner &#224; voir cette dimension humaine que nous partageons avec le reste de nos concitoyens quelle que soit leur place dans la soci&#233;t&#233; ? J'entends d'ici la r&#233;action : &lt;i&gt;&#171; mais c'est d&#233;j&#224; ce que nous faisons &#187;&lt;/i&gt; C'est tr&#232;s bien. Mais, comme dit le proverbe &lt;i&gt;&#171; cela va sans dire, c'est encore mieux en le disant &#187;&lt;/i&gt; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Trajet en voiture : perte de temps ou sas/espace contenant ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Trajet-en-voiture-perte-de-temps-ou-sas-espace-contenant</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Trajet-en-voiture-perte-de-temps-ou-sas-espace-contenant</guid>
		<dc:date>2023-03-27T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;seaux sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>1336</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Qu'ils interviennent en h&#233;bergement ou en milieu ouvert, les travailleurs sociaux sont confront&#233;s aux trajets en voiture avec les usagers. Comment les transforment-ils en supports professionnels ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Sylvie Kowalczuk, assistante sociale, formatrice, auteure &lt;br class='autobr' /&gt;
Travaillant en milieu rural, les trajets en voiture, &#231;a me conna&#238;t ! Consid&#233;r&#233;s comme perte de temps ou sas de d&#233;compression, ils restent indispensables &#224; ma pratique, &#224; mes valeurs du service public, ainsi qu'au concept de l'aller vers. Mais, (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Paroles-de-me%CC%81tiers" rel="directory"&gt;Paroles de me&#769;tiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Pratique-professionnelle" rel="tag"&gt;Pratique professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Reseaux-sociaux" rel="tag"&gt;R&#233;seaux sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1336-" rel="tag"&gt;1336&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Qu'ils interviennent en h&#233;bergement ou en milieu ouvert, les travailleurs sociaux sont confront&#233;s aux trajets en voiture avec les usagers. Comment les transforment-ils en supports professionnels ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Sylvie Kowalczuk, assistante sociale, formatrice, auteure &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Travaillant en milieu rural, les trajets en voiture, &#231;a me conna&#238;t ! Consid&#233;r&#233;s comme perte de temps ou sas de d&#233;compression, ils restent indispensables &#224; ma pratique, &#224; mes valeurs du service public, ainsi qu'au concept de l'aller vers. Mais, je choisis ici de d&#233;velopper le trajet en voiture avec la personne accompagn&#233;e, car les probl&#232;mes de mobilit&#233; sont r&#233;els, et demandent de sortir de ses habitudes et principes pour accompagner les personnes m&#234;me physiquement. Alors nous entrons dans le monde de l'informel qui laisse se d&#233;voiler une autre facette de nous-m&#234;mes : moi le travailleur social et la personne accompagn&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
M.&#8239;V. prendra son r&#244;le tr&#232;s au s&#233;rieux lorsqu'il m'indiquera le chemin le plus court pour aller &#224; notre point de rendez-vous, prenant plaisir &#224; me d&#233;signer les cachettes des gendarmes et de leur radar. Il fera m&#234;me de l'humour sur ma conduite quelque peu sportive ! Cette attitude in&#233;dite chez lui aura la facult&#233; de le rassurer sur sa place, sa l&#233;gitimit&#233;, son existence. Malmen&#233; par ailleurs, il trouvera dans cet espace une mani&#232;re diff&#233;rente et positive de se pr&#233;senter.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;span class='spip_document_6730 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L400xH390/capture_d_e_cran_2023-03-23_a_07.45.10-e1f37.png?1693482764' width='400' height='390' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Mme H. laissera parler le non verbal pour exprimer sa peur de rentrer en retard. Ce sera l'occasion d'approfondir d'autres probl&#233;matiques qui n'avaient jamais &#233;t&#233; abord&#233;es auparavant. L'entretien informel permet &#224; la personne de choisir son sujet de discussion sans s'encombrer du filtre scl&#233;rosant de l'entretien formel.&lt;br class='autobr' /&gt;
M.&#8239;T. se sentira utile et valoris&#233; lorsqu'il me rassurera sur ma fa&#231;on de conduire sur les routes enneig&#233;es. En &#233;change, je lui laisse voir mes doutes et inqui&#233;tudes et tout cela nourrit une relation plus authentique d'humain &#224; humain. Les r&#244;les sont d&#233;licatement invers&#233;s. Ce sont des entretiens pr&#233;cieux pour la suite de l'accompagnement. Je reconnais ses qualit&#233;s et ses capacit&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
J.&#8239;Rouzel nous invite &#224; &lt;i&gt;&#171; s'ouvrir &#224; l'alt&#233;rit&#233; &#187;&lt;/i&gt; (1) ainsi, plus qu'un entretien, l'entretien informel permet de se d&#233;couvrir mutuellement, d'entrevoir d'autres facettes de soi et de l'autre. L'absence de bureau, et encore mieux de t&#233;l&#233;phone, d'une part, et la situation de huis clos, transformant aussi le spatio-temporel d'autre part, sont une opportunit&#233; unique pour entrer en relation dans une rencontre authentique telle que la d&#233;crit Carl Rogers : lorsque les masques tombent et que le &lt;i&gt;&#171; moi public &#187;&lt;/i&gt; (2) se fissure. Dans l'entretien informel, le rep&#233;rage de la diff&#233;rence des places est bouscul&#233; dans ses r&#232;gles comme d&#233;crites par J. Rouzel comme &#233;tant le dispositif, le temps, l'espace et les techniques d&#233;ploy&#233;es, ce qui semble contribuer &#224; plus de spontan&#233;it&#233;. En me relisant, je crois qu'on devrait finalement tous faire nos entretiens en voiture, espace de richesse &#233;motionnelle et informative inhabituelle !&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1) Rouzel, J. (2012). &#171; Ce que parler veut dire &#187;. Sociographe, 1 (1), 53-62. &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.3917/graph.037.0053&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://doi.org/10.3917/graph.037.0053&lt;/a&gt;
(2) Rogers, C.&#8239;2006. Les groupes de rencontre. Animation et conduite de groupe. Paris. InterEditions. P17.&lt;HR&gt;
&lt;HR&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Jean-Marie Vauchez, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, membre du haut conseil du travail social (HCTS) et formateur &#224; l'&#233;cole de la protection de l'enfance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;180 km aller&#8230; Dans la salle de r&#233;union, le chiffre flotte, comme suspendu apr&#232;s que le directeur ait annonc&#233; l'accompagnement obligatoire d'une personne du service pour une visite aupr&#232;s d'un m&#233;decin sp&#233;cialiste. Foutu d&#233;sert m&#233;dical qui nous oblige &#224; cette perte de temps, ce long tunnel d'un trajet pass&#233; &#224; c&#244;t&#233; d'une personne endormie ou plong&#233;e sur son smartphone, alors que chacun des &#233;ducs autour de la table a tant &#224; faire ici !&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais il faut s'y coller, et je me retrouve, comme pr&#233;vu, &#224; c&#244;t&#233; d'une ado, plong&#233;e dans ses r&#233;seaux sociaux, avec deux &#233;couteurs riv&#233;s aux oreilles. Finalement, apr&#232;s quelques kilom&#232;tres, une question fuse : &lt;i&gt;&#171; y en a pour longtemps ? &#187;&lt;/i&gt; Elle a bien raison, le temps c'est important car la situation est particuli&#232;re. Nous sommes dans un espace cl&#244;t, relativement restreint et, bien que nous soyons sangl&#233;s sur nos si&#232;ges, une certaine proximit&#233; s'est install&#233;e. Pas g&#234;nante, mais quand m&#234;me, c'est bien de savoir quand elle va se terminer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les psychanalystes sont r&#233;put&#233;s pour leurs chamailleries et l'ann&#233;e 1953 a &#233;t&#233; &#233;maill&#233;e d'un conflit entre Jacques Lacan et la soci&#233;t&#233; Psychanalytique de Paris portant en particulier sur la dur&#233;e de la s&#233;ance. Sans rentrer dans les arguments des uns et des autres, ils avaient tous bien compris que la dur&#233;e de la s&#233;ance est d'une importance capitale pour le d&#233;roulement m&#234;me du processus d'analyse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans notre voiture, depuis que la question de la dur&#233;e du trajet s'est r&#233;gl&#233;e, le silence s'est r&#233;install&#233;, mais plus apais&#233;. Cela se ressent le silence, et, pour l'instant, le ronron de la Clio de service installe un climat serein, celui des kilom&#232;tres qui d&#233;filent. Puis, elle se redresse et me pose quelques questions sur la visite m&#233;dicale &#224; venir. C'est qu'elle n'y va pas pour rien et il y a des enjeux pour elle. Subtilement, je me rends compte qu'une conversation s'est install&#233;e, mais un dr&#244;le d'&#233;change en r&#233;alit&#233;. En effet, je suis occup&#233; par la conduite et j'&#233;coute &#224; moiti&#233;. Par ailleurs nous ne nous regardons pas et il est difficile de savoir comment ce que nous nous disons est re&#231;u par l'autre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Encore une fois, je repense aux psychanalystes et &#224; la mani&#232;re dont le dispositif de la cure a &#233;t&#233; pens&#233; aux origines de cette discipline. L&#224; encore, une grande importance a &#233;t&#233; donn&#233;e aux regards (qui ne se croisent pas) et &#224; l'&#233;coute particuli&#232;re du psychanalyste&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;videmment, pas question de nous prendre pour des psychanalystes, Freud, lui-m&#234;me, nous encourage &#224; ne pas tomber dans ce panneau dans son introduction au livre d'Aichhorn (1) que Joseph Rouzel a r&#233;&#233;dit&#233; avec une nouvelle traduction sous le titre &#171; jeunes en souffrance &#187;. Il &#233;crit ainsi : &lt;i&gt;&#171; le travail &#233;ducatif [&#8230;] ne doit pas &#234;tre confondu avec l'approche psychanalytique, ni remplac&#233;e par elle. La psychanalyse de l'enfant peut devenir un moyen pour l'&#233;ducation. Mais elle n'est pas destin&#233;e &#224; prendre sa place. Non seulement des raisons pratiques l'interdisent, mais encore des r&#233;flexions th&#233;oriques le d&#233;conseillent. &#187;&lt;/i&gt; C'est on ne peut plus clair ! Le p&#232;re de la psychanalyse engage ensuite, au travers des travaux d'Aichhorn, &#224; se construire leur propre m&#233;thodologie et leurs propres outils.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'espace cl&#244;t de la voiture est-il l'un de ces outils que les &#233;ducateurs peuvent mettre en &#339;uvre ? Peut-&#234;tre bien, &#224; la condition de bien penser le cadre. C'est un espace contenant o&#249; l'on est sangl&#233; sur sa chaise (et donc maintenu) o&#249; l'espace est clos et prot&#233;g&#233; des rigueurs de l'ext&#233;rieur ; les regards ne se croisent pas ; le chauffeur pense &#224; la conduite&#8230; Bref, c'est un espace de parole bien sp&#233;cifique o&#249; une parole diff&#233;rente se d&#233;ploie souvent. &#192; nous d'en jouer lorsque le besoin s'en fait sentir !&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1) &#171; Jeunes en souffrance &#187; August Aichhorn, Champ social &#233;ditions.&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les travailleurs sociaux doivent-ils intervenir sur les r&#233;seaux sociaux ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-travailleurs-sociaux-doivent-ils-intervenir-sur-les-reseaux-sociaux</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Les-travailleurs-sociaux-doivent-ils-intervenir-sur-les-reseaux-sociaux</guid>
		<dc:date>2023-03-13T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1335</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;seaux sociaux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;N&#233;cessaire adaptation ou r&#233;sistance ? Atouts ou entraves ? Innovation ou effets de mode ? Il est vrai que l'on peut poser comme pr&#233;alables des conditions et des garanties pr&#233;alables de ma&#238;trise&#8230; Mais peut-on vraiment tenir &#224; distance cette incontournable toile ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Michel Defrance, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, directeur d'ITEP retrait&#233;, &#171; conteur d'institution &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
En tant qu'espace social d'&#233;change et de rencontre, il semble difficile pour des professionnels &#171; du lien social et de la relation &#187; de ne pas investir (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Paroles-de-me%CC%81tiers" rel="directory"&gt;Paroles de me&#769;tiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Pratique-professionnelle" rel="tag"&gt;Pratique professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1335-" rel="tag"&gt;1335&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Reseaux-sociaux" rel="tag"&gt;R&#233;seaux sociaux&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;N&#233;cessaire adaptation ou r&#233;sistance ? Atouts ou entraves ? Innovation ou effets de mode ? Il est vrai que l'on peut poser comme pr&#233;alables des conditions et des garanties pr&#233;alables de ma&#238;trise&#8230; Mais peut-on vraiment tenir &#224; distance cette incontournable toile ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Michel Defrance, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, directeur d'ITEP retrait&#233;, &#171; conteur d'institution &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En tant qu'espace social d'&#233;change et de rencontre, il semble difficile pour des professionnels &lt;i&gt;&#171; du lien social et de la relation &#187;&lt;/i&gt; de ne pas investir ces formes de communication que sont les r&#233;seaux sociaux et plus g&#233;n&#233;ralement depuis l'av&#232;nement des smartphones, ordinateurs portables et autres tablettes, l'acc&#232;s &#224; internet&#8230; Entre les r&#233;seaux professionnels de type LinkedIn, ceux des associations, des dispositifs institutionnels et ceux mis en place dans les services entre les &#233;ducateurs et avec les personnes accueillies et suivies, la question de leur opportunit&#233; et de leur utilit&#233; ne se pose plus. Pour autant leur fr&#233;quentation reste sujette &#224; d&#233;bat. Nuisibles et dangereux quand ils sont malveillants et malsains, les r&#233;seaux sociaux sont cependant susceptibles de proposer des espaces culturels, d'&#233;change et de d&#233;bat. Ainsi, il y a une pratique des r&#233;seaux sociaux &#224; interroger et &#224; penser, y compris avec un regard clinique. Les p&#233;riodes de confinements du Covid ont acc&#233;l&#233;r&#233; le recours aux communications autres que t&#233;l&#233;phoniques. Pour rester en relation avec les personnes dont ils s'occupaient alors que le &lt;i&gt;&#171; pr&#233;sentiel &#187; &lt;/i&gt; &#233;tait interdit, de nombreux travailleurs sociaux ont mis en place des boucles WhatsApp et autres. Ces pratiques ont fait se lever un certain nombre de r&#233;ticences d&#233;battues au sein des &#233;quipes, comme par exemple les entretiens de soutien psychologiques en&lt;i&gt; &#171; distanciel &#187;&lt;/i&gt;, ou encore intervenir directement dans les plateformes fr&#233;quent&#233;es par les jeunes (voir la revue Vie sociale n&#176;&#8239;37 de mars 2022). Comme m&#233;dia majoritairement utilis&#233; par les jeunes et les adultes, il est incontournable que les &#233;quipes s'interrogent et pr&#233;cisent leur champ d'intervention vis-&#224;-vis de ce qui provoque de nouvelles approches &#233;ducatives. Il s'agit d'&#233;laborer collectivement ces pratiques pour ne pas s'en tenir aux repr&#233;sentations que chacun se fait des r&#233;seaux sociaux et de leur usage. C'est une d&#233;marche tout autant &#233;ducative, clinique, p&#233;dagogique, qu'&#233;thique que de rep&#233;rer et pr&#233;ciser les diverses modalit&#233;s d'accompagnement des jeunes dans leur fr&#233;quentation des r&#233;seaux sociaux. Au regard des nombreuses d&#233;rives et mises en danger qui impactent leur psychologie et leur comportement, nous ne pouvons les abandonner dans ce face-&#224;-face qui peut s'av&#233;rer mortif&#232;re. L&#224;, comme ailleurs, il est important que les professionnels soient coh&#233;rents dans leur discours, ainsi que dans l'expression des limites &#224; poser et la gestion des frustrations qu'ils provoqueront. Coh&#233;rent avec leur propre fr&#233;quentation des r&#233;seaux, coh&#233;rents avec l'image qu'ils renvoient aux jeunes de leur rapport personnel avec leur smartphone notamment. Face &#224; ce qui provoque une exacerbation des replis individualistes, les &#233;ducateur.trices peinent &#224; faire vivre un collectif au sein des structures. Comment aborder avec eux ce qu'ils y trouvent, ce qui les int&#233;resse, le plaisir qu'ils en retirent, sans &#234;tre intrusif, sans mettre en place une suspicion &lt;span class='spip_document_6673 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L400xH407/pdm-2855e.png?1693482764' width='400' height='407' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; disciplinaire ? Le d&#233;fi &#233;ducatif se pose en termes de relation de confiance &#224; construire au travers de la qualit&#233; des relations et des v&#233;cus propos&#233;s aux jeunes. Par quel accompagnement p&#233;dagogique allons-nous pouvoir leur apporter les &#233;l&#233;ments de r&#233;f&#233;rence et de valeurs, les capacit&#233;s de distanciation et d'analyse pour les guider dans leur rapport aux r&#233;seaux sociaux ? Oui, les professionnels doivent se saisir de ce qui est une des incontournables m&#233;diations relationnelles de notre temps. Ils doivent intervenir sur les r&#233;seaux sociaux pour accompagner les personnes qui leur sont confi&#233;es, faire conna&#238;tre leurs m&#233;tiers, leurs engagements, leurs luttes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Jean-Marie Vauchez, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, membre du haut conseil du travail social (HCTS) et formateur &#224; l'&#233;cole de la protection de l'enfance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Furieuse, elle est entr&#233;e dans le bureau des &#233;ducs, le dernier smartphone au bout du bras : &lt;i&gt;&#171; j'en peux plus, je suis harcel&#233;e ! &#187;&lt;/i&gt; Elle me tend son t&#233;l&#233;phone, et j'ai du mal &#224; r&#233;primer un petit sourire, &#224; la lecture du seul message re&#231;u : &lt;i&gt;&#171; Sl c va ? &#187;&lt;/i&gt;. Certes arriv&#233; apr&#232;s 21h, mais c'est bien le seul de la journ&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
En la rassurant, je me suis un peu reproch&#233; mon ironie premi&#232;re. Nous sommes beaucoup (et moi le premier !) &#224; faire d&#233;filer nos comptes, le soir, sur nos diff&#233;rents r&#233;seaux sociaux. Petit &#224; petit, nous nous sommes construit une sorte de bulle personnelle, petit havre de paix que nous retrouvons avant le sommeil et, souvent, plusieurs fois par jour. Les algorithmes ont bien compris que le premier besoin de chaque utilisateur est de se trouver dans un espace de s&#233;curit&#233;, o&#249; il est confront&#233; &#224; une vision du monde proche de la sienne. En cela, je peux comprendre que le message, m&#234;me anodin, re&#231;u ce soir-l&#224; soit de nature &#224; intruser violemment sa tranquillit&#233; et qu'elle se sente agress&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
G&#233;rald Bronner dans son ouvrage &lt;i&gt;&#171; l'apocalypse cognitive &#187;&lt;/i&gt; jette un regard cru et sans concession sur le rapport que nous avons aux r&#233;seaux sociaux. Pour lui, ces derniers constituent un miroir dans lequel nous pouvons saisir notre reflet, dans toute son humanit&#233; mais aussi dans sa part la plus animale. Combien de jeunes youtubeuses d&#233;veloppant des cha&#238;nes de beaut&#233; et de maquillage se sont retrouv&#233;es noy&#233;es sous des monceaux de &lt;i&gt;&#171; dick pic &#187;&lt;/i&gt; dont il n'est pas la peine d'assurer ici la traduction !&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien entendu, les personnes que nous accompagnons n'&#233;chappent pas &#224; cette nouvelle r&#233;alit&#233;, soit comme victimes, soit comme auteures ! &lt;i&gt;&#171; Je ne vois pas o&#249; est le probl&#232;me, je ne parle qu'&#224; mon t&#233;l&#233;phone ! &#187;&lt;/i&gt; me disait un autre r&#233;sident alors qu'il avait pu avoir des comportements clairement d&#233;lictueux ! C'est &#231;a au fond le risque : un monde virtuel sans alt&#233;rit&#233;, sans &#171; autre &#187; qui vient vous limiter ne serait-ce que dans son regard.&lt;br class='autobr' /&gt;
En plein COVID, nous avions d&#233;velopp&#233; avec les coll&#232;gues un lien num&#233;rique avec un certain nombre de personnes qui ne pouvaient plus venir au foyer. Tr&#232;s rapidement, nous nous sommes rendus compte que cela nous donnait acc&#232;s &#224; une facette m&#233;connue de personnes que nous accompagnions parfois depuis des ann&#233;es. Nous avons d&#233;couvert ainsi le lien profond que certaines d'entre elles continuent d'entretenir avec ceux dont ils s'&#233;taient un temps &#233;loign&#233;s et avec qui il maintenaient une forme de relation &#224; distance. Cela nous a &#233;galement permis de mieux intervenir vis-&#224;-vis de r&#233;sidents victimes d'un robot se pr&#233;sentant sous les atours, plus que chaleureux, d'une blonde plantureuse bronzant sur une plage de sable fin ourl&#233;e de cocotiers et situ&#233;e&#8230; dans le village d'&#224; c&#244;t&#233; (ce qui aurait pu &#234;tre tout &#224; fait r&#233;el il y a quelques millions d'ann&#233;es &#233;tant donn&#233; que nous sommes dans le Jura, mais qui semble fort peu probable dans notre temps actuel !). Blague &#224; part, ce sont souvent des dizaines d'euros que ces personnes se font arnaquer par de simples &#171; boots &#187; et il est de notre devoir de les prot&#233;ger de telles escroqueries&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;ducateur 2.0 existe-t-il ? La r&#233;ponse est dans la question ! D&#232;s lors que l'on pr&#233;tend accompagner des personnes, il serait ridicule de ne pas prendre en compte l'ensemble de leur r&#233;alit&#233; v&#233;cue. Car la r&#233;alit&#233; virtuelle n'en est pas moins r&#233;elle, &#224; la fois dans l'intensit&#233; des relations qu'elle met en &#339;uvre, dans ces d&#233;rives dont les personnes que nous accompagnons peuvent &#234;tre &#224; la fois victimes et parfois m&#234;me auteures&#8230; sans en mesurer toutes les cons&#233;quences !!! Alors, faut-il investir les r&#233;seaux sociaux ? Oui, 3 fois oui !!!&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Vers une pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e 2.0 ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Vers-une-prevention-specialisee-2-0</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Vers-une-prevention-specialisee-2-0</guid>
		<dc:date>2023-03-13T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>1335</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;seaux sociaux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Command&#233;e en 2018 par la Commission de pr&#233;vention des conduites &#224; risque et les huit associations de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e du d&#233;partement de Seine-Saint-Denis, et dirig&#233;e par le Professeur des Universit&#233;s Benjamin Moignard, les r&#233;sultats de la recherche (1) ont &#233;t&#233; restitu&#233;s en 2021. &lt;br class='autobr' /&gt; Il s'agissait d'enqu&#234;ter sur les rapports au num&#233;rique dans la relation &#233;ducative aux jeunes, en comprenant mieux leurs pratiques des r&#233;seaux sociaux et en identifiant d'&#233;ventuelles prises de risque. Apr&#232;s avoir mesur&#233; les (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Matie%CC%80re-a%CC%80-pense%CC%81es" rel="directory"&gt;Matie&#768;re a&#768; pense&#769;es&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Prevention-specialisee-1601" rel="tag"&gt;Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1335-" rel="tag"&gt;1335&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Reseaux-sociaux" rel="tag"&gt;R&#233;seaux sociaux&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Command&#233;e en 2018 par la Commission de pr&#233;vention des conduites &#224; risque et les huit associations de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e du d&#233;partement de Seine-Saint-Denis, et dirig&#233;e par le Professeur des Universit&#233;s Benjamin Moignard, les r&#233;sultats de la recherche (1) ont &#233;t&#233; restitu&#233;s en 2021.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6675 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L400xH454/map-7834b.png?1693495004' width='400' height='454' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Il s'agissait d'enqu&#234;ter sur les rapports au num&#233;rique dans la relation &#233;ducative aux jeunes, en comprenant mieux leurs pratiques des r&#233;seaux sociaux et en identifiant d'&#233;ventuelles prises de risque. Apr&#232;s avoir mesur&#233; les impacts sur les professionnalit&#233;s, ce rapport devrait servir comme une forme de guide aux professionnels de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e pour &#233;laborer des outils susceptibles de promouvoir une meilleure prise en charge de ces supports. Nous avons men&#233; donc des entretiens avec vingt-sept jeunes &#226;g&#233;s de 12 &#224; 15 ans issus des quartiers sensibles et accompagn&#233;s par la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e, ainsi qu'avec quarante-deux &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s. Nous avons aussi adress&#233; un questionnaire in&#233;dit visant &#224; rep&#233;rer les pratiques num&#233;riques des professionnels, dont cent-vingt-deux nous ont &#233;t&#233; retourn&#233;s. Au final, nous avons donc pu recueillir plus de 60&#8239;% des professionnels de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e du d&#233;partement. Cet &#233;tat des lieux nous a conduits &#224; constater une tendance forte chez ces professionnels &#224; s'interroger sur l'usage des outils num&#233;riques et des r&#233;seaux sociaux num&#233;riques, alors m&#234;me que les pratiques des professionnels s'av&#232;rent tr&#232;s fragment&#233;es (26&#8239;% la qualifient de courante, 35&#8239;% comme mod&#233;r&#233;e et 39&#8239;% de tr&#232;s r&#233;duite, voire inexistante). Nous avons &#233;t&#233; amen&#233;s &#224; concevoir une typologie de quatre profils types qui pourraient traduire les raisons de ces fragmentations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les quatre familles&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re posture est celle des &lt;i&gt;&#171; ind&#233;cis &#187;&lt;/i&gt; qui, bien que conscients des enjeux que repr&#233;sente l'intervention dans l'espace num&#233;rique, h&#233;sitent &#224; se lancer faute d'un cadrage et de r&#233;ponses r&#233;pondant &#224; leurs questions : comment faire ? Quelle utilit&#233; ? Comment prot&#233;ger nos donn&#233;es personnelles ? Comment mesurer l'ampleur, l'impact et la limite de ce que l'on met en ligne ou pas ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Puis vient la cat&#233;gorie des &lt;i&gt;&#171; attentifs &#187;&lt;/i&gt; qui se posent les m&#234;mes questions que les &lt;i&gt;&#171; ind&#233;cis &#187;&lt;/i&gt;, mais se sont lanc&#233;s, se limitant toutefois &#224; un usage fonctionnel pour transmettre des informations utiles et neutres ou donner des rendez-vous. Ils sont en attente de cadres plus pr&#233;cis et d'une mise en coh&#233;rence des pratiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les &lt;i&gt;&#171; militants 2.0 &#187;&lt;/i&gt;, quant &#224; eux, sont totalement convaincus de l'importance et de la n&#233;cessit&#233; de la pr&#233;sence sur les r&#233;seaux sociaux et sont d&#233;j&#224; engag&#233;s dans des usages num&#233;riques professionnels. Ils partent du principe que la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e est toujours all&#233;e &#224; la rencontre des jeunes, l&#224; o&#249; ils se trouvent. Ils ne voient aucune contradiction &#224; hybrider les &#233;changes en t&#234;te-&#224;-t&#234;te et ceux dans l'espace virtuel, bricolant leur propre cadre &#233;thique. Ils sont consid&#233;r&#233;s comme des r&#233;f&#233;rents-r&#233;seau par le reste de l'&#233;quipe. D&#233;termin&#233;s &#224; diffuser leurs pratiques dans leur structure, ils peuvent entrer en tension avec leurs coll&#232;gues les plus r&#233;tifs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et c'est l&#224; la quatri&#232;me cat&#233;gorie que nous avons identifi&#233;e : les r&#233;fractaires qui refusent toute forme d'usage num&#233;rique dans les relations avec les jeunes, en consid&#233;rant que la place des &#233;ducateurs n'est pas en ligne. Ils revendiquent les principes &#233;thiques traditionnels de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e pour d&#233;fendre le seul espace acceptable &#224; leurs yeux : la relation physique dans la rue qui est en mesure de r&#233;pondre &#224; toutes les probl&#233;matiques juv&#233;niles sans qu'il ne soit n&#233;cessaire de passer par les r&#233;seaux sociaux num&#233;riques.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien s&#251;r, cette typologie n'est qu'une projection permettant de tenter de d&#233;coder la r&#233;alit&#233;. Il ne faut pas tenter de la g&#233;n&#233;raliser. Chacun peut se retrouver tant&#244;t dans l'une, tant&#244;t dans l'autre, voire m&#234;me un peu dans les quatre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#226;ge, le dipl&#244;me, le genre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, nous nous sommes int&#233;ress&#233;s aux facteurs d'accrochage ou de d&#233;crochage. Ainsi, beaucoup de st&#233;r&#233;otypes circulent, attribuant &#224; l'&#226;ge un poids d&#233;terminant. Notre recherche nous a permis de contredire les id&#233;es re&#231;ues sur une plus grande app&#233;tence &#224; la pr&#233;sence sur les r&#233;seaux sociaux num&#233;riques chez les plus jeunes que chez les anciennes g&#233;n&#233;rations de professionnels : l'&#226;ge n'intervient pas comme facteur d&#233;terminant. Par contre, on trouve plus d'h&#233;sitation &#224; cet usage dans la cohorte situ&#233;e entre vingt et trente ans, dipl&#244;m&#233;e depuis moins de dix ans que chez celle &#226;g&#233;e de plus de trente ans ayant plus de dix ans d'anciennet&#233;. Cette tendance est encore renforc&#233;e avec le niveau de dipl&#244;me : si les d&#233;tenteurs d'une licence et plus sont 94 % &#224; ne pas &#234;tre d'accord avec l'utilisation professionnelle des r&#233;seaux sociaux num&#233;riques, les d&#233;tenteurs de Dipl&#244;me d'&#201;tat (donc ceux ayant un dipl&#244;me d'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e) ne sont plus que 47 % &#224; partager cet avis. L'hypoth&#232;se explicative que nous avons avanc&#233;e renvoie &#224; une plus grande souplesse des g&#233;n&#233;rations plus anciennes qui ayant d&#233;j&#224; connu le passage par le minitel et la transition du t&#233;l&#233;phone &#224; touches au portable, puis au smartphone et l'arriv&#233;e d'internet sont plus aptes &#224; s'adapter &#224; cette nouvelle &#233;volution. &#192; l'inverse, le niveau de formation plus cons&#233;quent des jeunes g&#233;n&#233;rations accro&#238;t la d&#233;fiance &#224; l'&#233;gard des outils num&#233;riques, alors m&#234;me qu'elle b&#233;n&#233;ficie d'une plus grande familiarit&#233; &#224; leur &#233;gard dans la vie personnelle. C'est peut-&#234;tre l'absence de formation d'adaptation &#224; une utilisation professionnelle de l'espace num&#233;rique qui renforce cette r&#233;ticence. Quant &#224; l'utilisation genr&#233;e de l'espace num&#233;rique, notre &#233;tude &#233;tablit une pr&#233;valence des femmes (35 %) sur les hommes (16 %) quand elle est pratiqu&#233;e de fa&#231;on courante. L'une des explications que nous avons avanc&#233;es concerne la virilisation du travail de rue conduisant les hommes &#224; stigmatiser la relation par d&#233;finition moins physique que celle d&#233;ploy&#233;e sur le territoire virtuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des pr&#233;conisations&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous &#233;tions attendus sur des propositions constructives destin&#233;es &#224; am&#233;liorer le rapport des professionnels &#224; l'espace num&#233;rique. Nous nous sommes appuy&#233;s sur les avis recueillis aupr&#232;s des professionnels consult&#233;s : 87 % estiment ne pas &#234;tre assez form&#233;s techniquement, 80 % pas assez &#233;thiquement, 81 % consid&#233;rant que ces pratiques pourraient &#234;tre mieux encadr&#233;es par la direction. Nous avons donc insist&#233; sur la n&#233;cessit&#233; de proposer des formations non seulement &#233;thiques, mais aussi techniques ; de cr&#233;er des espaces d'&#233;change de pratiques o&#249; le dialogue amorc&#233; entre les diff&#233;rentes positions quant &#224; l'usage des espaces num&#233;riques permettrait de sortir cette question du tabou qui l'obscurcit encore beaucoup ; de mieux conna&#238;tre les usages des jeunes en d&#233;construisant les st&#233;r&#233;otypes qui ignorent la prudence et discernement qui pr&#233;sident pourtant &#224; leurs habitudes et en mettant en &#233;vidence leurs capacitations ; de requestionner la concurrence de l'action &#233;ducative par les recommandations de proximit&#233; qui surgissent de toute part dans l'univers adolescent, et en particulier dans l'espace num&#233;rique au travers de l'utilisation de r&#233;seaux sociaux prescripteurs de comportements ; de repositionner la relation entre professionnels et jeunes dans ses articulations entre le monde r&#233;el et le contexte num&#233;rique ; d'interroger les assignations sexu&#233;es que les pratiques num&#233;riques ont mises en &#233;vidence. Autant d'&#233;l&#233;ments qui peuvent sans doute contribuer &#224; d&#233;finir les marqueurs de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e de demain.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1)&lt;i&gt; Jeunes, R&#233;seaux Sociaux et Pr&#233;vention Sp&#233;cialis&#233;e. Nouvelles pratiques, nouvelles interactions : quels enjeux pour la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e en Seine-Saint-Denis ?&lt;/i&gt; Benjamin Moignard et Rosa Maria Bortolotti, avril 2021. &lt;a href=&#034;https://bit.ly/3JgkXEa&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://bit.ly/3JgkXEa&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Passaj C'net : comment ouvrir la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e au num&#233;rique ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Passaj-C-net-comment-ouvrir-la-prevention-specialisee-au-numerique</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Passaj-C-net-comment-ouvrir-la-prevention-specialisee-au-numerique</guid>
		<dc:date>2023-03-13T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>1335</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;seaux sociaux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les r&#233;seaux sociaux font partie aujourd'hui de la vie des jeunes. Nous ne pouvons pas les &#233;viter, sinon cela voudrait dire qu'on les laisserait dans un espace virtuel dans lequel on s'interdit de rentrer. &lt;br class='autobr' /&gt; Les neuf &#233;quipes de pr&#233;vention de l'association PASSAJ (1), compos&#233;es &#224; la fois d'&#233;ducateurs et &#233;ducatrices sp&#233;cialis&#233;es, mais aussi d'&#233;quipes mixtes ES/M&#233;diateurs Sociaux ont &#233;t&#233; comme beaucoup d'autres confront&#233;es &#224; l'usage des r&#233;seaux sociaux PAR les &#233;quipes POUR et en direction des jeunes type (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Echos-du-terrain" rel="directory"&gt;&#201;chos du terrain (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Prevention-specialisee-1601" rel="tag"&gt;Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1335-" rel="tag"&gt;1335&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Reseaux-sociaux" rel="tag"&gt;R&#233;seaux sociaux&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les r&#233;seaux sociaux font partie aujourd'hui de la vie des jeunes. Nous ne pouvons pas les &#233;viter, sinon cela voudrait dire qu'on les laisserait dans un espace virtuel dans lequel on s'interdit de rentrer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6674 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L400xH388/echos-terrain-19950.png?1693476212' width='400' height='388' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Les neuf &#233;quipes de pr&#233;vention de l'association PASSAJ (1), compos&#233;es &#224; la fois d'&#233;ducateurs et &#233;ducatrices sp&#233;cialis&#233;es, mais aussi d'&#233;quipes mixtes ES/M&#233;diateurs Sociaux ont &#233;t&#233; comme beaucoup d'autres confront&#233;es &#224; l'usage des r&#233;seaux sociaux PAR les &#233;quipes POUR et en direction des jeunes type instagram, snapchat, tiktok&#8230; La n&#233;cessit&#233;, voire le besoin, se sont vite impos&#233;es &#224; nous d'&#234;tre acteurs &#233;ducatifs aussi sur cette sc&#232;ne num&#233;rique. &#192; la sortie du confinement, certains des professionnels ont pu exprimer &#224; la fois leurs frustrations de ne pas avoir pu &#234;tre sur le terrain durant cette premi&#232;re p&#233;riode si particuli&#232;re, mais &#233;galement pour une partie d'entre eux d'exprimer qu'ils avaient maintenu le lien avec les jeunes et les familles notamment gr&#226;ce aux r&#233;seaux sociaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui &#233;tait en jeu &#233;tait multiple : ne pas passer &#224; c&#244;t&#233; de l'innovation technologique qui impacte fortement nos jeunes ; rejoindre les jeunes l&#224; o&#249; ils sont, lorsqu'ils n'occupent plus l'espace public du quartier ; capter le public f&#233;minin peu visible et pr&#233;sent sur le quartier, faire de ces outils, des outils de pr&#233;vention aux risques du num&#233;rique et des r&#233;seaux sociaux&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec toutes les questions inh&#233;rentes autour de ces usages : comment rester en lien avec nos usagers, relayer les informations importantes, r&#233;pondre aux besoins et demandes en ligne ? L'usage des r&#233;seaux sociaux serait-il &#224; utiliser tout le temps ? Ou seulement sur les p&#233;riodes de confinement ? Quelle place pour la Pr&#233;vention face &#224; ces nouvelles pratiques ? Pourquoi y aller ? Pourquoi ne pas y aller ? Il &#233;tait important de travailler collectivement sur toutes ces questions. Ce qui a &#233;t&#233; men&#233; dans le cadre des r&#233;unions de service mensuelles de 2020 &#224; 2022.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les r&#233;ticences d'une partie des professionnels &#233;taient li&#233;es &#224; la contradiction avec nos actions de sensibilisation et de pr&#233;vention sur les usages et la pr&#233;sence mod&#233;r&#233;e sur les r&#233;seaux ; une perte de sens due &#224; l'&#233;loignement envers le public ; la place de la pr&#233;vention dans ce monde virtuel (entre technicien ou pro du lien social) ; la remise en cause potentielle des principes de libre adh&#233;sion et d'anonymat (identification nominative du fait de l'abonnement aux comptes des jeunes, leur acceptation comme &#171; ami &#187; n'&#233;quivaut pas &#224; l'adh&#233;sion exprim&#233;e en t&#234;te &#224; t&#234;te) ; l'impact de cette nouvelle construction du lien, sa durabilit&#233;, sa solidit&#233; ; la crainte de basculer essentiellement sur les r&#233;seaux qui remplacerait la pr&#233;sence dans la rue et la relation directe.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'autres questions ont &#233;merg&#233; sur les comp&#233;tences et l'agilit&#233; des salari&#233;s (de tout &#226;ge mais ayant des niveaux diff&#233;rents) ; sur les confusions de contenu entre compte perso et pro (contenu non adapt&#233;, n&#233;cessit&#233; d'une validation en &#233;quipe des contenus) ; sur la fracture g&#233;n&#233;rationnelle face &#224; des jeunes baign&#233;s dans cette culture ; sur la charge suppl&#233;mentaire de travail (travail du contenu, r&#233;ponses aux messages &#224; toute heure).&lt;br class='autobr' /&gt;
Certaines &#233;quipes se sont n&#233;anmoins montr&#233;es bien plus convaincues, mettant en avant la n&#233;cessit&#233; de comprendre l'univers dans lequel &#233;volue notre public et notamment ses modes de socialisation, ses nouveaux codes culturels, ses centres d'int&#233;r&#234;t. Il s'agit d'un compl&#233;ment du travail de rue, d'une action coupl&#233;e inscrite dans le prolongement de celui-ci ; d'un outil facilitateur qui favorise la continuit&#233; du lien ; d'un moyen d'amener progressivement les jeunes vers des espaces en commun puis des espaces sociaux entrela&#231;ant le virtuel et le r&#233;el. Le principe d'anonymat est sauvegard&#233; puisque la premi&#232;re rencontre se fera toujours dans l'espace public, les r&#233;seaux sociaux s'inscrivant dans le prolongement et non comme une finalit&#233;. Donc, libre aux jeunes d'adh&#233;rer ou pas &#224; ce mode de communication. L'outil peut &#234;tre facilitateur de notre visibilit&#233;, en faisant d&#233;couvrir aux abonn&#233;s, jeunes, familles, partenaires nos actions de pr&#233;vention, nos missions ; en renfor&#231;ant les messages que nous v&#233;hiculons dans l'espace public ou dans le cadre de nos d&#233;marches collectives ; en acc&#233;l&#233;rant la circulation des informations telles qu'une sensibilisation aux addictions ou au harc&#232;lement ; en sensibilisant &#224; la solidarit&#233; par le biais de nos actions avec les jeunes en direction d'associations. Mais aussi bien d'autres messages &#233;ducatifs. Ainsi nos pr&#233;sences sur les secteurs avec notre ludoth&#232;que mobile (un outil cr&#233;&#233; pour amener la culture et les loisirs au plus pr&#232;s des jeunes et enfants sur le quartier, pour interpeller &#233;galement par ce biais les parents sur l'importance du temps de loisirs) ; le rappel des d&#233;marches importantes comme les bourses et l'accompagnement aux familles en citant nos partenaires existants sur le territoire ; la diffusion des publications valorisant la participation de nos jeunes lors d'actions collectives (par exemple &#171; Proxi-raid &#187; action de promotion du rapprochement des forces de l'ordre et de secours avec la population).&lt;br class='autobr' /&gt;
Au regard de la disparit&#233; des comp&#233;tences des uns et des autres sur l'utilisation, la r&#233;glementation ainsi que la fracture g&#233;n&#233;rationnelle auxquelles le service fut confront&#233;, les d&#233;bats men&#233;s en r&#233;union de service ont abouti &#224; un accord sur les besoins de formations. En effet, pour les uns, les r&#233;seaux sociaux &#233;taient un vrai myst&#232;re. Pour les autres, ayant l'habitude de s'y rendre quotidiennement &#224; des fins priv&#233;es, l'utilisation d'un compte professionnel l'&#233;tait tout autant. Afin de pallier ces disparit&#233;s il nous a &#233;t&#233; propos&#233; deux types de formations : l'une plus g&#233;n&#233;raliste sur les r&#233;seaux sociaux, en lien avec les pratiques et les usages et l'autre consacr&#233;e au cadre, &#224; la r&#233;glementation et &#224; l'utilisation des r&#233;seaux par les jeunes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le cheminement et l'exp&#233;rimentation de cette d&#233;marche sont toujours en cours. Aujourd'hui, nous pouvons retirer quelques enseignements de cette premi&#232;re phase qui a vu s'articuler nos r&#233;flexions et leur mise en application. Nous avons pu constater le renforcement du dialogue et le rapprochement entre les jeunes et les &#233;quipes. La possibilit&#233; qui leur a &#233;t&#233; propos&#233;e de venir sur nos r&#233;seaux sociaux les a questionn&#233;s permettant d'engager des discussions sur le num&#233;rique et leurs usages. Le travail de rue traditionnellement physique est devenu aussi num&#233;rique. La monoactivit&#233; collective est devenue pluriactivit&#233; hybride, favorisant des espaces de co-r&#233;flexion et de co-construction avec les jeunes en entrela&#231;ant l'espace virtuel et physique. Les &#233;quipes vont &#224; la rencontre des jeunes ou plut&#244;t de l&#224; o&#249; est leur attention pour les ramener vers eux et leurs actions. Inversement, les jeunes peuvent trouver les &#233;quipes lorsqu'ils ne les rencontrent pas dans l'espace public ou autres interstices du quartier. Cela donne la possibilit&#233; &#224; ceux qui ne sont pas dans des pratiques de regroupement sur le quartier de rencontrer l'&#233;quipe par un autre canal. Le lien avec les familles s'est renforc&#233;, gr&#226;ce &#224; la cr&#233;ation d'opportunit&#233;s d'information les concernant diffus&#233;es &#224; leur intention directement via les r&#233;seaux sociaux, engendrant des rencontres physiques en fonction des besoins et toujours en lien avec leurs enfants. Nos messages de pr&#233;vention ont &#233;t&#233; consolid&#233;s &#224; une &#233;chelle plus large, public et partenaires confondus. Enfin, notre maillage territorial a &#233;t&#233; consolid&#233; par la visibilit&#233; des actions, services et missions r&#233;pondant aux besoins du public.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1) Pr&#233;vention et actions sp&#233;cialis&#233;es de soutien et d'aide aux jeunes
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6665 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH90/capture_d_e_cran_2023-03-07_a_09.45.03-ace30.png?1693476212' width='500' height='90' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Prolonger son action &#233;ducative sur internet : un travail au long cours</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Prolonger-son-action-educative-sur-internet-un-travail-au-long-cours</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Prolonger-son-action-educative-sur-internet-un-travail-au-long-cours</guid>
		<dc:date>2023-03-13T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1335</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;seaux sociaux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;D'abord exp&#233;riment&#233; en 2012, le dispositif est aujourd'hui d&#233;ploy&#233; par les Caisses d'allocations familiales (CAF) dans l'ensemble des d&#233;partements. En 2022, il rassemble plus de deux mille travailleurs sociaux de c&#339;urs de m&#233;tiers diversifi&#233;s (animateur, informateur jeunesse, &#233;ducateurs, m&#233;diateur, etc...). Mais il rassemble surtout des professionnels engag&#233;s, qui doivent franchir de nombreuses &#233;tapes pour parvenir &#224; moderniser leur action. Sur le principe, devenir Promeneur est simple. Il faut en faire la (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Espace-du-lecteur" rel="directory"&gt;Espace du lecteur (acc&#232;s libre) &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Pratique-professionnelle" rel="tag"&gt;Pratique professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1335-" rel="tag"&gt;1335&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Reseaux-sociaux" rel="tag"&gt;R&#233;seaux sociaux&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'abord exp&#233;riment&#233; en 2012, le dispositif est aujourd'hui d&#233;ploy&#233; par les Caisses d'allocations familiales (CAF) dans l'ensemble des d&#233;partements. En 2022, il rassemble plus de deux mille travailleurs sociaux de c&#339;urs de m&#233;tiers diversifi&#233;s (animateur, informateur jeunesse, &#233;ducateurs, m&#233;diateur, etc...). Mais il rassemble surtout des professionnels engag&#233;s, qui doivent franchir de nombreuses &#233;tapes pour parvenir &#224; moderniser leur action. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur le principe, devenir Promeneur est simple. Il faut en faire la demande aupr&#232;s de la CAF et se conformer &#224; la Charte des Promeneurs. S'agissant d'interagir avec des mineurs, le label pr&#233;voit &#233;videmment des r&#232;gles d&#233;ontologiques pr&#233;cises, visant &#224; s&#233;curiser les jeunes et les parents, quant &#224; l'identit&#233; du professionnel. Chaque compte doit notamment pr&#233;ciser le nom, la profession et l'employeur. A leurs d&#233;buts, les Promeneurs suivent par ailleurs une formation initiale, pour &#234;tre au clair avec le cadre d'intervention et les outils &#224; leur disposition. Ils int&#232;grent &#233;galement le r&#233;seau des Promeneurs et b&#233;n&#233;ficient, &#224; ce titre, de l'appui op&#233;rationnel d'un animateur d&#233;partemental. Mais concr&#232;tement, devenir &lt;span class='spip_document_6635 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L300xH288/capture_d_e_cran_2023-03-02_a_09.40.36-9f7cb.png?1693476706' width='300' height='288' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Promeneur est une t&#226;che minutieuse, qui cumule une multitude d'ajustements et de savoir-faire. &#201;tant donn&#233; le nombre des d&#233;rives constat&#233;es sur la toile, garantir la pr&#233;sence d'adultes de r&#233;f&#233;rence est essentiel. Pour bien comprendre la situation, prenons l'exemple Marco, animateur en centre socioculturel, qui vient de rejoindre le dispositif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur les pas de Marco&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un premier temps, Marco doit identifier quels segments de ses activit&#233;s peuvent &#234;tre d&#233;mat&#233;rialis&#233;s. Il a notamment la charge d'animer chaque semaine, d'une part, une conf&#233;rence de d&#233;couverte des m&#233;tiers du num&#233;rique et, d'autre part, un atelier de r&#233;paration de smartphone. L'objet des conf&#233;rences &#233;tant d'informer, les proposer simultan&#233;ment au centre social et en ligne permettra d'en &#233;largir l'audience et cette option d'organisation est bien s&#251;r retenue. En revanche, lorsqu'il s'agit de r&#233;parer un smartphone, la question est d&#233;licate. Techniquement, un tutoriel pourrait assez facilement &#234;tre mont&#233;, puis diffus&#233;. Mais quelles responsabilit&#233;s en cas d'accident d'un jeune, &#224; domicile, ayant mal reproduit les indications ? Comme pour tout autre atelier &#233;ducatif, la mise en place d'ateliers d&#233;mat&#233;rialis&#233;s proc&#232;de d'un travail d'analyse des risques. En accord avec son &#233;quipe, Marco d&#233;cide de conserver cet atelier en pr&#233;sentiel, consid&#233;rant que la s&#233;curit&#233; est fondamentale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Marco doit maintenant se pr&#233;parer &#224; organiser prochainement les conf&#233;rences en live. Pour y parvenir, il lui est n&#233;cessaire de r&#233;fl&#233;chir aux conditions de r&#233;alisation de l'op&#233;ration et en particulier de choisir une plateforme de diffusion ad&#233;quate. Apr&#232;s &#233;changes avec son &#233;quipe, il apparait que la diffusion en visioconf&#233;rence sur plateforme Zoom est la plus pratique. En effet, depuis le confinement, le centre socioculturel souscrit un abonnement et le personnel y est d&#233;j&#224; habitu&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cela &#233;tant, d&#233;terminer quelle est la plateforme ad&#233;quate n'est pas qu'une question de technique, il s'agit &#233;galement d'une question d'usages. En substance, les jeunes sont plus enclins &#224; suivre une activit&#233; en ligne, si celle-ci est diffus&#233;e sur des r&#233;seaux qu'ils utilisent d&#233;j&#224;. Sur les conseils de l'intervenant de la formation initiale, Marco sonde donc les publics qui fr&#233;quentent sa structure. Il &#233;tablit un questionnaire, distribu&#233; &#224; l'accueil du centre, et adresse un lien de sondage aux jeunes dont il d&#233;tient le courriel. Une trentaine prennent le temps d'y r&#233;pondre, mais seuls cinq d'entre-deux sont pr&#234;ts &#224; le rejoindre sur Zoom. En revanche, vingt-sept d&#233;clarent qu'ils le feraient sur Instagram. Apr&#232;s de nouveaux &#233;changes en &#233;quipe, cette plateforme est finalement retenue. &lt;br class='autobr' /&gt;
A ce stade, Marco ouvre un compte de Promeneur sur Instagram et s'att&#232;le &#224; essayer la fonction vid&#233;o. Mais tr&#232;s vite, il est perdu. Comment d&#233;marrer le live ? Quel filtre appliquer ? Comment autoriser le public &#224; distance &#224; poser une question ? Marco contacte donc l'animateur d&#233;partemental pour se renseigner sur les formations d&#233;di&#233;es. La prochaine session est dans quinze jours. Avec l'accord de sa direction - la formation dure une journ&#233;e - Marco s'y inscrit. Quelques semaines plus tard, apr&#232;s une dizaine d'essais sur son ordinateur, la comp&#233;tence est acquise et Instagram n'a plus de secret. Il en profite m&#234;me pour imprimer un QR code renvoyant sur son compte, qu'il affiche dans tous les espaces du centre socioculturel, pour inviter les jeunes &#224; le suivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lancer une conf&#233;rence&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marco et l'&#233;quipe d&#233;cident alors de programmer la premi&#232;re conf&#233;rence en direct le mois suivant. Le temps est venu pour Marco de communiquer sur l'&#233;v&#233;nement. Pour cela, il souhaite planifier une campagne de Stories Instagram, bien adapt&#233;e pour toucher son public, et pr&#233;pare des contenus visuels pour l'alimenter. &#201;videmment, cela lui prend un peu de temps. Mais l'intervenant de la formation Instagram lui a fait d&#233;couvrir un logiciel qui permet de cr&#233;er des affiches facilement, &#224; partir d'une banque de mod&#232;les. Certes, Marco a t&#226;tonn&#233; un peu au d&#233;but, mais depuis qu'il a pr&#233;enregistr&#233; sa ligne &#233;ditoriale, il est capable de produire rapidement des contenus. Heureusement, cela dit qu'il a affich&#233; partout le QR code de son compte, car &#234;tre Promeneurs ne suffit pas pour &#234;tre rejoint par les jeunes sur les r&#233;seaux. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous sommes maintenant &#224; une semaine de la conf&#233;rence. Marco a pr&#233;vu de relier la cam&#233;ra du centre &#224; son ordinateur pour garantir une qualit&#233; d'image et de son satisfaisante. Par prudence, il effectue un test grandeur nature dans la salle de conf&#233;rence. Mais Instagram ne prend pas en charge le format d'enregistrement de la cam&#233;ra. Il contacte donc &#224; nouveau l'animateur d&#233;partemental, pour envisager une solution. L'animateur contacte &#224; son tour plusieurs Promeneurs, pour savoir s'ils sont pourvus du mat&#233;riel vid&#233;o appropri&#233;. L'un d'entre eux en dispose justement et un accord de pr&#234;t solidaire est convenu. L'avant-veille de la conf&#233;rence, Marco se rend chez le partenaire pour r&#233;cup&#233;rer la cam&#233;ra. Un nouveau test est effectu&#233; et, cette fois, tout fonctionne parfaitement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Deux jours plus tard, la conf&#233;rence a enfin eu lieu. Marco est satisfait de cette premi&#232;re, car treize jeunes &#233;taient pr&#233;sents au centre et neuf l'&#233;taient en ligne. En outre, les &#233;changes avec l'intervenant ont &#233;t&#233; tr&#232;s appr&#233;ci&#233;s et plusieurs jeunes se sont m&#234;me abonn&#233;s &#224; son compte Instagram. Marco est &#233;galement satisfait car ses efforts sont r&#233;compens&#233;s. Il est aujourd'hui un Promeneur du Net &#224; part enti&#232;re, qui prolonge effectivement son activit&#233; pr&#233;sentielle sur les r&#233;seaux sociaux. Mais quel chemin parcouru pour y arriver.&lt;br class='autobr' /&gt;
En conclusion, retenons que les professionnels qui, &#224; l'instar de Marco, assurent une pr&#233;sence &#233;ducative en ligne, m&#233;ritent tous nos applaudissements pour leur engagement et leurs efforts. Parce que chacun d'eux, &#224; son niveau, en revisitant sa pratique, contribue activement &#224; d&#233;ployer des offres &#233;ducatives 2.0, r&#233;pondant aux attentes de la jeunesse d'aujourd'hui et de demain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;seaux sociaux &#8226; &#201;ducation digitale</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Reseaux-sociaux-o-Education-digitale-8549</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Reseaux-sociaux-o-Education-digitale-8549</guid>
		<dc:date>2021-09-06T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1300</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;seaux sociaux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ultra-pris&#233;s des jeunes, les r&#233;seaux sociaux offrent nombre d'opportunit&#233;s mais pr&#233;sentent aussi des dangers. Les acteurs socio&#233;ducatifs s'adaptent &#224; leurs usages et se forment pour accompagner leurs publics. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; J'avoue, j'ai eu un compte Facebook avant 13 ans alors que c'est interdit, &#233;voque M&#233;lodie (1), 17 ans. Aujourd'hui, plus personne ne l'utilise, je communique avec mes amis via Instagram ou Snapchat et par WhatsApp avec le groupe du lyc&#233;e. Je suis quelques influenceuses inspirantes sur TikTok : (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Pratique-professionnelle" rel="tag"&gt;Pratique professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1300-" rel="tag"&gt;1300&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Reseaux-sociaux" rel="tag"&gt;R&#233;seaux sociaux&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ultra-pris&#233;s des jeunes, les r&#233;seaux sociaux offrent nombre d'opportunit&#233;s mais pr&#233;sentent aussi des dangers. Les acteurs socio&#233;ducatifs s'adaptent &#224; leurs usages et se forment pour accompagner leurs publics.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;J'avoue, j'ai eu un compte Facebook avant 13 ans alors que c'est interdit&lt;/i&gt;, &#233;voque M&#233;lodie (1), 17 ans. &lt;i&gt;Aujourd'hui, plus personne ne l'utilise, je communique avec mes amis via Instagram ou Snapchat et par WhatsApp avec le groupe du lyc&#233;e. Je suis quelques influenceuses inspirantes sur TikTok : Diana par exemple qui parle de la vie en g&#233;n&#233;ral. Elle est coiffeuse et subit la transphobie au travail. Elle sait bien recadrer les auteurs de commentaires malveillants.&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les r&#233;seaux sociaux concentrent la majorit&#233; des usages num&#233;riques des mineurs qui utilisent plusieurs plateformes pour le meilleur (communiquer, &#233;changer photos et vid&#233;o, s'informer, se divertir) et parfois le pire. Une enqu&#234;te de l'association G&#233;n&#233;ration num&#233;rique (2) souligne que 63 % des moins de 13 ans poss&#232;dent au moins un compte (contre 59 % en 2020). Si &#224; 10 ans, l'enfant annonce en avoir 13, lorsqu'il soufflera ses 15 bougies, des plateformes le consid&#233;rant majeur lui ouvriront des contenus auparavant prot&#233;g&#233;s. &#171; &lt;i&gt;Une faille qui les soumet &#224; divers dangers, notamment la connexion avec des adultes, m&#234;me si la p&#233;dophilie reste limit&#233;e sur la toile, les forces de l'ordre y d&#233;mantelant plut&#244;t des r&#233;seaux&lt;/i&gt; &#187;, souligne Cyril di Palma, directeur g&#233;n&#233;ral de G&#233;n&#233;ration num&#233;rique. Les sollicitations sexuelles &#233;manent le plus souvent de mineurs vers d'autres mineurs. &#171; &lt;i&gt;Le corollaire de leur exposition : ils / elles se mettent en sc&#232;ne, diffusent des photos qui peuvent g&#233;n&#233;rer des fantasmes, entra&#238;ner des insultes sexistes et des commentaires d&#233;plac&#233;s sur le physique.&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur la plateforme TikTok &#8211; davantage pl&#233;biscit&#233;e par les filles &#226;g&#233;es de 11 &#224; 18 ans que par les gar&#231;ons &#8211;, les ados se filment en direct chantant, r&#233;alisant des chor&#233;graphies ou des sketchs, mais certains s'y lancent des d&#233;fis dangereux. Si ces derniers ont toujours exist&#233; dans les cours de r&#233;cr&#233;ation ou entre ados, ils prennent un tout autre essor avec la viralit&#233; num&#233;rique. Avec le &#171; r&#234;ve indien &#187;, des ados s'hyperventilent jusqu'&#224; perdre connaissance ; avec &#171; Hot water challenge &#187; ils &#233;bouillantent un copain.&lt;br class='autobr' /&gt;
Autre risque g&#233;n&#233;r&#233; par les r&#233;seaux sociaux : la d&#233;pendance. Toutes les plateformes fonctionnent sur l'&#233;conomie de l'attention afin que les utilisateurs y passent le plus de temps possible gr&#226;ce aux notifications, like, partages,&#8239;etc. &#171; &lt;i&gt; Tout cela participe &#224; une course &#224; la popularit&#233; de la part des adolescents tourn&#233;s vers la reconnaissance de leurs pairs. Les r&#233;seaux sociaux utilisent cette p&#233;riode de construction de soi pour les capter&lt;/i&gt; &#187;, observe Cyril di Palma.&lt;br class='autobr' /&gt;
C&#244;t&#233; information, les ados &#8211; tout comme nombre d'adultes &#8211; ont tendance &#224; n'utiliser que les r&#233;seaux sociaux avec peu d'esprit critique. Ils consid&#232;rent fiable une information publi&#233;e par une personne qu'ils connaissent ou qui a g&#233;n&#233;r&#233; des milliers de partages.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 2020, G&#233;n&#233;ration num&#233;rique a publi&#233; une enqu&#234;te sur les contenus choquants et complotistes : quatre jeunes sur dix ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; expos&#233;s &#224; des contenus choquants sur les r&#233;seaux ou sur internet ; 78 % d&#233;clarent croire &#224; au moins une th&#233;orie du complot, allant de propos farfelus (nul n'a jamais march&#233; sur la lune) &#224; d'autres plus dangereux (le gouvernement nous inocule des nanopuces pour nous surveiller lors du vaccin anti-covid). &#171; &lt;i&gt; Ces intox qui trouvent un &#233;cho chez certains jeunes, notamment les mineurs, entra&#238;nent une baisse de confiance dans les institutions de la R&#233;publique et la presse &#8211; m&#234;me si elles ne sont pas irr&#233;prochables &#8211; et ouvrent la voie &#224; des alternatives qui conduisent &#224; un d&#233;litement de la soci&#233;t&#233;&lt;/i&gt; &#187;, analyse Cyril di Palma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Num&#233;ro national : 3018&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis mi-avril, l'association e-Enfance g&#232;re le num&#233;ro national 3 018 (3) pour les jeunes victimes de violences num&#233;riques et leurs parents. Avec son statut de tiers de confiance aupr&#232;s des plateformes et son p&#233;rim&#232;tre d'intervention concernant les mineurs, elle b&#233;n&#233;ficie d'un traitement prioritaire de ses signalements par leurs services de mod&#233;ration (de 1 h &#224; 48 h). Alors que sans son appui, supprimer une publication ou d&#233;noncer des cyberviolences num&#233;riques reste tr&#232;s compliqu&#233; (4). &#171; &lt;i&gt;&#8239;Nous assurions ce service sur notre propre ligne depuis dix ans mais face &#224; la forte augmentation des appels li&#233;s aux cyberviolences durant les confinements (+&#8239;44 %), le gouvernement a souhait&#233; cr&#233;er un num&#233;ro national&#8239;&lt;/i&gt; &#187;, expose Justine Atlan, la directrice g&#233;n&#233;rale d'e-Enfance. Harc&#232;lement en ligne, injures entre jeunes qui se connaissent, Revenge porn &#8211; divulgation de contenus pornographiques &#8211;, chantage &#224; la webcam surtout sur les gar&#231;ons mineurs : des escrocs se font passer pour des jeunes femmes plus &#226;g&#233;es, demandent aux gar&#231;ons &#8211; &#226;g&#233;s en moyenne de 14 ans &#8211; de se d&#233;shabiller et de se masturber, puis exercent un chantage.&lt;br class='autobr' /&gt;
En juin 2021, le proc&#232;s au p&#233;nal des cyberharceleurs de la jeune Mila (5), a mis en lumi&#232;re les violences num&#233;riques, peu appr&#233;hend&#233;es par les adultes et parfois banalis&#233;es par les jeunes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Autant d'usages et de dangers num&#233;riques que les travailleurs sociaux intervenant aupr&#232;s d'adolescents doivent conna&#238;tre et accompagner.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_3549 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH387/capture_d_e_cran_2021-09-02_a_10.22.50-d95d8.png?1693464180' width='500' height='387' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Accompagnement 2.0&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour sensibiliser leur public aux risques encourus sur la toile, certains m&#232;nent des actions de pr&#233;vention en lien avec des partenaires sp&#233;cialis&#233;s. D'autres rejoignent le dispositif Les promeneurs du Net, constitu&#233; de 1 800 professionnels qui accompagnent les jeunes sur les r&#233;seaux sociaux et y assurent une pr&#233;sence bienveillante. &#171; &lt;i&gt;&#8239;N&#233; en Su&#232;de en 2006, exp&#233;riment&#233; en France dans quatre d&#233;partements entre 2012 et 2016, ce dispositif est aujourd'hui pr&#233;sent sur la quasi-totalit&#233; du territoire&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;taille S&#233;gol&#232;ne Dary, conseill&#232;re en politiques sociale et familiale &#224; la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) qui le pilote. Son principe fondateur ? Un professionnel de l'accompagnement intervient en ligne, en compl&#233;ment de son activit&#233; en pr&#233;sentiel. Il investit les r&#233;seaux sociaux en cr&#233;ant un profil sur les plateformes fr&#233;quent&#233;es par les jeunes. Une nouvelle mani&#232;re d'entrer en relation avec eux en s'adaptant &#224; leurs usages, en les rencontrant l&#224; o&#249; ils sont, en gardant le lien.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des &#233;ducateurs de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e utilisent les r&#233;seaux pour accrocher ceux qui ont d&#233;sert&#233; la rue (voir article p.&#8239;22), d'autres acteurs de la jeunesse (centre social, lieu de pr&#233;vention sant&#233;,&#8239;etc.) pour communiquer avec ceux qui aujourd'hui se d&#233;placent moins.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais tous n'ont pas encore saut&#233; le pas num&#233;rique comme le souligne une enqu&#234;te men&#233;e par Benjamin Moignard et Rosa Maria Bortolotti aupr&#232;s des associations de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e de Seine-Saint-Denis, coordonn&#233;e par la Mission m&#233;tropolitaine de pr&#233;vention des conduites &#224; risques (MMPCR) (6). Elle d&#233;nombre quatre types de profils d'&#233;ducateurs : les ind&#233;cis, les attentifs, les r&#233;fractaires &#8211; minoritaires &#8211; et les militants. &#171; &lt;i&gt;&#8239;Les deux premiers envisagent le virage num&#233;rique comme un r&#233;el enjeu dans l'accompagnement des jeunes et sont pr&#234;ts &#224; se former&lt;/i&gt;, souligne Manuel Chambrouty, chef de projets &#224; la MMPCR. &lt;i&gt;Les troisi&#232;mes se revendiquent assez fortement des principes fondateurs de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e (absence de mandat, anonymat, libre adh&#233;sion, confidentialit&#233;) qu'ils jugent souvent incompatibles avec des liens &#233;ducatifs num&#233;riques.&#8239;&lt;/i&gt; &#187; Les derniers utilisent d&#233;j&#224; les r&#233;seaux sociaux en compl&#233;ment de leur pratique traditionnelle pour l'accompagnement &#233;ducatif. &#171; &lt;i&gt;Cependant, ils n'ont souvent pas suivi de formation, utilisent parfois leurs propres outils num&#233;riques, regrettent un manque de cadre de r&#233;f&#233;rence.&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Des professionnels ont tendance &#224; penser que les 12-15 ans utilisent tr&#232;s mal les r&#233;seaux, ce qu'infirment les propos des ados (m&#234;me si ceux interrog&#233;s, tous scolaris&#233;s, ne sont pas totalement repr&#233;sentatifs du public accompagn&#233;) : ils affirment g&#233;rer les risques de mani&#232;re raisonn&#233;e et les conflits en ligne. Les &#233;ducatrices sont plus nombreuses &#224; communiquer avec les jeunes par les r&#233;seaux sociaux et notamment avec les jeunes filles, certains &#233;ducateurs hommes les jugent alors &#8211; &#224; tort &#8211; plus l&#233;gitimes. &#171; &lt;i&gt;D'ici fin 2021, le d&#233;partement tentera de mener une r&#233;flexion avec les &#233;ducateurs et les directions pour penser l'espace num&#233;rique comme un prolongement possible de l'action &#233;ducative et proposer des formations&lt;/i&gt;, pr&#233;cise le chef de projets. &lt;i&gt;Apr&#232;s l'enqu&#234;te, la survenue de la crise sanitaire et la possibilit&#233; de garder le lien avec les jeunes durant le confinement gr&#226;ce aux r&#233;seaux sociaux ont d&#233;j&#224; convaincu nombre de professionnels de leur utilit&#233;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3550 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH251/capture_d_e_cran_2021-09-02_a_10.23.02-b39f1.png?1693464180' width='500' height='251' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nouveaux usages&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#233;ducateurs en protection de l'enfance aussi ont d&#251; s'adapter aux nouveaux usages. La maison d'enfants &#224; caract&#232;re social (Mecs) l'Oasis &#224; Nantes (Loire-Atlantique) qui accueille trente-quatre jeunes filles et jeunes femmes &#226;g&#233;es de 13 ans et demi &#224; vingt et un ans, confi&#233;es par l'aide sociale &#224; l'enfance (Ase), en atteste. &#171; &lt;i&gt;Les jeunes filles ont suivi l'&#233;volution soci&#233;tale avec l'utilisation du portable puis des r&#233;seaux sociaux. Nous avons pu accompagner le mouvement au fil du temps gr&#226;ce &#224; l'adaptation des &#233;quipes &#233;ducatives et des formations&lt;/i&gt; &#187;, expose Pierre Noblet, l'un des chefs de service &#233;ducatif. Les jeunes accueillies en &#233;tablissement n'&#233;chappent pas aux risques de pr&#233;dation sur les r&#233;seaux sociaux. Il est imp&#233;rieux de les sensibiliser. &#171; &lt;i&gt;&#8239;Nous les avons accompagn&#233;es pour param&#233;trer leurs comptes et s&#233;curiser leurs donn&#233;es.&lt;/i&gt; &#187; Aujourd'hui, les &#233;quipes continuent &#224; sensibiliser r&#233;guli&#232;rement les jeunes filles sur les risques encourus. &#171; &lt;i&gt;Cependant, nous avons toujours un temps de retard. Tout va tr&#232;s vite, le temps des r&#233;seaux n'est pas celui de l'institution&lt;/i&gt;, reconna&#238;t Pierre Noblet. &lt;i&gt;Au moment o&#249; nous r&#233;fl&#233;chissions &#224; ouvrir un compte Facebook pour communiquer avec les jeunes, ce r&#233;seau &#233;tait d&#233;j&#224; d&#233;pass&#233;.&#8239;&lt;/i&gt; &#187; La Mecs met &#224; disposition des jeunes confi&#233;es des postes, l'acc&#232;s &#224; la Wi-Fi avec des pare-feux tr&#232;s serr&#233;s pour &#233;viter l'utilisation de certains mots cl&#233; (prostitution, djihadisme). L'acc&#232;s &#224; la Wifi est coup&#233; &#224; 22&#8239;heures dans le lieu collectif des plus jeunes. N&#233;anmoins, avec la 4&#8239;g, les filles ont acc&#232;s &#224; internet sur leurs t&#233;l&#233;phones portables personnels&#8230; Si elle ne peut pas tout contr&#244;ler, l'association a cependant &#233;labor&#233; une charte informatique avec l'aide d'un avocat sp&#233;cialis&#233;, sign&#233;e par les jeunes femmes ou les jeunes filles et leurs parents pour les mineures.&lt;br class='autobr' /&gt;
Voici quelques ann&#233;es, l'usage de l'informatique avec la famille a &#233;galement pos&#233; un probl&#232;me &#224; la Mecs. &#171; &lt;i&gt;Des jeunes filles &#233;changeaient des insultes avec leur famille, d'autres retrouvaient des &#233;l&#233;ments familiaux concernant des parents inconnus ou perdus de vue, ce qui &#233;tait source de perturbations&lt;/i&gt;, &#233;voque Pierre Noblet. &lt;i&gt;Nous avons beaucoup &#233;chang&#233; individuellement et collectivement avec les jeunes et travaillons sur la n&#233;cessaire confiance.&#8239;&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais tout n'est pas dark sur le net. Celui-ci offre de nombreuses opportunit&#233;s comme l'a particuli&#232;rement montr&#233; la crise sanitaire. L'&#233;quipe de la Mecs Oasis s'est ainsi appuy&#233;e sur les r&#233;seaux sociaux qui ont permis &#171; &lt;i&gt;un confinement serein&lt;/i&gt; &#187;, la continuit&#233; p&#233;dagogique pour les &#233;l&#232;ves, la communication avec la mission locale ou P&#244;le emploi pour les autres. Bref, jeunes et professionnels ont tiss&#233; leur toile.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1) Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;.
(2) &lt;i&gt;Les pratiques num&#233;riques des jeunes de 11 &#224; 18 ans&lt;/i&gt;, 2021.
(3) Dispositif de protection de l'enfance, il est conventionn&#233; avec le 119-Enfance en danger, la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), la police, la gendarmerie et le minist&#232;re de l'&#201;ducation nationale. Il est partenaire de la CNIL.
(4) Actuellement, au niveau de la l&#233;gislation, les plateformes ne sont pas responsables d'un contenu ill&#233;gal qu'elles h&#233;bergent tant qu'il n' a pas &#233;t&#233; port&#233; &#224; leur connaissance par un signalement. Lorsqu'elles le re&#231;oivent, elles doivent alors retirer &#171; promptement &#187; les contenus &#171; manifestement illicites &#187; sous peine de voir leur responsabilit&#233; engag&#233;e. Mais le d&#233;lai de retrait n'est pas pr&#233;cis&#233;.
(5) &#194;g&#233;e de 18 ans, l'adolescente is&#233;roise vit sous protection polici&#232;re apr&#232;s avoir re&#231;u plus de 100 000 insultes, des appels au viol et des menaces de &lt;span class='spip_document_3551 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L450xH273/capture_d_e_cran_2021-09-02_a_10.23.18-ac6bd.png?1693464180' width='450' height='273' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; mort pour avoir post&#233; une vid&#233;o tr&#232;s virulente contre le Coran et l'Islam, suivie d'une autre sur ses cyberharceleurs. Onze d'entre eux &#8211; &#226;g&#233;s en majorit&#233; d'une vingtaine d'ann&#233;es - ont &#233;cop&#233; de peines de prison avec sursis allant de quatre &#224; six mois, un a &#233;t&#233; relax&#233; faute de preuve et un autre a b&#233;n&#233;fici&#233; d'un vice de proc&#233;dure.
(6) &lt;a href=&#034;https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-03225776&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;L'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e 2.0. Quels enjeux pour quelles pratiques&lt;/i&gt;, rapport de recherche Jeunes R&#233;seaux Sociaux et Pr&#233;vention Sp&#233;cialis&#233;e (JRSPREV), mai 2021&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
