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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Que peut-on faire des victimes d'agression ? </title>
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&lt;a href="https://www.lien-social.com/561-169" rel="tag"&gt;561&lt;/a&gt;

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		<title>Double enjeu : un film sur des emplois-jeunes</title>
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&lt;p&gt;Ce film s'inscrit dans la s&#233;rie D'un regard &#224; l'autre, qui aborde des sujets de soci&#233;t&#233; : les jeunes (Les enfants de la crise), l'accompagnement social (Histoire (s) de solidarit&#233;), la vie des quartiers (&#192; l'impossible chacun est tenu), les violences urbaines (Histoires de bus). Avec le soutien de la D&#233;l&#233;gation interminist&#233;rielle &#224; la Ville (DIV) et de la Direction g&#233;n&#233;rale de l'action sociale (DGAS). &lt;br class='autobr' /&gt;
Leurs blousons bleu marine arborent, dans le dos, un fier &#171; Partenaires pour la ville &#187;. &#192; la gare, Mehdi (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/561-169" rel="tag"&gt;561&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce film s'inscrit dans la s&#233;rie D'un regard &#224; l'autre, qui aborde des sujets de soci&#233;t&#233; : les jeunes (Les enfants de la crise), l'accompagnement social (Histoire (s) de solidarit&#233;), la vie des quartiers (&#192; l'impossible chacun est tenu), les violences urbaines (Histoires de bus). Avec le soutien de la D&#233;l&#233;gation interminist&#233;rielle &#224; la Ville (DIV) et de la Direction g&#233;n&#233;rale de l'action sociale (DGAS).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Leurs blousons bleu marine arborent, dans le dos, un fier &#171; Partenaires pour la ville &#187;. &#192; la gare, Mehdi et quelques autres font de l'assistance aux voyageurs, essuient quelques m&#233;contentements, orientent, aiguillent, conseillent, dialoguent. Quelques automates sont en panne : ils en r&#233;f&#233;reront &#224; leur encadrant, &#224; la prochaine r&#233;union de suivi. Charge &#224; ce dernier de faire remonter les insatisfactions &#224; la r&#233;union de concertation qui r&#233;unira quelques jours plus tard la SNCF, la RATP et la Ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partenariat est en effet le mot cl&#233; de ce montage, et sept entreprises de service public ont &#233;t&#233;, en juillet 1997, &#224; l'initiative de la cr&#233;ation de l'association Partenaires pour la ville, en vue d'am&#233;liorer la qualit&#233; de l'espace public urbain &#171; par des actions de m&#233;diation, de pr&#233;vention et d'information en direction des usagers d'espaces situ&#233;s &#224; l'interface des r&#233;seaux de transports et des activit&#233;s de gestion urbaine &#187;. Mehdi et ses coll&#232;gues sont agents de proximit&#233; et de pr&#233;vention (ils disent APP), dans le cadre du programme Nouveaux services/Emplois-jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre endroit, autre moment, autres professionnels : les emplois-jeunes participent &#224; une op&#233;ration d&#233;licate, une campagne de sensibilisation au rite du paiement, autrement dit anti-fraude. Ils tentent, avec plus ou moins de bonheur, d'expliquer aux gens pourquoi il ne faut pas monter dans le bus par l'arri&#232;re, et pourquoi il est n&#233;cessaire de sortir sa carte orange de sa poche pour la montrer au conducteur. L'important est de dialoguer, et ils y parviennent tr&#232;s bien. Ils maintiennent le cap et leurs arguments tiennent en face de jeunes de moins en moins rigolards&#8230; Ils sont sympas. Des r&#233;unions rythment, l&#224; aussi, leurs interventions, soit en coordination avec les agents RATP, soit entre eux avec leurs encadrants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au centre de r&#233;gulation des bus, dans une de ces r&#233;unions, Djamila explique leur n&#233;cessaire polyvalence, et leurs contacts avec de multiples interlocuteurs ; Nadia d&#233;fend avec conviction l'id&#233;e d'aller vers les gens, l'int&#233;r&#234;t soci&#233;tal et personnel d'une telle d&#233;marche ; un autre APP met &#224; distance les critiques &#8212; infond&#233;es, du point de vue de la plupart des emplois-jeunes concern&#233;s &#8212; concernant la pr&#233;carit&#233; du travail et du salaire, ou une &#233;ventuelle instrumentalisation politique, genre &#171; Vous &#234;tes l&#224; pour faire baisser le taux de ch&#244;mage &#187;&#8230; La plupart revendiquent leur emploi comme entier, correspondant &#224; d'&#233;vidents besoins, en voie de p&#233;rennisation. Certain (e) s sont heureux de &#171; donner la parole &#224; ceux qui ne l'ont jamais &#187;, voire de contribuer &#224; &#171; changer les mentalit&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres emplois-jeunes, sur le quartier Flor&#233;al, assurent une veille technique : Farida et un coll&#232;gue v&#233;rifient les jeux pour enfants, et signalent les &#233;ventuels dysfonctionnements. Mo&#239;se et &#201;ric, gardiens d'immeubles, rencontrent les jeunes pour une n&#233;cessaire articulation de leurs t&#226;ches respectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres APP &#171; font &#187; la sortie de l'&#233;cole &#233;l&#233;mentaire, discutent avec les jeunes. D'autres encore assurent de l'aide aux devoirs &#224; la Maison de quartier : Nafissatou, l&#224;, explique comment les enfants font un lien essentiel entre les parents &#8212; ou les grands fr&#232;res&#8230; &#8212; et eux-m&#234;mes.&lt;br class='manualbr' /&gt;Lionel, directeur de Quartier Jeunesse et intervenant sur le quartier depuis 1994, vient expliquer &#224; la cam&#233;ra que de grands champions ont v&#233;cu sur ces quartiers : le footballeur Diagana, ou encore ce champion du monde de boxe, dont la m&#232;re, d'ailleurs, r&#233;side toujours ici. Alors, &#171; banlieue-purgatoire &#187; ? S&#251;rement pas, assure-t-il ; il s'agit bien plut&#244;t de &#171; faire sortir tout ce potentiel &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, &#224; mi-chemin du dispositif Nouveaux services/emplois jeunes, &#171; des questions se posent encore &#187;, interroge le r&#233;alisateur, &#171; pour inscrire dans la dur&#233;e ces comp&#233;tences, leurs qualifications et leur reconnaissance comme nouveaux m&#233;tiers de la Ville. Demain, pour que ces m&#233;tiers soient l&#233;gitimes, ne devront-ils pas &#234;tre reconnus comme outils de la politique de la Ville ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des actions de professionnalisation et de qualification ont certes &#233;t&#233; engag&#233;es, telles qu'un tronc commun d'adaptation au poste, ou une participation &#224; une exp&#233;rimentation men&#233;e avec l'AFPA pour la validation des acquis professionnels. Toutefois, pour les partenaires du dispositif, certaines interrogations demeurent, dont celle-ci : &#171; Peut-on d&#233;velopper une activit&#233; p&#233;renne en restant dans le cadre d'un dispositif &#224; public cibl&#233; ? &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;(2001 - 30 mn)&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href=&#034;http://2100.org/passeur&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Les films du passeur&lt;/a&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;1, rue Paul Mazy&lt;br class='manualbr' /&gt;94200 Ivry-sur-Seine&lt;br class='manualbr' /&gt;T&#233;l. 01 46 72 24 57&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Alternatives au s&#233;curitarisme en &#233;ducation</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Alternatives-au-securitarisme-en-education</link>
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		<dc:subject>D&#233;linquance</dc:subject>
		<dc:subject>561</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Commander ce livre &lt;br class='autobr' /&gt;
Trop souvent, la formation de l'individu ne se fonde que sur des m&#233;thodes autoritaires (soumission, contraintes, sanctions ?). L'enfant se trouve ainsi r&#233;duit au r&#244;le d'&#233;l&#232;ve ob&#233;issant, pratiquement jamais consult&#233; ni responsabilis&#233; et qui se d&#233;couvre citoyen le jour de ses 18 ans, sans aucune exp&#233;rience pr&#233;alable en mati&#232;re ni de participation, ni de prise d'initiatives. Le ton de l'ouvrage est donn&#233; : il s'agit des actes du colloque organis&#233; le 5 juin 2002 par l'association Interm&#232;des. (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/561-169" rel="tag"&gt;561&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L94xH150/arton210-52a0a.jpg?1694657932' width='94' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.droitdesjeunes.com/librairie.php&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Commander ce livre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Trop souvent, la formation de l'individu ne se fonde que sur des m&#233;thodes autoritaires (soumission, contraintes, sanctions ?). L'enfant se trouve ainsi r&#233;duit au r&#244;le d'&#233;l&#232;ve ob&#233;issant, pratiquement jamais consult&#233; ni responsabilis&#233; et qui se d&#233;couvre citoyen le jour de ses 18 ans, sans aucune exp&#233;rience pr&#233;alable en mati&#232;re ni de participation, ni de prise d'initiatives. Le ton de l'ouvrage est donn&#233; : il s'agit des actes du colloque organis&#233; le 5 juin 2002 par l'association Interm&#232;des.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, on ne reconna&#238;t pas en l'enfant un simple vase &#224; remplir, mais on affirme la place de l'&#233;ducation comme une possibilit&#233;, une n&#233;cessit&#233; et une valeur essentielle de notre soci&#233;t&#233;. Pourtant, l'&#233;ducation n'a pas le vent en poupe. On lui pr&#233;f&#232;re la r&#233;pression. Mais, pas envers n'importe qui. La plupart des instruments de durcissement r&#233;cent de cette politique a concern&#233; la jeunesse. Or, faire de la d&#233;linquance des jeunes, le catalyseur de toutes les peurs, c'est les transformer en boucs &#233;missaires et en exutoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pourtant pas l&#224; un ph&#233;nom&#232;ne nouveau : entre 1837 et 1857, le nombre des mineurs d&#233;tenus a &#233;t&#233; multipli&#233; par dix. La loi de 1921, quant &#224; elle, r&#233;sulte d'un accroissement du nombre de petits vagabonds de 13 &#224; 16 ans. Et aujourd'hui, &#224; nouveau, la m&#234;me m&#233;canique s'enclenche : on est pass&#233; de 35 000 sanctions en 1990 &#224; 75 000 en 2001, et de 2 000 &#224; 4 000 incarc&#233;rations. Et les m&#233;dias de pr&#233;tendre n&#233;anmoins &#224; l'impunit&#233; alors m&#234;me que les chiffres des affaires de mineurs poursuivies s'&#233;l&#232;vent &#224; 87 % contre 28 % pour celles concernant les adultes. Si la jeunesse fait tant peur, c'est peut-&#234;tre que la relation qui unit les g&#233;n&#233;rations se distend.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est aussi parce que notre soci&#233;t&#233; est confront&#233;e &#224; l'expression rageuse de la r&#233;volte des quartiers populaires. &#171; Il est temps pour les acteurs &#233;ducatifs de ne plus accepter cette place honteuse et de revendiquer la valeur sociale de leur travail et de leur fonction ; il est urgent de r&#233;affirmer que le travail &#233;ducatif est un acte de haute tenue d'int&#233;r&#234;t politique et public qu'il faut absolument soutenir et encourager &#187; (p.51). Dont, acte !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Jeunesse et droit, 2002 (117 p. ; 16 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sociologie de la d&#233;linquance et de la justice p&#233;nale</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Sociologie-de-la-delinquance-et-de-la-justice-penale</link>
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		<dc:subject>D&#233;linquance</dc:subject>
		<dc:subject>Justice</dc:subject>
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&lt;p&gt;Pendant longtemps, les sciences humaines rest&#232;rent brid&#233;es par le dogme catholique et la censure politique. C'est encore plus vrai pour la sociologie criminelle qui mit bien du temps &#224; se d&#233;tacher de la peur et de la fascination qu'inspire le crime et &#224; trouver une approche objective. C'est Durkheim qui en pose les bases : &#171; Il ne faut pas dire qu'un acte froisse la conscience commune parce qu'il est criminel, mais qu'il est criminel parce qu'il froisse la conscience commune. Nous ne le r&#233;prouvons pas (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Justice" rel="tag"&gt;Justice&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/561-169" rel="tag"&gt;561&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L96xH150/arton211-dc6dd.jpg?1694657932' width='96' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pendant longtemps, les sciences humaines rest&#232;rent brid&#233;es par le dogme catholique et la censure politique. C'est encore plus vrai pour la sociologie criminelle qui mit bien du temps &#224; se d&#233;tacher de la peur et de la fascination qu'inspire le crime et &#224; trouver une approche objective. C'est Durkheim qui en pose les bases : &#171; Il ne faut pas dire qu'un acte froisse la conscience commune parce qu'il est criminel, mais qu'il est criminel parce qu'il froisse la conscience commune. Nous ne le r&#233;prouvons pas parce qu'il est un crime, mais il est un crime parce que nous le r&#233;prouvons &#187;. Le flambeau de la sociologie criminelle fran&#231;aise qui s'&#233;tait &#233;teint dans le massacre de la guerre 14-18, va &#234;tre rallum&#233; outre-Atlantique dans les ann&#233;es 20. C'est le d&#233;but d'une riche th&#233;orisation qui tente de comprendre les questions de la d&#233;linquance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est d'abord l'&#233;cole culturaliste qui se d&#233;veloppe &#224; l'universit&#233; de Chicago. La sociologie y est con&#231;ue comme une d&#233;marche empiriste et r&#233;formiste. Elle d&#233;montrera notamment que les taux de d&#233;linquance peuvent &#234;tre corr&#233;l&#233;s avec les taux de ch&#244;mage, de suicide, de mortalit&#233; infantile ou de familles dissoci&#233;es. Plus que de r&#233;pression, ce qui est n&#233;cessaire, c'est la pr&#233;vention et la r&#233;habilitation des quartiers. Seconde &#233;cole, celle qui fait une large place aux th&#233;ories de la tension : la d&#233;viance ne serait pas inscrite dans la nature humaine, l'homme ayant une tendance spontan&#233;e &#224; respecter les normes. La d&#233;rive d&#233;linquante serait li&#233;e &#224; l'hyper valorisation de la comp&#233;tition et la sous-culture li&#233;e aux frustrations sociales qu'&#233;prouvent les enfants des classes populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre approche compl&#232;tement oppos&#233;e, les th&#233;ories rationalistes : le crime ne serait pas un dysfonctionnement social mais une attitude normale (l'anticonformisme &#233;tant la r&#232;gle chez l'&#234;tre humain). Tout comportement ob&#233;issant &#224; un calcul des plaisirs et des peines, le sujet exercerait un choix, en d&#233;cidant des strat&#233;gies propres &#224; atteindre ses buts, y compris dans les r&#233;actions de transgression. Les th&#233;ories de la r&#233;action sociale valorisent, quant &#224; elles, une approche plus interactionniste en d&#233;non&#231;ant les m&#233;canismes de la stigmatisation : &#171; Le d&#233;viant est celui auquel cet &#233;tiquetage a &#233;t&#233; appliqu&#233; avec succ&#232;s &#187; (Becker).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;linquance serait une construction sociale que l'on devrait relier &#224; une r&#233;sultante sociale &#233;conomique et politique. H&#233;riti&#232;res de ces travaux, les recherches actuelles s'y int&#233;ressent tout particuli&#232;rement en les reliant aux ph&#233;nom&#232;nes d'ins&#233;curit&#233;, d'immigration et de ghetto&#239;sation urbaine. Ainsi en va-t-il de l'analyse de la d&#233;rive qui pousse les victimes, en l'absence de modes naturels de r&#233;solution des conflits, &#224; porter plainte avec comme cons&#233;quence l'engorgement du syst&#232;me p&#233;nal et l'accroissement du sentiment d'ins&#233;curit&#233;. Il en va aussi de la distinction entre les diff&#233;rents mod&#232;les de justice : r&#233;tributif (ax&#233; sur la responsabilit&#233; individuelle qu'il convient de punir - r&#233;ponse p&#233;nale traditionnelle), th&#233;rapeutique (ax&#233; sur la gu&#233;rison et non la sanction - exemple de l'injonction faite aux toxicomanes), restitutif (tourn&#233; vers la r&#233;paration du pr&#233;judice caus&#233; - exemple des travaux d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral) et restauratif (r&#233;soudre avant tout le conflit - exemple de la m&#233;diation).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage de Jacques Faget d&#233;crit de fa&#231;on vraiment passionnante toutes ces repr&#233;sentations qui prennent dans le contexte actuel une dimension particuli&#232;rement pertinente. Mise en garde essentielle de l'auteur pour bien d&#233;coder son travail : il faut &#233;viter de r&#233;duire outranci&#232;rement la complexit&#233; de cette question &#224; l'influence d'un seul facteur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s &amp; Jeunesse et droit, 2002 (152 p. ; 15 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Que peut-on faire pour aider les victimes d'agression ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Que-peut-on-faire-pour-aider-les-victimes-d-agression</link>
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		<dc:subject>Violence</dc:subject>
		<dc:subject>561</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une personne agress&#233;e est rarement prise en charge correctement. Trouver les modalit&#233;s pour accueillir, rassurer et accompagner celles et ceux qui viennent de subir un traumatisme est un souci nouveau. L'exemple du CAUVA de Bordeaux est une brillante illustration de ce qui peut se faire &lt;br class='autobr' /&gt;
Armelle a 72 ans. Alors qu'elle sortait comme chaque jour pour faire ses courses, elle a &#233;t&#233; agress&#233;e. Son sac lui a &#233;t&#233; arrach&#233;. Comme elle s'y est accroch&#233;e de toutes ses forces, elle a &#233;t&#233; tra&#238;n&#233;e sur plusieurs (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une personne agress&#233;e est rarement prise en charge correctement. Trouver les modalit&#233;s pour accueillir, rassurer et accompagner celles et ceux qui viennent de subir un traumatisme est un souci nouveau. L'exemple du CAUVA de Bordeaux est une brillante illustration de ce qui peut se faire&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Armelle a 72 ans. Alors qu'elle sortait comme chaque jour pour faire ses courses, elle a &#233;t&#233; agress&#233;e. Son sac lui a &#233;t&#233; arrach&#233;. Comme elle s'y est accroch&#233;e de toutes ses forces, elle a &#233;t&#233; tra&#238;n&#233;e sur plusieurs m&#232;tres. Tr&#232;s choqu&#233;e et toute contusionn&#233;e, elle a &#233;t&#233; hospitalis&#233;e. Les premiers soins lui ont &#233;t&#233; prodigu&#233;s, elle a pu se reposer dans sa chambre. Une assistante sociale est venue lui rendre visite assez rapidement, qui lui a propos&#233; de se d&#233;placer, d&#232;s le lendemain, dans son service, au sous-sol de l'h&#244;pital, si elle s'en sentait la force. Armelle a un peu h&#233;sit&#233; et a fini par accepter, l'assistante sociale &#233;tait si gentille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi qu'Armelle s'est retrouv&#233;e le lendemain face &#224; un policier qui s'&#233;tait d&#233;plac&#233; rien que pour elle et aupr&#232;s duquel elle a pu d&#233;poser plainte. Elle a ensuite subi un examen m&#233;dical qui a permis de fournir le certificat n&#233;cessaire &#224; la proc&#233;dure judiciaire. Un psychologue l'a ensuite re&#231;ue : avec lui, elle a pu parler de sa peur r&#233;trospective et de son incompr&#233;hension de l'agression qu'elle avait v&#233;cue. Une association d'aide aux victimes lui a enfin offert ses services, lui proposant de continuer &#224; rencontrer l'un de ses intervenants lors de l'une des permanences tenues dans son quartier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rassur&#233;e par cet accueil qui lui avait apport&#233; une reconnaissance et redonn&#233; un peu de cette dignit&#233; bien malmen&#233;e par le choc subi, Armelle s'est sentie pr&#234;te &#224; retourner chez elle quelques jours plus tard. Le traumatisme n'avait pas disparu. Il avait simplement &#233;t&#233; accompagn&#233;, simplement et humainement. Avant de quitter ce service qui l'avait si bien accueilli, Armelle avait crois&#233; une petite fille de quatre ans suivie de sa maman. Trop pr&#233;occup&#233;e par sa propre &#233;preuve, elle ne s'&#233;tait pas vraiment &#233;tonn&#233;e de cette pr&#233;sence. L'&#233;quipe d'accueil avait pris en charge parall&#232;lement une situation de suspicion d'attouchement sexuel dont se serait rendu coupable un beau-p&#232;re. Quelques minutes apr&#232;s, c'&#233;tait au tour d'une femme &#226;g&#233;e d'environ quarante ans, d'entrer dans le service, h&#233;sitante et tentant de dissimuler un coquard &#224; l'&#339;il droit. Victime de la violence de son conjoint, elle venait se renseigner sur ses droits (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Droits-des-victimes-d-agression-quelques-avancees-recentes' class='spip_in'&gt;lire les avanc&#233;es r&#233;centes&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La journ&#233;e se terminera par la visite d'un automobiliste arrivant directement des urgences (situ&#233;es &#224; quelques couloirs de l&#224;) : pris dans une dispute avec un autre conducteur particuli&#232;rement irascible, il avait re&#231;u un coup de poing dans la figure. Chacune de ces personnes sera accueillie, &#233;cout&#233;e, accompagn&#233;e par des professionnels, qui traditionnellement se tiennent chacun dans un coin diff&#233;rent de la ville et apr&#232;s qui il faut courir quand on a &#233;t&#233; victime d'une agression, dans ce qui ressemble plut&#244;t au parcours du combattant. L&#224;, ce sont les intervenants qui ont fait le choix de se regrouper au m&#234;me endroit pour tenter d'apporter une aide aux victimes et leur offrir un accueil s&#233;curisant, chaleureux et respectueux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dispositif, unique en France, a &#233;t&#233; mis en place il y a de cela un peu plus d'un an (il a &#233;t&#233; inaugur&#233; le 1er d&#233;cembre 1999) &#224; l'h&#244;pital Pellegrin de Bordeaux. C'est le Centre d'accueil en urgence de victimes d'agressions (CAUVA)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='CAUVA - H&#244;pital Pellegrin - place Am&#233;lie Raba L&#233;on - 33000 Bordeaux. T&#233;l. 05 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce service est n&#233;, comme on dit, de la &#171; synergie &#187; de deux institutions : l'h&#244;pital et le parquet. Le premier a financ&#233; sa mise en place (en cr&#233;ant trois postes), le second a permis son exercice en demandant aux forces de police et de gendarmerie de se d&#233;placer, quand il &#233;tait n&#233;cessaire de prendre une d&#233;position en cas de d&#233;p&#244;t de plainte. Mais, ce qui a vraiment &#233;t&#233; d&#233;terminant, c'est autant les choix institutionnels que la dynamique des acteurs qui les ont port&#233;s. Ce projet a en effet &#233;t&#233; con&#231;u, r&#233;fl&#233;chi et &#233;labor&#233; pendant quatre ans par une petite &#233;quipe de m&#233;decins l&#233;gistes &#224; la t&#234;te de laquelle, on trouve Sophie Cromb, personnage &#233;tonnant qui se partage entre autres activit&#233;s, entre la direction du service de m&#233;decine l&#233;gale du CHU de Bordeaux, l'expertise l&#233;giste aupr&#232;s du tribunal international de la Haye etc. et le CAUVA qu'elle consid&#232;re un peu comme son b&#233;b&#233;. Les personnels dont elle a su s'entourer s'inscrivent dans cette vitalit&#233; qui appara&#238;t l'une des conditions incontournables &#224; la r&#233;ussite d'une telle exp&#233;rience. Les intervenants sont plus d'une quinzaine : sept m&#233;decins l&#233;gistes (dont six sont lib&#233;raux), deux internes, trois psychologues, deux assistantes sociales, un cadre infirmier et une secr&#233;taire form&#233;e &#224; l'accueil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc bien &#224; partir d'un lieu unique que chacun de ces professionnels offre ses services aux victimes qui se pr&#233;sentent. L'ouverture de cette structure a tout de suite &#233;t&#233; bien per&#231;ue, car r&#233;pondant &#224; un maillon manquant : celui concernant la prise en charge en urgence, dans les heures et les jours qui suivent l'agression. Pour ce qui concerne le long terme, le relais est donn&#233; &#224; deux associations d'aide aux victimes : Prado et Vict'aid. L'une et l'autre proposent des juristes et des psychologues pour &#233;couter, rassurer, &#233;valuer la situation, renseigner et orienter toute personne qui leur fait appel. Elles tiennent des permanences dans les locaux m&#234;mes du CAUVA et de fa&#231;on plus d&#233;centralis&#233;e dans plusieurs quartiers de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accueil du CAUVA est assur&#233; 24 heures sur 24. Cela se passe d&#232;s 8 h le matin quand la secr&#233;taire ouvre le service et se termine entre 22 h et 22h 30 quand l'assistante sociale le ferme. Entre 22h et 8 h le lendemain matin, un m&#233;decin et une psychologue sont d'astreinte, n'intervenant qu'en cas d'urgence grave (comme par exemple un viol). Le week-end, les assistantes sociales sont pr&#233;sentes &#224; tour de r&#244;le entre 12 h et 20 h. Le service r&#233;pond &#224; toute demande qui lui est faite&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Le CAUVA en quelques chiffres Apr&#232;s un an de fonctionnement, le recul n'est (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;coute propos&#233;e n'est pas li&#233;e &#224; la gravit&#233; objectivable de l'agression subie, mais plut&#244;t au retentissement que celle-ci a chez la victime. &#192; cet aune, une simple claque peut avoir des cons&#233;quences dramatiques qui n&#233;cessitent une prise en charge : les l&#233;sions psychologiques peuvent parfois &#234;tre tout autant (sinon plus) destructrices que les l&#233;sions physiques. Un protocole pr&#233;cis a toutefois &#233;t&#233; mis en place qui permet de guider les intervenants : une proc&#233;dure judiciaire est d&#233;clench&#233;e dans quatre cas (agression sur mineur ou sur personne vuln&#233;rable, agression avec arme ou violence intrafamiliale). L'interlocuteur direct est alors le substitut du procureur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est Nathalie Grosleron Gros, m&#233;decin l&#233;giste, qui nous a re&#231;u, r&#233;pondant avec pr&#233;cision &#224; nos questions : &#171; Notre souci a &#233;t&#233;, d&#232;s le d&#233;but, d'offrir aux victimes une &#233;coute comp&#233;tente pluridisciplinaire. Les intervenants qu'ils soient m&#233;dicaux, sociaux ou psychologues agissent dans une logique de parit&#233; et de respect mutuel. Chacun s'articule en compl&#233;mentarit&#233; sans qu'aucun ne prenne le dessus sur l'autre. Ce qui compte le plus, je crois, c'est d'humaniser un accueil qui jusqu'alors se r&#233;duisait pour la victime en une errance p&#233;nible entre les diff&#233;rents professionnels qu'il lui fallait rencontrer &#187;. Concernant le public touch&#233; par le CAUVA, elle confirmera l'aspect tr&#232;s g&#233;n&#233;raliste : &#171; Nous recevons beaucoup de personnes victimes de comportements asociaux et de violence dans le quotidien : cela se passe dans le cadre des relations de travail, entre automobilistes ou &#224; la sortie des bo&#238;tes de nuit le samedi soir. Bien s&#251;r, nous accueillons aussi les violences familiales. Nous recevons beaucoup de femmes battues. Dans 80 % des cas, elles refusent de porter plainte. Elles sont n&#233;anmoins vues, si elles le d&#233;sirent, par le m&#233;decin qui &#233;tablit alors un certificat. Celui-ci sera gard&#233; pendant trois ans. Peut-&#234;tre qu'un jour, une violence de trop la convaincra cette fois-l&#224; de d&#233;poser plainte. Les attestations ant&#233;rieures pourront alors lui servir. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Martine Boissieras, psychologue, explique bien, quant &#224; elle, ce qui se joue &#224; l'occasion de circonstances aussi dramatiques : &#171; L'agression subie provoque souvent chez la victime, une sid&#233;ration. C'est parfois deux ou trois jours apr&#232;s les faits, que cela commence &#224; aller mal. Tout est bouscul&#233; dans son esprit. Sans compter les traumatismes ant&#233;rieurs qui peuvent se trouver r&#233;activ&#233;s. Notre intervention est proche alors de celle entreprise par la cellule d'urgence m&#233;dico-psychologique qui agit dans les cas de catastrophe naturelle. Nous employons la m&#234;me m&#233;thode de d&#233;briefing. Nous proposons &#224; la personne d'&#233;voquer ce qu'elle vient de subir pour essayer de s'en lib&#233;rer. Je vois l'usager deux ou trois fois. En g&#233;n&#233;ral, cela suffit et me permet alors de passer le relais pour une prise en charge sur un plus long terme. Mais, il m'arrive parfois &#8212; m&#234;me si c'est plus exceptionnel &#8212; de rester plus longtemps en relation avec une personne qui me dit par exemple ne pas vouloir tout avoir &#224; redire &#224; un autre psychologue. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les assistantes sociales se situent un peu aux deux bouts de la cha&#238;ne : elles assurent le premier accueil (la psychologue le faisant parall&#232;lement de son c&#244;t&#233;, quand deux usagers se pr&#233;sentent en m&#234;me temps), mais aussi le contact avec les services ext&#233;rieurs. S&#233;verine Goumi explique son r&#244;le d'information et de pr&#233;sentation de l'offre de service que propose le CAUVA : &#171; Nous agissons dans l'urgence et devons faire face &#224; des gens choqu&#233;s, &#224; leurs pleurs et &#224; leur abattement. Notre approche doit &#234;tre la plus douce et la plus diligente possible afin de m&#233;nager l'usager dans cette &#233;preuve qui le touche. Notre r&#244;le de d&#233;codage est essentiel : faire &#233;merger l'&#233;ventuelle demande sous-jacente. Ce dont les gens ont besoin n'appara&#238;t pas toujours de prime abord. &#187; Puis, continuant sur les solutions possibles en aval : &#171; Le plus dur, c'est l'accueil de SDF pour lesquels nous ne disposons pas de solutions &#224; leur sortie. Ils risquent alors de se retrouver de nouveau &#224; la rue, l&#224; o&#249; ils se sont fait agresser. &#187; Solenn Le Guen, assistante sociale, elle aussi insistera sur la place du CAUVA : &#171; Nous ne voulons pas nous substituer aux services ext&#233;rieurs. Il y a de la place pour chacun. La question est juste de trouver la juste articulation entre les uns et les autres. Il y a une vraie compl&#233;mentarit&#233; &#224; trouver. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'heure o&#249; colloques, textes officiels, professions de foi regorgent d'appels &#224; la pluridisciplinarit&#233;, au partenariat et &#224; la collaboration interprofessionnelle, le CAUVA a r&#233;alis&#233; ces objectifs d'une fa&#231;on tout &#224; fait int&#233;ressante. Bien s&#251;r, le dispositif est encore exp&#233;rimental et cherche &#224; s'am&#233;liorer. Ainsi, par exemple, rien n'est pr&#233;vu pour le d&#233;briefing ou la supervision de personnels pourtant confront&#233;s &#224; des situations souvent &#233;prouvantes. Pour autant, la qualit&#233; de ce qui se joue ici a de quoi faire r&#233;fl&#233;chir bien des instances du secteur socio-&#233;ducatif. L'exp&#233;rience est d'ailleurs suivie de pr&#232;s par le minist&#232;re de la Sant&#233; et pourrait servir de mod&#232;le. D'ici quelques ann&#233;es, un tel dispositif semblera sans doute incontournable. Pour l'heure, on en est encore aux contacts que prennent de nombreux responsables int&#233;ress&#233;s, souhaitant s'inspirer du CAUVA. Sur Bordeaux, le bouche &#224; oreille va fonctionner et l'information circulant chez tous les intervenants op&#233;rer d'une telle fa&#231;on qu'on peut s'attendre &#224; ce que ce service soit de mieux en mieux connu et de plus en plus utilis&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;CAUVA - H&#244;pital Pellegrin - place Am&#233;lie Raba L&#233;on - 33000 Bordeaux. T&#233;l. 05 56 79 47 47&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Le CAUVA en quelques chiffres&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Apr&#232;s un an de fonctionnement, le recul n'est pas encore suffisant, pour tirer un bilan tr&#232;s &#233;labor&#233; de cette exp&#233;rience. On peut n&#233;anmoins constater une activit&#233; importante : pr&#232;s de 1200 personnes ont &#233;t&#233; re&#231;ues en 12 mois, dont un tiers de mineurs et la moiti&#233; &#226;g&#233; entre 31 et 60 ans. Le public concern&#233; est &#224; 60 % f&#233;minin et se d&#233;place pour l'essentiel du fait de violences extra familiales 51 % et intra familiales pour 23 %. Les victimes viennent dans leur grande majorit&#233; des services de l'h&#244;pital 50 %, peu encore faisant une d&#233;marche spontan&#233;e 13 %. L'institution judiciaire adresse 24 % des usagers et les services ext&#233;rieurs 13 %&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Droits des victimes d'agression : quelques avanc&#233;es r&#233;centes</title>
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&lt;p&gt;Dans le premier semestre 1999, certaines dispositions du rapport Lienemann sur le droit des victimes avaient &#233;t&#233; adopt&#233;es, telles l'instauration d'un syst&#232;me de renvoi automatique sur les services d'aide aux victimes par les services de police et de gendarmerie ou la possibilit&#233; pour celles-ci de d&#233;poser plainte en tout lieu du territoire. &lt;br class='autobr' /&gt;
La victime d'une infraction p&#233;nale doit en effet avoir le droit d'&#234;tre &#233;cout&#233;e, de porter plainte et d'engager des poursuites contre l'auteur, et d'obtenir r&#233;paration (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/561-169" rel="tag"&gt;561&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le premier semestre 1999, certaines dispositions du rapport Lienemann sur le droit des victimes avaient &#233;t&#233; adopt&#233;es, telles l'instauration d'un syst&#232;me de renvoi automatique sur les services d'aide aux victimes par les services de police et de gendarmerie ou la possibilit&#233; pour celles-ci de d&#233;poser plainte en tout lieu du territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La victime d'une infraction p&#233;nale doit en effet avoir le droit d'&#234;tre &#233;cout&#233;e, de porter plainte et d'engager des poursuites contre l'auteur, et d'obtenir r&#233;paration du pr&#233;judice : le 13 juillet 1998, la ministre de la Justice, &#201;lisabeth Guigou, avait sign&#233; une circulaire fixant les orientations en mati&#232;re de politique p&#233;nale d'aide aux victimes. Une attention particuli&#232;re, ajoutait-elle quelques mois plus tard, doit &#234;tre apport&#233;e aux personnes gravement traumatis&#233;es, aux victimes de violences intrafamiliales ou encore aux mineurs victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#202;tre victime suppose trois conditions : qu'une infraction p&#233;nale (crime, d&#233;lit, contravention) ait &#233;t&#233; commise ; qu'un pr&#233;judice (corporel, &#171; d'agr&#233;ment &#187;, moral ou mat&#233;riel) ait &#233;t&#233; subi ; que celui-ci soit prouv&#233; (certificats m&#233;dicaux, incapacit&#233;s de travail, attestations de psychologues ou psychiatres, traces &#233;crites des dommages&#8230;) Il existe en principe des consultations gratuites d'avocats, en mairie ou au tribunal. Les personnes disposant de peu de ressources b&#233;n&#233;ficient de l'aide juridictionnelle (celle qui a r&#233;cemment mis des milliers d'avocats dans la rue) ; regroup&#233;s pour la plupart au sein de l'Institut national d'aide aux victimes et de m&#233;diation (INAVEM)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='INAVEM &#8211; 4-14 rue Ferrus. 75014 Paris. T&#233;l. 01 45 88 19 00' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; les services d'aide (associations ou bureaux municipaux) sont charg&#233;s d'accueillir, &#233;couter, informer et orienter celles-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Cour d'assises est la juridiction comp&#233;tente pour les crimes (viols, acte de terrorisme, homicide volontaire, vol &#224; main arm&#233;e) ; pour les d&#233;lits (vols simples, escroquerie, abus de confiance, abandon de famille, injure raciale, atteintes &#224; l'exercice de l'autorit&#233; parentale&#8230;), c'est le tribunal correctionnel ; les contraventions, elles, sont trait&#233;es au tribunal de police. Une fois la plainte d&#233;pos&#233;e, plusieurs proc&#233;dures sont possibles : la m&#233;diation p&#233;nale, qui suppose l'accord de la victime et de l'auteur, d&#233;gage une r&#233;paration, financi&#232;re ou en nature (le nettoyage d'un mur tagu&#233;, par exemple) ; le classement sans suite souligne l'inopportunit&#233; d'une plainte ou l'absence de preuve de l'infraction ; pour les affaires simples de contraventions ou de d&#233;lits, le procureur de la R&#233;publique peut saisir directement le tribunal de police ou correctionnel (c'est la citation directe par le parquet) ; en cas de d&#233;lit flagrant, pour un jugement rapide apr&#232;s l'infraction, le procureur peut recourir &#224; la comparution imm&#233;diate ; dans les affaires graves, une information judiciaire est confi&#233;e &#224; un juge d'instruction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi du 6 juillet 1990 organise depuis dix ans l'indemnisation totale ou partielle du pr&#233;judice, par le biais d'une Commission d'indemnisation des victimes d'infraction (CIVI), si&#233;geant dans les tribunaux de grande instance. Une demande peut &#234;tre adress&#233;e dans les trois ans qui suivent la date de l'infraction, qui sera instruite par un magistrat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.inavem.org/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;INAVEM&lt;/a&gt; &#8211; 4-14 rue Ferrus. 75014 Paris. T&#233;l. 01 45 88 19 00&lt;/p&gt;
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