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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Pour une personnalisation des prestations dans les &#233;tablissements</title>
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		<title>&#171; C'est une r&#233;ponse aux droits et aux devoirs de chacun &#187;</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Olivier Arnal, directeur de l'institut m&#233;dico &#233;ducatif Les Cent Tilleuls &#224; Montaigut dans le jura , et son adjoint, Yves Saintoyant estiment qu'une diff&#233;rence fondamentale a &#233;t&#233; introduite par la loi de 2002 : celle de donner une priorit&#233; aux b&#233;n&#233;ficiaires. Et cela sous forme de contrat. C'est pour les professionnels une incitation &#224; l'innovation. D&#233;sormais, on va, selon eux, g&#233;rer avec des projets mobilisant les ressources humaines et financi&#232;res sur une dur&#233;e d&#233;termin&#233;e &lt;br class='autobr' /&gt;
Le projet personnalis&#233; remet-il (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Olivier Arnal, directeur de l'institut m&#233;dico &#233;ducatif Les Cent Tilleuls &#224; Montaigut dans le jura&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='IME - 39570 Montaigut. Tel. 03 84 87 29 29' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et son adjoint, Yves Saintoyant estiment qu'une diff&#233;rence fondamentale a &#233;t&#233; introduite par la loi de 2002 : celle de donner une priorit&#233; aux b&#233;n&#233;ficiaires. Et cela sous forme de contrat. C'est pour les professionnels une incitation &#224; l'innovation. D&#233;sormais, on va, selon eux, g&#233;rer avec des projets mobilisant les ressources humaines et financi&#232;res sur une dur&#233;e d&#233;termin&#233;e&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le projet personnalis&#233; remet-il en cause le fonctionnement institutionnel ? Qu'est-ce qui est fondamentalement diff&#233;rent de l'ancienne conception de l'usager et de son inscription dans l'institution ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas le projet personnalis&#233; qui remet en cause le fonctionnement institutionnel. Il y a toujours eu obligation d'initier un projet individuel pour les b&#233;n&#233;ficiaires de nos instituts. C'est le repositionnement de la loi m&#233;dico-sociale qui s'affirme en tant que valeur juridique en confirmant la place de l'usager au c&#339;ur du dispositif, les possibilit&#233;s de sanctions et la notion d'&#233;valuation de nos pratiques qui remettent en cause le fonctionnement institutionnel. La diff&#233;rence fondamentale avec &#171; l'ancienne conception &#187; est de donner priorit&#233; &#224; la satisfaction des besoins du b&#233;n&#233;ficiaire &#224; partir des prestations de service que l'&#233;tablissement formulera et ce, sous une forme contractuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce principe &#171; &#233;galitaire &#187; pose la grande question de l'&#233;laboration d'un nouveau savoir-faire et savoir-&#234;tre des structures, de leurs positionnements, tant au niveau des strat&#233;gies &#224; &#233;laborer pour r&#233;pondre au mieux aux besoins recens&#233;s, qu'en terme de positionnement politique, g&#233;ographique, d&#233;ontologique dans un contexte d'&#233;volution singuli&#232;re de notre soci&#233;t&#233; en g&#233;n&#233;ral et du secteur m&#233;dico-social en particulier o&#249; la question de la r&#233;appropriation des principes d&#233;mocratiques par les citoyens &#8211; professionnels &#8211; familles &#8211; usagers se pose avec acuit&#233;. Quelles sont les identit&#233;s des &#233;tablissements, quelles prestations sont-ils &#224; m&#234;me de proposer en sortant du domaine de la science fiction ? Tout n'est pas faisable en r&#233;alit&#233;, d'autant que la contractualisation, acte fort, juridique, nous replace dans un champ d'actions mesurables et &#233;valuables de nos pratiques. C'est une v&#233;ritable r&#233;volution culturelle qui est en cours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En quoi cette mutation des pratiques oblige-t-elle une nouvelle approche &#233;ducative et/ou th&#233;rapeutique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fondamentalement, cette loi du 2 janvier 2002 positionne les &#233;tablissements en prestataires qui devront s'adapter aux besoins. Mais ce qui renvoie encore une fois au savoir-faire et &#224; l'identit&#233; de l'&#233;tablissement qui doit veiller au respect des droits et des devoirs de l'usager. Le travail &#233;ducatif, p&#233;dagogique et th&#233;rapeutique exerc&#233; dans les &#233;tablissements n'est pas remis en cause. Il y a des instances propres telles que les organismes de formation, &#233;coles&#8230; qui sont l&#224; pour faire &#233;voluer les approches des m&#233;tiers et des savoir-faire. C'est la m&#233;thodologie et la prise en charge des b&#233;n&#233;ficiaires dans leur globalit&#233; qui changent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, on ne peut que changer si on veut cr&#233;er et mettre en place tous les outils impos&#233;s par cette nouvelle loi, ou alors, on reste dans la simulation. C'est donc un travail de fond qui s'impose aux &#233;tablissements et comme &#171; lorsqu'on ouvre les fen&#234;tres, il est in&#233;vitable qu'entrent des microbes &#187; nous avons par exemple &#224; l'IME Les Cent Tilleuls, mener un travail en groupe institutionnel pluridisciplinaire sur un an qui n'a pas &#233;t&#233; sans heurts mais qui, aujourd'hui, fait constat d'une avanc&#233;e dans notre prise en charge tr&#232;s importante et qui, surtout, fait unanimit&#233; parmi les utilisateurs. Un des effets du groupe de travail a &#233;t&#233; de permettre la coproduction des outils, condition essentielle pour que ceux-ci deviennent efficients et utilisables par tous les intervenants. La coh&#233;rence et le respect de la globalit&#233; de la prise en charge sont &#224; ce prix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre &#233;tablissement s'inscrit, depuis, comme moteur d'un travail de recherche pour les &#233;tablissements m&#233;dico-sociaux de l'UGECAM Bourgogne Franche-Comt&#233;, consacr&#233; par la cr&#233;ation du CRDI de l'UGECAM (Centre de recherche sur le d&#233;veloppement institutionnel). Ainsi sont n&#233;s le contrat de s&#233;jour sign&#233; dans les 15 jours qui suivent l'admission, son avenant, le DIP (Document individuel de prise en charge) qui formalise &#8212; autour de neuf prestations de service &#8212; les besoins du b&#233;n&#233;ficiaire, les attentes des parents, les besoins observ&#233;s par les professionnels, les r&#233;ponses de l'&#233;tablissement en termes d'objectifs et de moyens ainsi que le suivi : r&#233;ajustement qui amorce le principe d'&#233;valuation de nos prestations &#224; savoir : le guide d'entretien qui pose les besoins du b&#233;n&#233;ficiaire ; le r&#232;glement de fonctionnement ; la charte &#233;thique. Le livret d'accueil, le conseil de vie sociale et le projet d'&#233;tablissement sont nos objectifs pour juin 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'UGECAM BFC, qui nous accompagne dans cette d&#233;marche de fond, travaille aussi sur l'informatisation du dossier enfant autour de ces outils mis en &#339;uvre. Le b&#233;n&#233;fice se fait imm&#233;diatement sentir : des synth&#232;ses qui retrouvent un sens, l'&#233;ducateur &#8211; pilote du projet individuel &#8211; et une &#233;quipe pluridisciplinaire qui, non seulement se pr&#233;occupent du jeune, mais s'en occupent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La volont&#233; politique formul&#233;e &#224; travers la loi 2002 correspond-elle &#224; de r&#233;els besoins sur &#171; le terrain &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nouvelles exigences dict&#233;es par la loi de 2002 r&#233;novant l'action sociale et m&#233;dico-sociale, &#224; savoir : &#171; Promouvoir l'autonomie et la protection des personnes &#187;, la pr&#233;vention des exclusions, la coh&#233;sion sociale, l'exercice de la citoyennet&#233; peuvent &#234;tre consid&#233;r&#233;s comme une r&#233;ponse &#171; l&#233;gale &#187; aux grands d&#233;bats qui secouent notre soci&#233;t&#233; sur les droits et les devoirs de chacun. Face aux strat&#233;gies du &#171; tout s&#233;curitaire &#187;, cette loi ouvre une route qui esp&#233;rons-le, sera largement utilis&#233;e pour le d&#233;bat citoyen et la responsabilisation&#8230; et l&#224;, vive les embouteillages !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du cadre r&#233;glementaire national &#224; l'intervention &#233;ducative et soignante de base, il doit y avoir jonction, pour autant que les professionnels prennent conscience de la nouvelle mission qui leur est d&#233;volue et qui inclut une nouvelle donne valorisante. En effet, &#171; d&#233;velopper la citoyennet&#233; &#187; permettra la mise en place de nouvelles pratiques. Sur le terrain, le fait que le b&#233;n&#233;ficiaire soit reconnu comme citoyen l'engagera aussi &#224; &#234;tre un acteur institutionnel &#224; part enti&#232;re, acteur de son projet de vie, d'insertion socioprofessionnelle, d&#233;marches n&#233;cessairement soutenues par l'&#233;quipe pluridisciplinaire qui doit garantir une prestation &#224; la hauteur des besoins identifi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi de 2002 deviendra effective &#224; partir de la mobilisation de tous. Pour nous, responsables de structures, elle incite &#224; l'innovation et favorise la &#171; gestion par projet &#187; permettant de mobiliser les ressources humaines et financi&#232;res sur une dur&#233;e d&#233;termin&#233;e. Nous pouvons &#233;crire que cette &#171; volont&#233; politique &#187; r&#233;pond &#224; de r&#233;els besoins d&#233;ontologiques et &#233;thiques ambitieux. Il importe que les budgets soient, eux aussi, &#224; la hauteur. Force est de constater que la mise en action des nouveaux projets sera budg&#233;tivore ; souhaitons en toute citoyennet&#233; que, si des prisons se cr&#233;ent, naissent aussi de nouvelles structures m&#233;dico-sociales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;IME - 39570 Montaigut. Tel. 03 84 87 29 29&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Personnaliser les prestations dans les &#233;tablissements</title>
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&lt;p&gt;Il faut que l'intervention propos&#233;e aux usagers soit claire, adapt&#233;e &#224; chaque cas et fasse l'objet d'un contrat. Cela se fera par une v&#233;ritable proc&#233;dure d'accueil aboutissant &#224; un projet personnalis&#233;. L'application et le bon d&#233;roulement de celui-ci seront control&#233;s par une &#233;valuation continue des besoins des b&#233;n&#233;ficiaires conform&#233;ment &#224; la loi du 2 janvier 2002. Analyse et mode d'emploi &lt;br class='autobr' /&gt;
Les nouvelles orientations l&#233;gales font obligation aux &#233;tablissements de clarifier leur offre de service &#8211; de produire, par (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il faut que l'intervention propos&#233;e aux usagers soit claire, adapt&#233;e &#224; chaque cas et fasse l'objet d'un contrat. Cela se fera par une v&#233;ritable proc&#233;dure d'accueil aboutissant &#224; un projet personnalis&#233;. L'application et le bon d&#233;roulement de celui-ci seront control&#233;s par une &#233;valuation continue des besoins des b&#233;n&#233;ficiaires conform&#233;ment &#224; la loi du 2 janvier 2002. Analyse et mode d'emploi&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les nouvelles orientations l&#233;gales font obligation aux &#233;tablissements de clarifier leur offre de service &#8211; de produire, par exemple, des livrets d'accueil, des r&#232;glements de fonctionnement &#8211;, de contractualiser leur transaction avec leurs b&#233;n&#233;ficiaires, bref, de personnaliser leurs prestations sur la base d'une &#171; &#233;valuation continue des besoins et des attentes de ces derniers &#187; comme le pr&#233;cise l'article 2 de la loi du 2 janvier 2002. Il s'agit d'un bouleversement des pratiques professionnelles qui enthousiasme les uns, perturbe les autres, promet en tous les cas l'ouverture d'un vaste chantier pour les ann&#233;es &#224; venir. L'introduction d'une logique de prestation de service constitue un tournant historique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la loi du 2 janvier 2002 (&lt;a href=&#034;http://www.adminet.com/jo/20020103/MESX0000158L.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;lire le texte de loi&lt;/a&gt;) n'avait pas exist&#233;, il aurait fallu, de toutes les fa&#231;ons, l'inventer ! En effet, ce &#171; texte avanc&#233; &#187; transcrit et ent&#233;rine les grandes lignes d'&#233;volution, &#224; la fois culturelles, structurelles et m&#233;thodologiques, de ces vingt derni&#232;res ann&#233;es en mati&#232;re d'action sociale et m&#233;dico-sociale. Initi&#233;e en 1996 par Jacques Barrot, alors ministre des Affaires sociales, la r&#233;forme de la &#171; loi de 1975 &#187;, attendue comme l'Arl&#233;sienne, finit par &#234;tre publi&#233; voici un an, presque jour pour jour&#8230; apr&#232;s de nombreuses versions pr&#233;liminaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les principes et les exigences contenus dans le texte n'ont pas surpris ceux qui &#339;uvrent pour davantage de lisibilit&#233; et de coh&#233;rence dans un secteur d'activit&#233; souvent abandonn&#233; &#224; un empirisme certain &#8211; qui finissait d'ailleurs par aboutir &#224; de trop nombreuses d&#233;rives. Elles ne peuvent que satisfaire ceux qui pr&#244;nent, depuis longtemps d&#233;j&#224;, un recentrage sur les droits et besoins des b&#233;n&#233;ficiaires et leurs attentes, et qui d&#233;plorent les effets de l'institutionnalisme sur la fracture morale et sociale entre les dispositifs accueillant des personnes en situation de handicap et les modalit&#233;s de droit commun de la vie civile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Somme toute, il ne s'agit ni plus ni moins que de r&#233;parer une injustice et de faire de ces personnes des &#171; citoyens &#224; part enti&#232;re &#187;. De mani&#232;re plus large, nous pouvons dire que les secteurs social et m&#233;dico-social sont entr&#233;s dans leur &#171; deuxi&#232;me phase historique de professionnalisation &#187; : c'est-&#224;-dire celle d'une v&#233;ritable organisation de ses processus de service, apr&#232;s une premi&#232;re phase d'institutionnalisation par le biais de la dotation de conventions et de statuts professionnels. Ainsi, peuvent-ils enfin s'extraire du volontarisme id&#233;ologique des d&#233;cennies pr&#233;c&#233;dentes et tourner la page temporelle d'un &#171; ancien r&#233;gime &#187;, celui d'une action caritative fond&#233;e sur l'autol&#233;gitimit&#233;, l'autoproclamation et&#8230; l'autosatisfaction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, il doit exister une relation parfaitement coh&#233;rente entre le dispositif d'accueil du b&#233;n&#233;ficiaire, la contractualisation des prestations qui lui est propos&#233;e et la r&#233;alisation des engagements r&#233;ciproques (&lt;a href='https://www.lien-social.com/C-est-une-reponse-aux-droits-et-aux-devoirs-de-chacun' class='spip_in'&gt;lire interview de deux responsables d'un IME&lt;/a&gt;). Il ressort que la personnalisation ne peut &#234;tre trait&#233;e comme une proc&#233;dure isol&#233;e mais qu'elle s'ins&#232;re n&#233;cessairement dans un encha&#238;nement logique : celui d'une d&#233;marche-qualit&#233; qui vise pr&#233;cis&#233;ment &#224; qualifier une transaction entre partenaires, depuis le d&#233;but jusqu'&#224; la cessation de la prestation de service ; celui d'un processus m&#233;thodologique qui comprend des &#233;tapes absolument compl&#233;mentaires et indissociables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, l'&#233;tablissement du contrat poss&#232;de un amont : la communication, l'accueil, une bonne pr&#233;sentation des prestations de service et une r&#233;elle compr&#233;hension des besoins du b&#233;n&#233;ficiaire, et un aval qui constitue son accomplissement m&#234;me : la d&#233;livrance personnalis&#233;e des prestations de service et leur suivi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette relation de continuit&#233; renvoie &#224; ce que l'on pourrait appeler la fid&#233;lit&#233; du prestataire &#224; l'&#233;gard du service d&#233;clar&#233;, en cela que le prestataire doit demeurer attach&#233; aux prestations qu'il a propos&#233;es et respecter en permanence l'engagement pris d'assurer lesdites prestations. Tr&#232;s concr&#232;tement, cela signifie qu'il ne doit pas y avoir de confusion, de d&#233;rive ou de polyphonie &#224; propos des prestations : ce qui est d&#233;clar&#233; lors de la pr&#233;sentation du service doit &#234;tre repris dans toutes les &#233;tapes et situations ult&#233;rieures comme un leitmotiv.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le terrain, il est clair que cette exigence est de taille et qu'elle questionne directement le management et l'organisation de l'&#233;tablissement : dans de nombreux cas, la faible identit&#233; d'entreprise entra&#238;ne une conception h&#233;t&#233;roclite des pratiques au sein des &#233;quipes professionnelles. &#192; partir du moment o&#249; aucun personnel ne se fait la m&#234;me id&#233;e de l'utilit&#233; sociale ainsi que des prestations &#224; fournir, o&#249; il n'existe pas de projet d'&#233;tablissement connu de tous, o&#249; les proc&#233;dures ne sont pas &#233;crites et standardis&#233;es, il est &#233;vident que la fid&#233;lit&#233; au service n'est alors pas r&#233;alisable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une des exigences pos&#233;es aux &#233;tablissements et services est de mettre en place une v&#233;ritable proc&#233;dure d'accueil, qui ne soit pas subsum&#233;e dans la proc&#233;dure dite &#171; d'admission &#187;. Cette derni&#232;re, associ&#233;e &#224; une s&#233;rie de conditions &#224; remplir, ne saurait en rien faire l'&#233;conomie d'une proc&#233;dure d'accueil qui s'av&#232;re indissociable de l'&#233;tablissement d'un contrat et de la d&#233;livrance d'un service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, on ne peut imaginer une contractualisation qui s'&#233;tablirait sans une parfaite connaissance de l'offre de service de la part des b&#233;n&#233;ficiaires potentiels &#8211; le fameux &#171; consentement &#233;clair&#233; &#187;. Rappelant ce fondamental de la citoyennet&#233;, le texte de loi assure au b&#233;n&#233;ficiaire &#171; sous r&#233;serve des pouvoirs reconnus &#224; l'autorit&#233; judiciaire et des n&#233;cessit&#233;s li&#233;es &#224; la protection des mineurs en danger, le libre choix entre les prestations adapt&#233;es qui lui sont offertes soit dans le cadre d'un service &#224; son domicile, soit dans le cadre d'une admission au sein d'un &#233;tablissement sp&#233;cialis&#233; ; &#187; (article 7, &#167; 2)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cons&#233;quent, il convient pour les &#233;tablissements de se doter d'une d&#233;marche globale d'accueil qui peut suivre, par exemple, la chronologie suivante :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; La premi&#232;re &#233;tape de la proc&#233;dure d'accueil consiste en une prise de contact entre le b&#233;n&#233;ficiaire et l'&#233;tablissement (ou le service), destin&#233;e &#224; pr&#233;senter les prestations de service offertes par l'&#233;tablissement, &#224; entendre la demande du b&#233;n&#233;ficiaire, &#224; lui indiquer la marche &#224; suivre au plan administratif. Un livret d'accueil (ainsi que le r&#232;glement de fonctionnement et la charte des droits et libert&#233;s de la personne accueillie) est remis en mains propres au b&#233;n&#233;ficiaire et fait l'objet d'explications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; La seconde &#233;tape comprend un entretien visant &#224; faire &#233;merger de fa&#231;on pr&#233;cise les besoins et attentes du b&#233;n&#233;ficiaire pour aboutir &#224; leur formalisation. Une proposition de contrat constituera la base d'une premi&#232;re n&#233;gociation. Un d&#233;lai de r&#233;flexion est laiss&#233; au b&#233;n&#233;ficiaire comme au prestataire : le projet de d&#233;cret d'application &#233;voque le d&#233;lai de quinze jours apr&#232;s l'admission pour que le contrat soit &#233;labor&#233;, et le d&#233;lai d'un mois pour qu'il soit sign&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Au terme de ce d&#233;lai de r&#233;flexion, et si les partenaires en sont d'accord, la troisi&#232;me &#233;tape aboutit &#224; la signature du contrat de prestation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de rendre lisible les prestations et les conditions de s&#233;jour offertes, les &#233;tablissements devront donc se doter d'outils de communication plus explicites, tels que le &#171; livret d'accueil &#187;. Celui-ci pr&#233;sente les services rendus par l'&#233;tablissement et fournit tout un ensemble d'informations utiles pour le b&#233;n&#233;ficiaire &#8211; il constitue en quelque sorte un &#171; mode d'emploi &#187; de l'&#233;tablissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En aucun cas, il ne peut &#234;tre confondu avec une simple plaquette. Il doit pr&#233;senter l'&#233;tablissement, son responsable, ses conditions d'acc&#232;s, ses grandes options, ses finalit&#233;s et les prestations de service qu'il offre, ainsi que les ressources mat&#233;rielles et humaines de l'&#233;tablissement ou du service ; il doit proposer des garanties d'ordre &#233;thique ou encore des engagements qualit&#233; ; il &#233;voque les conditions de participation des b&#233;n&#233;ficiaires et de leurs parents &#224; la prise en charge et &#224; la vie de l'&#233;tablissement, les modalit&#233;s d'am&#233;nagement des prestations ; il communique tout un ensemble de renseignements utiles, dont la liste n'est pas exhaustive, tels que les formalit&#233;s &#224; accomplir, les sp&#233;cialistes &#224; joindre pour de plus amples informations, les coordonn&#233;es des personnes qualifi&#233;es pour un recours ou une m&#233;diation, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La contractualisation repr&#233;sente probablement le point le plus &#171; r&#233;volutionnaire &#187; de la r&#233;forme de la loi du 2 janvier 2002, car parler de contrat, c'est tout simplement admettre qu'il existe des &#171; parties &#187;, poss&#233;dant leurs int&#233;r&#234;ts et leurs points de vue respectifs et respectables. L'article 8 de la loi du 2 janvier 2002 pr&#233;cise qu'&#171; un contrat de s&#233;jour est conclu ou un document individuel de prise en charge est &#233;labor&#233; avec la participation de la personne accueillie ou de son repr&#233;sentant l&#233;gal. Ce contrat ou document d&#233;finit notamment les objectifs et la nature de la prise en charge ou de l'accompagnement dans le respect des principes d&#233;ontologiques et &#233;thiques, des recommandations de bonnes pratiques professionnelles et du projet d'&#233;tablissement. Il d&#233;taille la liste des prestations offertes ainsi que leur co&#251;t pr&#233;visionnel &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'endroit du b&#233;n&#233;ficiaire, le contrat conf&#232;re un contenu et un sens &#224; la notion de citoyennet&#233; en lui reconnaissant le droit civique de nouer des contrats. La soci&#233;t&#233; cesse de le consid&#233;rer comme un &#171; impotent &#187;, au sens le plus &#233;tymologique du terme (impotens : celui qui n'a pas de pouvoir, qui n'est pas ma&#238;tre de lui). &#192; l'endroit des op&#233;rateurs en action sociale et m&#233;dico-sociale, elle traduit une exigence de &#171; lisibilit&#233; et de tra&#231;abilit&#233; &#187; qui modifie fondamentalement leurs relations avec leurs partenaires. Ce contrat devra par la suite d&#233;boucher sur un projet pour passer de l'intention conjointe &#224; la mise en &#339;uvre concert&#233;e. Il incombera par cons&#233;quent au &#171; projet personnalis&#233; &#187; d'orchestrer la mise en &#339;uvre effective des prestations d&#233;finies dans le contrat. Cette personnalisation fera l'objet d'un &#171; avenant au contrat initial &#187;, qui devra &#234;tre &#233;labor&#233; au plus tard dans les six mois suivant l'admission.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le projet de d&#233;crets d'application de la loi du 2 janvier 2002, nous convainc que le contrat ne doit pas constituer un document de pure forme, comprenant quelques grandes et vagues g&#233;n&#233;ralit&#233;s &#8211; comme c'est h&#233;las parfois le cas &#8211; mais qu'il doit consigner un engagement clair et le plus complet possible entre les deux partenaires. Il doit &#233;galement fixer les proc&#233;dures qui permettront de donner vie &#224; ce partenariat dans ses conditions g&#233;n&#233;rales : par exemple, selon quelles modalit&#233;s et dans quels d&#233;lais l'&#233;tablissement s'engage-t-il &#224; &#233;laborer un projet personnalis&#233; ? Selon quel rythme s'engage-t-il &#224; l'&#233;valuer et &#224; le r&#233;ajuster avec l'int&#233;ress&#233; ou sa famille ? Dans quelles conditions, le contrat peut-il &#234;tre contest&#233;, modifi&#233;, voire r&#233;sili&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La capacit&#233; d'un &#233;tablissement &#224; personnaliser les services rendus passe par la production de projets adapt&#233;s aux sp&#233;cificit&#233;s de chacun. Ce que reprend le texte de la loi du 2 janvier 2002 qui assure &#224; chaque b&#233;n&#233;ficiaire &#171; une prise en charge et un accompagnement individualis&#233;s de qualit&#233; favorisant son d&#233;veloppement, son autonomie et son insertion, adapt&#233;s &#224; son &#226;ge et &#224; ses besoins, respectant son consentement &#233;clair&#233; qui doit &#234;tre syst&#233;matiquement recherch&#233; lorsque la personne est apte &#224; exprimer sa volont&#233; et &#224; participer &#224; la d&#233;cision. &#192; d&#233;faut, le consentement de son repr&#233;sentant l&#233;gal doit &#234;tre recherch&#233; ; &#187; (article 7, &#167; 3)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des projets personnalis&#233;s doivent d&#233;finir les b&#233;n&#233;fices attendus ou vis&#233;s pour une personne singuli&#232;re concernant chaque prestation de service, ainsi que les modalit&#233;s pour y parvenir : objectifs op&#233;ratoires retenus, moyens mobilis&#233;s (ressources, dispositifs, techniques), &#233;ch&#233;ances pr&#233;vues, personnels concern&#233;s), modes d'&#233;valuation et de r&#233;ajustement. Quand il s'agit d'enfants, les familles des b&#233;n&#233;ficiaires doivent &#234;tre consid&#233;r&#233;es comme les partenaires incontournables de tels projets : sont-elles r&#233;ellement associ&#233;es &#224; l'&#233;laboration du projet de leur enfant ? Sont-elles consult&#233;es et leurs aspirations sont-elles consign&#233;es par &#233;crit ? Re&#231;oivent-elles le projet personnalis&#233; de leur enfant ? Peuvent-elles le revisiter, le contester ou le ren&#233;gocier ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous connaissons parfaitement les aspects it&#233;ratifs de la traditionnelle r&#233;union de synth&#232;se (h&#233;ritage m&#233;tiss&#233; de l'h&#244;pital psychiatrique et de l'&#233;cole communale &#8211; ces deux mamelles de l'&#233;tablissement social et m&#233;dico-social) et son sc&#233;nario immuable. Si des &#233;tablissements ont r&#233;ussi &#224; s'extraire de ce pensum et &#224; produire de v&#233;ritables projets personnalis&#233;s, beaucoup d'autres s'av&#232;rent encore englu&#233;s dans cette instance qui semble d&#233;cid&#233;ment coller &#224; la peau de nombreux &#233;tablissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les synth&#232;ses, il ressort une mise en sc&#232;ne r&#233;currente (ind&#233;pendamment de la qualit&#233; des informations, r&#233;flexions et d&#233;bats) : apr&#232;s quelques mots d'introduction de l'animateur de s&#233;ance (auparavant le directeur ; beaucoup plus fr&#233;quemment aujourd'hui, le chef de service ; plus rarement, un psychologue ou un &#233;ducateur-r&#233;f&#233;rent) qui rappelle la date de naissance du b&#233;n&#233;ficiaire, livre quelques &#233;l&#233;ments diagnostics du dossier, des informations d'ordre social et familial plus ou moins douteux &#8212; attention aux all&#233;gations&#8230; maintenant que les b&#233;n&#233;ficiaires et leurs parents ont acc&#232;s &#224; toutes les pi&#232;ces du dossier ! &#8212; s'enclenche le fameux tour de table&#8230; qui va nous amener, la plupart du temps dans les cinq, voire les deux derni&#232;res minutes de la r&#233;union, &#224; la fatidique et angoissante question : &#171; Et maintenant, que faisons-nous ? &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la plupart des cas, les r&#233;unions de synth&#232;se ne permettent pas l'&#233;mergence d'un v&#233;ritable projet personnalis&#233;, tout simplement, parce qu'elles ne sont pas faites pour &#231;a, et qu'elles ne l'ont jamais &#233;t&#233; ! L'origine hospitali&#232;re de la synth&#232;se vouait celle-ci &#224; n'&#234;tre qu'une r&#233;union d'infirmiers livrant leurs observations du patient au m&#233;decin, qui se pronon&#231;ait alors sur ce qu'il fallait en penser et qui orientait le protocole th&#233;rapeutique. Par projection de ce mod&#232;le culturel, cette r&#233;union s'est transpos&#233;e dans des &#233;tablissements qui ne poss&#232;dent pas du tout la m&#234;me vocation de fait. &#192; partir du moment o&#249; l'on reconna&#238;t un &#233;tablissement social ou m&#233;dico-social comme un prestataire de service, assurant une pluralit&#233; de prestations et &#339;uvrant pour la promotion du b&#233;n&#233;ficiaire (et non pas sa conservation), il est clair que la traditionnelle r&#233;union de synth&#232;se devient totalement caduque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nombre d'&#233;tablissements se trouvent aujourd'hui dans une impasse m&#233;thodologique avec ce dispositif, et qu'ils n'en sont pas satisfaits, c'est parce qu'ils n'ont pas men&#233; cette r&#233;interrogation fondamentale de leur vocation et n'ont pas su accomplir ce d&#233;passement historique. Certains d'entre eux, qui n'ont pas voulu modifier leurs habitudes, ont &#233;t&#233; tent&#233;s de &#171; faire du neuf avec du vieux &#187; et de rebaptiser sans vergogne leur traditionnel rapport de synth&#232;se, d'une ou deux pages, &#171; projet personnalis&#233; ou individuel &#187;&#8230; Cela ne trompera qu'eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une logique de service, la r&#233;union de projet doit &#234;tre structur&#233;e &#224; partir des prestations de service offertes par l'&#233;tablissement, sur la base des besoins et attentes de chacun des b&#233;n&#233;ficiaires, pour d&#233;boucher sur des r&#233;ponses op&#233;rationnelles. Cela n&#233;cessite assur&#233;ment une toute autre d&#233;marche, tant au plan de l'animation et de la structuration de la r&#233;union, qu'au plan du recueil d'information et de la prise de d&#233;cision. La d&#233;marche-projet sous-entend une coh&#233;rence entre un recueil d'informations pertinentes, des prises de d&#233;cision, une mise en &#339;uvre et des crit&#232;res d'&#233;valuation d&#233;termin&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En premier lieu, si l'on veut s'extraire de la r&#233;union de synth&#232;se traditionnelle, et &#233;viter de faire essentiellement de la r&#233;gulation institutionnelle, il est imp&#233;rieux de modifier toute l'organisation m&#234;me de la r&#233;union, c'est-&#224;-dire de supprimer le tour de table &#8211; qui entra&#238;ne une succession de discours par corps de m&#233;tier &#8211; et d'adopter une trame reposant sur les prestations de service, permettant de ne plus aborder essentiellement la &#171; probl&#233;matique &#187; du b&#233;n&#233;ficiaire, et le cort&#232;ge de probl&#232;mes divers et vari&#233;s qu'il pose &#224; l'institution et &#224; ses accompagnateurs ou coll&#232;gues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrement dit, il convient de partir des besoins identifi&#233;s de la personne au regard de chaque prestation de service et d'envisager les r&#233;ponses que peut apporter l'&#233;quipe interprofessionnelle. Ces r&#233;ponses font l'objet d'un argumentaire et d'un d&#233;bat ; elles sont ensuite propos&#233;es au b&#233;n&#233;ficiaire, &#224; ses parents ou &#224; son repr&#233;sentant l&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait pr&#233;senter de mani&#232;re synth&#233;tique les diff&#233;rentes &#233;tapes de la mise en &#339;uvre d'une d&#233;marche de projet personnalis&#233;, telle qu'elle est d'ailleurs aujourd'hui appliqu&#233;e dans un certain nombre d'&#233;tablissements ainsi :&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Premi&#232;re phase : l'appr&#233;ciation des besoins et attentes du b&#233;n&#233;ficiaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Pr&#233;alablement &#224; la r&#233;union de projet personnalis&#233;, un entretien de consultation est men&#233; par le coordinateur de projet aupr&#232;s du b&#233;n&#233;ficiaire dont il suit pr&#233;cis&#233;ment le projet. Il utilise pour ce faire un &#171; guide d'entretien &#187; afin que l'entretien ne soit pas improvis&#233;. Cet entretien approfondi dure d'une &#224; deux heures (il peut &#234;tre effectu&#233; en plusieurs fois selon les souhaits de l'interview&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Le coordinateur de projet consulte &#233;galement la famille du b&#233;n&#233;ficiaire, ainsi que ses coll&#232;gues professionnels (recueillant aupr&#232;s d'eux une s&#233;rie d'observations et d'appr&#233;ciations suivant une trame convenue), et &#233;ventuellement d'autres partenaires du r&#233;seau externe &#224; l'&#233;tablissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Il &#233;tablit sur cette base plurielle (le b&#233;n&#233;ficiaire lui-m&#234;me, sa famille ou son repr&#233;sentant l&#233;gal, ses coll&#232;gues et les partenaires externes) un &#171; &#233;tat des lieux des besoins et d'attentes &#187; du b&#233;n&#233;ficiaire, et ce, pour chaque prestation assur&#233;e par l'&#233;tablissement ou service dont il d&#233;pend.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Deuxi&#232;me phase : la d&#233;termination de propositions-r&#233;ponses&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Le projet personnalis&#233; s'&#233;labore au cours de la r&#233;union du m&#234;me nom, r&#233;union qui est anim&#233;e par un chef de service, ou toute autre personne habilit&#233;e &#224; le faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; En d&#233;but de r&#233;union, l'animateur passe la parole au coordinateur de projet personnalis&#233;, qui pr&#233;sente l'&#233;tat des lieux des besoins et attentes du b&#233;n&#233;ficiaire dont il suit le projet personnalis&#233;. Cette pr&#233;sentation globale doit &#234;tre tr&#232;s synth&#233;tique et durer environ cinq minutes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Puis l'on reprend, prestation par prestation, l'examen des besoins et des attentes du b&#233;n&#233;ficiaire, afin d'y apporter, en &#233;quipe, une ou plusieurs r&#233;ponses op&#233;rationnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; L'animateur aide le groupe &#224; structurer et rationaliser les d&#233;bats, &#224; produire des r&#233;ponses plausibles ; son r&#244;le s'av&#232;re donc capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Les d&#233;bats ne doivent jamais perdre de vue : les besoins et attentes du b&#233;n&#233;ficiaire ; la n&#233;cessit&#233; de produire des r&#233;ponses pr&#233;cises (quel est l'effet recherch&#233; ? Qui fera quoi ? Quelle est l'&#233;ch&#233;ance pr&#233;vue ? Quel sera le mode d'&#233;valuation ? Quel sera le moyen utilis&#233; ?) ; les hypoth&#232;ses de tous ordres, &#233;voqu&#233;es &#224; propos de la situation du b&#233;n&#233;ficiaire ou de ses comportements, doivent demeurer des moyens de passer des besoins aux r&#233;ponses, non des fins en soi ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Le coordinateur de projet, quant &#224; lui, prend note des propositions-r&#233;ponses formul&#233;es par l'&#233;quipe interprofessionnelle ; si besoin, il injecte dans les d&#233;bats quelque information susceptible de les favoriser ou de valider/invalider une proposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Au cours de cette r&#233;union, il doit demeurer en quelque sorte &#171; l'avocat du b&#233;n&#233;ficiaire &#187;, c'est-&#224;-dire repr&#233;senter ses int&#233;r&#234;ts, &#234;tre le porte-parole de ses besoins et attentes, ainsi que ceux de sa famille.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Troisi&#232;me phase : la mise en &#339;uvre et le suivi du projet personnalis&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Le coordinateur de projet personnalis&#233; effectue la retransmission du projet &#233;tabli au b&#233;n&#233;ficiaire lui-m&#234;me, ainsi qu'&#224; sa famille. Il fournit les explications n&#233;cessaires et prend en compte les &#233;ventuelles remarques et modifications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Il s'assure dans le temps de la mise en &#339;uvre des d&#233;cisions arr&#234;t&#233;es lors de la r&#233;union de projet. Il consulte le b&#233;n&#233;ficiaire, sa famille, ses coll&#232;gues professionnels de temps &#224; autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Si besoin est, il &#171; tire la sonnette d'alarme &#187;, au cas, par exemple, o&#249; certaines propositions s'av&#233;reraient n&#233;fastes, irr&#233;alistes ou d&#233;cal&#233;es. Il saisit alors le cadre dont il d&#233;pend et envisage avec lui la situation et l'attitude &#224; tenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Le cadre peut prendre la d&#233;cision de contacter un professionnel concern&#233; par la situation (par exemple, un m&#233;decin, si c'est le domaine de la sant&#233; qui est en jeu ; un &#233;ducateur, si ce sont des prestations de nature &#233;ducative qui sont concern&#233;es, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Il peut aussi, dans des cas importants, r&#233;unir de nouveau une r&#233;union de projet personnalis&#233; plus restreinte, voire convoquer une &#171; cellule de crise &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La protection sociale sous le r&#233;gime de Vichy</title>
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		<dc:subject>649</dc:subject>
		<dc:subject>Protection sociale</dc:subject>

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&lt;p&gt;On connaissait d&#233;j&#224; la dette que l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e pouvait avoir &#224; l'&#233;gard du r&#233;gime de Vichy. Voil&#224; un ouvrage qui vient &#233;clairer d'une fa&#231;on tr&#232;s &#233;tonnante l'h&#233;ritage tout aussi douteux que peut avoir le syst&#232;me de protection sociale de notre pays. En 1928 et 1930, la France se dote, cinquante ans apr&#232;s l'Allemagne et vingt-cinq ans apr&#232;s la Grande Bretagne, d'une d'assurance sociale couvrant le risque maladie. En 1945, le plan de S&#233;curit&#233; sociale vient compl&#233;ter et &#233;largir notablement ce dispositif. Mais (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton208-0d708.jpg?1694426497' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On connaissait d&#233;j&#224; la dette que l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e pouvait avoir &#224; l'&#233;gard du r&#233;gime de Vichy. Voil&#224; un ouvrage qui vient &#233;clairer d'une fa&#231;on tr&#232;s &#233;tonnante l'h&#233;ritage tout aussi douteux que peut avoir le syst&#232;me de protection sociale de notre pays. En 1928 et 1930, la France se dote, cinquante ans apr&#232;s l'Allemagne et vingt-cinq ans apr&#232;s la Grande Bretagne, d'une d'assurance sociale couvrant le risque maladie. En 1945, le plan de S&#233;curit&#233; sociale vient compl&#233;ter et &#233;largir notablement ce dispositif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais que s'est-il pass&#233; entre 1940 et 1944 ? Ces cinq ann&#233;es vont &#234;tre marqu&#233;es par un d&#233;veloppement privil&#233;gi&#233; de l'&#201;tat providence : les charges sociales qui repr&#233;sentaient, en 1939, 25 % des salaires et 11,4 % du revenu national passent respectivement &#224; 30 % et 14,4 %. Non seulement les r&#232;gles issues de la III&#232;me R&#233;publique sont pr&#233;serv&#233;es, mais elles s'enrichissent de toute une s&#233;rie de mesures compl&#233;mentaires. Le 18 novembre 1941, une loi cr&#233;e l'Institut national d'action sanitaire et sociale, premi&#232;re initiative au monde d'un organisme charg&#233; de l'action m&#233;dico sociale (il se consacrera &#224; rapprocher les services ?uvrant dans le m&#234;me champ et concevra les premiers dispositifs de travail adapt&#233; &#224; destination des personnes invalides).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1941, les caisses d'assurance du monde agricole sont regroup&#233;es dans une nouvelle institution : la Mutualit&#233; sociale agricole. C'est toujours en 1941 que na&#238;t l'allocation des vieux travailleurs salari&#233;s, destin&#233;e &#224; apporter un compl&#233;ment de ressources aux plus de 65 ans, n'ayant pas de revenus suffisants et qui sera bient&#244;t servie &#224; plus de 1,5 million de personnes. Le 23 juillet 1942, une loi rend obligatoire dans les entreprises de plus de 250 salari&#233;s un service social et un service m&#233;dical dirig&#233; par un m&#233;decin du travail. Le 18 novembre 1942 est instaur&#233;e la tutelle aux prestations familiales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi au r&#233;gime de Vichy que l'on doit la conviction d'une retraite plut&#244;t par r&#233;partition que par capitalisation, mais aussi le projet d'une organisation g&#233;n&#233;rale des assurances sociales en caisses d&#233;partementale, r&#233;gionale (charg&#233;e de g&#233;rer la caisse familiale) et nationale (charg&#233;e de la branche vieillesse, invalidit&#233; et assurance d&#233;c&#232;s), sans oublier le statut de la mutualit&#233; (projet en date de 1943), toutes choses qui seront valid&#233;es &#224; la lib&#233;ration, &#224; partir de textes de Vichy, parfois recopi&#233;s mot &#224; mot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, toute une s&#233;rie d'orientations id&#233;ologiques seront alors &#233;limin&#233;es tels le choix des populations aid&#233;es (mieux valait alors avoir beaucoup d'enfants, &#234;tre mari&#233; et ? fran&#231;ais) ou encore un salaire familial d&#233;pendant du nombre d'enfants (les fonctionnaires pouvant alors voir leur traitement diminuer s'ils persistaient &#224; rester c&#233;libataires ou sans enfants). &#201;tonnamment, l'&#201;tat fran&#231;ais appara&#238;t plus comme un trait d'union que comme une rupture entre l'avant et l'apr&#232;s-guerre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Presse universitaire de Rennes, 2001, (382 p. ; 23 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Conduites &#224; risque</title>
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		<dc:subject>649</dc:subject>
		<dc:subject>Adolescence</dc:subject>

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&lt;p&gt;La force d'une conceptualisation impose de la revisiter, de l'actualiser, de la prolonger inlassablement. Parmi les anthropologues qui ont cette exigeante rigueur, David Le Breton, depuis plus de dix ans maintenant, nous invite, r&#233;guli&#232;rement, &#224; parcourir les territoires d'errances si actuelles : les prises de risque, chaque fois singuli&#232;res, comme autant de tentatives de r&#233;enchanter l'existence individuelle. &lt;br class='autobr' /&gt;
A ce titre, Conduites &#224; risque, qu'il vient de publier aux Presses Universitaires de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton209-2d2b4.jpg?1694426497' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La force d'une conceptualisation impose de la revisiter, de l'actualiser, de la prolonger inlassablement. Parmi les anthropologues qui ont cette exigeante rigueur, David Le Breton, depuis plus de dix ans maintenant, nous invite, r&#233;guli&#232;rement, &#224; parcourir les territoires d'errances si actuelles : les prises de risque, chaque fois singuli&#232;res, comme autant de tentatives de r&#233;enchanter l'existence individuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce titre, Conduites &#224; risque, qu'il vient de publier aux Presses Universitaires de France, prolonge deux travaux ant&#233;rieurs Passions du risque (M&#233;taili&#233;, 1991) et Sociologie du risque (Que Sais-Je ?, 1995), sans s'y substituer. En effet, on per&#231;oit tout au long des pages l'ampleur des mat&#233;riaux recueillis par l'auteur. Ceux-ci sont principalement de deux ordres : les nombreux travaux d'autres chercheurs qui, depuis 1991, prouvent la puissance heuristique des passions du risque, et les nombreuses enqu&#234;tes que m&#232;nent l'auteur, depuis pr&#232;s d'une d&#233;cennie &#233;galement. Voil&#224; pourquoi ce livre est avant tout d'une br&#251;lante actualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conduites &#224; risque, qu'il analyse ici comme des jeux symboliques avec la mort pour parvenir paradoxalement &#224; une intensit&#233; de vivre, sont pour nombre de jeunes qui les pratiquent des tentatives souvent d&#233;sesp&#233;r&#233;es de remise au monde, des qu&#234;tes effr&#233;n&#233;es d'un sens &#224; donner &#224; leur &#234;tre au monde. A ce titre, ces conduites prennent parfois la forme de rites tr&#232;s personnels de passage. Mais l'intimit&#233; d&#233;crite m&#233;conna&#238;t la n&#233;cessaire reconnaissance sociale et traduit encore un peu plus les malaises de certaines adolescences. Rien &#224; voir avec l'insolence des shows m&#233;diatiques o&#249; excellent certains sportifs de l'extr&#234;me. La reconnaissance sociale y est, l&#224;, exacerb&#233;e. Toutefois les uns comme les autres convoquent des signifiants majeurs, comme la mort, pour donner, &#224; l'&#233;preuve personnelle, une plus-value de sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lecteur peu familiaris&#233; &#224; cette anthropologie du risque d&#233;couvrira les notions fondamentales notamment la naissance, dans le contexte socioculturel si particulier des ann&#233;es soixante-dix, des formes nouvelles de risques extr&#234;mes pour exister, des jeux de mort au jeu de vivre. Il verra se d&#233;ployer les mythologies de l'extr&#234;me, l'ordalie et les rites oraculaires, les rites personnels de passage des jeunes, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui ont d&#233;j&#224; fray&#233; ces chemins s'apercevront que David Le Breton dessine aujourd'hui une plus vaste anthropologie des limites, et que celle-ci lui permet d'analyser aussi l'&#233;volution sociologique des soci&#233;t&#233;s contemporaines, ce qu'il avait d'ailleurs commencer &#224; entrevoir dans L'adieu au corps (M&#233;taili&#233;, 1999).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs sociaux appr&#233;cieront particuli&#232;rement les dimensions psychologiques (tels les holding et containing) prises en compte par l'auteur et son int&#233;r&#234;t vif pour les activit&#233;s &#224; risque dans le travail &#233;ducatif et social.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Presses Universitaires de France, 2002. (228 p. ; 9,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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