<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=164&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Un colloque de l'ANAS qui r&#233;veille : travail social, le grand chambardement ? </title>
		<link>https://www.lien-social.com/Un-colloque-de-l-ANAS-qui-reville-travail-social-le-grand-chambardement</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Un-colloque-de-l-ANAS-qui-reville-travail-social-le-grand-chambardement</guid>
		<dc:date>2003-02-13T08:17:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>653</dc:subject>

		<description>

-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-653-" rel="tag"&gt;653&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L104xH150/arton9372-3cfbc.png?1694310960' width='104' height='150' /&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lien-social.com/IMG/pdf/2003_-_653_-_basse_def.pdf" length="14889981" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un colloque de l'ANAS qui r&#233;veille</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Un-colloque-de-l-ANAS-qui-reveille</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Un-colloque-de-l-ANAS-qui-reveille</guid>
		<dc:date>2003-02-12T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Assistante sociale</dc:subject>
		<dc:subject>653</dc:subject>
		<dc:subject>Travail social</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;R&#233;agir en prenant les moyens de se faire entendre, c'est en quelque sorte ce que proposait l'Association nationale des assistants de service social, aux travailleurs sociaux venus assister &#224; ses journ&#233;es d'&#233;tude les 29, 30 et 31 janvier 2003. Une rencontre o&#249; se sont d&#233;battues les questions relatives aux mutations du travail social et aux capacit&#233;s d'adaptation des professions qui l'animent &lt;br class='autobr' /&gt;
Avenir incertain, crise d'identit&#233;, usure professionnelle, d&#233;couragement&#8230; les mutations que notre soci&#233;t&#233; a (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Assistante-sociale" rel="tag"&gt;Assistante sociale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-653-" rel="tag"&gt;653&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Travail-social-186" rel="tag"&gt;Travail social&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;R&#233;agir en prenant les moyens de se faire entendre, c'est en quelque sorte ce que proposait l'Association nationale des assistants de service social, aux travailleurs sociaux venus assister &#224; ses journ&#233;es d'&#233;tude les 29, 30 et 31 janvier 2003. Une rencontre o&#249; se sont d&#233;battues les questions relatives aux mutations du travail social et aux capacit&#233;s d'adaptation des professions qui l'animent&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avenir incertain, crise d'identit&#233;, usure professionnelle, d&#233;couragement&#8230; les mutations que notre soci&#233;t&#233; a connues ces derni&#232;res d&#233;cennies, ont plac&#233; les professionnels du social dans une situation d'autant moins confortable qu'on leur demande beaucoup, tout en ne les reconnaissant et les &#233;coutant que bien peu. On a vu, en outre, appara&#238;tre une multitude de m&#233;tiers diff&#233;rents et m&#234;me des fonctions institu&#233;es sans aucune formation pr&#233;alable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les professions dites canoniques (assistant social, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, animateur&#8230;) seraient-elles appel&#233;es &#224; dispara&#238;tre et &#224; &#234;tre remplac&#233;es par de simples ex&#233;cutants de t&#226;ches r&#233;gies par la loi du march&#233; ? Ces inqui&#233;tudes sont r&#233;currentes. Avant de r&#233;pondre &#224; ce questionnement, le colloque de l'ANAS&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; Travail social, le grand chambardement ? &#187; Colloque des 29, 30 et 31 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; a commenc&#233; par dresser l'&#233;tat des lieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maryse Esterle-H&#233;dibel, sociologue, a d&#233;peint un tableau bien peu r&#233;jouissant. La situation de l'exclusion n'a gu&#232;re &#233;volu&#233; depuis quelques ann&#233;es : 4 millions de personnes vivent avec moins de 538 euros par mois. On est loin des 4 % de progression annuelle du pouvoir d'achat ouvrier enregistr&#233; entre 1945 et 1975.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre pays a laiss&#233; r&#233;appara&#238;tre la figure du travailleur pauvre en y rajoutant une absence de perspectives et d'avenir qui confine au d&#233;sespoir. On sait facilement d&#233;noncer les manifestations de violence dont les populations les plus stigmatis&#233;es se rendraient coupables. On d&#233;ploie moins de sagacit&#233; pour en rechercher les causes dans la violence sociale et l'ins&#233;curit&#233; initiale qui sont autant de facteurs d&#233;clenchants. Tout au contraire, quand on essaye d'expliquer le sort r&#233;serv&#233; aux plus pauvres, on ne sait qu'externaliser les causes. On n'h&#233;site pas &#224; pathologiser les manifestations de souffrance en les isolant de leur contexte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le surendettement des familles ? C'est qu'elles ne savent pas bien g&#233;rer leur budget. La responsabilit&#233; d'une soci&#233;t&#233; qui g&#233;n&#233;ralise l'identification du bonheur &#224; l'acquisition de biens de consommation ? Point. La d&#233;linquance de certains jeunes ? C'est &#224; cause des parents qui sont d&#233;missionnaires. La responsabilit&#233; d'une soci&#233;t&#233; de consommation qui d&#233;gouline de produits que les plus pauvres ne peuvent acqu&#233;rir qu'en se saignant aux quatre veines ? Point. Les &#233;l&#232;ves en &#233;chec scolaire ? Il faut les envoyer voir une psychologue. La responsabilit&#233; d'une &#233;cole qui cherche plus &#224; sanctionner qu'&#224; r&#233;gler les probl&#232;mes en s'interrogeant sur ses propres dysfonctionnements ? Point.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement actuel pr&#233;f&#232;re opter pour une politique de camouflage de la mis&#232;re et de gestion de l'ordre public plut&#244;t que d'essayer de s'attaquer aux probl&#232;mes de l'exclusion et de ch&#244;mage qui d'ailleurs ont disparu des pr&#233;occupations principales affich&#233;es par le Pr&#233;sident de la R&#233;publique. La soci&#233;t&#233; serait-elle devenue impuissante &#224; r&#233;sorber cette disqualification qui perdure entre insertion pr&#233;caire et exclusion persistante ? L'action sociale serait-elle donc tomb&#233;e en panne ? Le travail social est toujours le produit de conditions &#233;conomiques, sociales et politiques &#224; un moment donn&#233;, expliquera le sociologue Michel Chauvi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont ces circonstances historiques que Marie-Th&#233;r&#232;se Paillusson, ancienne pr&#233;sidente de l'ANAS a d&#233;crites, en expliquant comment, tout au long de la construction europ&#233;enne, les fondements de l'action publique n'ont cess&#233; d'&#234;tre &#233;branl&#233;s. Ce processus s'est op&#233;r&#233; au m&#234;me rythme qu'&#233;taient remis en cause tant l'&#201;tat nation que le monopole &#233;tatique du service public. Les revendications locales d'autonomie et la concurrence du priv&#233; ont &#233;t&#233; les principaux facteurs de d&#233;sorganisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#201;tats membres coinc&#233;s entre une logique supra nationale et les politiques d&#233;centralisatrices n'ont toujours pas r&#233;ussi &#224; se mettre d'accord sur une d&#233;finition commune de la fonction publique et les r&#232;gles &#233;thiques s'y rattachant. Ce changement de r&#244;le op&#233;r&#233; par l'&#201;tat s'est bien s&#251;r fait sentir sur les politiques d'action sociale. Un glissement progressif l'a vu renoncer &#224; exercer lui-m&#234;me des prestations au profit d'un r&#244;le de r&#233;gulateur et de financeur des initiatives associatives. Sont apparus des th&#232;mes faisant largement place aux notions de rentabilit&#233; ou encore &#224; la transformation des usagers en consommateurs de service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces orientations seront confirm&#233;es par Michel Chauvi&#232;re qui notera la tentation au nom de l'int&#233;r&#234;t de l'usager, de remplacer les subventions accord&#233;es aux associations par une solvabilisation des personnes handicap&#233;es transform&#233;es en clients devenant ainsi partie prenante du march&#233;. Mais, dans le m&#234;me temps, il s'attachera &#224; infirmer l'id&#233;e selon laquelle on serait sorti de l'&#201;tat providence. Non seulement, affirmera-t-il avec force, le dispositif fran&#231;ais de solidarit&#233; et d'int&#233;gration n'est pas en r&#233;gression, mais il s'est encore affirm&#233; au cours des derni&#232;res ann&#233;es (CMU, APA&#8230;). Le pire n'est donc pas arriv&#233; et n'est pas destin&#233; &#224; arriver. La meilleure illustration est peut-&#234;tre ce projet d'assurances priv&#233;es qui viendraient concurrencer la S&#233;curit&#233; sociale, qui n'a jamais vu le jour et n'a pas trouv&#233; de relais politique, m&#234;me chez les plus lib&#233;raux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Chauvi&#232;re s'est montr&#233; tr&#232;s critique face &#224; la perception du local qui serait bon par essence ou encore de cette relation &#233;galitaire qui placerait sur le m&#234;me plan tous les niveaux de pouvoir : commune, d&#233;partement, r&#233;gion pouvant traiter d'&#233;gal &#224; &#233;gal avec l'&#201;tat. Il a rappel&#233; la n&#233;cessit&#233; que l'&#201;tat garantisse les m&#234;mes droits &#224; tous les citoyens o&#249; qu'ils se trouvent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est justement cette place de l'initiative locale que d&#233;fendra Andr&#233; Trillard, pr&#233;sident du conseil g&#233;n&#233;ral de Loire-Atlantique. Pour une fois qu'un &#233;lu accepte d'affronter un public de travailleurs sociaux alors que d'habitude les hommes politiques inaugurent les colloques ou les concluent en coup de vent, le dialogue a &#233;t&#233; tonique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur Trillard est apparu dans sa logique d'&#233;lu et ses propos ne seront pas marqu&#233;s par la langue de bois : ainsi commencera-t-il &#224; incriminer des services d'AEMO justice suspects &#224; ses yeux de refuser d'assurer des visites hors des villes. Il d&#233;plorera ensuite la r&#233;unionite des travailleurs sociaux : quand dix ou quinze professionnels se rencontrent &#224; propos d'une m&#234;me famille, cela co&#251;te plus cher en salaires que les aides financi&#232;res accord&#233;es &#224; cette m&#234;me famille. Il se plaindra encore que trop de professionnels agissent en &#233;chappant au cadre fix&#233; par l'institution. Cet exercice fut tout &#224; fait int&#233;ressant en ce qu'il a permis de mesurer le foss&#233; qui s&#233;pare les travailleurs sociaux des &#233;lus. C'est &#224; partir de leur place respective que les uns et les autres doivent pouvoir entrer en relation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre homme politique invit&#233;, Kofi Yamgnane expliquera son parcours d'immigr&#233; togolais ayant r&#233;ussi une parfaite int&#233;gration (puisqu'il gagnera les ors de la R&#233;publique comme secr&#233;taire d'&#201;tat &#224; l'int&#233;gration), puisqu'il est arriv&#233; assez t&#244;t dans notre pays pour ne pas &#234;tre contraint de devenir clandestin et sans papier. Sympathique et attachant, ce monsieur qui affirmera qu'on ne peut jauger le travail sur l'humain comme on &#233;value une production. Mais, conseiller g&#233;n&#233;ral du Finist&#232;re, quand cette assembl&#233;e est pass&#233;e &#224; gauche, il devra faire face &#224; une gr&#232;ve de 15 jours des personnels m&#233;dico-sociaux, oppos&#233;s par l'un des choix du nouvel ex&#233;cutif : instaurer un guichet unique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme quoi, le goulet d'&#233;tranglement entre les &#233;lus et les travailleurs sociaux qui rend la compr&#233;hension mutuelle parfois compliqu&#233;e, n'a pas toujours une couleur politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les professionnels de l'action sociale ne sont pas hostiles &#224; tout changement. Ils y aspirent et sont porteurs de transformation. C'est m&#234;me l&#224; l'essence de leur fonction : agir afin que les individus en difficult&#233; et le milieu social s'ajustent dans un progr&#232;s r&#233;ciproque. Face aux mutations en cours, ils ont eu l'occasion de montrer en permanence leurs capacit&#233;s d'adaptation. Les initiatives fourmillent, m&#234;me si le plus souvent c'est &#224; bas bruit, mettant &#224; mal l'id&#233;e d'un secteur qui serait fig&#233; et peu propice &#224; l'innovation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La situation actuelle n'est finalement pas tr&#232;s nouvelle. Depuis qu'il existe, le travail social a su construire ses propres connaissances et acqu&#233;rir ses capacit&#233;s d'expertise en s'adaptant aux &#233;volutions en cours, rappellera Cristina de Robertis, directrice de l'IRTS de Toulon, donnant pour exemple le surendettement des m&#233;nages qui avait &#233;t&#233; identifi&#233; bien avant que les politiques ne l&#233;gif&#232;rent &#224; son &#233;gard. Les professionnels ont connu des mises en cause successives : accusation d'un contr&#244;le social exerc&#233; au b&#233;n&#233;fice des riches (dans les ann&#233;es 70), fi&#232;vre de l'&#233;valuation et l'injonction &#224; la rentabilit&#233; (dans les ann&#233;es 80), annonce d'une disparition des professions canoniques (dans les ann&#233;es 90). Et puis, &#224; chaque fois, tel le Ph&#233;nix, il y a eu une renaissance des cendres annonc&#233;es, le travail social s'enrichissant, d&#233;cennie apr&#232;s d&#233;cennie, de nouvelles m&#233;thodes venant non pas se substituer mais compl&#233;ter les pr&#233;c&#233;dentes : approches globales et syst&#233;miques (ann&#233;es 70), approches collectives (ann&#233;es 80), nouvelles explorations autour du contrat, du travail en r&#233;seau, de la m&#233;diation et du projet (ann&#233;e 90).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin d'&#234;tre fig&#233;, il est donc dans une perp&#233;tuelle dynamique de cr&#233;ation et de renouvellement de ses rep&#232;res et de ses techniques. Mais pas &#224; n'importe quel prix. La finalit&#233; est bien de lutter contre les exclusions, &#224; favoriser les liens sociaux et l'acc&#232;s &#224; la citoyennet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces valeurs, Brigitte Bouquet, titulaire de la chaire de travail social au CNAM, les &#233;num&#233;rera : valeurs humanistes (respect, &#233;coute, libre arbitre, dignit&#233;, loyaut&#233;, int&#233;grit&#233;, tol&#233;rance&#8230;), valeurs du droit (droits des usagers, secret professionnel&#8230;) valeurs d&#233;mocratiques (justice sociale, la&#239;cit&#233;, citoyennet&#233;&#8230;). C'est en leur nom que les professionnels doivent interroger leur pratique, leur mission et les t&#226;ches qui leur sont confi&#233;es. Ce questionnement &#233;thique est essentiel pour trouver la juste place dans l'interface, quand le professionnel est confront&#233; aux paradoxes entre l'int&#233;r&#234;t de l'usager et l'int&#233;r&#234;t de la soci&#233;t&#233;, entre l'aide et le contr&#244;le, entre l'intervention dans la dur&#233;e et l'intervention dans l'urgence, entre la qualit&#233; de l'action engag&#233;e et la rentabilit&#233; que certains en attendent. (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Quelle-action-sociale-en-situation-de-catastrophe' class='spip_in'&gt;lire le point de vue d'une AS de Toulouse, Marie-Paule Duthu&lt;/a&gt;). C'est bien l&#224; que se situe la r&#233;sistance &#224; la standardisation des pratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maryse Esterle-H&#233;dibel terminera son intervention en constatant qu'on entendait beaucoup les syndicats de policiers et d'enseignants, mais rarement les travailleurs sociaux. Jacques Ladsous rappellera que cette corporation constitue une masse de 600 000 salari&#233;s qui est rest&#233;e jusqu'&#224; ce jour bien silencieuse. Cristina de Robertis r&#233;pondra aux inqui&#233;tudes exprim&#233;es dans la salle sur la n&#233;cessit&#233; et la possibilit&#233; de r&#233;agir en prenant les moyens de se faire entendre. Michel Chauvi&#232;re justifiera de la place des travailleurs sociaux en expliquant que le fondement de l'action sociale poss&#232;de un enracinement et une l&#233;gitimit&#233; qui lui viennent de la r&#233;volution et de la continuit&#233; r&#233;publicaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Serait-ce un appel &#224; la r&#233;volte ? Plut&#244;t la conviction que les professionnels du social ont le devoir de se faire entendre. Et, ils ont la l&#233;gitimit&#233; pour le faire. C'est ce que d&#233;montrera H&#233;l&#232;ne Hatzfeld, docteur en science politique. Et cette l&#233;gitimit&#233; se d&#233;cline au moins &#224; trois niveaux. Les professionnels sont recrut&#233;s et missionn&#233;s pour accomplir une t&#226;che : c'est la l&#233;gitimit&#233; institutionnelle. Ils sont impliqu&#233;s aupr&#232;s des usagers dans une logique contractuelle de services rendus : c'est la l&#233;gitimit&#233; d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, ils poss&#232;dent un savoir-faire tant en mati&#232;re de r&#233;gulation des dysfonctionnements, qu'en termes de conseils, de montage d'op&#233;rations complexes ou d'interface entre l'individu et la soci&#233;t&#233; : c'est la l&#233;gitimit&#233; de comp&#233;tence. Ce droit qui nous est ainsi reconnu de dire et d'agir au nom d'un certain nombre de convictions &#233;thiques n'est jamais donn&#233; d'office ou acquis une bonne fois pour toutes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en permanence qu'il faut la revendiquer et la co-construire. H&#233;l&#232;ne Hatzfeld &#233;voquera cinq postures productrices de cette &#233;laboration : s'exposer (se confronter aux autres, comprendre leur logique), prouver (fournir un syst&#232;me argumentatif), &#234;tre &#233;prouv&#233; (d&#233;montrer la pertinence de sa place), s'accorder (&#234;tre capable de se coordonner et de s'articuler aux autres) et enfin &#233;changer. Qu'on le proclame bien fort : les professionnels du social ont des choses &#224; dire, une expertise &#224; mettre en valeur, des capacit&#233;s en mati&#232;re de diagnostic social &#224; valoriser, toutes choses qui ont &#233;t&#233; confisqu&#233;es, &#224; des tarifs prohibitifs, par les cabinets d'audit. Ils veulent participer &#224; l'&#233;criture des politiques sociales et refusent d'&#234;tre de simples ex&#233;cutants car ils en sont aussi les concepteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ce n'est pas le moindre des r&#233;ussites de ce colloque que d'avoir r&#233;ussi &#224; rappeler cette comp&#233;tence collective de nos professions. D'autres voix qui vont dans le m&#234;me sens se sont fait entendre pendant ces journ&#233;es : celle de la conf&#233;rence permanente des organisations repr&#233;sentatives des acteurs professionnels du social (qui intervient r&#233;guli&#232;rement dans le d&#233;bat public) ou encore celle de Jacques Ladsous, initiateur d'un appel &#224; la tenue en 2004 des &#233;tats g&#233;n&#233;raux du social. Gageons que l'initiative heureuse de l'ANAS ne restera pas sans lendemain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Travail social, le grand chambardement ? &#187; Colloque des 29, 30 et 31 janvier 2003 &#224; Angers,organis&#233; par l' &lt;a href=&#034;http://anas.travail-social.com&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;ANAS&lt;/a&gt; - 15 rue de Bruxelles - 75009 Paris. Tel. 01 45 26 33 79&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quelle action sociale en situation de catastrophe ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Quelle-action-sociale-en-situation-de-catastrophe</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Quelle-action-sociale-en-situation-de-catastrophe</guid>
		<dc:date>2003-02-12T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>653</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Marie-Paule Duthu, assistante sociale, a v&#233;cu les suites de l'explosion de l'usine AZF &#224; Toulouse qui constitue sans doute l'&#233;preuve r&#233;cente la plus terrifiante &#224; propos de laquelle on est loin d'avoir tir&#233; tous les enseignements. Son t&#233;moignage illustre le sentiment de ses coll&#232;gues qui ont eu &#224; intervenir &#224; la suite des temp&#234;tes de fin 1999 ou des inondations successives de ces derni&#232;res ann&#233;es : l'action engag&#233;e dans de telles circonstances gagnerait &#224; ne pas c&#233;der &#224; l'urgence et &#224; la pr&#233;cipitation et &#224; (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-653-" rel="tag"&gt;653&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Marie-Paule Duthu, assistante sociale, a v&#233;cu les suites de l'explosion de l'usine AZF &#224; Toulouse qui constitue sans doute l'&#233;preuve r&#233;cente la plus terrifiante &#224; propos de laquelle on est loin d'avoir tir&#233; tous les enseignements. Son t&#233;moignage illustre le sentiment de ses coll&#232;gues qui ont eu &#224; intervenir &#224; la suite des temp&#234;tes de fin 1999 ou des inondations successives de ces derni&#232;res ann&#233;es : l'action engag&#233;e dans de telles circonstances gagnerait &#224; ne pas c&#233;der &#224; l'urgence et &#224; la pr&#233;cipitation et &#224; &#234;tre au contraire r&#233;fl&#233;chie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 21 septembre 2001, l'usine AZF &#224; Toulouse explosait provoquant la mort de 30 personnes et des d&#233;g&#226;ts mat&#233;riels consid&#233;rables. Comment avez-vous v&#233;cu personnellement cet &#233;v&#233;nement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme beaucoup, de fa&#231;on traumatisante. Ce qui est atypique dans l'histoire de ce sinistre, c'est que les travailleurs sociaux se sont trouv&#233;s victimes avant m&#234;me d'&#234;tre acteurs. Au m&#234;me titre que les usagers, ils ont eu peur, ils ont parfois &#233;t&#233; bless&#233;s, beaucoup ont &#233;t&#233; sinistr&#233;s. Si nombre de lotissements pavillonnaires voisins ont &#233;t&#233; durement touch&#233;s, c'est bien la population des quatre quartiers HLM les plus proches qui ont sans doute le plus souffert. Y vit une population mouvante, sans ressource, fragilis&#233;e par des parcours de vie difficiles, donc peu arm&#233;e pour r&#233;pondre &#224; un &#233;v&#233;nement aussi brutal. Tr&#232;s vite, les agents se sont mis spontan&#233;ment &#224; disposition des circonscriptions sinistr&#233;es. C'est mon cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lundi matin, quand je suis arriv&#233;e sur les lieux, tout &#233;tait d&#233;truit et ravag&#233; : des volets arrach&#233;s pendaient dans le vide, des habitants se d&#233;barrassaient du mobilier cass&#233; en le jetant par les fen&#234;tres, ajoutant &#224; la d&#233;solation des lieux, du verre jonchait les rues. Des &#233;clats de verre &#233;taient fich&#233;s dans le b&#233;ton comme dans du beurre (on mesure la force de l'explosion). Les enfants dont l'&#233;cole &#233;tait ferm&#233;e erraient au milieu des tessons. Un &#233;tat de confusion r&#233;gnait, donnant un sentiment g&#233;n&#233;ral de d&#233;sorganisation &#224; nous rendre tous fous. Au centre o&#249; nous avions &#233;t&#233; r&#233;unies pour organiser notre action, tout le monde &#233;tait silencieux, l'air grave et le visage tendu. Chacune racontait ind&#233;finiment sa journ&#233;e du 21 septembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous avez &#233;t&#233; parmi les travailleurs sociaux qui ont eu &#224; g&#233;rer ce traumatisme subi par des populations, en quoi a consist&#233; votre intervention ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous sommes r&#233;parties sur les immeubles o&#249; nous sommes intervenues par deux. Nous avons rejoint les &#233;quipes de secours d&#233;j&#224; l&#224; pour aider &#224; colmater une fen&#234;tre, poser du polyane sur une vitre, distribuer des couvertures, parler et &#233;couter en m&#234;me temps. Nous &#233;tions alors bien loin des entretiens savamment agenc&#233;s sur le rebord d'un canap&#233;. Certains clients avaient besoin de raconter 10 ou 20 fois leur v&#233;cu de l'&#233;v&#233;nement, certains me l'ont mim&#233;, tous m'ont pris &#224; t&#233;moin de l'abandon dans lequel on les avait laiss&#233;s. Les peurs successives qu'ils avaient v&#233;cues les plongeaient dans un &#233;tat de confusion extr&#234;me. Certains restaient prostr&#233;s, d'autres volubiles, se livraient &#224; la premi&#232;re personne rencontr&#233;e. Nous n'avions aucune autre logique que d'aider au maximum, d'accompagner une population en souffrance. J'ai essay&#233; d'&#234;tre &#171; &#233;tayante &#187;, pour reprendre l'expression d'un psy. J'ai adopt&#233; une attitude rassurante et maternante. Mon exp&#233;rience d'AS, ma technicit&#233; m'ont permis de tenir le choc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous portez un regard critique sur la gestion financi&#232;re de cette catastrophe&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Effectivement. Un fond d'urgence a tr&#232;s vite &#233;t&#233; d&#233;bloqu&#233;. On a demand&#233; aux agents sur place de faire remplir pratiquement sans justificatif, un formulaire d'aide &#224; toutes les personnes qui en feraient la demande. Cela s'est tr&#232;s vite su, partout. En deux jours, &#231;a a &#233;t&#233; l'horreur ! Les personnels ont eu &#224; faire face &#224; des foules excit&#233;es et agressives venues exiger ce qu'elles consid&#233;raient comme un d&#251;. Il a fallu organiser des colonnes d'attente pour qu'elles puissent acc&#233;der au chapiteau o&#249; &#233;taient recueillies les demandes. Il a fallu placer des barri&#232;res et demander &#224; des vigiles d'assurer la s&#233;curit&#233;. Les gens &#233;taient oppressants et se bousculaient. On &#233;tait bien loin de l'accompagnement social que les usagers &#233;taient en droit d'attendre. Tr&#232;s vite, tout autre demande a &#233;t&#233; occult&#233;e par la seule indemnisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'une v&#233;ritable solidarit&#233; s'&#233;tait d&#233;velopp&#233;e dans les premiers jours, chacun &#233;tant attentif &#224; nous signaler telle famille, terroris&#233;e, qui restait enferm&#233;e chez elle ou telle autre &#224; qui il manquait literie ou couverture, &#224; compter de l'ouverture du fonds d'urgence, on est revenu &#224; un chacun pour soi. Pire, il n'&#233;tait pas rare de recevoir des d&#233;nonciations contre un tel qui avait fait deux fois la m&#234;me demande. Certaines coll&#232;gues ont refus&#233; d'instruire les dossiers et ont continu&#233; &#224; quadriller les immeubles. Mais leur action dans un premier temps &#233;tait pervertie : les usagers les interpellaient pour obtenir des indemnisations. Je comprends que le versement de l'argent pouvait correspondre &#224; une reconnaissance. Et pour ces populations sans ressources, cela n'&#233;tait pas n&#233;gligeable. &#201;tait-il pensable de ne pas d&#233;velopper cette aide ? J'ai vraiment le sentiment que si, dans toute situation de catastrophe, il est n&#233;cessaire d'organiser tr&#232;s vite une aide de premier secours c'est une erreur de reconna&#238;tre le statut de victime sous le seul aspect de l'indemnisation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les aventuriers de l'&#233;conomie solidaire</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-aventuriers-de-l-economie-solidaire</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Les-aventuriers-de-l-economie-solidaire</guid>
		<dc:date>2003-02-12T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>653</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;conomie sociale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La maison de la citoyennet&#233; sociale &#224; Toulouse propose un mode d'accompagnement des personnes en recherche (plus exactement en d&#233;sir) d'emploi tout &#224; fait original. &#192; l'oppos&#233; d'une d&#233;marche men&#233;e dans l'urgence et l'anxi&#233;t&#233;, la m&#233;thode repose sur une approche sociale globale des individus qui veulent d&#233;velopper un projet personnel. Il s'agit de rep&#233;rer dans leur parcours ant&#233;rieur et leurs dispositions actuelles les atouts susceptibles de faire en sorte que ces projets aient effectivement de bonnes chances (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-653-" rel="tag"&gt;653&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Economie-sociale" rel="tag"&gt;&#201;conomie sociale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH150/arton194-03820.jpg?1694310960' width='95' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La maison de la citoyennet&#233; sociale &#224; Toulouse propose un mode d'accompagnement des personnes en recherche (plus exactement en d&#233;sir) d'emploi tout &#224; fait original. &#192; l'oppos&#233; d'une d&#233;marche men&#233;e dans l'urgence et l'anxi&#233;t&#233;, la m&#233;thode repose sur une approche sociale globale des individus qui veulent d&#233;velopper un projet personnel. Il s'agit de rep&#233;rer dans leur parcours ant&#233;rieur et leurs dispositions actuelles les atouts susceptibles de faire en sorte que ces projets aient effectivement de bonnes chances d'aboutir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette perspective, les seuls savoirs professionnels ne sont pas suffisants. La cr&#233;ativit&#233; par exemple s'acquiert aussi &#224; travers le v&#233;cu quotidien m&#234;me s'il se confronte au ch&#244;mage. La motivation est &#233;galement une dimension d&#233;terminante. Nombre de personnes font ainsi le choix de transformer une passion (sculpture, peinture, musique, etc.) ou une activit&#233; de loisir (sport, bricolage ?) en projet professionnel. Mais, ce qui inspire la plupart des porteurs de projet, c'est le souhait ardent de devenir son propre patron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, en mati&#232;re de cr&#233;ation d'activit&#233;s, la bonne volont&#233; ne suffit pas. Aussi, la maison de la citoyennet&#233; propose un appui technique qui va de l'&#233;tude de march&#233;, en passant par la formation aux m&#233;thodes de gestion, jusqu'au suivi budg&#233;taire. Un &#171; compagnon &#187; b&#233;n&#233;vole dont le r&#244;le est d'apporter soutien technique et moral est chaudement recommand&#233;.&lt;i&gt; &#171; Le compagnon, c'est &#224; la fois une planche de salut qui vous aide &#224; flotter, une borne, un rep&#232;re qui vous rappelle &#224; l'ordre quand il y a des choses &#224; faire &#187;,&lt;/i&gt; t&#233;moigne, convaincu, un des b&#233;n&#233;ficiaires de la formule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage donne ainsi un aper&#231;u des r&#233;alisations qui sont, avec succ&#232;s semble-t-il, pass&#233;es par &#171; l'expertise &#187; de la maison de la citoyennet&#233;. En la mati&#232;re, tous les champs d'activit&#233; sont potentiellement exploitables : culture, art, service de proximit&#233;, communication, animation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le souligne Bernard Ginisty &#224; la fin du livre, ces cr&#233;ateurs d'un nouveau genre luttent en quelque sorte pour r&#233;aliser une symbiose entre activit&#233; &#233;conomique et vie citoyenne. Il s'agit de dessiner des rapports renouvel&#233;s entre l'&#233;conomique, le financier et le social pour redonner sens &#224; des relations qui ne se limitent pas aux aspects mon&#233;taires. &#192; l'heure o&#249; la mondialisation imprime au monde un rythme effr&#233;n&#233; sur le ton affairiste, souhaitons avec les auteurs que ces initiatives courageuses qui militent pour une &#233;conomie v&#233;ritablement au service de l'homme ne restent pas au stade anecdotique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'Harmattan, 2002 (217 p. ; 18,30 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Perte d'emploi, perte de soi</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Perte-d-emploi-perte-de-soi</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Perte-d-emploi-perte-de-soi</guid>
		<dc:date>2003-02-12T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Ch&#244;mage</dc:subject>
		<dc:subject>653</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'histoire de la fermeture des usines de construction automobile Chausson &#224; Creil c'est un peu &#171; chronique d'une mort annonc&#233;e &#187; version d&#233;confiture industrielle. Mais, c'est surtout une terrible illustration des logiques &#233;conomiques qui ont cours depuis une vingtaine d'ann&#233;es un peu partout dans le monde et qui n'h&#233;sitent pas &#224; sacrifier sur l'autel de la rentabilit&#233; imm&#233;diate des milliers de travailleurs. C'est souvent le jeu de nouvelles alliances industrielles qui am&#232;ne ainsi &#224; fermer certains sites dans (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Chomage" rel="tag"&gt;Ch&#244;mage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-653-" rel="tag"&gt;653&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L96xH150/arton195-9725a.jpg?1694310960' width='96' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'histoire de la fermeture des usines de construction automobile Chausson &#224; Creil c'est un peu &#171; chronique d'une mort annonc&#233;e &#187; version d&#233;confiture industrielle. Mais, c'est surtout une terrible illustration des logiques &#233;conomiques qui ont cours depuis une vingtaine d'ann&#233;es un peu partout dans le monde et qui n'h&#233;sitent pas &#224; sacrifier sur l'autel de la rentabilit&#233; imm&#233;diate des milliers de travailleurs. C'est souvent le jeu de nouvelles alliances industrielles qui am&#232;ne ainsi &#224; fermer certains sites dans le but de red&#233;ployer l'activit&#233; ailleurs, dans des contextes cens&#233;s s'av&#233;rer plus favorables techniquement et financi&#232;rement parlant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui mais voil&#224;, on ne supprime pas &#171; impun&#233;ment &#187; 2 500 emplois en trois ans et ce livre est l&#224; pour en t&#233;moigner. L'usine Chausson c'&#233;tait pourtant une belle organisation bien rod&#233;e, une jolie m&#233;canique en ordre de marche o&#249; chacun avait sa place, son utilit&#233;. Les ateliers, c'&#233;tait un lieu rassurant o&#249; depuis plus de vingt ans s'&#233;taient forg&#233;es des certitudes, certitude d'une vie toute trac&#233;e sur les plans familial et professionnel sans traumatismes excessifs, certitude d'un avenir sur lequel on pouvait compter sans trop de crainte. Tout cela n'allait pas trop mal jusqu'&#224; ce que ? Trois plans sociaux qui s'encha&#238;nent coup sur coup, des vagues de licenciements et puis plus rien ! On croit, de l'ext&#233;rieur, pouvoir se faire une id&#233;e assez pr&#233;cise de ce genre de cataclysme mais, en r&#233;alit&#233;, cela n'est gu&#232;re possible car le choc provoqu&#233; par un tel raz-de-mar&#233;e n'est concevable que si on l'exp&#233;rimente par soi-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le souligne l'auteure, c'est &#171; tout un monde qui s'effondre avec ses r&#232;gles, ses habitudes, ses valeurs, sa force, ses r&#233;alisations, les souvenirs qui y sont enfouis et toutes les traces d'un pass&#233; commun qui faisait sens &#187;. Et, c'est tout le m&#233;rite de ce livre que d'essayer de faire prendre au lecteur, &#224; travers le &#171; r&#233;cit &#187; sociologique, la mesure d'un ph&#233;nom&#232;ne pareil. Pour les personnes concern&#233;es, il s'agit d&#232;s lors de tenter de faire le deuil du pass&#233;, de faire une croix sur tout ce qui a constitu&#233; jusqu'&#224; pr&#233;sent la vie professionnelle pour essayer de passer &#224; autre chose. Mais l'avenir, en d&#233;pit des mesures contenues dans les plans sociaux, semble des plus compromis. Comment r&#233;ussir en effet &#224; se projeter dans de nouveaux contextes de travail alors que tout ce que l'on conna&#238;t se limite &#224; l'usine ? Les savoir-faire acquis dans un univers industriel sp&#233;cifique ne sont pas forc&#233;ment transposables ailleurs surtout lorsque ce que demandent les employeurs potentiels c'est d'&#234;tre mobile, flexible, adaptable et souriant (probablement) !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le livre de Dani&#232;le Linhart est d'un grand int&#233;r&#234;t. Sa lecture est &#224; conseiller en urgence &#224; tous ces managers qui ont un peu trop tendance &#224; consid&#233;rer la &#171; ressource humaine &#187; comme une mati&#232;re premi&#232;re mall&#233;able &#224; merci.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2002 (192 p. ; 18 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
