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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Les plages de l'embarquement </title>
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		<dc:subject>Droit d'asile</dc:subject>
		<dc:subject>demandeur d'asile</dc:subject>
		<dc:subject>1350</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; propos d'exil &lt;br class='autobr' /&gt; Les travers&#233;es de l'espoir &lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;t&#233; 2023. Dans nos journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s d&#233;filent les images de migrants qui embarquent en pleine journ&#233;e au milieu des touristes de la C&#244;te d'Opale. Dans ce livre, Calais et la travers&#233;e de la Manche par les migrants comme on ne les a jamais racont&#233;s. Choc. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;t&#233; 2023. Je plonge dans Les plages de l'embarquement, de Julien Goudichaud, journaliste qui a pass&#233; sept ans avec les migrants et les passeurs dans le nord de la France. Avec une obsession : traverser la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L100xH150/arton11336-018c9.jpg?1700694058' width='100' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#192; propos d'exil&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;
Les travers&#233;es de l'espoir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;t&#233; 2023. Dans nos journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s d&#233;filent les images de migrants qui embarquent en pleine journ&#233;e au milieu des touristes de la C&#244;te d'Opale. Dans ce livre, Calais et la travers&#233;e de la Manche par les migrants comme on ne les a jamais racont&#233;s. Choc.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;t&#233; 2023. Je plonge dans Les plages de l'embarquement, de Julien Goudichaud, journaliste qui a pass&#233; sept ans avec les migrants et les passeurs dans le nord de la France. Avec une obsession : traverser la Manche &#224; leurs c&#244;t&#233;s, but ultime de son enqu&#234;te. J'en ai lu des livres sur le sujet mais jamais je n'ai &#233;t&#233; percut&#233; ainsi. Il n'y a ni voyeurisme ni sensationnalisme, juste la volont&#233; de t&#233;moigner au plus pr&#232;s de l'horreur, de ce qui se passe &#224; deux heures de Paris, en &#233;tant v&#233;ritablement &#171; embarqu&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Enqu&#234;te immersive stup&#233;fiante&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cela, rien que les premi&#232;res pages font froid dans le dos et nous renvoient aux sombres p&#233;riodes de notre histoire, quand d'autres populations ind&#233;sirables &#233;taient pourchass&#233;es : &#171; Les courses-poursuites, les mains fracass&#233;es par les matraques, la chair tranch&#233;e par les barbel&#233;s, visages ensanglant&#233;s et corps qui retombent violemment dans la boue [&#8230;]. Les bergers allemands aboient contre les grilles. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la mani&#232;re d'un ethnologue, l'auteur nous explique l'&#233;volution et le fonctionnement de la vie des migrants depuis 2015. Nous lisons ainsi la carte g&#233;opolitique de l'exil, l'organisation des camps entre nationalit&#233;s. L'histoire et l'origine des migrants, les causes de leur exil sont d&#233;taill&#233;es au fil des r&#233;cits. La survie dans les camps est d&#233;crite au plus pr&#232;s de la r&#233;alit&#233;, tel &#171; un tableau de mis&#232;re &#187; suffoquant dont l'odeur ne vous l&#226;che pas. Dans ce d&#233;cor, pourtant, percent des &#233;claircies. Des hommes et des femmes, des associations, qui se battent pour rendre la vie meilleure aux migrants. Il y a &#171; Mamie Charge &#187;, qui ouvre sa maison pour recharger les portables et les c&#339;urs de tous ces personnages fascinants rencontr&#233;s par l'auteur. Il y a Laurent, Zorro de la jungle, Ch'ti au grand c&#339;ur qui vole au secours des naufrag&#233;s en pleine nuit pour r&#233;chauffer les enfants et a toujours un lit au cas o&#249;. Il y a face &#224; eux, la r&#233;pression institutionnelle, le harc&#232;lement policier. Et les migrants qui se &#171; jettent &#224; l'eau comme on lance les d&#233;s &#187;. Les descriptions des embarquements sont saisissantes et effroyables, &#171; les hurlements fracassent la nuit &#187;. La description du business constitue aussi l'un des grands int&#233;r&#234;ts de ce livre. En sept ann&#233;es, l'auteur a vu celui-ci s'organiser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;T&#233;moigner pour changer les choses&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers cet &#233;crit, la volont&#233; de l'auteur de t&#233;moigner quitte &#224; se confondre avec les migrants, jusqu'&#224; embarquer avec eux et risquer sa vie parce que &#171; tu vas pouvoir filmer et tu montreras aux gens. Il faut qu'on connaisse leur histoire &#187;. Y arrivera-t-il ? Qu'est-ce qui a pouss&#233; Julien Goudichaud pendant toutes ses ann&#233;es dans une qu&#234;te journalistique quasi obsessionnelle ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Cet ouvrage est une vir&#233;e oppressante dans l'enfer de l'exil, un v&#233;ritable thriller qui n'est pourtant pas une fiction, mais la r&#233;alit&#233; de ces hommes, femmes, enfants, pr&#234;ts &#224; tout pour vivre &#224; la lumi&#232;re de nos n&#233;ons. Et Julien, lui, &#171; peut mourir en mer ce soir. Mais c'est le risque &#224; courir pour montrer la r&#233;alit&#233;. C'est ce qu'il faut faire quand on veut changer les choses. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Embarquez dans ce r&#233;cit et vous ne le quitterez plus de la premi&#232;re &#224; la derni&#232;re page.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ludwig Maquet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Les auteurs &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julien Goudichaud est documentariste, reporter d'image. Il n'a de cesse de filmer les plus d&#233;munis, des migrants ou des clochards de Paris, &#224; la ligne de front de Mossoul. Il collabore avec &lt;i&gt;Arte, France 2, BBC, AFP, M6&lt;/i&gt;&#8230; Il a re&#231;u plusieurs prix.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nicolas Torrent est journaliste &#224; &lt;i&gt;28 minutes &lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Paris Match&lt;/i&gt;. Il jongle depuis plus de dix ans entre l'&#233;criture et le monde des m&#233;dias.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. Les Ar&#232;nes, 336 p., 2023, 20 euros&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Lampedusa &#8226; 10 000 </title>
		<link>https://www.lien-social.com/Lampedusa-o-10-000</link>
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		<dc:date>2023-09-27T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Droit d'asile</dc:subject>
		<dc:subject>demandeur d'asile</dc:subject>
		<dc:subject>1346</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Par Louis Kehr, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; &lt;br class='autobr' /&gt; Non, ce n'est pas le titre d'un dernier film de spartiate, mais bien le nombre &#233;valu&#233; de personnes r&#233;fugi&#233;es qui sont arriv&#233;es ces derniers jours sur l'ile de Lampedusa, en Italie (1). Les images sont l&#224;, atroces, d&#233;sesp&#233;r&#233;ment fatalistes tellement nous avons l'habitude de les voir sur nos &#233;crans. Nous nous insurgeons (enfin certains d'entre nous) quand les bateaux de rescap&#233;s sont refus&#233;s d'accoster, nous pleurons devant la noyade du petit Aylan, nous esp&#233;rons encore (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_7331 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L150xH100/photo_esp_lecteur-b747c.png?1695852057' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Par Louis Kehr, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;strong&gt;Non, ce n'est pas le titre d'un dernier film de spartiate, mais bien le nombre &#233;valu&#233; de personnes r&#233;fugi&#233;es qui sont arriv&#233;es ces derniers jours sur l'ile de Lampedusa, en Italie (1).&lt;/strong&gt;
Les images sont l&#224;, atroces, d&#233;sesp&#233;r&#233;ment fatalistes tellement nous avons l'habitude de les voir sur nos &#233;crans. Nous nous insurgeons (enfin certains d'entre nous) quand les bateaux de rescap&#233;s sont refus&#233;s d'accoster, nous pleurons devant la noyade du petit Aylan, nous esp&#233;rons encore l'humanit&#233; quand un garde civil joue avec un enfant dans ce triste chaos. Ce qui n'a pas tard&#233;, en tout cas, c'est la visite de soutien de l'extr&#234;me droite x&#233;nophobe &#224; l'Italie. Enfin, pas &#224; toute l'Italie. &#192; sa &lt;span class='spip_document_7372 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L343xH311/capture_d_e_cran_2023-10-02_a_08.32.38-e206b.png?1696228503' width='343' height='311' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; pr&#233;sidente elle-m&#234;me d'extr&#234;me droite surtout, &#233;lue justement pour endiguer l'arriv&#233;e de r&#233;fugi&#233;s. Rat&#233;. Ils sont quand m&#234;me l&#224;. Il faut en avoir de la haine pour profiter de la mis&#232;re humaine et se pavaner devant ces hommes, femmes, enfants et nous expliquer qu'il faut les rejeter &#224; l'eau. G&#233;n&#233;ration identitaire l'avait fait d'ailleurs : affr&#233;ter un bateau en 2017, le C-star, pour aller repousser les migrants en mer. Pas de chance, ce dernier en raison d'un probl&#232;me technique avait &#233;t&#233; secouru par l'ONG allemande Sea-Eye, qui &#339;uvre pour le sauvetage des migrants en mer. Un comble. Ils sont pourtant forts pour nous expliquer que les r&#233;fugi&#233;s sont la cause de tous nos maux. Le prix de l'essence ? Ce sont les r&#233;fugi&#233;s. Le ch&#244;mage ? Encore eux. L'inflation ? Toujours leur faute. Et la b&#234;tise humaine, &#224; qui la faute ?
L'arriv&#233;e massive de ces r&#233;fugi&#233;s montre surtout l'&#233;chec des politiques d'extr&#234;me droite face &#224; la &#171; crise migratoire &#187;, dans une Europe d&#233;solidaris&#233;e et bureaucratis&#233;e par des r&#232;glements prescrits. Dublin II est d'ailleurs ce qui fait d&#233;bat. Ce r&#232;glement est destin&#233; &#224; identifier dans les plus brefs d&#233;lais possibles l'&#201;tat membre responsable de l'examen d'une demande d'asile et &#224; pr&#233;venir l'abus des proc&#233;dures d'asile. C'est le premier pays d'accueil qui est responsable de l'&#233;tude de la demande d'asile. Dans ce contexte, il est possible de comprendre le d&#233;sarroi des Italiens et leur refuge pour certains dans les id&#233;es r&#233;actionnaires. Politique du bouc &#233;missaire comme nous en avons souvent connu dans toutes les p&#233;riodes de crise. C'est l&#224; qu'il nous faut encore et encore expliquer que non, ce ne sont pas les migrants qui sont responsables de votre d&#233;classement social. D'ailleurs, migrants, r&#233;fugi&#233;s, exil&#233;s sont des vocables eux aussi &#224; red&#233;finir.
Un peu de vocabulaire, donc.
Flux migratoire : Ensemble de personnes en circulation dans le monde.
Un migrant : personne qui se d&#233;place d'un lieu &#224; l'autre avec pour objectif de s'y installer &#224; long terme.
Un &#233;migr&#233; : personne qui quitte son pays pour s'installer durablement dans un autre pays.
Un immigr&#233; : Personne qui arrive dans un pays &#233;tranger au sien pour s'y installer.
Un r&#233;fugi&#233; : personne qui a fui son pays d'origine, craignant pour sa vie ou sa libert&#233;, reconnue comme en danger qui obtient le droit de s'installer dans un autre pays.
Nous vivons dans un monde de migrations. C'est la mondialisation capitaliste qui veut &#231;a. Qui g&#233;n&#232;re des disparit&#233;s, des in&#233;galit&#233;s et des guerres sur la plan&#232;te. Il ne faut pas s'&#233;tonner alors que les plus pauvres d'entre nous souhaitent s'installer l&#224; o&#249; il ferait bon vivre. Partir, quitter son pays, ses racines n'est jamais un choix d&#233;lib&#233;r&#233;, mais bien un choix subi. Ce n'est pas un choix de mourir en mer, d'&#234;tre tortur&#233; en route, de voir son enfant se noyer sous ses yeux, de se faire violer, tout cela dans l'espoir d'une vie meilleure. Cette ann&#233;e, les accidents de bateaux de migrants sur la M&#233;diterran&#233;e ont tu&#233; 4 000 personnes. Et puis, il faut rappeler, &#224; tous ces d&#233;fenseurs de nos fronti&#232;res, que la plupart des migrations internes de l'Afrique sont &#233;clips&#233;es par les travers&#233;es vers l'Europe. La plupart des migrations ont lieu &#224; l'int&#233;rieur du continent africain. Il n'y a l&#224; nulle submersion comme annonc&#233;.
Puis, arriv&#233;s sur le continent europ&#233;en, c'est un autre parcours du combattant qui commence. Avec les demandes d'asile, la poursuite des routes de l'exode et de ses violences. Mais non, non et non, les migrants ne sont pas les causes de tous nos maux. En revanche, oui, oui et oui, il faut aider L'Italie &#224; accueillir dignement dans cette p&#233;riode de crise aig&#252;e. Il s'agit d'abord de traiter l'urgence humanitaire en d&#233;ployant des moyens structuraux, de sant&#233; comme dans toute crise humanitaire. Puis organiser le traitement des demandes d'asiles hors r&#232;glement Dublin. &#192; situation exceptionnelle, r&#233;ponse exceptionnelle. C'est d'ailleurs la proposition de la pr&#233;sidente de la Commission europ&#233;enne, Ursula Von Der Leyen, qui a pr&#233;sent&#233; un plan conjuguant fermet&#233; concernant les passeurs et facilitation des voies d'entr&#233;es l&#233;gales dans l'UE tout en appelant les pays europ&#233;ens &#224; se montrer solidaires en accueillant une partie des migrants arriv&#233;s en Italie. Nous n'avons pas le choix, on ne va pas les remettre &#224; la mer. Revenir sur la l&#233;gislation europ&#233;enne migratoire. Arr&#234;ter le tout r&#233;pressif. On pourra toujours mettre plus de policiers &#224; nos fronti&#232;res pour chasser sur les terres de l'extr&#234;me droite, cela ne r&#233;soudra rien au fond. D'autant plus qu'avec la crise climatique, le nombre de d&#233;placements de population ne va pas cesser de croitre.
Au lieu d'un repli sur soi identitaire, de la recherche de bouc &#233;missaire, de se tromper de cible, de niveler le d&#233;bat par le bas, il nous faudrait plut&#244;t nous poser d'autres questions.
Dans quelle mesure les mobilit&#233;s r&#233;v&#232;lent-elles l'interconnexion du monde et refl&#232;tent-elles les in&#233;galit&#233;s et les diff&#233;rences qui existent entre les territoires et les populations ? Pourquoi et comment les hommes migrent-ils ? Quels sont les effets de ces migrations sur les pays de d&#233;part et sur les pays d'accueil ?
Nous &#233;viterions ainsi, peut-&#234;tre, les r&#233;cup&#233;rations nationalistes. Mais l'histoire est un &#233;ternel recommencement et nous n'en retenons pas les le&#231;ons. &lt;HR&gt;
(1) &#192; l'heure o&#249; est &#233;crit cet article.&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt; DES MIGRATIONS INTERNATIONALES &#192; METTRE EN PERSPECTIVE &lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Source : la Cimade (1)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Selon les Nations Unies, le nombre total de migrant&#183;e&#183;s internationaux&#183;ales augmente, passant d'environ 150&#8239;millions de personnes en 2000 &#224; 280,6&#8239;millions de personnes en 2020, son taux par rapport &#224; la population mondiale reste stable.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La majorit&#233; des migrations ne s'effectue pas des pays du Sud vers des pays du Nord (entendu vers l'Europe, l'Am&#233;rique du Nord, l'Australie et d'autres pays dits &#171; d&#233;velopp&#233;s &#187;). Une grande partie des mobilit&#233;s s'effectue dans un pays de la m&#234;me r&#233;gion que le pays d'origine. Ainsi, en 2020, sur les 86,7&#8239;millions de migrant&#8729;e&#8729;s internationaux&#8729;les r&#233;sidant en Europe, la moiti&#233; &#233;tait n&#233;e dans un autre pays europ&#233;en (50,5&#8239;%)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La France comptait en 2020, selon les Nations Unies, 8,1&#8239;millions de migrant&#183;e&#183;s internationaux&#183;ales sur son territoire, soit 12,4&#8239;% de sa population totale. Cela faisait du pays, cette ann&#233;e-l&#224;, le 7&#232;me pays d'accueil de migrants internationaux dans le monde.&lt;br class='autobr' /&gt;
(1) &lt;a href=&#034;https://bit.ly/3RpPrru&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;https://bit.ly/3RpPrru&lt;/a&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#127909; DOCU &#8226; Des mots sur l'enfer</title>
		<link>https://www.lien-social.com/DOCU-o-Des-mots-sur-l-enfer</link>
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		<dc:date>2023-01-17T12:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Droit d'asile</dc:subject>
		<dc:subject>demandeur d'asile</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Survivants de leur exil, Bailo, Egbal, Ch&#233;rif et d'autres parviennent jusqu'au village de Conques, en Aveyron. L&#224;, un travail musical fera surgir, sous forme de chants, leur parole mur&#233;e. &#171; Ceux qui traversent ne parlent pas &#187;&#8230; Le constat est partag&#233;, unanime, &#233;manant d'hommes ou de femmes venus de Somalie, de Guin&#233;e Conakry, du Soudan, d'&#201;rythr&#233;e, du Mali&#8230; En effet : comment mettre en mots les tabassages, les viols, les 4 x 4 d&#233;bordants de cadavres, l'humiliation, la torture, toutes ces trag&#233;dies (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/actualites" rel="directory"&gt;Actualit&#233; de Lien Social&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Droit-d-asile" rel="tag"&gt;Droit d'asile&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/demandeur-d-asile" rel="tag"&gt;demandeur d'asile&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6479 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH239/chant_des_vivants_photo_6_-_groupe_rivie_re_hd__c_ts_productions_rvb-c0adf.jpg?1694640688' width='500' height='239' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;strong&gt;Survivants de leur exil, Bailo, Egbal, Ch&#233;rif et d'autres parviennent jusqu'au village de Conques, en Aveyron. L&#224;, un travail musical fera surgir, sous forme de chants, leur parole mur&#233;e.&lt;/strong&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_6474 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH239/chant_des_vivants_photo_1_c_ts_productions_rvb-9f537.jpg?1694640688' width='500' height='239' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;i&gt;&#171; Ceux qui traversent ne parlent pas &#187;&lt;/i&gt;&#8230; Le constat est partag&#233;, unanime, &#233;manant d'hommes ou de femmes venus de Somalie, de Guin&#233;e Conakry, du Soudan, d'&#201;rythr&#233;e, du Mali&#8230; En effet : comment mettre en mots les tabassages, les viols, les 4 x 4 d&#233;bordants de cadavres, l'humiliation, la torture, toutes ces trag&#233;dies individuelles ?&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6475 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH240/chant_des_vivants_photo_2_-che_rif_et_herve__hd__c_ts_productions_rvb-6f4f3.jpg?1694640688' width='500' height='240' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Dire la barbarie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; J'ai compris que survivre ne voulait pas dire &#234;tre capable de vivre. Que lorsqu'ils sont livr&#233;s &#224; eux-m&#234;mes, ceux qui ont travers&#233; l'horreur voient leurs pulsions de mort ressurgir &#187;&lt;/i&gt; explique la cin&#233;aste, C&#233;cile Allegra, qui a fond&#233; voici dix bonnes ann&#233;es l'association Limbo pour favoriser leur reconstruction. Pour ce faire, il fallait &lt;i&gt;&#171; un espace enveloppant et protecteur &#187;&lt;/i&gt;. Au c&#339;ur de l'Aveyron.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_6476 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH240/chant_des_vivants_photo_3_-_che_rif_rivie_re_hd__c_ts_productions_rvb-d8438.jpg?1694640688' width='500' height='240' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;HR&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Conques, sa magie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Quoi de mieux ? Petit village m&#233;di&#233;val du Lot en son &#233;crin de verdure, connu pour son abbatiale (aux lumineux vitraux de Pierre Soulages), Conques est ici personnage &#224; part enti&#232;re. Saison apr&#232;s saison, l'association y installe ici ses ateliers d'art-th&#233;rapie et de musicoth&#233;rapie pour celles et ceux qui ont surv&#233;cu aux camps libyens. L&#224;, via des ateliers voix, chant ou &#233;criture, a lieu un vrai travail sur la m&#233;moire du corps, la r&#233;paration, le lien &#224; l'autre. Et des r&#233;cits de vie &#233;mergent.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_6477 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH240/chant_des_vivants_photo_4_-_david_e_crit_hd__c_ts_productions_rvb-b9892.jpg?1694640688' width='500' height='240' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;HR&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;D&#233;passer le cauchemar&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; M&#234;me les ch&#232;vres vivent mieux que nous en Libye&#8230; Une mer de naufrag&#233;s&#8230; Moi je suis ici, et je suis l&#224;-bas&#8230; Un voyage vers l'enfer, mais plus que l'enfer&#8230; Et moi, je me refuse &#224; n'&#234;tre qu'un migrant&#8230; Pourquoi partir pour aller nulle part ?&#8230; &#187;&lt;/i&gt; : on chante pour exorciser, pour transformer ses cauchemars, Dans une ambiance plus que bienveillante, celles et ceux qui peuvent trouver les mots se reconstruisent.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_6478 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH239/chant_des_vivants_photo_5_-_egbal_et_mathias_hd__c_ts_productions_rvb-1bc8e.jpg?1694640688' width='500' height='239' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;HR&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Mots et musique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Quand les jeunes rescap&#233;s ne peuvent dire, parfois ils chantent. &lt;i&gt;&#171; La musique d&#233;verrouille petit &#224; petit l'impossibilit&#233; de nommer les choses &#187;&lt;/i&gt; note la r&#233;alisatrice. Alors, pour faire rena&#238;tre la vie, des hymnes toniques, aux intitul&#233;s limpides &#8212; &lt;i&gt;&#171; Vivants ! &#187;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&#171; Partir ou mourir &#187;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&#171; Plus que l'enfer &#187;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&#171; Et je repense souvent &#187;&lt;/i&gt;&#8230; &#8212; tracent leur chemin de r&#233;silience. Un langage pour rendre audible l'indicible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jo&#235;l Plantet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;iframe width=&#034;800&#034; height=&#034;450&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/Np99XU6S1RM&#034; title=&#034;LE CHANT DES VIVANTS, un film documentaire de C&#233;cile Allegra, Bande-annonce&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;HR&gt;
&lt;HR&gt; &lt;span class='spip_document_6473 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L250xH339/capture_d_e_cran_2023-01-17_a_08.16.32-0b5a3.png?1694640688' width='250' height='339' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;HR&gt;
&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Le Chant des vivants&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;i&gt;Un documentaire de C&#233;cile Allegra&lt;/i&gt;. 82 minutes.
&lt;p&gt;Le Chant des vivants a rafl&#233; trois prix &#224; la 4&#232;me &#233;dition du festival du film social (octobre 2022) : prix Unaforis, prix de la Ville de Paris, prix du public.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;strong&gt;Sortie le 18 janvier 2023.&lt;/strong&gt;&lt;HR&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;Pour aller plus loin : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Droit-d-asile&#034;&gt;lire archives &lt;i&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/i&gt; sur le th&#232;me &lt;i&gt;droit d'asile &lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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