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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Phobie scolaire &#8226; Syndrome de l'escargot</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Le nombre d'adolescents qui refusent de se rendre &#224; l'&#233;cole pour des raisons li&#233;es &#224; l'anxi&#233;t&#233; augmente d'ann&#233;e en ann&#233;e. Une tendance qui s'est encore accentu&#233;e avec la crise sanitaire. Environnement anxiog&#232;ne, &#233;cole &#233;litiste, avenir bouch&#233;&#8230; &#224; qui la faute ? &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'image de l'escargot qui se r&#233;fugie dans sa coquille d&#232;s qu'il aper&#231;oit un danger, de nombreux adolescents aux pr&#233;dispositions anxieuses ont eu du mal &#224; quitter leur nid douillet apr&#232;s avoir go&#251;t&#233; au confort des cours &#224; distance durant le confinement. Depuis (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Ecole" rel="tag"&gt;&#201;cole&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1319-" rel="tag"&gt;1319&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le nombre d'adolescents qui refusent de se rendre &#224; l'&#233;cole pour des raisons li&#233;es &#224; l'anxi&#233;t&#233; augmente d'ann&#233;e en ann&#233;e. Une tendance qui s'est encore accentu&#233;e avec la crise sanitaire. Environnement anxiog&#232;ne, &#233;cole &#233;litiste, avenir bouch&#233;&#8230; &#224; qui la faute ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'image de l'escargot qui se r&#233;fugie dans sa coquille d&#232;s qu'il aper&#231;oit un danger, de nombreux adolescents aux pr&#233;dispositions anxieuses ont eu du mal &#224; quitter leur nid douillet apr&#232;s avoir go&#251;t&#233; au confort des cours &#224; distance durant le confinement. Depuis la crise sanitaire, le nombre de jeunes pr&#233;sentant une phobie scolaire a franchi un nouveau cap. &lt;i&gt;&#171; Le confinement a &#233;t&#233; tr&#232;s anxiog&#232;ne en lui-m&#234;me pour certains. Pour d'autres, il y a eu au contraire, un rel&#226;chement qui les a ensuite mis face &#224; leur difficult&#233; &#224; aller au coll&#232;ge, difficult&#233; qu'ils avaient jusque-l&#224; ma&#238;tris&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, explique H&#233;l&#232;ne Denis, psychiatre au CHU de Montpellier et responsable d'une unit&#233; d'hospitalisation de jour pour adolescents en refus scolaire anxieux. Depuis l'ouverture de cette unit&#233;, il y a une dizaine d'ann&#233;es, elle voit le nombre de demandes s'amplifier d'ann&#233;e en ann&#233;e. Comme de plus en plus de psys, elle pr&#233;f&#232;re parler de refus scolaire anxieux plut&#244;t que de phobie scolaire. &lt;i&gt;&#171; Ce sont des jeunes qui n'arrivent pas &#224; aller &#224; l'&#233;cole parce qu'ils sont anxieux. Ce n'est pas une peur de l'&#233;tablissement scolaire en lui-m&#234;me mais un ensemble de peurs diverses et vari&#233;es : peur du regard des autres, peur des &#233;valuations, peur d'&#234;tre interrog&#233; &#224; l'oral, peur de faire une crise d'angoisse, peur de vomir,&#8239;etc. &#187;&lt;/i&gt;, explique-t-elle. Chez tous les adolescents qu'elle accueille au sein de son unit&#233;, on retrouve deux caract&#233;ristiques communes : une &#233;motion n&#233;gative intense associ&#233;e &#224; l'id&#233;e de se rendre &#224; l'&#233;cole mais en m&#234;me temps, le d&#233;sir d'y retourner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_5755 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH396/capture_d_e_cran_2022-06-01_a_16.10.02-50ca6.png?1693603564' width='500' height='396' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une anxi&#233;t&#233; en sommeil depuis l'enfance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sp&#233;cialistes du refus scolaire anxieux &#233;voquent trois pics d'apparition de ce trouble : 5-7 ans, 10-11 ans et 13-15 ans, ce qui correspond &#224; des moments charni&#232;res d'acc&#232;s &#224; des &#233;tablissements scolaires sup&#233;rieurs et &#224; davantage d'autonomie. Mais en primaire, les cas sont plut&#244;t rares car la contrainte fait encore le poids. La plupart des situations concernent des adolescents de la sixi&#232;me &#224; la seconde. Avant d'aboutir au refus scolaire, ils ont souvent derri&#232;re eux un long parcours de lutte pour masquer et ma&#238;triser cette anxi&#233;t&#233;. Arrive alors le moment o&#249; ils s'&#233;puisent et ne parviennent plus &#224; faire face. Les signes qui doivent alerter l'entourage sont : l'isolement, l'hypersensibilit&#233; aux remarques des pairs et adultes, les passages r&#233;p&#233;t&#233;s &#224; l'infirmerie, l'inqui&#233;tude rapport&#233;e par les camarades, l'&#233;vitement des contr&#244;les, les absences r&#233;currentes. Parfois des facteurs d&#233;clencheurs vont pr&#233;cipiter les choses : un deuil, la maladie grave d'un proche, un d&#233;m&#233;nagement, des conflits familiaux, la sensation d'avoir &#233;t&#233; ridiculis&#233; en classe, des situations de harc&#232;lement&#8230; L'adolescent se renferme progressivement et c'est souvent le corps qui parle &#224; sa place, avec des sympt&#244;mes somatiques de plus en plus intenses : douleurs abdominales, naus&#233;es, vomissements, maux de t&#234;te, vertiges, sensations d'&#233;touffement&#8230; &#192; cela s'ajoute souvent une focalisation sur des pens&#233;es n&#233;gatives r&#233;guli&#232;res : &lt;i&gt;&#171; les autres se sont ligu&#233;s contre moi &#187;&lt;/i&gt; ; &lt;i&gt;&#171; un professeur m'en veut &#187;&lt;/i&gt; ; &lt;i&gt;&#171; je ne peux rien faire pour me d&#233;fendre &#187;&lt;/i&gt;. Le refus scolaire s'inscrit alors dans une conduite d'&#233;vitement des situations anxiog&#232;nes. L'&#233;vitement permet d'apaiser l'angoisse &#224; court terme mais ne fait que l'entretenir &#224; la longue. Parfois, cela se transforme en une phobie sociale g&#233;n&#233;ralis&#233;e, avec des jeunes qui se coupent de leurs amis, de leur famille, de leurs loisirs et qui n'osent plus sortir de chez eux. Il faut bien diff&#233;rencier ces refus anxieux, du d&#233;crochage scolaire pour des raisons d'&#233;chec scolaire, d'un manque d'int&#233;r&#234;t pour l'&#233;cole, d'une opposition caract&#233;rielle ou encore d'un environnement familial d&#233;faillant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apprivoiser ses peurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_5756 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L457xH641/capture_d_e_cran_2022-06-01_a_16.10.34-f878d.png?1693603564' width='457' height='641' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Dans l'unit&#233; du Dr. Denis, les infirmiers et &#233;ducateurs tentent de donner aux adolescents des outils pour apprendre &#224; mieux g&#233;rer leurs peurs. Ils les aident &#224; trouver des pens&#233;es alternatives aux sc&#233;narios catastrophe et leur enseignent des techniques de relaxation et de respiration pour faire baisser l'anxi&#233;t&#233; dans les moments de crise. Des jeux de r&#244;le permettent de travailler sur l'affirmation et l'estime de soi. &lt;i&gt;&#171; Nous les mettons en situation pour qu'ils apprennent &#224; se positionner face aux autres. J'utilise aussi la cam&#233;ra pour travailler sur leur image, pour qu'ils puissent se voir tels qu'ils sont r&#233;ellement et se d&#233;tacher d'une vision trop n&#233;gative d'eux-m&#234;mes. D'abord je travaille en individuel avec chacun, avant de les confronter au regard des autres dans le groupe. &#192; travers des jeux de r&#244;le, nous les invitons &#224; exp&#233;rimenter des situations qui leur font peur (s'adresser &#224; un inconnu ou reprendre contact avec un ami), pour les reproduire ensuite dans la vie courante. Nous les accompagnons aussi &#224; l'ext&#233;rieur pour les confronter &#224; des peurs pr&#233;cises, comme aller dans un centre commercial ou prendre le tram &#187;&lt;/i&gt;, raconte Emmanuel Adecalom, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; qui travaille depuis huit ans aupr&#232;s de ce public. L'objectif de cette prise en charge est le retour progressif dans l'&#233;tablissement scolaire avant la fin de l'ann&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Nous disposons d'une ann&#233;e pour leur donner des outils pour qu'ils soient mieux arm&#233;s face &#224; leur anxi&#233;t&#233;, pour qu'ils puissent renouer avec les autres et retrouver le chemin de l'&#233;cole &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume l'&#233;ducateur. En amont, l'&#233;quipe soignante va pr&#233;parer le terrain en rencontrant l'&#233;quipe p&#233;dagogique et en proposant des am&#233;nagements au cas par cas : emploi du temps r&#233;duit, dispense des interrogations &#224; l'oral, d&#233;calage des entr&#233;es/sorties qui repr&#233;sentent souvent des moments anxiog&#232;nes, repas dans une salle &#224; part avec un petit groupe de camarades,&#8239;etc. Les soignants demandent aussi aux professeurs d'avertir les autres &#233;l&#232;ves pour &#233;viter les questions g&#234;nantes &#224; leur retour et favoriser une attitude bienveillante &#224; leur &#233;gard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un syst&#232;me trop s&#233;lectif ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette arriv&#233;e massive d'adolescents aux probl&#233;matiques anxieuses de plus en plus s&#233;v&#232;res, peut s'interroger sur les raisons sous-jacentes d'un tel ph&#233;nom&#232;ne. Sympt&#244;me d'une &#233;poque o&#249; les liens sociaux ont tendance &#224; se d&#233;liter, o&#249; le virtuel remplace de plus en plus le r&#233;el ? R&#233;action de repli face aux menaces climatiques, g&#233;opolitiques ou encore sanitaires ? Reflet d'une perte d'autorit&#233; des adultes, enfants qui se sentent tout-puissants ? Si les psychologues s'interrogent sur les racines anxieuses de ces refus scolaires, des sociologues, &#224; l'image de Stanislas Morel (1) mettent en cause un syst&#232;me de plus en plus s&#233;lectif, excluant tous ceux qui ne rentrent pas dans la norme, car trop ou pas assez performants. &lt;i&gt;&#171; Il y a beaucoup d'humiliation et peu de bienveillance dans nos &#233;coles. L'&#233;cole fran&#231;aise est tr&#232;s comp&#233;titive et &#233;litiste par rapport &#224; d'autres mod&#232;les, comme en Scandinavie o&#249; il n'y a ni notes ni redoublement. &#187;&lt;/i&gt; Et de d&#233;noncer un recours de plus en plus massif aux professionnels de sant&#233; pour expliquer les difficult&#233;s scolaires, dont la phobie scolaire. &lt;i&gt;&#171; Ce n'est pas un ph&#233;nom&#232;ne apparu du jour au lendemain. Je pense que cela a toujours exist&#233; mais aujourd'hui, nous avons tendance &#224; chercher &#224; tout prix des explications m&#233;dico-psychologiques aux difficult&#233;s de l'enfant, y compris les enseignants et les familles que cela rassure. Il y a une forme de lobbying m&#233;dical qui veut faire reconna&#238;tre ces diagnostics comme des probl&#232;mes de sant&#233; publique, &#224; l'image de l'hyperactivit&#233;. &#187;&lt;/i&gt; Simple ph&#233;nom&#232;ne de mode alors ? Ou bien reflet d'une soci&#233;t&#233; &#224; l'avenir de plus en plus incertain qui produit de plus en plus d'anxieux ? Ces phobies d'un nouveau genre n'ont pas fini de nous questionner en tout cas !&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1) &lt;i&gt;La m&#233;dicalisation de l'&#233;chec scolaire&lt;/i&gt;, &#201;d. La dispute, 2014.
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_5757 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH285/capture_d_e_cran_2022-06-01_a_16.11.01-14af1.png?1693603565' width='500' height='285' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e &#8226; Phobie ou d&#233;crochage scolaire ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Prevention-specialisee-o-Phobie-ou-decrochage-scolaire</link>
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		<dc:subject>Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;cole</dc:subject>
		<dc:subject>1319</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les &#233;ducateurs de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e connaissent bien les jeunes d&#233;crocheurs. On parle moins de phobie scolaire ici mais ces situations existent aussi. Rencontre avec l'&#233;quipe d'Avignon. &lt;br class='autobr' /&gt;
La phobie scolaire est-elle tout autant pr&#233;sente au sein des populations d&#233;favoris&#233;es dans lesquelles les ruptures scolaires sont globalement plus fr&#233;quentes ? Il n'existe pas de chiffres officiels sur cette question mais les avis divergent. Certains, &#224; l'image du sociologue Stanislas Morel, &#233;voquent la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1319-" rel="tag"&gt;1319&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les &#233;ducateurs de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e connaissent bien les jeunes d&#233;crocheurs. On parle moins de phobie scolaire ici mais ces situations existent aussi. Rencontre avec l'&#233;quipe d'Avignon.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La phobie scolaire est-elle tout autant pr&#233;sente au sein des populations d&#233;favoris&#233;es dans lesquelles les ruptures scolaires sont globalement plus fr&#233;quentes ? Il n'existe pas de chiffres officiels sur cette question mais les avis divergent. Certains, &#224; l'image du sociologue Stanislas Morel, &#233;voquent la possibilit&#233; d'une construction sociale de ce type de diagnostic, surtout recherch&#233; au sein des classes ais&#233;es. D'autres, &#224; l'image du Dr. H&#233;l&#232;ne Denis, affirment le contraire. &lt;i&gt;&#171; Le refus scolaire avec une notion d'anxi&#233;t&#233; comme cause de la d&#233;scolarisation est bien s&#251;r pr&#233;sent dans les quartiers d&#233;favoris&#233;s&#8230; L'anxi&#233;t&#233; n'est pas sp&#233;cifique aux populations favoris&#233;es &#187;&lt;/i&gt;, &#233;crit-elle (1). &#192; Avignon (Vaucluse), les &#233;ducateurs de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e sont de plus en plus souvent sollicit&#233;s par la Mission de lutte contre le d&#233;crochage scolaire de l'&#201;ducation nationale. &lt;i&gt;&#171; Il y a trente ans, nous n'arrivions pas &#224; mettre un pied dans les coll&#232;ges et lyc&#233;es. Aujourd'hui, c'est l'&#201;ducation nationale qui nous appelle au secours &#187;&lt;/i&gt;, indique Yamina Benchenni, cheffe de service. Les &#233;ducateurs ont pris de plus en plus de responsabilit&#233;s pour monter et coordonner des projets. Aux jeunes en d&#233;crochage scolaire, ils proposent des ateliers collectifs autour de la nutrition, l'acc&#232;s &#224; la culture, la photo/vid&#233;o ou encore la marche, pour les resocialiser et les remobiliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Redonner envie d'apprendre&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Parmi les fondamentaux historiques de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e, on retrouve les principes de libre adh&#233;sion, d'anonymat, de non-mandat et de non-institutionnalisation des actions. Ce qui permet d'approcher les jeunes qui refusent de venir dans les services de soins ou structures m&#233;dico-sociales ou ceux dont les parents rencontrent des difficult&#233;s pour les y amener. &lt;i&gt;&#171; Nous sommes les g&#233;n&#233;ralistes de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e. Quand nous prenons en charge un jeune, c'est aussi toute sa famille et son environnement que nous accompagnons &#187;&lt;/i&gt;, affirme Yamina Benchenni. &lt;i&gt;&#171; Nous n'avons pas de cadre institutionnel. C'est nous qui sommes le cadre. Nos mesures ne sont pas limit&#233;es dans le temps, ce qui permet de travailler en profondeur &#187;&lt;/i&gt;, ajoute Karim (2). Cet &#233;ducateur suit depuis plusieurs ann&#233;es Mehdi, un jeune orient&#233; par son coll&#232;ge quand il &#233;tait en classe de 3&#232;me. &lt;i&gt;&#171; Il avait du mal avec le cadre scolaire. Quand une mati&#232;re ne lui plaisait pas, il ne faisait aucun effort pour apprendre. Il aga&#231;ait beaucoup les profs car il adorait faire rire ses camarades et bavarder en classe. Il a finalement &#233;t&#233; renvoy&#233; du coll&#232;ge. Toutes nos tentatives de le raccrocher &#224; un stage ont &#233;t&#233; vaines. Syst&#233;matiquement, il faisait tout capoter &#224; la derni&#232;re minute. En fin de compte, il a &#233;t&#233; rescolaris&#233; dans une classe &#224; faible niveau qui ne lui correspondait pas du tout. C'est au moment du premier confinement que Mehdi a compl&#232;tement d&#233;croch&#233;. Comme beaucoup de jeunes, il a perdu l'envie d'apprendre. Son quotidien &#233;tait rythm&#233; par la console et les r&#233;seaux sociaux. &#187;&lt;/i&gt; &#192; premi&#232;re vue, ce serait donc plut&#244;t un refus scolaire par opposition, plus qu'une phobie. Mais selon Karim, la question n'est pas tranch&#233;e car Mehdi pr&#233;sente aussi des troubles anxieux et il lui arrive de faire des attaques de panique.&lt;i&gt; &#171; Il ferme les yeux et fonce, mais quand il ouvre un peu la fen&#234;tre, il est en mode panique. &#187; &lt;/i&gt; L'&#233;ducateur tente de lui proposer d'autres outils de socialisation, comme le groupe de randonn&#233;e un mercredi sur deux et, ponctuellement, des chantiers &#233;ducatifs. &lt;i&gt;&#171; Il a particip&#233; &#224; un chantier d'une semaine pour repeindre un b&#226;timent. &#192; la fin de la semaine, il avait repris go&#251;t &#224; l'effort. &#202;tre au quotidien avec des jeunes lui &#233;vite de r&#233;fl&#233;chir. Il y rencontre des jeunes avec d'autres probl&#233;matiques ou parfois les m&#234;mes. &#199;a le rassure de ne pas &#234;tre seul dans son cas &#187;&lt;/i&gt;, estime Karim.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Renouer en marchant&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_5758 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L456xH643/capture_d_e_cran_2022-06-01_a_16.17.42-e02d2.png?1693570607' width='456' height='643' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Sa coll&#232;gue Coralie intervient &#224; Avignon aupr&#232;s d'une jeune fille d&#233;scolaris&#233;e depuis sa 4&#232;me : Nina. Elle &#233;tait alors dans une unit&#233; localis&#233;e pour l'inclusion scolaire (ULIS). Elle souffre d'ob&#233;sit&#233; depuis l'enfance, ce qui lui a valu d'&#234;tre harcel&#233;e durant plusieurs ann&#233;es &#224; l'&#233;cole primaire. &lt;i&gt;&#171; Elle n'est pas rest&#233;e silencieuse, elle a alert&#233; ses parents et les enseignants, mais &#224; chaque fois qu'elle se confiait &#224; un adulte, le harc&#232;lement s'intensifiait en cachette. Elle a donc arr&#234;t&#233; d'en parler. &#192; l'entr&#233;e au coll&#232;ge, elle a chang&#233; d'entourage et tout s'est arrang&#233;, elle avait des copines et se sentait bien jusqu'&#224; l'entr&#233;e en 4&#232;me. Le deuxi&#232;me jour, elle a crois&#233; deux &#233;l&#232;ves du groupe des harceleurs de la primaire. Ils ne l'ont m&#234;me pas vue mais elle a pris peur. Elle s'est dit qu'elle ne voulait pas revivre &#231;a &#187;&lt;/i&gt;, explique Coralie. Nina s'est enferm&#233;e &#224; la maison et est rest&#233;e muette pendant plusieurs mois. Sa maman ne comprenait pas ce qui se passait. Au coll&#232;ge, personne n'avait d'explication &#224; son comportement. Quand Coralie la rencontre pour la premi&#232;re fois, cinq mois se sont &#233;coul&#233;s sans que la situation n'&#233;volue. Nina accepte le suivi propos&#233; par l'&#233;ducatrice et un lien de confiance s'installe progressivement. Au bout de trois mois, elle arrive enfin &#224; expliquer les raisons de son refus scolaire. &lt;i&gt;&#171; Je la faisais dessiner. Elle adore les mangas et dessine tr&#232;s bien. Cela la valorise et facilite les &#233;changes. Elle participe aussi au groupe de marche &#233;ducative et &#224; des activit&#233;s de sensibilisation &#224; la nutrition, &#224; la sant&#233; ou &#224; la culture. Dans le groupe, elle a rapidement trouv&#233; sa place. Elle a su d&#233;passer ses propres limites lors d'une longue marche de seize kilom&#232;tres &#187;&lt;/i&gt;, raconte Coralie. Entretemps, le juge des enfants ordonne une mesure d'aide &#233;ducative en milieu ouvert (AEMO) pour toute la famille suite &#224; un signalement concernant la soeur de Nina et une enqu&#234;te sociale. L'&#233;ducateur r&#233;f&#233;rent exige alors son retour au coll&#232;ge sur deux demi-journ&#233;es. &lt;i&gt;&#171; Elle &#233;tait terroris&#233;e &#224; l'id&#233;e d'y retourner mais n'a pas voulu en parler &#224; l'&#233;ducateur. Elle s'est pli&#233;e &#224; ses exigences. Peut-&#234;tre aussi gr&#226;ce au travail sur ses limites en atelier de marche, elle arrive aujourd'hui &#224; ma&#238;triser ses peurs, &#224; les d&#233;passer et a pu r&#233;int&#233;grer sa classe. Mais d&#232;s que &#231;a ne va pas, elle m'appelle et demande &#224; me rencontrer &#187;&lt;/i&gt;, raconte Coralie. Et si c'&#233;tait ce savant m&#233;lange entre fermet&#233; d'un c&#244;t&#233; et ouverture et bienveillance de l'autre qui avait permis cette reprise de scolarit&#233; ? En tout cas, m&#234;me sans concertation entre intervenants sociaux, la recette semble bel et bien avoir fonctionn&#233; dans cette situation. Pour Coralie, les phobies scolaires se r&#233;sument souvent &#224; une difficult&#233; d'&#233;tablir des liens avec son entourage. &lt;i&gt;&#171; Remettre du lien est au c&#339;ur de notre pratique &#187;&lt;/i&gt;, conclut-elle. Un lien pr&#233;cieux que proposent ces &#233;ducateurs de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e &#224; tous les oubli&#233;s du syst&#232;me, &#224; tous ceux qui ne rentrent dans aucun cadre et qui, souvent, ne croient plus aux dispositifs institu&#233;s pour les aider &#224; raccrocher les wagons et repartir de l'avant.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
Contact : ADVSEA, 641 chemin de la Verdi&#232;re, 84140 Montfavet. T&#233;l. : 04 90 31 36 72.&lt;HR&gt;
(1) &lt;i&gt;La phobie scolaire. 100 Questions / R&#233;ponses&lt;/i&gt;, H&#233;l&#232;ne Denis et Estelle Caron, &#201;d. Ellipses, 2020.
(2) Pour pr&#233;server l'anonymat des &#233;ducateurs et des jeunes, leurs pr&#233;noms ont &#233;t&#233; modifi&#233;s.&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entretien avec Michael Stora &#8226; Raccrocher le scolaire gr&#226;ce au jeu vid&#233;o ?</title>
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		<dc:subject>&#201;cole</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;L'&#201;cole des h&#233;ros accueille des adolescents d&#233;scolaris&#233;s avec un haut potentiel intellectuel et des usages probl&#233;matiques des jeux vid&#233;o. Michael Stora a fait le pari de partir de leur attrait pour le monde virtuel pour les reconnecter aux apprentissages et aux autres. &lt;br class='autobr' /&gt; Michael Stora, psychologue et psychanalyste, sp&#233;cialis&#233; dans les pratiques num&#233;riques, fondateur de l'&#201;cole des h&#233;ros &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans quelle optique avez-vous fond&#233; l'&#201;cole des h&#233;ros ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans mon exp&#233;rience de psycho&#173;th&#233;rapeute, je me suis (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1319-" rel="tag"&gt;1319&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'&#201;cole des h&#233;ros accueille des adolescents d&#233;scolaris&#233;s avec un haut potentiel intellectuel et des usages probl&#233;matiques des jeux vid&#233;o. Michael Stora a fait le pari de partir de leur attrait pour le monde virtuel pour les reconnecter aux apprentissages et aux autres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_5759 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L250xH272/capture_d_e_cran_2022-06-01_a_16.21.20-c5d56.png?1693603565' width='250' height='272' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt; &lt;strong&gt;Michael Stora, psychologue et psychanalyste, sp&#233;cialis&#233; dans les pratiques num&#233;riques, fondateur de l'&#201;cole des h&#233;ros&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Dans quelle optique avez-vous fond&#233; l'&#201;cole des h&#233;ros ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans mon exp&#233;rience de psycho&#173;th&#233;rapeute, je me suis souvent rendu compte que l'&#233;chec constituait une source d'effondrement narcissique pour ces jeunes. Or le travail d'une psychoth&#233;rapie, c'est de se confronter &#224; ses &#233;checs. Mais chez eux, il y avait beaucoup de r&#233;sistances &#224; cela. Avec l'&#201;cole des h&#233;ros, j'ai voulu partir de leurs comp&#233;tences dans le domaine informatique et graphique pour leur proposer un projet original les amenant de l'addiction &#224; la cr&#233;ation. Au sein de deux &#233;tablissements rattach&#233;s &#224; des h&#244;pitaux de jour (1), j'accueille des jeunes de 15 &#224; 25 ans d&#233;scolaris&#233;s depuis plusieurs ann&#233;es pour certains, pr&#233;sentant un haut potentiel intellectuel et un rapport tr&#232;s pragmatique au monde. Ces adolescents sont partisans du concept que c'est en faisant que l'on apprend le mieux. Une &#233;quipe de professionnels du jeu vid&#233;o les aide &#224; concevoir eux-m&#234;mes un jeu de A &#224; Z, quatre apr&#232;s-midis par semaine. En compl&#233;ment, des psychologues eux-m&#234;mes passionn&#233;s de jeux vid&#233;o, proposent diff&#233;rents ateliers : m&#233;diation par le jeu vid&#233;o, cr&#233;ation de jeux de r&#244;le sur plateau et atelier Twitch. Ce dernier permet notamment une mise en sc&#232;ne de soi et une ouverture aux autres, au-del&#224; des murs de l'h&#244;pital.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Ne craignez-vous pas qu'en leur proposant comme unique support les jeux vid&#233;o, ils se renferment encore plus ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Je ne pense pas. Ils ne jouent pas aux jeux ici. Ils cr&#233;ent des jeux ! Mon objectif est de professionnaliser cette formation, en validant leurs comp&#233;tences et en leur permettant ensuite de travailler dans un studio. Quand je regarde les r&#233;sultats, je suis vraiment tr&#232;s impressionn&#233; par ce qu'ils font. Je les vois aussi s'ouvrir aux autres. Ceux qui n'osaient plus sortir de chez eux arrivent tout naturellement &#224; prendre les transports en commun. Ils nouent des liens et se retrouvent entre eux en dehors des cours.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Quel regard portez-vous sur la phobie scolaire et ses origines ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il y a &#233;norm&#233;ment d'explications diff&#233;rentes. Pendant neuf ans, j'ai travaill&#233; au centre m&#233;dico-psychologique (CMP) de Pantin (Seine-Saint-Denis) o&#249; je recevais des enfants en phobie scolaire qui n'avaient rien &#224; voir avec ceux que j'accueille ici. Les jeunes de l'&#201;cole des h&#233;ros &#233;taient plut&#244;t de bons &#233;l&#232;ves mais ils s'ennuyaient &#224; l'&#233;cole ou refusaient d'entrer dans des mod&#232;les trop scolaires. &#201;videmment, le confinement a encore amplifi&#233; ce malaise et le recours aux &#233;crans. Mais en fin de compte, derri&#232;re ces refus scolaires, se cachent souvent d'autres probl&#233;matiques d&#233;j&#224; pr&#233;sentes auparavant. Les jeunes d'aujourd'hui sont beaucoup plus exigeants que ceux de ma g&#233;n&#233;ration. Ils acceptent moins facilement la contrainte et ont besoin de donner du sens &#224; ce qu'ils apprennent. Et ils ont raison ! Beaucoup ont le sentiment qu'on les prend pour des moutons &#224; l'&#233;cole. Ils ont un nombre de cours excessif. On ne favorise pas assez leur &#233;panouissement en dehors de la scolarit&#233;. Pour pr&#233;venir ces probl&#233;matiques, il faudrait repenser notre mod&#232;le p&#233;dagogique trop &#233;litiste, et qui ne fait que renvoyer aux &#233;l&#232;ves leurs &#233;checs et ne valorise pas assez leurs r&#233;ussites.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1) Pour plus d'infos : &lt;a href=&#034;https://lecoledesheros.com/&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://lecoledesheros.com/&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La rencontre</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-rencontre</link>
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		<dc:date>2022-06-06T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Mission locale</dc:subject>
		<dc:subject>Insertion</dc:subject>
		<dc:subject>1319</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;S'il est bien un v&#233;cu qui est au c&#339;ur de la relation d'aide, c'est cette rencontre qui se d&#233;cline d'une mani&#232;re &#224; chaque fois unique, singuli&#232;re et renouvel&#233;e &#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Je crois que j'ai voulu &#234;tre assistante sociale pour cette Rencontre. Je crois que ce sacerdoce comme j'aime le dire, cet engagement puise sa force dans cette Rencontre. Cette Rencontre qui devient relation, petit pas par petit pas. La relation humaine c'est l'essence, le c&#339;ur m&#234;me du travail social. J'en ai marre d'entendre que des choses (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Echos-du-terrain" rel="directory"&gt;&#201;chos du terrain (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1319-" rel="tag"&gt;1319&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;S'il est bien un v&#233;cu qui est au c&#339;ur de la relation d'aide, c'est cette rencontre qui se d&#233;cline d'une mani&#232;re &#224; chaque fois unique, singuli&#232;re et renouvel&#233;e &#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je crois que j'ai voulu &#234;tre assistante sociale pour cette Rencontre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je crois que ce sacerdoce comme j'aime le dire, cet engagement puise sa force dans cette Rencontre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette Rencontre qui devient relation, petit pas par petit pas.&lt;br class='autobr' /&gt;
La relation humaine c'est l'essence, le c&#339;ur m&#234;me du travail social.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'en ai marre d'entendre que des choses n&#233;gatives sur le travail social ! Je ne les nie pas bien au contraire, je me bats aussi pour cela.&lt;br class='autobr' /&gt;
Toutefois, je n'ai pas envie d'occulter le beau de notre m&#233;tier, le poumon de celui-ci et le pourquoi il me semble, qu'on le fait. Je crois na&#239;vement, profond&#233;ment en l'humain et en la relation.&lt;br class='autobr' /&gt;
La rencontre, c'est comprendre que si cet enfant n'enl&#232;ve jamais son manteau au foyer, c'est parce que chez lui on ferme les volets toute la journ&#233;e pour garder le peu de chaleur dans la maison et on garde aussi son manteau pour avoir moins froid.&lt;br class='autobr' /&gt;
La rencontre, c'est ce regard de ce nouveau-n&#233; (21 jours) que je n'oublie toujours pas malgr&#233; quatorze ann&#233;es pass&#233;es. Oui, certes, j'ai d&#251; effectuer la lourde t&#226;che de le confier en sortant de la maternit&#233;, car sa m&#232;re, pour un temps n'&#233;tait pas disponible. Je n'oublierais jamais sa d&#233;tente corporelle dans mes bras en lui expliquant son accueil en pouponni&#232;re, peut-&#234;tre une fa&#231;on de me dire &lt;i&gt;&#171; ok vas-y prot&#232;ge moi, je suis d'accord &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sans fronti&#232;res&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rencontre, c'est aussi cette fratrie de cinq enfants venant d'Angola o&#249; la m&#232;re a disparu du jour au lendemain, se sacrifiant semble-t-il pour que ses enfants aient acc&#232;s &#224; de &#171; meilleures conditions de vie &#187;. Nous avons c&#233;l&#233;br&#233;, ensemble, chaque petit pas : de la d&#233;couverte du premier restaurant, o&#249; on est &#171; servi &#224; table &#187;, jusqu'&#224; monter un dossier &#224; la pr&#233;fecture, puis au tribunal pour demander la nationalit&#233; fran&#231;aise et l'obtenir. Arborer fi&#232;rement leurs cartes d'identit&#233; fran&#231;aise, enfin le Graal apr&#232;s tant de souffrance, d'inqui&#233;tudes, d'angoisses que nous avons partag&#233;es et travers&#233; ensemble. J'ai le souvenir d'un de ces enfants particuli&#232;rement, qui avait toujours mal quelque part, d&#232;s que je le voyais. J'ai compris qu'&#224; travers cette &#171; bobologie &#187;, ces maux, il avait besoin d'un adulte, de se sentir aimable. J'ai eu &#224; mon tour des maux, lorsqu'en r&#233;union &#171; parents-prof &#187; au coll&#232;ge l'un de ces enfants m'a dit que &lt;i&gt;&#171; ce n'&#233;tait pas &#224; moi d'&#234;tre l&#224;, mais sa m&#232;re &#187;&lt;/i&gt;. Pour s&#251;r, il avait raison, sa souffrance qu'il n'avait que peu exprimer, depuis ce jour-l&#224;, avait r&#233;sonn&#233; dans tout le coll&#232;ge, mais dans mes tripes aussi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette rencontre, ces rencontres m'ont vraiment appris ce qu'&#233;tait la r&#233;silience !&lt;br class='autobr' /&gt;
La rencontre, c'est cet accompagnement de cinq ann&#233;es de cette jeune fille et de sa famille dans le cadre d'une mesure de placement. Cinq ann&#233;es d'un accompagnement cousu main, o&#249; le mot adaptation a pris tout son sens : du tout placement au placement &#224; domicile, pour ensuite tendre &#224; un accompagnement en autonomie vers un appartement. Cette rencontre m'a fait traverser tant de sentiments, d'&#233;motions : de la joie d'un petit pas, de la col&#232;re d'avoir l'impression de faire des pas en arri&#232;re, de la tristesse de voir toute cette souffrance familiale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cet accompagnement a marqu&#233; la jeune professionnelle que j'&#233;tais (que je suis) et a largement contribu&#233; &#224; mon identit&#233; professionnelle aujourd'hui. Apr&#232;s avoir d&#233;cod&#233; le fonctionnement de ce p&#232;re, j'ai compris qu'il fallait &#224; chaque fois que je range ma panoplie d'assistante sociale, pour qu'il puisse me parler avec son c&#339;ur, ses tripes sans avoir la crainte d'un jugement. J'ai vers&#233; ma larme quand j'ai dit au revoir &#224; cette jeune fille devenue adulte et &#224; sa famille.&lt;br class='autobr' /&gt;
S&#233;mantiquement, si nous reprenons la d&#233;finition de la rencontre c'est : &lt;i&gt;&#171; l'action d'aller vers quelqu'un. &#187;&lt;/i&gt; Aller vers, s'il y a quelque chose que j'ai retenu de mes trois ann&#233;es de formation, c'est bien cette notion d'aller vers. Aller vers l'autre. Aller vers son monde. Ce qui en d&#233;coule, ce sont bien s&#251;r, les visites &#224; domicile. Le domicile, ce lieu si intime o&#249; nous, travailleurs sociaux nous pouvons y rentrer parfois par effraction (je risque de faire grincer des dents), parfois par invitation.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;span class='spip_document_5767 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L369xH440/capture_d_e_cran_2022-06-02_a_14.09.03-87626.png?1693499108' width='369' height='440' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Oui, parfois, nous &#171; for&#231;ons la porte &#187;, parfois cela r&#233;siste un peu pour ensuite l'ouvrir en grand et presque faire partie &#171; des meubles &#187;. Le domicile c'est l'endroit o&#249; viennent s'&#233;chouer nos repr&#233;sentations sur les personnes que nous accompagnons, l'endroit o&#249; m&#234;me les murs sont t&#233;moins de la souffrance. Le domicile, l'endroit o&#249; parfois la parole est davantage verrouill&#233;e, sacr&#233;e o&#249;, au contraire, les langues se d&#233;lient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'apprentissage de la rencontre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens de cette maman dont l'enfant &#233;tait accueilli &#224; l'IME o&#249; j'&#233;tais stagiaire. Certains professionnels la trouvaient exigeante, stimulant trop son enfant, dont elle n'avait pas fait le deuil ! Cette maman, je l'ai rencontr&#233;e &#224; son domicile avec ma r&#233;f&#233;rente de stage, une fa&#231;on d'aller vers et de d&#233;passer tout ce que nous pouvions entendre sur elle (nous devions la voir pour un renouvellement &#224; la Maison d&#233;partementale de personnes handicap&#233;es). Au fur et &#224; mesure de cette rencontre, cette maman si &#171; dure &#187; s'est effondr&#233;e, criant au monde sa souffrance et sa culpabilit&#233; li&#233;es au handicap de son enfant. Son domicile &#233;tait le seul espace ou elle s'autorisait &#224; &lt;i&gt;&#171; l&#226;cher les vannes &#187;&lt;/i&gt;. Une fois franchie le seuil de la porte pour nous raccompagner, elle se tenait &#224; nouveau droite. Lors de cette visite, je me suis dit qu'en allant vers elle, nous avions pu partager avec elle ce chagrin qu'elle portait. L'espace d'un instant, nous avons pu &lt;i&gt;&#171; prendre un peu de cette souffrance &#187;&lt;/i&gt;. Cette m&#232;re m'a appris beaucoup sur l'humilit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
La rencontre va de pair avec s'Affilier. J'aime ce mot : j'ai l'image d'une pelote que l'on d&#233;tricote et pour laquelle nous essayons de faire joindre les deux bouts. S'affilier, n'est-ce pas l&#224; une contracture de s'affirmer, s'affranchir et se lier ? Volez de vos propres ailes mais je suis l&#224;, dans le faire avec, dans la Relation en s&#233;curit&#233;, en &#233;tayage si besoin. S'affilier n'est-ce pas comprendre le monde de l'autre tout en restant connect&#233; avec Soi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un ancien coll&#232;gue m'a envoy&#233; un jour un uppercut en pleine r&#233;union : &lt;i&gt;&#171; tu travailles trop avec tes affects, Sophie &#187;&lt;/i&gt; ! Je n'ai pas su quoi r&#233;pondre&#8230; j'ai m&#234;me pleur&#233; (en cachette !), &#231;a m'a remu&#233;, bouscul&#233;, mise en col&#232;re&#8230; Aujourd'hui, je r&#233;ponds qu'heureusement que je travaille avec mes affects, car pour se rencontrer il faut a minima &#234;tre deux. Nous ne pouvons demander aux familles, aux enfants, aux publics que nous accompagnons de se livrer sans rien avoir en retour, sans donner un peu de soi, sans &#234;tre authentique. Mes &#233;motions font partie de moi et font une personne humaine, s&#251;rement enti&#232;re dans l'accompagnement de l'Autre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je terminerai cet article par cette citation qui m'a beaucoup marqu&#233;e : celle de Carl Rogers qui recommande, en effet, toujours la bonne distance : &lt;i&gt;&#171; l'empathie cherche &#224; sentir le monde int&#233;rieur du client, comme s'il &#233;tait le n&#244;tre, quoiqu'en n'oubliant jamais qu'il n'est pas le n&#244;tre. [&#8230;] Le chez soi dans lequel il se glisse [&#8230;] n'est pas le sien &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Bonne distance professionnelle ? D&#233;sol&#233;, on a perdu le m (a&#238;) &#232;tre !</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Bonne-distance-professionnelle-Desole-on-a-perdu-le-m-ai-etre</link>
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		<dc:date>2022-06-06T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>P&#233;dagogie</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1319</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Souvent r&#233;prim&#233;es, les &#233;motions constituent un tabou dans nos professions. Sur nos terrains de stage, il nous est souvent demand&#233; de d&#233;gager notre objectivit&#233;, afin d'appara&#238;tre le plus neutre possible : &#171; &#234;tre &#224; la bonne distance &#187;. Pour nous, cette injonction est contraire &#224; nos principes et &#224; nos valeurs, car en formation &#8211; qui plus est en p&#233;dagogie sociale &#8211; les &#233;motions ont toute leur place. Pour d&#233;battre de tout cela avec nos pairs, nos coll&#232;gues, nous avons &#233;chafaud&#233; une conf&#233;rence gesticul&#233;e mettant (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Souvent r&#233;prim&#233;es, les &#233;motions constituent un tabou dans nos professions. Sur nos terrains de stage, il nous est souvent demand&#233; de d&#233;gager notre objectivit&#233;, afin d'appara&#238;tre le plus neutre possible : &lt;i&gt;&#171; &#234;tre &#224; la bonne distance &#187;&lt;/i&gt;. Pour nous, cette injonction est contraire &#224; nos principes et &#224; nos valeurs, car en formation &#8211; qui plus est en p&#233;dagogie sociale &#8211; les &#233;motions ont toute leur place. Pour d&#233;battre de tout cela avec nos pairs, nos coll&#232;gues, nous avons &#233;chafaud&#233; une conf&#233;rence gesticul&#233;e mettant en sc&#232;ne la part de nos &#233;motions dans notre pratique professionnelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; partir de l'article &lt;i&gt;&#171; Maximiser l'objectivit&#233; et minimiser la neutralit&#233; &#187;&lt;/i&gt; d'Ir&#232;ne Pereira, nous pouvons affirmer que la pleine neutralit&#233; n'existe pas puisque nous sommes tous et toutes des &#234;tres subjectifs, constamment influenc&#233;s par notre genre, notre position sociale ou encore notre exp&#233;rience. Aussi, cette illusion de neutralit&#233; consisterait &#224; acc&#233;der &#224; la pleine objectivit&#233;. Nous savons bien que celle-ci peut produire des int&#233;r&#234;ts pour la recherche. Elle s'appuie sur des faits acad&#233;miques et scientifiques telles que les lois sociologiques. Aujourd'hui il y a une injonction &#224; introduire de la science dans nos pratiques. N&#233;anmoins, nous avons tous des connaissances l&#233;gitimes issues de notre propre exp&#233;rience. Aussi, nous assumons notre subjectivit&#233; et la non-neutralit&#233; dans nos pratiques. Nous pr&#233;f&#233;rons quant &#224; nous la &lt;i&gt;&#171; juste proximit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, la non-neutralit&#233;, la relation humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Transmettre ses &#233;motions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour certains professionnels, la prise en consid&#233;ration des &#233;motions dans l'accompagnement remettrait en question leur professionnalisme qui n&#233;cessite au contraire de les refouler. L'&#233;voquer rel&#232;ve du tabou. Pour nous, et au regard de notre formation, notre m&#233;tier repose avant tout sur la relation humaine. Cependant, en stage, nous faisons face &#224; des injonctions paradoxales puissantes : &lt;i&gt;&#171; sois emphatique, mais reste distant &#187;&lt;/i&gt; (1), &lt;i&gt;&#171; accompagne, mais ne t'implique pas de trop &#187;&lt;/i&gt;. Or, ces &#233;motions sont essentielles, servant &#224; certains moments de v&#233;ritables &lt;i&gt;&#171; signaux d'alarmes {} permettant d'&#233;valuer le plus justement les situations &#187; &lt;/i&gt; (1) et permettant aussi de nous aider &#224; ressentir le plus justement une situation v&#233;cue et d'adapter notre positionnement ainsi que notre accompagnement. Si elles sont l&#233;gitimes, car au c&#339;ur d'un travail social humaniste, le plus difficile est de trouver et pr&#233;server l'&#233;quilibre entre les n&#244;tres et celles des autres&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour expliquer ce que nous vivons, nous vous proposons des &#233;pisodes que nous avons v&#233;cus en stage et qui nous ont particuli&#232;rement marqu&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un jour, lors d'un &#233;change avec un Mineur non accompagn&#233; &#226;g&#233; de 17 ans, je me fais reprocher de ne pas r&#233;ussir &#224; le comprendre. Scolaris&#233; avec des filles, il est tomb&#233; amoureux de l'une d'entre elles. Ils se sont fr&#233;quent&#233;s pendant six mois, avant de rompre leur relation. Il &#233;tait vraiment tr&#232;s triste et n'avait plus envie de rien. Il n'&#233;tait plus motiv&#233; et pensait que l'amour, pour lui, c'&#233;tait fini. Un jour, il me prit &#224; partie en me disant : &lt;i&gt;&#171; six mois, c'est peut-&#234;tre rien pour toi, mais pour moi &#231;a a &#233;t&#233; si fort que je ne sais pas comment g&#233;rer ; toi t'es blanche, &#231;a doit &#234;tre plus facile de s'en remettre&#8230; de toute fa&#231;on, tu ne peux pas comprendre ce que je ressens. &#187;&lt;/i&gt; Je savais tr&#232;s bien ce qu'il pouvait ressentir parce que, moi aussi, j'avais v&#233;cu la m&#234;me situation. Et je me suis pos&#233;e la question de savoir si, oui ou non, je devais lui partager un peu de ma vie priv&#233;e, pour lui montrer que &#231;a arrive &#224; tout le monde et que la vie continue. Finalement, j'ai pris la d&#233;cision lui faire part de mon histoire amoureuse contrari&#233;e. Je lui ai dit que non, le fait d'&#234;tre blanche n'avait rien &#224; voir l&#224;-dedans, que l'amour n'avait aucune couleur de peau et que cette rupture avait &#233;t&#233; aussi dure pour lui que pour moi. Comme lui, je n'avais plus envie de me lever le matin, mes habitudes &#233;taient chamboul&#233;es et tout ce que je ressentais &#224; l'int&#233;rieur de moi, c'&#233;tait de la col&#232;re J'ai fini par lui dire qu'il fallait laisser parler ses &#233;motions, s'exprimer, de ne pas fermer la porte aux nouvelles rencontres qu'il pourrait faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(A) Larme sociale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_5760 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L269xH267/capture_d_e_cran_2022-06-01_a_16.32.54-d1e7e.png?1693603565' width='269' height='267' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; J'effectue un stage au sein d'un service socio-&#233;ducatif. Comme on a coutume &#224; dire &#224; l'ASE, je dois &lt;i&gt;&#171; &#234;tre le garant du respect du projet des enfants confi&#233;s &#224; l'aide sociale &#224; l'enfance &#187;&lt;/i&gt;, tout un programme. La r&#233;alit&#233; est tout autre&#8230; Lors de ma premi&#232;re permanence d'urgence, avec ma r&#233;f&#233;rente de stage, nous avons &#233;t&#233; inform&#233;s d'une audience programm&#233;e &#224; 16 h 00, devant d&#233;cider d'un placement. La situation (oui, je dis bien &lt;i&gt;&#171; situation &#187;&lt;/i&gt;, car &#224; l'ASE, on ne parle pas de famille, ni d'enfants, mais de situation) concerne une fratrie de trois enfants &#226;g&#233;s de 3 &#224; 9 ans. Je devais trouver en amont un lieu d'accueil. Appels et refus s'encha&#238;nent, source de stress et d'inqui&#233;tude pour moi. Lors de l'audience, je suis frapp&#233; par la violence des propos du magistrat &#224; l'&#233;gard de la m&#232;re. Je ne lis aucune expression d'&#233;motion dans le regard de mes coll&#232;gues qui restent sto&#239;ques. Lorsque mes regards croisent la m&#232;re j'essaie de lui faire comprendre de mani&#232;re non verbale que j'entends sa peine et que je la soutiens dans cette &#233;preuve. En sortant du tribunal, j'&#233;prouve de la col&#232;re : &lt;i&gt;&#171; Pourquoi cette audience s'est pass&#233;e comme &#231;a ? Est-ce que cela se passe toujours comme &#231;a ? &#187;&lt;/i&gt; Les pleurs des enfants et de la m&#232;re, la nuit noire dehors, la pluie&#8230; toutes les conditions sont r&#233;unies pour que ce placement soit traumatisant. &#192; un moment, je dois porter le plus jeune des enfants. Son corps est tremblotant. Ses larmes tombent sur mon sweat-shirt. Une tristesse ind&#233;finissable commence &#224; m'envahir. Je me cache dans une autre salle, pour pleurer. Mes coll&#232;gues m'ont dit : &lt;i&gt;&#171; Ne t'inqui&#232;tes pas tu vas t'y faire &#187;&lt;/i&gt;. Pour la premi&#232;re fois en deux ans de formation, je me suis pos&#233; la question de savoir si j'&#233;tais fait pour ce m&#233;tier, mais surtout si j'&#233;tais assez fort, si j'&#233;tais assez neutre. Mes camarades de promo et mes formateurs ont &#233;t&#233; l&#224; pour me rassurer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui est nomm&#233; &lt;i&gt;&#171; bonne distance &#187;&lt;/i&gt; vient questionner le sens de notre m&#233;tier et semble balayer la dimension humaine de toute relation. Ce qui nous rassemble aujourd'hui, c'est d'avoir choisi cette profession en conscience, car elle repose sur la rencontre et la relation. Aseptiser la relation de tout affect, de toute &#233;motion revient &#224; nier l'Autre, &#224; le d&#233;consid&#233;rer pour, au final, le priver de certaines cl&#233;s qui lui permettraient de se construire, de se d&#233;couvrir et de s'&#233;panouir en tant qu'individu singulier.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, en tant qu'&#233;tudiants, au-del&#224; de d&#233;noncer des syst&#232;mes et des organisations qui, selon nous, dysfonctionnent, nous avons appris &#224; nous engager et &#224; croire en cette utopie commune qui est de faire passer la relation &#224; l'autre au premier plan, dans un monde o&#249; les institutions m&#233;dico-sociales nous rendent d&#233;pendants, ex&#233;cutants. Le social n&#233;cessite des moyens pour r&#233;ussir le pari de la justice sociale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Demain, en tant que professionnels, nous esp&#233;rons pouvoir exercer dans un cadre bienveillant, bien-traitant, p&#233;tri d'affects, d'&#233;motions &#224; l'&#233;gard des personnes accompagn&#233;es et des accompagnants. Nous ne voulons pas &#234;tre, professionnels comme usagers, les victimes de la &lt;i&gt;machinalisation&lt;/i&gt; du travail social, de la bureaucratie. Une chose est s&#251;re, nos &#233;motions nous am&#232;neront toujours l&#224; o&#249; nous voulons aller, vers une relation sinc&#232;re, authentique.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1) MF &#8212; Travailleuse sociale, &#171; Et moi, &#233;moi&#8230; De l'importance des &#233;motions dans le travail social, publi&#233; dans le Guide Social le 21 mai 2021.&lt;HR&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Travail-social-o-S-engager-affectivement&#034;&gt;&#192; lire Dossier &#171; Travail social : s'engager affectivement &#187; n&#176;1287&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cin&#233;ma &#8226; Le repos des guerri&#232;res</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Cinema-o-Le-repos-des-guerrieres</link>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>1319</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ga&#235;lle pr&#233;f&#232;re se faire appeler Geisha ; avec la sombre L&#233;onie et l'impr&#233;visible Eug&#233;nie, elles ont choisi, sur conseil de leurs th&#233;rapeutes, de r&#233;fl&#233;chir &#224; leurs d&#233;sordres, &#224; leurs &#171; tracas &#187; sexuels. Pour les accompagner dans cette retraite de 26 jours, Sami, travailleur social &#8212; &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, s'il vous pla&#238;t &#8212; p&#233;tri de bienveillance et d'empathie et Octavia, th&#233;rapeute sensible, impassible et sereine. Plut&#244;t que de soigner &#8212; &#171; vous n'&#234;tes pas malades &#187; &#8212;, il s'agit ici d'ausculter l'intime de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_5761 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH117/capture_d_e_cran_2022-06-01_a_16.37.46-d752c.png?1693603565' width='500' height='117' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ga&#235;lle pr&#233;f&#232;re se faire appeler &lt;i&gt;Geisha &lt;/i&gt; ; avec la sombre L&#233;onie et l'impr&#233;visible Eug&#233;nie, elles ont choisi, sur conseil de leurs th&#233;rapeutes, de r&#233;fl&#233;chir &#224; leurs d&#233;sordres, &#224; leurs &lt;i&gt;&#171; tracas &#187;&lt;/i&gt; sexuels. Pour les accompagner dans cette retraite de 26 jours, Sami, travailleur social &#8212; &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, s'il vous pla&#238;t &#8212; p&#233;tri de bienveillance et d'empathie et Octavia, th&#233;rapeute sensible, impassible et sereine. Plut&#244;t que de soigner &#8212; &lt;i&gt;&#171; vous n'&#234;tes pas malades &#187;&lt;/i&gt; &#8212;, il s'agit ici d'ausculter l'intime de personnages complexes. De&lt;i&gt; &#171; provoquer un d&#233;placement de vos obsessions &#187; &lt;/i&gt; ; de vous &lt;i&gt;&#171; faire briller autrement &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_5762 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L279xH194/capture_d_e_cran_2022-06-01_a_16.37.12-6415b.png?1693603565' width='279' height='194' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; En effet, la chair est triste lorsqu'elle est addiction. Les trois femmes souffrent de cauchemars r&#233;currents, d'hallucinations, de honte, aussi. Leur sexualit&#233;, aveugle et agressive, est en qu&#234;te d'exploration, d'apaisement, de changement. Au fur et &#224; mesure du s&#233;jour, seront abord&#233;es, entre autres, des r&#233;miniscences d'enfance d'abus paternels et leurs &#233;tranges r&#233;percussions ; depuis, elles ont connu les pires exp&#233;riences, de soumission et de bondage, de fellations &#224; la cha&#238;ne, tentant parfois d'esquisser une figure improbable de &lt;i&gt;&#171; nymphomane comme fille forte &#187;&lt;/i&gt;. Dans cet extr&#234;me sexe, cette fr&#233;n&#233;sie d&#233;vorante, les fronti&#232;res entre la souffrance et le plaisir deviennent terriblement floues. Une nuit, en for&#234;t, dans un moment de douceur, deux d'entre elles rendent hommage au hibou, &lt;i&gt;&#171; beau comme un prince pr&#233;dateur &#187;&lt;/i&gt;. Elles iront jusqu'&#224; appr&#233;hender enfin leur capacit&#233; &#224; se voir autrement que par le d&#233;sir de l'homme. Th&#233;rapeute et &#233;ducateur les y auront aid&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sujet gonfl&#233;, &#224; risque, hautement casse-gueule. Dot&#233; qui plus est d'un traitement radical, par la longueur du film, et par certains partis pris assum&#233;s, flirtant parfois davantage avec la po&#233;sie qu'avec la raison pure.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_5763 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L300xH167/capture_d_e_cran_2022-06-01_a_16.37.01-e96c7.png?1693603565' width='300' height='167' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;Un &#233;t&#233; comme &#231;a&lt;/i&gt; | Un film qu&#233;b&#233;cois de Denis C&#244;t&#233; | 139 minutes| Avec Larissa Corriveau (L&#233;onie), Laure Giappiconi (Eug&#233;nie), Aude Mathieu (Geisha), Anne Ratte Polle (Octavia), Samir Guesmi (Sami) | Nouvelle date de sortie : 27 juillet 2022
(pr&#233;c&#233;demment dat&#233; au 13 juillet)&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Conf&#233;rence-th&#233;&#226;tralis&#233;e &#8226; Surdit&#233;, changer de regard</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Conference-theatralisee-o-Surdite-changer-de-regard</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Conference-theatralisee-o-Surdite-changer-de-regard</guid>
		<dc:date>2022-06-06T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Sensoriel</dc:subject>
		<dc:subject>1319</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Sensibiliser au handicap, pas par le militantisme mais par l'humour et la bienveillance &#187;. Voil&#224; l'ambition de Vivien Laplane. Objectif atteint pour le conf&#233;rencier et humoriste, gr&#226;ce &#224; sa conf&#233;rence-th&#233;atralis&#233;e Au secours, j'ai un coll&#232;gue sourd. Lui-m&#234;me sourd appareill&#233; oralisant, ex-&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; dans un foyer d'accueil m&#233;dicalis&#233;, Vivien Laplane r&#233;ussit &#224; faire passer un message positif et pragmatique sur la surdit&#233; et l'accueil d'une personne handicap&#233;e en entreprise, sans mi&#232;vrerie, avec gaiet&#233; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/OEil-et-oreille" rel="directory"&gt;&#338;il et oreille&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Sensoriel" rel="tag"&gt;Sensoriel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1319-" rel="tag"&gt;1319&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_5764 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L200xH197/capture_d_e_cran_2022-06-01_a_16.44.23-44afd.png?1693603565' width='200' height='197' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&#171; Sensibiliser au handicap, pas par le militantisme mais par l'humour et la bienveillance &#187;&lt;/i&gt;. Voil&#224; l'ambition de Vivien Laplane. Objectif atteint pour le conf&#233;rencier et humoriste, gr&#226;ce &#224; sa conf&#233;rence-th&#233;atralis&#233;e&lt;i&gt; Au secours, j'ai un coll&#232;gue sourd&lt;/i&gt;. Lui-m&#234;me sourd appareill&#233; oralisant, ex-&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; dans un foyer d'accueil m&#233;dicalis&#233;, Vivien Laplane r&#233;ussit &#224; faire passer un message positif et pragmatique sur la surdit&#233; et l'accueil d'une personne handicap&#233;e en entreprise, sans mi&#232;vrerie, avec gaiet&#233; et p&#233;dagogie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour d&#233;monter les pr&#233;jug&#233;s et les craintes, il use de la caricature et d'une galerie de personnages tout &#224; la fois loufoques et r&#233;alistes. Que ce soit &#224; travers un m&#233;decin du travail tr&#232;s cru, un patron dont on se demande si la main n'a pas &#233;t&#233; forc&#233;e par l'obligation d'embaucher des travailleurs handicap&#233;s, ou des coll&#232;gues la t&#234;te pleine de clich&#233;s, la m&#233;canique fonctionne. Elle permet d'informer sur ce handicap et ses cons&#233;quences invisibles (la difficult&#233; pour quelqu'un d'appareill&#233; &#224; travailler dans un environnement bruyant par exemple), et de d&#233;dramatiser l'embauche d'une personne sourde, parfois ressentie comme &lt;i&gt;&#171; une &#233;tranget&#233; &#187;&lt;/i&gt; qui vient &lt;i&gt;&#171; bousculer les habitudes d'une &#233;quipe &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
La conf&#233;rence rappelle d'ailleurs &#224; juste titre que des am&#233;nagements permettent aujourd'hui d'int&#233;grer pleinement dans le milieu professionnel ordinaire une personne porteuse de handicap. Si le format est court (vingt minutes), il est pens&#233; pour &#234;tre jou&#233; dans des entreprises, associations, universit&#233;s ou grandes &#233;coles. La conf&#233;rence est suivie d'&#233;changes en petits groupes, dont le but est de poursuivre la r&#233;flexion autour du handicap et faire prendre conscience que &lt;i&gt;&#171; si on y met les moyens et la volont&#233;, tout est possible &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_5765 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L350xH191/capture_d_e_cran_2022-06-01_a_16.44.44-0d018.png?1693603565' width='350' height='191' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;i&gt;Au secours, j'ai un coll&#232;gue sourd &lt;/i&gt; Contact : &lt;a href=&#034;https://vivienapprendreaecouter.com&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://vivienapprendreaecouter.com&lt;/a&gt; | Retrouvez l'autoportrait de Vivien Laplane paru sur le site de Lien Social : &lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/vivien-laplane&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.lien-social.com/vivien-laplane&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Bal perdu </title>
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		<dc:date>2022-06-06T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Mental</dc:subject>
		<dc:subject>Violence</dc:subject>
		<dc:subject>1319</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Chez nous, aussi ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Et si un groupe de terroristes prenait en otage des enfants porteurs de handicap, au c&#339;ur d'un Institut m&#233;dico&#233;ducatif ? Pour son troisi&#232;me livre, Philippe Pourtalet s'aventure avec bonheur dans cette improbable fiction. S'il a l'&#233;l&#233;gance de ne pas d&#233;signer la religion qui inspire cette agression (les int&#233;grismes de tout bord pouvant s'y retrouver), il perce &#224; jour avec finesse le profil de ses personnages. Un terroriste dont le r&#233;cit de vie permet de contextualiser son acte de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1319-" rel="tag"&gt;1319&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L106xH150/arton10247-a407e.jpg?1693603565' width='106' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chez nous, aussi ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si un groupe de terroristes prenait en otage des enfants porteurs de handicap, au c&#339;ur d'un Institut m&#233;dico&#233;ducatif ? Pour son troisi&#232;me livre, Philippe Pourtalet s'aventure avec bonheur dans cette improbable fiction. S'il a l'&#233;l&#233;gance de ne pas d&#233;signer la religion qui inspire cette agression (les int&#233;grismes de tout bord pouvant s'y retrouver), il perce &#224; jour avec finesse le profil de ses personnages. Un terroriste dont le r&#233;cit de vie permet de contextualiser son acte de d&#233;sespoir. Une &#233;ducatrice qui d&#233;ploie un savoir-faire et un savoir-&#234;tre, en des circonstances bien peu acad&#233;miques. Des enfants apeur&#233;s mais fid&#232;les &#224; eux-m&#234;mes. Le p&#232;re de l'un d'entre eux r&#233;ussissant &#224; rejoindre le groupe dans une ultime tentative de n&#233;gociation. Le d&#233;but est brutal. Le cadavre du directeur g&#238;t d'embl&#233;e dans la cour, bient&#244;t suivi par celui d'un enfant. L'issue ne l'est pas moins, la police tentant jusqu'au bout de n&#233;gocier, avant l'intervention finale. Un suspense bien &#233;crit et bien d&#233;crit qui tient en haleine jusqu'aux derni&#232;res lignes dont il ne faut pas rater l'intensit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Auto-&#233;dition (06 37 30 06 94), 2022, (197 p. &#8211; 15 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Mille arbres</title>
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		<dc:date>2022-06-06T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Abus sexuel</dc:subject>
		<dc:subject>Enfance maltrait&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>1319</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Sauver le Tilleul &lt;br class='autobr' /&gt;
L'ing&#233;nieur en charge des travaux en est convaincu, il va dans le sens du progr&#232;s. L'autoroute qu'il veut construire coupera certes la vall&#233;e en deux. Mais, elle favorisera l'installation des urbains &#224; la campagne, leur permettant de rouler encore plus vite pour se rendre &#224; leur travail. Et puis, rassure-t-il, il y aura des murs anti-bruit et des tunnels en dessous pour permettre le passage du gibier. Mais son argumentation ne convainc pas grand monde parmi les futurs riverains. (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Maltraitance" rel="tag"&gt;Enfance maltrait&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1319-" rel="tag"&gt;1319&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L109xH150/arton10248-6c350.jpg?1693603565' width='109' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sauver le Tilleul&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ing&#233;nieur en charge des travaux en est convaincu, il va dans le sens du progr&#232;s. L'autoroute qu'il veut construire coupera certes la vall&#233;e en deux. Mais, elle favorisera l'installation des urbains &#224; la campagne, leur permettant de rouler encore plus vite pour se rendre &#224; leur travail. Et puis, rassure-t-il, il y aura des murs anti-bruit et des tunnels en dessous pour permettre le passage du gibier. Mais son argumentation ne convainc pas grand monde parmi les futurs riverains. Le symbole de leur opposition est cet arbre v&#233;n&#233;rable, plant&#233; il y a deux si&#232;cles et qui se trouve au milieu du site de la future quatre voies. Fran&#231;ois et son amie Diane d&#233;cident alors d'installer une cabane au creux de l'anc&#234;tre et d'y dormir chaque nuit, pour montrer leur r&#233;sistance. Les mouvements citoyens cherchant &#224; peser contre les &#171; grands projets inutiles et impos&#233;s &#187; se trouvent ici relay&#233;s &#224; hauteur d'enfant. Les voil&#224; &#224; l'initiative d'une ZAD (zone &#224; d&#233;fendre) qui vaut bien celle de leurs a&#238;n&#233;s !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. CotCotCot, (80 p. &#8211; 13,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Maman, les p'tits bateaux</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Maman-les-p-tits-bateaux</link>
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		<dc:date>2022-06-06T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Enfance maltrait&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>Violences conjugales</dc:subject>
		<dc:subject>1319</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Un disque dur pour seul confident &lt;br class='autobr' /&gt;
Au lecteur qui pense qu'il devrait toujours &#234;tre facile &#224; un enfant de r&#233;v&#233;ler &#224; ses proches les violences qu'il subit, on ne peut que lui conseiller de lire ce roman mettant en sc&#232;ne une adolescente aux prises avec une agression innommable. Ici, tout est sugg&#233;r&#233; et induit, avant que la violence v&#233;cue ne soit petit &#224; petit r&#233;v&#233;l&#233;e dans toute son horreur. Pas de risque donc d'&#234;tre confront&#233; &#224; des descriptions crues ou voyeuristes. Mais, l'opportunit&#233; de comprendre les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Maltraitance" rel="tag"&gt;Enfance maltrait&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Violences-conjugales" rel="tag"&gt;Violences conjugales&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1319-" rel="tag"&gt;1319&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L111xH150/arton10249-151bf.jpg?1693603565' width='111' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un disque dur pour seul confident&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lecteur qui pense qu'il devrait toujours &#234;tre facile &#224; un enfant de r&#233;v&#233;ler &#224; ses proches les violences qu'il subit, on ne peut que lui conseiller de lire ce roman mettant en sc&#232;ne une adolescente aux prises avec une agression innommable. Ici, tout est sugg&#233;r&#233; et induit, avant que la violence v&#233;cue ne soit petit &#224; petit r&#233;v&#233;l&#233;e dans toute son horreur. Pas de risque donc d'&#234;tre confront&#233; &#224; des descriptions crues ou voyeuristes. Mais, l'opportunit&#233; de comprendre les sentiments de mal-&#234;tre, de culpabilit&#233; et de d&#233;couragement qui assaillent concomitamment une jeune victime de 12 ans qui ne sait comment se prot&#233;ger de ce qu'elle subit, d'autant que l'agresseur est un familier proche. Autrefois, elle se serait confi&#233;e &#224; son journal intime. L&#224;, elle le fait &#224; son ordinateur. Difficile pour l'entourage familial ou scolaire de d&#233;coder des sympt&#244;mes qui n'ont heureusement pas toujours une origine aussi traumatisante. Laisser le jeune lecteur avec une fin pessimiste n'aurait gu&#232;re eu de sens. L'issue propos&#233;e ici permet d'ouvrir des pistes positives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. Le Muscadier, 2020, (80 p. &#8211; 9,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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