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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Comment &#233;couter er accompagner une m&#232;re qui veut abandonner son enfant &#224; la naissance</title>
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		<title>Abandon d'enfant &#224; la naissance : &#233;couter et accompagner</title>
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&lt;p&gt;G&#233;rer la grossesse, &#233;valuer la situation sociale, mesurer la souffrance, &#233;voquer la culpabilit&#233;, appr&#233;cier les r&#233;percussions sont autant de probl&#232;mes justifiant un accompagnement de la femme qui n'accepte pas sa maternit&#233;. Le service de la Consultation des femmes enceintes en difficult&#233;, du CHU de Nantes, propose un accueil pour r&#233;pondre &#224; ces d&#233;tresses et pour &#233;viter que cette &#233;preuve ne se transforme en catastrophe. &lt;br class='autobr' /&gt;
S'il est bien une r&#233;alit&#233; qui n'a gu&#232;re chang&#233; depuis des d&#233;cennies (m&#234;me si elle est (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;G&#233;rer la grossesse, &#233;valuer la situation sociale, mesurer la souffrance, &#233;voquer la culpabilit&#233;, appr&#233;cier les r&#233;percussions sont autant de probl&#232;mes justifiant un accompagnement de la femme qui n'accepte pas sa maternit&#233;. Le service de la Consultation des femmes enceintes en difficult&#233;, du CHU de Nantes, propose un accueil pour r&#233;pondre &#224; ces d&#233;tresses et pour &#233;viter que cette &#233;preuve ne se transforme en catastrophe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S'il est bien une r&#233;alit&#233; qui n'a gu&#232;re chang&#233; depuis des d&#233;cennies (m&#234;me si elle est largement moins fr&#233;quente), ce sont ces b&#233;b&#233;s que l'on retrouve r&#233;guli&#232;rement abandonn&#233;s sous le porche d'une &#233;glise, dans un cin&#233;ma ou qui sont d&#233;pos&#233;s &#224; l'accueil des DDASS. Les progr&#232;s r&#233;alis&#233;s en mati&#232;re de contraception, la possibilit&#233; l&#233;gale d'IVG n'ont pas supprim&#233; tous les drames individuels ou les situations complexes qui d&#233;cident des m&#232;res &#224; accomplir ce geste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre constat : la proc&#233;dure, aujourd'hui contest&#233;e mais toujours en vigueur, d'accoucher &#224; l'h&#244;pital dans l'anonymat, se fait encore dans des conditions pas toujours satisfaisantes : les femmes repartant aussit&#244;t, sans avoir vraiment &#233;t&#233; ni &#233;cout&#233;es, ni accompagn&#233;es. Sans compter les risques d'h&#233;morragie, l'absence de suivis m&#233;dical, social ou psychologique induits par ce d&#233;part pr&#233;cipit&#233;. Ces situations, ils sont un certain nombre d'acteurs sociaux et m&#233;dico-sociaux du d&#233;partement de Loire-Atlantique, &#224; les d&#233;plorer &#224; la fin des ann&#233;es 1980. Insatisfaits face &#224; ce qui leur appara&#238;t au mieux comme un d&#233;sint&#233;r&#234;t, au pire comme une caution, ils vont se mobiliser pour r&#233;fl&#233;chir &#224; la meilleure fa&#231;on de r&#233;agir. Aide sociale &#224; l'enfance, protection maternelle et infantile, service adoption du conseil g&#233;n&#233;ral d'un c&#244;t&#233;, h&#244;pital de l'autre aboutissent, apr&#232;s deux ann&#233;es de travail, &#224; la cr&#233;ation en 1990, d'un lieu d'accueil, la Consultation des femmes enceintes en difficult&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les objectifs de ce nouveau service consistent alors &#224; &#233;viter les actes clandestins et notamment les infanticides et &#224; proposer une aide d&#232;s le d&#233;but de la grossesse, avec la possibilit&#233; d'un accompagnement en cas d'abandon. Le premier contact se fait au moment de la prise de conscience de l'&#233;tat de grossesse. Le d&#233;ni qui pr&#233;side parfois &#224; cette situation peut &#234;tre impressionnant. Il n'est pas rare de constater qu'une m&#232;re, qui refuse de se retrouver enceinte, organise tout &#224; fait inconsciemment cette d&#233;n&#233;gation. Cela ne rel&#232;ve pas du camouflage, mais plut&#244;t d'un conditionnement psychologique qui concerne la principale int&#233;ress&#233;e, son entourage et m&#234;me le personnel soignant. &#192; l'image de cette championne de natation, dont les formes n'ont pas &#233;volu&#233; sous un maillot pourtant tr&#232;s moulant et qui consulte pour des spasmes au ventre : le praticien diagnostique&#8230; des gaz ! Il faudra quelques jours encore pour d&#233;couvrir une grossesse de 8 mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet exemple n'est pas exceptionnel. Cette autre jeune femme, dont le p&#232;re est chirurgien et la m&#232;re psychiatre, est admise aux urgences pour une tumeur abdominale. La tumeur se portait bien : elle pesait 3,5 kg &#224; la naissance ! Lorsque la m&#232;re sort du d&#233;ni de sa grossesse, le ventre cesse d'&#234;tre plat. Les formes s'arrondissent en quelques jours. Le b&#233;b&#233; reprend sa place. Il suffit pour cela qu'elle ait pris conscience de sa pr&#233;sence. Ce d&#233;ni peut toutefois perdurer jusque et y compris au moment de l'accouchement. L'infanticide est alors possible, la m&#232;re refusant jusqu'au bout d'identifier ce qui sort de son ventre comme son enfant, consid&#233;rant ce rejet comme une sorte d'excr&#233;ment. Sans que cela atteigne forc&#233;ment de telles extr&#233;mit&#233;s, la d&#233;couverte tardive de l'&#233;tat de grossesse peut la plonger dans une grande d&#233;tresse. Elle se cro&#238;t d'abord enceinte de 2 ou 3 mois et se d&#233;couvre &#224; 5 ou 8 mois !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette annonce peut entra&#238;ner un effondrement. Ce n'est pas le moment. Le projet professionnel ou les &#233;tudes engag&#233;es, les relations au sein du couple ou l'enfant non d&#233;sir&#233;&#8230; les raisons sont multiples pour ne pas envisager de garder le b&#233;b&#233;. Les d&#233;lais d'IVG, tant en France qu'&#224; l'&#233;tranger sont d&#233;pass&#233;s. Une v&#233;ritable d&#233;tresse peut alors assaillir ces femmes. Un accompagnement s'av&#232;re alors un moyen pertinent et efficace pour les aider &#224; cheminer et &#224; y voir plus clair.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est dans cette p&#233;riode critique que la Consultation des femmes enceintes en difficult&#233; de Nantes propose son action. Peu d'h&#244;pitaux ont mont&#233; un tel dispositif. L'exp&#233;rience voisine de l'h&#244;pital de Rennes &#8212; le service d'accompagnement des femmes enceintes en difficult&#233; &#8212; offre aussi un suivi, mais il est r&#233;serv&#233; &#224; la m&#232;re. &#192; Nantes, l'originalit&#233; consiste &#224; offrir en plus l'accompagnement du b&#233;b&#233;. Ouvert 24 heures sur 24 et 365 jours sur 365, ce service apporte un regard pluridisciplinaire : il met &#224; disposition une sage-femme, une assistante sociale (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Du-droit-de-l-enfant-au-droit-de-la-femme' class='spip_in'&gt;lire son interview&lt;/a&gt;) et une psychologue. G&#233;rer sa grossesse, porter l'enfant que l'on a en soi, faire le point sur sa situation sociale, mesurer la souffrance, la culpabilit&#233; et les r&#233;percussions de l'acte d'abandon, pouvoir partager ou non avec son entourage sa d&#233;cision&#8230; sont autant de questions qui m&#233;ritent un accompagnement pr&#233;venant et respectueux de la personne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accueil propos&#233; ici est d&#233;nu&#233; de toute tentative de recherche de justification. La sage-femme propose une pr&#233;paration &#224; l'accouchement qui est le plus souvent particuli&#232;rement investie. Tout se passe comme si ces femmes se vivaient dans l'obligation d'&#234;tre irr&#233;prochables durant le temps o&#249; elles vont &#234;tre m&#232;res. Elles sont donc tr&#232;s exigeantes &#224; l'&#233;gard de leur grossesse qu'elles surveillent tout particuli&#232;rement. Elles m&#232;nent en g&#233;n&#233;ral leur accouchement avec une grande intensit&#233; et une grande ma&#238;trise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but, ces m&#232;res &#233;taient log&#233;es dans la maternit&#233;. Mais ce n'&#233;tait pas judicieux qu'elles int&#232;grent une chambre am&#233;nag&#233;e avec un lit d'enfant qui restait vide. Elles entendaient en outre les cris des b&#233;b&#233;s des autres mamans ou pouvaient les croiser quand elles sortaient dans le couloir. Elles recevaient aussi &#233;ventuellement la visite du photographe qui leur proposait de les prendre en photo avec leur enfant. Elles sont donc accueillies dans une chambre du service de gyn&#233;cologie. Elles peuvent aller voir leur nourrisson autant de fois qu'elles le veulent. La moiti&#233; d'entre elles, environ, leur rend visite. Le comportement qu'elles adoptent est alors tr&#232;s proche de celui des m&#232;res &#224; qui on annonce le d&#233;c&#232;s imminent de leur petit : elles sont tr&#232;s pr&#233;sentes et tr&#232;s actives, comme si elles cherchaient &#224; se remplir de leur b&#233;b&#233; avant de le quitter. La m&#232;re peut, si elle le souhaite nommer son enfant, le nourrir. Elles choisissent m&#234;me parfois de l'allaiter. Le d&#233;lai l&#233;gal de trois jours avant la d&#233;claration &#224; l'&#233;tat civil lui permet de faire le point.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, on lui propose de signer le proc&#232;s-verbal de remise en vue d'adoption. Le fait de ne pas &#234;tre accueillies dans le m&#234;me service leur permet de vivre tr&#232;s t&#244;t la question de la s&#233;paration. Ce qu'on fait plus difficilement avec un b&#233;b&#233; dans les bras. Mais la Consultation des femmes enceintes en difficult&#233; ne se limite pas au travail de mentalisation, de repr&#233;sentation de l'accouchement, de la naissance et de la s&#233;paration propos&#233;e aux m&#232;res. Le b&#233;b&#233; est aussi accompagn&#233;. Si l'abandon qu'il subit n'&#233;tait pas parl&#233;, le risque serait trop grand qu'il soit r&#233;duit &#224; l'&#233;tat de d&#233;chet. Or, les touts d&#233;buts de la vie constituent une p&#233;riode par trop pr&#233;pond&#233;rante dont vont d&#233;pendre son sentiment de s&#233;curit&#233; interne et son d&#233;veloppement psychique ult&#233;rieur pour que l'on n&#233;glige de l'associer &#224; ce qui est alors en train de se vivre. Les professionnels prennent grand soin de lui parler en lui restituant son histoire et en l'informant de son statut social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lui rappeler qu'il est un sujet d&#233;sirant et d&#233;sir&#233; doit ainsi lui permettre de mieux faire face &#224; la s&#233;paration. S'il ne comprend pas forc&#233;ment les mots qui lui sont adress&#233;s, il per&#231;oit parfaitement les intentions du langage qui lui est destin&#233; et les affects qui lui sont sous-jacents. L'&#233;quipe constitue, en outre, un album photo accompagn&#233; d'&#233;l&#233;ments portant sur le poids, la taille, le p&#233;rim&#232;tre cr&#226;nien &#224; la naissance, ainsi que sur les circonstances de l'accouchement. Ce document est remis au service de l'aide sociale &#224; l'enfance qui le transmet &#224; la famille d'adoption. L'intervention de l'&#233;quipe aupr&#232;s du b&#233;b&#233; s'interrompt d&#232;s que le proc&#232;s verbal est sign&#233;, le relais &#233;tant alors pris par le service d'adoption.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des deux mois qui leur sont accord&#233;s l&#233;galement pour se r&#233;tracter, ces mamans peuvent, si elles le d&#233;cident, venir reprendre leur enfant, sans formalit&#233; particuli&#232;re, ni d&#233;lai suppl&#233;mentaire. La Consultation des femmes enceintes en difficult&#233; leur offre la possibilit&#233; de venir rencontrer &#224; nouveau l'&#233;quipe. Certaines ne reviennent jamais. D'autres font le choix de venir parler. Et c'est parfois n&#233;cessaire, le soulagement, voire l'euphorie des premiers temps laissant la place &#224; la prise de conscience de la juste mesure de l'acte pos&#233;. L'exp&#233;rience a montr&#233; que ce sont plut&#244;t les m&#232;res qui refusent de nommer l'enfant, de conna&#238;tre son sexe, de le voir, qui se r&#233;tractent le plus fr&#233;quemment, avant la fin du d&#233;lai l&#233;gal. Tout au long de l'accompagnement qui est propos&#233; par le service de la Consultation des femmes enceintes en difficult&#233;, rien n'est fait ni pour les encourager, ni pour les dissuader dans l'acte d'abandon. L'&#233;quipe n'a pas pour objectif de leur faire changer d'avis dans un sens ou dans un autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'important, finalement, n'est pas dans la d&#233;cision finale, mais dans la mesure des cons&#233;quences du choix qui va &#234;tre fait, et dans la d&#233;marche consistant &#224; rendre ces m&#232;res responsables sans jamais les d&#233;poss&#233;der de leurs choix. Apr&#232;s dix ann&#233;es de fonctionnement, le constat est clair : contrairement aux repr&#233;sentations que beaucoup pouvaient s'en faire, la d&#233;cision d'abandon est tr&#232;s rarement li&#233;e &#224; une grande difficult&#233; sociale ou affective. Les femmes qui sont dans une telle situation ont plus tendance &#224; &#233;tablir une relation fusionnelle avec leur b&#233;b&#233;, qu'elles peuvent ensuite rejeter, ce qui peut les amener &#224; s'en s&#233;parer (ou &#224; en &#234;tre s&#233;par&#233;es, parfois, par d&#233;cision de justice). Il faut, tout au contraire, &#234;tre particuli&#232;rement &#233;quilibr&#233;e pour faire le choix de l'abandon. Essayer de comprendre les motivations alors en &#339;uvre, c'est se d&#233;barrasser d'un certain nombre d'id&#233;es re&#231;ues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, les causes sont rarement sociales, li&#233;es &#224; l'inceste ou au viol. Si on &#233;carte l'image de l'abandon comme un geste qui serait syst&#233;matiquement d'amour, il est facile alors de passer &#224; l'image du geste de haine. L&#224; non plus, ce postulat ne colle pas. Ces femmes ne sont pas dans le rejet, mais dans l'inqui&#233;tude. Leur acte est avant tout un r&#233;flexe de survie psychique : elles ne savent pas toujours pourquoi elles le font mais cela s'impose &#224; elle. Certaines hypoth&#232;ses ont pu &#234;tre &#233;mises sur une rupture brutale v&#233;cue soit au niveau personnel ou au niveau familial et qui rejaillirait au moment de l'acte d'abandon&#8230; une sorte de cadavre dans le placard qui resurgirait &#224; ce moment-l&#224;, sur cet enfant-l&#224;. Mais cette d&#233;cision reste pour l'essentiel du domaine du myst&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des ann&#233;es, le service a &#233;largi son champ d'action. Il continue &#224; accompagner dix &#224; douze femmes chaque ann&#233;e dans leur choix d'abandon. Ce chiffre reste stable depuis dix ans. Il faut le relativiser au vu des 3 500 accouchements trait&#233;s tout au long de l'ann&#233;e par la maternit&#233; de l'h&#244;pital de Nantes. Pour autant, cela n'a pas permis d'&#233;liminer compl&#232;tement les situations d'infanticide ou d'enfants trouv&#233;s. Les m&#232;res qui sont accul&#233;es &#224; de tels actes n'ont pas toujours les moyens de conna&#238;tre les offres de service qui leur permettraient de r&#233;pondre &#224; leur d&#233;tresse. Aussi, le service s'est-il tr&#232;s naturellement tourn&#233; vers l'accueil des maternit&#233;s difficiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi ces femmes qui b&#233;n&#233;ficient, dans ce cadre, de l'accompagnement de l'&#233;quipe, on compte chaque ann&#233;e une dizaine de m&#232;res malades mentales et une demi-douzaine de femmes toxicomanes. Ces derni&#232;res ann&#233;es ont vu augmenter les cas de s&#233;ropositivit&#233;. Les progr&#232;s de la trith&#233;rapie ont fait chuter de 30 &#224; environ 1 &#224; 2 % la proportion de m&#232;res infect&#233;es par le virus donnant naissance &#224; un b&#233;b&#233; lui-m&#234;me porteur du syndrome. Cela a encourag&#233; les femmes malades &#224; envisager la maternit&#233;, sans que l'on sache les effets &#224; long terme de ce traitement sur le d&#233;veloppement de l'enfant. Autre population ayant particuli&#232;rement augment&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es, les m&#232;res en attente d'un titre de s&#233;jour : non expulsables si l'enfant na&#238;t sur le territoire fran&#231;ais, mais non r&#233;gularisables pour autant. Elles sont au nombre de quarante environ chaque ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Consultation des femmes enceintes en difficult&#233; a rempli le contrat qui lui &#233;tait imparti : offrir un espace de parole et d'accompagnement aux femmes dont la grossesse pose un probl&#232;me, au point parfois d'envisager l'abandon. Et ce lieu a &#233;t&#233; particuli&#232;rement investi par les m&#232;res qui le fr&#233;quentent. Longtemps v&#233;cues comme des victimes incapables de parler, de d&#233;sirer, elles ont pu, parce qu'elles se sont senties &#233;cout&#233;es, accueillies et respect&#233;es, &#224; leur tour s'exprimer. L'exp&#233;rience de Nantes constitue un outil pr&#233;cieux pour r&#233;pondre &#224; ces d&#233;tresses et un moyen efficace pour &#233;viter que cette &#233;preuve ne se transforme en catastrophe. Pour autant, elle est rest&#233;e depuis dix ans isol&#233;e. Aujourd'hui, l'absence de coh&#233;sion sur une politique nationale de l'abandon emp&#234;che que cet acte puisse &#234;tre pens&#233;, pr&#233;par&#233;, anticip&#233; et parl&#233; comme il devrait l'&#234;tre. Puisse l'action quotidienne de la Consultation des femmes enceintes en difficult&#233; permettre d'&#233;clairer les esprits.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Du droit de l'enfant au droit de la femme </title>
		<link>https://www.lien-social.com/Du-droit-de-l-enfant-au-droit-de-la-femme</link>
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		<dc:subject>658</dc:subject>

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&lt;p&gt;Pour Sylvie Babin, assistante sociale au service maternit&#233;-p&#233;diatrie du CHU de Nantes &#224; la Consultation des femmes enceintes en difficult&#233;, &#171; Chaque fois que l'on pense pouvoir prendre une d&#233;cision &#224; la place de l'autre, on se trompe &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment &#234;tes-vous per&#231;ues au sein de l'h&#244;pital ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons longtemps &#233;t&#233; identifi&#233;es aux femmes qui d&#233;cidaient d'abandonner, avec toute la charge morale que cela implique : nous &#233;tions celles qui leur permettaient d'accomplir un acte jug&#233; n&#233;gativement. Cela va mieux (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour Sylvie Babin, assistante sociale au service maternit&#233;-p&#233;diatrie du CHU de Nantes &#224; la Consultation des femmes enceintes en difficult&#233;, &#171; Chaque fois que l'on pense pouvoir prendre une d&#233;cision &#224; la place de l'autre, on se trompe &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment &#234;tes-vous per&#231;ues au sein de l'h&#244;pital ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons longtemps &#233;t&#233; identifi&#233;es aux femmes qui d&#233;cidaient d'abandonner, avec toute la charge morale que cela implique : nous &#233;tions celles qui leur permettaient d'accomplir un acte jug&#233; n&#233;gativement. Cela va mieux aujourd'hui, mais c'est encore insupportable pour certains membres du personnel hospitalier. Ainsi, au d&#233;part, ces femmes n'int&#233;ressaient pas le corps m&#233;dical. Nous avons exig&#233; et obtenu que les m&#233;decins assurent leur visite aupr&#232;s d'elles au m&#234;me titre que les autres m&#232;res. Quand nous avons fait le choix de la m&#233;diatisation pour faire conna&#238;tre notre travail et avons accueilli des &#233;quipes de t&#233;l&#233;vision, cela n'a pas &#233;t&#233; tr&#232;s bien per&#231;u. Qu'on puisse identifier la maternit&#233; &#224; un lieu o&#249; l'on peut aussi abandonner, a d&#233;rang&#233;. On a pu aussi nous accuser de nous faire de la pub sur le dos de la mis&#232;re du monde !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre exemple, nous offrons &#224; chaque enfant qui est accueilli dans notre service un album photo de sa naissance, illustr&#233; par un peintre b&#233;n&#233;vole. Le b&#233;b&#233; l'emporte dans sa famille d'adoption. Au d&#233;but, nous n'avons pas obtenu de financement. Mais quand nous avons re&#231;u des subventions du Cr&#233;dit local, du Rotary club ou de la Fondation de France, nous avons eu des r&#233;flexions qu'il s'agissait de prix accord&#233;s &#224; des personnes incitant &#224; la d&#233;bauche. Tout cela nous permet de mesurer la force encore du tabou et l'incarnation maudite que nous v&#233;hiculons encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et &#224; l'ext&#233;rieur de l'h&#244;pital ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous travaillons de concert avec le service adoption du conseil g&#233;n&#233;ral et le conseil de famille. Nous sommes parfois en confrontation avec l'un et l'autre sur certains aspects. Ainsi, quand nous remplissons le proc&#232;s-verbal de remise en vue d'adoption, notre position est de laisser le choix &#224; la m&#232;re de donner des indications ou non. Le service adoption nous incite &#224; remplir le document quand la m&#232;re refuse de le faire, au pr&#233;texte que l'enfant pourrait demander des d&#233;tails plus tard. Nous ne sommes pas d'accord : il est difficile de donner comme cela des informations subjectives, en choisissant plut&#244;t tel d&#233;tail plut&#244;t que tel autre. Nous en parlons avec la m&#232;re, mais nous respectons toujours au final sa d&#233;cision. Le conseil de famille a quant &#224; lui pris l'habitude de lire la lettre que la m&#232;re pouvait laisser. Il le fait, explique-t-il, pour identifier les &#233;ventuels &#233;l&#233;ments qui pourraient &#234;tre traumatisants. L&#224; aussi, c'est tr&#232;s subjectif. Nous informons la m&#232;re de l'ouverture de l'enveloppe qu'elle joint au PV. Parfois, cela la dissuade d'&#233;crire. Mais nous sommes dans un lien de loyaut&#233; &#224; son &#233;gard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle est votre position dans le d&#233;bat sur le maintien ou la suppression de l'accouchement sous X ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je refuse de rentrer dans ce d&#233;bat qui ne fait qu'opposer deux droits aussi l&#233;gitimes l'un que l'autre : le droit de l'enfant &#224; ses origines et le droit de la femme &#224; &#234;tre prot&#233;g&#233;e face &#224; une maternit&#233; qu'elle ne veut pas assumer. Si on d&#233;fend le droit de l'enfant &#224; tout prix, alors il faut aller jusqu'&#224; interdire le divorce (qui le fait tout autant souffrir) ou l'IVG (au nom du droit de l'embryon &#224; survivre). Ne nous m&#233;prenons pas sur ce dernier argument : quand le mouvement Laissez-les vivre est venu nous f&#233;liciter de notre action, nous leur avons dit que nous accompagnions aussi vers l'IVG quand c'est possible. Non, je me situe plus dans une tentative de synth&#232;se. Nous informons les femmes sur leurs droits : elles peuvent accoucher sans &#234;tre anonyme, demander l'anonymat tout en recevant des visites, ne pas laisser son identit&#233; tout en laissant un message &#224; l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nouvelle loi permet de donner son identit&#233; tout en demandant le secret. Si plus tard l'enfant veut conna&#238;tre sa m&#232;re, celle-ci est consult&#233;e et doit donner son accord. C'est un progr&#232;s. Le Conseil national d'acc&#232;s aux origines personnelles, qui est charg&#233; de g&#233;rer ces m&#233;diations a &#233;t&#233; l'objet r&#233;cemment d'une prise de pouvoir d'abord des partisans de l'acc&#232;s aux origines puis ensuite des associations de familles adoptantes. Je suis persuad&#233;e qu'en la mati&#232;re il faut sortir de la logique affective. Ne devraient entrer dans cette instance que des personnalit&#233;s non directement impliqu&#233;es dans un lobby ou dans un autre, afin de garantir un minimum de neutralit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire la critique du livre de Sylvie Babin &lt;a href='https://www.lien-social.com/Des-maternites-impansables-Accompagnement-des-parentalites-blessees' class='spip_in'&gt;&#171; Des maternit&#233;s impansables &#187;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sexualit&#233;, intimit&#233; et soci&#233;t&#233;</title>
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		<dc:subject>Sexualit&#233;</dc:subject>
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&lt;p&gt;Si les ethnologues et les psychanalystes ont fait de la prohibition de l'inceste et du partage des femmes le fondement de toute civilisation, la grande vari&#233;t&#233; des fonctionnements humains ne v&#233;rifie absolument pas cette g&#233;n&#233;ralisation h&#226;tive. Entre culture et nature, explique l'auteur, les fronti&#232;res apparaissent bien plus floues et bien plus complexes qu'on ne l'imagine. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est le matriarcat qui a domin&#233; jusqu'&#224; environ 900 ans avant notre &#232;re. Tout part alors du ventre de la m&#232;re qui est largement (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si les ethnologues et les psychanalystes ont fait de la prohibition de l'inceste et du partage des femmes le fondement de toute civilisation, la grande vari&#233;t&#233; des fonctionnements humains ne v&#233;rifie absolument pas cette g&#233;n&#233;ralisation h&#226;tive. Entre culture et nature, explique l'auteur, les fronti&#232;res apparaissent bien plus floues et bien plus complexes qu'on ne l'imagine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le matriarcat qui a domin&#233; jusqu'&#224; environ 900 ans avant notre &#232;re. Tout part alors du ventre de la m&#232;re qui est largement divinis&#233;e dans les repr&#233;sentations artistiques. C'est la femme qui choisit ses &#233;poux. Ceux-ci se succ&#233;dant ou cohabitant, la multiplicit&#233; des conjoints rend impossible l'identification du p&#232;re. C'est donc &#224; l'oncle maternel que revient la t&#226;che d'&#233;duquer l'enfant qui na&#238;t. Le p&#232;re n'est donc pas biologique, mais adoptif. La consanguinit&#233; domine ainsi que l'endogamie : l'inceste m&#232;re/fils n'est pas une exception mais une r&#232;gle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand le patriarcat s'impose, c'est tardivement. Il s'agit alors d'arracher l'enfant au ventre de sa m&#232;re, le p&#232;re devenant le seul apte &#224; le faire advenir &#224; une naissance sociale. Pour autant, pendant des si&#232;cles, des formes archa&#239;ques de ce pouvoir des femmes ont perdur&#233; : cellules matrifocales des Antilles (grand-m&#232;re et m&#232;re constituant la base de la famille, l'homme n'&#233;tant l&#224; que pour &#171; ensemencer &#187; la femme), &#171; mamas &#187; dominant la famille italienne ? De nombreuses manifestations, apparues ces derni&#232;res d&#233;cennies, ont renforc&#233; et renouvel&#233; ces tendances. Ce sont ces 75 % de divorce &#224; l'initiative des femmes, ces 30 % d'enfants qui ne revoient plus leur p&#232;re apr&#232;s la s&#233;paration du couple parental, ces familles monoparentales qui placent la m&#232;re dans une multifonction (cumulant &#224; la fois les t&#226;ches d'&#233;ducation, d'exercice d'un m&#233;tier ext&#233;rieur et d'&#233;nonciation de la loi) ou encore ces familles recompos&#233;es fragilisant la place du p&#232;re (les enfants du conjoint ne reconnaissant pas toujours l'autorit&#233; du beau-parent).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Michel Rouche, il n'en faut pas plus pour d&#233;fendre la th&#232;se d'un retour contemporain &#224; un matriarcat qui ne dit pas son nom. Dans un style parfois un peu r&#233;ducteur li&#233; au choix &#233;ditorial des questions/r&#233;ponses, l'auteur nous livre ici une constante qu'on a trop tendance &#224; oublier : la vie de couple fond&#233;e sur l'amour reste &#224; l'&#233;chelle de notre histoire une r&#233;alit&#233; neuve et un projet &#224; construire. Pendant longtemps, les parents font la loi dans les unions matrimoniales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;volution du libre choix entre les conjoints (qui ne s'impose qu'&#224; partir de 1880) est le produit de plusieurs facteurs, dont l'allongement de la dur&#233;e de vie n'est pas le moindre : le couple passe plus de temps ensemble qu'avec ses enfants. Autre force appuyant la libert&#233; dans la contraction du mariage, l'&#233;glise catholique qui revendique que l'union se fasse dans l'alt&#233;rit&#233;. Ce sera l&#224;, pour l'auteur, l'une des cl&#233;s fondamentales de la construction de la civilisation occidentale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. CLD, 2002, (250 p. ; 18 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Des maternit&#233;s impansables - Accompagnement des parentalit&#233;s bless&#233;es</title>
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&lt;p&gt;On retrouvera dans l'ouvrage de Sylvie Babin une description passionnante et une r&#233;flexion pertinente sur l'exp&#233;rience de la consultation des femmes enceintes en difficult&#233;. L'auteure, assistante sociale depuis 15 ans &#224; la maternit&#233;-p&#233;diatrie du CHU de Nantes et intervenante au sein de la consultation depuis sa cr&#233;ation, rend compte avec force de l'action engag&#233;e aupr&#232;s de ces m&#232;res et de ces b&#233;b&#233;s, travail qui n'est facilit&#233; ni par la l&#233;gislation, ni par les pratiques sociales. Trop souvent, la loi pose (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH150/arton186-55a04.jpg?1693570650' width='95' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On retrouvera dans l'ouvrage de Sylvie Babin une description passionnante et une r&#233;flexion pertinente sur l'exp&#233;rience de la consultation des femmes enceintes en difficult&#233;. L'auteure, assistante sociale depuis 15 ans &#224; la maternit&#233;-p&#233;diatrie du CHU de Nantes et intervenante au sein de la consultation depuis sa cr&#233;ation, rend compte avec force de l'action engag&#233;e aupr&#232;s de ces m&#232;res et de ces b&#233;b&#233;s, travail qui n'est facilit&#233; ni par la l&#233;gislation, ni par les pratiques sociales. Trop souvent, la loi pose un cadre, mais se garde bien d'en d&#233;crire les modalit&#233;s de mise en ?uvre. Ainsi, l'article 341-1 du code civil affirme : &#171; Lors de l'accouchement, la m&#232;re peut demander que le secret de son admission et de son identit&#233; soit pr&#233;serv&#233; &#187;. Mais, chaque &#233;tablissement est laiss&#233; libre de s'organiser dans la concr&#233;tisation de l'admission, la d&#233;claration &#224; l'&#233;tat civil et la signature du proc&#232;s-verbal de remise en vue d'adoption, &#233;tapes pourtant distinctes mais qui sont fr&#233;quemment confondues dans une seule et m&#234;me approche : l'anonymat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, bien des combinaisons sont possibles. Ce peut &#234;tre d'abord, la demande d'anonymat dans ces trois d&#233;marches. Mais alors, la m&#232;re ne peut ni consentir &#224; l'adoption (et donc signer le PV), ni pr&#233;tendre venir rechercher son enfant dans les deux mois qui suivent (puisqu'elle n'existe plus officiellement comme m&#232;re). Seconde possibilit&#233; : anonymat lors de l'admission et de la d&#233;claration &#224; l'&#233;tat civil, mais identit&#233; laiss&#233;e dans le PV (avec &#233;ventuellement demande de secret). Il est aussi possible de demander l'anonymat au moment de l'admission, mais pas pour l'&#233;tat civil ni pour le PV. Toutes ces options n'ont pas les m&#234;mes cons&#233;quences pour l'enfant et sa m&#232;re. Mais nombreux sont encore les h&#244;pitaux qui, ne rentrant dans aucune de ces nuances, se contentent d'amalgamer abandon et anonymat tout en faisant signer le PV &#224; une m&#232;re sans aucune existence l&#233;gale !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sylvie Babin illustre les &#233;tapes de l'action engag&#233;e (l'admission, l'accouchement, l'accueil de l'enfant, la signature du PV), de nombreuses vignettes cliniques qui redonnent toute leur dimension humaine &#224; ces femmes confront&#233;es au projet d'abandon ou &#224; des maternit&#233;s &#224; risque. L'accompagnement propos&#233; ne peut r&#233;ussir que s'il respecte leur propre rythme. Mais ce succ&#232;s est aussi li&#233; &#224; la qualit&#233; de l'articulation de chacun des rouages du dispositif socio-m&#233;dical, ces femmes devant pouvoir b&#233;n&#233;ficier comme les autres m&#232;res de la m&#234;me qualit&#233; de soin et d'attention, sans jugement ni rejet. Le fonctionnement de la Consultation a permis d'inverser la proportion de ces femmes venant accoucher en urgence sans aucun suivi pr&#233;alable : on est pass&#233; de 90 % des cas &#224; seulement 10 %. Et l'auteure de regretter que la loi qui est venue au cours de l'ann&#233;e 2002 modifier les conditions de l'accouchement anonyme, n'ait pas profit&#233; pour g&#233;n&#233;raliser l'ouverture dans chaque maternit&#233; d'une consultation pluridisciplinaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'Harmattan, 2001, (284 p. ; 21,35 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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