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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>La question SDF</title>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>SDF</dc:subject>
		<dc:subject>Politique sociale</dc:subject>
		<dc:subject>1309</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#201;tat des lieux &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette troisi&#232;me &#233;dition du livre de Julien Damon paru il y a vingt ans, qui d&#233;cortiquait les contours de l'une des probl&#233;matiques essentielles de l'action publique et la mani&#232;re dont celle-ci y r&#233;pondait, reste d'une actualit&#233; br&#251;lante. Avec, comme seuls changements : toujours plus de sans-abris et de sans domiciles fixes dormant &#224; la rue, tr&#232;s souvent &#233;trangers et un complexe bureaucratico-assistanciel, comme le nomme l'auteur, encore plus embrouill&#233;, les couches de mille-feuilles n'ayant (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/SDF" rel="tag"&gt;SDF&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Politique-sociale" rel="tag"&gt;Politique sociale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1309-" rel="tag"&gt;1309&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton8879-ba4e0.jpg?1693506984' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;tat des lieux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette troisi&#232;me &#233;dition du livre de Julien Damon paru il y a vingt ans, qui d&#233;cortiquait les contours de l'une des probl&#233;matiques essentielles de l'action publique et la mani&#232;re dont celle-ci y r&#233;pondait, reste d'une actualit&#233; br&#251;lante. Avec, comme seuls changements : toujours plus de sans-abris et de sans domiciles fixes dormant &#224; la rue, tr&#232;s souvent &#233;trangers et un complexe bureaucratico-assistanciel, comme le nomme l'auteur, encore plus embrouill&#233;, les couches de mille-feuilles n'ayant cess&#233; de s'accumuler !&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant, ce n'est pas l'argent qui manque : le budget d&#233;di&#233; de 500&#8239;millions en 1999 est pass&#233; &#224; 3&#8239;milliards en 2020. Ni les places : 200 000 en h&#233;bergement d'urgence, autant en logement accompagn&#233; et 50 000 nuit&#233;es d'h&#244;tel via le Samu Social. Jamais les efforts des pouvoirs publics n'ont &#233;t&#233; aussi fournis et jamais les SDF n'ont &#233;t&#233; aussi visibles. La mise en perspective propos&#233;e ici &#233;claire ce paradoxe. Tout d'abord, en combattant l'id&#233;e d'une irrationalit&#233; des comportements. Il est essentiel de saisir ce qui fait sens pour les SDF. Ils ne sont ni des agents domin&#233;s sans marge de man&#339;uvre, ni des acteurs strat&#233;giques ayant une vision claire de leur situation, mais des bricoleurs en mode survie, en situation transitoire, permanente ou chronique. Toute simplification monocausale est &#224; proscrire. Le second axe abord&#233; ici rappelle cette ambivalence qui a toujours &#233;t&#233; au c&#339;ur des r&#233;actions d'une soci&#233;t&#233; alternant entre l'optique r&#233;pressive et assistancielle : les SDF ont toujours &#233;t&#233; &#224; la fois et tour &#224; tour enferm&#233;s, secourus, nourris, bannis, tortur&#233;s, soign&#233;s et mis au travail ; consid&#233;r&#233;s comme oisifs, vicieux, fain&#233;ants, asociaux, victimes, (in)ins&#233;rables, (in)volontaires, (in)employables, (i)r&#233;cup&#233;rables&#8230; Jusqu'aux ann&#233;es 1990, l'action sociale ne s'adresse qu'aux cons&#233;quences de la pauvret&#233; et des in&#233;galit&#233;s, les mendiants, vagabonds et clochards n'existant qu'&#224; la marge. Avec l'&#233;mergence de la notion d'exclusion, ce ne sont plus tant des populations qui sont cibl&#233;es (veuves, handicap&#233;s, personnes &#226;g&#233;es, m&#232;res isol&#233;es) que des individus au profil diversifi&#233; et parcours multiple. Vient enfin le descriptif surr&#233;aliste de la multitude d'intervenants publics et priv&#233;s dont la volont&#233; de coordination n'a d'&#233;gale que l'&#233;parpillement et la concurrence, renvoyant la personne &#171; sans &#187; d'un territoire &#224; un autre, d'une institution &#224; l'autre, dans un jeu de ping-pong, de flipper et de jeu de l'oie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. PUF, 2021, (368 p. &#8211; 18 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>(L)armes d'errance. Habiter la rue au f&#233;minin</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-armes-d-errance-Habiter-la-rue-au-feminin</link>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>1309</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quand l'errance se conjugue au f&#233;minin &lt;br class='autobr' /&gt;
Il existe peu d'enqu&#234;tes sur les femmes &#224; la rue. Educateur aupr&#232;s de personnes vivant dans les interstices urbains, l'auteur leur consacre cette monographie pleine de nuance et de tact. C'est dans les parkings, les entr&#233;es de garage, les parcs municipaux, les galeries marchandes, les gares routi&#232;res qu'il a d&#233;ambul&#233; &#224; la rencontre du sujet de son &#233;tude. Il y a rencontr&#233; des femmes au pass&#233; douloureux marqu&#233; par la maltraitance et de multiples traumatismes. Peu (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1309-" rel="tag"&gt;1309&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L93xH150/arton8880-0ffef.jpg?1693516484' width='93' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand l'errance se conjugue au f&#233;minin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe peu d'enqu&#234;tes sur les femmes &#224; la rue. Educateur aupr&#232;s de personnes vivant dans les interstices urbains, l'auteur leur consacre cette monographie pleine de nuance et de tact. C'est dans les parkings, les entr&#233;es de garage, les parcs municipaux, les galeries marchandes, les gares routi&#232;res qu'il a d&#233;ambul&#233; &#224; la rencontre du sujet de son &#233;tude. Il y a rencontr&#233; des femmes au pass&#233; douloureux marqu&#233; par la maltraitance et de multiples traumatismes. Peu visibles et mises au ban de la soci&#233;t&#233;, elles sont expos&#233;es &#224; toutes les violences. Elles s'en prot&#232;gent en entrant dans un processus de masculinisation, essayant de gommer leur f&#233;minit&#233;. C'est en accumulant la crasse et les odeurs corporelles qu'elles essaient de se prot&#233;ger contre les agressions sexuelles. Les relations de couple oscillent entre la hantise d'&#234;tre battue et la s&#233;curit&#233; que procure le compagnonnage. Les corps sont en grande souffrance, meurtris et impossibles &#224; r&#233;chauffer, livr&#233;s au manque de sommeil, &#224; l'alcoolisme, &#224; la toxicomanie et &#224; la prostitution. Ces rencontres ont &#233;t&#233; anim&#233;es par une stricte m&#233;thodologie respectant la bonne proximit&#233;, la temporalit&#233; de ces femmes et une co-errance du chercheur &#224; l'&#233;gard de ses propres connaissances. Pour r&#233;ussir &#224; rencontrer l'Autre dans toute sa singularit&#233;, sa complexit&#233; et sa son humanit&#233;, il faut se distancier de ses propres repr&#233;sentations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. Academia, 2021, (17,50 &#8364; - 173 p.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Il nous faut drainer la col&#232;re</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Il-nous-faut-drainer-la-colere</link>
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		<dc:date>2022-01-17T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>SDF</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1309</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Accueillir les bless&#233;s de la vie &lt;br class='autobr' /&gt;
Lucie MAHIEU a toujours couch&#233; sur papier ses ressentis. C'est sa fa&#231;on &#224; elle d'entrer dans le processus de la r&#233;silience face au parcours difficile de la grande pauvret&#233;. C'est son v&#233;cu qu'elle nous d&#233;crit, ici. Elle a 19 ans en novembre&#8239;1984, quand elle arrive &#224; la maison Saint Paul situ&#233;e &#224; Mons. Elle n'en est jamais repartie. Son p&#232;re ne comprend pas alors qu'il ait d&#251; bosser si dur, pour payer des &#233;tudes &#224; ses enfants et que sa fille n'ait comme seule ambition que de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Pratique-professionnelle" rel="tag"&gt;Pratique professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1309-" rel="tag"&gt;1309&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH150/arton8881-e5224.jpg?1693516484' width='95' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Accueillir les bless&#233;s de la vie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lucie MAHIEU a toujours couch&#233; sur papier ses ressentis. C'est sa fa&#231;on &#224; elle d'entrer dans le processus de la r&#233;silience face au parcours difficile de la grande pauvret&#233;. C'est son v&#233;cu qu'elle nous d&#233;crit, ici. Elle a 19 ans en novembre&#8239;1984, quand elle arrive &#224; la maison Saint Paul situ&#233;e &#224; Mons. Elle n'en est jamais repartie. Son p&#232;re ne comprend pas alors qu'il ait d&#251; bosser si dur, pour payer des &#233;tudes &#224; ses enfants et que sa fille n'ait comme seule ambition que de c&#244;toyer la mis&#232;re. Dix mille s&#233;jours jalonnent l'histoire ce lieu d'accueil, depuis sa cr&#233;ation en 1979. Ce sont toujours les m&#234;mes profils qu'on y croise : un tournant mal n&#233;goci&#233; (rupture familiale, perte d'emploi, enlisement dans les dettes&#8230;) ; une addiction aux stup&#233;fiants, &#224; l'alcool, aux m&#233;dicaments, au jeu ; une solitude mortif&#232;re ; une trop faible qualification pour trouver un emploi. Le projet propos&#233; passe toujours par les m&#234;mes &#233;tapes. D'abord, soulager : fournir un lit, des repas, des soins et une mise en s&#233;curit&#233;. Ensuite, r&#233;gler les fondamentaux : un revenu, une couverture de sant&#233; et des documents d'identit&#233;. Ce n'est qu'alors qu'on peut s'attaquer aux probl&#232;mes de fond : apurement des dettes par &#233;chelonnement des cr&#233;ances, demande d'une &#233;ventuelle allocation handicap&#233;e, n&#233;gociation d'un droit de visite pour restaurer les liens de famille, recherche d'un emploi ou d'une formation. La l&#233;gislation r&#233;duisant le s&#233;jour &#224; 9 mois (avec trois possibilit&#233;s de d&#233;rogation de trois mois chacune), c'est d&#232;s l'admission qu'il faut engager un marathon confront&#233; &#224; tant d'obstacles : la bureaucratie, la mobilit&#233;, la fracture num&#233;rique, l'inhabitude au travail, les d&#233;lais d'attentes. Tenter de remettre d'aplomb des situations intenables. Autant vider la mer &#224; la petite cuill&#232;re&#8230; et tout faire pour que ce soit possible !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. Academia 2021, (217 p. &#8211; 18 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Maraudes Litt&#233;raires</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Maraudes-Litteraires</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Maraudes-Litteraires</guid>
		<dc:date>2022-01-17T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>SDF</dc:subject>
		<dc:subject>Ecriture</dc:subject>
		<dc:subject>1309</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Des livres pour les SDF &lt;br class='autobr' /&gt;
Que vient donc faire une romanci&#232;re dans une maraude ? Proposer des livres aux gens &#224; la rue peut sembler contre-intuitif. Quand Sophie Chabanel se joint aux b&#233;n&#233;voles de la Croix Rouge et de la librairie Decitre, cette curieuse initiative rel&#232;ve de l'&#233;vidence. C'est bien &#224; tort que l'on assimile la grande exclusion &#224; une forme d'inculture. Certes, la caisse bleue remplie de livres n'a pas d'embl&#233;e forc&#233;ment grand succ&#232;s : un amateur sur vingt-six contacts, le premier jour. &#171; Si (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L81xH150/arton8882-10a58.jpg?1693516484' width='81' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des livres pour les SDF&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que vient donc faire une romanci&#232;re dans une maraude ? Proposer des livres aux gens &#224; la rue peut sembler contre-intuitif. Quand Sophie Chabanel se joint aux b&#233;n&#233;voles de la Croix Rouge et de la librairie Decitre, cette curieuse initiative rel&#232;ve de l'&#233;vidence. C'est bien &#224; tort que l'on assimile la grande exclusion &#224; une forme d'inculture. Certes, la caisse bleue remplie de livres n'a pas d'embl&#233;e forc&#233;ment grand succ&#232;s : un amateur sur vingt-six contacts, le premier jour. &#171; Si &#231;a vous int&#233;resse, on a aussi des livres &#187; &#171; Non merci &#187;. Mais que de belles rencontres aussi ! Avec ce clochard po&#232;te d&#233;clamant des vers, en portant sa cannette &#224; la bouche, entre deux strophes. Ou St&#233;phane qui empoche &#171; La plaisanterie &#187; de Kundera, en demandant quand la maraude repassera pour dire ce qu'il en a pens&#233;. Toufik, lui, lit Teillard de Chardin le matin et plut&#244;t des polards le soir, quand la fatigue se fait sentir. En fait, on trouve tous les profils de lecteurs : les amateurs de romances ou de science-fiction, les adeptes de la po&#233;sie ou ceux qui pr&#233;f&#232;rent les livres en gros caract&#232;res. Mais, c'est quand m&#234;me Hugo qui remporte tous les suffrages. Quand un titre est manquant, il est rajout&#233; &#224; la caisse pour la fois suivante. Les gens de la rue ne sont ni meilleurs, ni pires en mati&#232;re culturelle que les autres. Ils sont eux aussi des &#234;tres pensants dont la culture litt&#233;raire n'est pas aussi d&#233;ficiente qu'on le croit. Aller &#224; leur rencontre permet de le mesurer, m&#234;me si l'on prend en pleine figure leur r&#233;cit de vie et leur d&#233;tresse. C'est aussi l'occasion de se forger une image bien diff&#233;rente d'eux, aux antipodes du jugement social qui les stigmatise. On en sort partag&#233; entre la sym&#233;trie (leur culture litt&#233;raire vaut souvent la n&#244;tre) et le gouffre (ils ne dorment pas au chaud en rentrant chez eux le soir).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. L'Aube, 2021, (160 p. &#8211; 17 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cin&#233; &#8226; Revin, laboratoire politique ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Cine-o-Revin-laboratoire-politique</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Cine-o-Revin-laboratoire-politique</guid>
		<dc:date>2022-01-17T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>1309</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Municipale pourrait &#234;tre un &#171; ocni &#187;, un objet cin&#233;matographique non identifi&#233;. Au d&#233;part, trois copains de lyc&#233;e attir&#233;s par les th&#232;ses libertaires, l'autogestion et les textes de l'activiste am&#233;ricain Hakim Bey. Ce dernier d&#233;veloppe l'id&#233;e que la r&#233;volution globale n'est plus possible, la seule mani&#232;re de s'opposer au mode d'organisation du pouvoir actuel est de suspendre temporairement l'&#201;tat dans des petites zones, des zones autonomes temporaires. Les trois gar&#231;ons veulent tenter l'exp&#233;rience et la filmer. (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/OEil-et-oreille" rel="directory"&gt;&#338;il et oreille&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Cinema" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1309-" rel="tag"&gt;1309&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4298 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH282/oeto1309_-_c_municipale-2-78ea4.jpg?1693516484' width='500' height='282' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
Municipale pourrait &#234;tre un &#171; ocni &#187;, un objet cin&#233;matographique non identifi&#233;. Au d&#233;part, trois copains de lyc&#233;e attir&#233;s par les th&#232;ses libertaires, l'autogestion et les textes de l'activiste am&#233;ricain Hakim Bey. Ce dernier d&#233;veloppe l'id&#233;e que la r&#233;volution globale n'est plus possible, la seule mani&#232;re de s'opposer au mode d'organisation du pouvoir actuel est de suspendre temporairement l'&#201;tat dans des petites zones, des zones autonomes temporaires. Les trois gar&#231;ons veulent tenter l'exp&#233;rience et la filmer.
Ils engagent un com&#233;dien, Laurent Papot. Son contrat de travail ? Se pr&#233;senter comme candidat dans une vraie campagne municipale et entrainer une petite ville, Revin dans les Ardennes, dans une fiction politique. &#171; &lt;i&gt;Si je suis &#233;lu, je disparais, je laisse la mairie ouverte aux habitants pour qu'ils repensent l'organisation&#8239;&lt;/i&gt; &#187;, expose pour seul programme le candidat aux habitants. Ces derniers, curieux, d&#233;boussol&#233;s, intrigu&#233;s, semblent dans un premier temps s'int&#233;resser &#224; cette dr&#244;le de proposition ; ils s'emparent de cet espace de libert&#233;. Mais rapidement la r&#233;alit&#233; rattrape l'utopie.
&#171; &lt;i&gt;On a rencontr&#233; une ville avec son histoire politique, son pass&#233;, ses codes et on s'est vite aper&#231;us que nos id&#233;es ne correspondaient pas forc&#233;ment &#224; la r&#233;alit&#233; de terrain&lt;/i&gt; &#187;, explique Thomas Paulot, le r&#233;alisateur. Revin, ravag&#233; par la pauvret&#233;, la d&#233;sindustrialisation, semble pourtant tr&#232;s prompte &#224; accueillir les quatre Parisiens. En r&#233;alit&#233;, le film n'aurait pu se faire sans la rencontre avec Karim, ancien candidat aux municipales de Revin, qui introduit la bande aupr&#232;s des centres sociaux de la ville. Avant le tournage, l'&#233;quipe se rend r&#233;guli&#232;rement pendant plusieurs mois &#224; Revin, monte des ateliers, &#233;cume les bars, pr&#233;pare les habitants &#224; cette exp&#233;rience politique et cin&#233;matographique singuli&#232;re.&lt;HR&gt;
&lt;i&gt;Municipale&lt;/i&gt;, de Thomas Paulot, 1 h 49 - Sortie en salles le 26 janvier.
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4297 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH281/oeto1309_-_c_municipale-d1e5f.jpg?1693516484' width='500' height='281' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cin&#233; &#8226; Cynisme municipal</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Cine-o-Cynisme-municipal</link>
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		<dc:subject>Banlieue</dc:subject>
		<dc:subject>1309</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;SUR fond de Grand Paris, &#224; l'approche des &#233;lections, les enjeux se font tendus, d'autant plus qu'il s'agit en premier lieu de r&#233;gler la question sensible d'une cit&#233; de la ville (du 93) insalubre et suroccup&#233;e, en proie aux marchands de sommeil et &#224; leurs pr&#234;te-noms. Le cynisme est d'abord l&#224; : &#171; les clapiers, &#231;a crache l'oseille &#187;. Mais, &#224; l'horizon proche d'un scrutin municipal, tous les &#233;lus de terrain ont en t&#234;te les &#233;meutes de tel ou tel quartier, de telle ou telle ann&#233;e. Le bin&#244;me que forment ici &#8212; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1309-" rel="tag"&gt;1309&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4301 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH334/les_promesses_photo_3_2_-0d619.jpg?1693516484' width='500' height='334' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SUR fond de Grand Paris, &#224; l'approche des &#233;lections, les enjeux se font tendus, d'autant plus qu'il s'agit en premier lieu de r&#233;gler la question sensible d'une cit&#233; de la ville (du 93) insalubre et suroccup&#233;e, en proie aux marchands de sommeil et &#224; leurs pr&#234;te-noms. Le cynisme est d'abord l&#224; : &#171; &lt;i&gt;les clapiers, &#231;a crache l'oseille&#8239;&lt;/i&gt; &#187;. Mais, &#224; l'horizon proche d'un scrutin municipal, tous les &#233;lus de terrain ont en t&#234;te les &#233;meutes de tel ou tel quartier, de telle ou telle ann&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le bin&#244;me que forment ici &#8212; ailleurs probablement aussi &#8212; Madame la maire avec son directeur de cabinet fonctionne en toute intelligence et en (presque) parfaite compl&#233;mentarit&#233;. Cl&#233;mence (maire) et Yazid (dircab, d'ailleurs lui-m&#234;me issu des cit&#233;s) s'emparent de la question avec &#233;nergie, organisent des r&#233;unions, promettent r&#233;habilitation, mise hors d'&#233;tat de nuire des escrocs et &#233;cole de la deuxi&#232;me chance. Las, les arcanes de la politique vont en d&#233;cider bien autrement. L'app&#233;tit de pouvoir (une place au S&#233;nat, voire un poste minist&#233;riel), la cruaut&#233; des rapports de force &#8212; &#171; &lt;i&gt;juste une jungle&lt;/i&gt; &#187; &#8212;, les chantages &#224; tous les &#233;tages, les marchandages et magouilles en tous genres auront raison des meilleures intentions. Toutes les tromperies, &#224; tous les &#233;chelons de pouvoir, sont permises car, en politique, les promesses constituent une monnaie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le tandem maire (Isabelle Huppert) et dircab (Reda Kateb) sonne juste. La proximit&#233;, presque affective parfois, qui les unit, favorise la prise de d&#233;cision. Pour le meilleur et pour le pire. Jusqu'&#224; vendre du r&#234;ve, ou assumer leur part de cynisme brutal.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un film bien utile &#8212; pour les &#233;lus, pour les citoyens &#8212; qui, comme &lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/Cine-o-Revin-laboratoire-politique&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;Municipale&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, se pr&#233;occupe v&#233;ritablement de politique : &#224; savoir comment l'appr&#233;hender, et surtout la pratiquer autrement. En cette p&#233;riode, la d&#233;marche est salutaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4300 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH210/les_promesses_photo_2_1_-8e250.jpg?1693516484' width='500' height='210' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;i&gt;Les Promesses&lt;/i&gt;, de Thomas Kruithof. 1 h 38 - Avec Isabelle Huppert, Reda Kateb, Na&#239;dra Ayadi. En comp&#233;tition au premier festival du film de soci&#233;t&#233; de Royan (9 &#8211; 12 d&#233;cembre 2022) - Sortie en salles le 26 janvier 2022.
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4299 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH334/les_promesses_photo_1-a69cf.jpg?1693516484' width='500' height='334' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_4302 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH334/les_promesses_photo_4-036d9.jpg?1693516484' width='500' height='334' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Immigr&#233;s &#226;g&#233;s &#8226; Les invisibles</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Immigres-ages-o-Les-invisibles</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Immigration</dc:subject>
		<dc:subject>Personne &#226;g&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>1309</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En 2013, Alexis Bachelay, d&#233;put&#233; PS des Hauts-de-Seine, pr&#233;sentait un texte tr&#232;s attendu : le rapport de la mission d'information sur les immigr&#233;s &#226;g&#233;s. Il contenait quatre-vingt-deux pr&#233;conisations pour une meilleure prise en charge de ce public oubli&#233;. Presque dix ans apr&#232;s, selon les militants : &#171; rien n'a chang&#233; &#187;. Social actu La plume de C&#233;lia Carpaye Relire Bolwby L'humeur de Jacques Tr&#233;mintin Les invisibles Sur le vif d'&#201;tienne Liebig Petit d&#233;jeuner D&#233;cryptage MJC &#8226; Le deuxi&#232;me souffle Dans Lien (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1309-" rel="tag"&gt;1309&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L107xH150/arton8892-95af3.png?1693516484' width='107' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 2013, Alexis Bachelay, d&#233;put&#233; PS des Hauts-de-Seine, pr&#233;sentait un texte tr&#232;s attendu : le rapport de la mission d'information sur les immigr&#233;s &#226;g&#233;s. Il contenait quatre-vingt-deux pr&#233;conisations pour une meilleure prise en charge de ce public oubli&#233;. Presque dix ans apr&#232;s, selon les militants : &#171; rien n'a chang&#233; &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Social actu&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La plume de C&#233;lia Carpaye&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Relire Bolwby&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'humeur de Jacques Tr&#233;mintin&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Les invisibles&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Sur le vif d'&#201;tienne Liebig&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Petit d&#233;jeuner&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;D&#233;cryptage&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;MJC&lt;/strong&gt; &#8226; Le deuxi&#232;me souffle&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dans Lien Social il y a 30 ans&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La fabrique du social&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Art et social&lt;/strong&gt; &#8226; Danser l'autre&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Mati&#232;res &#224; pens&#233;es &lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; La bureaucratisation de la lutte contre l'exclusion&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;&#201;chos du terrain&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Des d&#233;linquants sur un bateau&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier&lt;/strong&gt; : Immigr&#233;s &#226;g&#233;s
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Les invisibles &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Reportage&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Cohabitation interg&#233;n&#233;rationnelle&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Entretien avec Antoine Math &lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Politiques publiques : rien n'a chang&#233;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Paroles de juriste&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Quel consentement du mineur &#224; l'acte sexuel ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Espace du lecteur&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Question sur la temporalit&#233;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Je n'ai jamais beaucoup aim&#233; les puzzles&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Offres d'emploi&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'&#339;il et l'oreille&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Cin&#233;&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Cynisme municipal&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Cin&#233;&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Revin, laboratoire politique ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Reportage &#8226; R&#233;sidence sociale : Cohabitation interg&#233;n&#233;rationnelle </title>
		<link>https://www.lien-social.com/Reportage-o-Residence-sociale-Cohabitation-intergenerationnelle</link>
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		<dc:date>2022-01-17T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Immigration</dc:subject>
		<dc:subject>Personne &#226;g&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>1309</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En 2012, l'ancien foyer de travailleurs migrants (FTM) du quartier populaire de Fives, &#224; Lille, a &#233;t&#233; d&#233;moli pour &#234;tre transform&#233; en r&#233;sidence sociale. Parmi les 200 personnes aujourd'hui log&#233;es &#224; la r&#233;sidence Henri Convain-Areli, environ 130 sont d'anciens r&#233;sidents du FTM. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Bonjour, c'est Fleurine &#187;, annonce, d'une voix assez forte pour &#234;tre entendue par les r&#233;sidents &#226;g&#233;s, l'une des deux assistantes de service social de la r&#233;sidence. Fleurine Teneul passe la porte de l'appartement collectif. D'un c&#244;t&#233; du (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Personne-agee" rel="tag"&gt;Personne &#226;g&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1309-" rel="tag"&gt;1309&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 2012, l'ancien foyer de travailleurs migrants (FTM) du quartier populaire de Fives, &#224; Lille, a &#233;t&#233; d&#233;moli pour &#234;tre transform&#233; en r&#233;sidence sociale. Parmi les 200 personnes aujourd'hui log&#233;es &#224; la r&#233;sidence Henri Convain-Areli, environ 130 sont d'anciens r&#233;sidents du FTM. &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Bonjour, c'est Fleurine&lt;/i&gt; &#187;, annonce, d'une voix assez forte pour &#234;tre entendue par les r&#233;sidents &#226;g&#233;s, l'une des deux assistantes de service social de la r&#233;sidence. Fleurine Teneul passe la porte de l'appartement collectif. D'un c&#244;t&#233; du couloir, cinq portes conduisent vers les chambres individuelles. Au bout, une grande cuisine commune et des sanitaires.&lt;br class='autobr' /&gt;
Monsieur Dia, log&#233; par Ar&#233;li depuis 1985, s'y pla&#238;t : &#171; &lt;i&gt;&#8239;J'ai toujours habit&#233; en partag&#233;&#8239;&lt;/i&gt; &#187;, souligne le monsieur v&#234;tu d'une &#233;paisse djellaba marron. &#171; &lt;i&gt;&#8239;&#201;conomiquement et culturellement, leur proposer des logements individuels peut &#234;tre compliqu&#233;&#8239;&lt;/i&gt; &#187;, confirme Fathia Besbas, responsable du service social chez Ar&#233;li. Les studios b&#233;n&#233;ficiant de cuisine et sanitaires sont plus chers, le risque d'isolement plus grand.&lt;br class='autobr' /&gt;
Car le r&#244;le du collectif, tr&#232;s important en foyer de travailleurs migrants (FTM), reste fondamental en r&#233;sidence. Ainsi, la communaut&#233; mauritanienne de la r&#233;sidence veille sur Monsieur Dia, particuli&#232;rement depuis qu'il s'est affaibli. &#171; &lt;i&gt;Il y a toujours du monde qui passe, pour v&#233;rifier qu'il n'est pas tomb&#233; de son lit, voir si tout va bien&lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;cise Fleurine Teneul. &#171; &lt;i&gt;&#8239;J'ai beaucoup d'amis ici&lt;/i&gt; &#187;, rench&#233;rit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4313 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH234/capture_d_e_cran_2022-01-11_a_13.30.01-6edb1.png?1693516485' width='500' height='234' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;tage du dessous, Monsieur Ndiaye sort un large dossier contenant des papiers m&#233;dicaux et les &#233;tale sur le tapis de sa chambre. Lorette Wag&#233;e, infirmi&#232;re dipl&#244;m&#233;e d'&#201;tat (IDE), s'accroupit &#224; ses c&#244;t&#233;s pour lui r&#233;expliquer le d&#233;roul&#233; de son prochain rendez-vous. &#171; &lt;i&gt;&#8239;&#199;a va aller, Monsieur ?&lt;/i&gt; &#187; ; &#171; &lt;i&gt;Oui &#231;a va, maintenant j'ai compris.&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'action des deux coll&#232;gues, ASS et IDE, se compl&#232;te pour accompagner l'ensemble des r&#233;sidents sur le plan m&#233;dico-social. Monsieur Dia et Monsieur Ndiaye appartiennent &#224; la cat&#233;gorie des &#171; personnes HPR &#187;, pour &#171; hors parcours r&#233;sidentiel &#187;. Ce sont les r&#233;sidents issus de l'ancien foyer de travailleurs migrants, dont la d&#233;molition/reconstruction a eu lieu en 2012. La quasi-totalit&#233; du parc de FTM d'Ar&#233;li, gestionnaire impliqu&#233; depuis les ann&#233;es 1950 dans le logement des travailleurs immigr&#233;s, a ainsi &#233;t&#233; transform&#233;. Sept FTM sont d&#233;j&#224; devenus r&#233;sidences sociales, le dernier du parc &#233;tant en cours de d&#233;molition/reconstruction.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_4314 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L350xH302/capture_d_e_cran_2022-01-11_a_13.32.18-2353c.png?1693516485' width='350' height='302' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Si l'ancien FTM install&#233; ici n'accueillait que des travailleurs issus du Maghreb ou de l'Afrique sub-saharienne, aujourd'hui vieillissants, la transformation en r&#233;sidence sociale s'est accompagn&#233;e de l'ouverture &#224; un nouveau public : des personnes de tous &#226;ges se trouvant en situation de mal-logement. Les r&#233;sidents HPR repr&#233;sentent plus de la moiti&#233; des habitants de la r&#233;sidence. &#171; &lt;i&gt;La cohabitation se passe tr&#232;s bien, avec beaucoup de solidarit&#233; interg&#233;n&#233;rationnelle&#8239;&lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;cise Fleurine Teneul.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour ces anciens travailleurs devenus &#226;g&#233;s, plusieurs enjeux de taille se dessinent sur le plan m&#233;dico-social. &#171; &lt;i&gt;&#8239;Il y a d&#233;j&#224; un gros enjeu sur le d&#233;pistage et la pr&#233;vention&#8239;&lt;/i&gt; &#187;, explique Lorette Wag&#233;e, l'infirmi&#232;re. &#171; &lt;i&gt;Beaucoup de ces messieurs vont se dire que s'ils n'ont pas de sympt&#244;mes, c'est que tout va bien !&#8239;&lt;/i&gt; &#187; L'IDE fait aussi le lien avec ses pairs soignants quand la compr&#233;hension linguistique ou culturelle est difficile : &#171; &lt;i&gt;&#8239;Ils sont nombreux &#224; dire &#171; oui, oui &#187; lorsqu'un m&#233;decin leur demande s'ils ont compris, et on se rend compte apr&#232;s que ce n'est pas forc&#233;ment le cas.&lt;/i&gt; &#187; L'IDE et l'ASS travaillent &#233;galement sur les probl&#232;mes de sant&#233; mentale li&#233;s &#224; la d&#233;mence et, plus douloureux, sur les contrats obs&#232;ques, les derniers souhaits, ainsi que sur le rapatriement des corps en cas de d&#233;c&#232;s et le lien avec les familles pour les pensions de versement.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Certains ont &#233;galement des probl&#232;mes de perte de la langue apprise&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Fathia Besbas. Les travailleuses sociales et l'infirmi&#232;re vont alors utiliser des logos, des dessins, des BD&#8230; Autant d'adaptations au public qui permettent d'offrir un accompagnement solide et d'&#233;viter les risques de pertes de droits. Car ici aussi, la probl&#233;matique des suspensions d'allocations li&#233;es aux navettes avec le pays d'origine existe. &#171; &lt;i&gt;&#8239;Il y a quelques ann&#233;es, on a eu beaucoup de contr&#244;les : les r&#233;sidences &#233;taient cibl&#233;es. Il y a eu beaucoup de ruptures de droits&#8239;&lt;/i&gt; &#187;, se d&#233;sole Fathia Besbas. En r&#233;ponse, les travailleurs sociaux ont d&#233;velopp&#233; une action collective pour mieux informer les r&#233;sidents sur les r&#232;gles de temps de pr&#233;sence &#224; respecter pour b&#233;n&#233;ficier de l'ASPA ou des APL.&lt;br class='autobr' /&gt;
Fleurine Teneul demande toujours aux r&#233;sidents de la pr&#233;venir quand ils voyagent, l'occasion d'une piq&#251;re de rappel sur ce point. Car les pertes de droits peuvent &#234;tre catastrophiques. Ainsi, un r&#233;sident ayant voyag&#233; en d&#233;but d'ann&#233;e 2020 s'est retrouv&#233; coinc&#233; au pays par la crise sanitaire. Il n'a pas pu signer le document de d&#233;claration de ressources pour l'ASPA. Et s'est retrouv&#233; avec 3,46&#8239;euros par mois, en tout et pour tout.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les retraites principales pouvant &#234;tre tr&#232;s faibles malgr&#233; une vie pass&#233;e au travail, l'ASPA demeure une aide fondamentale : &#171; &lt;i&gt;Leur carri&#232;re est tr&#232;s difficile &#224; reconstituer : ils ne gardent pas trace de l'ensemble de leur parcours professionnel, les employeurs ont ferm&#233; ou n'ont pas gard&#233; d'archives, ils &#233;taient parfois embauch&#233;s au black sans m&#234;me le savoir&#8230;&#8239;&lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;cise Fleurine Teneul. Quand des personnes se retrouvent en rupture de droits, Ar&#233;li suspend les redevances des loyers et l'ASS organise la livraison de colis alimentaires, le temps que les droits soient r&#233;tablis.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Immigr&#233;s &#226;g&#233;s &#8226; Les invisibles</title>
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		<dc:date>2022-01-17T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Immigration</dc:subject>
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&lt;p&gt;En 2013, Alexis Bachelay, d&#233;put&#233; PS des Hauts-de-Seine, pr&#233;sentait un texte tr&#232;s attendu : le rapport de la mission d'information sur les immigr&#233;s &#226;g&#233;s. Il contenait quatre-vingt-deux pr&#233;conisations pour une meilleure prise en charge de ce public oubli&#233;. Presque dix ans apr&#232;s, selon les militants : &#171; rien n'a chang&#233; &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les ann&#233;es 2010, les mobilisations de nombreuses associations &#224; Toulouse, Strasbourg, Lyon, ou encore en r&#233;gion parisienne, avaient mis en lumi&#232;re la situation des immigr&#233;s &#226;g&#233;s. Tout (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1309-" rel="tag"&gt;1309&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 2013, Alexis Bachelay, d&#233;put&#233; PS des Hauts-de-Seine, pr&#233;sentait un texte tr&#232;s attendu : le rapport de la mission d'information sur les immigr&#233;s &#226;g&#233;s. Il contenait quatre-vingt-deux pr&#233;conisations pour une meilleure prise en charge de ce public oubli&#233;. Presque dix ans apr&#232;s, selon les militants : &#171; rien n'a chang&#233; &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 2010, les mobilisations de nombreuses associations &#224; Toulouse, Strasbourg, Lyon, ou encore en r&#233;gion parisienne, avaient mis en lumi&#232;re la situation des immigr&#233;s &#226;g&#233;s. Tout le monde semblait alors d&#233;couvrir ce public fragile, pr&#233;caire et vieillissant. Et s'accorder sur le fait qu'il fallait agir en urgence.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour comprendre, il faut remonter aux ann&#233;es 1960. Des jeunes arriv&#233;s du Maroc, d'Alg&#233;rie et de Tunisie deviennent ouvriers dans les secteurs du b&#226;timent, de l'industrie, de l'agriculture. Accueillis dans les foyers de travailleurs migrants (FTM), ceux qui sont venus seuls en France vivent dans des pi&#232;ces de 7 m2. La cuisine et les sanitaires sur le palier. Au fil des ans, certains font venir leur famille et s'installent dans des logements. D'autres restent vivre au foyer jusqu'&#224; atteindre la retraite.&lt;br class='autobr' /&gt;
Leur pr&#233;sence en France r&#233;v&#232;le un impens&#233; collectif, bas&#233; sur le &#171; mythe du retour &#187;. Les pouvoirs publics n'ont pas anticip&#233; le vieillissement d'une population qui n'est consid&#233;r&#233;e ni dans les travaux et rapports consacr&#233;s aux personnes immigr&#233;es, ni dans ceux au vieillissement et la perte d'autonomie. Les &#171; chibanis &#187; (&#171; cheveux blancs &#187; en arabe) restent dans un angle mort des politiques m&#233;dico-sociales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ceux qui vivent en foyer deviennent les symboles de cette invisibilisation. Les chambres exigu&#776;es de ces immeubles construits apr&#232;s-guerre deviennent&lt;br class='autobr' /&gt;
de plus en plus v&#233;tustes. Et surtout, non adapt&#233;es &#224; une population vieillissante. &#171; &lt;i&gt;La situation faite aux migrants en g&#233;n&#233;ral, et en particulier aux migrants &#226;g&#233;s, dans un certain nombre de foyers tr&#232;s v&#233;tustes et parfois tr&#232;s d&#233;grad&#233;s, entra&#238;ne des situations de souffrance extr&#234;mement importantes&lt;/i&gt; &#187;, reconnaissait le d&#233;put&#233; Alexis Bachelay en 2014. En sus de vivre dans des lieux d&#233;grad&#233;s, nombre d'entre eux affrontent la pauvret&#233;. Leur maigre retraite, due &#224; une carri&#232;re parfois alt&#233;r&#233;e par des ann&#233;es travaill&#233;es au noir ou la perte de justificatifs, est souvent compl&#233;t&#233;e par l'allocation de solidarit&#233; aux personnes &#226;g&#233;es (ASPA) et l'aide personnalis&#233;e au logement (APL). Sans ces aides, impossible d'assurer leurs besoins primaires. Probl&#232;me, celles-ci demeurent conditionn&#233;es &#224; une dur&#233;e de pr&#233;sence sur le territoire fran&#231;ais : huit mois par an pour l'APL, six mois pour l'ASPA. Dans les ann&#233;es 2010, des collectifs et des associations alertent : les contr&#244;les se multiplient dans les foyers. Des professionnels de la CAF, pour les APL et de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (CNAV), pour l'ASPA, se d&#233;placent dans les foyers pour des contr&#244;les collectifs. Ils traquent les dur&#233;es de s&#233;jour au pays d'origine.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les sanctions tombent : des allocations sont supprim&#233;es, on demande &#224; de vieux migrants pauvres de r&#233;gler des dettes li&#233;es aux trop-per&#231;us. Pour les associations, c'en est trop. L'acc&#232;s aux droits de ces personnes, d&#233;j&#224; largement entrav&#233; par leur invisibilisation, leur tendance &#224; &#171; ne pas faire de vagues &#187; et, parfois, les probl&#232;mes de ma&#238;trise de la langue, doit &#234;tre d&#233;fendu.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces contr&#244;les et la mobilisation qui s'en suit permettent au moins une chose : parler de ces vieux migrants qui vivent dans des conditions tr&#232;s pr&#233;caires dans des foyers faits pour de jeunes travailleurs de vingt ans qu'ils ne sont plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4312 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH370/capture_d_e_cran_2022-01-11_a_13.18.57-39970.png?1693516485' width='500' height='370' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Excellent diagnostic&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mission Bachelay est la premi&#232;re mission parlementaire d'ampleur &#224; s'int&#233;resser aux personnes &#226;g&#233;es immigr&#233;es. En 2013, 350 000 immigr&#233;s extra-communautaires de plus de soixante-cinq ans r&#233;sident en France. Durant des mois, les rapporteurs auditionnent des chercheurs, militants, gestionnaires de foyer, repr&#233;sentants des caisses. Ils se d&#233;placent en foyers de travailleurs migrants (FTM), dans diff&#233;rentes villes de France. Les conclusions, sans appel, annoncent &#171; un imp&#233;ratif politique autant qu'un devoir moral &#187; &#224; mieux prendre en charge ce public.&lt;br class='autobr' /&gt;
Trois points clefs &#233;mergent : le logement, l'acc&#232;s aux droits et celui aux soins : &#171; &lt;i&gt;Trop souvent, leurs conditions de logement, en foyer de travailleurs migrants ou dans l'habitat diffus, ne sont pas dignes. Trop rarement, leur acc&#232;s aux droits, et notamment aux droits sociaux, est effectif. Trop fr&#233;quemment, leur &#233;tat de sant&#233; justifierait de recourir &#224; des soins qu'ils ne sollicitent pourtant pas, par m&#233;connaissance des dispositifs autant que par retenue &lt;/i&gt; &#187;, indique le rapport.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand la mission d'information rend son rapport, les associatifs et militants pointent l'avanc&#233;e : &#171; &lt;i&gt; le diagnostic est excellent. C'est une vraie r&#233;f&#233;rence&lt;/i&gt; &#187;, souligne Boualam Azahoum, militant &#224; l'Association des travailleurs maghr&#233;bins de France (ATMF) &#224; Lyon. M&#234;me constat du c&#244;t&#233; d'Ali Elbaz, militant au Gisti et au Comit&#233; pour l'avenir des foyers (COPAF) en r&#233;gion parisienne : &#171; &lt;i&gt;La mission Bachelay nous a donn&#233; de l'espoir &lt;/i&gt; &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les gestionnaires des foyers, les caisses, s'&#233;meuvent de la situation des vieux migrants. Ali Elbaz poursuit : &#171; &lt;i&gt;Face aux constats terribles de la mission Bachelay, tout le monde est en empathie pour les vieux migrants&lt;/i&gt; &#187;. Mais dix ans apr&#232;s, le militant se dit &#171; &lt;i&gt;tr&#232;s d&#233;&#231;u : quatre-vingt-deux pr&#233;conisations et dans le r&#233;el, rien &lt;/i&gt; &#187;. &#171; &lt;i&gt;Ils sont sortis de l'anonymat, mais c'est le seul point positif. Pour le reste, on en est &#224; la case d&#233;part &lt;/i&gt; &#187;, abonde Mustapha El Hamdani, coordinateur de l'association strasbourgeoise Calima.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4311 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH359/capture_d_e_cran_2022-01-11_a_13.19.48-7a3d3.png?1693516485' width='500' height='359' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Retour &#224; la case d&#233;part&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport a tout de m&#234;me permis d'amorcer quelques changements au niveau du logement. Des foyers de travailleurs migrants sont d&#233;truits ou r&#233;nov&#233;s pour &#234;tre transform&#233;s en r&#233;sidence sociales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Exit les chambres de 7 m2, place &#224; des r&#233;sidences d'une vingtaine de m2 avec coin cuisine, douche et sanitaires. &#171; &lt;i&gt;On ne peut qu'&#234;tre d'accord avec cette am&#233;lioration du confort des r&#233;sidents&lt;/i&gt; &#187;, indique Ali Elbaz. Mais cette augmentation du confort a un prix selon le militant : &#171; &lt;i&gt;les loyers sont pass&#233;s d'environ 260 euros/mois &#224; plus de 400 euros &lt;/i&gt; &#187;. &#171; &lt;i&gt;Certains sont tr&#232;s contents des nouveaux logements&lt;/i&gt;, pointe Fatima Ben Mebrouk, intervenante sociale pour le centre social Alliances et Cultures &#224; la r&#233;sidence Adoma le Fronton, &#224; Toulouse.&lt;i&gt; D'autres ont plus de mal car ils &#233;taient habitu&#233;s &#224; vivre en collectif.&lt;/i&gt; &#187; &#192; la r&#233;sidence sociale Henri Convain, &#224; Lille, des appartements partag&#233;s permettent de maintenir la vie collective et les petits loyers propres aux FTM (&lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/Reportage-o-Residence-sociale-Cohabitation-intergenerationnelle&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;voir reportage&lt;/a&gt;).&lt;br class='autobr' /&gt;
Mustapha El Hamdani, lui, peine &#224; &#234;tre convaincu par la transformation en r&#233;sidence sociale de la r&#233;sidence Adoma Metzg&#233;rau &#224; Strasbourg. Il deplore l'absence d'accompagnement social, menant &#224; un manque d'acc&#232;s aux droits et aux soins. Un manque selon lui compens&#233; par les efforts militants : &#171; &lt;i&gt;Les gestionnaires des lieux sont uniquement dans la gestion. Il n'y a plus de salle pour les activit&#233;s collectives. Une permanence sociale doit se tenir, mais seulement deux fois par mois. Et parfois elle n'a pas lieu.&lt;/i&gt; &#187; Sophie Minday, directrice de la gestion locative et sociale chez Adoma, s'en d&#233;fend : &#171; &lt;i&gt;Nous avons un responsable de la gestion locative par r&#233;sidence et un responsable de l'insertion sociale pour quatre ou cinq r&#233;sidences&lt;/i&gt; &#187;. Selon elle, Adoma ne peut aller au-del&#224; des limites de son champ d'action : &#171; &lt;i&gt;Nous avons un r&#244;le de veille et d'alerte lorsque l'on d&#233;tecte une d&#233;gradation des conditions de la personne, notamment niveau sant&#233;. Mais nous n'avons pas vocation ni capacit&#233; &#224; dispenser en interne tout l'accompagnement que requi&#232;rent ces personnes. Nos r&#233;sidences sociales doivent &#234;tre int&#233;gr&#233;es dans le tissu local &lt;/i&gt; &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et si le mouvement de transformation s'amorce depuis 2012, certains FTM n'ont toujours pas &#233;t&#233; r&#233;nov&#233;s. Adoma affirme avoir transform&#233; soixante-cinq d'entre eux en r&#233;sidences. Son parc en compte encore cent vingt-huit. &#171; &lt;i&gt;Les FTM existants sont entretenus, toutefois ils ont &#233;t&#233; construits dans les ann&#233;es 1960. Ils &#233;taient &#224; l'&#233;poque d'un confort optimal qui ne correspond plus &#224; la demande l&#233;gitime des personnes &#226;g&#233;es r&#233;sidentes&lt;/i&gt; &#187;, reconna&#238;t Sophie Minday. Le bailleur souhaite, &#224; l'horizon 2028, en transformer une centaine d'autres. La trentaine de foyers restants seraient d&#233;di&#233;s &#224; l'h&#233;bergement et non au logement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Concernant les contr&#244;les li&#233;s aux allocations, point &#233;pineux des mobilisations et des r&#233;flexions de la mission parlementaire : &#171; &lt;i&gt;C'est toujours compliqu&#233;&lt;/i&gt;, selon Fatima Ben Mebrouk. &lt;i&gt;Les r&#233;sidents ont les m&#234;mes probl&#233;matiques que toute personne &#226;g&#233;e. La seule particularit&#233;, ce sont les va-et-vient &lt;/i&gt; &#187;. Beaucoup ne souhaitent pas rentrer au pays d&#233;finitivement, notamment pour des raisons de sant&#233; et pour continuer &#224; b&#233;n&#233;ficier de l'ASPA. Apr&#232;s une vie de travail dans des m&#233;tiers physiques et &#233;reintants, les corps sont ab&#238;m&#233;s. La confiance dans le syst&#232;me de soin du pays d'origine, o&#249; la prise en charge peut par ailleurs s'av&#233;rer co&#251;teuse, joue &#233;galement dans le choix de rester partiellement en France. &#171; &lt;i&gt;Ils ont tous des probl&#232;mes de sant&#233;, li&#233;s aux conditions de vie et de travail&lt;/i&gt;, se d&#233;sole Mustapha El Hamdani. &lt;i&gt;&#192; l'&#233;poque, ils &#233;taient jeunes et ne se rendaient pas compte. Maintenant, ils le paient tr&#232;s cher.&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces immigr&#233;s &#226;g&#233;s qui font &#171; la navette &#187; restent donc contraints de respecter scrupuleusement les temps de pr&#233;sence. &#171; &lt;i&gt; Ils tiennent tous leur petit calepin&lt;/i&gt;, explique J&#233;r&#244;me Host, assistant de service social &#224; la Case de Sant&#233; de Toulouse.&lt;i&gt; Ils ont &#233;t&#233; tellement traumatis&#233;s qu'ils font attention.&lt;/i&gt; &#187; Selon lui, les avanc&#233;es restent minimes. Exemple concret : le dispositif d'aide &#224; la r&#233;insertion sociale et familiale des anciens migrants, annonc&#233; suite au rapport Bachelay. Le dispositif devait concerner 35 000 b&#233;n&#233;ficiaires. Il avait pour vocation d'&#234;tre plus adapt&#233; que l'ASPA pour les immigr&#233;s vivants &#171; entre deux rives &#187;. Un rapport de l'Inspection g&#233;n&#233;rale des affaires sociales (IGAS), paru en 2019, pointe de mani&#232;re ind&#233;niable son &#233;chec total. Arriv&#233; tardivement, mal con&#231;u puisqu'il ignore les r&#233;sidents hors foyers, illisible dans sa mise en application, le dispositif se r&#233;v&#232;le totalement inutile : le nombre de b&#233;n&#233;ficiaires en 2019 s'&#233;l&#232;ve &#224;&#8230; 29. On est bien loin des 35 000 annonc&#233;s. Pour J&#233;r&#244;me Host, cet exemple constitue le triste symbole des &#171; &lt;i&gt;politiques sociales d'affichage, r&#233;v&#233;latrices du m&#233;pris envers ce public&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les militants, d&#233;sabus&#233;s, d&#233;noncent l'inaction des pouvoirs publics. &#171; &lt;i&gt;Il y a eu un bon diagnostic, un d&#233;bat qui s'est r&#233;pandu dans la soci&#233;t&#233;, puis le souffl&#233; est retomb&#233; et ils ont &#233;t&#233; renvoy&#233;s &#224; l'anonymat. Certains meurent &#224; petit feu&#8230; &lt;/i&gt; &#187;, r&#233;sume avec d&#233;pit Boualam Azahoum.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les militants prennent parfois le relais. &#192; Strasbourg, l'association Calima a re&#231;u l'accord de principe d'un bailleur social pour un projet de logements partag&#233;s : cinq appartements en colocation et la mutualisation de l'ASPA pour financer la pr&#233;sence quotidienne d'une conseill&#232;re en &#233;conomie sociale et familiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A lire aussi :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Les Chibanis sous contr&#244;le administratif&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/-1070-#ancre-sommaire&#034; class='spip_url auto' rel='nofollow'&gt;https://www.lien-social.com/-1070-#ancre-sommaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Changer le regard sur les Chibanis&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Changer-le-regard-sur-les-Chibanis&#034; class='spip_url auto' rel='nofollow'&gt;https://www.lien-social.com/Changer-le-regard-sur-les-Chibanis&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Un caf&#233; social pour les chibanis&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Un-cafe-social-pour-les-Chibanis&#034; class='spip_url auto' rel='nofollow'&gt;https://www.lien-social.com/Un-cafe-social-pour-les-Chibanis&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entretien avec Antoine Math &#8226; Politiques publiques : rien n'a chang&#233;</title>
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		<dc:date>2022-01-17T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Immigration</dc:subject>
		<dc:subject>Personne &#226;g&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>1309</dc:subject>

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&lt;p&gt;Pour le chercheur et militant, rien n'a chang&#233; depuis le rapport Bachelay. Les politiques annonc&#233;es sont rest&#233;es lettre morte, les vieux immigr&#233;s renvoy&#233;s &#224; l'oubli. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 2013, la mission parlementaire Bachelay rend un rapport d'ampleur sur la situation des immigr&#233;s &#226;g&#233;s. Quels ont &#233;t&#233; ses apports ? &lt;br class='autobr' /&gt;
L'int&#233;r&#234;t de la mission a &#233;t&#233; la reconnaissance de l'injustice et de la maltraitance caus&#233;es aux immigr&#233;s &#226;g&#233;s. Claude Gu&#233;ant &#233;tait all&#233; jusqu'&#224; les traiter de fraudeurs, qu'il fallait quasiment pourchasser et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Personne-agee" rel="tag"&gt;Personne &#226;g&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1309-" rel="tag"&gt;1309&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour le chercheur et militant, rien n'a chang&#233; depuis le rapport Bachelay. Les politiques annonc&#233;es sont rest&#233;es lettre morte, les vieux immigr&#233;s renvoy&#233;s &#224; l'oubli.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4315 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH132/capture_d_e_cran_2022-01-11_a_13.38.04-aabc9.png?1693516485' width='500' height='132' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;En 2013, la mission parlementaire Bachelay rend un rapport d'ampleur sur la situation des immigr&#233;s &#226;g&#233;s. Quels ont &#233;t&#233; ses apports ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'int&#233;r&#234;t de la mission a &#233;t&#233; la reconnaissance de l'injustice et de la maltraitance caus&#233;es aux immigr&#233;s &#226;g&#233;s. Claude Gu&#233;ant &#233;tait all&#233; jusqu'&#224; les traiter de fraudeurs, qu'il fallait quasiment pourchasser et punir. La Halde (1) avait point&#233; l'ill&#233;galit&#233; et les pratiques indignes exerc&#233;es pendant les contr&#244;les de la CAF. Le principal apport de cette mission a donc &#233;t&#233; de rendre visibles ces immigr&#233;s &#226;g&#233;s et de rappeler leurs droits. Les administrations ont d&#251; s'expliquer et elles ont lev&#233; le pied sur la chasse &#224; l'homme qui avait cours. On a reconnu que ces personnes, dans diff&#233;rents domaines et &#224; diff&#233;rents moments de leur vie, que ce soit au niveau du travail, du logement, de l'acc&#232;s aux droits sociaux ou aux droits &#224; la sant&#233;, n'avaient pas &#233;t&#233; bien trait&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le diagnostic du rapport est tr&#232;s int&#233;ressant. Cette dynamique a entra&#238;n&#233; un changement d'attitude de la part des organismes sociaux. Mais les quatre-vingt-deux propositions sont bien faibles en r&#233;ponse &#224; ce diagnostic. Et surtout, elles n'ont pas vraiment eu d'effets.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;C'est-&#224;-dire ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans un contexte d'aust&#233;rit&#233; budg&#233;taire, on peut d&#233;j&#224; remarquer que la plupart des propositions ne co&#251;tent pas un centime. Elles sont de l'ordre du voeu pieu. Par exemple : inciter les communes &#224; soutenir les organismes de gestion des foyers. Au niveau des contr&#244;les, on demande aux organismes de respecter le droit. Ce n'est qu'un rappel des r&#232;gles. Et les progr&#232;s affich&#233;s n'en sont pas. Prenons par exemple la prise en charge des soins par l'Assurance maladie d'anciens migrants rentr&#233;s dans leur pays d'origine, lorsqu'ils se trouvent temporairement en France : cela fonctionne tr&#232;s bien pour les Europ&#233;ens, mais c'est une catastrophe pour les non-Europ&#233;ens parce que les conditions sont quasiment impossibles &#224; obtenir. C'est pareil pour l'aide &#224; la r&#233;insertion sociale et familiale des anciens migrants. Le ministre de l'emploi, du travail et de la coh&#233;sion sociale de l'&#233;poque, Jean-Louis Borloo, avait annonc&#233; 35 000 b&#233;n&#233;ficiaires. Il n'y en a eu qu'une dizaine : c'est un dispositif vou&#233; &#224; l'&#233;chec.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment se positionnent les travailleurs sociaux qui interviennent aupr&#232;s de ces personnes ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il existe &#233;videmment une grande diversit&#233; d'&#226;ges, d'exp&#233;riences, de conscience du droit et de conscience politique chez les travailleurs sociaux , ce qui emp&#234;che toute g&#233;n&#233;ralit&#233;. Cela dit, on constate une grande d&#233;ficience de formation dans le secteur du travail social quant aux droits et aux questions juridiques. C'est un sujet difficile, o&#249; beaucoup baissent les bras ou appliquent la politique de la patate chaude : les travailleurs sociaux du d&#233;partement vont renvoyer vers une association, comme le collectif des accident&#233;s du travail retrait&#233;s et handicap&#233;s pour l'&#233;galit&#233; des droits (CATRED) par exemple. Mais ceux-ci ne peuvent pas tout !&lt;br class='autobr' /&gt;
La v&#233;rit&#233;, c'est qu'il n'existe pas d'endroit pour r&#233;gler les probl&#232;mes de ces personnes-l&#224;. Personne ne s'y int&#233;resse, on ne veut pas les entendre ni les voir, et elles ne sont pas revendicatives. Alors elles souffrent en silence.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pourquoi en entend-on si peu parler ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce sont des &#233;trangers, vieux, pauvres. C'est difficile de se mobiliser pour d&#233;fendre leurs droits. Il existe un cynisme tr&#232;s fort vis-&#224;-vis d'eux. M&#234;me les associations, les organisations syndicales, restent globalement assez absentes sur ces sujets.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1) Aujourd'hui remplac&#233;e par le D&#233;fenseur des droits.&lt;/div&gt;
		
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