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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Apr&#232;s la prison quels moyens pour ne pas r&#233;cidiver ? </title>
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		<title>Apr&#232;s la prison, quels moyens pour ne pas r&#233;cidiver ?</title>
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		<dc:subject>Prison</dc:subject>
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&lt;p&gt;Pour Roland Couttenceau, psychiatre, psychanalyste, et expert aupr&#232;s des tribunaux depuis une vingtaine d'ann&#233;es, l'opinion est s&#233;v&#232;re &#224; l'&#233;gard de ceux qui rechutent &#224; leur sortie de prison. La soci&#233;t&#233; pense g&#233;n&#233;ralement que tous les prisonniers lib&#233;r&#233;s restent potentiellement dangereux. Or, les r&#233;cidivistes ne sont qu'une minorit&#233;. Et ils pourraient &#234;tre encore moins nombreux si un travail de pr&#233;paration &#233;tait fait en amont et un effort de r&#233;insertion en aval. D'o&#249; la n&#233;cessit&#233;, pour tous les professionnels (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour Roland Couttenceau, psychiatre, psychanalyste, et expert aupr&#232;s des tribunaux depuis une vingtaine d'ann&#233;es, l'opinion est s&#233;v&#232;re &#224; l'&#233;gard de ceux qui rechutent &#224; leur sortie de prison. La soci&#233;t&#233; pense g&#233;n&#233;ralement que tous les prisonniers lib&#233;r&#233;s restent potentiellement dangereux. Or, les r&#233;cidivistes ne sont qu'une minorit&#233;. Et ils pourraient &#234;tre encore moins nombreux si un travail de pr&#233;paration &#233;tait fait en amont et un effort de r&#233;insertion en aval. D'o&#249; la n&#233;cessit&#233;, pour tous les professionnels concern&#233;s, d'effectuer accompagnements et suivis&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&#232;s certains faits marquants de l'actualit&#233; judiciaire, il semble que le d&#233;bat sur la lib&#233;ration conditionnelle des d&#233;tenus soit remis au go&#251;t du jour&#8230; Pensez-vous que la r&#233;cidive &#224; la sortie de prison soit quelque chose de difficilement &#233;vitable ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des peines prononc&#233;es sont dites : &#171; &#224; temps &#187;. C'est-&#224;-dire que le sujet sortira toujours, un jour ou l'autre, de la prison. &#192; partir de ce constat tout simple, on peut s'appuyer sur une statistique v&#233;rifi&#233;e en France et dans d'autres pays, qui montre que la r&#233;cidive des gens en libert&#233; conditionnelle est inf&#233;rieure &#224; la r&#233;cidive des gens lib&#233;r&#233;s sans autres mesures. En cons&#233;quence, notre soci&#233;t&#233; a tout int&#233;r&#234;t &#224; accompagner la lib&#233;ration des sujets condamn&#233;s, puisque cela permet de diminuer le ph&#233;nom&#232;ne de r&#233;cidive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, lorsque l'on aborde ce probl&#232;me il faut &#234;tre extr&#234;mement pr&#233;cis. Ainsi les gens qui ont eu une longue peine, lorsqu'il y a r&#233;cidive, celle-ci s'op&#232;re souvent pour des faits heureusement d'une gravit&#233; moindre, que celle pour laquelle ils ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; condamn&#233;s la premi&#232;re fois. Si besoin &#233;tait, &#224; titre d'exemple, la r&#233;cidive de Patrick Henry ne s'est pas faite pour un crime de sang, mais pour de la d&#233;tention de haschisch&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on observe les &#233;v&#233;nements de mani&#232;re rationnelle et pond&#233;r&#233;e, on constate que pour une soci&#233;t&#233; la politique de lib&#233;ration conditionnelle est une bonne politique de protection sociale. De plus, pour une soci&#233;t&#233; qui doit &#233;quilibrer le souci humaniste de donner une seconde chance &#224; l'individu, tout en prot&#233;geant la soci&#233;t&#233; des vell&#233;it&#233;s potentielles de r&#233;cidive de tel ou tel d&#233;tenu, il est n&#233;cessaire de passer par un travail d'&#233;valuation pluridisciplinaire, impliquant le juge d'application des peines, l'expert psychiatre, l'&#233;ducateur qui travaille en milieu carc&#233;ral, et le personnel p&#233;nitentiaire qui a une observation longitudinale du sujet condamn&#233; dans le cadre d'un &#233;tablissement pour peine (que ce soit une maison centrale ou un centre de d&#233;tention). Ce travail &#233;valuatif doit &#234;tre le plus pr&#233;cis possible pour pouvoir faire b&#233;n&#233;ficier le sujet d'une lib&#233;ration conditionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'oublions pas, qu'une des fonctions du temps p&#233;nal est aussi d'&#233;duquer, pour que les gens d&#233;tenus progressent sur le plan des &#233;tudes et de l'obtention de dipl&#244;mes ou sur celui de la formation professionnelle. Mais, il est aussi indispensable d'utiliser ce temps pour que ces gens maturent psychiquement, en b&#233;n&#233;ficiant &#233;galement d'un suivi m&#233;dico-psychologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur un plan psychique, justement, quelle serait la meilleure technique th&#233;rapeutique et pr&#233;ventive contre la r&#233;cidive &#224; mettre en place en prison ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;linquants sexuels qui repr&#233;sentent une grosse partie des longues peines ont, avec cette loi de 1998, une incitation aux soins dans le milieu carc&#233;ral et une obligation de soins &#224; la sortie. Cela montre que notre soci&#233;t&#233; a une pr&#233;occupation de pr&#233;vention de la r&#233;cidive, qui est plus marqu&#233;e dans ce domaine parce que l'opinion publique, tout comme les politiques, a &#233;t&#233; sensible &#224; ce type d'agression de l'intimit&#233; personnelle de l'humain que repr&#233;sente l'agression sexuelle. Or, ce type de d&#233;marche d'obligation de soins du sujet d&#233;linquant sexuel devrait et pourrait &#234;tre &#233;tendue &#224; d'autres personnes qui ont &#233;t&#233; condamn&#233;es &#224; de longues peines pour d'autres faits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait donc n&#233;cessaire d'introduire la notion d'injonction d'un travail psychologique de groupe en milieu carc&#233;ral, pr&#233;parant l'individu &#224; sa sortie et &#224; sa r&#233;insertion car, au fond, un sujet condamn&#233; est confront&#233; non pas au regard d'un seul individu, aussi form&#233; soit-il (que peuvent l'&#234;tre un psychiatre, un psychologue, ou un &#233;ducateur&#8230;) mais au travers de cette technique de groupe, il est soumis au regard social de plusieurs th&#233;rapeutes, d'autres condamn&#233;s qui n'auront pas forc&#233;ment un &#339;il complaisant ou d&#233;culpabilisant sur le passage &#224; l'acte des autres. Cette dynamique de groupe devrait se d&#233;velopper car elle appara&#238;t tr&#232;s pertinente, et m&#234;me humanisante, puisqu'elle pr&#233;pare aussi la sortie des longues peines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans certains cas, d'aucuns affirment la n&#233;cessit&#233; de la peine et de la sanction incompressible pour &#233;viter la r&#233;cidive. Qu'en pensez-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas de th&#233;orisation simple sur la r&#233;cidive. Par contre, dans le domaine de la criminologie, il y a ce que l'on appelle les atteintes aux biens, aux m&#339;urs etc. L'opinion publique est g&#233;n&#233;ralement tr&#232;s choqu&#233;e par ceux qui r&#233;cidivent, justement parce que ces cas rares d&#233;fraient la chronique. Quelqu'un qui a un pass&#233; judiciaire ne va pas forc&#233;ment se transformer en citoyen mod&#232;le du jour au lendemain. Mais il faut faire la distinction entre le crime hors norme pour lequel les longues peines sont appliqu&#233;es et puis le passage &#224; l'acte de la r&#233;cidive, certes souvent condamnable, mais d'un autre ordre, et mettant beaucoup moins en danger la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans mon exp&#233;rience, la r&#233;cidive se situe dans une transgression antisociale beaucoup moins importante. Il faut donc raison garder. Toutes les peines au-del&#224; de 10 ans sont extr&#234;mement longues en temps de la maturation psychique. En France, o&#249; l'opinion publique pense qu'on vit dans un pays laxiste, en fait l'&#233;chelle des peines est tr&#232;s rationnelle et progressive, en fonction des actes commis. Cela fait que par exemple, dans le domaine des m&#339;urs, les peines sont les plus longues en regard des autres d&#233;mocraties occidentales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle serait finalement la meilleure pratique en d&#233;tention pour &#233;viter la r&#233;cidive apr&#232;s la sortie de prison ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a deux grands probl&#232;mes : d'une part on ne peut aider que les gens qui veulent &#234;tre aid&#233;s. Il faut savoir que parmi les personnalit&#233;s transgressives, existent des sujets qui ont un &#233;gocentrisme extr&#234;me quoique cach&#233; (comme on dit en clinique, et dont les psys disent qu'ils sont soit m&#233;galomanes, soit parano&#239;aques) qui font que pour des raisons de fiert&#233;, de toute-puissance, d'agressivit&#233; antisociale, ils refusent toute aide et qui, grosso modo font comprendre &#171; &#8230; Je suis l&#224;, je fais ma peine, et je vous emmerde&#8230; &#187; Mais, d'autre part, dans les gens qui acceptent l'aide qu'on leur propose, ma th&#232;se est que le meilleur soutien est pluridisciplinaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, nous avons une culture professionnelle bas&#233;e sur le parall&#233;lisme des professions notamment dans le travail social, le psy, l'&#233;ducateur, le juge et le personnel p&#233;nitentiaire qui chacun dans son coin consid&#232;re qu'il a son champ propre d'intervention. Or, ma conviction est que la mise en commun de ces savoirs, de ces observations est indispensable. Il faut qu'il y ait une aide &#224; la fois psychologique, &#233;ducative qui apprenne &#224; un sujet &#224; respecter les r&#232;gles et la parole de la soci&#233;t&#233; repr&#233;sent&#233;e par le juge. Il faut donc apprendre &#224; d&#233;velopper chez les professionnels un soutien, un accompagnement &#224; tous les modes ; ce n'est pas parce que quelqu'un a obtenu un dipl&#244;me en prison, ni parce qu'il a eu une th&#233;rapie individuelle, qu'il sera moins dangereux dehors&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le psy qui n'&#233;tait pas au courant de ses comportements au quotidien en d&#233;tention, a pu &#234;tre leurr&#233; tout comme l'&#233;ducateur ou l'assistante sociale. Il ne s'agit pas simplement de parler de la n&#233;cessit&#233; du nombre des &#233;ducateurs, mais bien d'une culture de l'&#233;valuation pluridisciplinaire. En outre, il y a des d&#233;tenus qui ont besoin d'un &#171; suivi tranquille &#187; et d'autres d'un &#171; accompagnement plus soutenu &#187;. Apprendre &#224; travailler ensemble permet de disposer d'un savoir criminologique et de pratiques &#233;ducatives en permanence r&#233;&#233;valu&#233;es. L'&#233;valuation doit d'ailleurs &#234;tre restitu&#233;e de mani&#232;re transparente au d&#233;tenu. La r&#233;cidive, au-del&#224; de la nuisance qu'elle peut entra&#238;ner vis-&#224;-vis de la soci&#233;t&#233;, est &#233;galement destructive pour l'ex-d&#233;tenu car, quoi de plus masochiste pour un individu que de r&#233;cidiver.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Des formations pour les d&#233;tenus, afin d'&#233;viter la r&#233;cidive</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Des-formations-pour-les-detenus-afin-d-eviter-la-recidive</link>
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		<dc:subject>Prison</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;En 1981, fort de son exp&#233;rience en milieu carc&#233;ral, un groupe de professionnels cr&#233;e l'association Formation et aide &#224; la r&#233;insertion (FAIRE). Son objectif est de faciliter la r&#233;insertion sociale et professionnelle &#224; la sortie de prison. Au fil du temps, elle a adapt&#233; ses actions et opt&#233; pour une prise en charge globale Rencontre avec Imanouel Pajand, coordonateur du suivi des d&#233;tenus &lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s quelques ann&#233;es d'exp&#233;rience en prison, l'association FAIRE s'interroge : &#171; Nos formations ont-elles un r&#233;el (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 1981, fort de son exp&#233;rience en milieu carc&#233;ral, un groupe de professionnels cr&#233;e l'association Formation et aide &#224; la r&#233;insertion (FAIRE). Son objectif est de faciliter la r&#233;insertion sociale et professionnelle &#224; la sortie de prison. Au fil du temps, elle a adapt&#233; ses actions et opt&#233; pour une prise en charge globale Rencontre avec Imanouel Pajand, coordonateur du suivi des d&#233;tenus&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s quelques ann&#233;es d'exp&#233;rience en prison, l'association FAIRE&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='FAIRE - 48, rue de l'Amiral Mouchez - 75014 Paris. Tel. 01 45 88 83 73 - (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; s'interroge : &lt;i&gt;&#171; Nos formations ont-elles un r&#233;el impact sur la r&#233;insertion des d&#233;tenus ? Favorisent-elles la lutte contre la r&#233;cidive ? &#187;&lt;/i&gt;. Estimant son action trop partielle, l'association d&#233;cide de s'int&#233;resser &#224; l'insertion bien avant la sortie et met en place des dispositifs en ce sens.&lt;i&gt; &#171; Nous avons vu qu'en d&#233;pit d'une formation b&#233;ton, si nous ne prenions pas en compte la situation globale du prisonnier, nous &#233;tions &#224; c&#244;t&#233; de la plaque &#187;&lt;/i&gt;, explique Imanouel Pajand, coordinateur du suivi des d&#233;tenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;insertion professionnelle n&#233;cessite un travail sur l'ensemble de la probl&#233;matique du d&#233;tenu : situation administrative (il n'a souvent plus de papiers), situation familiale (isolement, divorce, famille &#233;loign&#233;e&#8230;), sant&#233; (probl&#232;me d'alcool, toxicomanie), h&#233;bergement&#8230; L'association, gr&#226;ce &#224; un financement du Fonds d'action sociale (FAS, aujourd'hui FASDIL), constitue alors une &#233;quipe pluridisciplinaire et met en place des actions avec l'administration p&#233;nitentiaire, le juge d'application des peines, la mission locale, la direction d&#233;partementale des affaires sanitaires et sociales&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque intervenant prend en charge un probl&#232;me diff&#233;rent pendant l'incarc&#233;ration. En cela, FAIRE est aid&#233;e par la r&#233;forme de l'administration p&#233;nitentiaire. En 1999, celle-ci ouvre la prison aux partenaires ext&#233;rieurs et s'attache &#224; pr&#233;parer la sortie des d&#233;tenus. Avec la mise en place des Services p&#233;nitentiaires d'insertion et de probation (SPIP)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Les Services p&#233;nitentiaires d'insertion et de probation (SPIP) ont pour (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, l'insertion devient un objectif prioritaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'administration soutient FAIRE dans l'organisation d'actions ou des module de pr&#233;paration &#224; la sortie de d&#233;tention. Modules qui fonctionnent &#224; deux niveaux : un travail collectif sur la socialisation (&#233;changes d'exp&#233;riences, r&#233;flexions sur les th&#232;mes en relation avec la situation du d&#233;tenu avec la justice&#8230;) et la participation &#224; un chantier-&#233;cole (r&#233;habilitation et r&#233;novation d'&#233;difices). Dans le chantier-&#233;cole, le d&#233;tenu participe &#224; des activit&#233;s de formation th&#233;oriques et professionnelles afin de pouvoir occuper un poste de travail concret &#224; la sortie. Parall&#232;lement, il b&#233;n&#233;ficie d'un accompagnement individuel pour pr&#233;parer sa sortie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FAIRE a aussi mis en place une plate-forme de formation et d'insertion pour les ex-d&#233;tenus en collaboration avec une agence sp&#233;cialis&#233;e de l'ANPE. Cette plate-forme sert de lien entre l'int&#233;rieur et l'ext&#233;rieur. Plusieurs partenaires la constituent et travaillent sur diff&#233;rents aspects (d&#233;veloppement de l'estime de soi, &#233;laboration d'un projet professionnel, recherche d'emploi ou de formation&#8230;). L&#224; encore, les r&#233;f&#233;rents restent les m&#234;mes &#224; l'int&#233;rieur comme &#224; l'ext&#233;rieur de la prison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; &#192; leur sortie, les d&#233;tenus ont deux &#233;tapes tr&#232;s dures &#224; passer : dans les 15 jours qui pr&#233;c&#232;dent leur sortie, une angoisse et une agitation les prennent, puis &#224; la sortie c'est le choc de la libert&#233;. Selon la fragilit&#233; de la personne et la dur&#233;e de sa d&#233;tention, quinze jours &#224; six mois d'appui sp&#233;cifiques seront n&#233;cessaires &#187;&lt;/i&gt;, explique Imanouel Pajand. Aussi, une bonne organisation avec l'ensemble des partenaires est-elle indispensable pour que la personne int&#232;gre les dispositifs de droit commun (h&#233;bergement, administration, sant&#233;&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FAIRE constate, que m&#234;me en pr&#233;parant &lt;i&gt;&#171; les choses en amont &#187;&lt;/i&gt;, avec une vision globale, l'insertion n'est pas vraiment au rendez-vous. &lt;i&gt;&#171; Nous pensions qu'en r&#233;solvant les probl&#232;mes sociaux, tout irait bien, or ce n'est pas tout &#224; fait le cas. Aujourd'hui, le profil des d&#233;tenus a beaucoup chang&#233;. Toutes les cat&#233;gories socioprofessionnelles vont en prison. Nous restions trop branch&#233;s sur le public marginalis&#233; avec un probl&#232;me de langue &#187;&lt;/i&gt;, dit Imanouel Pajand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors l'association prend en compte d'autres param&#232;tres : &lt;i&gt;&#171; Si on donne une bonne formation &#224; un jeune de 17 ans qui a purg&#233; une peine de trois ans pour un acte grave en pr&#233;parant bien sa sortie, mais qu'il reste dans la d&#233;n&#233;gation de son acte, se pose comme une victime, on ne r&#233;ussira pas &#224; l'aider dans la r&#233;insertion &#187;,&lt;/i&gt; constate Imanouel Pajand, &lt;i&gt;les probl&#232;mes qui l'ont amen&#233; en prison sont d'une autre nature : il ne sait pas diff&#233;rer son d&#233;sir imm&#233;diat, a des probl&#232;mes vis-&#224;-vis de la hi&#233;rarchie et de l'ordre et une r&#233;sistance &#224; la contrainte inexistante, s'il voit un objet qui lui pla&#238;t dans une vitrine, il le lui faudra de suite. Ce type de probl&#232;me rel&#232;ve du comportement et du savoir-&#234;tre &#187;&lt;/i&gt;. Il devient alors important d'agir aussi sur ce volet. Les personnes arrivent dans la prison avec l'ensemble des probl&#232;mes qui les y am&#232;nent. Les ann&#233;es d'incarc&#233;ration en cr&#233;ent de nouveaux surtout pour les personnes fragiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s des ann&#233;es d'incarc&#233;ration, difficile pour de nombreux d&#233;tenus de prendre des initiatives. Certains commencent &#224; avoir des probl&#232;mes d'identit&#233;, d'orientation dans l'espace&#8230; M&#234;me si les actions d'associations comme FAIRE rompent leur isolement et leur sentiment d'abandon, cela s'av&#232;re insuffisant.&lt;i&gt; &#171; La r&#233;insertion n'est possible que si nous arrivons &#224; d&#233;finir et &#233;valuer les probl&#232;mes qui les am&#232;nent l&#224;, insiste Imanouel Pajand : il m'arrive de retrouver en prison les enfants d'anciens d&#233;tenus avec lesquels j'ai travaill&#233; et que j'avais pens&#233; r&#233;ins&#233;rer en r&#233;glant leurs probl&#232;mes sociaux. Or, la pr&#233;sence de leurs enfants en prison prouve que &#231;a n'a pas &#233;t&#233; le cas. Nous arriverons &#224; retarder la r&#233;cidive si nous amenons les d&#233;tenus &#224; la r&#233;flexion suivante : &#8220;Et moi dans tout &#231;a ? &#8220;. Les situations difficiles qu'ils vivent ne l&#233;gitiment pas la transgression. &#192; nous professionnels d'intervenir pour qu'il y ait une prise de conscience de leur comportement &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la m&#234;me mani&#232;re que se mettent en place des objectifs d'apprentissage (lire un message simple au bout d'un mois de formation), des actions sur le changement de comportement doivent avoir lieu. Un exemple ? Dans une salle de cours, un formateur fait remarquer &#224; un d&#233;tenu qui fume, que c'est interdit. Celui ci, part en claquant la porte. Le formateur &#233;value la r&#233;sistance &#224; la contrainte et travaille dessus avec l'ensemble du groupe. Le d&#233;tenu pourra accepter la discussion : &lt;i&gt;&#171; Si vous fumez, vous d&#233;rangez les non-fumeurs. Vous devez donc sortir pour le faire &#187;&lt;/i&gt; et la n&#233;gociation : &lt;i&gt;&#171; Demandez aux personnes du groupe si la fum&#233;e les g&#234;ne &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour que ce travail sur le savoir-&#234;tre puisse se faire, il faut que les pouvoirs publics en fassent la commande. Pour l'instant si le d&#233;tenu d&#233;sire devenir cuisinier, l'administration le fait b&#233;n&#233;ficier d'une formation ad&#233;quate. Il faudra aller plus loin, former les formateurs &#224; travailler sur le savoir-&#234;tre et le comportement.&lt;i&gt; &#171; L'apprentissage du savoir-&#234;tre est de notre ressort. Bien entendu, &#231;a irait beaucoup plus vite si les d&#233;tenus b&#233;n&#233;ficiaient d'un suivi psychologique, mais &#231;a passe encore tr&#232;s mal, la majorit&#233; d'entre eux l'associe &#224; la folie et le refuse &#187;&lt;/i&gt;, dit Imanouel Pajand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une rencontre entre les intervenants en milieu carc&#233;ral de diff&#233;rents pays europ&#233;ens confirme la n&#233;cessit&#233; de travailler sur le comportement des d&#233;tenus&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='De la prison &#224; l'insertion &#8211; Echange d'exp&#233;riences d'insertion sociale dans le (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, mais au moment de la r&#233;alisation des actions les probl&#232;mes de budget se posent. Pourtant, selon Imanouel Pajand, &lt;i&gt;&#171; l'administration p&#233;nitentiaire commence de plus en plus &#224; reconna&#238;tre l'int&#233;r&#234;t de ces actions &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;FAIRE - 48, rue de l'Amiral Mouchez - 75014 Paris. Tel. 01 45 88 83 73 - mail : &lt;a href=&#034;mailto:faire75@noos.fr&#034; class='spip_mail'&gt;faire75@noos.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les Services p&#233;nitentiaires d'insertion et de probation (SPIP) ont pour objectif d'am&#233;liorer la prise en charge des populations plac&#233;es sous main de justice (PPSMJ) en regroupant les principales actions d'insertion dans les missions d'un seul et m&#234;me service que ce soit en milieu ouvert ou en milieu ferm&#233;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;De la prison &#224; l'insertion &#8211; Echange d'exp&#233;riences d'insertion sociale dans le monde du travail des personnes (ex) d&#233;tenues &#8211; Direction g&#233;n&#233;rale du travail, relation du travail et affaires sociales, 1999&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Accompagner les jeunes handicap&#233;s ou en difficult&#233;</title>
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		<dc:subject>Handicap&#233;s</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le secteur m&#233;dico-&#233;ducatif est plus habitu&#233; aux donneurs de le&#231;ons qu'aux auteurs qui nous aident &#224; &#234;tre plus intelligents. Se pla&#231;ant dans cette deuxi&#232;me cat&#233;gorie, l'ouvrage de Bertrand Dubreuil est, de ce point de vue, un vrai r&#233;gal. Son approche passionnante est &#224; la fois d&#233;rangeante et innovante. Premi&#232;re d&#233;monstration de l'auteur : le concept d'a-normalit&#233; n'a rien de scientifique. C'est une construction sociale bas&#233;e sur une distinction arbitraire. Au-del&#224; de leur handicap, de leur trouble psychique, de (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton183-dacd0.jpg?1693570674' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le secteur m&#233;dico-&#233;ducatif est plus habitu&#233; aux donneurs de le&#231;ons qu'aux auteurs qui nous aident &#224; &#234;tre plus intelligents. Se pla&#231;ant dans cette deuxi&#232;me cat&#233;gorie, l'ouvrage de Bertrand Dubreuil est, de ce point de vue, un vrai r&#233;gal. Son approche passionnante est &#224; la fois d&#233;rangeante et innovante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;re d&#233;monstration de l'auteur : le concept d'a-normalit&#233; n'a rien de scientifique. C'est une construction sociale bas&#233;e sur une distinction arbitraire. Au-del&#224; de leur handicap, de leur trouble psychique, de leur difficult&#233; de comportement ou de leur exclusion, toute personne doit &#234;tre reconnue comme n'importe quel citoyen dans son appartenance &#224; la communaut&#233; humaine. Si ce postulat est largement admis, sa cons&#233;quence l'est bien moins : il faut passer de l'inscription dans un secteur sp&#233;cialis&#233; &#224; un soutien sp&#233;cialis&#233; dans un milieu ordinaire. Ce que la rencontre conjoncturelle entre une &#233;cole surtout soucieuse de se d&#233;barrasser de ses &#233;l&#233;ments incontr&#244;lables et un secteur m&#233;dico-social en mal d'expansion n'a pas, jusqu'&#224; ce jour, permis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est peut-&#234;tre aussi l&#224; le produit de la domination du mod&#232;le psycho m&#233;dical qui longtemps a cherch&#233; avant tout &#224; r&#233;parer durablement le fonctionnement psychique ou physique, l&#224; o&#249; le mod&#232;le psycho &#233;ducatif actuel s'attache plus &#224; l'acquisition des comp&#233;tences favorables &#224; l'int&#233;gration. Les professionnels ont toujours &#233;t&#233; &#233;cartel&#233;s entre les exigences sociales et l'&#233;panouissement du public qu'ils accompagnent. Mais il est vain de vouloir r&#233;duire ainsi les termes de ce paradoxe en adoptant une posture de m&#233;diation qui ne peut mener qu'&#224; l'impuissance (&#224; concilier les contraires) et &#224; la toute-puissance (croire que c'est techniquement possible). En fait, la soci&#233;t&#233;, les usagers et les professionnels sont tour &#224; tour en position de m&#233;diateurs les uns par rapport aux autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre cible de l'auteur : les proc&#233;dures qui fonctionnent sur le principe de la causalit&#233; lin&#233;aire et qui d&#233;nient toute place &#224; l'al&#233;a et &#224; l'ind&#233;cision qui constituent pourtant le quotidien des professionnels. L&#224; aussi, cette m&#233;thodologie doit &#234;tre combin&#233;e avec la souplesse, la singularit&#233; et l'ouverture de l'action engag&#233;e, au risque de d&#233;river vers les conditionnements et les automatismes. Car ce n'est pas l'outil mis en ?uvre qui transforme l'usager mais l'individu qui s'empare ou non des interactions propos&#233;es par les professionnels. Note d'espoir, enfin : l'action m&#233;dico-sociale est le lieu privil&#233;gi&#233; de r&#233;paration des d&#233;g&#226;ts collat&#233;raux de la croissance. La compassion, l'espoir, la g&#233;n&#233;rosit&#233;, le d&#233;fi aux malheurs sont les garanties que le march&#233; n'emportera pas dans ses flux une certaine fragilit&#233; humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, comment continuer &#224; soutenir la douce contrainte du raisonnement et de la r&#232;gle int&#233;rioris&#233;e par impr&#233;gnation, quand, parall&#232;lement, la violence &#233;conomique perp&#233;tue cyniquement la n&#233;cessit&#233; des pires in&#233;galit&#233;s ? Un livre &#224; lire de toute urgence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dunod, 2002, (171 p. ; 21 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Prendre en charge &#224; domicile l'enfant handicap&#233;</title>
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		<dc:subject>Service &#224; domicile</dc:subject>
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&lt;p&gt;Toute action sociale doit faire l'objet d'une r&#233;flexion permanente sur la pertinence de ses buts et des moyens qu'elle utilise. C'est la mani&#232;re la plus efficace de v&#233;rifier sa validit&#233;, sa l&#233;gitimit&#233; ainsi que l'existence et la qualit&#233; de son efficience. C'est justement ce que nous propose cet ouvrage qui nous offre un regard remarquable sur l'une des prestations les moins connues du secteur m&#233;dico-social : les Sessad. Jusque dans les ann&#233;es 50, la prise en charge des enfants et des adolescents en (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton184-c04db.jpg?1693570674' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Toute action sociale doit faire l'objet d'une r&#233;flexion permanente sur la pertinence de ses buts et des moyens qu'elle utilise. C'est la mani&#232;re la plus efficace de v&#233;rifier sa validit&#233;, sa l&#233;gitimit&#233; ainsi que l'existence et la qualit&#233; de son efficience. C'est justement ce que nous propose cet ouvrage qui nous offre un regard remarquable sur l'une des prestations les moins connues du secteur m&#233;dico-social : les Sessad.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusque dans les ann&#233;es 50, la prise en charge des enfants et des adolescents en difficult&#233; s'est surtout faite en &#233;tablissement. Na&#238;t alors un mouvement de remise en cause de l'enfermement qui pr&#244;ne l'ouverture au-del&#224; des murs de l'institution et une action avec les parents. La transhumance qui menait de la famille vers l'internat s'est alors essouffl&#233;e, faisant place &#224; la tendance inverse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier Sessad est cr&#233;&#233; en 1956. Si en 1982, il en existe 82 pour 1 610 places, en 1998 on en &#233;tait &#224; 812 services prenant en charge 18 273 enfants et adolescents. Il faut sans doute voir dans cette &#233;volution, l'effet plus g&#233;n&#233;ral du collectif c&#233;dant la place au tout individuel. Comme toute d&#233;marche m&#233;dico-sociale, les Sessad appr&#233;hendent les usagers dans la globalit&#233; de leurs dimensions physiques, psychologiques et sociales et recherchent avec eux un &#233;tat de bien-&#234;tre dans l'accomplissement des actes de la vie courante, le d&#233;veloppement intellectuel et culturel, la participation sociale, la valorisation et l'estime de soi, le soutien &#224; l'expression et &#224; la communication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, contrairement &#224; l'action des &#233;tablissements qui offrent une prestation h&#244;teli&#232;re, les Sessad se situent &#224; l'interface entre le dedans (la famille) et le dehors (l'espace social). Ils interviennent &#224; domicile mais prennent aussi en compte tous les lieux p&#233;riph&#233;riques fr&#233;quent&#233;s par l'usager (&#233;cole, halte-garderie, clubs sportifs ou de loisirs etc.), jouant un r&#244;le de m&#233;diation avec ses diff&#233;rents environnements. Ce n'est plus l'enfant qui doit faire l'effort d'aller vers l'&#233;tablissement, se plier &#224; ses habitudes et &#224; ses coutumes, mais l'intervenant qui va &#224; la rencontre de celui-ci et de tous ses milieux de vie. Il s'agit l&#224; d'un profond bouleversement des pratiques professionnelles. Outre la transversalit&#233; induite, cette approche est marqu&#233;e par le recentrage sur les parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Longtemps convaincus de leurs comp&#233;tences au point de vouloir s'imposer aupr&#232;s de la famille, les professionnels doivent tabler sur les capacit&#233;s parentales en les rendant acteurs, sans pour autant douter des leurs : il ne s'agit plus tant de faire que de faire en sorte que d'autres fassent. D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; que chacun s'accepte dans ses particularit&#233;s, ses diff&#233;rences et ses r&#244;les respectifs, ce qui n'est pas le moindre des b&#233;n&#233;fices dans cette fa&#231;on originale de combiner les diff&#233;rentes comp&#233;tences et qualifications.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dunod, 2002, (176 p. ; 22 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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