<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=157&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Violences conjugales, comment en sortir ? </title>
		<link>https://www.lien-social.com/Violences-conjugales-comment-en-sortir-9411</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Violences-conjugales-comment-en-sortir-9411</guid>
		<dc:date>2003-04-03T09:29:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>660</dc:subject>

		<description>

-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-660-" rel="tag"&gt;660&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L103xH150/arton9411-135f3.png?1693476352' width='103' height='150' /&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lien-social.com/IMG/pdf/2003_-_660_-_basse_def.pdf" length="15793712" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#201;duquons ! &#201;duquons ! Fragments du discours &#233;ducatif</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Eduquons-Eduquons-Fragments-du-discours-educatif</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Eduquons-Eduquons-Fragments-du-discours-educatif</guid>
		<dc:date>2003-04-02T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;ducateur sp&#233;cialis&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>660</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;[Titre non disponible] &lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#233;ducateurs sont des taiseux. Ce qu'ils vivent, ils en parlent en petit comit&#233;. Mais dans les colloques, ils sont tout le temps dans la salle, rarement &#224; la tribune. Dans les librairies, ils n'encombrent pas les rayons. La d&#233;forestation ne leur doit rien. Bernard Vrech est l'une des rares exceptions qui confirme la r&#232;gle. Il jette un regard acide parfois, plein d'humour souvent, lucide toujours sur son itin&#233;raire d'&#233;ducateur. Attention les dents : derri&#232;re la duret&#233; du (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Educateur" rel="tag"&gt;&#201;ducateur sp&#233;cialis&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-660-" rel="tag"&gt;660&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L102xH150/arton181-0d8c8.jpg?1693476352' width='102' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;[Titre non disponible]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les &#233;ducateurs sont des taiseux. Ce qu'ils vivent, ils en parlent en petit comit&#233;. Mais dans les colloques, ils sont tout le temps dans la salle, rarement &#224; la tribune. Dans les librairies, ils n'encombrent pas les rayons. La d&#233;forestation ne leur doit rien. Bernard Vrech est l'une des rares exceptions qui confirme la r&#232;gle. Il jette un regard acide parfois, plein d'humour souvent, lucide toujours sur son itin&#233;raire d'&#233;ducateur. Attention les dents : derri&#232;re la duret&#233; du propos, une &#233;vocation qui ne fera pas plaisir &#224; tout le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout a commenc&#233;, explique-t-il, par l'organisation de la transhumance de l'enfance malheureuse : pas un castel qui ne soit investi par un conseil d'administration pour accueillir des troupeaux de d&#233;linquants. Et puis, continue-t-il, un vent de lib&#233;ration s'est mis &#224; souffler qui est venu effeuiller les vieux arbres des anciennes pratiques. L'automne fut rude : on diminua la capacit&#233; des groupes. L'hiver venu, on ferma les 3/4 des internats. Le secteur de l'enfance inadapt&#233;e d&#233;m&#233;nagea rue du travail social. Des travaux sont en cours pour regrouper tout le monde boulevard des actions d'insertion. L'approche individuelle supplanta l'action de groupe. L'accompagnement social s'imposa comme la r&#233;ponse adapt&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'auteur, de quoi changer la nature de l'action professionnelle : on peut la pratiquer depuis son bureau, soit en &#233;tudiant le dossier, soit au t&#233;l&#233;phone en se coordonnant avec ses partenaires. Les sujets pour lesquels on agit ? Il faut leur appliquer une neutralit&#233; bienveillante. Ni trop pr&#232;s, ni trop loin : surtout ailleurs. Bien s&#251;r, conc&#232;de Bernard Vrech, on ne peut r&#233;inventer des familles disloqu&#233;es ou remonter l'horloge des carences. On sait que le mal est fait. Mais, on peut soigner les blessures et dire &#171; viens, j'ai le temps pour qu'on aille voir dehors s'il y a du beau pour toi &#187;. Renoncer au r&#244;le de r&#233;f&#233;rent et de t&#233;moin pour &#233;lever les &#233;ducateurs au pis de l'accompagnement et de la m&#233;diation, c'est les condamner &#224; patauger dans les flaques de la crise identitaire. L'incompr&#233;hension s'installe alors entre les jeunes sauvageons d'aujourd'hui et des &#233;quipes, qui f&#233;rues des r&#233;ponses d'hier, ne peuvent donner que ce qu'elles savent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;mes dop&#233;es &#224; la caf&#233;ine, elles ne tiennent plus le coup. Les &#233;ducateurs se sont perdus. Oubli&#233;s leur raison d'&#234;tre. Plus assez de tripes dans le ventre pour faire leur m&#233;tier. Comment penser que les jeunes accueillis puissent &#234;tre apais&#233;s quand ils voient l'agonie de certaines &#233;quipes. &#192; peine, ont-ils quitt&#233; les guerres familiales, ils sont confront&#233;s au malaise de professionnels qui ont renonc&#233; &#224; l'ambition progressiste initiale pour retomber sur l'immuable des pratiques conservatrices. Et l'auteur de revendiquer l'inattendu, l'al&#233;atoire et l'inventivit&#233;. La charge est f&#233;roce. Mais, c'est peut-&#234;tre, le risque &#224; prendre quand on donne la parole &#224; un professionnel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. de la Garonne (20 rue Danton - 47000 Agen)&lt;br class='autobr' /&gt;
2002, (242 p. ; 15 &#8364; franco de port)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>C'est la lutte finale etc.</title>
		<link>https://www.lien-social.com/C-est-la-lutte-finale-etc</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/C-est-la-lutte-finale-etc</guid>
		<dc:date>2003-04-02T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Droits de l'enfant</dc:subject>
		<dc:subject>660</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il y a d'abord eu cette vie au service de l'enfance qui prend sa source dans le ghetto de Varsovie et que l'on retrouve dans &#171; l'adolescence vol&#233;e &#187;. Et puis, il y a l'engagement politique qui fait l'objet de ce deuxi&#232;me volet des m&#233;moires de Stanislas Tomkiewicz. Cet ouvrage para&#238;t &#224; titre posthume. D&#233;c&#233;d&#233; le 5 janvier 2003, l'auteur n'aura pu le terminer. Il nous reste n&#233;anmoins ces derni&#232;res pages marqu&#233;es au coin de l'humour et surtout de la profonde modestie d'un personnage qui n'a jamais h&#233;sit&#233; &#224; (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Droits-de-l-enfant" rel="tag"&gt;Droits de l'enfant&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-660-" rel="tag"&gt;660&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L96xH150/arton182-b6516.jpg?1693476352' width='96' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a d'abord eu cette vie au service de l'enfance qui prend sa source dans le ghetto de Varsovie et que l'on retrouve dans &#171; l'adolescence vol&#233;e &#187;. Et puis, il y a l'engagement politique qui fait l'objet de ce deuxi&#232;me volet des m&#233;moires de Stanislas Tomkiewicz. Cet ouvrage para&#238;t &#224; titre posthume. D&#233;c&#233;d&#233; le 5 janvier 2003, l'auteur n'aura pu le terminer. Il nous reste n&#233;anmoins ces derni&#232;res pages marqu&#233;es au coin de l'humour et surtout de la profonde modestie d'un personnage qui n'a jamais h&#233;sit&#233; &#224; s'engager ? au risque de se tromper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas si fr&#233;quent de commencer un r&#233;cit en rappelant &#171; le nombre de b&#233;vues, de b&#234;tises, de fausses pr&#233;visions, d'incompr&#233;hensions diverses qui ont marqu&#233; [sa] vie politique &#187; (p.13). Le jeune Stanislas passe d'abord par une crise de mysticisme pro-juif avant de provoquer Dieu en avalant sa premi&#232;re tranche de jambon. Constatant n'avoir pas &#233;t&#233; foudroy&#233; sur place, il deviendra ath&#233;e. Mais ce sera pour tomber dans une tout autre religion : le communisme. Comme beaucoup d'intellectuels apr&#232;s guerre, Stanislas Tomkiewicz y croit. Sauf peut-&#234;tre que lui, ne le fait pas seulement &#224; partir de ses convictions. Les &#233;preuves du ghetto de Varsovie et son internement &#224; Bergsen Belsen lui ont donn&#233; une violente envie d'y croire. Pourtant, il le sait : l'Union sovi&#233;tique n'est pas ce paradis des travailleurs qu'on pr&#233;tend, y r&#232;gnent la mis&#232;re et l'obscurantisme. Il avale n&#233;anmoins des couleuvres pendant des ann&#233;es : maintien des ministres communistes en 1947, au sein du gouvernement qui massacre les ind&#233;pendantistes malgaches, proc&#232;s truqu&#233;s dans les pays de l'est, mais aussi au sein m&#234;me du parti communiste fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dix fois, il eut envie de d&#233;chirer sa carte. Mais, &#171; chaque fois qu'un crime venu d'Union sovi&#233;tique [l'] &#233;branlait dans mes convictions, la providence apportait un crime de l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain, &#224; [son] avis plus co&#251;teux en sang des pauvres &#187; (p.196). Refoulement, scotomisation, d&#233;ni sont alors &#224; l' ?uvre : il lui faudra des ann&#233;es pour ne plus diviser l'humanit&#233; en blanc et en noir et admettre ce que Primo Levy comprit tout de suite : l'existence du gris. Il abandonnera le parti sans bruit, en ne prenant plus sa carte. Mais son engagement militant ne s'arr&#234;tera pas l&#224;. On le retrouve aux c&#244;t&#233;s de Jacques Lacan dans un soutien actif aux militants du FNL alg&#233;rien. Il participera &#224; l'ouverture des dispensaires accueillant les 1 200 d&#233;tenus lib&#233;r&#233;s &#224; l'ind&#233;pendance. Il gardera longtemps contact avec l'un de ses patients brutalement et longuement tortur&#233; qui deviendra &#224; son tour un policier alg&#233;rien expert en mauvais traitements. Terrible m&#233;canisme d'identification &#224; l'agresseur. Il sera acteur en mai 1968, devenant m&#234;me le soignant des katangais de la Sorbonne. Une vie bien remplie qui a pris fin au seuil d'un XXIe si&#232;cle qui lui aurait donn&#233; bien des occasions de s'engager encore.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La Martini&#232;re 2003, (304 p. ; 18 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Violences conjugales, comment en sortir ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Violences-conjugales-comment-en-sortir</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Violences-conjugales-comment-en-sortir</guid>
		<dc:date>2003-04-02T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>660</dc:subject>
		<dc:subject>Violences conjugales</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le terme &#171; violences conjugales &#187; recouvre plusieurs r&#233;alit&#233;s. Pour les victimes, sortir de ce cercle infernal est long et douloureux, comme l'explique Ma&#239;t&#233; Albagly, secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale du Mouvement fran&#231;ais pour le planning familial. . Pour Liliana Gonzales, psychanalyste, les places assign&#233;es &#8212; en l'occurrence celle des femmes battues &#8212; sont porteuses de souffrance mais aussi de signification. De plus, explique-t-elle, le r&#233;cit de la violence rencontre des r&#233;sonances chez celui qui &#233;coute. D'o&#249; (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-660-" rel="tag"&gt;660&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Violences-conjugales" rel="tag"&gt;Violences conjugales&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le terme &#171; violences conjugales &#187; recouvre plusieurs r&#233;alit&#233;s. Pour les victimes, sortir de ce cercle infernal est long et douloureux, comme l'explique Ma&#239;t&#233; Albagly, secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale du Mouvement fran&#231;ais pour le planning familial.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Mouvement fran&#231;ais pour le planning familial - 4, square Saint-Ir&#233;n&#233;e - 75011 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Liliana Gonzales, psychanalyste, les places assign&#233;es &#8212; en l'occurrence celle des femmes battues &#8212; sont porteuses de souffrance mais aussi de signification. De plus, explique-t-elle, le r&#233;cit de la violence rencontre des r&#233;sonances chez celui qui &#233;coute. D'o&#249; l'int&#233;r&#234;t pour les professionnels de prendre le temps de construire la relation avec la victime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Marlene Frich, conseill&#232;re conjugale et familiale et th&#233;rapeute, la violence conjugale recouvre un conflit psychique vie-mort. L'autre, explique-t-elle, devient n&#233;cessaire pour assurer la survie. C'est un travail du couple, pense-t-elle, qui est n&#233;cessaire pour en sortir&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que recouvre le terme &#171; Violences conjugales &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ma&#239;t&#233; Albagly&lt;/strong&gt; : Il d&#233;finit le processus au cours duquel un partenaire exerce des comportements agressifs et violents &#224; l'encontre de l'autre, dans le cadre d'une relation priv&#233;e et privil&#233;gi&#233;e. La violence conjugale peut &#234;tre le fait de l'homme comme de la femme, cependant, dans 95 % des cas, la femme en est victime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles formes prend la violence conjugale ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle peut prendre plusieurs formes, isol&#233;es ou conjointes, comme la violence psychologique disqualifiant la victime dans tout ce qu'elle est, la violence verbale qui humilie, la violence &#233;conomique qui consiste &#224; soumettre une personne par l'argent, la violence sexuelle avec par exemple le &#171; viol marital &#187; qui impose des relations sans consentement. Tous ces comportements en g&#233;n&#233;ral pr&#233;c&#232;dent la violence physique qui est la forme la plus connue et la plus rep&#233;rable des violences conjugales, la femme en portant les traces visibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi les victimes ne portent-elles pas plainte rapidement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La violence conjugale proc&#232;de par phases : la d&#233;consid&#233;ration, les coups, l'explication des coups, la d&#233;responsabilisation &#171; Je ne suis pas responsable. Tu as provoqu&#233; ma col&#232;re &#187;, les excuses et enfin la &#171; Lune de miel &#187;. La lune de miel est un &#233;tat fantastique durant lequel la victime va retrouver l'autre tel qu'elle l'avait imagin&#233; quand elle l'a choisi comme partenaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Existe-t-il un &#171; profil type &#187; des femmes qui subissent de la violence ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, les femmes de tous milieux culturels, intellectuels ou &#233;conomiques sont touch&#233;es. Cette violence est encourag&#233;e par l'oppression sociale des femmes, amplifi&#233;e par l'in&#233;galit&#233; et la d&#233;pendance &#233;conomique. Bien entendu, une femme d&#233;valoris&#233;e ou battue dans son enfance aura moins de ressources pour se d&#233;fendre qu'une femme avec une personnalit&#233; bien construite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La grossesse ou la naissance d'un enfant peuvent-elles d&#233;clencher la violence ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui. Souvent, lorsque la femme est enceinte, l'homme violent supporte mal de ne plus &#234;tre le centre d'attention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'isolement fait-il partie de la violence ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui. Les femmes qui subissent de la violence sont isol&#233;es. Certains hommes vont chercher leur amie, ou leur femme au travail pour prendre encore plus de contr&#244;le sur leur vie. La jalousie aussi fait partie de la batterie de l'homme violent. Il est insupportable que quelqu'un puisse manifester un int&#233;r&#234;t pour sa femme. Plus la femme rencontre de monde, plus il craint qu'elle ne parle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;ducation des filles a-t-elle un r&#244;le ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui. Les st&#233;r&#233;otypes sexistes sont encore bien pr&#233;sents, v&#233;hicul&#233;s jusque dans les livres scolaires et les jouets. Pour cela, au planning, nous proposons des animations et des discussions d&#232;s la maternelle &#224; des groupes mixtes. Nous leur montrons qu'un homme et une femme sont &#224; &#233;galit&#233;, ce sont des partenaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand la victime commence-t-elle &#224; rejeter la violence ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'elle vient nous rencontrer au planning, la victime parle de ce qu'elle vit aujourd'hui. Si nous l'aidons &#224; r&#233;aliser un flash-back, elle prend conscience que la violence existe depuis longtemps. Elle a commenc&#233; souvent tr&#232;s vite, mais la victime ne le r&#233;alise que quand cela devient insupportable. Chaque victime &#224; son propre seuil de tol&#233;rance. Lorsqu'elle ne trouve plus de justifications ou &#171; d'excuses &#187;, elle commence &#224; r&#233;agir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vers quels services peuvent se tourner les femmes victimes de ces violences ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une femme qui subit des violences en a honte. Le num&#233;ro &#171; Violence conjugales femmes info service &#187;, est un des outil tr&#232;s performant (T&#233;l. 01 40 33 80 60). Il est plus facile pour une femme de raconter ce qu'elle vit &#224; un interlocuteur anonyme. Une fois que la parole a &#233;t&#233; lib&#233;r&#233;e, les professionnels de l'&#233;coute vont amener la femme &#224; se d&#233;faire de sa culpabilit&#233;. L'appel lui permet d'entendre un point de vue ext&#233;rieur qui va lui proposer des solutions : porter plainte, int&#233;grer un groupe de parole, se confier &#224; un proche, vivre dans une structure d'h&#233;bergement&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le parcours pour sortir du cycle de la violence est-il long ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s. Il est sem&#233; de va-et-vient. Dans un premier temps, toutes les femmes qui quittent le domicile conjugal y retournent. L'homme &#224; ce moment-l&#224; promet que la violence ne se produira plus, offre des preuves d'amour. Les m&#233;decins ou travailleurs sociaux qui ne sont pas sensibilis&#233;s ou form&#233;s &#224; ce probl&#232;me peuvent finir par dire : &#171; Je l'ai aid&#233;e une fois, elle est retourn&#233;e chez lui, tant pis pour elle &#187;. Il est donc indispensable de savoir que le parcours sera long et chaotique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles r&#233;ponses sociales sont apport&#233;es &#224; la violence conjugale ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les foyers d'h&#233;bergement pour femmes battues constituent aujourd'hui la seule r&#233;ponse. Ce type de structure, malheureusement, est satur&#233; de demandes. Quant aux femmes des classes moyennes, elles refusent souvent d'y aller, elles l'associent &#224; la gal&#232;re. Les femmes sont isol&#233;es et ont perdu le contact avec leur r&#233;seau familial ou amical ou ont trop honte pour le solliciter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles aides psychologiques leur sont propos&#233;es ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe plusieurs r&#233;seaux associatifs et f&#233;ministes et des centres de victimologie qui proposent des lieux d'&#233;coute, de parole et de conseils. Au planning familial, nous privil&#233;gions les groupes de parole. La femme voit qu'elle n'est pas la seule &#224; subir de la violence. Des s&#233;ances individuelles sont aussi assur&#233;es par une conseill&#232;re conjugale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle est la r&#233;ponse judiciaire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi de 1992, appliqu&#233;e en 1994, fait de la violence conjugale un d&#233;lit p&#233;nal avec circonstances aggravantes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='La loi du 22 juillet 1992 pr&#233;cise que la qualit&#233; de conjoint ou concubin de (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. C'est important que la soci&#233;t&#233; pose des limites. Il reste des progr&#232;s &#224; faire. Aujourd'hui, la justice condamne la personne violente en fonction des preuves et de la r&#233;p&#233;tition des preuves. Il faut plusieurs plaintes et de nombreux certificats m&#233;dicaux pour que la justice intervienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus en plus, les juges proposent de la m&#233;diation, d&#232;s la troisi&#232;me plainte, afin que le couple puisse trouver un terrain d'entente. Pour le planning familial, la m&#233;diation en cas de violence conjugale n'est pas la bonne mesure. Elle met au m&#234;me niveau la victime et son agresseur. On ne peut pas faire l'&#233;conomie de nommer un agresseur pour que la femme puisse se reconstruire. Nous esp&#233;rons que l'enqu&#234;te nationale sur les violences envers les femmes en France&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Enqu&#234;te nationale sur les violences envers les femmes en France (ENVEFF), (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, &#233;l&#233;ment essentiel de reconnaissance r&#233;alis&#233; par des scientifiques, fera bouger les choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les intervenants m&#233;dicaux et sociaux sont-ils suffisamment sensibilis&#233;s &#224; la violence conjugale ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sages-femmes, les infirmi&#232;res, les m&#233;decins et bien s&#251;r les travailleurs sociaux sont des interlocuteurs importants. Malheureusement, tous ces professionnels ne b&#233;n&#233;ficient pas assez de formation. Or, un professionnel doit &#234;tre clair par rapport &#224; lui-m&#234;me en ce qui concerne la violence, pour pouvoir garder une bonne distance, entendre des choses, ne pas se refermer si les paroles de la femme ravivent une blessure.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels arguments cliniques peuvent expliquer la naissance de violences au sein d'un couple ou d'une famille ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Liliana Gonzales&lt;/strong&gt; : La violence est une r&#233;ponse possible d'un sujet &#224; quelqu'un ou quelque chose qui lui fait barrage. Dans un couple, elle peut surgir &#224; l'occasion de la r&#233;actualisation de questions identificatoires dans l'actuel et dans les actes. Ces questions, rest&#233;es dans une impasse, sont des questions fondamentales : qu'est-ce qu'&#234;tre un homme, une femme ? Qu'est-ce qu'aimer ? Et aussi : qu'est-ce qu'une m&#232;re, un p&#232;re dans cette famille-l&#224; ? Qu'est-ce que la violence alors ? C'est &#224; partir de ce que des femmes &#8212; mais aussi des hommes &#8212; peuvent m'en dire, de leurs r&#233;cits, qu'on saisit la violence, et ce travail se fait &#224; partir de l'&#233;vocation &#224; travers la parole des effets des actes violents, c'est-&#224;-dire des effets de sid&#233;ration et d'arr&#234;t de la pens&#233;e. Dans ces r&#233;cits de personnes qui ont travers&#233; des violences intra-familliales, c'est souvent au moment de la grossesse et notamment quand le &#171; ventre rond &#187; se donne &#224; voir (la r&#233;alit&#233; d'un enfant &#224; venir) que la violence du conjoint &#233;clate. Ces hommes, pas pr&#234;ts &#224; devenir p&#232;res, qui se trouvent contraints &#224; devenir p&#232;res &#224; marche forc&#233;e, r&#233;agissent. Pour certains hommes, il n'est pas possible de changer de place, au moins &#224; ce moment-l&#224;, cela ne constitue pas une exp&#233;rience psychique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment se traduisent concr&#232;tement ces violences ? Est-ce, comme il est courant de le penser de mani&#232;re st&#233;r&#233;otyp&#233;e l'homme qui est responsable et la femme qui est victime ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parler en termes de victime et d'agresseur est important et fondamental non seulement parce qu'on int&#232;gre ainsi le point de vue de la loi (car il est important de d&#233;terminer un responsable des faits), mais surtout dans la mesure o&#249; une reconnaissance de la violence inflig&#233;e par le corps social constitue parfois un pas n&#233;cessaire dans le chemin de l'appropriation psychique de cet acte de violence. Un pas n&#233;cessaire mais pas suffisant. Mais, de mon point de vue, penser uniquement en termes de &#8216;victimes'et de &#8216;bourreaux'ou responsables, ce serait rabattre la violence &#224; un pur &#233;v&#233;nement factuel, en &#233;crasant toute duplicit&#233;, toute opacit&#233; fantasmatique. C'est d&#233;shumaniser et l'homme et la femme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais on ne peut pas non plus rabattre l'&#233;v&#233;nement sur le fantasme, en occultant le r&#244;le du conjoint ou du parent. Une telle op&#233;ration l'innocenterait implicitement en le lib&#233;rant, lui (parent, conjoint), de tout d&#233;sir. Dans ce domaine, mon travail consiste &#224; accompagner la personne dans la reprise en chantier de ses questionnements, de l'appropriation de ce qu'elle a pu jouer, &#224; son insu, dans cette histoire et, autrement dit la subjectivation (c'est-&#224;-dire pouvoir dire je &#224; nouveau) et &#224; essayer de faciliter l'acc&#232;s &#224; autre chose : quitter la place assign&#233;e &#8211; victime, coupable, responsable &#8212; sans oublier que les places assign&#233;es sont porteuses de souffrance mais aussi de significations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels conseils sugg&#233;riez-vous aux travailleurs sociaux pour mieux d&#233;celer et traiter ce ph&#233;nom&#232;ne ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il me semble important d'abord de rep&#233;rer certains effets, certains signes de la violence subie ou inflig&#233;e : la confusion, le chaos dans les r&#233;cits par exemple. Certaines femmes sont aussi sous le poids de la honte ; c'est-&#224;-dire qu'elles ne parlent pas, si ce n'est dans un contexte de confiance &#233;tablie et r&#233;elle. De ce point de vue se r&#233;v&#232;le aussi le caract&#232;re de la violence : penser que l'autre va penser qu'elle y est pour quelque chose ; donc : il faut faire en sorte qu'on ne se sente pas jug&#233;e face &#224; des violences re&#231;ues ; que &#231;a peut arriver et que &#231;a paralyse. Ce sont l&#224; des aspects importants. Or, ce contexte se construit dans le temps, avec du temps, dans une relation. Il est aussi important de ne pas agir avec pr&#233;cipitation, comme dans une r&#233;ponse imm&#233;diate en miroir. La violence et son r&#233;cit rencontrent des r&#233;sonances chez celui qui &#233;coute, produisant parfois de la fascination ou de l'horreur. La pr&#233;cipitation &#224; agir ne viendrait-elle pas l&#224;, d'ailleurs, comme un &#233;vitement &#224; ces effets ? La violence happe et annule la capacit&#233; de penser, nous l'avons dit.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment se construit un couple violent ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marlene Frich&lt;/strong&gt; : Le choix du partenaire est fonction des d&#233;sirs ?dipiens et se fait en r&#233;f&#233;rence au couple parental de chacun. La relation de couple renvoie &#224; l'int&#233;riorisation des relations primordiales infantiles, &#224; leur d&#233;veloppement, leurs avatars et leur continuit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objet (l'autre) doit satisfaire &#224; deux conditions :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Il doit &#234;tre objet de satisfaction pour soi et r&#233;ciproquement. Il doit apporter des satisfactions libidinales mais plus fondamentalement, il doit permettre une confirmation personnelle dans le sentiment de sa valeur existentielle et de sa s&#233;curit&#233; int&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Il est &#233;galement un objet d&#233;fensif, c'est-&#224;-dire qu'il prot&#232;ge des pulsions partielles refoul&#233;es qui constituent un danger pour le sujet.&lt;br class='autobr' /&gt;
La nature du lien de couple d&#233;pend de l'articulation entre liens libidinaux et liens narcissiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les liens libidinaux s'appuient sur l'investissement de l'autre en tant qu'objet. L'autre est reconnu, avec ses manques, ses d&#233;faillances. L'investissement narcissique vise une qu&#234;te de soi permanente afin de combler les d&#233;faillances identitaires. La violence renvoie &#224; une pr&#233;dominance des liens narcissiques avec absence de symbolisation et de mentalisation. Il y a pr&#233;dominance du passage &#224; l'acte. Dans le couple r&#233;gi par la violence, l'autre devient n&#233;cessaire pour assurer la survie psychique. Le fonctionnement psychique s'appuie sur la loi du tout ou rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, cette d&#233;pendance est v&#233;cue comme &#233;tant insupportable, d'o&#249; l'alternance fr&#233;quente de s&#233;parations et de retrouvailles chez ces couples. Les retrouvailles sont source de plaisir mais suscitent des angoisses d'engloutissement, d'an&#233;antissement. Les ruptures prot&#232;gent de ces angoisses mais, parall&#232;lement, elles suscitent des angoisses d'abandon avec un risque d'effondrement d'o&#249; les retrouvailles qui prot&#232;gent le sujet ponctuellement du retour du refoul&#233;. Nous constatons que ces couples oscillent entre des tentatives de rupture, de s&#233;paration et des tentatives de r&#233;conciliation, d'o&#249; la nature paradoxale de ce lien puisqu'il s'agit d'&#234;tre &#224; la fois et en m&#234;me temps s&#233;par&#233;s et unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle solution pourrait permettre &#224; ces couples de sortir du cercle vicieux de la violence ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le sujet violent, l'autre id&#233;alis&#233; doit &#234;tre totalement bon. Aucune d&#233;faillance n'est permise. Lorsque cette image id&#233;alis&#233;e de l'autre est ternie (ce qui ne peut manquer d'&#234;tre), il devient totalement mauvais et la violence vient justifier et r&#233;tablir de gr&#233; ou de force l'image ant&#233;rieure. Pour l'autre, la &#171; victime &#187;, le sch&#233;ma est identique. Le partenaire est id&#233;alis&#233; et bon. Lorsque la violence surgit, il devient mauvais et, en m&#234;me temps, la &#171; victime &#187; se vit comme mauvaise puisqu'elle n'a pas pu ou su &#234;tre &#224; la hauteur des attentes de l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La probl&#233;matique des partenaires est commune mais l'un des deux est charg&#233; de l'exprimer (est-elle plus difficilement contr&#244;lable chez lui ?) dans le passage &#224; l'acte. Les pulsions sont agies par l'un mais pr&#233;sentes chez l'autre, bien que combattues et r&#233;prim&#233;es. Celui qui agit r&#233;alise son d&#233;sir, m&#234;me r&#233;prouv&#233;, et satisfait ses tendances masochistes par la punition et l'opprobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui subit obtient des satisfactions fantasmatiques en s'identifiant &#224; l'agresseur (dans le passage &#224; l'acte) en lui faisant agir ses propres fantasmes. La violence conjugale recouvre un conflit psychique vie-mort. Ce qui peut aider ces couples ou ces sujets &#224; sortir de cette probl&#233;matique est un travail psychique qui leur permettra de quitter la violence fusionnelle qui annihile, d&#233;truit, tue, pour acc&#233;der au conflit positif, &#224; une forme d'agressivit&#233; cr&#233;atrice et g&#233;n&#233;ratrice de la pens&#233;e et de l'individualisation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mouvement fran&#231;ais pour le planning familial - 4, square Saint-Ir&#233;n&#233;e - 75011 Paris. Tel. 01 48 07 29 10&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La loi du 22 juillet 1992 pr&#233;cise que la qualit&#233; de conjoint ou concubin de la victime constitue une circonstance aggravante des &#171; atteintes volontaires &#224; l'int&#233;grit&#233; de la personne &#187;. Quelle que soit la gravit&#233; des faits de violence, ils sont constitutifs d'un d&#233;lit et donc passibles du tribunal correctionnel&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.femmes-egalite.gouv.fr/grands_dossiers/dossiers/violences/ENVEFF.htm&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Enqu&#234;te nationale sur les violences envers les femmes en France&lt;/a&gt; (ENVEFF), r&#233;alis&#233;e par l'Institut de la d&#233;mographie de l'universit&#233; Paris I, 2001. Centre Pierre Mend&#232;s France - 90, rue de Tolbiac - 75634 Paris cedex 13. Tel. 01 44 07 86 46&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un lieu d'accueil sp&#233;cifique pour les femmes battues</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Un-lieu-d-accueil-specifique-pour-les-femmes-battues</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Un-lieu-d-accueil-specifique-pour-les-femmes-battues</guid>
		<dc:date>2003-04-02T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>660</dc:subject>
		<dc:subject>Violences conjugales</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le foyer Louise Lab&#233; est le seul lieu sp&#233;cialis&#233; dans l'accueil des victimes de violences conjugales &#224; Paris. Les r&#233;sidentes ont quitt&#233; le domicile familial avec leurs enfants. Au foyer, elles trouvent un endroit o&#249; se poser et un accompagnement global pour attaquer le chemin vers une nouvelle vie &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Certaines femmes ne se maquillent pas pour le plaisir &#187;, d&#233;nonce une affiche &#224; l'entr&#233;e. On y voit une femme devant la glace de sa salle de bain, poser du fond de teint autour de son &#339;il. L'&#339;il est poch&#233;. Le (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-660-" rel="tag"&gt;660&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Violences-conjugales" rel="tag"&gt;Violences conjugales&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le foyer Louise Lab&#233; est le seul lieu sp&#233;cialis&#233; dans l'accueil des victimes de violences conjugales &#224; Paris. Les r&#233;sidentes ont quitt&#233; le domicile familial avec leurs enfants. Au foyer, elles trouvent un endroit o&#249; se poser et un accompagnement global pour attaquer le chemin vers une nouvelle vie&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Certaines femmes ne se maquillent pas pour le plaisir &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;nonce une affiche &#224; l'entr&#233;e. On y voit une femme devant la glace de sa salle de bain, poser du fond de teint autour de son &#339;il. L'&#339;il est poch&#233;. Le ton est donn&#233;. Nous sommes dans une salle du foyer Louise Lab&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Foyer Louise Lab&#233; - 14, rue Mendelsshon - 75020 Paris. T&#233;l. 01 43 48 20 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, sp&#233;cialis&#233; dans l'accueil des femmes victimes de violences conjugales avec leurs enfants. &lt;i&gt;&#171; Certaines personnes pensent qu'il ne faut pas mettre les femmes battues ensemble, mais les &#233;parpiller dans des foyers d'accueil pour femmes en difficult&#233; diverse. Nous d&#233;fendons l'id&#233;e d'un accueil et d'un accompagnement sp&#233;cifiques depuis 1985 &#187;&lt;/i&gt;, explique Vera Albaret la directrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Agr&#233;&#233; en qualit&#233; de CHRS, le foyer est constitu&#233; d'appartements r&#233;partis dans diff&#233;rents endroits de Paris, pour assurer la s&#233;curit&#233; de la famille. L'&#233;quipe pluridisciplinaire &#8212; directrice, chef de service, &#233;ducatrices, assistance sociale et psychologue &#8212; aide les femmes &#224; restaurer progressivement leur image de soi, retrouver leur identit&#233; propre pour reprendre en main les &#233;v&#233;nements de leur vie, faire des projets et trouver un &#233;quilibre familial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le foyer accueille 30 personnes, soit une douzaine de familles. Elles sont h&#233;berg&#233;es dans six logements de deux &#224; trois pi&#232;ces. Les cas de figure sont vari&#233;s : dans un trois pi&#232;ces, peuvent cohabiter deux femmes avec leurs enfants ou une femme avec ses trois enfants. Dans les deux pi&#232;ces vivent deux femmes avec un seul enfant chacune. En appartement collectif, chaque famille &#224; un foyer et partage les autres pi&#232;ces. Les femmes sont orient&#233;es au foyer par les services sociaux ou y viennent spontan&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le foyer dispose &#233;galement d'un appartement de deux pi&#232;ces r&#233;serv&#233; &#224; l'accueil d'urgence. Quatre personnes peuvent y loger. Il est r&#233;serv&#233; aux candidatures pr&#233;sent&#233;es par un travailleur social qui s'engage &#224; veiller au suivi social de la famille pr&#233;sent&#233;e et &#224; effectuer la recherche d'h&#233;bergement. Le foyer assure le suivi psychologique et juridique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accueil de la femme et des enfants est un moment particuli&#232;rement important pour l'&#233;quipe. &lt;i&gt;&#171; Nous gardons toujours &#224; l'esprit qu'en prenant la d&#233;cision de rompre la relation avec leur conjoint ou concubin, les femmes abandonnent en m&#234;me temps leur maison, leurs meubles, leurs souvenirs et leur inscription sociale pour tout recommencer &#224; z&#233;ro &#187;&lt;/i&gt;, souligne Vera Albaret. Quant aux enfants, ils ont rarement connu d'autre environnement que celui qu'ils quittent : leur &#233;cole, leurs copains&#8230; et ne savent pas quand ils reverront leur p&#232;re. &lt;i&gt;&#171; Il est essentiel que notre accueil soit chaleureux et enveloppant. &#192; l'instant de son arriv&#233;e et pendant une p&#233;riode plus ou moins longue, la femme va s'en remettre &#224; l'institution qui doit &#234;tre porteuse &#187;. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;stabilis&#233;e par des ann&#233;es de violence et la d&#233;cision de rompre avec son conjoint, la victime a besoin, dans un premier temps, d'un espace o&#249; se reposer et penser en toute tranquillit&#233;. Pour que son esprit soit le plus lib&#233;r&#233; possible, sa situation administrative est prise en main d&#232;s le lendemain de son arriv&#233;e. L'&#233;quipe informe le bureau des affaires scolaires &#224; la mairie de son arriv&#233;e. &#171; Ils savent &#224; quel point la discr&#233;tion et l'anonymat sont importants dans les affaires de violences conjugales et travaillent en parfaite collaboration avec nous &#187;, pr&#233;cise Vera Albaret. Le jour de son arriv&#233;e, la femme inscrit ses enfants &#224; l'&#233;cole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines femmes n'ayant aucun revenu, en attendant l'ouverture de leurs droits aux aides l&#233;gales, une demande d'aide financi&#232;re est faite aupr&#232;s du Centre d'action sociale. L'&#233;quipe pr&#233;vient ensuite l'ancienne caisse d'allocations familiales du changement de situation en pr&#233;cisant l'importance de ne donner aucune information sur la nouvelle adresse de la famille. Elle s'assure de la couverture sociale de la r&#233;sidente et de sa famille. L&#224; encore, la discr&#233;tion la plus totale est demand&#233;e. La situation administrative n'est pas simple &#224; d&#233;brouiller. De nombreuses femmes sont parties pr&#233;cipitamment, dans la peur, et n'ont souvent pas pens&#233;, ou pas pu prendre leurs papiers officiels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une des priorit&#233;s de la prise en charge est de reconna&#238;tre &#224; la femme le statut juridique de victime, &#233;tape indispensable pour pouvoir ensuite faire de l'accompagnement social. Les femmes ont quitt&#233; le domicile conjugal en emmenant leurs enfants. La plupart ont d&#233;pos&#233; une main courante au commissariat, quelques-unes ont port&#233; plainte contre leur conjoint. Mais entre la date de d&#233;part et le moment o&#249; le juge va prononcer l'ordonnance de non-conciliation et d&#233;cider de la garde des enfants et des droits de visite, elles n'ont pas plus que leur conjoint, le droit de garder leurs enfants. &lt;i&gt;&#171; C'est pour cela que nous pr&#233;servons leur anonymat et les incitons &#224; entamer une proc&#233;dure de s&#233;paration tr&#232;s rapidement &#187;&lt;/i&gt;, souligne la directrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Porter plainte est souvent difficile pour les femmes effray&#233;es par cette d&#233;marche. L'association les encourage &#224; consulter un avocat sp&#233;cialis&#233; dans la violence conjugale et les aide &#224; constituer le dossier d'aide juridictionnelle. Elle les soutient pas &#224; pas dans cette d&#233;marche et les accompagne syst&#233;matiquement au tribunal lorsqu'elles sont convoqu&#233;es par le juge des affaires familiales. &lt;i&gt;&#171; Notre pr&#233;sence est importante, car la plupart du temps, c'est la premi&#232;re fois que la femme va &#234;tre confront&#233;e &#224; son conjoint depuis son d&#233;part du domicile conjugal et elle a peur &#187;&lt;/i&gt;, insiste Vera Albaret.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s l'arriv&#233;e d'une famille, une &#233;ducatrice prend en charge les enfants. Elle met des mots simples sur ce qui se passe, aborde leur venue au foyer, explique que le s&#233;jour sera provisoire&#8230; Un local accueille les plus petits. Un espace o&#249; jouer mais aussi o&#249; exprimer leurs sentiments et leurs craintes. Le mercredi, le local est r&#233;serv&#233; aux enfants &#224; partir de 5 ans. Un lieu de parole est propos&#233; un soir par semaine aux adolescents. &lt;i&gt;&#171; Les lieux que nous proposons aux enfants sont importants car nous connaissons mieux que les centres de loisirs la violence conjugale. Les enfants ont subi les cons&#233;quences psychologiques de cette violence, quand ils n'ont pas &#233;t&#233; eux-m&#234;mes battus. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, ils ont vu leur p&#232;re battre leur m&#232;re sans que personne n'intervienne pour r&#233;tablir la loi. C'est pourquoi il est indispensable qu'un espace leur soit r&#233;serv&#233; tant pour la parole que pour leur donner un cadre dans lequel les r&#232;gles sont respect&#233;es &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Vera Albaret.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s son arriv&#233;e, la r&#233;sidente d&#233;pose une demande de HLM &#224; la mairie de l'arrondissement, m&#234;me si elle n'a pas de travail. La r&#233;insertion professionnelle est une &#233;tape indispensable pour l'acc&#232;s &#224; l'autonomie, mais souvent difficile. Certaines femmes n'ont jamais travaill&#233;, d'autres n'ont aucune qualification, certaines ne savent ni lire ni &#233;crire. L'&#233;quipe, en partenariat avec les travailleurs sociaux et institutionnels, les aide &#224; construire leur projet individuel d'insertion. Les s&#233;jours au foyer Louise Lab&#233; durent en moyenne 14 mois. Quand le projet est bien avanc&#233;, que la femme a suffisamment de revenus et qu'elle a trouv&#233; un logement, la famille quitte le foyer. &lt;i&gt;&#171; A ce moment-l&#224;, la femme vit de nouveau une p&#233;riode &#233;prouvante &#187;&lt;/i&gt;, explique la directrice. L'&#233;quipe est tr&#232;s pr&#233;sente pendant cette p&#233;riode de d&#233;part et d'installation dans un nouveau logement. L'accompagnement social peut se poursuivre pendant deux &#224; trois mois apr&#232;s le relogement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 21 janvier 2003, Nicole Ameline, ministre d&#233;l&#233;gu&#233;e &#224; la Parit&#233; et &#224; l'Egalit&#233; professionnelle a rappel&#233; la r&#233;alit&#233; des violences conjugales en France et annonc&#233;, en conseil des ministres, la pr&#233;paration d'un plan d'action contre elles. &lt;i&gt;&#171; Outre leur caract&#232;re inacceptable, qui appelle &#171; une tol&#233;rance z&#233;ro &#187;, ces violences ont un co&#251;t &#233;conomique et social &#233;lev&#233; et exigent un dispositif adapt&#233; &#224; l'urgence et &#224; la gravit&#233; des situations &#187;&lt;/i&gt;, a indiqu&#233; la ministre. Elle envisage de faciliter les mesures d'&#233;viction du mari hors du domicile conjugal pour aider les femmes qui ont port&#233; plainte. Une r&#233;forme l&#233;gislative est en pr&#233;paration en collaboration avec le minist&#232;re de la Justice. Vera Albaret appr&#233;cie ce projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, il lui semble indispensable que la femme soit d'accord pour rester au domicile conjugal &#171; &lt;i&gt; Ce n'est pas &#233;vident, il leur rappelle souvent des mauvais souvenirs et certaines ne s'y sentent pas en s&#233;curit&#233;&lt;/i&gt; &#187;. Elle pr&#233;cise aussi que la r&#233;ussite de ce projet &lt;i&gt;&#171; suppose une politique de collaboration avec la police, la justice, les services sociaux, les services du logement et des soins. Pour les femmes &#233;trang&#232;res, il faut collaborer avec les institutions et associations sp&#233;cialis&#233;es en mati&#232;re d'immigration et de droit d'asile &#187;&lt;/i&gt;. Vera Albaret estime que les d&#233;clarations de la ministre et celles de M. Raffarin allant dans le m&#234;me sens, repr&#233;sente une avanc&#233;e tr&#232;s positive.&lt;i&gt; &#171; La violence conjugale est un sujet tabou. Pourtant, il doit &#234;tre pris en compte dans les projets de r&#233;forme de la famille. N'oublions pas qu'une femme sur dix est concern&#233;e. &#199;a fait beaucoup de familles &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Foyer Louise Lab&#233; - 14, rue Mendelsshon - 75020 Paris. T&#233;l. 01 43 48 20 40&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
