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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Ils s'affirment par le th&#233;&#226;tre : des enfants bien dans leurs baskets gr&#226;ce &#224; la compagnie Tam&#233;rantong !</title>
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		<title>La compagnie Tam&#233;rantong ! forme des enfants bien dans leurs baskets</title>
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&lt;p&gt;En partenariat avec les enseignants et les travailleurs sociaux de Belleville &#224; Paris et de Mantes-la-Jolie dans les Yvelines, la compagnie Tam&#233;rantong ! propose &#224; des enfants de 6 &#224; 12 ans, en difficult&#233; scolaire, de jouer, danser, chanter et monter sur les planches. Les jeunes com&#233;diens apprennent ainsi &#224; s'exprimer autrement que par la violence et du coup r&#233;investissent l'&#233;cole. Et, en plus, ils produisent un spectacle de haute qualit&#233; qui conna&#238;t un succ&#232;s international. Une insertion par le (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En partenariat avec les enseignants et les travailleurs sociaux de Belleville &#224; Paris et de Mantes-la-Jolie dans les Yvelines, la compagnie Tam&#233;rantong ! propose &#224; des enfants de 6 &#224; 12 ans, en difficult&#233; scolaire, de jouer, danser, chanter et monter sur les planches. Les jeunes com&#233;diens apprennent ainsi &#224; s'exprimer autrement que par la violence et du coup r&#233;investissent l'&#233;cole. Et, en plus, ils produisent un spectacle de haute qualit&#233; qui conna&#238;t un succ&#232;s international. Une insertion par le th&#233;&#226;tre r&#233;ussie&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Il &#233;tait tr&#232;s pauvre mais super beau. Il vivait dans la montagne et quand il descendait en ville sur son cheval maigre, tout le monde disait &#171; Quel hombre ! &#187;. Ainsi commence &#171; Zorro el Zapato &#187;, la derni&#232;re cr&#233;ation de la compagnie Tam&#233;rantong ! (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Zorro-el-Zapato-Theatre-de-Belleville-a-Mexico' class='spip_in'&gt;lire la critique&#8230;&lt;/a&gt;). Comme il s'agit d'un clin d'&#339;il au sous-commandant Marcos et &#224; la lutte des Indiens du Chiapas, le texte continue ainsi &#171; Il &#233;tait toujours tr&#232;s calme. Une seule chose l'&#233;nervait : l'injustice &#187;. C'est vrai c'est &#233;nervant. Ainsi la troupe d'enfants de Belleville et celle de Mantes-la-Jolie, sous la houlette de Christine Pellicane, fondatrice de la compagnie et metteur en sc&#232;ne, traite &#224; sa mani&#232;re l'histoire d'une r&#233;bellion. Po&#233;tique, engag&#233;e et rigolote. Comme toutes les pi&#232;ces de Tam&#233;rantong !.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La compagnie Tam&#233;rantong !&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Compagnie Tam&#233;rantong ! 99, rue de Belleville - 75019 Paris. Tel. 01 43 72 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; est n&#233;e &#224; Belleville, un quartier populaire du nord-est parisien. Association d'action sociale et culturelle &#224; vocation artistique et &#233;ducative, elle soutient l'enfance et la jeunesse en difficult&#233; sociale ou scolaire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='encart'&gt;
&lt;strong&gt;L'histoire de la compagnie Tam&#233;rantong !&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;En 1988, Christine Pellicane, com&#233;dienne, cr&#233;&#233; la compagnie Tam&#233;rantong !. Elle r&#233;unit des &#233;quipes artistiques, techniques et p&#233;dagogiques issues du spectacle, des arts martiaux, du rock alternatif, de la capoeira, des arts d&#233;co et de l'animation. Objectif : mettre la pratique du th&#233;&#226;tre au service des enfants issus de l'immigration et du quart-monde fran&#231;ais dans les quartiers dits &#171; d&#233;favoris&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1992, encourag&#233;e et soutenue par les habitants des quartiers et les familles, la compagnie se constitue en association. Elle d&#233;marre son travail avec les enfants de l'&#233;cole primaire Tourtille dans le cadre de l'am&#233;nagement du temps de l'enfant et ceux de Mantes-la-Jolie &#224; la demande d'un centre social de quartier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi ce nom ? &lt;i&gt;&#171; En 1988, nous cherchions un nom qui sonne comme &#171; &#224; l'attaque &#187;, un cri d'enfants. C'&#233;tait le d&#233;but des expressions avec &#171; Ta m&#232;re &#187;. &#192; l'&#233;poque c'&#233;tait l&#233;ger. Un jour de pluie, j'ai entendu un enfant dire &#171; Tam&#233;renbottencaoutchouc &#187;, j'ai trouv&#233; &#231;a dr&#244;le. Ludvig Van 88, un groupe rock, nous a &#233;crit la chanson &#171; Tam&#233;rantong &#187;. Nous avons adopt&#233; le nom. C'est le seul &#171; Ta m&#232;re &#187; que les enfants ont le droit de prononcer &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Elle forme des troupes de th&#233;&#226;tre d'enfants et assure leur suivi sur plusieurs ann&#233;es. Elle cr&#233;e et organise des spectacles vivants et audiovisuels, des festivals, des tourn&#233;es, des ateliers et des stages de cr&#233;ation artistique pour l'&#233;panouissement des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1992, la compagnie travaille avec l'&#233;cole &#233;l&#233;mentaire Tourtille dans le cadre de l'am&#233;nagement du temps de l'enfant, en &#233;troite collaboration avec les instituteurs, les assistantes sociales scolaires, les animateurs de quartier et les &#233;ducateurs de pr&#233;vention de la fondation Jeunesse feu vert&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Fondation jeunesse feu vert - 60 bd de la Guyane - 94160 Saint-Mand&#233;. Tel. (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;i&gt;&#171; &#192; l'origine, nous souhaitions proposer une activit&#233; de th&#233;&#226;tre &#224; ces enfants plut&#244;t d&#233;favoris&#233;s socialement, et &#233;viter qu'ils ne tra&#238;nent dans la rue. Au bout de deux ann&#233;es, nous avons constat&#233; qu'il fallait lutter contre l'&#233;chec scolaire &#187;&lt;/i&gt;, se souvient Catherine Forestier, la pr&#233;sidente. &lt;i&gt;&#171; Les instituteurs du CP et CE1 ont rep&#233;r&#233; les enfants en difficult&#233; scolaire et les ont incit&#233;s &#224; rejoindre la troupe des Tam&#233;rantong ! &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='encart'&gt;
&lt;strong&gt;Tam&#233;rantong ! pour les maternelles&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;Catherine Forestier, pr&#233;sidente de Tam&#233;rantong !, est &#233;galement directrice de l'&#233;cole maternelle Pali-Kao, situ&#233;e pr&#232;s des &#233;coles primaires Tourtille et Ramponneau. Elle sera partenaire du prochain projet de l'association Tam&#233;rantong ! : l'atelier &#171; Tongu&#233;tatamis ! &#187;, pour les enfants des grandes sections de maternelle, qui sera suivi en primaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Objectif ? Cr&#233;er des passerelles avec les &#233;coles du quartier. &lt;i&gt;&#171; Les parents inscrivent encore assez volontiers leurs enfants &#224; l'&#233;cole Tourtille. La mixit&#233; culturelle est respect&#233;e. Ils savent que les instituteurs font un bon travail p&#233;dagogique et que 25 ateliers d'expression sympas sont propos&#233;s aux enfants. Pour l'&#233;cole Ramponneau, c'est plus difficile. L'ancienne &#233;quipe &#8211; directeur et enseignants - qui connaissait tr&#232;s bien les enfants et le quartier est partie &#224; la retraite. Aujourd'hui, les instituteurs nouveaux et jeunes, se sentent souvent d&#233;sarm&#233;s. La situation est difficile, le niveau scolaire bas, l'&#233;chec scolaire &#233;lev&#233;, la mixit&#233; sociale et culturelle non respect&#233;e (70 % des enfants sont d'origine africaine) &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;cole va fermer un an pour r&#233;novation. Une &#233;quipe p&#233;dagogique souhaite s'investir dans cette &#233;cole. Avec elle, les associations et l'&#233;cole maternelle Pali-Kao, r&#233;alisent un travail de fond pour inciter les parents du quartier &#224; inscrire leurs enfants. &lt;i&gt;&#171; La politique de la Ville est responsable de la violence dans nos quartiers et de leur image n&#233;gative. Elle a concentr&#233; tous les probl&#232;mes sociaux dans les m&#234;mes quartiers. Aujourd'hui, ils nous explosent &#224; la figure &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;nonce Catherine Forestier. Tongu&#233;tatamis !, un travail encore plus en amont pour le respect de la mixit&#233; sociale et culturelle dans les &#233;coles du quartier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;cole maternelle Pali-Kao - 32, rue de Pali-Kao 75020 Paris&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Des enfants avec des probl&#232;mes d'apprentissage en &#233;criture, lecture, math&#233;matiques, des difficult&#233;s de concentration, un manque de rigueur dans le travail (difficult&#233; &#224; suivre une consigne jusqu'au bout par exemple). La compagnie assure le suivi des enfants pendant 6 ans. Ils se retrouvent en atelier hors temps scolaire une &#224; quatre fois par semaine. Le programme est progressif : premi&#232;re et seconde ann&#233;es : initiation et apprentissage. Troisi&#232;me ann&#233;e : cr&#233;ation du spectacle. Quatri&#232;me, cinqui&#232;me et sixi&#232;me ann&#233;es : tourn&#233;es du spectacle. &lt;i&gt;&#171; Nous avons vu des enfants en &#233;chec scolaire tenir un r&#244;le long et compliqu&#233; sur sc&#232;ne, ce qui prouve l'efficacit&#233; de la discipline dans l'effort, du travail en groupe et de l'apprentissage d'un texte &#187;&lt;/i&gt;, affirme Catherine Forestier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les jeux de r&#244;les, les enfants apprennent &#224; faire semblant de se bagarrer. &lt;i&gt;&#171; Il est tr&#232;s important pour des enfants tr&#232;s querelleurs, qui se sentent agress&#233;s au moindre regard, d'apprendre &#224; faire semblant, &#224; canaliser leur &#233;nergie, &#224; prendre de la distance et &#224; s'exprimer autrement que par la violence &#187;&lt;/i&gt;, insiste la pr&#233;sidente. Ainsi, lors des ateliers, les adultes ou les enfants peuvent demander la tenue d'un &#171; Conseil de Tongs &#187;, pour r&#233;gler un probl&#232;me, parler des difficult&#233;s dans le quartier (racket), dans la vie (deuil) mais aussi des bonheurs (naissance d'un petit fr&#232;re ou d'une petite s&#339;ur&#8230;). Les enfants s'assoient en cercle avec les adultes et apprennent &#224; prendre la parole, &#224; lever la main pour parler, &#224; &#233;couter celui qui s'exprime et &#224; lui r&#233;pondre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les arts martiaux occupent une place centrale &#224; Tam&#233;rantong ! Lors des ateliers, les enfants travaillent par petits groupes le kung-fu-cascade : un kung-fu ludique mais enseign&#233; par des pros. Les enfants apprennent les positions et les gestes de d&#233;fense mais ne portent pas les coups. &#171; Ils adorent &#187;, t&#233;moigne Oussoumane Bamba, emploi-jeune (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Quand-un-ancien-eleve-devient-animateur-a-Tamerantong' class='spip_in'&gt;lire son portrait&#8230;&lt;/a&gt;). Ce travail apprend la ma&#238;trise du corps &#224; des enfants, qui souvent vivent dans des endroits exigus et insalubres et ont besoin de se d&#233;penser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, l'enfant est valoris&#233; par l'activit&#233; th&#233;&#226;trale. &#171; Je me souviens d'un enfant tr&#232;s perturb&#233;. Ses parents portaient sur lui un regard n&#233;gatif. En le voyant sur sc&#232;ne, devant sa r&#233;ussite, le p&#232;re a pleur&#233; d'&#233;motion. Il est revenu voir le spectacle avec toute la famille. Cet enfant a quitt&#233; la compagnie mais on ose esp&#233;rer qu'une petite porte s'est ouverte pour lui et qu'il en restera toujours quelque chose &#187;, pronostique Catherine Forestier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les institutrices de l'&#233;cole Tourtille partagent l'enthousiasme car &lt;i&gt;&#171; les enfants qui passent &#224; Tam&#233;rantong ! sont &#224; l'aise dans la vie, ont une large ouverture d'esprit, savent parler des probl&#232;mes du monde. Ils prennent des responsabilit&#233;s, deviennent souvent d&#233;l&#233;gu&#233;s de classe alors qu'au d&#233;part, nombre d'entre eux s'exprimaient difficilement &#187;&lt;/i&gt;. Les enfants trop timides trouvent-ils leur place &#224; Tam&#233;rantong ! ? &lt;i&gt;&#171; Tous les enfants arrivent &#224; jouer, m&#234;me ceux qui sont hyper timides ou bloqu&#233;s au d&#233;part &#187;&lt;/i&gt;, assure Christine Pellicane.&lt;i&gt; &#171; En revanche, nous avons eu des difficult&#233;s avec des enfants souffrant de probl&#232;mes familiaux tr&#232;s lourds, voire de troubles psychiatriques. Dans ces cas-l&#224;, nous ne pouvons pas g&#233;rer, nous les orientons vers les travailleurs sociaux &#187;&lt;/i&gt;. Ce sont des cas rares et extr&#234;mes. &lt;i&gt;&#171; En g&#233;n&#233;ral, en cas de difficult&#233;s, tout le monde se concerte : les Tam&#233;rantong !, les parents, les travailleurs sociaux et les instituteurs. Nous avons &#224; c&#339;ur que l'enfant soit bien &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tableau n'est pas pour autant idyllique. Si un enfant ne vient pas en atelier, si les parents refusent qu'ils partent en stage, les animateurs leur passent un coup de fil, puis un autre, leur adressent un courrier, les convoquent en r&#233;union. Enfin, s'ils ne r&#233;pondent pas, un &#233;ducateur de la fondation Jeunesse feu vert ira les rencontrer. Bref, ils insistent.&lt;i&gt; &#171; Les parents ne voient pas toujours l'int&#233;r&#234;t d'un atelier de th&#233;&#226;tre. En g&#233;n&#233;ral, ils changent d'avis d&#232;s le premier spectacle &#8211; nous en faisons r&#233;guli&#232;rement pour les parents, les instituteurs et les &#233;ducateurs. L&#224;, ils voient la r&#233;ussite de leur enfant et la constance que demande un atelier comme le n&#244;tre &#187;&lt;/i&gt;, appr&#233;cie Christine Pellicane.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La compagnie revendique aussi son r&#244;le &#233;ducatif. Lors du vol d'un portable par un enfant de l'atelier, le &#171; Conseil des Tongs &#187; s'est r&#233;uni pour lui signifier son d&#233;saccord et lui montrer qu'il n'y avait pas de quoi &#234;tre fier. Instituteurs et &#233;ducateurs ont tenu le m&#234;me discours. Les parents avaient honte de l'acte de leur fils. Gr&#226;ce &#224; un spectacle, ils ont &#233;prouv&#233; de la fiert&#233; face &#224; sa capacit&#233; &#224; apprendre un long texte et &#224; faire rire le public. &lt;i&gt;&#171; Le th&#233;&#226;tre provoque une &#233;nergie positive. Cet enfant a vu que pour &#234;tre int&#233;ressant il n'avait pas besoin de voler &#187;&lt;/i&gt;, dit la metteur en sc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Josy Riffet est &#233;ducatrice de pr&#233;vention &#224; la fondation Jeunesse feu vert depuis 33 ans. Elle conna&#238;t bien le quartier, les enfants et les familles. &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;part, la compagnie Tam&#233;rantong ! nous a sollicit&#233;s pour que nous incitions les enfants &#224; suivre les ateliers avec r&#233;gularit&#233;. Une de nos missions consiste &#224; favoriser la participation des enfants aux activit&#233;s existant dans le quartier, &#224; convaincre les familles de l'importance des activit&#233;s de loisirs extra scolaires, &#224; travailler sur leurs freins (financiers, psychologiques, culturels) et &#224; les convaincre de veiller &#224; ce que leur enfant suive l'activit&#233; choisie avec constance &#187;&lt;/i&gt;, explique l'&#233;ducatrice. Voil&#224; donc 12 ans qu'elle travaille avec la compagnie. &lt;i&gt;&#171; Lorsqu'un enfant a des probl&#232;mes (familiaux, de comportement&#8230;), la participation des animateurs de la compagnie est toujours remarquable &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fondation apporte aussi une aide logistique &#224; Tam&#233;rantong ! : location d'une propri&#233;t&#233; en Normandie pour les stages, accompagnement des familles en car lors d'un spectacle, m&#234;me s'il a lieu &#224; deux stations de m&#233;tro, discussion lorsqu'une famille refuse qu'un enfant parte en stage ou en voyage avec la compagnie. Josy Riffet est convaincue des vertus p&#233;dagogiques du th&#233;&#226;tre : il aide &#224; la structuration des enfants, les spectacles valorisent parents et enfants. Les enfants &#8212; dont elle conna&#238;t bien les r&#233;sultats scolaires &#8212; changent : &lt;i&gt;&#171; Je suis toujours &#233;merveill&#233;e lors des spectacles de voir ces enfants qui n'arrivent pas &#224; retenir cinq lignes de po&#233;sie &#224; l'&#233;cole, qui ont des difficult&#233;s de comportement, participer &#224; des spectacles d'une telle qualit&#233; et assurer. La compagnie r&#233;alise un travail &#233;ducatif en profondeur vraiment int&#233;ressant. Elle est d'un tr&#232;s grand professionnalisme, p&#233;dagogue et engag&#233;e. Elle ne baisse pas les bras et vise haut. Un pari risqu&#233; et parfaitement r&#233;ussi. &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;part, Tam&#233;rantong ! a souhait&#233; favoriser la mixit&#233; sociale et culturelle. Le quartier class&#233; en D&#233;veloppement social urbain (DSU) et en Zone d'&#233;ducation prioritaire (ZEP), comporte quatre &#233;coles qui fonctionnent comme des ghettos. Elles accueillent surtout des enfants en difficult&#233; et d'origine &#233;trang&#232;re. Ouvrir l'atelier Tam&#233;rantong ! hors du temps scolaire permet de suivre les enfants de l'&#233;cole et d'accueillir un public diff&#233;rent et de mixer le groupe. Quand ils passent au coll&#232;ge, les petits com&#233;diens peuvent continuer l'aventure en rejoignant l'atelier adolescents mis en place &#224; leur demande et &#224; celle de leur famille. &lt;i&gt;&#171; Ce sont surtout des enfants ou des familles de classes moyennes qui souhaitent que l'atelier ado continue. Le r&#244;le d'Oussoumane est d'assurer le suivi des adolescents du quartier qui participent &#224; l'atelier et sont en difficult&#233; &#187;&lt;/i&gt;, explique Christine Pellicane.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;but d'ann&#233;e, le th&#232;me du futur spectacle est donn&#233; aux enfants. Ils improvisent en ateliers. La metteur en sc&#232;ne &#233;crit le texte en injectant les situations cocasses ou d&#233;cal&#233;es que les enfants inventent. Pour l'enfant, Tam&#233;rantong ! c'est du plaisir mais aussi beaucoup de travail. Quelques mois avant le spectacle, il faut &#233;norm&#233;ment r&#233;p&#233;ter, tant le mercredi que les week-ends. &lt;i&gt;&#171; Nous leur demandons la rigueur de com&#233;diens professionnels &#187;,&lt;/i&gt; explique Catherine Forestier. Les enfants sont tr&#232;s attir&#233;s par la compagnie mais ils ne mesurent pas forc&#233;ment le travail qu'elle demande. C'est un engagement sur l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les spectacles de la compagnie r&#233;actualisent les contes traditionnels et leurs h&#233;ros. Aventures du bout du monde ou du coin de la rue. &#171; Zorro el Zapato &#187; est le douzi&#232;me spectacle de la compagnie, &#233;crit et mis en sc&#232;ne par Christine Pellicane. &#171; Zorro est une com&#233;die musicale &#224; th&#232;me mexicain. &#192; travers le mythe du cavalier masqu&#233;, le spectacle raconte la lutte pacifique des Indiens du Chiapas pour la dignit&#233; indig&#232;ne &#187;. Il suit &#171; L'&#238;le du Kra-Poh &#187; qui avait pour th&#232;me la trag&#233;die des boat People et &#171; La sacr&#233;e Grole &#187;, une histoire inspir&#233;e des chevaliers de la Table ronde qui parle du respect de la diff&#233;rence et de solidarit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'est-il pas d&#233;licat d'inculquer un message politique &#224; des enfants ? Ne risque-t-on pas de les manipuler ? &lt;i&gt;&#171; &#201;videmment nous nous sommes longuement pos&#233; la question pour le spectacle de &#171; Zorro el Zapato &#187;, qui fait directement r&#233;f&#233;rence &#224; une lutte &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;pond Christine Pellicane. &lt;i&gt;&#171; Mais la lutte des Indiens du Chiapas d&#233;passe leur conflit avec le gouvernement mexicain. Ils pr&#244;nent le respect de l'autre, la tol&#233;rance, la dignit&#233;, le droit &#224; la culture et l'&#233;galit&#233; des sexes. Ce sont des valeurs universelles. De la politique au sens noble du terme. Le spectacle reprend la parole de ces Indiens pacifistes qui luttent pour la paix. Nous avons d&#233;cortiqu&#233; et analys&#233; ces textes avec les enfants lors des ateliers. Nous ne faisons pas d'embrigadement. Pour nous, il s'agit de th&#233;&#226;tre citoyen et &#233;ducatif &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;pond Christine Pellicane.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mars 2001. Apr&#232;s la tourn&#233;e fran&#231;aise du spectacle &#171; Zorro el Zapato &#187;, la compagnie Tam&#233;rantong ! est invit&#233;e &#224; jouer au Mexique par le sous-commandant Marcos, &#224; l'occasion de la Grande marche de la dignit&#233; indig&#232;ne. Cinquante personnes : 24 enfants, animateurs, parents, artistes, techniciens et d&#233;cors (658 kilos !) partent pour l'aventure. Durant une semaine, la troupe loge dans un centre social qui accueille des enfants des rues. &lt;i&gt;&#171; Les enfants ont vu qu'&#224; Belleville, il y a certes des probl&#232;mes, mais que ce n'est pas comparable &#224; ce que vivent ces enfants de 5 ans caboss&#233;s par la vie, parfois victimes de la drogue ou de la prostitution &#187;&lt;/i&gt;, raconte la pr&#233;sidente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enfants donnent 4 repr&#233;sentations en Frangol (fran&#231;ais/espagnol) au th&#233;&#226;tre de la Juventud &#224; Mexico, o&#249; 1 900 personnes assistent &#224; chaque spectacle. Ils ont jou&#233; devant les 24 commandants indiens de l'arm&#233;e zapatiste et le conseil indig&#232;ne. Apr&#232;s le spectacle, les 24 enfants se sont retrouv&#233;s face aux 24 commandants auxquels ils ont remis un cadeau. &lt;i&gt;&#171; J'&#233;tais fier de jouer devant eux. On est petit et on a fait un exploit, c'est extraordinaire, non ? &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne Hachem, 9 ans. La rencontre avec les commandants a suscit&#233; beaucoup d'&#233;motion&lt;i&gt; &#171; quand ils nous faisaient des abrazos (accolades) rituels, c'&#233;tait &#233;mouvant, parce que d'habitude, quand on se dit bonjour, c'est pas vraiment sinc&#232;re &#187;&lt;/i&gt;, explique Kizzy, 11 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus, l'aventure a permis de sortir de Belleville :&lt;i&gt; &#171; J'ai ador&#233; les pyramides, parce que c&#8216;est dr&#244;le de monter les escaliers comme des Mexicains &#187;,&lt;/i&gt; raconte Alice, 6 ans. Une forte m&#233;diatisation a entour&#233; ce voyage, les enfants ont &#233;t&#233; un peu bouscul&#233;s, mais finalement &lt;i&gt;&#171; ils ont pris les choses tr&#232;s tranquillement &#187;&lt;/i&gt; estime Catherine Forestier. &lt;i&gt;&#171; C'&#233;tait un grand bonheur, tout simplement &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; ce succ&#232;s &#8211; et une presse unanime &#8211; la compagnie n'est jamais invit&#233;e dans des th&#233;&#226;tres publics en France. Le minist&#232;re de la Culture ne leur accorde pas de subvention.&lt;/p&gt;
&lt;div class='encart'&gt;&lt;strong&gt;Les financements de Tam&#233;rantong !&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;Le Fonds d'action et de soutien pour l'int&#233;gration et la lutte contre les discriminations (FASDIL), la ville, la pr&#233;fecture, la fondation de France, la Caisse d'allocations familiales (CAF), soutiennent la compagnie tant &#224; Paris qu'&#224; Mantes-la-Jolie. &#192; Paris, s'ajoute le soutien de la Direction d&#233;partementale de la jeunesse et des sports (DRDJS) et &#224; Mantes celui du conseil g&#233;n&#233;ral. Et puis, il y a &#171; Les chevaliers de la Tongue &#187; : les gens qui aiment et soutiennent le travail de la compagnie et mettent la main &#224; la poche quand elle a besoin d'argent. Ainsi, 12 200 euros ont-ils &#233;t&#233; r&#233;colt&#233;s pour permettre aux enfants de Belleville de partir au Mexique en 2 001.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant les gal&#232;res financi&#232;res ne manquent pas &#224; Tam&#233;rantong ! Au bout de 10 ann&#233;es d'existence de l'association, l'une des deux administratrices - pr&#233;sente depuis le d&#233;but de l'aventure - a &#233;t&#233; employ&#233;e successivement en contrat emploi solidarit&#233;, contrat emploi consolid&#233; et a aujourd'hui le statut d'adulte relais. La metteur en sc&#232;ne, les com&#233;diens et l'&#233;quipe artistique (ing&#233;nieurs du son, costumi&#232;res, techniciens&#8230;) ont un statut d'intermittents du spectacle, les animateurs, celui de vacataires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;part, la compagnie a choisi de travailler avec des professionnels exp&#233;riment&#233;s dans chaque discipline : du th&#233;&#226;tre aux arts martiaux, en passant par le son ou les d&#233;cors. Ce qui a donn&#233; tout de suite une grande qualit&#233; aux spectacles. Comme nombre d'associations, les membres s'&#233;puisent en r&#233;daction de dossiers et demandes de subventions. Pourtant, ils ne perdent pas la foi. &lt;i&gt;&#171; C'est un vrai bonheur de voir les enfants s'exprimer, le public sortir heureux d'un spectacle &#187;&lt;/i&gt;, se f&#233;licite Christine Pellicane. &lt;i&gt;&#171; De grands acteurs mexicains ont d&#233;clar&#233; &#224; la presse s'&#234;tre remis en question en voyant ce que d&#233;gagent les enfants : joie, &#233;nergie, plaisir, envie de raconter. L'essence m&#234;me du th&#233;&#226;tre &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pourtant en f&#233;vrier 2003, 22 850 spectateurs ont d&#233;j&#224; vu &#171; Zorro el Zapato &#187;. Spectacle que 24 enfants de Mantes-la-Jolie jouent actuellement au Chiapas &#224; l'invitation des communaut&#233;s indiennes. Ils donneront une repr&#233;sentation dans la montagne, &#224; Oventic, devant des milliers d'Indiens pour c&#233;l&#233;brer l'anniversaire de la mort d'Emiliano Zapata. Une aventure soutenue activement par la soci&#233;t&#233; civile, les stars du cin&#233;ma et du rock mexicains. Auparavant, quatre repr&#233;sentations seront donn&#233;es au th&#233;&#226;tre de la ville &#224; San Christobal de la Casas en partenariat avec le Conseil d'&#201;tat pour la culture du Chiapas. Nul Sergent Garcia ne saurait les arr&#234;ter.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Compagnie Tam&#233;rantong ! 99, rue de Belleville - 75019 Paris. Tel. 01 43 72 28 08&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Fondation jeunesse feu vert - 60 bd de la Guyane - 94160 Saint-Mand&#233;. Tel. 01 43 74 68 69&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Zorro el Zapato ! Th&#233;&#226;tre, de Belleville &#224; Mexico</title>
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&lt;p&gt;&#171; una com&#233;dia mousicala mexicana racont&#233;e et chant&#233;e par 24 coyotes de 6 &#224; 12 ans &#187;&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les Yvelines comme ailleurs, m&#234;me les villes au nom sympathique poss&#232;dent leurs quartiers rel&#233;gu&#233;s : ainsi en est-il, entre autres, de Mantes-la-Jolie. Un mercredi apr&#232;s-midi frisquet de ce d&#233;but d'ann&#233;e, devant la salle Jacques Brel, quelques centaines d'enfants &#8212; &#224; partir de 5 ou 6 ans et jusqu'aux pr&#233;-ados de treize ans &#8212; attendent, de m&#234;me que leur famille et leurs accompagnateurs. Joli brouhaha. Ils seront environ (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; una com&#233;dia mousicala mexicana racont&#233;e et chant&#233;e par 24 coyotes de 6 &#224; 12 ans &#187;&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans les Yvelines comme ailleurs, m&#234;me les villes au nom sympathique poss&#232;dent leurs quartiers rel&#233;gu&#233;s : ainsi en est-il, entre autres, de Mantes-la-Jolie. Un mercredi apr&#232;s-midi frisquet de ce d&#233;but d'ann&#233;e, devant la salle Jacques Brel, quelques centaines d'enfants &#8212; &#224; partir de 5 ou 6 ans et jusqu'aux pr&#233;-ados de treize ans &#8212; attendent, de m&#234;me que leur famille et leurs accompagnateurs. Joli brouhaha. Ils seront environ 400 &#224; s'entasser joyeusement dans le grand th&#233;&#226;tre. Le spectacle peut commencer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;_&lt;i&gt; &#171; Les enfants que vous allez voir sont vos voisins &#187;&lt;/i&gt;, informe d'embl&#233;e la metteur en sc&#232;ne de la troupe Tam&#233;rantong !. Qui se livre &#224; un &#233;claircissement du titre : zorro, c'est le renard, et zapato la chaussure. Tiens ? Pourquoi &#231;a ? D'une part, &#231;a sonne bien, d'autre part il s'agit d'un jeu de mots constitutif avec les zapatistes, ces gu&#233;rilleros indiens des villages du Chiapas &#8212; et leur m&#233;diatique porte-parole le sous-commandant Marcos &#8212; avec qui la troupe est depuis quelques ann&#233;es en &#233;troite relation. Va donc nous &#234;tre cont&#233;e l'&#233;difiante histoire d'un mouvement r&#233;volutionnaire. Une histoire de lib&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur sc&#232;ne, sous un grand bananier feuillu, une femme et ses quatre enfants regardent en silence les &#233;toiles filantes. Le calme se fissure rapidement, et les sayn&#232;tes s'encha&#238;nent, cr&#233;ant l'ambiance, campant un d&#233;cor : un acrobate au masque de serpent (la danse du Quetzacoatl), des enfants qui traversent la sc&#232;ne en s'amusant, des maisons color&#233;es, un g&#233;n&#233;ral qui se fait cirer les pompes, un cort&#232;ge de petits militaires disciplin&#233;s et moustachus, un cheval tirant une charrette&#8230; Nous sommes plong&#233;s dans la vie quotidienne d'un petit bourg sud-am&#233;ricain. D&#233;j&#224;, l'ambiance est joyeuse, bord&#233;lique, vivante et d&#233;lirante, dans la pure veine fantaisiste du Grand magic circus de J&#233;r&#244;me Savary. L'assistance semble captiv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les malfaisants nous sont montr&#233;s comme tels. Un personnage ridicule s'&#233;touffe de col&#232;re ; des &#233;lections truqu&#233;es sont mises en sc&#232;ne, qui trompent et spolient un peuple, et ce qui s'ensuit, &#224; savoir la confiscation de terres. L'heure est &#224; la corruption la plus brutale, d'autant plus qu'une plante magique, le ma&#239;s bleu, peut visiblement rapporter un maximum de thune, le gringo affairiste la transformant vite fait en corn flakes de la m&#234;me couleur, plus que rentables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, dans ce chaos &#233;conomique et social, comme un rebelle masqu&#233;, surgit Zapato ! Qui, comme l'autre, fait siffler son initiale et trace des Z &#224; la pointe de l'&#233;p&#233;e, pour le plus grand plaisir de chacun. Des soldats aux noms rigolos &#8212; Merguez, Luissez ou Franssez&#8230; &#8212; le traquent. Car l'arm&#233;e (men&#233;e par Sergent Garcia !) n'aura de cesse de venir &#224; bout de ce damn&#233; Zorro. 1500 pesos de r&#233;compense pour sa capture. Soldados, vamos ! Pour plus d'efficacit&#233; r&#233;pressive, une alliance objective s'&#233;tablit entre pouvoir et gringos, mais parall&#232;lement la r&#233;bellion enfle. Ya basta !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous l'&#339;il placide de la Vierge, une f&#234;te des morts a lieu. On y danse avec des squelettes, on y porte des masques effrayants et des costumes ad&#233;quats. Carnaval du n&#233;ant et de la camarde : la mascarade de mort fait la f&#234;te sous les bombardements et dans les fusillades, dans une atmosph&#232;re de guerre. L'intrigue d&#233;roule son fil. Infid&#232;le &#224; sa classe, la fille du gouverneur se rangera du c&#244;t&#233; des zapatistes. Zorro finira par r&#233;v&#233;ler son identit&#233;. Le message est clair : &lt;i&gt;&#171; Souvenez-vous ! Tant qu'il n'y aura pas de justice, la lutte continuera ! &#187;&lt;/i&gt;&#8230; Le rapport de forces s'inverse : un &#233;dile local a peur de ce peuple qui gronde et pisse dans son froc. Les combats des militaires contre les zapatistes deviennent particuli&#232;rement cocasses : duels superbement coordonn&#233;s, bastons orchestr&#233;es comme des ballets capoeristes, acrobaties et trajectoires impeccables. En toile de fond, le soul&#232;vement populaire est justement sugg&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, les gamins auront surpris par leur grande ma&#238;trise du travail th&#233;&#226;tral et la justesse de leur jeu. Superbes, les centaures en carton-p&#226;te rigolent, dansent, se congratulent ou organisent des chor&#233;graphies ; les ch&#339;urs sont d'ailleurs conduits avec grande maestria&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Les chansons sont compos&#233;es par les Ludwig van 88, musique rock, rap, (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. On restera &#233;tonn&#233; de ce travail restitu&#233; par les enfants, sa qualit&#233; d'interpr&#233;tation, sa loufoquerie, son intelligence. L'exploit n'est d'ailleurs pas mince de faire tenir tranquilles quelques centaines d'enfants pendant 1 heure 40 d'affil&#233;e. M&#234;me si les rires fusent, les cris parfois aussi, rajoutant &#224; l'ambiance, les enfants restent, jusqu'au bout, ensorcel&#233;s par cette histoire d'oppression et de lib&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enfants de Belleville &#233;taient d&#233;j&#224; partis en mars 2001, sur invitation du sous-commandant Marcos s'il vous pla&#238;t, jusqu'au lointain Mexique. Du 2 au 12 avril 2003, ceux de Mantes-la-Jolie iront jouer Zorro el Zapato au Chiapas. Quatre repr&#233;sentations sont donn&#233;es au th&#233;&#226;tre de Las Casas, puis d'autres dans la montagne, pour les communaut&#233;s indiennes. Bel &#233;change, belle aventure.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les chansons sont compos&#233;es par les Ludwig van 88, musique rock, rap, reggae, latino, salsa, folklorique mexicaine et classique&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Quand un ancien &#233;l&#232;ve devient animateur &#224; Tam&#233;rantong !</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Quand-un-ancien-eleve-devient-animateur-a-Tamerantong</link>
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		<dc:subject>661</dc:subject>

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&lt;p&gt;Enfant &#171; turbulent &#187;, Oussoumane Bamba a particip&#233; pendant 6 ans aux ateliers de Tam&#233;rantong ! Aujourd'hui, &#224; 21 ans, l'association l'emploie comme &#171; coordinateur des familles &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Je suis arriv&#233; &#224; Tam&#233;rantong ! &#224; 9 ans. J'&#233;tais un enfant turbulent. Je poussais tout le monde &#224; bout. L'&#233;cole &#233;tait mon territoire. Je connaissais les limites, mais je les d&#233;passais &#187;, &#233;voque Oussoumane. &#171; Les instits ne nous l'avaient pas confi&#233;. Il avait tr&#232;s envie de venir, ses copains ont insist&#233; pour que nous l'acceptions &#187;, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Enfant &#171; turbulent &#187;, Oussoumane Bamba a particip&#233; pendant 6 ans aux ateliers de Tam&#233;rantong ! Aujourd'hui, &#224; 21 ans, l'association l'emploie comme &#171; coordinateur des familles &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Je suis arriv&#233; &#224; Tam&#233;rantong ! &#224; 9 ans. J'&#233;tais un enfant turbulent. Je poussais tout le monde &#224; bout. L'&#233;cole &#233;tait mon territoire. Je connaissais les limites, mais je les d&#233;passais &#187;&lt;/i&gt;, &#233;voque Oussoumane. &lt;i&gt;&#171; Les instits ne nous l'avaient pas confi&#233;. Il avait tr&#232;s envie de venir, ses copains ont insist&#233; pour que nous l'acceptions &#187;&lt;/i&gt;, confirme Christine Pellicane. &lt;i&gt;&#171; En classe, les instituteurs, avec 25 &#233;l&#232;ves, n'ont pas forc&#233;ment le temps de s'interroger sur le comportement des plus difficiles &#187;&lt;/i&gt;, explique Oussoumane.&lt;i&gt; &#171; &#192; Tam&#233;rantong ! on travaillait dans une ambiance familiale et dans le plaisir. _J'acceptais la discipline parce qu'au bout il y avait le spectacle. J'&#233;tais motiv&#233; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant 6 ans, ce jeune, soutenu par les &#233;ducateurs de pr&#233;vention, participe aux ateliers et acquiert confiance en lui &lt;i&gt;&#171; avant j'&#233;tais quasiment asocial, la compagnie m'a permis de m'exprimer autrement que par la violence. &#199;a m'a donn&#233; des bases pour &#234;tre carr&#233; avec les autres &#187;&lt;/i&gt;. Le regard des instituteurs a chang&#233; &lt;i&gt;&#171; Ils ne pensaient pas que j'aurais pu articuler, apprendre du texte, parler ailleurs que dans ma barbe. Ils ont chang&#233; d'avis en me voyant sur sc&#232;ne. Ils sont devenus plus cools. Au fond je n'&#233;tais pas un gamin m&#233;chant. Je calquais mon comportement sur ce que je voyais dans la rue et &#224; la t&#233;l&#233; &#187;&lt;/i&gt;. Jouer dans un spectacle fut une r&#233;v&#233;lation : &lt;i&gt;&#171; Mes parents et &#233;ducateurs ont vu ce que je pouvais faire &#192; part le foot, je n'avais aucun espace pour le montrer. Dans ma famille, on aime rire. Les spectacles m'ont gratifi&#233;. Ma m&#232;re commentait : &#8220;J'ai aim&#233; la fa&#231;on dont tu as jou&#233; telle sc&#232;ne&#8221;. Elle n'&#233;tait pas habitu&#233;e &#224; ce qu'on lui renvoie une image positive de moi &#187;&lt;/i&gt;. A 15 ans, alors qu'il a du mal &#224; trouver sa voie, il devient stagiaire animateur &#224; Tam&#233;rantong ! et suit parall&#232;lement une formation &#224; l'animation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, Oussoumane, grand, sportif, pos&#233;, pull en laine cr&#232;me, est emploi-jeune &#224; Tam&#233;rantong ! Sa mission ? La coordination des familles, l'animation et la r&#233;gie. Sur le quartier de Belleville, o&#249; il vit depuis toujours, il sert de lien entre les familles et la compagnie. &lt;i&gt;&#171; Un p&#232;re africain refusait de laisser sa fille partir en tourn&#233;e avec les Tam&#233;rantong !. Oussoumane, en lien avec la fondation Jeunesse feu vert, s'est charg&#233; de convaincre le p&#232;re d'autoriser sa fille &#224; partir &#187;&lt;/i&gt;, explique Christine Pellicane. &lt;i&gt;&#171; Il est un peu comme le grand fr&#232;re. Il est pass&#233; par les diff&#233;rentes &#233;tapes de Tam&#233;rantong ! et en est devenu un peu le porte-parole &#187;&lt;/i&gt;, ajoute-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oussoumane provoque la discussion avec les parents lorsqu'un enfant a besoin d'une attention particuli&#232;re, s'il tra&#238;ne dans la rue trop tard par exemple. Il est en contact permanent avec les &#233;ducateurs de la fondation Jeunesse feu vert implant&#233;e &#224; Belleville depuis 1957. &lt;i&gt;&#171; Les &#233;ducateurs connaissent &#233;norm&#233;ment de familles. Nous &#233;changeons des informations, nous discutons beaucoup, la plupart du temps de mani&#232;re informelle puisque nous nous croisons partout : dans la rue, &#224; l'&#233;cole&#8230; Chaque fois qu'il y a un probl&#232;me entre l'enfant et la famille, nous faisons bloc &#187;&lt;/i&gt;. Un travail en ville qui n'emp&#234;che pas Oussoumane de s'exprimer sur sc&#232;ne. Il est le cheval noir, tr&#232;s cabotin, de &#8220;Zorro el Zapato&#8221;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La pr&#233;vention dans tous ses &#233;tats</title>
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		<dc:subject>Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e</dc:subject>
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&lt;p&gt;C'est &#224; une visite guid&#233;e de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e dans son ensemble que nous invite l'ouvrage de Gilbert Berlioz. La gen&#232;se de ce champ sp&#233;cifique de l'action sociale est intimement li&#233;e &#224; la conception, dans les ann&#233;es d'apr&#232;s-guerre, de la jeunesse comme cat&#233;gorie sociale &#224; part enti&#232;re. Cependant, les g&#233;n&#233;rations tr&#232;s &#233;toff&#233;es issues du baby boom ont &#233;t&#233; constamment, surtout apr&#232;s 1970, confront&#233;es au ph&#233;nom&#232;ne du ch&#244;mage (en 1981, les 16-21 ans repr&#233;sentent 28 % des demandeurs d'emploi), ce qui renvoie &#224; (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est &#224; une visite guid&#233;e de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e dans son ensemble que nous invite l'ouvrage de Gilbert Berlioz. La gen&#232;se de ce champ sp&#233;cifique de l'action sociale est intimement li&#233;e &#224; la conception, dans les ann&#233;es d'apr&#232;s-guerre, de la jeunesse comme cat&#233;gorie sociale &#224; part enti&#232;re. Cependant, les g&#233;n&#233;rations tr&#232;s &#233;toff&#233;es issues du baby boom ont &#233;t&#233; constamment, surtout apr&#232;s 1970, confront&#233;es au ph&#233;nom&#232;ne du ch&#244;mage (en 1981, les 16-21 ans repr&#233;sentent 28 % des demandeurs d'emploi), ce qui renvoie &#224; la question r&#233;currente de la place que les adultes consentent &#224; accorder aux jeunes dans la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que les canons de la soci&#233;t&#233; de consommation exaltent les app&#233;tits les plus f&#233;roces, des processus d'exclusion sont puissamment &#224; l' ?uvre et &#233;cartent massivement les jeunes de la &#171; dolce vita &#187; consum&#233;riste. Ce mouvement de marginalisation suscite bien &#233;videmment aigreur et r&#233;volte. Aussi, les ann&#233;es 70 seront-elles &#233;galement celles de la contestation, de la confrontation, de la contre-culture et des contre-pouvoirs. Cons&#233;quence imm&#233;diate, la jeunesse se constitue en probl&#232;me social ? Plus pr&#233;cis&#233;ment, une population &#224; risque commence &#224; &#234;tre identifi&#233;e. Il s'agit comme le sp&#233;cifie une circulaire du 3/09/1960, &#171; d'&#233;l&#233;ments a-sociaux ou anti-sociaux qui vivent isol&#233;s ou en petits groupes, refusant d'entrer dans tout autre groupement de jeunesse &#187;. Nous sommes encore &#224; l'&#233;poque o&#249; la pr&#233;vention reste ancr&#233;e dans le cadre g&#233;n&#233;ral des politiques en direction de la jeunesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, bient&#244;t, certains commencent &#224; penser qu'il serait peut-&#234;tre souhaitable de lui conf&#233;rer un statut plus inspir&#233; par des consid&#233;rations m&#233;dico-sociales. Les d&#233;bats seront vifs entre les tenants de chacune des approches et les tiraillements entre les minist&#232;res concern&#233;s alimenteront largement les discussions de couloir. Les textes de 1972, finalement, ent&#233;rinent la double tutelle DDASS/Jeunesse et Sports, m&#234;me si dans les faits l'influence de la premi&#232;re pr&#233;domine. Durant la d&#233;cennie 80-90, la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e est amen&#233;e &#224; se pencher sur les probl&#232;mes complexes d'insertion des jeunes. Souvent &#171; instrumentalis&#233;e &#187; par les pouvoirs publics et critiqu&#233;e lorsque les r&#233;sultats sur le terrain ne sont pas &#224; la hauteur des esp&#233;rances, elle subit nombre de remous qui ach&#232;vent de la d&#233;stabiliser. Aujourd'hui, et alors que de nouveaux op&#233;rateurs ?uvrent &#224; ses c&#244;t&#233;s sur le terrain, la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e doit, chaque jour, apporter la preuve de son utilit&#233;. On le sait, rien n'est jamais d&#233;finitivement acquis ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail de synth&#232;se de Gilbert Berlioz ne manque certes pas d'int&#233;r&#234;t. On regrettera, peut-&#234;tre, l'absence de perspectives pour l'avenir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'harmattan, 2002 (163 p. ; 14 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quartiers en mouvement</title>
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		<dc:subject>Politique de la ville</dc:subject>
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&lt;p&gt;Initiatives originales que celles lanc&#233;es par l'association &#171; Permis de vivre la ville &#187;. Inspir&#233;e par la culture de l'implication des quartiers d&#233;favoris&#233;s d'Am&#233;rique latine, elle met en oeuvre dans des zones urbaines difficiles des projets dont l'essence m&#234;me repose sur la participation des habitants. Prenant appui au d&#233;marrage sur des comp&#233;tences pluridisciplinaires (sociologue, urbaniste, m&#233;decin, etc.), elle peut s'adjoindre en fonction des actions men&#233;es le conseil d'autres partenaires (metteur en (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Initiatives originales que celles lanc&#233;es par l'association &#171; Permis de vivre la ville &#187;. Inspir&#233;e par la culture de l'implication des quartiers d&#233;favoris&#233;s d'Am&#233;rique latine, elle met en oeuvre dans des zones urbaines difficiles des projets dont l'essence m&#234;me repose sur la participation des habitants. Prenant appui au d&#233;marrage sur des comp&#233;tences pluridisciplinaires (sociologue, urbaniste, m&#233;decin, etc.), elle peut s'adjoindre en fonction des actions men&#233;es le conseil d'autres partenaires (metteur en sc&#232;ne, sc&#233;nariste ?). Cet ouvrage, abondamment illustr&#233; et riche de nombreux t&#233;moignages, retrace l'histoire d'un court m&#233;trage r&#233;alis&#233; avec le concours de la population de Chamb&#233;ry-le-Haut. C'est aussi l'occasion de synth&#233;tiser le capital de savoir-faire accumul&#233; par l'association au fil de ses exp&#233;riences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture de la participation repose sur une conviction profonde : les modes de vie et fa&#231;ons de faire dans les quartiers peuvent &#234;tre &#224; l'origine de dynamiques locales positives qui s'opposent aux processus d'exclusion. C'est donc &#224; partir du &#171; terrain &#187;, des cultures ancr&#233;es dans la proximit&#233; que doivent s'&#233;laborer des projets qui permettront de formuler de mani&#232;re cr&#233;ative des attentes, des besoins voire, de commencer &#224; envisager des solutions aux probl&#232;mes du quotidien. Il s'agit &#233;galement, gr&#226;ce &#224; la participation de tous, de casser les cat&#233;gorisations sociales forg&#233;es sur un rep&#233;rage n&#233;gatif des individus (les &#171; sans-papiers &#187;, les &#171; sans-travail &#187;, les &#171; mal-log&#233;s &#187;). L'objectif est enfin de d&#233;passer les clivages exacerb&#233;s, g&#233;n&#233;rateurs de violence, qui structurent les relations sociales dans certains quartiers : d&#233;fiance r&#233;ciproque entre &#171; jeunes &#187; et &#171; vieux &#187;, rivalit&#233;s de territoire entre bandes d'adolescents, rapports de domination exerc&#233;s par les gar&#231;ons sur les filles, suspicions en tous genres dont la plus perverse aboutit &#224; criminaliser d'office le &#171; jeune des cit&#233;s &#187; reconnaissable &#224; sa casquette et &#224; son jogging de marque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alisation du petit film Maman t'as p&#233;t&#233; les plombs &#224; Chamb&#233;ry-le-Haut a effectivement &#233;t&#233; l'occasion de v&#233;rifier concr&#232;tement &#171; l'efficacit&#233; &#187; sociale de ce type d'initiative. Implication des habitants de tous &#226;ges, expression forte d'un imaginaire collectif, recours aux comp&#233;tences artistiques locales, le projet a permis, &#224; travers la fiction du sc&#233;nario, &#224; la fois de porter un regard renouvel&#233; sur la cit&#233; mais &#233;galement de constituer une sorte de m&#233;moire partag&#233;e entre tous les acteurs concern&#233;s. Depuis lors, chaque ann&#233;e et &#224; date fixe, une f&#234;te de quartier perp&#233;tue &#224; sa mani&#232;re la solidarit&#233; qui s'est cr&#233;&#233;e au moment du tournage. On ne pouvait imaginer prolongement plus heureux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Au nom de la m&#233;moire, 2002 (160. ; 19 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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