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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Que faire des mineurs isol&#233;s &#233;trangers ? </title>
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		<title>Que faire des mineurs &#233;trangers isol&#233;s ?</title>
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		<dc:subject>Mineur &#233;tranger</dc:subject>

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&lt;p&gt;10 % des accueils de l'aide sociale parisienne concerne des mineurs &#233;trangers isol&#233;s en provenance, principalement, des pays de l'Est. La priorit&#233; devrait &#234;tre d'accueillir et d'encadrer &#233;ducativement ces jeunes qui ont entre 10 et 20 ans, avant qu'ils ne sombrent dans l'errance ou qu'ils ne tombent entre les mains de r&#233;seaux de d&#233;linquance et de prostitution. Ensuite, sauf contre-indication manifeste, l'objectif souhaitable semble devoir &#234;tre de leur assurer un retour &#171; digne et heureux &#187; vers le pays (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Mineur-etranger" rel="tag"&gt;Mineur &#233;tranger&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;10 % des accueils de l'aide sociale parisienne concerne des mineurs &#233;trangers isol&#233;s en provenance, principalement, des pays de l'Est. La priorit&#233; devrait &#234;tre d'accueillir et d'encadrer &#233;ducativement ces jeunes qui ont entre 10 et 20 ans, avant qu'ils ne sombrent dans l'errance ou qu'ils ne tombent entre les mains de r&#233;seaux de d&#233;linquance et de prostitution. Ensuite, sauf contre-indication manifeste, l'objectif souhaitable semble devoir &#234;tre de leur assurer un retour &#171; digne et heureux &#187; vers le pays d'origine, dans leur famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour mener &#224; bien ce processus, il faudrait des moyens qui sont encore insuffisants, malgr&#233; les efforts d'&#233;quipes de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e et quelques innovations comme le lieu d'accueil et d'orientation de Taverny. Tour d'horizon d'une situation pr&#233;occupante&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; d&#233;j&#224; un certain temps que le probl&#232;me est crucial en France. Il va s'amplifiant. En septembre 2000, la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) avait ainsi adopt&#233; un avis concernant la situation des mineurs &#233;trangers isol&#233;s arrivant sur le territoire fran&#231;ais. R&#233;it&#233;rant sa requ&#234;te &#8212; d&#233;j&#224; formul&#233;e deux ans auparavant &#8212; de l'admission imm&#233;diate sur le territoire d'un mineur sollicitant l'asile, la CNCDH pr&#233;conisait qu'un administrateur ad hoc repr&#233;sente le mineur dans toutes les proc&#233;dures le concernant (y compris la demande d'asile).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un administrateur ad hoc&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Pour le mineur &#233;tranger isol&#233;, fragilis&#233; par un parcours difficile, confront&#233; &#224; des risques majeurs d'exploitation par des r&#233;seaux clandestins, une assistance particuli&#232;re doit &#234;tre organis&#233;e &#187;&lt;/i&gt; : le 13 f&#233;vrier 2003, le ministre de la Justice, Dominique Perben, annon&#231;ait la transmission au Conseil d'&#201;tat d'un projet de d&#233;cret de d&#233;signation et d'indemnisation des administrateurs ad hoc charg&#233;s d'assister les mineurs &#233;trangers isol&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette disposition &#233;tait pr&#233;vue par la loi du 4 mars 2002 relative &#224; l'autorit&#233; parentale : l'administrateur ad hoc sera charg&#233; d'assister le mineur &#233;tranger isol&#233; durant son maintien en zone d'attente, et d'assurer sa repr&#233;sentation dans toutes les proc&#233;dures. Le nouveau texte ne fait pas l'unanimit&#233; : &lt;i&gt;&#171; La pr&#233;sence d'un administrateur permettra au juge de prononcer des maintiens en zone d'attente &#187;&lt;/i&gt;, craint le Gisti.&lt;i&gt; &#171; Pour nous, c'est la pr&#233;sence m&#234;me de mineurs en zone d'attente qui doit &#234;tre exclue, au profit d'une protection, d&#232;s l'arriv&#233;e, par un juge des enfants et l'accueil par l'aide sociale &#224; l'enfance &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En cas de refoulement par exemple, cet administrateur pourrait &#234;tre avis&#233; pour qu'il puisse s'assurer que les conditions d'accueil du pays d'origine sont conformes &#224; l'int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur de l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CNCDH insistait d&#233;j&#224; &#171; sur la n&#233;cessit&#233; de mettre en place les conditions d'une coordination renforc&#233;e entre les divers intervenants et que des moyens tant humains que financiers soient d&#233;ploy&#233;s pour que les mineurs &#233;trangers non accompagn&#233;s soient accueillis en France dans des conditions d&#233;centes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment sont-ils accueillis ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'hypoth&#232;se d'une arriv&#233;e spontan&#233;e ou accompagn&#233;e au bureau d'aide sociale, une premi&#232;re &#233;valuation est effectu&#233;e pour v&#233;rifier la minorit&#233; et la situation d'isolement du jeune. Si celle-ci est concluante, le mineur sera admis (recueil provisoire) &#224; l'Aide sociale &#224; l'enfance (ASE), dans une structure d'accueil d'urgence (le probl&#232;me &#233;tant que le dispositif s'est rapidement trouv&#233; satur&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ASE engage des recherches quant au d&#233;tenteur de l'autorit&#233; parentale et s'enquiert d'une &#233;ventuelle possibilit&#233; de retour du jeune dans son pays d'origine. En cas d'absence de r&#233;f&#233;rent l&#233;gal, une demande de tutelle peut &#234;tre engag&#233;e. Quant &#224; sa situation administrative, soit le jeune demande et obtient l'asile politique, soit il est r&#233;gularis&#233; par une carte de r&#233;sident, soit il fait une demande de nationalit&#233; fran&#231;aise&#8230; dans les meilleurs des cas. Si en revanche un doute persiste, un signalement est transmis au parquet, qui fera proc&#233;der &#224; une expertise m&#233;dicale d'&#233;valuation de l'&#226;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'expertise osseuse, qui pr&#233;tend r&#233;pondre &#224; cette question, est largement contest&#233;e : elle a &#233;t&#233; &#233;labor&#233;e dans les ann&#233;es 40 sur une population am&#233;ricaine blanche de niveau socio-&#233;conomique &#233;lev&#233;, alors qu'on ne peut nier aujourd'hui que la croissance est li&#233;e &#224; l'environnement, au contexte socio-&#233;conomique et aux origines ethniques. La marge d'erreur, selon les sp&#233;cialistes, serait de plus ou moins deux ans ! Les associations (GISTI, France terre d'asile etc.) protestent avec d'autant plus de v&#233;h&#233;mence qu'une majorit&#233; d&#233;cr&#233;t&#233;e &#224; la suite de ces tests douteux entra&#238;ne imm&#233;diate&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Las, trois ans apr&#232;s, on semble en &#234;tre loin : command&#233; par la Direction des populations et des migrations (DPM) &#224; Ang&#233;lique Etiemble, charg&#233;e d'&#233;tude au QUEST'US (Association d'&#233;tudes et de recherche en sociologie), un rapport lan&#231;ait, en janvier 2003, un nouveau cri d'alarme sur la prise en charge des mineurs &#233;trangers en France et sa tr&#232;s forte concentration g&#233;ographique (Paris &#233;tant le d&#233;partement le plus concern&#233;). Ce rapport indique qu'environ deux mille mineurs isol&#233;s auraient &#233;t&#233; pris en charge par les services sociaux pour l'ann&#233;e 2002, soit apr&#232;s s'&#234;tre pr&#233;sent&#233;s de leur propre initiative, soit en ayant &#233;t&#233; accompagn&#233;s (par exemple par des &#233;ducateurs de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e), soit en b&#233;n&#233;ficiant d'une ordonnance de placement provisoire (OPP).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'opinion publique entend plus souvent parler des commentaires p&#233;riph&#233;riques qui les accompagnent que v&#233;ritablement d'eux-m&#234;mes. Autour d'eux en effet, des probl&#232;mes connexes &#8212; qui peuvent &#234;tre m&#233;diatis&#233;s &#224; outrance, voire politiquement utilis&#233;s &#8212; li&#233;s &#224; leur venue ou &#224; leur survie posent, de toute fa&#231;on, d'une mani&#232;re cruciale la question de leur protection : mainmise de r&#233;seaux mafieux, travail clandestin, prostitution, d&#233;linquance&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;cembre 2002, le maire de Paris avait saisi par courrier le Premier ministre de la &#171; gravit&#233; de la situation cr&#233;&#233;e par la tr&#232;s forte croissance du nombre de mineurs &#233;trangers sans r&#233;f&#233;rents parentaux pr&#233;sents sur le territoire parisien &#187;. Ayant d&#233;j&#224; d&#233;bloqu&#233; deux millions d'euros pour leur prise en charge et 39 places nouvelles en accueil d'urgence, la ville de Paris r&#233;clamait vivement des &#171; engagements financiers clairs de la part de l'&#201;tat &#187;. Et mettait en avant que le d&#233;partement de Paris avait significativement augment&#233; son appui &#224; la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e, par la cr&#233;ation de 64 postes d'&#233;ducateurs depuis 2001. Certaines &#233;quipes de PS rencontrent r&#233;guli&#232;rement, dans la capitale, les mineurs &#233;trangers isol&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La demande est en constante augmentation : le service d&#233;partemental parisien de l'Aide sociale &#224; l'enfance (ASE) a &#233;t&#233; sollicit&#233; en 2002 pour 847 enfants &#233;trangers, soit un quadruplement en trois ans (209 en 1999, 527 en 2001) ; ces mineurs viennent majoritairement de Chine, d'Afrique noire et de Roumanie. Lors d'une table ronde r&#233;gionale sur les mineurs &#233;trangers isol&#233;s r&#233;unissant, le 2 avril 2003, conseils g&#233;n&#233;raux, pr&#233;fets, procureurs, juges des enfants et Protection judiciaire de la jeunesse, quelques mesures globales pour am&#233;liorer les conditions d'accueil de ces enfants ou adolescents en r&#233;gion Ile-de-France &#233;taient propos&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une v&#233;ritable politique interminist&#233;rielle associant les Affaires &#233;trang&#232;res, l'Int&#233;rieur, les Affaires sociales, la Famille et l'&#201;ducation nationale, la cr&#233;ation d'un dispositif r&#233;gional d'accueil et d'orientation, une logique de solidarit&#233; &#233;tendue &#224; la totalit&#233; du territoire national (alors qu'actuellement une poign&#233;e de d&#233;partements assume la quasi-totalit&#233; du co&#251;t financier exponentiel de l'accueil), une red&#233;finition du statut des mineurs &#233;trangers ne pourraient ainsi, clairement, que rendre la situation moins bloqu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un dispositif exp&#233;rimental d'accueil et de prise en charge des enfants des rues avait pourtant &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; en conseil des ministres au mois de septembre 2002 : deux &#233;quipes mobiles de rue &#8212; compos&#233;e de travailleurs sociaux le jour, et d'un chauffeur, d'une infirmi&#232;re et d'un travailleur social la nuit &#8212; vont &#224; la rencontre des mineurs. Ceux-ci doivent &#234;tre ensuite recueillis dans des lieux ouverts 24 heures sur 24, &#233;quip&#233;s d'&#233;ducateurs bilingues qui proc&#232;dent, apr&#232;s les avoir rassur&#233;s (&#233;coute et dialogue, salle de repos, consultation m&#233;dicale&#8230;) &#224; un travail d'&#233;valuation de leur situation. Un projet d'avenir, &#171; graduel et en aucun cas coercitif &#187; doit ensuite &#234;tre construit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, le partenariat interminist&#233;riel avec les pays d'origine est cens&#233; renforcer en France la r&#233;pression des r&#233;seaux mafieux ou p&#233;dophiles, mais aussi permettre de diminuer le flux d'entr&#233;e, et &#171; favoriser le retour des enfants dans de bonnes conditions &#187;. Une plate-forme d'associations partenaires r&#233;unit actuellement cinq associations : Aux Captifs la lib&#233;ration, Enfants du monde - Droits de l'homme, La voix de l'enfant, Parada et le Samu social international&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Aux Captifs la lib&#233;ration - 151, rue du Chemin ver - 75011 Paris. Tel. 01 49 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 30 ao&#251;t 2002, &#233;tait sign&#233; &#224; Bucarest un M&#233;morandum d'entente sur la prise en charge et la r&#233;insertion des mineurs roumains, par Dominique Versini d'une part, et d'autre part Petru Serban Mihailescu, son homologue roumain. L'accord comprenait des dispositions sur la prise de contact sur le territoire fran&#231;ais, l'instauration d'un lien de confiance, l'accueil, l'h&#233;bergement, le suivi sanitaire, la pr&#233;paration du retour volontaire, l'accompagnement des mineurs jusqu'&#224; leur retour, l'&#233;laboration et la mise en application d'un projet d'accueil en Roumanie&#8230; Une &#233;valuation globale de ce dispositif doit &#234;tre r&#233;alis&#233;e pour la fin du mois de juin 2003, il sera int&#233;ressant d'analyser son efficacit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Un dossier politique sensible &#187;, avait pudiquement titr&#233;, en octobre 2002, une feuille locale de Taverny, 26 000 habitants (Val-d'Oise), lieu d'implantation du premier lieu d'accueil et d'orientation (LAO) pour mineurs &#233;trangers isol&#233;s, avant de r&#233;capituler tout le mal que certains riverains pensaient de cette initiative : &#171; Passage en force &#187;, &#171; choix politique &#187; n&#233;goci&#233; entre le gouvernement Jospin et la Croix-Rouge, &#171; absence de concertation &#187;, &#171; Sangatte bis &#187;, etc. Nous sommes all&#233;s voir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les locaux sont impressionnants : larges escaliers &#224; balustrades, hauts plafonds et beaux dallages, colonnades entourant des portes &#224; deux battants, vastes pi&#232;ces, jolis petits canap&#233;s pour patienter, nous sommes bien dans un ch&#226;teau, entour&#233; de son parc. Dans le hall d'accueil, nous croisons une jeune chinoise, un adolescent indien, une jeune fille africaine&#8230; Un tableau d'info annonce le planning de la semaine : rendez-vous ext&#233;rieurs, sortie du week-end, RV m&#233;dicaux. Samedi prochain, une expo. Affich&#233;es, les listes des groupes donnent l'id&#233;e d'un bel &#233;ventail de nationalit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une capacit&#233; de trente places, le LAO re&#231;oit des jeunes confi&#233;s sur d&#233;cision du juge des enfants dans le cadre d'une ordonnance de placement provisoire (OPP), dont le s&#233;jour sera en principe limit&#233; &#224; deux mois (ce qui permet le passage d'environ 180 jeunes par an dans la structure). La subvention globale est ici d'environ 152 euros par jour et par jeune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe va alors &#233;valuer la situation du jeune, &#233;laborer avec lui une orientation et envisager la solution la plus adapt&#233;e : r&#233;unification familiale en France ou &#224; l'&#233;tranger, retour dans le pays d'origine, placement aupr&#232;s d'un tiers digne de confiance, prise en charge par une structure de l'aide sociale &#224; l'enfance&#8230; Le travail est &#233;videmment assur&#233; le plus souvent en liaison avec les diff&#233;rents services de l'ASE et de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) sur les d&#233;partements concern&#233;s ; des partenariats sont entretenus avec des internats professionnels, des foyers de jeunes travailleurs, des familles d'accueil, des maisons d'enfants &#224; caract&#232;re social, etc. Comme au centre Lazare il s'agit, dans un premier temps, d'&#233;tablir la mise en s&#233;curit&#233; et en confiance de l'enfant ou de l'adolescent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au centre Lazare&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ici, on redonne confiance, on souhaite les anniversaires, on propose un climat de vie familiale&#8230; &#187; avant d'accompagner dans les d&#233;marches ou d'orienter. Dans la grande pi&#232;ce de l'accueil Lazare, ouvert d&#233;but 2002 et g&#233;r&#233;, tout pr&#232;s du Bois de Boulogne, par le club de pr&#233;vention des Captifs la lib&#233;ration, se d&#233;gage une r&#233;elle chaleur humaine. Ouvert en journ&#233;e ou en soir&#233;e &#171; aux jeunes en situation prostitutionnelle &#187;, ce lieu leur donne l'occasion de prendre un repas ou une douche, de laver leur linge, de participer &#224; des activit&#233;s collectives, mais avant tout, de parler et d'&#234;tre &#233;cout&#233;. Parfois aussi d'apprendre des rudiments de fran&#231;ais. Parmi les &#171; visiteurs &#187;, de tr&#232;s nombreux mineurs &#233;trangers isol&#233;s. Pour venir ici en effet, aucune condition d'admission. Une des intervenantes, d'ailleurs souvent sollicit&#233;e, parle couramment le roumain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Atef Ghali, responsable de la structure, d&#233;taille les partenariats qui vont aider les intervenants &#224; trouver des solutions adapt&#233;es : juges des enfants, aide sociale &#224; l'enfance, missions locales, centres d'h&#233;bergement, lieux de soins, brigade des mineurs, etc. Mais la fourchette est si large : les jeunes accueillis ont entre 9 et 21 ans, &#171; voire 25 ans &#187; ; &#224; chaque situation o&#249; cela se r&#233;v&#232;le possible, des contacts sont &#233;tablis avec les familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau de l'encadrement, les &#171; volontaires &#187; c&#244;toient les professionnels (pr&#232;s de six &#233;quivalents temps pleins), b&#233;n&#233;voles auxquels il est demand&#233;, apr&#232;s une p&#233;riode probatoire de trois mois, un engagement sign&#233; pour une dur&#233;e de deux ans ; une s&#233;lection est, de fait, op&#233;r&#233;e par l'&#226;ge, la disposition &#224; travailler en &#233;quipe, la capacit&#233; de mise &#224; distance, et aussi une certaine comp&#233;tence, que ce soit dans le domaine de la prise en charge de la toxicomanie, de la prostitution, ou plus largement de la pr&#233;carit&#233;. C'est ainsi qu'intervient une assistante sociale&#8230; jeune retrait&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques mois auparavant, en septembre 2002, Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, et Dominique Versini, secr&#233;taire d'&#201;tat &#224; la Lutte contre la pr&#233;carit&#233; et l'exclusion, &#233;taient venus saluer le travail accompli : &lt;i&gt;&#171; Il faut que toutes vos exp&#233;riences, tout ce que vous avez v&#233;cu, tout ce que vous connaissez de ces jeunes enfants servent &#224; mettre en place un dispositif &#224; l'&#233;chelle de toute la France. Ensemble, et d&#232;s maintenant, il nous faut r&#233;fl&#233;chir &#224; cette nouvelle ing&#233;nierie sociale &#224; inventer &#187;&lt;/i&gt;, avait assur&#233;, bourr&#233; de bonnes intentions, le Premier ministre. Certes. Pour le moment les moyens se font plut&#244;t&#8230; attendre.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, le bilan-&#233;valuation repr&#233;sente la partie majeure du travail parce que cens&#233; entra&#238;ner l'&#233;laboration d'un projet individualis&#233;. Un bilan m&#233;dico-psychologique est entrepris, de m&#234;me qu'une &#233;valuation scolaire et linguistique, mais aussi un bilan juridique et administratif. Les bilans de sant&#233; prennent, eux, une place importante : probl&#232;mes de dents, vaccinations, etc. Les bilans scolaires sont faits au CIO pour les francophones ; pour les autres, c'est moins facile &#224; assurer, &#171; sauf en maths &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, une prise en charge socio-&#233;ducative assure l'accompagnement aux t&#226;ches quotidiennes, l'animation des activit&#233;s et des sorties, et les d&#233;marches administratives. Des cours de fran&#231;ais, des initiations &#224; la sculpture ou &#224; la c&#233;ramique, un atelier terre, du th&#233;&#226;tre&#8230; Leur libert&#233; de culte est assur&#233;e, mosqu&#233;e et &#233;glise se trouvant &#224; proximit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le LAO s'est ouvert le 2 septembre 2002, les premiers accueils se sont faits &#224; la fin du mois, apr&#232;s pr&#233;paration maximum de l'&#233;quipe. Il s'agit, rappelle Jean-Claude Nicolle, directeur du centre, d'un projet exp&#233;rimental ; les &#233;ducateurs engag&#233;s connaissent d'ailleurs peu ou prou la probl&#233;matique des mineurs isol&#233;s. L'&#233;quipe compte trente-deux salari&#233;s. Alors, quelles difficult&#233;s ont-elles &#233;t&#233; rencontr&#233;es ? Quelques fugues ont bien eu lieu, ou plut&#244;t, pr&#233;cise-t-on, des &#171; continuations de parcours d'errance &#187;. Des retours en familles sont travaill&#233;s. Quelques placements se pr&#233;parent, ailleurs que dans le Val-d'Oise, soit en foyer ASE de province, soit en famille d'accueil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ambiance est plut&#244;t d&#233;tendue : les jeunes se m&#233;langent volontiers &#224; table (jeunes africains et chinois, par exemple), et l'entente semble r&#233;gner. Aucune violence, assure-t-on, n'a &#233;t&#233; d&#233;plor&#233;e &#224; ce jour. Les difficult&#233;s seraient plut&#244;t de l'ordre de l'orientation : trouver des &#233;tablissements en nombre suffisant, par exemple, et vaincre les innombrables obstacles dus &#224; la multiplicit&#233; des langues parl&#233;es. Si cette exp&#233;rience se r&#233;v&#232;le positive, d'autres LAO verront le jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2001, une enqu&#234;te de la PJJ concernant les mineurs &#233;trangers isol&#233;s connus de l'autorit&#233; judiciaire faisait appara&#238;tre que les mineurs pris en charge par les services &#233;ducatifs &#233;taient pour 40 % originaires des pays d'Europe de l'Est, dont 17 % roumains. Il appara&#238;t que les emb&#251;ches dans le suivi de ces mineurs sont, au final, assez nombreuses : impr&#233;cisions quant &#224; leur identit&#233; et leur &#233;tat civil, difficult&#233; &#224; construire un projet, retour des mineurs dans leur pays parfois improbable, obstacles administratifs pour travailler avec les autorit&#233;s du pays d'origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'institution judiciaire, estiment de nombreuses associations, se trouve actuellement dans l'incapacit&#233; d'apporter une r&#233;ponse satisfaisante, en termes d'accueil et d'orientation, &#224; la situation de ces mineurs. D&#232;s lors, les retours en famille sont consid&#233;r&#233;s par les parquets comme une r&#233;ponse efficace au regard de leur s&#233;curit&#233;. Pour cela, il est n&#233;cessaire d'associer la famille d'origine et d'obtenir l'accord du jeune concern&#233;.&lt;i&gt; &#171; Pr&#233;voir pour l'enfant un retour triomphal &#187;&lt;/i&gt;, avait pr&#233;conis&#233; Jean-Pierre Deschamps, juge marseillais et fondateur de l'association Jeunes errants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'initiative d'une organisation non-gouvernementale aupr&#232;s du Conseil de l'Europe, le Comit&#233; europ&#233;en d'action sp&#233;cialis&#233;e pour l'enfant et la famille dans leur milieu de vie (Euro-Cef)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Euro-Cef - Maison des associations - 1A, place des orphelines - 67000 (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, un projet intitul&#233; Ulysse-M&#233;diation inter institutionnelle transeurop&#233;enne en faveur de mineurs errants s'est fix&#233; l'objectif de parvenir &#224; &#171; un retour digne et heureux dans leurs familles &#187; des enfants roumains isol&#233;s pris en charge par les institutions de protection de l'enfance en France. Ses membres fournissent aux institutions administratives et judiciaires concern&#233;es des &#233;tudes pr&#233;alables de faisabilit&#233; d'un regroupement familial et d'un retour dans le pays d'origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus encore, ils proposent d'&#233;laborer un projet &#233;ducatif individualis&#233; pour le mineur via l'organisme d'accueil en France, gr&#226;ce &#224; des enqu&#234;tes sociales et des investigations &#233;ducatives r&#233;alis&#233;es aupr&#232;s de sa famille naturelle, dans son milieu et sa communaut&#233; d'origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 4 mars 2002, la ministre d&#233;l&#233;gu&#233;e &#224; la Famille et &#224; l'Enfance, S&#233;gol&#232;ne Royal, avait sign&#233; avec le secr&#233;taire d'&#201;tat roumain pour la Protection de l'enfance une d&#233;claration commune favorisant le retour en Roumanie des mineurs isol&#233;s en France : recherche de solution sur place, restauration du lien parents/enfants, ou institution adapt&#233;e. En Roumanie, une Autorit&#233; nationale pour la protection de l'enfant et l'adoption (ANPCA) et des directions d&#233;partementales des droits de l'enfant participent au projet, de m&#234;me que certaines ONG accr&#233;dit&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux organisations roumaines se chargent des enqu&#234;tes sociales dans les familles : le Centrul de resurse si informare pentru profesiuni sociale (CRIPS) et la fondation Familia si ocrotirea copilului (FOC). Se r&#233;clamant du Programme d'action en faveur des enfants isol&#233;s en Europe (PEIE), initi&#233; par le Haut commissariat des Nations unies pour les r&#233;fugi&#233;s (HCR), le projet Euro-Cef se r&#233;clame de sa D&#233;claration de bonnes pratiques : s'assurer de la base volontaire du retour, avoir effectu&#233; une &#233;valuation de la situation de la famille, garantir l'ind&#233;pendance des intervenants par rapport au gouvernement en place, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Op&#233;rationnel depuis septembre 2002, le projet est actuellement en phase pilote, jusqu'en juin 2003. Fin septembre, Euro-Cef lan&#231;ait officiellement son action &#224; Bucarest, et en mars 2003, un s&#233;minaire international sur la th&#233;matique des enfants isol&#233;s en Europe et les programmes d'action en leur faveur &#233;taient organis&#233;s en Roumanie. D'autres initiatives ont vu le jour : un &lt;a href=&#034;http://www.reseauremi.org/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;R&#233;seau euro-m&#233;diterran&#233;en pour la protection des mineurs isol&#233;s&lt;/a&gt; (REMI) &#233;tait apparu en fin 2002 et propose d'initier des actions de sensibilisation au ph&#233;nom&#232;ne d'errance et de mainmise sur les jeunes par certains r&#233;seaux criminels. Quelques rares et courageuses d&#233;marches, pour un probl&#232;me qui m&#233;riterait un traitement d'&#201;tat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Aux Captifs la lib&#233;ration - 151, rue du Chemin ver - 75011 Paris. Tel. 01 49 23 89 90 &lt;br class='manualbr' /&gt;Enfant du monde-Droits de l'homme 5, rue des Haudriettes - 75003 Paris. Tel. 01 42 72 71 78 &lt;br class='manualbr' /&gt;La voix de l'enfant - 76, rue du Faubourg Saint-Denis. 75010 Paris. Tel. 01 40 22 04 22 &lt;br class='manualbr' /&gt;Parada - 58, rue de Belleville - 75020 Paris. Tel. 01 40 33 05 11 &lt;br class='manualbr' /&gt;Samu social international - 35, avenue Courteline - 75012 Paris. Tel. 01 41 74 84 57&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Euro-Cef - Maison des associations - 1A, place des orphelines - 67000 Strasbourg. mail : &lt;a href=&#034;mailto:euro-cef@wanadoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;euro-cef@wanadoo.fr&lt;/a&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; Contacts en France : Christian Ferrier - Tel. 06 21 02 45 96. mail : &lt;a href=&#034;mailto:cferrier@wanadoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;cferrier@wanadoo.fr&lt;/a&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; Contacts en Roumanie : Catalin Ganea - FOC. Tel. 40 094 650 244. mail : &lt;a href=&#034;mailto:iuliucatalin@yahoo.com&#034; class='spip_mail'&gt;iuliucatalin@yahoo.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>J'vais l'dire</title>
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		<dc:subject>&#201;cole</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Les conflits des petits et leur gestion &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la cour de r&#233;cr&#233; des petits, soixante-dix enfants. Curieuse et ethnologique, la cam&#233;ra court &#224; ras du sol et filme les bambins hauts comme trois pommes, turbulents, joueurs, rigolards ou pleurnichards. Vivants. Une petite fille tire les cheveux d'une autre gamine, jusqu'&#224; ce que celle-ci pleure et aille se faire consoler par l'institutrice. D'autres confrontations, voire d'autres conflits &#233;clatent, le plus souvent en lien avec l'appropriation des jouets ou (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-663-" rel="tag"&gt;663&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les conflits des petits et leur gestion&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans la cour de r&#233;cr&#233; des petits, soixante-dix enfants. Curieuse et ethnologique, la cam&#233;ra court &#224; ras du sol et filme les bambins hauts comme trois pommes, turbulents, joueurs, rigolards ou pleurnichards. Vivants. Une petite fille tire les cheveux d'une autre gamine, jusqu'&#224; ce que celle-ci pleure et aille se faire consoler par l'institutrice. D'autres confrontations, voire d'autres conflits &#233;clatent, le plus souvent en lien avec l'appropriation des jouets ou des personnes. Les &lt;i&gt;&#171; agressions &#187;&lt;/i&gt; sont, semble-t-il, davantage verbales chez les filles, tandis qu'elles sont plus physiques chez les gar&#231;ons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit alors de mettre en mots ces &#233;pisodes d'agressivit&#233;, de r&#233;guler. De so-cia-li-ser. L'adulte peut prendre deux antagonistes en p&#233;tard, faire pr&#233;ciser le reproche et, simplement, sugg&#233;rer &#224; l'un d'eux : &lt;i&gt;&#171; Dis-lui autrement &#187;&lt;/i&gt;. Installer une relation langagi&#232;re, en quelque sorte, pour les amener &#224; &#234;tre &lt;i&gt;&#171; en civilit&#233; &#187;&lt;/i&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce travail s'adresse donc &#224; une large communaut&#233; &#233;ducative s'int&#233;ressant &#224; la socialisation : que peut apporter l'&#233;cole maternelle en mati&#232;re d'&#233;ducation &#224; la citoyennet&#233; ? De m&#234;me, le film s'attache &#224; la question des comportements violents &#8212; peut-on parler de violence entre les enfants &#224; la maternelle, et quel sens donner &#224; certains gestes ? &#8212;, mais surtout &#224; l'intervention de l'adulte : quelle place proposer &#224; la parole de l'enfant, quelles sont les limites des pratiques actuelles, quelle formation pour quelles attitudes &#233;ducatives ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques &#233;l&#233;ments de r&#233;ponse, sous forme d'outils, parfois anciens, vont &#233;merger : le b&#226;ton de parole, par exemple, permet la gestion des prises de parole, motive, favorise l'expression, rend la relation enseignant/enfants &#233;galitaire (l'enseignant demande aussi le b&#226;ton), installe des r&#232;gles (ne pas interrompre l'autre, etc.). La causette, initi&#233;e par C&#233;lestin Freinet et utilis&#233;e en p&#233;dagogie institutionnelle, s'organise sous ses diff&#233;rentes formes &#8212; causette du matin, conseils, Quoi de neuf ? &#8212; autour de diff&#233;rents rituels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On s'inscrit, on peut intervenir, chacun &#224; son tour, sur ce qui a &#233;t&#233; dit pr&#233;c&#233;demment (contrairement &#224; la formule pr&#233;c&#233;dente), jusqu'&#224; confronter ensemble diff&#233;rents points de vue. Ailleurs, un Carr&#233; magique sera install&#233; pour &#171; &lt;i&gt; parler de tout &#187;&lt;/i&gt;, articul&#233; avec un cahier de vie de la classe : &lt;i&gt;&#171; David, il veut m'attaquer ! &#187;&lt;/i&gt;. Qu'en pensent les autres, quelles solutions proposer, comment remplacer l'agression par la discussion ? Ou encore : &lt;i&gt;&#171; Lila nous dit que Zazie lui a vol&#233; un jouet ; Zazie dit que ce n'est pas elle. Qu'est-ce que vous en pensez ? &#187;&lt;/i&gt;. De m&#234;me, les jeux collectifs sont excellents pour installer des r&#232;gles, l'expression corporelle travaille sur les &#233;motions et les jeux d'opposition peuvent faire impeccablement leur office de socialisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bien la m&#233;diation qui peut r&#233;gler un conflit &#224; l'amiable, pr&#233;venir la violence, par l'introduction de la parole d'un tiers ext&#233;rieur, qui se r&#233;f&#233;rera &#224; la loi en vigueur. Plut&#244;t que de trouver une hypoth&#233;tique solution id&#233;ale, le m&#233;diateur va r&#233;tablir la communication entre les parties, proposer une parole coop&#233;rative, constructive. Les enfants, semble-t-il, parviennent tr&#232;s ais&#233;ment &#224; &#233;laborer des solutions acceptables, peut-&#234;tre bien mieux, en tout cas plus rapidement, que les adultes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien souvent, il s'agit d'une histoire de droit : &lt;i&gt;&#171; Avez-vous le droit de faire &#231;a ? &#187;&lt;/i&gt;. Car apprendre &#224; poser des limites consiste le plus souvent &#224; tracer une fronti&#232;re entre le permis et l'interdit. Une charte peut alors &#234;tre r&#233;dig&#233;e par les adultes, discut&#233;e, affich&#233;e dans les locaux. En cas de r&#233;cidive d'acte violent, la d&#233;marche constructive de m&#233;diation n'allant pas &#224; l'encontre du respect des r&#232;gles de vie &#8212; au contraire &#8212;, l'&#233;ducateur ou l'enseignant ne s'emp&#234;chera pas de &lt;i&gt;&#171; trancher &#187;&lt;/i&gt;, et de punir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le propos n'est pas si &#233;vident qu'il n'y para&#238;t : lorsque la cin&#233;aste &#8212; elle-m&#234;me instit en maternelle &#8212; pose incidemment la question : &lt;i&gt;&#171; Avez-vous re&#231;u, dans votre formation, un enseignement sur la vie sociale en maternelle ? &#187;&lt;/i&gt;, toutes les r&#233;ponses seront n&#233;gatives&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans complaisance, sans cabotinage &#8212; un des pi&#232;ges lorsqu'on filme de mignons bambins &#8212;, la cam&#233;ra semble oubli&#233;e des enfants et faire partie du d&#233;cor ; elle chope &#224; droite et &#224; gauche de petites histoires intenses, des dramaticules enfantins &#233;mouvants. Et nous parle, au final, de pr&#233;vention.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;(2002 - 52 mn)&lt;br class='manualbr' /&gt;R&#233;alis&#233; pendant un an &#224; l'&#233;cole Fran&#231;oise Dolto (Montreuil-sous-Bois, 93) et Hyppolite Taine (Villeneuve d'Asq, 59)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lacathode.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;La Cathode&lt;/a&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;119 rue Pierre S&#233;mard&lt;br class='manualbr' /&gt;93000 Bobigny&lt;br class='manualbr' /&gt;T&#233;l. 01 48 30 81 60&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'insertion durable. Pratiques et conceptions</title>
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		<dc:subject>CHRS</dc:subject>
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&lt;p&gt;Depuis une quinzaine d'ann&#233;es maintenant, l'association Habitat alternatif social lutte contre l'exclusion dans le sud de la France (Marseille, Vitrolles). Ce livre est l'occasion de synth&#233;tiser l'exp&#233;rience acquise pendant cette p&#233;riode d'intense activit&#233; et de transmettre au lecteur un certain nombre de r&#233;flexions et savoir-faire dont il puisse lui-m&#234;me s'inspirer utilement dans sa propre pratique professionnelle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dot&#233;e d'un statut officiel de CHRS, l'association s'appuie de mani&#232;re privil&#233;gi&#233;e sur la (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L94xH150/arton175-467db.jpg?1693467732' width='94' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis une quinzaine d'ann&#233;es maintenant, l'association Habitat alternatif social lutte contre l'exclusion dans le sud de la France (Marseille, Vitrolles). Ce livre est l'occasion de synth&#233;tiser l'exp&#233;rience acquise pendant cette p&#233;riode d'intense activit&#233; et de transmettre au lecteur un certain nombre de r&#233;flexions et savoir-faire dont il puisse lui-m&#234;me s'inspirer utilement dans sa propre pratique professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dot&#233;e d'un statut officiel de CHRS, l'association s'appuie de mani&#232;re privil&#233;gi&#233;e sur la dimension &#171; habitat &#187; pour concr&#233;tiser et consolider un parcours d'insertion en voie de construction. Pouvoir se loger dans un &#171; chez soi &#187; c'est, en effet, &#171; s'approprier un espace &#224; soi, et peut-&#234;tre, &#234;tre &#224; m&#234;me de s'approprier soi-m&#234;me &#187;, comme le dit fort justement un des auteurs. Le logement poss&#232;de sur le plan symbolique une forte dimension identitaire dont on ne prend v&#233;ritablement conscience que lorsqu'on en est priv&#233;. Il permet de retrouver une vie de famille, de r&#233;activer un r&#233;seau d'amis (par le biais des invitations) et constitue donc en ce sens un vecteur fondamental de sociabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir de l&#224;, il devient possible d'envisager un avenir, de formaliser des projets, de b&#226;tir des sc&#233;narios de vie qui aient quelque chance de se r&#233;aliser. Particularit&#233; notable de l'association, elle utilise en faveur des b&#233;n&#233;ficiaires potentiels le proc&#233;d&#233; du bail glissant. Dans un premier temps, l'association loue en son nom un logement adapt&#233; qu'elle met &#224; disposition du m&#233;nage. Puis, d&#233;bute une phase d'accompagnement social qui s'&#233;tale sur une dur&#233;e de six &#224; dix huit mois. Au terme de cette p&#233;riode plus ou moins longue on le voit et si toutes les conditions favorables semblent r&#233;unies, le bail est alors transf&#233;r&#233; au nom du m&#233;nage qui devient ainsi locataire en titre et acc&#232;de, de la sorte, &#224; un statut de droit commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail qui se d&#233;roule pendant la dur&#233;e de l'accompagnement social est essentiel. Il s'agit, contrat d'accompagnement &#224; l'appui, de mettre en place des objectifs pr&#233;cis sur la base d'&#233;ch&#233;ances raisonnables pour formaliser un parcours positif d'insertion. R&#233;soudre un probl&#232;me particulier de sant&#233;, &#233;laborer des outils de gestion budg&#233;taire, r&#233;gulariser une situation instable par rapport aux enfants sont ainsi des sortes de passages oblig&#233;s qui permettent de v&#233;rifier que la progression vers l'autonomie n&#233;cessaire avant le &#171; grand saut &#187; se passe correctement. La remise, dans une certaine solennit&#233;, des clefs du logement marquera, enfin, l'ach&#232;vement de la &#171; reconstruction &#187; et le d&#233;but probable d'une autre histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience d'Habitat alternatif social m&#233;ritait sans aucun doute d'&#234;tre relat&#233;e. L'esp&#232;ce d'autosatisfaction des r&#233;dacteurs peut, par contre, parfois irriter. Vanitas vanitatum, et omnia vanitas ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'Harmattan, 2002 (185 p. ; 15 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La force des quartiers</title>
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		<dc:subject>Politique de la ville</dc:subject>
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&lt;p&gt;D&#233;cid&#233;ment, les banlieues chaudes sont une ressource s&#251;re pour les sociologues en mal de sujet d'&#233;tude. C'est un peu ce que l'on serait tent&#233; de penser en d&#233;couvrant l'ouvrage de Michel Kokoreff qui, encore une fois, entend explorer l'univers &#171; secret &#187; des quartiers difficiles. Pourtant, l'objet m&#234;me de cette enqu&#234;te de terrain men&#233;e dans les quartiers nord d'Asni&#232;res c'est bien, comme l'indique l'auteur, de porter un autre regard sur les cit&#233;s afin d'en r&#233;v&#233;ler la vie sociale dans toute sa complexit&#233;. Il est (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#233;cid&#233;ment, les banlieues chaudes sont une ressource s&#251;re pour les sociologues en mal de sujet d'&#233;tude. C'est un peu ce que l'on serait tent&#233; de penser en d&#233;couvrant l'ouvrage de Michel Kokoreff qui, encore une fois, entend explorer l'univers &#171; secret &#187; des quartiers difficiles. Pourtant, l'objet m&#234;me de cette enqu&#234;te de terrain men&#233;e dans les quartiers nord d'Asni&#232;res c'est bien, comme l'indique l'auteur, de porter un autre regard sur les cit&#233;s afin d'en r&#233;v&#233;ler la vie sociale dans toute sa complexit&#233;. Il est trop facile, en effet, de se limiter &#224; l'imagerie simpliste v&#233;hicul&#233;e par les m&#233;dias, celle de zones de &#171; non-droit &#187; o&#249; l'exaction, la violence, les trafics en tous genres et l'ins&#233;curit&#233; seraient omnipr&#233;sents. Cependant, acc&#233;der &#224; la &#171; v&#233;rit&#233; &#187; des quartiers n'est pas une chose ais&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sociologue, animal bizarre par excellence, est suspect&#233; de prime abord de servir le pouvoir en place ou bien encore de vouloir se faire de l'argent facile sur le dos des &#171; mal lotis &#187; par le biais de la publication d'un livre &#224; sensation. La confiance, passage oblig&#233; pour que s'ouvre la porte des r&#233;seaux qui propulsent presque miraculeusement dans l'intimit&#233;, est longue &#224; gagner. Il faudra s'armer de patience pour qu'un jour, enfin, un d&#233;clic se produise et que soient remis&#233;s au placard les discours et attitudes convenus qui font le bonheur des reporters des magazines grand public. C'est alors qu'il devient possible de rep&#233;rer les liens qui se tissent entre individus de m&#234;me &#226;ge mais aussi entre membres de g&#233;n&#233;rations diff&#233;rentes, les rapports quasi affectifs que les &#171; jeunes des quartiers &#187; entretiennent avec leur territoire, les savoir-faire et comp&#233;tences qui se construisent et s'enrichissent chaque jour pour rendre la vie un peu plus supportable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au terme de son &#233;tude, le diagnostic de Michel Kokoreff souligne que ces quartiers ne sont pas &#224; la d&#233;rive, loin s'en faut. Mais, pour s'en rendre compte, il faut prendre le temps de l'observation et de la compr&#233;hension. Un large potentiel cr&#233;atif et une v&#233;ritable conscience politique et sociale existent dans les cit&#233;s et se manifestent d'ores et d&#233;j&#224; dans de multiples directions. C'est sans doute &#224; force d'enqu&#234;tes telles que celle-ci qu'il deviendra possible de r&#233;sister aux tentations de &#171; diaboliser &#187; certains espaces p&#233;riph&#233;riques des grandes villes et de s'opposer ainsi aux politiques s&#233;curitaires qui semblent avoir la faveur des politiques. Le repli sur le groupe ethnique ou l'adoption d'un islam intransigeant sont, bien souvent, une r&#233;action &#224; l'inadaptation des politiques publiques. C'est un des m&#233;rites de ce livre que de le mettre en &#233;vidence m&#234;me s'il reste &#233;vasif sur ce qu'il conviendrait id&#233;alement de faire ? Mais, en la mati&#232;re, qui peut bien pr&#233;tendre d&#233;tenir la r&#233;ponse ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Payot, 2003 (344 p. ; 19,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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