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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>L'accompagnement des maternit&#233;s adolescentes</title>
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		<title>L'accompagnement des maternit&#233;s adolescentes</title>
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&lt;p&gt;&#202;tre parent, au moment o&#249; l'on est soi m&#234;me pas encore vraiment sorti de l'enfance, peut pr&#233;senter d'&#233;normes difficult&#233;s &#224; r&#233;soudre. C'est pourquoi des &#233;tablissements accueillent les tr&#232;s jeunes mamans et leurs b&#233;b&#233;s pour les aider &#224; s'en sortir. C'est le cas du centre &#233;ducatif d'Anjorrant &#224; Nantes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme beaucoup d'institutions, le centre &#233;ducatif d'Anjorrant fut, &#224; l'origine, une &#339;uvre caritative d'origine confessionnelle : les ci-devant S&#339;urs de l'ordre du Christ r&#233;dempteur (ouf) ouvrirent, en 1870, un (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#202;tre parent, au moment o&#249; l'on est soi m&#234;me pas encore vraiment sorti de l'enfance, peut pr&#233;senter d'&#233;normes difficult&#233;s &#224; r&#233;soudre. C'est pourquoi des &#233;tablissements accueillent les tr&#232;s jeunes mamans et leurs b&#233;b&#233;s pour les aider &#224; s'en sortir. C'est le cas du centre &#233;ducatif d'Anjorrant &#224; Nantes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme beaucoup d'institutions, le centre &#233;ducatif d'Anjorrant&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Centre &#233;ducatif d'Anjorrant - 80 rue G&#233;n&#233;ral Buat - 44000 Nantes. T&#233;l. 02 40 14 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; fut, &#224; l'origine, une &#339;uvre caritative d'origine confessionnelle : les ci-devant S&#339;urs de l'ordre du Christ r&#233;dempteur (ouf) ouvrirent, en 1870, un internat destin&#233; &#224; recevoir des orphelines. L'&#233;tablissement fut tenu par la congr&#233;gation jusqu'&#224; il n'y a pas si longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, ce n'est que dans les ann&#233;es 1970, que le personnel se la&#239;cisa. En 1982, le conseil g&#233;n&#233;ral rach&#232;te les b&#226;timents situ&#233;s dans les quartiers est de la ville de Nantes, et devient d&#232;s lors &#224; la fois bailleur et financeur de l'association gestionnaire. Cette structure d'accueil est ce qu'on appelle un centre maternel qui accueille les m&#232;res et leurs enfants confront&#233;s &#224; des situations difficiles. Mais sa sp&#233;cificit&#233; est de prendre en charge les m&#232;res adolescentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La moyenne d'&#226;ge &#224; l'admission est de 16 ans. Mais, il arrive parfois que la grossesse survienne encore plus t&#244;t. La plus jeune des pensionnaires avait, &#224; son arriv&#233;e, 13 ans. La maternit&#233; est &#224; ce moment de l'existence, rarement un choix. Elle peut &#234;tre issue d'un d&#233;sir pr&#233;coce d'enfant ou de la transgression d'interdits. Mais elle est le plus souvent le produit d'une sexualit&#233; ou d'une contraception conflictuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'apprentissage du r&#244;le de m&#232;re vient alors se t&#233;lescoper avec celui d'adolescente, de coll&#233;gienne ou de lyc&#233;enne. Pour accompagner ces jeunes mineures dans les meilleures conditions, il faut entendre ces d&#233;sirs contradictoires et paradoxaux et aboutir &#224; un compromis de vie qui permette &#224; la m&#232;re de ne pas &#234;tre trop frustr&#233;e d'une jeunesse qu'elle ne pourra pas vivre comme elle l'aurait peut-&#234;tre souhait&#233; et &#224; l'enfant de trouver l'amour dont il a besoin pour grandir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour atteindre de tels objectifs, l'&#233;quipe &#233;ducative d'Anjorrant ne s'appuie pas sur un quelconque instinct maternel auquel elle ne croit gu&#232;re (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Etayer-la-relation-mere-enfant' class='spip_in'&gt;lire le point de vue de Nicole Faivre, la directrice du centre&#8230;&lt;/a&gt;). Au contraire, tout est mis en &#339;uvre pour cr&#233;er parfois, favoriser toujours, le lien entre la maman et son enfant. On n'attend pas de la relation qu'elle s'&#233;tablisse spontan&#233;ment, on fait en sorte de la construire, de lui donner un sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela passe par une action qui porte sur tous les moments du quotidien : comment pr&#233;parer le biberon, comment donner le bain, comment respecter le sommeil de l'enfant, comment rep&#233;rer ses besoins et y r&#233;pondre au mieux. Elle n'a pas toujours conscience du d&#233;calage entre ses propres besoins et ceux de son b&#233;b&#233; : ainsi quand la jeune m&#232;re rentre tard le soir, elle peut avoir le d&#233;sir intense de prendre son enfant avec elle, au risque de le r&#233;veiller. C'est cette articulation qu'il faut justement faire &#233;merger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'agr&#233;ment d'accueil du centre &#233;ducatif Anjorrant porte sur 33 m&#232;res et 27 enfants (l'admission se faisant souvent pendant la grossesse). Plusieurs modalit&#233;s d'h&#233;bergement sont pr&#233;vues. Dans un premier temps, la jeune m&#232;re se voit proposer un logement dans un internat de type communautaire assez classique (six chambres individuelles, une cuisine commune et un lieu de convivialit&#233; chaleureux). Puis, en fonction des aptitudes qu'elle montre, elle sera orient&#233;e vers l'un des quatorze logements de type 1 qui ont &#233;t&#233; am&#233;nag&#233;s au sein m&#234;me de l'&#233;tablissement. Ces appartements permettent une forte intimit&#233; tout en mettant &#224; disposition des espaces collectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ultime &#233;tape dans le s&#233;jour au centre &#233;ducatif d'Anjorrant, l'un des quinze appartements du service autonomie sociale qui sont lou&#233;s en ville. Le cheminement de la jeune fille doit lui permettre de prendre de plus en plus d'autonomie, jusqu'au d&#233;part dans un logement qui lui est propre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;quipement important mis &#224; disposition des m&#232;res et de leur enfant et qui leur procure un certain confort : une cr&#232;che sp&#233;cialis&#233;e fonctionnant nuit et jour, sept jours sur sept. Ce lieu offre une prise en charge personnalis&#233;e et s&#233;curisante &#224; l'enfant. Mais, c'est aussi un espace de parentalit&#233; qui favorise et soutient des relations quotidiennes avec la maman. Ce service permet aussi aux jeunes filles de souffler et de continuer, parall&#232;lement &#224; leur fonction maternelle, &#224; avoir une activit&#233; d'adolescente et de jeunes scolaris&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tablissement veillant tout particuli&#232;rement &#224; donner &#224; la jeune m&#232;re tous les moyens de son autonomie, cela passe aussi par sa formation scolaire et professionnelle qui fait l'objet d'un suivi attentif. Trois &#233;ducateurs scolaires salari&#233;s par le centre permettent d'assurer une remise &#224; niveau quand la d&#233;scolarisation pass&#233;e rend difficile un retour rapide au sein de l'&#233;ducation nationale. Une orientation vers un stage peut se faire alors en collaboration avec la mission locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La place du p&#232;re, quand celui-ci se manifeste, est, elle aussi, prise en compte. D&#232;s l'admission, un contrat est pass&#233; avec lui, qui d&#233;finit les modalit&#233;s de sa pr&#233;sence. Il peut ainsi se trouver aux c&#244;t&#233;s de la m&#232;re et de l'enfant, dans sa chambre ou son studio (mais il n'est pas autoris&#233; &#224; vivre avec elle). Il peut aussi rendre visite &#224; son enfant lors des s&#233;jours au sein de la cr&#232;che. Il peut enfin les recevoir (en accord avec le juge des enfants) &#224; son domicile ou celui de ses parents. La relation entre les parents n'est pas toujours simple. Les jeunes p&#232;res sont le plus souvent dans les m&#234;mes difficult&#233;s que les m&#232;res. Les conflits au sein du couple ne sont pas rares. Ils peuvent aboutir &#224; des ruptures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe tente alors de bien dissocier ce qui rel&#232;ve de la parentalit&#233; et ce qui correspond plus aux rapports au sein du couple. Ce qui se joue alors entre homme et femme est tout &#224; fait l&#233;gitime, mais ne doit pas &#234;tre confondu avec les fonctions de p&#232;re et de m&#232;re. Il faut alors &#234;tre vigilant aux tentatives qui ne sont pas rares de la part des p&#232;res de tenter, au travers des visites &#224; leur enfant, de r&#233;tablir une relation avec leur ancienne compagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les familles et belles-familles sont aussi re&#231;ues : elles ont une place dans l'histoire de l'enfant et, &#224; ce titre, doivent pouvoir venir le rencontrer. Il est arriv&#233; que l'&#233;tablissement h&#233;berge certaines d'entre elles, particuli&#232;rement modestes, qui venaient de loin. Mais cela n'est pas syst&#233;matique, la famille &#233;tant incit&#233;e &#224; se mobiliser pour trouver ses propres moyens de logement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les situations de jeunes filles qui se trouvent enceintes apr&#232;s avoir subi des violences sexuelles ne sont pas rares. Il est fr&#233;quent que ces circonstances soient r&#233;v&#233;l&#233;es, apr&#232;s leur arriv&#233;e, quand elles se sentent en s&#233;curit&#233;. Ces &#233;v&#233;nements font partie de leur histoire, et sont pris en compte dans l'accompagnement qui leur est propos&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dur&#233;e du s&#233;jour peut aller de moins d'un mois &#224; quatre ans. Un accueil qui ne va pas au-del&#224; de quelques semaines signe un mauvais diagnostic initial et une orientation mal &#233;valu&#233;e. La prolongation de l'accueil peut, quant &#224; elle, correspondre &#224; de multiples circonstances : m&#232;re adolescente arriv&#233;e tr&#232;s jeune, fragilit&#233; n&#233;cessitant une prise en charge prolong&#233;e, accompagnement vers une formation professionnelle longue. Mais, c'est aussi la possibilit&#233; donn&#233;e de vivre dans des appartements autonomes qui a notablement rallong&#233; les d&#233;lais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les moyens sont mis en &#339;uvre pour permettre &#224; la jeune m&#232;re de se passer &#224; terme des services d'Anjorrant. Cela se concr&#233;tise au moment de l'acc&#232;s &#224; la majorit&#233;. Une prise en charge au-del&#224; de cette &#233;ch&#233;ance est toujours possible gr&#226;ce &#224; un contrat jeune majeur &#233;tabli avec les services du conseil g&#233;n&#233;ral. Mais, un terme peut aussi &#234;tre mis &#224; l'accueil, &#224; l'occasion des 18 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;part n'est toutefois pas acquis &#224; n'importe quelle condition. Ces jeunes femmes seraient seules, aucune modalit&#233; ne pourrait leur &#234;tre impos&#233;e. Ayant la charge d'un enfant, un certain nombre d'exigences leur est faite. Elles doivent tout d'abord disposer d'un h&#233;bergement. L'&#233;tablissement les accompagne dans les d&#233;marches pour obtenir un logement. &#192; d&#233;faut, elles doivent &#234;tre en mesure de fournir l'adresse o&#249; elles vont aller habiter. Il leur faut ensuite disposer de ressources suffisantes : que ce soit un salaire, une indemnit&#233; de formation, l'allocation de parent isol&#233;, le RMI, elles doivent pouvoir justifier des moyens avec lesquels elles vivront et surtout feront vivre leur enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces m&#232;res adolescentes sont dot&#233;es, a priori, des m&#234;mes comp&#233;tences et incomp&#233;tences potentielles que toutes les autres m&#232;res, &#224; la simple diff&#233;rence, finalement, qu'elles sont, elles, plac&#233;es sous le regard vigilant de professionnels. Il arrive, l&#224; comme ailleurs, que le constat s'impose : la jeune fille n'est pas pr&#234;te &#224; l'investissement que repr&#233;sente la maternit&#233;. Il y a alors, si tel est son souhait, pr&#233;paration d'un accouchement sous secret et accompagnement &#224; une remise de l'enfant en vue d'adoption (cela arrive deux &#224; trois fois par an).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, on retrouve parfois des perturbations psychologiques li&#233;es &#224; une histoire difficile et un lien humain distendu. Le travail engag&#233; avec elle fait une large place &#224; une renarcissisation, pr&#233;alable souvent n&#233;cessaire &#224; une ouverture progressive &#224; l'autre. Mais, les souffrances qu'elles ont le plus souvent v&#233;cues ne leur permettent pas toujours de d&#233;passer leurs blocages. Le patient travail d'apprivoisement r&#233;ciproque entre la m&#232;re et l'enfant ne porte pas n&#233;cessairement les fruits escompt&#233;s. Le sentiment &#224; l'&#233;gard de l'enfant n'est pas forc&#233;ment en cause. Il se peut que la jeune maman ne r&#233;ussisse pas, malgr&#233; tous ses efforts et l'aide qui lui est apport&#233;e, &#224; donner au b&#233;b&#233; ce qui lui est n&#233;cessaire. Cela pourrait, y compris, aller jusqu'&#224; la mise en danger de l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La s&#233;paration est alors organis&#233;e. Il y a alors orientation vers un placement de l'enfant en famille d'accueil. L'attention et l'&#233;coute apport&#233;es aux jeunes m&#232;res sont l&#224; justement pour &#233;viter de telles extr&#233;mit&#233;s. Il est arriv&#233;, toutefois, qu'une jeune femme refuse, lorsqu'arrivent ses 18 ans tout ce qui lui &#233;tait propos&#233;, ayant comme seul projet d'avenir, d'aller vivre dans un squat. Un signalement au procureur am&#232;nera au placement de son enfant au foyer d&#233;partemental de l'enfance et ensuite en famille d'accueil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvenir terrible, li&#233; &#224; un fort sentiment d'&#233;chec. Mais, l'&#233;quipe ne peut &#224; aucun moment hypoth&#233;quer la s&#233;curit&#233; et l'avenir d'un enfant &#224; l'instabilit&#233; de sa m&#232;re. Si celle-ci ne pr&#233;sente pas les garanties de vie d&#233;cente, le retrait judiciaire peut alors intervenir. S'il n'est pas question d'opposer l'int&#233;r&#234;t de la m&#232;re &#224; celui de son enfant, mais au contraire de tout faire pour les concilier, c'est toujours ce dernier qui primera en cas de danger constitu&#233; : le devoir de protection s'imposant alors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement, de telles circonstances restent tout &#224; fait exceptionnelles. Sur les 190 m&#232;res adolescentes accueillies entre 1995 et 2001, 124 (soit plus de 65 % d'entre elles) ont repris une vie normale, &#224; l'issue de leur prise en charge, sans qu'un suivi &#233;ducatif n'ait &#233;t&#233; n&#233;cessaire les concernant. En comparaison de leur arriv&#233;e, ordonn&#233;e dans plus de 77 % des cas par les juges des enfants, on peut tr&#232;s raisonnablement &#233;valuer une progression nette dans la r&#233;solution de leurs difficult&#233;s et un acc&#232;s rassurant &#224; l'autonomie de vie. Ces bons r&#233;sultats signent une rencontre r&#233;ussie entre un dispositif d'accueil souple et adapt&#233;, des &#233;quipes comp&#233;tentes et la capacit&#233; des jeunes femmes qui sont admises au centre &#233;ducatif d'Anjorrant, &#224; surmonter leurs difficult&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Centre &#233;ducatif d'Anjorrant - 80 rue G&#233;n&#233;ral Buat - 44000 Nantes. T&#233;l. 02 40 14 51 30&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>&#201;tayer la relation m&#232;re-enfant</title>
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&lt;p&gt;Pour Nicole Faivre, directrice du centre &#233;ducatif d'Anjorrant, il faut donner du sens au s&#233;jour des tr&#232;s jeunes mamans. Avec leurs b&#233;b&#233;s, celles-ci doivent un jour pouvoir quitter le centre, en parent &#224; part enti&#232;re &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelle &#233;volution avez-vous connue en vingt ans d'exercice comme directrice du centre &#233;ducatif d'Anjorrant ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Quand j'ai commenc&#233; comme directrice, en janvier 1983, le poids du pass&#233; religieux &#233;tait encore tr&#232;s pr&#233;gnant. Le paradoxe des deux besoins oppos&#233;s que vivent les m&#232;res adolescentes (&#224; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour Nicole Faivre, directrice du centre &#233;ducatif d'Anjorrant, il faut donner du sens au s&#233;jour des tr&#232;s jeunes mamans. Avec leurs b&#233;b&#233;s, celles-ci doivent un jour pouvoir quitter le centre, en parent &#224; part enti&#232;re&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle &#233;volution avez-vous connue en vingt ans d'exercice comme directrice du centre &#233;ducatif d'Anjorrant ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand j'ai commenc&#233; comme directrice, en janvier 1983, le poids du pass&#233; religieux &#233;tait encore tr&#232;s pr&#233;gnant. Le paradoxe des deux besoins oppos&#233;s que vivent les m&#232;res adolescentes (&#224; la fois comme m&#232;re et comme adolescente) &#233;tait r&#233;solu au d&#233;triment de l'adolescente qui &#233;tait alors sacrifi&#233;e. La jeune fille devait avant tout &#234;tre m&#232;re. Mais, pas n'importe laquelle. La repr&#233;sentation id&#233;alis&#233;e de la bonne m&#232;re primait tout. Et puis, ce qui l'emportait malgr&#233; tout, c'&#233;tait quand m&#234;me la r&#233;flexion : &#171; Elle a voulu ce gosse, elle n'a qu'&#224; l'assumer &#187;. Aujourd'hui, les mentalit&#233;s ont beaucoup chang&#233;. On ne cherche plus &#224; appliquer un mod&#232;le unique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Nous ne sommes plus dans cette logique de la substitution bas&#233;e sur la conviction que nous repr&#233;senterions les bons parents face &#224; des jeunes m&#232;res finalement jug&#233;es un peu indignes. Ce qu'on valorise, c'est la relation individuelle entre une m&#232;re et son enfant, relation qui peut &#234;tre diff&#233;rente d'une situation &#224; l'autre. Ce qui a aussi chang&#233;, c'est l'enfermement institutionnel. Nous nous sommes largement ouverts sur l'ext&#233;rieur, ne serait-ce qu'avec la location des appartements en ville. Et puis, il y a la volont&#233; de donner du sens au s&#233;jour ici : nous ne voulons pas que la jeune vive son admission n&#233;gativement. Nous sommes l&#224; pour cr&#233;er l'&#233;tayage de la relation m&#232;re-enfant, pour permettre &#224; cet enfant et cette m&#232;re d'avoir de bonnes relations et d'aboutir &#224; ce que l'une et l'autre puissent, &#224; terme, partir ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment cette &#233;volution a-t-elle &#233;t&#233; obtenue ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; la formation de l'ensemble de notre personnel. Cette d&#233;marche est ici obligatoire. Que ce soit l'inscription &#224; des stages (comme celui organis&#233; par le conseil g&#233;n&#233;ral sur la petite enfance), l'organisation de r&#233;unions &#224; th&#232;me (nous avons fait venir des intervenants comme Jean-Marie Delassus ou Danielle Rappoport) et m&#234;me une action en interne portant sur toute une semaine avec un psychanalyste Pierre Kammerer (il relate d'ailleurs son intervention chez nous dans un livre &#224; para&#238;tre). Et puis, il y a eu l'encouragement &#224; la lecture d'auteurs comme Catherine Eliacheff, Fran&#231;oise Dolto, Elizabeth Badinter qui nous ont aid&#233;s &#224; reconsid&#233;rer la place de la femme dans sa fonction sociale et la maternit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif de tout cela, c'est bien de d&#233;finir un sens commun. Sur les 53 personnels qui composent l'&#233;tablissement, nous avons 19 professions : &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s, moniteurs &#233;ducateurs, &#233;ducateurs de jeunes enfants, auxiliaires de pu&#233;riculture, pu&#233;ricultrices, assistante sociale, ainsi que toutes les personnes de services g&#233;n&#233;raux (secr&#233;taires, cuisiniers, comptables&#8230;). Il ne s'agit pas que tout le monde se mette &#224; penser la m&#234;me chose et adopte le m&#234;me langage, mais permettre &#224; tout un chacun d'entendre les m&#234;mes apports et ainsi de favoriser une action qui irait dans la m&#234;me direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous avez favoris&#233;, ces derni&#232;res ann&#233;es, une certaine m&#233;diatisation de votre &#233;tablissement : pourquoi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons effectivement re&#231;u beaucoup d'&#233;quipes de t&#233;l&#233;vision. Nous sommes pass&#233;s dans l'&#233;mission de FR3 &#171; Des racines et des ailes &#187;, &#224; France 2, chez Delarue, sur M6 dans &#171; T'es toi &#187;. Cette strat&#233;gie de communication n'est pas l&#224; par hasard. Notre objectif c'est de rendre visible un fait de soci&#233;t&#233;. La maternit&#233; adolescente doit pouvoir &#234;tre pr&#233;sent&#233;e d'une mani&#232;re non stigmatisante comme un &#233;v&#233;nement qui peut arriver : &#231;a existe et cela peut s'accompagner d'une fa&#231;on tout &#224; fait satisfaisante. Cela participe d'une &#233;volution qui permet de tourner le dos au sentiment de culpabilit&#233; qui n'est finalement pas si ancien que cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les jeunes m&#232;res qui ont accept&#233; de participer &#224; de telles &#233;missions, l'effet a &#233;t&#233; th&#233;rapeutique : elles pouvaient parler de leur cheminement avec dignit&#233;, en r&#233;ussissant &#224; d&#233;passer leurs inqui&#233;tudes, sans honte. Et puis, cette m&#233;diatisation, c'est aussi une forme de reconnaissance du travail r&#233;alis&#233; et de la prise en charge que nous assurons. Mais, cela ne se fait pas &#224; n'importe quelle condition. Il m'est arriv&#233; de refuser des propositions de journalistes, quand j'estimais que les conditions du respect minimum n'&#233;taient pas r&#233;unies.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le sens de la maternit&#233;</title>
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&lt;p&gt;De tout temps, la maternit&#233; a &#233;t&#233; con&#231;ue comme un ph&#233;nom&#232;ne avant tout physiologique. Les seules r&#233;percussions psychiques admises ont toujours fait appel &#224; des imp&#233;ratifs moraux : la m&#232;re se devait d'&#234;tre n&#233;cessairement sensible, attentionn&#233;e, comp&#233;tente et d&#233;vou&#233;e. Quand elle allait mal, elle devait le taire et ravaler sa souffrance dans une honte cach&#233;e et silencieuse. Psychose puerp&#233;rale et autres d&#233;pressions &#233;taient renvoy&#233;es &#224; la &#171; folie des accouch&#233;es &#187;. La maternit&#233; s'est longtemps r&#233;sum&#233;e aux seules (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De tout temps, la maternit&#233; a &#233;t&#233; con&#231;ue comme un ph&#233;nom&#232;ne avant tout physiologique. Les seules r&#233;percussions psychiques admises ont toujours fait appel &#224; des imp&#233;ratifs moraux : la m&#232;re se devait d'&#234;tre n&#233;cessairement sensible, attentionn&#233;e, comp&#233;tente et d&#233;vou&#233;e. Quand elle allait mal, elle devait le taire et ravaler sa souffrance dans une honte cach&#233;e et silencieuse. Psychose puerp&#233;rale et autres d&#233;pressions &#233;taient renvoy&#233;es &#224; la &#171; folie des accouch&#233;es &#187;. La maternit&#233; s'est longtemps r&#233;sum&#233;e aux seules notions d'instinct, de programmation g&#233;n&#233;tique ou de comp&#233;tences sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Marie Delassus nous propose ici un ouvrage qui conteste cette perception. Son &#233;crit n'est pas toujours facile, mais il est d'une grande richesse pour comprendre la clinique de la maternologie. Son raisonnement est implacable. On estime &#224; 75 000 le nombre d'enfants soumis &#224; une naissance probl&#233;matique. Seuls 5 000 d'entre eux sont identifi&#233;s comme victimes de maltraitance. Or, la maltraitance est pr&#233;c&#233;d&#233;e par la mal naissance, l'une et l'autre pouvant faire l'objet d'une pr&#233;vention efficace par l'aide apport&#233;e &#224; la maternit&#233; en difficult&#233;. &#171; Il ne s'agit pas de stigmatiser les m&#232;res, mais de reconna&#238;tre et de partager que la maternit&#233; puisse &#234;tre al&#233;atoire &#187; (p.190). Le petit d'homme est &#224; la naissance un v&#233;ritable paradoxe : alors que chez les autres animaux, la mise en fonction de la motricit&#233; pr&#233;c&#232;de la sensorialit&#233;, il pr&#233;sente une situation exactement inverse. Ce qui fait de lui un infirme : il a les comp&#233;tences pour voir, entendre et sentir, mais aucune pour agir. Cette situation le place dans une demande totale que seule la m&#232;re est en capacit&#233; de lui apporter. Elle seule peut lui fournir tout ce qui est n&#233;cessaire &#224; sa survie, et ce &#224; fonds perdu, sans recherche d'aucune r&#233;ciprocit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, pour donner cette totalit&#233;, encore faut-il disposer d'une image suffisamment bonne de soi et d'une identit&#233; positive. Quand ces conditions ne sont pas r&#233;unies, il peut y avoir trouble de la transmission. Quand cela arrive, on ne sait que culpabiliser ces m&#232;res au lieu de les aider. Au lieu de les renvoyer vers la folie, mieux vaudrait faciliter le d&#233;veloppement du transfert maternel vers son enfant en retravaillant l'&#233;motion initiale. On ne peut agir sur ce transfert mais uniquement sur les conditions de son &#233;mergence. Cela est possible d&#232;s les premi&#232;res heures apr&#232;s l'accouchement jusqu'&#224; ce que l'enfant ait environ 9 mois, ce qui correspond &#224; la p&#233;riode de plasticit&#233; c&#233;r&#233;brale du b&#233;b&#233; et de disponibilit&#233; de la m&#232;re. Mais une telle d&#233;marche implique au pr&#233;alable de reconna&#238;tre le droit des m&#232;res &#224; la crise maternelle et aux soins et d'arr&#234;ter d'opposer ses int&#233;r&#234;ts &#224; ceux de l'enfant. Jean-Marie Delassus pr&#233;sente une nosographie pr&#233;cise et d&#233;taill&#233;e de ce qu'il appelle des transf&#233;roses (difficult&#233;s rencontr&#233;es dans le transfert) et des m&#233;thodes utilis&#233;es pour venir en aide aux m&#232;res en difficult&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Dunod, 2002, (322 p. ; 24 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les instincts maternels</title>
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&lt;p&gt;L'altruisme des femmes qui seraient con&#231;ues pour une maternit&#233; automatique et le sacrifice naturel au profit de leur petit n'est qu'un st&#233;r&#233;otype. C'est ce que d&#233;montre ici Sarah Blaffer Hrdy, en d&#233;non&#231;ant l'illusion naturaliste qui confond ce qui arrive parfois avec ce qui devrait &#234;tre. Le monde animal conna&#238;t des gardiens d'enfant des deux sexes, des nourrices trouv&#233;es dans la parent&#233; et des cr&#232;ches permettant de soulager les parents tout comme les couvaisons, l'approvisionnement ou m&#234;me des gestations (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'altruisme des femmes qui seraient con&#231;ues pour une maternit&#233; automatique et le sacrifice naturel au profit de leur petit n'est qu'un st&#233;r&#233;otype. C'est ce que d&#233;montre ici Sarah Blaffer Hrdy, en d&#233;non&#231;ant l'illusion naturaliste qui confond ce qui arrive parfois avec ce qui devrait &#234;tre. Le monde animal conna&#238;t des gardiens d'enfant des deux sexes, des nourrices trouv&#233;es dans la parent&#233; et des cr&#232;ches permettant de soulager les parents tout comme les couvaisons, l'approvisionnement ou m&#234;me des gestations assur&#233;s par des m&#226;les. Si beaucoup de femelles l&#232;chent leur b&#233;b&#233; et avalent le sac amniotique, il n'existe pas chez les humains de tels comportements universels. On rencontre juste des attitudes propres aux mammif&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi de la lactation, particuli&#232;rement efficace pour &#233;viter la concurrence des plus petits avec les animaux les plus matures, qui a eu pour effet de sp&#233;cialiser les femelles et de cr&#233;er cette forte intimit&#233; avec leur enfant. Mais, le maternage qui en d&#233;coule appara&#238;t comme un m&#233;canisme complexe qui n'est jamais totalement ni pr&#233;d&#233;termin&#233; g&#233;n&#233;tiquement, ni produit par le seul environnement. L'un et l'autre facteur s'entrem&#234;lent en permanence. On sait ainsi que la prolactine &#8212; l'hormone de la parent&#233; &#8212; joue un r&#244;le essentiel dans le degr&#233; d'attention port&#233; par les parents &#224; leur prog&#233;niture. Et, l'allaitement provoque tout particuli&#232;rement sa production. On sait aussi que le processus d'attachement intervient d&#232;s les premi&#232;res minutes apr&#232;s l'accouchement, par impr&#233;gnation de l'odeur maternelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; l'importance d'un contact pr&#233;coce. Mais si les m&#232;res des grands singes manifestent une d&#233;votion inconditionnelle &#224; l'&#233;gard de leur prog&#233;niture (on a vu des guenons porter pendant des jours le corps de leur petit m&#234;me mort et en d&#233;composition), les m&#232;res humaines font preuve d'une sollicitude bien plus discriminante. Si, &#224; leur naissance, le seul test de viabilit&#233; des petits singes est leur capacit&#233; &#224; se cramponner, le petit d'homme, lui, doit convaincre qu'il m&#233;rite d'&#234;tre investi. Les parents biaisent la survie des immatures (pendant les famines, ce sont les m&#232;res s&#233;lectives qui par le choix de privil&#233;gier les plus costauds, arrivaient &#224; en faire survivre certains).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines cultures soumettaient les b&#233;b&#233;s &#224; des tests de viabilit&#233; (en les trempant dans des bains glac&#233;s) ou cat&#233;gorisaient les enfants malades comme autre chose qu'un humain (un imposteur laiss&#233; par des lutins &#224; la place des enfants en bonne sant&#233;) qu'on pouvait alors d&#233;laisser et laisser mourir. D'o&#249; l'aspect bien potel&#233; &#224; la naissance qui appara&#238;t comme le meilleur pr&#233;dicteur de la sant&#233; ult&#233;rieure (par s&#233;lection naturelle, cette particularit&#233; a pu ensuite se g&#233;n&#233;raliser). Particularit&#233; unique dans le monde animal, la fr&#233;quence avec laquelle les m&#232;res humaines tuent leur petit est &#224; corr&#233;ler avec l'existence de moyens de contraception et l'existence de relais &#233;ducatifs. Chaque m&#232;re diff&#232;re donc dans l'investissement qu'elle porte &#224; son enfant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Payot, 2002, (624 p. ; 24,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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