<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=148&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Les professionnels entre protection de l'enfance et droit des familles</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-professionnels-entre-protection-de-l-enfance-et-droit-des-familles</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Les-professionnels-entre-protection-de-l-enfance-et-droit-des-familles</guid>
		<dc:date>2003-06-12T09:34:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>669</dc:subject>

		<description>

-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-669-" rel="tag"&gt;669&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L103xH150/arton9420-c166c.png?1693473462' width='103' height='150' /&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lien-social.com/IMG/pdf/2003_-_669_-_basse_def.pdf" length="15629499" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les professionnels entre protection de l'enfant et droit des familles</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-professionnels-entre-protection-de-l-enfant-et-droit-des-familles</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Les-professionnels-entre-protection-de-l-enfant-et-droit-des-familles</guid>
		<dc:date>2003-06-11T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Placement familial</dc:subject>
		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
		<dc:subject>669</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Faut-il maintenir les relations entre un enfant plac&#233; et ses parents ou au contraire existe-t-il des circonstances qui justifient une mise &#224; distance ? Cette question fondamentale est brouill&#233;e par des probl&#233;matiques id&#233;ologiques, culturelles et &#233;motionnelles qui ne permettent pas toujours de r&#233;pondre d'une mani&#232;re coh&#233;rente. Un colloque de l'association Anth&#233;a a tent&#233; d'apporter, les 26 et 27 mai 2003 quelques &#233;claircissement &lt;br class='autobr' /&gt;
Il arrive parfois que l'imp&#233;ratif de protection de l'enfant justifie sa (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Placement-familial" rel="tag"&gt;Placement familial&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Protection-de-l-enfance" rel="tag"&gt;Protection de l'enfance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-669-" rel="tag"&gt;669&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Faut-il maintenir les relations entre un enfant plac&#233; et ses parents ou au contraire existe-t-il des circonstances qui justifient une mise &#224; distance ? Cette question fondamentale est brouill&#233;e par des probl&#233;matiques id&#233;ologiques, culturelles et &#233;motionnelles qui ne permettent pas toujours de r&#233;pondre d'une mani&#232;re coh&#233;rente. Un colloque de l'association Anth&#233;a&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Producteur de vid&#233;o pour les professionnels de l'Enfance et de la (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; a tent&#233; d'apporter, les 26 et 27 mai 2003 quelques &#233;claircissement&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il arrive parfois que l'imp&#233;ratif de protection de l'enfant justifie sa s&#233;paration avec un milieu naturel dangereux pour lui. La conviction en une pr&#233;somption de comp&#233;tence chez les familles et la mont&#233;e de leurs droits, qui se sont impos&#233;es depuis quelques ann&#233;es, ont transform&#233; le d&#233;bat sur le maintien des liens en controverse br&#251;lante. Les associations qui proposent chaque ann&#233;e des colloques et journ&#233;es d'&#233;tude en ont fait, ces derniers mois, leur th&#232;me privil&#233;gi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s &#171; Mais o&#249; est pass&#233; l'enfant ? &#187; du Grape (janvier 2003 &#224; Toulouse) et le &#171; Parole des usagers, action des professionnels, un rapport dialectique &#187; du CNAEMO (mars 2003 &#224; La Rochelle), c'&#233;tait au tour de l'association Anth&#233;a, les 26 et 27 mai &#224; Marseille&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; Entre protection de l'enfant et droit des familles, rupture ou maintien des (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est Bernard Azema, substitut g&#233;n&#233;ral aupr&#232;s de la cour d'Appel de Grenoble qui, au cours de son intervention sur le nouveau dispositif contradictoire inaugur&#233; par le d&#233;cret de mars 2002&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Ce d&#233;cret permet aux familles d'avoir acc&#232;s directement &#224; la lecture du dossier (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, a donn&#233; le raccourci le plus saisissant concernant l'&#233;volution de la place des parents dans la proc&#233;dure d'assistance &#233;ducative. Prenant son premier poste de magistrat comme juge des enfants en 1980, il convoque les jeunes confi&#233;s &#224; la DASS de l'&#233;poque qui n'ont pas vu leur situation r&#233;vis&#233;e depuis 15 ans&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='C'est par une loi de 1984 que l'administration sera tenue de signer avec les (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'administration r&#233;ussira tant bien que mal &#224; lui en pr&#233;senter quelques-uns, d'autres &#233;tant, entre temps, d&#233;c&#233;d&#233;s (sans que le cabinet du magistrat n'en ait &#233;t&#233; d'aucune mani&#232;re inform&#233;). Pour un mineur, ce ne sera pas possible : sa famille d'accueil ayant d&#233;m&#233;nag&#233; sans laisser d'adresse ! Vingt ans ont pass&#233; : en 2001, une m&#232;re pour qui Bernard Azema avait fait une demande d'expertise psychiatrique, portera plainte devant l'ordre des m&#233;decins pour violation du secret m&#233;dical (le psychiatre ayant r&#233;v&#233;l&#233; dans ses conclusions les troubles dont elle souffrait).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel chemin parcouru ! Serions-nous tomb&#233;s de Charybde en Scylla, tant les familles autrefois m&#233;pris&#233;es sont devenues victimes ? C'est ce que pourrait nous faire croire l'intervention de Catherine Cadet, pr&#233;sidente du &#171; Fil d'Ariane &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='appendix' title='Le Fil d'Ariane - 3 all&#233;e des Aub&#233;pines - 93600 Aulnay-sous-Bois. mail : (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, association regroupant 400 familles d'enfants plac&#233;s. Avec une maladresse consomm&#233;e, cette dame est venue fustiger les travailleurs sociaux accus&#233;s tour &#224; tour d'enlever les enfants &#224; la sortie des &#233;coles, puis de les soudoyer en leur payant des v&#234;tements de marque ou des s&#233;jours de vacances on&#233;reux, mais aussi en leur donnant de l'argent de poche (toutes choses que les parents ne peuvent pas se permettre), de laisser dans l'ignorance ces m&#234;mes parents de l'orientation scolaire ou de la sant&#233; de leurs enfants, de reporter des visites, de ne pas autoriser librement les communications t&#233;l&#233;phoniques etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G&#233;n&#233;ralisation et stigmatisation h&#226;tives risquent parfois de faire perdre toute cr&#233;dibilit&#233;. Que les professionnels soient parfois en situation de toute-puissance est ind&#233;niable&#8230; mais il leur arrive aussi de se montrer respectueux des familles naturelles. Qu'ils commettent parfois des erreurs ou des oublis est tout aussi vrai&#8230; mais ils peuvent aussi agir avec comp&#233;tence. Ce que Catherine Cadet a mis en &#233;vidence, c'est le besoin d'une instance de m&#233;diation qui garantirait la place de chacun et veillerait &#224; corriger les abus de pouvoir, de part et d'autre. Le service socio-&#233;ducatif en charge du suivi de l'enfant n'est pas le mieux plac&#233; pour jouer ce r&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, une association de parents comme &#171; Le Fil d'Ariane &#187; qui montre si peu de capacit&#233; &#224; prendre la distance et le recul n&#233;cessaires face aux plaintes qu'elle recueille, ne semble pas forc&#233;ment mieux plac&#233;e non plus. Car derri&#232;re les r&#233;criminations des familles, s'il y a d'authentiques et l&#233;gitimes revendications, il faut aussi y voir l'expression de la souffrance de la s&#233;paration et parfois la d&#233;monstration d&#233;sesp&#233;r&#233;e qu'&#224; d&#233;faut de pouvoir exercer une quelconque parentalit&#233;, on peut au moins protester. Protection de l'enfant et droits des parents se trouvent donc &#224; nouveau oppos&#233;s, renvoyant in&#233;vitablement &#224; la question de la place des familles dans l'&#233;ducation de l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sabine Domenichino, p&#233;dopsychiatre, a rappel&#233; la fonction essentielle des m&#233;canismes d'attachement et le r&#244;le premier jou&#233; par l'enfant dans leur &#233;laboration. Un b&#233;b&#233; ne se nourrit pas seulement de lait. Il doit aussi &#234;tre baign&#233; de relations. Et il poss&#232;de une capacit&#233; fantastique &#224; agir sur son environnement et le solliciter pour &#233;tablir ces liens. En effet, il ne se contente pas seulement de crier pour obtenir de l'adulte qu'il l'alimente. Il sait aussi par ses sourires, sa recherche de contact visuel, ses mimiques, ses babilles ou encore son sens de l'imitation provoquer l'accordage qui lui est tant n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces interactions pr&#233;coces participent &#224; la construction de son sentiment de s&#233;curit&#233; int&#233;rieure n&#233;cessaire &#224; son humanisation et &#224; l'&#233;laboration de sa personnalit&#233;. Les personnes qui semblent naturellement les plus &#224; m&#234;me d'&#234;tre ses interlocuteurs, dans ce processus, sont ses parents. Si c'est effectivement le cas dans l'immense majorit&#233; des situations, le statut de g&#233;niteur ne pr&#233;dispose toutefois pas d'embl&#233;e &#224; devenir parents, affirme Pierre Manil, psychologue clinicien. Cela se v&#233;rifie d'abord historiquement : l'image du couple se consacrant &#224; l'&#233;ducation de son enfant est terriblement moderne. Longtemps, le petit d'homme sera pris en charge par toute la communaut&#233; villageoise, venant ainsi compenser un p&#232;re tu&#233; &#224; la guerre ou une m&#232;re morte en couche sans oublier que l'un ou l'autre pouvait avoir disparu dans la derni&#232;re &#233;pid&#233;mie. C'est aussi vrai biologiquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'instinct parental est une invention tout aussi fausse que l'instinct maternel. Si l'on doit cette conviction d'une pr&#233;d&#233;termination sacr&#233;e &#224; la Sainte Famille, Pierre Manil rappellera avec un humour f&#233;roce que cette m&#232;re adolescente, mise enceinte par quelqu'un qui pourrait &#234;tre son p&#232;re, avec qui elle s'enfuit, pour aller accoucher dans un taudis, aurait attir&#233; les foudres de la DASS, si elle avait exist&#233; ! Qu'il est difficile de s'extirper de l'id&#233;ologie familialiste qui fait de la famille biologique le seul creuset apte &#224; faire grandir et s'&#233;panouir l'enfant. Son r&#244;le s'av&#232;re, dans la plupart des cas, bienfaisant. Mais il peut tout autant &#234;tre destructeur : Chantal Parret, psychanalyste d&#233;crira le m&#233;canisme de ces familles fusionnelles qui identifient la s&#233;paration &#224; l'an&#233;antissement. Le paradoxe y enferme alors l'enfant dans une dynamique destructrice : vivre ensemble nous tue, mais nous s&#233;parer est mortel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand les liens dysfonctionnent, tout un travail est parfois possible pour tenter de les r&#233;g&#233;n&#233;rer. C'est le cas de l'action men&#233;e par le centre d'accueil familial Cap Ferret, &#224; Roubaix. Cette structure propose 24 logements &#224; des femmes seules ou des couples, les unes et les autres &#233;tant accompagn&#233;s de leur (s) enfant (s). Tout y est mis en &#339;uvre pour favoriser la restructuration de la vie familiale et l'insertion des parents. Autre illustration nous venant de Belgique : Proximam (&lt;a href='https://www.lien-social.com/J-habite-chez-ma-mere-a-l-IMP' class='spip_in'&gt;lire l'article&#8230;&lt;/a&gt;). Mais il faut arr&#234;ter l'acharnement &#224; vouloir &#224; tout prix que la relation se r&#233;tablisse entre parents et enfants, quand cela ne s'av&#232;re pas possible, explique Francis Mouhot, psychologue &#224; l'aide sociale &#224; l'enfance. Une telle obstination n'aboutit qu'&#224; sacrifier la jeune g&#233;n&#233;ration, en prenant le risque qu'elle ne reproduise ce qu'elle a v&#233;cu. Et de relater une &#233;tude qu'il a men&#233;e sur deux cohortes d'enfants plac&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a pu ainsi mesurer les effets, &#224; l'&#226;ge adulte, d'un placement intervenu avant et apr&#232;s l'&#226;ge d'un an. Les cons&#233;quences en mati&#232;re de sant&#233; psychique, d'int&#233;gration et d'&#233;quilibre personnel montrent un &#233;cart allant de 3 &#224; 5 fois plus de situations difficiles au-del&#224; de cet &#226;ge. La valse h&#233;sitation des services socio-judiciaires pour prendre une d&#233;cision de s&#233;paration peut donc avoir des cons&#233;quences catastrophiques. Retrait tardif, retour pr&#233;matur&#233;, maintien &#224; tout prix des liens ont alors des r&#233;sultats d&#233;vastateurs. Il faut donc oser affirmer qu'il peut y avoir un &#233;chec dans les relations parents / enfants, rajoute Catherine Rigaud, p&#233;dopsychiatre. Il ne s'agit pas, pour autant, d'imposer une rupture brutale qui serait synonyme d'&#233;chec et de cassure, mais d'am&#233;nager une s&#233;paration qui pr&#233;servera, avant tout, l'int&#233;r&#234;t de l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'objectif des visites m&#233;diatis&#233;es qu'elle m&#232;ne dans le cadre de l'h&#244;pital Bellevue &#224; Saint-Etienne. Le but poursuivi est bien l&#224;, d'am&#233;nager des s&#233;ances regroupant parents, enfants et intervenants m&#233;dico-sociaux, afin de recr&#233;er un v&#233;cu de lien primaire suffisamment bon pour pouvoir rendre possible le travail de s&#233;paration physique et psychique : r&#233;unir pour permettre &#224; l'enfant de s'&#233;loigner, sans sombrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un soutien et une aide aux liens familiaux s'appliquent avec succ&#232;s dans des milliers de situations. Ils doivent &#234;tre poursuivis et approfondis quand ils permettent de retisser une relation structurante. Mais, quand les rencontres deviennent vides de sens et jouent un r&#244;le destructeur, quand ils ne r&#233;pondent plus &#224; de vrais besoins mais surtout &#224; la seule id&#233;ologie des intervenants, c'est l'&#233;quilibre et l'avenir de l'enfant qui sont compromis. Il faut alors poser la question des limites de la souffrance qu'on lui impose. Certes, il est parfois bien difficile de prendre une telle d&#233;cision, tant elle s'oppose &#224; l'air du temps. Mais, d&#232;s lors que la d&#233;ficience des comp&#233;tences parentales a pu &#234;tre diagnostiqu&#233;e comme pathologique, la distanciation des liens doit s'imposer, les droits des parents dussent-ils en souffrir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Producteur de vid&#233;o pour les professionnels de l'Enfance et de la Famille&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Entre protection de l'enfant et droit des familles, rupture ou maintien des liens &#187; 26 et 27 mai 2003, Marseille. Les actes du colloque peuvent &#234;tre command&#233;s &#224; l'association Anth&#233;a - 7 place aux herbes - BP 219 - 83006 Draguignan Cedex. mail : &lt;a href=&#034;mailto:anthea@club-internet.fr&#034; class='spip_mail'&gt;anthea@club-internet.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ce d&#233;cret permet aux familles d'avoir acc&#232;s directement &#224; la lecture du dossier d'assistance &#233;ducative, ce qui ne leur &#233;tait possible jusque-l&#224; que par l'interm&#233;diaire de leur avocat&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;C'est par une loi de 1984 que l'administration sera tenue de signer avec les parents un contrat dit de recueil temporaire ou d'accueil provisoire d'une validit&#233; maximale d'un an (renouvelable).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1986, une autre loi limitera la dur&#233;e maximale d'une mesure de placement judiciaire &#224; deux ans (elle aussi renouvelable). Cette nouvelle r&#233;glementation mit un terme aux accueils sans limites et instaura la r&#233;vision p&#233;riodique de ces mesures&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le Fil d'Ariane - 3 all&#233;e des Aub&#233;pines - 93600 Aulnay-sous-Bois. mail : &lt;a href=&#034;mailto:lefildariane93@univfcomte.fr&#034; class='spip_mail'&gt;lefildariane93@univfcomte.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>J'habite chez ma m&#232;re, &#224;&#8230; l'IMP</title>
		<link>https://www.lien-social.com/J-habite-chez-ma-mere-a-l-IMP</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/J-habite-chez-ma-mere-a-l-IMP</guid>
		<dc:date>2003-06-11T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Parentalit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Mental</dc:subject>
		<dc:subject>669</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s quelques difficult&#233;s, des m&#232;res accueillies peuvent reprendre une vie autonome. Pour d'autres en &#233;chec total c'est le placement de leurs enfants. Mais entre ces deux situations extr&#234;mes, Proximan propose un travail d'accompagnement &#224; la parentalit&#233; d&#233;ficiente, produit d'un partenariat exemplaire &lt;br class='autobr' /&gt;
Au d&#233;part, il y a deux &#233;tablissements que rien ne pr&#233;disposait &#224; travailler ensemble. Une maison maternelle recevant des m&#232;res seules ou accompagn&#233;es de leurs enfants et un institut accueillant des enfants (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Parentalite" rel="tag"&gt;Parentalit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Mental" rel="tag"&gt;Mental&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-669-" rel="tag"&gt;669&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s quelques difficult&#233;s, des m&#232;res accueillies peuvent reprendre une vie autonome. Pour d'autres en &#233;chec total c'est le placement de leurs enfants. Mais entre ces deux situations extr&#234;mes, Proximan propose un travail d'accompagnement &#224; la parentalit&#233; d&#233;ficiente, produit d'un partenariat exemplaire&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au d&#233;part, il y a deux &#233;tablissements que rien ne pr&#233;disposait &#224; travailler ensemble. Une maison maternelle recevant des m&#232;res seules ou accompagn&#233;es de leurs enfants et un institut accueillant des enfants et jeunes porteurs de handicap mental, de troubles du caract&#232;re et du comportement. L'un et l'autre ont uni leurs efforts pour faire fonctionner un dispositif original qui affine l'offre sociale en r&#233;pondant &#224; un vrai besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La maison maternelle Fernand Philippe, situ&#233;e &#224; Wanferc&#233;-Baulet&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Maison maternelle, Fernand Philippe - 52 rue Saint Ghislain - 6224 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, poss&#232;de un fonctionnement somme toute classique. L'&#233;tablissement propose 25 chambres spacieuses et modulables pouvant s'adapter &#224; la configuration des familles qui y logent. Si un record a pu &#234;tre atteint de 80 personnes h&#233;berg&#233;es en m&#234;me temps, cela reste exceptionnel, 55 adultes et enfants cohabitant en moyenne quotidiennement. La dur&#233;e du s&#233;jour est tr&#232;s irr&#233;guli&#232;re : cela peut aller d'un seul jour &#224; un an. Si plus de 40 % des r&#233;sidentes restent moins de 15 jours, le temps moyen d'accueil s'&#233;tablit &#224; 50 jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela fait, pour l'ann&#233;e 2002, 135 mamans accompagn&#233;es de 284 enfants et 32 femmes seules. C'est la perte de logement qui pousse 90 % de ces familles &#224; solliciter leur admission, suivie de pr&#232;s par les violences subies de la part du conjoint (57 %). Les femmes ainsi accueillies ont de 15 &#224; plus de 40 ans et souffrent tr&#232;s souvent de troubles psychiques (61 %) et d'une grande fragilit&#233; personnelle (20 %). Elles sont, en outre, confront&#233;es &#224; une perte totale de confiance en elles. L'accompagnement qui leur est propos&#233; cherche avant tout &#224; favoriser leur prise d'ind&#233;pendance. Une large place est faite &#224; leur reconstruction narcissique : soins personnels, acc&#232;s &#224; la culture et aux loisirs, mais aussi (r&#233;) apprentissage des techniques d'entretien d'un logement, de gestion financi&#232;re et d'&#233;ducation. Lorsqu'une relation gratifiante et structur&#233;e avec les enfants est d&#233;j&#224; en place, l'&#233;quipe &#233;ducative la renforce avec une complicit&#233; bienveillante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face au constat d'un lien pr&#233;caire, empli de souffrance voire destructeur, tout un travail d'identification et de rem&#233;diation des dysfonctionnements est alors n&#233;cessaire. Une cr&#232;che pour les enfants de moins de trois ans et une salle d'activit&#233; p&#233;dagogique r&#233;serv&#233;e aux plus grands (fonctionnant hors p&#233;riode scolaire) sont propos&#233;es aux familles. Ces lieux offrent un palliatif momentan&#233; permettant d'&#233;merger progressivement du marasme li&#233; &#224; la crise v&#233;cue, mais aussi une aide pour reprendre pied face aux enfants et retrouver le plaisir du partage avec eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Havre permettant de se poser quelques semaines ou quelques mois, lieu d'accompagnement pour trouver les ressources n&#233;cessaires afin de rebondir, la maison maternelle est aussi un support de pr&#233;vention et d'expertise du lien maternel. Quatorze professionnels sont l&#224; pour rep&#233;rer les d&#233;ficits et tenter de les combler. Ils le font sans aucune pr&#233;somption pr&#233;alable quant aux (in) comp&#233;tences suppos&#233;es des femmes accueillies. La pratique quotidienne a d&#233;montr&#233; que l'amour parental n'est pas un donn&#233; mais un construit et qu'il s'&#233;labore progressivement en se nourrissant de toute la somme des exp&#233;riences de plaisir partag&#233; au contact des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, quand une m&#232;re persiste &#224; refuser la prise en charge de son fils ou de sa fille, il est vain de vouloir &#224; tout prix ranimer une flamme par trop t&#233;nue. Aussi, si l'&#233;quipe fait tout pour que s'instaure et se d&#233;veloppe le lien, elle n'a aucun &#233;tat d'&#226;me pour signaler l'&#233;chec de toutes les tentatives engag&#233;es et le danger encouru par l'enfant. Sur 284 enfants accueillis avec leur m&#232;re en 2002, seuls 13 d'entre eux ont fait l'objet d'un rapport circonstanci&#233; aboutissant &#224; leur placement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, les probl&#233;matiques rencontr&#233;es ne se r&#233;duisent ni &#224; l'immense majorit&#233; des m&#232;res qui r&#233;ussissent &#224; r&#233;tablir la situation et quittent la maison maternelle pour reprendre une vie autonome avec leur prog&#233;niture, ni &#224; celles qui constituent une menace et pour qui la cohabitation quotidienne est un risque pour l'&#233;quilibre et la s&#233;curit&#233; de leur enfant. Entre ces extr&#234;mes, subsiste un entre deux : ce sont ces mamans maladroites qui ont une pratique rudimentaire du maternage et ont parfois du mal &#224; s'&#233;chapper d'une relation par trop fusionnelle. Entre la comp&#233;tence qui &#233;merge progressivement et la maltraitance qui se confirme, existe une attitude qui rel&#232;ve plus de la n&#233;gligence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Illustration d'une telle incons&#233;quence, la maman &#224; qui on a expliqu&#233; les doses &#224; respecter pour composer un biberon et qui croit qu'en mettant plus de poudre de lait, elle nourrira mieux son b&#233;b&#233;, au risque de l'&#233;touffer. M&#232;re et enfant sont en situation de trop grande fragilit&#233; pour les laisser repartir ensemble, mais le s&#233;jour &#224; la maison maternelle est trop court pour consolider la situation. Sa mission n'est que provisoire. La s&#233;paration, quant &#224; elle, constitue une solution bien trop brutale. Entre les deux, rien n'existait. C'est pour combler ce manque qu'est n&#233;, en 1996, le dispositif &#171; Proximam &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; ce stade qu'intervient l'institut m&#233;dico-psychologique &#171; La providence &#187; &#224; Etalle&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='La Providence -103 rue Ecoles - 6740 Etalle - Belgique. T&#233;l. 063/45 59 (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Accueillant 35 enfants et jeunes &#226;g&#233;s de 3 &#224; 21 ans, l'&#233;tablissement propose un projet tout &#224; fait original bas&#233; sur la p&#233;dagogie du lien : tout individu n'accepte l'intention &#233;ducative qui lui est adress&#233;e que si la personne qui la lui manifeste a pris un sens gratifiant &#224; ses yeux. L&#224; o&#249; partout ailleurs, on insiste sur la prise de recul et la distance affective dans l'implication du professionnel &#224; l'enfant, ici on valorise son attachement, cherchant &#224; le transformer en adulte valant la peine d'&#234;tre c&#244;toy&#233; et &#233;cout&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La diversit&#233; dans la personnalit&#233; des &#233;ducateurs est revendiqu&#233;e, chacun &#233;tant recrut&#233; &#224; c&#244;t&#233; de ses comp&#233;tences dipl&#244;m&#233;es, &#224; partir de l'originalit&#233; de ce qu'il peut apporter &#224; l'institution (passion pour le football pour l'un, qualit&#233; de graphiste pour l'autre, connaissance en musique pour un troisi&#232;me etc.). Cela permet d'offrir aux enfants une plus grande vari&#233;t&#233; de dispositions projectives. &#171; Notre institution se base d'abord et avant tout sur la qualit&#233; de la vie et donc la fa&#231;on de fonctionner au sein de chaque groupe de jeunes, en privil&#233;giant la relation jeune-&#233;ducateur, dans l'ici et maintenant &#187; revendique le livret d'accueil, tout en reconnaissant qu'il &#171; est bien rare de voir nommer le bonheur, la convivialit&#233; heureuse, le bien-&#234;tre et la paix, comme objectifs de la t&#226;che &#233;ducative &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1996, l'IMP &#171; La providence &#187; dispose de quatre logements &#224; l'int&#233;rieur de ses b&#226;timents et de quatre autres &#224; l'ext&#233;rieur destin&#233;s &#224; recevoir la m&#232;re d'un enfant accueilli. Ces mamans lui sont adress&#233;es par la maison maternelle Fernand Philippe qui a &#233;valu&#233; que, malgr&#233; un attachement affectif intense, leur d&#233;ficit intellectuel et social rend difficile l'apprentissage d'un maternage ad&#233;quat. Une assistance de type milieu ouvert &#233;tant jug&#233;e notoirement insuffisante et une s&#233;paration inappropri&#233;e, l'accueil a Proximam correspond alors &#224; l'accompagnement permanent jug&#233; n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment cela se passe-t-il ? L'enfant, au lieu de regagner l'internat apr&#232;s sa journ&#233;e d'&#233;cole, rejoint l'appartement qu'il occupe avec sa maman. Les &#233;ducateurs interviennent r&#233;guli&#232;rement au domicile, adaptant leur concours aux besoins qui se manifestent. L'action engag&#233;e aupr&#232;s des m&#232;res est double. Elles sont d'abord aid&#233;es en tant que parent : le but recherch&#233; &#233;tant d'am&#233;liorer leurs performances, elles sont soutenues et accompagn&#233;es dans les actes de la vie courante (investissement dans la scolarit&#233;, les loisirs, la sant&#233; de leurs enfants, gestion journali&#232;re des repas et des r&#232;gles au sein de la famille)&#8230; mais aussi en tant que femmes : recherche de formation ou d'emploi, aide pour passer le permis de conduire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dispositif Proximam se compose de trois stades : accueil en appartement intra-muros, permettant de stabiliser la situation. Puis, au bout en g&#233;n&#233;ral de 6 mois, passage en appartement extra-muros, mais encore &#224; proximit&#233;. Troisi&#232;me &#233;tape, autonomisation en logement plus &#233;loign&#233;, l'&#233;ducateur passant une &#224; deux fois par semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut imaginer que la famille franchisse le pas ensuite de s'installer d'une fa&#231;on compl&#232;tement ind&#233;pendante. Rien n'est fig&#233;. &#192; l'inverse, certaines m&#232;res en pleine crise quittent le dispositif. Leur enfant reste alors plac&#233; &#224; l'IMP. Il faut reconna&#238;tre que la plupart d'entre elles ne d&#233;passeront pas la deuxi&#232;me &#233;tape. Ce qui pose la question de la p&#233;rennisation de cet accueil jusqu'aux 21 ans de l'enfant (et donc son financement !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre difficult&#233;, l'admission &#224; Proximam se fait sur la base de deux crit&#232;res : l'&#233;valuation en amont de la maison maternelle et la d&#233;ficience de l'enfant. Si ce dernier souffre de handicap mental, il est peu probable qu'il r&#233;cup&#232;re un niveau normal. Mais si ses troubles du comportement viennent &#224; se r&#233;sorber (ce qui est fr&#233;quent au bout de trois ans) que faire d'une maman qui, entre temps, n'aurait pas acquis des comp&#233;tences n&#233;cessaires pour s'autonomiser ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cons&#233;quences du dispositif ne sont pas minces non plus pour les professionnels. En termes de collaboration d'abord entre les deux institutions, mais aussi en termes de capacit&#233; d'adaptation pour les &#233;ducateurs de l'IMP gu&#232;re habitu&#233;s &#224; &#234;tre ainsi confront&#233;s &#224; une telle proximit&#233; avec les m&#232;res. Ils se trouvent fr&#233;quemment en position de comp&#233;tition, l'enfant pouvant les investir au d&#233;triment de leur m&#232;re ou le contraire (situations pouvant se pr&#233;senter successivement). On a m&#234;me vu un jeune faire la proposition &#224; sa m&#232;re de se marier avec son r&#233;f&#233;rent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tablissement favorise chez l'enfant le choix des diff&#233;rents &#233;tayages possibles. Il met &#224; sa disposition, &#224; c&#244;t&#233; de sa m&#232;re, des cong&#233;n&#232;res adultes bienfaisants et bienveillants. &#192; lui de solliciter les personnalit&#233;s qui lui apporteront les meilleurs &#233;l&#233;ments de sa construction, comme une abeille butinant plusieurs fleurs pour produire son miel. &#192; l'heure o&#249; le travail partenarial et l'innovation sont valoris&#233;s, Proximam en est une concr&#233;tisation originale. Depuis 1996, l'exp&#233;rience est rest&#233;e isol&#233;e. Dommage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Maison maternelle, Fernand Philippe - 52 rue Saint Ghislain - 6224 Wanferc&#233;e-Baulet - Belgique&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La Providence -103 rue Ecoles - 6740 Etalle - Belgique. T&#233;l. 063/45 59 97&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le placement familial, une vieille histoire &#224; r&#233;inventer</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-placement-familial-une-vieille-histoire-a-reinventer</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Le-placement-familial-une-vieille-histoire-a-reinventer</guid>
		<dc:date>2003-06-11T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Placement familial</dc:subject>
		<dc:subject>669</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le placement familial est encore trop souvent v&#233;cu comme un &#233;chec pour le professionnel, un rapt pour l'enfant et une sanction pour les parents. La s&#233;paration est fr&#233;quemment retard&#233;e, par peur qu'elle intervienne trop t&#244;t, au risque d'intervenir dans l'urgence, quand il est trop tard. &lt;br class='autobr' /&gt;
Or, s'il faut rappeler que cette d&#233;cision est toujours prise sur la trame d'une violence familiale qui compromet gravement le devenir psychoaffectif de l'enfant, il faut aussi renoncer &#224; la croyance en la naturalit&#233; du (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Placement-familial" rel="tag"&gt;Placement familial&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-669-" rel="tag"&gt;669&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L102xH150/arton141-c4ae0.jpg?1693473462' width='102' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le placement familial est encore trop souvent v&#233;cu comme un &#233;chec pour le professionnel, un rapt pour l'enfant et une sanction pour les parents. La s&#233;paration est fr&#233;quemment retard&#233;e, par peur qu'elle intervienne trop t&#244;t, au risque d'intervenir dans l'urgence, quand il est trop tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, s'il faut rappeler que cette d&#233;cision est toujours prise sur la trame d'une violence familiale qui compromet gravement le devenir psychoaffectif de l'enfant, il faut aussi renoncer &#224; la croyance en la naturalit&#233; du r&#244;le de la famille et de l'inn&#233;it&#233; des attachements familiaux. Car la valeur d'un lien n'existe pas en soi : il y a des liens positifs qui fournissent un &#233;tayage rassurant et puis il y a des liens n&#233;gatifs qui ont surtout des effets d&#233;sorganisateurs et angoissants. Les actes des professionnels sont souvent pos&#233;s en fonction de leurs croyances et leur id&#233;ologie : si la famille est identifi&#233;e comme monstrueuse, ils demandent le placement, si elle s'identifie peu ou prou &#224; l'id&#233;e qu'ils se font d'une sorte de forme id&#233;alis&#233;e, ils h&#233;sitent et retardent &#224; le demander.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De tout temps, pourtant, les familles substitutives ont exist&#233;. De l'enfant utilis&#233; comme caution dans le cadre d'un cr&#233;dit, jusqu'aux n&#233;gociations pr&#233;liminaires &#224; l'alliance matrimoniale qui amenaient au partage de la prog&#233;niture, une partie &#233;tant destin&#233;e &#224; int&#233;grer la famille maternelle, en passant par le fosterage, coutume irlandaise consistant &#224; confier son fils, du sevrage &#224; l'&#226;ge de 17 ans, &#224; une famille amie, longtemps l'enfant de la tradition, propri&#233;t&#233; du lignage, fut un bien mis en circulation selon l'usage coutumier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, chacune de ces modalit&#233;s est solidaire d'un contexte social et historique et n'est donc pas directement transf&#233;rable. D'autant que l'enfant moderne a fini par &#233;merger comme sujet. Mais, &#171; au moment o&#249; les familles se d&#233;composent, se recomposent, se mono- ou s'homo-parentalisent, ce qui implique que l'enfant vit souvent avec un parent qui n'est pas son g&#233;niteur, les fonctions parentales ont &#224; &#234;tre questionn&#233;es. L'enfant plac&#233; a, lui aussi, &#224; faire son chemin dans une sorte de famille composite, faite de parentalit&#233;s partielles qu'il lui faudra combiner &#187; (p. 9).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La s&#233;paration n'est pas une fin en soi, mais un moyen de r&#233;aliser un travail de diff&#233;renciation entre l'enfant et ses parents, de (re) construction de son autonomie et de r&#233;tablissement de son histoire. La s&#233;paration physique peut intervenir sans qu'il y ait s&#233;paration psychique et inversement. La mission du placement familial consiste justement &#224; d&#233;finir la place de l'enfant entre sa famille de filiation (naturelle) et sa famille d'affiliation (d'accueil). Elle cherche non &#224; r&#233;pondre &#224; l'int&#233;r&#234;t de l'enfant, notion toujours discutable, cachant l'id&#233;e que les intervenants se font de cet int&#233;r&#234;t, mais la solution la moins n&#233;faste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2002 (168 p. ; 23 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>O&#249; es-tu, Maman ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Ou-es-tu-Maman</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Ou-es-tu-Maman</guid>
		<dc:date>2003-06-11T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Enfance maltrait&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>669</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;R&#233;cit terrible et bouleversant que celui de Roberte, enfant plac&#233;e &#224; l'assistance publique, cat&#233;gorie A (comme abandon), matricule n&#176;260.290. Elle grandira priv&#233;e d'amour, mais gav&#233;e de souffrance. &#171; Je compris tr&#232;s vite qu'il fallait que j'apprenne &#224; ne pas trop demander de tendresse et de baisers &#187;. Sa m&#232;re nourrici&#232;re, mari&#233;e &#224; un agriculteur pauvre, lui reprochera toute son enfance de manger trop et de co&#251;ter plus cher qu'elle ne rapportait : privations, humiliations, insultes seront son quotidien. &#171; Ma (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Maltraitance" rel="tag"&gt;Enfance maltrait&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-669-" rel="tag"&gt;669&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L104xH150/arton142-22775.jpg?1693473462' width='104' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;R&#233;cit terrible et bouleversant que celui de Roberte, enfant plac&#233;e &#224; l'assistance publique, cat&#233;gorie A (comme abandon), matricule n&#176;260.290. Elle grandira priv&#233;e d'amour, mais gav&#233;e de souffrance. &lt;i&gt;&#171; Je compris tr&#232;s vite qu'il fallait que j'apprenne &#224; ne pas trop demander de tendresse et de baisers &#187;&lt;/i&gt;. Sa m&#232;re nourrici&#232;re, mari&#233;e &#224; un agriculteur pauvre, lui reprochera toute son enfance de manger trop et de co&#251;ter plus cher qu'elle ne rapportait : privations, humiliations, insultes seront son quotidien. &lt;i&gt;&#171; Ma maltraitance ne fut pas celle d'une enfant battue, bien s&#251;r il y eut des gifles, quel enfant n'en re&#231;oit pas, la maltraitance de mon enfance fut ces r&#233;p&#233;titions de mots, de faits, de privations qui sont autant destructifs que d&#233;sesp&#233;rants. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques personnalit&#233;s vont jouer un r&#244;le de r&#233;silience : un p&#232;re nourricier qui l'aidera malgr&#233; tout &#224; grandir, une institutrice qui prendra le temps de s'int&#233;resser &#224; elle, la directrice de son internat qui, pour ses quinze ans, aura l'initiative de faire &#233;crire, par ses amies, quinze cartes d'anniversaire, elle qui ne recevait jamais de courrier de quiconque. Roberte Colonel va s'en sortir, se marier, avoir deux enfants, devenir militante associative et m&#234;me politique, r&#233;ussir sa vie, enfin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi, &#224; l'&#226;ge de 59 ans, se met-elle &#224; rechercher ses racines ? Le hasard d'une d&#233;marche administrative lui fait d&#233;couvrir que ce p&#232;re qu'elle pensait inexistant l'avait bien reconnu sur son acte de naissance. Il ne lui en faut pas plus pour retrouver sa trace. Si elle apprend ainsi sa mort r&#233;cente, elle r&#233;ussit &#224; reprendre contact avec ses deux demi-s ?urs et ses deux demi-fr&#232;res dont elle ignorait jusqu'alors l'existence. &lt;i&gt;&#171; Une douleur persistait, devoir accepter que Maman et Papa eussent vol&#233; mon enfance, des mots durs et vrais. &#187;&lt;/i&gt; Il fallait qu'elle r&#233;tablisse cette partie manquante de son histoire : elle devait savoir ce qui s'&#233;tait pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1978, les pupilles d'&#201;tat ont le droit de consulter leur dossier d'abandon. Il arrive parfois que celui-ci soit vide. Tel ne sera pas le cas pour Roberte. Ce qu'elle va apprendre va bouleverser le reste de son existence. En pleine deuxi&#232;me guerre mondiale, c'est provisoirement qu'elle fut confi&#233;e par sa m&#232;re qui ne cessa ensuite de r&#233;clamer la restitution de sa fille. Des lettres path&#233;tiques adress&#233;es r&#233;guli&#232;rement &#224; l'administration ne vont pas faiblir la d&#233;termination de cette derni&#232;re : une enqu&#234;te aupr&#232;s de la famille d'accueil &#233;voquait les risques que ferait courir &#224; l'enfant la s&#233;paration d'avec un milieu nourricier pr&#233;sent&#233; alors comme tr&#232;s investi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Roberte ne retrouvera jamais sa m&#232;re. Destin&#233;e tragique de combien d'enfants plac&#233;s en un temps o&#249; la famille naturelle &#233;tait v&#233;cue comme pathologique. Le fait de prot&#233;ger passait alors par une coupure irr&#233;m&#233;diable et d&#233;finitive avec les parents jug&#233;s par essence, indignes. Cri du c ?ur et de douleur devant un tel g&#226;chis, l'ouvrage de Roberte Colonel se lit avec beaucoup d'&#233;motion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Michel de Maule, 2003 (170 p. ; 18,29 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un amour de ZUP</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Un-amour-de-ZUP</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Un-amour-de-ZUP</guid>
		<dc:date>2003-06-11T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Entreprise d'insertion</dc:subject>
		<dc:subject>669</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Avec la r&#233;alisation du feuilleton &#171; Un amour de Zup &#187;, les habitants et la r&#233;gie de quartier de Blois d&#233;cident de redorer l'image de leur quartier. Une aventure collective r&#233;compens&#233;e par le troph&#233;e de la d&#233;mocratie participative. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce n'est ni Friends ni Les feux de l'amour. Pourtant c'est un feuilleton. Sauf que c'est bien. Les personnages sont de vrais habitants d'un quartier de Blois situ&#233; en ZUP. Ils ne jouent pas leur r&#244;le, mais celui de Jean qui &#171; a fait la guerre d'Alg&#233;rie &#187; et voit d'un &#339;il m&#233;fiant (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/critiques-de-videos" rel="directory"&gt;vid&#233;os&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Entreprise-d-insertion" rel="tag"&gt;Entreprise d'insertion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-669-" rel="tag"&gt;669&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec la r&#233;alisation du feuilleton &#171; Un amour de Zup &#187;, les habitants et la r&#233;gie de quartier de Blois d&#233;cident de redorer l'image de leur quartier. Une aventure collective r&#233;compens&#233;e par le troph&#233;e de la d&#233;mocratie participative.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce n'est ni Friends ni Les feux de l'amour. Pourtant c'est un feuilleton. Sauf que c'est bien. Les personnages sont de vrais habitants d'un quartier de Blois situ&#233; en ZUP. Ils ne jouent pas leur r&#244;le, mais celui de Jean qui &#171; a fait la guerre d'Alg&#233;rie &#187; et voit d'un &#339;il m&#233;fiant s'installer une famille alg&#233;rienne dans l'immeuble, de Mamie la vieille voisine qui sait remonter les bretelles aux enfants qui font des b&#234;tises, de Zoubida, la confidente de tout le monde, du gardien pas toujours sympa, d'Anna une adolescente qui r&#234;ve de faire du th&#233;&#226;tre et s&#232;che les cours en inqui&#233;tant sa m&#232;re&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute une galerie de personnages bien construits et souvent dr&#244;les que l'on retrouve avec plaisir au fil des &#233;pisodes du feuilleton &#171; Un amour de Zup &#187;. Ce projet est n&#233; d'une initiative des habitants et de la r&#233;gie de quartier de Blois. En 2001, dans le cadre du centenaire de la loi 1901, ils r&#233;alisent &#171; La rencontre &#187;, une pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre qui raconte la vie quotidienne dans les quartiers nord. La pi&#232;ce est jou&#233;e par une cinquantaine de personnes de tous &#226;ges. Les ateliers de pr&#233;paration deviennent des lieux de rencontre entre g&#233;n&#233;rations et cultures, professionnels et b&#233;n&#233;voles des quartiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'improvisation sur des th&#232;mes tels que le rapport aux institutions, la citoyennet&#233;, l'environnement&#8230; est le moteur des ateliers. Le conseil g&#233;n&#233;ral a vent du succ&#232;s de la pi&#232;ce. Il demande au r&#233;alisateur Pierre Nivan d'en faire un projet vid&#233;o dans le cadre des contrats verts. Il s'agit de filmer la vie des habitants au quotidien en parlant plus pr&#233;cis&#233;ment de l'environnement et du cadre de vie. L'id&#233;e du feuilleton prend corps, les habitants &#233;crivent des sc&#233;narios sous la houlette de Karen Brient, qui anime les ateliers d'expression. La jeune femme finalise l'&#233;criture des sc&#233;narios, Pierre Nivant les r&#233;alise et les habitants les jouent.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Soixante habitants mobilis&#233;s par le projet&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Soucis quotidiens, probl&#232;mes de voisinage, salet&#233; dans les halls d'immeubles, joies, rencontres amoureuses, premier emploi, confidences entre copines&#8230; la vie, film&#233;e dans les appartements des participants. Au fil des &#233;pisodes, les gens se connaissent mieux, un projet collectif tout simple n&#233; gr&#226;ce &#224; un groupe de femmes qui d&#233;sirent &#233;gayer la cit&#233;. Elles ach&#232;tent les fleurs, le voisin jardinier initie les enfants &#224; l'art du parterre floral, c'est joli. Un pot est organis&#233;, les gens font connaissance&#8230; Justes et nuanc&#233;s, souvent dr&#244;les, les &#233;pisodes sont tr&#232;s bien &#233;crits, mis en sc&#232;ne et film&#233;s. Les acteurs - habitants sont impeccables et forcent l'admiration par leur naturel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une soixantaine d'habitants s'est impliqu&#233;e dans la r&#233;alisation du projet : une trentaine d'adultes, une vingtaine d'adolescents et une dizaine d'enfants. Dans un joyeux making of familial on les voit passer d'un appartement &#224; l'autre, raconter les bienfaits de l'aventure, les rires, la cam&#233;ra dans la cage d'escalier minuscule, les liens, la convivialit&#233; que les tournages ont engendr&#233;. &#171; Je suis ravie &#187; r&#233;sume une dame &#171; ravie de voir le dynamisme de chacun, ravie de rencontrer les enfants. Ravie que nous soyons tous ensemble quelles que soient les g&#233;n&#233;rations et les cultures &#187;. &#171; Ca donne enfin une image positive du quartier &#187;, dit pour sa part la dame qui joue le r&#244;le de Mamie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film circule dans le r&#233;seau des r&#233;gies de quartier avec succ&#232;s, les habitants se d&#233;m&#232;nent pour le diffuser dans les centres sociaux, biblioth&#232;ques, associations de quartier &#171; pour d&#233;diaboliser les quartiers nord de Blois &#187; et faire conna&#238;tre l'aventure collective et th&#233;&#226;trale. Le projet a re&#231;u le troph&#233;e de la d&#233;mocratie participative remis par la Fondation de France et le Conseil national des villes ainsi qu'une r&#233;compense de 7 500 euros. Les habitants veulent continuer &#224; valoriser leur quartier et la vie associative, mais cette fois par une autre forme d'expression : le clip ou le court m&#233;trage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Contact : Mathieu Prudhomme, coordinateur de l'action. Il copie le film gracieusement contre l'envoi d'une cassette vid&#233;o.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;gie de quartier&lt;br class='manualbr' /&gt;10, rue de la P&#233;rouse &lt;br class='manualbr' /&gt;41000 Blois&lt;br class='manualbr' /&gt;Tel. 02 54 42 25 52&lt;br class='manualbr' /&gt;mail : &lt;a href=&#034;mailto:regie.blois@cnlrq.org&#034; class='spip_mail'&gt;regie.blois@cnlrq.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
