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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Quand la musique fait lien </title>
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		<title>Quand la musique fait lien</title>
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&lt;p&gt;Que ce soit dans les quartiers comme celui de la Goutte d'Or, dans un club de pr&#233;vention quelque part dans Paris, ou bien aupr&#232;s de jeunes autistes, ou encore au chevet d'enfants dans le coma, la musique apporte le calme, la joie, la s&#233;r&#233;nit&#233;, le r&#233;confort, du bonheur tout simplement et des soins tr&#232;s concr&#232;tement &lt;br class='autobr' /&gt;
Les Rencontres musicales de la Goutte d'Or &lt;br class='autobr' /&gt;
L'association Enfance et musique a invit&#233; les m&#232;res et les enfants de ce quartier de Paris &#224; chanter des berceuses dans leur langue. Un moyen pour (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Que ce soit dans les quartiers comme celui de la Goutte d'Or, dans un club de pr&#233;vention quelque part dans Paris, ou bien aupr&#232;s de jeunes autistes, ou encore au chevet d'enfants dans le coma, la musique apporte le calme, la joie, la s&#233;r&#233;nit&#233;, le r&#233;confort, du bonheur tout simplement et des soins tr&#232;s concr&#232;tement&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les Rencontres musicales de la Goutte d'Or&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'association Enfance et musique a invit&#233; les m&#232;res et les enfants de ce quartier de Paris &#224; chanter des berceuses dans leur langue. Un moyen pour r&#233;investir, valoriser et transmettre sa culture d'origine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous devons transmettre et accueillir dans la maison des hommes ceux qui viennent au monde. Ainsi l'art propose-t-il &#224; chaque enfant de se reconna&#238;tre en ses formes d'expression les plus diverses (&#8230;). Il fait signe avec entrain et pudeur tout &#224; la fois, donne confiance, permet de prendre le risque de la rencontre &#187;. Ce texte de Philippe M&#233;rieu introduit le tr&#232;s beau film qui retrace les rencontres musicales de la Goutte d'Or&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Rencontres musicales &#224; la Goutte d'Or. Enfance et musique dans les quartiers (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre du contrat ville, Enfance et musique a anim&#233; pendant trois ans &#8212; de 1998 &#224; 2001 &#8212; des rencontres musicales entre les m&#232;res et les enfants des diff&#233;rentes communaut&#233;s du quartier de la Goutte d'Or &#224; Paris.&lt;a name=&#034;debut&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;#&#034; onclick=&#034;toggle('enc1');return false;&#034; title=&#034;Lire l'encadr&#233;&#034;&gt;(Lire l'encadr&#233;)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div id=&#034;enc1&#034; class=&#034;encadre&#034; style=&#034;display:none;&#034; on =&#034;toggle('enc1');return false;&#034; &gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Enfance et musique : un label de r&#233;f&#233;rence&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e en 1981, l'association Enfance et musique est un label de r&#233;f&#233;rence pour l'&#233;veil culturel et artistique du jeune enfant. &#192; la cr&#232;che, &#224; l'h&#244;pital, dans les centres de protection maternelle et infantile (PMI), les quartiers, aux c&#244;t&#233;s des professionnels de l'enfance et des parents, les musiciens animateurs et formateurs d'Enfance et musique agissent pour que &#171; la musique vivante retrouve sa place dans le quotidien de la vie des jeunes enfants &#187;. L'association produit des disques compacts, des spectacles adapt&#233;s aux jeunes enfants ; elle &#233;dite aussi des publications &#224; l'usage des parents et des professionnels de l'enfance. Centre de formation pour les professionnels, l'association organise des stages sp&#233;cifiques pour les travailleurs sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.enfancemusique.asso.fr/site/accueil.php&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Enfance et musique&lt;/a&gt; - 17, rue Etienne Marcel - 93500 Pantin. Tel. 01 48 10 30 00&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;#debut&#034;&gt;Revenir en haut de l'encadr&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;L'association a rencontr&#233; les parents et leurs enfants ensemble dans les haltes garderies, les &#233;coles, les groupes parents-enfants, les centres de protection maternelle et infantile (PMI) et les groupes d'alphab&#233;tisation. &lt;i&gt;&#171; La musique est un autre langage, une autre fa&#231;on de communiquer par l'&#233;change, le jeu sonore &#187;,&lt;/i&gt; explique Genevi&#232;ve Schneider, (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Des-chansons-pour-les-enfants-dans-le-coma' class='spip_in'&gt;lire interview&lt;/a&gt;) animatrice du projet &lt;i&gt;&#171; Quand je rencontre une femme qui ne parle pas bien le fran&#231;ais, je chante dans sa langue pour qu'elle comprenne le projet &#187;.&lt;/i&gt; Dans ce film, les femmes africaines en boubou c&#244;toient les m&#232;res arabes, fran&#231;aises, indiennes&#8230; Les enfants soufflent, grattent, tapent&#8230; dans divers petits instruments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces familles sont souvent isol&#233;es par rapport &#224; leur milieu d'origine, c&#244;toient peu d'Europ&#233;ens en dehors des travailleurs sociaux, du personnel de l'administration et - plus rarement - des instituteurs. Les chansons leur rappellent des souvenirs de leur pays.&lt;i&gt; &#171; Ces femmes et ces hommes de l'immigration ont &#224; transmettre, &#224; dire, &#224; ne pas faire oublier. Ils doivent &#234;tre aid&#233;s dans leur qualit&#233; de passeurs &#187;&lt;/i&gt;, insiste le coordinateur de l'interservice du quartier de la Goutte d'Or. &lt;i&gt;&#171; Si nous ne chantons pas, si nous ne racontons pas des histoires de chez nous, nous oublierons toute notre culture, nous ne pourrons plus rien transmettre &#224; nos enfants &#187;&lt;/i&gt;, confirme une maman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;couverte du plaisir de chanter ensemble, d'entrer en relation par la musique ou le jeu sonore quand on ne parle pas la m&#234;me langue, &#233;change de chansons de diff&#233;rentes cultures&#8230; autant de moments rendus possibles par ce projet. Des moments forts qui rendent cr&#233;atifs pour affronter un quotidien difficile et rester acteur de sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de la premi&#232;re ann&#233;e, Enfance et musique a remis aux familles une cassette avec les chansons dans diff&#233;rentes langues enregistr&#233;es par les mamans, donnant ainsi du sens au projet que certaines ne comprenaient pas bien. La cassette a accompagn&#233; les enfants vers leur premi&#232;re ann&#233;e de maternelle. Diffus&#233; dans les classes, l'enregistrement les a mis en valeur, la voix de leur m&#232;re les a s&#233;curis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &#171; La chanson touche par le rythme, la m&#233;lodie, mais aussi par les paroles parce qu'elle raconte quelque chose. Quand on est capable de traduire ces paroles, on &#233;change sur les rituels, la fa&#231;on d'&#233;lever les enfants, la vie au quotidien &#187;&lt;/i&gt;, souligne Genevi&#232;ve Schneider. Dans le film, une maman africaine confirme ces propos en traduisant une chanson, dans laquelle il est question de la place du b&#233;b&#233; dans la famille, une occasion de parler de l'&#233;ducation. Lorsque les familles arrivent de l'&#233;tranger, elles sont coup&#233;es de leur pays, de leur famille, du reste de la population du quartier. Trouver du travail, &#233;lever les enfants, lutter contre la pr&#233;carit&#233; prend du temps et de l'&#233;nergie. Elles en oublient qu'elles ont en elles une richesse qui peut les aider &#224; avancer, &#224; se situer, &#224; transmettre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un jour o&#249; une femme africaine a chant&#233; en arabe et une femme arabe en sonink&#233;, Genevi&#232;ve Schneider a eu l'id&#233;e de cr&#233;er une chorale interculturelle avec les femmes, leurs enfants et les professionnels de la petite enfance du quartier. Pari tenu. La chorale chante dans toutes les langues. &lt;i&gt;&#171; Les femmes qui prennent des cours d'alphab&#233;tisation ont pu se rendre compte qu'apprendre un vocabulaire &#233;tranger est difficile pour tout le monde &#187;&lt;/i&gt;, se f&#233;licite une formatrice en alphab&#233;tisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des rencontres dont chacun est sorti diff&#233;rent : &lt;i&gt;&#171; Il garde en lui comme des petites gouttes d'or qui l'aideront &#224; imaginer des projets autour de l'art et de la culture &#187;&lt;/i&gt;, &#233;voque Genevi&#232;ve Schneider. Gouttes d'Or, est d'ailleurs le titre choisi pour le CD&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Gouttes d'Or - Enfance et musique dans les quartiers - Livre photos - CD de (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui t&#233;moigne des actions d'Enfance et musique dans les quartiers.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Autisme et musique avec la compagnie Turbulences !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La compagnie Turbulences ! propose aux jeunes autistes, psychotiques, au personnel soignant, &#233;ducatif et &#224; des artistes de cr&#233;er des spectacles en commun. Un travail joyeux qui permet la rencontre entre l'autisme et le milieu ordinaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Studio bleu &#224; Paris. Un studio d'enregistrement o&#249; r&#233;p&#232;te la compagnie Turbulences !&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Turbulences ! 25 villa Santos Dumont - 75015 Paris. T&#233;l. 01 43 55 27 (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Filage avant de se produire le lendemain &#224; Chalon-sur-Sa&#244;ne dans le cadre d'une action men&#233;e par l'association Apai et le surlendemain sur le parvis de l'h&#244;tel de ville de Paris pour les journ&#233;es de l'autisme. La compagnie Turbulences ! rassemble 30 jeunes autistes et psychotiques &#226;g&#233;s de 16 &#224; 30 ans. Ces jeunes sont accueillis dans trois h&#244;pitaux de jour, trois instituts m&#233;dico-&#233;ducatifs, un foyer et deux centres d'aide par le travail ou encore sans structure d'accueil. Les membres du personnel soignant et &#233;ducatif et un r&#233;seau d'artistes compl&#232;tent la troupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, les jeunes arrivent par petits groupes, accompagn&#233;s de leurs &#233;ducateurs ou d'un parent. Retrouvailles avec les amis, effusions, joie. Cet apr&#232;s-midi ils chantent avec la chorale des Sept Temp&#234;tes et le groupe Les Secrets de Diego. Une chorale et un groupe de musiciens du &#171; milieu ordinaire &#187; car, depuis douze ans, le grand pari de la compagnie Turbulences ! est de m&#233;langer jeunes, soignants, &#233;ducateurs et artistes pour cr&#233;er des spectacles en commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un grand groupe se forme et chacun prend sa place, se concentre, &#233;chauffe sa voix, r&#233;alise quelques vocalises, sous la houlette de Marjolaine Ott, chef de ch&#339;ur de la chorale des Sept Temp&#234;tes. La jeune femme brune frappe un petit coup avec le diapason sur sa jambe, le porte &#224; son oreille, donne le ton. Concentration, discipline, chants de sons plus que de paroles et m&#234;me canons impeccables.&lt;i&gt; &#171; Impressionnant pour une premi&#232;re fois et pour des jeunes qui ont peur du changement &#187;&lt;/i&gt;, souffle un membre de la chorale. Le groupe chante ensuite un tr&#232;s beau chant g&#233;orgien et finit par &#171; Couleur caf&#233; &#187;, de Serge Gainsbourg. Les yeux brillent. L'&#233;nergie et la joie circulent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jeunes r&#233;p&#232;tent maintenant avec Les Secrets de Diego, un groupe de chanson rock. Ces musiciens se produisent sur sc&#232;ne dans le cadre des journ&#233;es de l'autisme et ont invit&#233; les Turbulents &#224; se joindre &#224; eux pour une chanson &#171; La maison de r&#234;ve &#187;. Ils ont d&#233;j&#224; r&#233;p&#233;t&#233; ensemble quelques fois. Une batteuse, un guitariste, un pianiste, un bassiste et &#201;lie Ab&#233;c&#233;ra le chanteur du groupe se mettent en place. La chanson parle d'un r&#234;ve, &#201;lie Ab&#233;c&#233;ra incite chacun &#224; chanter doucement, justement parce qu'il s'agit d'un r&#234;ve. &#171; Faut pas r&#233;veiller les voisins &#187;, illustre une jeune femme autiste pour pr&#233;ciser le message. &#171; Faut pas r&#233;veiller le b&#233;b&#233; &#187;, encha&#238;ne une autre. En arc de cercle, face aux musiciens, les jeunes r&#233;p&#232;tent le refrain une bonne quinzaine de fois. &#171; Elle r&#234;ve d'une maison/toujours de &#231;a elle r&#234;ve/d'une maison sans raison/dans un jardin anglais &#187;, chante &#201;lie Ab&#233;c&#233;ra en montrant dans un joli ballet de mains les diff&#233;rentes tonalit&#233;s. Il veut un r&#233;sultat impeccable et chacun se plie sans broncher &#224; cette exigence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bout d'une heure, Samir r&#233;clame une petite r&#233;cr&#233;ation pour chanter &#171; Billie Jeane &#187; de Mickael Jackson, que tout le monde reprend en ch&#339;ur, en dansant. Cela fait beaucoup rire la jeune Patricia qui confie que personnellement, elle &#171; pr&#233;f&#232;re nettement H&#233;l&#232;ne S&#233;gara &#187;, dont elle conna&#238;t &#171; toutes les chansons par c&#339;ur &#187; Apr&#232;s cette pause d&#233;fouloir, la r&#233;p&#233;tition reprend dans la plus grande concentration. &#201;lie Ab&#233;c&#233;ra semble ravi de la s&#233;ance. &lt;i&gt;&#171; Je suis tr&#232;s touch&#233; par le travail de la compagnie Turbulences ! &#187;&lt;/i&gt;, confie-t-il. &lt;i&gt;&#171; C'est tr&#232;s &#233;mouvant de chanter avec eux et en fait tr&#232;s facile, tr&#232;s naturel, on ne se pose pas de question. C'est important de faire des choses ensemble. Il n'existe presque pas de structures pour les personnes autistes, les malades sont quasiment cach&#233;s, ils font peur. La compagnie Turbulences ! leur permet de rencontrer les autres &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la r&#233;alisation du projet artistique de la compagnie, les jeunes suivent plusieurs ateliers anim&#233;s par des professionnels de haut niveau : chant, tai-chi, capoeira (danse de combat br&#233;silienne), batucada (percussions br&#233;siliennes), th&#233;&#226;tre, pratique instrumentale (percussions, piano). Turbulences ! a d&#233;j&#224; jou&#233; dans de nombreux th&#233;&#226;tres et festivals, notamment &#224; Avignon et lors des rencontres polyphoniques de Calvi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a 20 ans, Philippe Duban, le cr&#233;ateur de la compagnie, rencontre Howard Buten, psychologue clinicien, sp&#233;cialiste des personnes autistes, clown et musicien. Alors tout jeune com&#233;dien, Philippe Duban, vient d'un th&#233;&#226;tre militant du nord de la France.&lt;i&gt; &#171; Je souhaitais confronter l'outil th&#233;&#226;tral &#224; un projet artistique avec une vocation sociale et politique, impliqu&#233; dans la vie de la cit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, &#233;voque-t-il. Il travaille quelque temps avec Howard Buten et en 1991, Mo&#239;se Assouline, psychiatre &#224; l'h&#244;pital Santos Dumont (Paris), lui propose d'animer un atelier de th&#233;&#226;tre pour les jeunes autistes et psychotiques qui connaissent les institutions depuis plusieurs ann&#233;es, de cr&#233;er des passerelles vers le milieu ordinaire, mettre en lien les jeunes avec un r&#233;seau d'artistes professionnels, monter des spectacles et les produire tant en France qu'&#224; l'&#233;tranger. &lt;i&gt;&#171; Nous ne cherchons pas &#224; r&#233;aliser un travail th&#233;rapeutique aupr&#232;s de ces jeunes, m&#234;me si ce travail a effectivement des incidences th&#233;rapeutiques. Notre souhait principal est leur rencontre avec le milieu ordinaire par la m&#233;diation artistique &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise le cr&#233;ateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chant s'impose vite en parall&#232;le au th&#233;&#226;tre. &lt;i&gt;&#171; Dans le groupe, neuf nationalit&#233;s diff&#233;rentes sont repr&#233;sent&#233;es. Nous avons choisi le chant des pays du monde qui ne n&#233;cessite ni connaissance du solf&#232;ge ni ma&#238;trise parfaite du langage. Chanter des airs de leur pays d'origine est tr&#232;s porteur pour ces jeunes &#187;&lt;/i&gt;. Puis Philippe Duban a introduit d'autres disciplines compl&#233;mentaires au travail du th&#233;&#226;tre et de la voix, comme le tai-chi. &lt;i&gt;&#171; Lors d'un voyage en Chine, j'ai vu toute la population, toutes tranches d'&#226;ges confondues, pratiquer cette gymnastique tr&#232;s lente le matin en plein air. J'ai propos&#233; des ateliers de tai-chi aux jeunes car cette discipline permet un travail sur le corps simple bas&#233; sur le copiage des gestes et mouvements. Elle aide &#224; rel&#226;cher les tensions musculaires et &#224; gagner en fluidit&#233; &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'apportent les diff&#233;rents ateliers aux jeunes ? &lt;i&gt;&#171; La rencontre entre eux. Ils sont tr&#232;s heureux de retrouver leurs amis des autres institutions &#224; chaque atelier. Contrairement &#224; ce qu'on peut penser parfois de l'autisme, certains jeunes sont tr&#232;s friands de communication. Les ateliers r&#233;guliers apportent une forme de continuit&#233;, de stabilit&#233; dans le travail. Enfin, nos spectacles les am&#232;nent &#224; se produire en public et &#224; voyager. Leur go&#251;t pour le spectacle et le voyage est tr&#232;s fort &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le regard des jeunes sur eux-m&#234;mes change : &lt;i&gt;&#171; Je crois qu'ils &#233;prouvent une forme de valorisation, ils marquent &#224; l'&#233;vidence une grande sensibilit&#233; aux applaudissements&#8230; &#187;&lt;/i&gt;, remarque Philippe Duban. Le regard des travailleurs sociaux aussi se transforme : &lt;i&gt;&#171; les rapports avec les jeunes deviennent transversaux pendant l'atelier le temps d'un apprentissage commun, nourris du m&#234;me projet &#224; d&#233;fendre &#187;&lt;/i&gt;. Les parents sont, eux, sensibles au regard d'une autre nature port&#233; sur leur enfant : ni compassion, ni piti&#233;, ni rejet. Enfin, le questionnement du public est suscit&#233; par le flou sur sc&#232;ne des rep&#232;res habituels concernant la folie. &lt;i&gt;&#171; Finalement il s'agit plut&#244;t alors d'accepter davantage la ressemblance que la diff&#233;rence &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi ce nom Turbulents ? &#171; &lt;i&gt; Les jeunes de la troupe sont tr&#232;s vivants ! Ils n'h&#233;sitent pas &#224; rire et &#224; chanter sans complexe &#187;&lt;/i&gt;, sourit Philippe Duban. Un mot &#233;galement riche de symboles culturels. C'est ainsi qu'on nomme certains signes cliniques apparent&#233;s &#224; la folie dans des r&#233;gions d'Afrique. On consid&#232;re que si l'&#226;me de ces personnes est d&#233;rang&#233;e c'est parce qu'elle accueille celle de tous les anc&#234;tres. Au Canada aussi le terme &#171; turbulent &#187; est employ&#233; &#224; la place du vocabulaire m&#233;dical. Une autre fa&#231;on de voir les choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s 12 ann&#233;es d'exp&#233;rience, Turbulences ! travaille &#224; l'ouverture d'un lieu de vie et de cr&#233;ation &#224; Paris avec un centre d'aide par le travail (CAT) et un module section d'adaptation sp&#233;cialis&#233;e (SAS). Philippe Duban nous pr&#233;sente la jeune Valentine. &lt;i&gt;&#171; Elle a l'oreille absolue. Lorsque notre chef de ch&#339;ur est absent, elle le remplace. Elle n'a m&#234;me pas besoin de diapason. Nous tenons absolument &#224; ce que cette jeune femme trouve une place de p&#233;dagogue dans ce futur centre et qu'elle soit r&#233;mun&#233;r&#233;e pour son travail &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 29 juin 2003, la compagnie s'envole vers Zv&#233;nigorod au nord de Moscou pour un spectacle &#171; d&#233;ambulatoire &#187; qui associe jeunes Turbulents, parents, artistes, musiciens, chanteurs et&#8230; chevaux. La vie de Tchekhov sera le guide de cette balade po&#233;tique et musicale. &lt;i&gt;&#171; Ses qualit&#233;s de probit&#233;, de modestie, de simplicit&#233;, son effort incessant pour s'affiner, se discipliner, son amour de l'autre, sa lutte contre la maladie et les soucis, son engagement comme l'un des premiers d&#233;fenseurs des droits de l'homme, en font un partenaire privil&#233;gi&#233; au prolongement de notre aventure humaine &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La musique dans un club de pr&#233;vention&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lise Nathanson, coordinatrice de l'&#233;quipe de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e du Canal, dans le XIXe arrondissement de Paris (OPEJ), &#233;voque son exp&#233;rience d'un atelier musical avec des pr&#233;-ados et des adolescents. Si le rap, qui est un combat social, a sa place dans l'atelier, il est indispensable de leur r&#233;v&#233;ler qu'il existe autre chose et qu'ils peuvent r&#233;ussir ensemble un spectacle de qualit&#233;. Une reconnaissance extr&#234;mement gratifiante pour ces jeunes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les pratiques &#233;ducatives qui ont motiv&#233; la cr&#233;ation d'un atelier musique au sein de votre club de pr&#233;vention ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une des missions principales de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e est la lutte contre la marginalisation et l'exclusion sociales des adolescents. Les chemins qui conduisent &#224; cet objectif sont divers ; l'un d'eux passe par l'acc&#232;s &#224; la culture et l'expression artistique des adolescents les plus expos&#233;s ; c'est une fa&#231;on selon nous de les aider &#224; prendre leur destin&#233;e en mains, de se l'approprier et de pouvoir la transformer. C'est ainsi que depuis 1999 nous avons mis en place au sein du club de pr&#233;vention, des ateliers &#233;criture, th&#233;&#226;tre, arts plastiques&#8230; et musique. Parmi ces diff&#233;rents ateliers, les ateliers musique - il y en a eu deux - ont &#233;t&#233; les plus sollicit&#233;s ; par ailleurs, depuis quelques ann&#233;es, notre &#233;quipe compte parmi les &#233;ducateurs, des musiciens particuli&#232;rement motiv&#233;s par la mise en place de ce type d'ateliers ; m&#234;me si au final, nous faisons appel &#224; un musicien professionnel pour animer l'atelier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En quoi ces ateliers ont-ils consist&#233; ? Peuvent-ils favoriser chez des jeunes en difficult&#233;, une pacification avec leur milieu familial, scolaire, ou leur environnement social ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re exp&#233;rience que nous avons men&#233;e a concern&#233; un groupe mixte de huit pr&#233;-adolescents de 10-13 ans qui avaient exprim&#233; le souhait de r&#233;aliser un spectacle musical, au cours duquel ils chanteraient ; leurs r&#233;f&#233;rences &#233;taient &#8212; actualit&#233; m&#233;diatique oblige &#8212; Star Academy et la com&#233;die musicale du moment. Nous avons d&#233;cid&#233; de partir de leurs envies, tout en leur montrant le travail et la rigueur n&#233;cessaires &#224; la r&#233;alisation d'un tel projet, (apprentissage des textes, effort de concentration, r&#233;p&#233;titions nombreuses, cr&#233;ation collective de musiques&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait loin de ce qu'ils avaient imagin&#233; &#8212; et de ce que la Star Academy leur avait fait croire ! &#8212; ; plusieurs enfants ont d&#251; surmonter leur appr&#233;hension et leur difficult&#233; &#224; lire des textes, beaucoup avaient du mal &#224; se concentrer&#8230; Malgr&#233; tout, ils ont finalement donn&#233; une repr&#233;sentation de leur spectacle dans un vrai th&#233;&#226;tre du XIXe arrondissement (CyberAct) et le public a vraiment appr&#233;ci&#233; ; cette reconnaissance sociale de leur travail a &#233;t&#233; pour eux extr&#234;mement gratifiante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette exp&#233;rience a permis &#224; ces pr&#233;-adolescents de r&#233;aliser combien il peut &#234;tre agr&#233;able de travailler ensemble, &#224; condition de s'&#233;couter &#8212; musicalement et humainement parlant &#8212;. Enfin l'animatrice de cet atelier leur a fait d&#233;couvrir d'autres chansons fran&#231;aises et qu&#233;b&#233;coises, soucieuse, comme nous-m&#234;mes, de prendre en consid&#233;ration leurs d&#233;sirs, en mati&#232;re de chansons mais aussi de les ouvrir &#224; d'autres univers musicaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me exp&#233;rience, toujours en cours, concerne un groupe de six gar&#231;ons &#226;g&#233;s de 14 &#224; 16 ans, qui avaient d&#233;j&#224; particip&#233; &#224; un camp organis&#233; par nous-m&#234;mes, l'&#233;t&#233; pr&#233;c&#233;dent, et qui avaient exprim&#233; &#224; plusieurs reprises l'envie d'enregistrer du rap. Il s'agit d'un groupe d'adolescents du m&#234;me quartier, se pr&#233;sentant volontiers comme une bande de la rue X&#8230;, unis apparemment pour le meilleur et pour le pire. Ces adolescents sont presque tous scolaris&#233;s dans le m&#234;me coll&#232;ge, et nous recevons r&#233;guli&#232;rement des coups de t&#233;l&#233;phone des conseillers d'&#233;ducation, parce qu'un de ces adolescents vient de se faire renvoyer &#224; la suite de violences ou qu'ils ne savent plus quoi faire avec un autre qui refuse toute autorit&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, proposer &#224; ces adolescents un atelier musique a rev&#234;tu alors plusieurs sens, notamment celui de maintenir un contact positif co&#251;te que co&#251;te avec eux pour tenter de les aider &#224; trouver une identit&#233; individuelle et groupale autre que sur le mode de la d&#233;linquance, mais aussi leur permettre de r&#233;aliser un r&#234;ve, en leur proposant un cadre s&#233;curisant et exigeant, afin qu'ils reprennent confiance en eux-m&#234;mes&#8230; et dans les adultes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette rencontre entre jeunes des quartiers et &#233;ducateurs avec la musique passe-t-elle obligatoirement par le rap ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certainement pas, il faut veiller &#224; ne pas proposer du rap &#224; ces jeunes par facilit&#233;, de fa&#231;on syst&#233;matique et d&#233;magogique, ce qui les enfermerait et les stigmatiserait encore davantage. Pourtant le rap est selon nous, autre chose qu'une mode des banlieues ; m&#234;me s'il est actuellement r&#233;cup&#233;r&#233; commercialement, d&#233;vi&#233; de sa fonction premi&#232;re de combat social, et souvent d&#233;pouill&#233; de ce qui fait sa force et son originalit&#233; artistique&#8230; Et puis, vraiment, rien n'emp&#234;che de faire du rap avec des adolescents un jour, et de les emmener un autre jour &#233;couter une symphonie de Mozart&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Rencontres musicales &#224; la Goutte d'Or. Enfance et musique dans les quartiers - R&#233;alisation Ana Sanchez - Vid&#233;o de 28 minutes, 2001, (30 &#8364;). Enfance et musique - 17, rue Etienne Marcel - 93500 Pantin. Tel. 01 48 10 30 00&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Gouttes d'Or - Enfance et musique dans les quartiers - Livre photos - CD de partage et &#233;change de chansons de cultures diff&#233;rentes dans le quartier de la Goutte d'Or (Paris), &#224; la cit&#233; des 4000 (La Courneuve) et dans le quartier Monplaisir (Angers), 2000, (23 &#8364;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.turbulences.net/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Turbulences !&lt;/a&gt; 25 villa Santos Dumont - 75015 Paris. T&#233;l. 01 43 55 27 81&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Des chansons pour les enfants dans le coma</title>
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&lt;p&gt;Genevi&#232;ve Schneider est guitariste et responsable des &#171; Actions-h&#244;pital handicap &#187; de l'association Enfance et musique. Elle retrace l'action-formation men&#233;e dans le service de p&#233;diatrie, r&#233;animation, r&#233;&#233;ducation neuro-respiratoire du professeur Estournet-Mathiaud de l'h&#244;pital Raymond Poincar&#233; &#224; Garches &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelle action-formation avez-vous men&#233;e dans ce service de p&#233;diatrie ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Le service accueille des enfants pr&#233;sentant des pathologies lourdes et longues, de la phase aigu&#235; en r&#233;animation au retour &#224; domicile. (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-670-" rel="tag"&gt;670&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Genevi&#232;ve Schneider est guitariste et responsable des &#171; Actions-h&#244;pital handicap &#187; de l'association Enfance et musique. Elle retrace l'action-formation men&#233;e dans le service de p&#233;diatrie, r&#233;animation, r&#233;&#233;ducation neuro-respiratoire du professeur Estournet-Mathiaud de l'h&#244;pital Raymond Poincar&#233; &#224; Garches&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle action-formation avez-vous men&#233;e dans ce service de p&#233;diatrie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le service accueille des enfants pr&#233;sentant des pathologies lourdes et longues, de la phase aigu&#235; en r&#233;animation au retour &#224; domicile. En 1994, Enfance et musique a form&#233; une &#233;quipe de 13 soignants : infirmi&#232;res, ergoth&#233;rapeutes, aides-soignants, kin&#233;sith&#233;rapeutes, orthophonistes, pu&#233;ricultrices&#8230; 3 jours par mois pendant 8 mois. En 1995, l'association a form&#233; une seconde &#233;quipe. La formation permet aux soignants d'acqu&#233;rir un r&#233;pertoire de chansons. Elle les am&#232;ne &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; la pertinence de chanter pour les enfants du service, &#224; savoir &#224; quel moment le faire et &#224; quel moment respecter le silence, &#224; &#234;tre &#224; l'&#233;coute tant de l'enfant que du service. Nous apprenons aussi &#224; l'&#233;quipe &#224; utiliser les instruments de musique. Le pari ? Imaginer comment la musique peut mobiliser chacun dans le quotidien pour s'exprimer, communiquer, partager, soutenir et renforcer le chemin des enfants vers la vie&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment avez-vous &#233;t&#233; amen&#233;e &#224; chanter pour les enfants dans le coma ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre de la formation, je chantais pour les enfants en r&#233;&#233;ducation. Je l'ai ensuite fait en service de postr&#233;animation pour des enfants dans le coma depuis des ann&#233;es, qui n'en sortiront peut-&#234;tre jamais. Dans ce service, on invite les soignants &#224; parler aux enfants mais au bout de six mois, quand ils ont l'impression que l'enfant n'a aucune r&#233;action, ils se sentent forc&#233;ment d&#233;mobilis&#233;s. Il est tr&#232;s difficile de savoir &#224; quel stade se trouve l'enfant dans sa perception du monde. Devant un enfant qui a perdu les moyens d'exprimer ce qu'il ressent, nous sommes partis du pr&#233;suppos&#233; qu'il entend et a besoin, comme tout un chacun, d'un environnement et d'une relation qui lui donnent une app&#233;tence &#224; vivre. Lorsqu'on chante, on n'attend pas de r&#233;ponse particuli&#232;re. La chanson permet ainsi de r&#233;introduire la parole et de renouer la relation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un jour, une psychologue m'a demand&#233; de chanter pour Coralie, une fillette, dans le coma depuis peu, &#224; la suite d'un accident. Sans rien conna&#238;tre de son histoire, j'ai chant&#233; une version guadeloup&#233;enne de &#171; A la claire fontaine &#187; et une chanson en espagnol. La fillette &#233;tait d'origine espagnole et son accident avait eu lieu en Guadeloupe. Cette co&#239;ncidence peut sembler &#233;trange, mais je pense qu'elle est li&#233;e &#224; une observation intense qui permet de saisir inconsciemment des informations donn&#233;es par l'environnement de l'enfant (son nom de famille &#233;crit quelque part, par ex.). Le premier jour, Coralie a ouvert un &#339;il, le second jour l'autre. Le troisi&#232;me jour correspondait &#224; la fin de l'action-formation, la kin&#233;sith&#233;rapeute a pris le relais. &#192; son r&#233;veil, Coralie a chant&#233; avant de parler : &#171; Au clair de la lune, pr&#234;te-moi ma plume &#187;. S'est-elle appropri&#233; cette plume que la chanson lui proposait ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'avez-vous conclu de ces premi&#232;res rencontres avec les enfants dans le coma ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai senti qu'une relation avec ces enfants est possible mais sur un mode diff&#233;rent de communication et de perception du n&#244;tre. Il s'agit d'une relation &#233;motionnelle, sensorielle, proche de ce qui s'observe dans les interactions avec le tout-petit. La musique est un &#233;l&#233;ment tr&#232;s simple pour guetter les r&#233;actions d'un enfant dans le coma. Une chanson dure entre une minute et demie et trois minutes. En chantant, on s'adresse &#224; l'enfant, et parfois on aper&#231;oit de toutes petites r&#233;actions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand vous chantiez pour des enfants dans le coma, quelles &#233;taient leurs r&#233;actions ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons suivi deux enfants. Thierry, un enfant de 12 ans, victime d'un grave traumatisme cr&#226;nien et Romain, un adolescent dans le coma suite &#224; une anoxie c&#233;r&#233;brale (arr&#234;t d'oxyg&#233;nation du cerveau). Pour Thierry, j'ai chant&#233; &#171; Les Mimis &#187; de Steve Waring. Dans le refrain, on produit des bruits de baisers. Quand il est sorti du coma, Thierry attrapait le bras des gens et l'embrassait en faisant le m&#234;me bruit que les baisers de la chanson. &#171; Mimis &#187; a &#233;t&#233; le premier mot qu'il a prononc&#233; au r&#233;veil.&lt;br class='manualbr' /&gt;La premi&#232;re fois que j'ai chant&#233; pour Romain, les battements de son c&#339;ur ont suivi mes diff&#233;rents tempos. Heureusement, je n'&#233;tais pas seule ! Des t&#233;moins l'ont entendu aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment se d&#233;roulent les s&#233;ances de chanson ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont des s&#233;ances r&#233;guli&#232;res (m&#234;me jour, m&#234;me heure, m&#234;me lieu) qui r&#233;tablissent une continuit&#233;, un rep&#232;re dans le temps. La personne de l'&#233;quipe qui va chanter pour l'enfant commence toujours par la m&#234;me chanson et lui parle &#171; Je vais te chanter Ani, couni&#8230; &#187;. La musique facilite la prise en charge de l'enfant dans le coma dans une relation de plaisir partag&#233;. On fait sentir &#224; l'enfant les vibrations, l'intensit&#233; de la voix en mettant sa main sur notre larynx ou nos l&#232;vres pendant qu'on chante. On peut &#233;galement lui faire sentir les vibrations des instruments (guitare, piano &#224; pouce&#8230;) et marquer les diff&#233;rents rythmes avec sa main. La chanson aide si une interaction s'op&#232;re entre la personne qui chante et l'enfant. Le chanteur s'accorde &#224; l'enfant. Apr&#232;s un temps de silence et d'&#233;coute, l'enfant devient lui-m&#234;me &#233;metteur de signes - si petits soient-ils - que le chanteur reprend dans une parole ou une nouvelle m&#233;lodie pour signifier qu'il a bien entendu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement &#224; ces s&#233;ances individuelles, plusieurs membres de l'&#233;quipe se retrouvent en service de r&#233;animation pour partager un temps de musique en commun avec les enfants, les parents et les soignants : chansons, jeux de doigts et comptines pour les plus petits. Au son des voix viennent s'ajouter les sonorit&#233;s de petits instruments tr&#232;s l&#233;gers fabriqu&#233;s au cours du stage d'Enfance et musique et adapt&#233;s aux difficult&#233;s motrices des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment r&#233;agissent les parents ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains reprennent les chansons avec nous, d'autres r&#233;&#233;coutent l'enregistrement de la chanson avec l'enfant en notre absence. Savoir que l'enfant entend ce qui se passe &#224; l'ext&#233;rieur les encourage &#233;norm&#233;ment. Dans les services de r&#233;animation, on passe couramment des cassettes aux enfants, avec les bruits de la maison et la voix des membres de la famille. Nous insistons sur le fait qu'il faut que le parent soit pr&#233;sent lorsque cette cassette passe, qu'il dise &#224; l'enfant &#171; je vais te faire entendre les bruits de la maison &#187; et qu'il le pr&#233;vienne quand la cassette s'arr&#234;te pour &#233;viter la confusion. Il ne faut pas non plus passer &#224; l'enfant une cassette avec la voix de sa m&#232;re en pr&#233;sence d'une autre personne qui va le toucher, toujours pour &#233;viter la confusion. M&#234;me les parents qui au d&#233;part doutent que l'enfant puisse entendre, s'accrochent &#224; la musique parce qu'elle est humanisante, surtout en r&#233;animation, monde de machines, de souffleries, de bips et d'alarmes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Vivre en cr&#232;che - Rem&#233;dier aux douces violences</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Vivre-en-creche-Remedier-aux-douces-violences</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Enfance</dc:subject>
		<dc:subject>670</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Aujourd'hui, un enfant sur trois conna&#238;t la cr&#232;che collective, familiale ou parentale ou la halte-garderie. Son &#233;veil et sa stimulation sont au centre des pr&#233;occupations des adultes qui y travaillent. Mais, insidieusement, une d&#233;rive s'est install&#233;e, faite de routine et de gestes rapides, de commentaires n&#233;gatifs et de mots blessants. Ce n'est pas de la maltraitance ni encore moins de la n&#233;gligence, juste des instants &#233;ph&#233;m&#232;res o&#249; le professionnel n'est plus dans la relation &#224; l'enfant, o&#249; il se laisse (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L103xH150/arton139-7fe96.jpg?1694360284' width='103' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui, un enfant sur trois conna&#238;t la cr&#232;che collective, familiale ou parentale ou la halte-garderie. Son &#233;veil et sa stimulation sont au centre des pr&#233;occupations des adultes qui y travaillent. Mais, insidieusement, une d&#233;rive s'est install&#233;e, faite de routine et de gestes rapides, de commentaires n&#233;gatifs et de mots blessants. Ce n'est pas de la maltraitance ni encore moins de la n&#233;gligence, juste des instants &#233;ph&#233;m&#232;res o&#249; le professionnel n'est plus dans la relation &#224; l'enfant, o&#249; il se laisse emporter par un jugement un a priori, une &#233;tiquette, pla&#231;ant l'enfant en situation d'ins&#233;curit&#233; affective. Cela peut prendre la forme de rythmes impos&#233;s syst&#233;matiquement (tout le monde fait la sieste, joue dans la cour, mange ou est chang&#233; en m&#234;me temps), l'absence de repr&#233;sentation de l'acte qui va &#234;tre pos&#233; (on ne dit pas &#224; l'enfant ce que l'on va lui faire), paroles irrespectueuses sur l'enfant (appel&#233; par des diminutifs parfois peu &#233;logieux ou rudoy&#233; pour avoir &#171; encore fait dans ses couches &#187;) ou ses parents (mal jug&#233;s car par exemple arrivant toujours en retard).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, l'enfant a besoin, pour grandir dans de bonnes conditions, de relations stables et respectueuses. C'est &#224; partir de ces liens de confiance avec l'adulte qu'il se construit. &#171; Il ne s'agit pas de faire le proc&#232;s de toutes ces professions qui accueillent l'enfant, ni de d&#233;nigrer le travail effectu&#233; tous les jours dans les collectivit&#233;s. Il est n&#233;cessaire de susciter des questionnements &#187; (p.28). Les premi&#232;res explications possibles sont d'ordre institutionnel : rythme de journ&#233;e bien trop soutenu, trop grand nombre d'enfants inscrits rendant la disponibilit&#233; plus difficile, budget limit&#233;, espace statique qui n'&#233;volue pas, architecture mal adapt&#233;e. Mais ce n'est pas parce que le quota d'enfants explose, que les subventions sont supprim&#233;es, que la coll&#232;gue est encore absente et que les locaux sont vraiment trop mal fichus, que cela justifie de se d&#233;charger sur l'enfant. Les professionnels s'enferment parfois dans ce qu'ils ont &#224; faire, sans &#233;changer entre elles (les salari&#233;es sont &#224; 98 %, des femmes) et encore moins innover.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trop souvent, l'organisation est satur&#233;e de rep&#232;res difficilement modifiables. Autres causes, des parents parfois exigeants et rigides qui font pression et des enfants qui peuvent pousser les professionnels hors de leurs limites (caract&#232;re tr&#232;s fort, physique ingrat). Bien s&#251;r, il n'existe pas de solution unique pour rem&#233;dier &#224; cette situation. Analyser ces douces violences est un travail de longue haleine qui n&#233;cessite de la patience et beaucoup d'honn&#234;tet&#233; vis-&#224;-vis de soi-m&#234;me. C'est ce que l'auteur propose dans les formations qu'elle assure. Elle &#233;voque quelques pistes d'action : am&#233;nager des temps de parole au sein de l'&#233;quipe, d&#233;finir ce qu'est une position professionnelle, analyser ses pratiques et surtout accepter de se remettre en cause.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Chronique Sociale, 2003 (80 p. ; 12,5 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>O&#249; commence la violence ?</title>
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		<dc:date>2003-06-18T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Violence</dc:subject>
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&lt;p&gt;Il est courant d'entendre dire que la violence est un mode relationnel qui s'est &#224; la fois rajeuni et banalis&#233;. On trouvera dans le dernier livre de Danielle Dalloz une r&#233;ponse tout &#224; fait passionnante. L'auteur, en effet, n'h&#233;site pas &#224; situer l'origine de cette situation dans la violence de plus en plus pr&#233;coce que subit l'enfant. Cela commence par l'entr&#233;e &#224; l'&#233;cole maternelle, d&#232;s les 2 ans. Proposer un accueil collectif &#224; un &#226;ge o&#249; l'enfant a encore besoin de l'intimit&#233; et de la s&#233;curisation du milieu (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L97xH150/arton140-9304f.jpg?1694360284' width='97' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est courant d'entendre dire que la violence est un mode relationnel qui s'est &#224; la fois rajeuni et banalis&#233;. On trouvera dans le dernier livre de Danielle Dalloz une r&#233;ponse tout &#224; fait passionnante. L'auteur, en effet, n'h&#233;site pas &#224; situer l'origine de cette situation dans la violence de plus en plus pr&#233;coce que subit l'enfant. Cela commence par l'entr&#233;e &#224; l'&#233;cole maternelle, d&#232;s les 2 ans. Proposer un accueil collectif &#224; un &#226;ge o&#249; l'enfant a encore besoin de l'intimit&#233; et de la s&#233;curisation du milieu familial, constitue une agression inou&#239;e. L'obliger &#224; &#234;tre propre avant que sa maturation physiologique ne le lui permette, le contraindre &#224; partager avant qu'il ait une v&#233;ritable conscience de lui-m&#234;me, c'est le pr&#233;parer au refus de l'autre et &#224; la r&#233;volte face &#224; toute r&#232;gle collective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela continue lorsqu'une hospitalisation est n&#233;cessaire : trop souvent, l'enfant est per&#231;u comme porteur d'un sympt&#244;me, alors qu'avant de b&#233;n&#233;ficier d'un soin, il a surtout besoin de recevoir un regard et une &#233;coute et d'&#234;tre destinataire d'une parole. Car, si le b&#233;b&#233; est introduit dans l'humanit&#233;, c'est au travers de la m&#233;diatisation par la voix : &#171; Plus nous enrichissons le vocabulaire d'un enfant, plus nous l'humanisons, plus nous lui offrons la possibilit&#233; de penser avant d'agir &#187; (p.64).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais comment lui permettre d'entrer dans la communication, si on lui colle en permanence une t&#233;tine ? C'est tellement plus simple de fermer l'orifice qui crie plut&#244;t que de prendre le temps de parler, d'&#233;couter, d'accompagner un chagrin et de consoler. D'autant que l'acte de t&#233;ter cr&#233;ant une s&#233;cr&#233;tion d'endorphine qui euphorise et engendre une sensation de bien-&#234;tre, la t&#233;tine permet donc &#224; l'enfant de combler sa souffrance, mais en se refermant sur lui. L'entourage du b&#233;b&#233; semble surtout pr&#233;occup&#233; d'&#233;viter toute frustration pouvant d&#233;clencher ses col&#232;res. Mauvaise pioche ! Tout au contraire, il est n&#233;cessaire qu'il soit confront&#233; aux limites et aux rep&#232;res. S'il peut tout faire, tout toucher, tout prendre sans la but&#233;e de l'interdit, le monde ne se diff&#233;renciera pas pour lui. Il restera dans un chaos pulsionnel et sera prisonnier de ses tensions. Loin de le quitter facilement, la col&#232;re deviendra un mode relationnel, la violence surgissant alors du seul fait que le parent ne satisfait pas &#224; sa demande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre source de difficult&#233;, une symbiose prolong&#233;e entre la m&#232;re et son enfant qui peut provoquer une haine cherchant &#224; faire imploser cette dualit&#233; enfermante. Car &#171; si toute vie commence par une ali&#233;nation &#224; l'autre, toute vie ne peut prendre son essor, sa mesure qu'en se d&#233;sali&#233;nant de l'autre &#187; (p. 52). Il faut apprendre &#224; se s&#233;parer, non pour soulager l'adulte tut&#233;laire, mais pour vivre la fiert&#233; et la jubilation de s'assumer seul. &#201;lever un enfant c'est l'aider &#224; s'autonomiser et ne pas le bl&#226;mer pour ses comportements mal ajust&#233;s, mais l'aider &#224; les d&#233;passer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Albin Michel, 2003 (170 p. ; 15 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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