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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Un projet ambitieux de la Vall&#233;e de La Maurienne : gravure, solidarit&#233; et insertion</title>
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		<title>Solid'Art, un projet ambitieux pour la vall&#233;e de la Maurienne</title>
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		<dc:subject>Entreprise d'insertion</dc:subject>
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&lt;p&gt;D&#233;marr&#233; il y a dix ans, le projet de l'association Solid'Art est tr&#232;s ambitieux : construire, avec les habitants de la vall&#233;e de la Maurienne, la plus grande &#339;uvre d'art collective du monde et l'exposer &#224; flanc de montagne. Un projet qui n&#233;cessite la cr&#233;ation de 42 000 pi&#232;ces r&#233;alis&#233;es par le plus grand nombre de personnes et en particulier par celles qui sont en difficult&#233; sociale. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est un projet fou. 42 000 pi&#232;ces en aluminium &#8212; autant que d'habitants dans la vall&#233;e de la Maurienne ! &#8212; seront assembl&#233;es (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D&#233;marr&#233; il y a dix ans, le projet de l'association Solid'Art est tr&#232;s ambitieux : construire, avec les habitants de la vall&#233;e de la Maurienne, la plus grande &#339;uvre d'art collective du monde et l'exposer &#224; flanc de montagne. Un projet qui n&#233;cessite la cr&#233;ation de 42 000 pi&#232;ces r&#233;alis&#233;es par le plus grand nombre de personnes et en particulier par celles qui sont en difficult&#233; sociale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est un projet fou. 42 000 pi&#232;ces en aluminium &#8212; autant que d'habitants dans la vall&#233;e de la Maurienne ! &#8212; seront assembl&#233;es &#224; flanc de montagne pour constituer l'une des plus grandes &#339;uvres d'art contemporain collectives du monde. 42 000 raisons d'esp&#233;rer puisque chaque pi&#232;ce sera grav&#233;e par des personnes en voie de r&#233;insertion et participera ainsi &#224; leur donner du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; 10 ans pile que Yves Pasquier, pr&#233;sident de Solid'Art&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Solid'Art Maurienne - 164, avenue Henri Falcoz - 73300 Saint-Jean-de-Maurienne.' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, a lanc&#233; ce projet qui doit voir son aboutissement en 2006. Un projet &#171; compl&#232;tement fou &#187;, de l'avis de tous, mais qui a suscit&#233; beaucoup d'enthousiasme et de solidarit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Saint-Jean de Maurienne, petite ville savoyarde de 10 000 habitants, dans la boutique aux murs rouge de Solid'Art, Yves Pasquier nous raconte comment il en est arriv&#233; l&#224;. En 1980, cet &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; et son &#233;pouse &#201;lisabeth sont volontaires &#224; ATD Quart Monde, charg&#233;s de conduire et d'animer la r&#233;habilitation d'une cit&#233; tr&#232;s d&#233;grad&#233;e du XIIIe arrondissement de Paris. Leur mission : veiller &#224; ce que le projet parte r&#233;ellement des souhaits des habitants et que les plus pauvres ne soient pas chass&#233;s. Yves Pasquier constate avec &#233;tonnement que le premier d&#233;sir des locataires est de &#171; montrer que quelque chose de beau, r&#233;alis&#233; ensemble, peut sortir de ce quartier pourri &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi na&#238;t un spectacle son et lumi&#232;re jou&#233; par 300 habitants devant 5000 personnes &#8212; dont le ministre du logement et le maire de Paris &#8212; &#224; la Poternes des Peupliers&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Cette exp&#233;rience est relat&#233;e dans le livre &#171; Pieds humides et gagne petit &#187;, (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;i&gt;&#171; J'ai &#233;t&#233; boulevers&#233; par le fait qu'une cr&#233;ation collective fasse na&#238;tre des regards nouveaux sur les personnes de la cit&#233; et entre elles &#187;&lt;/i&gt;, se souvient Yves Pasquier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De retour dans sa r&#233;gion natale, la vall&#233;e de Maurienne, il r&#234;ve de transposer cette d&#233;marche en milieu rural de montagne : &lt;i&gt;&#171; J'ai pens&#233; &#224; une &#339;uvre collective artistique qui cr&#233;erait de la richesse humaine &#187;&lt;/i&gt;. En 1992, il exp&#233;rimente son id&#233;e dans sa commune de Villargondran : il propose aux habitants de r&#233;aliser une fresque constitu&#233;e de 1000 pi&#232;ces. Vif succ&#232;s. Yves Pasquier est d&#233;sormais confort&#233; dans son projet de cr&#233;ation d'&#339;uvre collective. En 1993, &#224; son initiative un comit&#233; de 13 associations se constitue et donne naissance &#224; Solid'Art. Du Secours Catholique, au Rotary club en passant par Amnesty international ou une entreprise d'insertion par l'&#233;conomique, ces associations ont toutes des sensibilit&#233;s politiques diff&#233;rentes mais une m&#234;me vocation de solidarit&#233;. Un r&#233;seau de 500 partenaires (&#233;coles, entreprises, associations, maisons de retraite&#8230;) les rejoint.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Solid'Art invite toute la population de la vall&#233;e de Maurienne &#224; participer &#224; une grande &#339;uvre d'art collective en associant les personnes en grande difficult&#233;. Le comit&#233; de pilotage r&#233;fl&#233;chit &#224; la forme que prendra ce projet et &#224; la fa&#231;on dont il cr&#233;era du lien. &lt;i&gt;&#171; La Maurienne a une identit&#233; forte mais elle s'&#233;tend sur 120 Km de long, ce qui ne facilite pas les projets communs et les rencontres &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Yves Pasquier. Une bonne communication, l'utilisation des r&#233;seaux associatifs et le bouche &#224; oreille doivent permettre de faire circuler l'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, l'id&#233;e m&#251;rit sur le plan artistique, &lt;i&gt;&#171; nous ne voulions pas d'une animation &#233;ph&#233;m&#232;re, nous souhaitions une d&#233;marche artistique forte, qui dure. Nous nous sommes form&#233;s au monde de l'art par des lectures et des rencontres avec un r&#233;seau de gens comp&#233;tents. Le sculpteur C&#233;sar, le chor&#233;graphe Philippe D&#233;coufl&#233;, le directeur de l'&#233;cole des Beaux-Arts, les revues d'art&#8230; nous ont soutenus &#187;&lt;/i&gt;. Le projet comporte alors trois objectifs : l'&#339;uvre sera en aluminium, un mat&#233;riau li&#233; &#224; l'histoire &#233;conomique de la vall&#233;e ; elle sera constitu&#233;e de 42 000 &#233;l&#233;ments repr&#233;sentant les 42 000 habitants de la vall&#233;e ; la population participera &#224; la cr&#233;ation de cette &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un appel &#224; projet est lanc&#233;. Un jeune artiste, Marc Bi&#233;try, est choisi pour le conduire. Le projet s'appellera Laura. Chaque pi&#232;ce d'aluminium pr&#233;sentera une forme d'aura, identique &#224; la forme de l'&#339;uvre finale. Elle ressemblera &#224; une aur&#233;ole de saint, bien que chacun interpr&#232;te cette forme diff&#233;remment : certains y voient une forme de tunnel, comme celui qui relie la vall&#233;e de Maurienne &#224; l'Italie, d'autres un trou de serrure&#8230; tous y voient un signe d'ouverture. Chaque personne de la vall&#233;e sera invit&#233;e &#224; graver une pi&#232;ce en y laissant le message qu'elle souhaite, puis les 42 000 pi&#232;ces seront assembl&#233;es tel un puzzle g&#233;ant et constitueront une &#339;uvre commune. Chaque participant ach&#232;tera la pi&#232;ce &#224; graver vierge 2 euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement &#224; l'aspect artistique, le comit&#233; de pilotage se donne pour mission de faire grandir la solidarit&#233;. Il organise des expositions, des d&#233;bats, des spectacles afin de sensibiliser la population aux ph&#233;nom&#232;nes d'exclusion et lui pr&#233;senter le projet de Solid'Art.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour concr&#233;tiser le projet, en 1996, Solid'Art met en place un atelier d'insertion de gravure et d'imprimerie (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Visite-a-l-atelier-de-gravure' class='spip_in'&gt;lire la visite de l'atelier&lt;/a&gt;). La gravure est une technique tr&#232;s simple qui offre &#224; chacun la possibilit&#233; de laisser une trace. L'imprimerie permet de r&#233;aliser une estampe &#224; partir de la gravure, ainsi les participants peuvent garder un souvenir de leur &#339;uvre sur un papier v&#233;lin. L'atelier fonctionne avec des personnes b&#233;n&#233;ficiaires du RMI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;part, Solid'Art n'a pas les moyens de financer ces deux ateliers. Yves Pasquier ne se tracasse pas. &lt;i&gt;&#171; J'ai appris gr&#226;ce &#224; ATD Quart Monde que si l'on attendait d'avoir les moyens pour d&#233;marrer un projet, on ne faisait rien. Nous avons fait le pari que Solid'Art, &#233;tait un bon projet, qu'une dynamique allait s'instaurer autour de lui et que les moyens financiers suivraient &#187;. &lt;/i&gt; Dans un premier temps, l'Association mauriennaise d'insertion &#233;conomique et sociale (AMIES) pr&#234;te ses locaux &#224; Solid'Art et salarie le personnel de l'atelier d'insertion.&lt;a name=&#034;debut&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;#&#034; onclick=&#034;toggle('enc1');return false;&#034; title=&#034;Lire l'encadr&#233;&#034;&gt;(Lire l'encadr&#233;)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div id=&#034;enc1&#034; class=&#034;encadre&#034; style=&#034;display:none;&#034; on =&#034;toggle('enc1');return false;&#034; &gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;T&#233;moignage de Herv&#233; Boussion, directeur de l'Association mauriennaise d'insertion &#233;conomique et sociale (AMIES) et tr&#233;sorier de Solid'Art&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Solid'Art et AMIES &#233;tant les deux seules structures d'insertion par l'&#233;conomique en Maurienne, nous sommes amen&#233;s &#224; travailler ensemble. Cette ann&#233;e nous avons orient&#233; sept personnes en atelier ou en chantier d'insertion. Contrairement &#224; nous qui offrons des missions de courte dur&#233;e &#224; nos intervenants, Solid'Art propose des contrats longs, de six mois minimum, ce qui donne aux personnes en difficult&#233; une certaine stabilit&#233; et la possibilit&#233; de reprendre des habitudes de travail. &#192; Solid'Art, elles acqui&#232;rent de r&#233;elles comp&#233;tences qui peuvent &#234;tre transf&#233;rables, exemple de la gravure pour travailler dans le secteur de l'imprimerie. Dans les chantiers d'insertion : qualit&#233; d'endurance et connaissance des terrains pentus, un savoir-faire appr&#233;ci&#233; par les entreprises de travaux publics. De plus, ce projet dynamique les valorise car elles participent &#224; une &#339;uvre collective que les habitants s'approprieront, je l'esp&#232;re. Le projet m'a toujours s&#233;duit. C'est un projet un peu fou qui allie solidarit&#233; et action collective. Chaque association est un maillon de la cha&#238;ne, ce qui cr&#233;e une r&#233;elle richesse dans le partenariat. Tout le monde trouve &#231;a fou, m&#233;galomane : 42 000 pi&#232;ces grav&#233;es sur 5 000 m2 en 10 ans ! Mais des personnes en grande difficult&#233; retrouvent une dignit&#233; en participant &#224; la plus grande &#339;uvre collective du monde. C'est le principal &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Association mauriennaise d'insertion &#233;conomique et sociale (AMIES) - 73, rue Nicolas Martin - BP 115 - 73303 Saint-Jean-de-Maurienne Cedex. Tel. 04 79 59 96 98&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;#debut&#034;&gt;Revenir en haut de l'encadr&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Rapidement, la Fondation Caisse d'Epargne pour la solidarit&#233; apporte le financement pour l'investissement et la mise en place de l'atelier, l'entreprise P&#233;chiney s'engage &#224; offrir les 3/4 de l'aluminium n&#233;cessaire &#224; la r&#233;alisation du projet. Solid'Art vole alors de ses propres ailes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1997, Solid'Art organise une grande f&#234;te populaire pour pr&#233;senter le projet &#224; la population et tester ses r&#233;actions. &lt;i&gt;&#171; Nous avons install&#233; l'&#339;uvre sur un site en fond de vall&#233;e facilement accessible, de mani&#232;re provisoire pour que les gens se rendent compte de l'envergure du projet, de son impact sur l'environnement, de sa forme et de ses d&#233;fauts. 10 000 auras d&#233;j&#224; grav&#233;es &#233;taient simplement pos&#233;es sur le sol. 10 000 personnes y ont particip&#233; et 600 b&#233;n&#233;voles se sont mobilis&#233;s &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant le succ&#232;s remport&#233; par cette premi&#232;re pr&#233;sentation, Solid'Art d&#233;cide d'installer Laura de mani&#232;re d&#233;finitive. L'association met trois ans &#224; trouver les financements pour r&#233;aliser une &#233;tude de faisabilit&#233;, finalement prise en charge par les conseils g&#233;n&#233;raux et r&#233;gionaux. La commune de Sainte-Marie-de-Cuines propose le site qui accueillera Laura sur 5000 m2. Solid'Art met alors en place un chantier d'insertion pour que les personnes en difficult&#233; travaillent &#224; cette installation gigantesque. Terrassement sur un terrain tr&#232;s pentu, &#339;uvre d'art g&#233;ante visible de la nationale 6 et de la voie ferr&#233;e, voil&#224; qui devrait susciter enthousiasme et fiert&#233;. Si les ateliers et le chantier d'insertion constituent un aspect important du projet, Yves Pasquier insiste sur l'importance de la participation de tous : &lt;i&gt;&#171; Il faut des projets o&#249; vraiment tous soient concern&#233;s. &#192; Solid'Art chacun peut &#234;tre un acteur. Ainsi la lutte contre l'exclusion devient-elle l'objectif de chacun. &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Saintes-Marie-de-Cuines, sur le site de la roche taill&#233;e, les travaux d'installation de Laura ont d&#233;but&#233; &#224; l'&#233;t&#233; 2001, dans le cadre d'un chantier d'insertion de six mois. Aujourd'hui, on suit Michel Buffard, directeur de Solid'Art, qui grimpe all&#233;grement la pente ardue menant &#224; l'emplacement de l'&#339;uvre. Dans quelques jours, une nouvelle saison commence pour le chantier et 10 personnes en insertion vont reprendre le travail. Le premier chantier &#233;tait alors pilot&#233; par le Greta, en lien avec la direction d&#233;partementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle DDTEFP, la mission RMI, l'ANPE et la Mission locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2002, il est encadr&#233; par Solid'Art. &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;part, nous avons fait appel aux GTM (Grands travaux de Marseille) pour diriger les travaux. Ils ont r&#233;alis&#233; le balisage, pris les mesures, d&#233;termin&#233; le centre et les pointes de l'&#339;uvre et son trac&#233;. Un gros boulot &#187;&lt;/i&gt;, reconnait Michel Buffard. N&#233;anmoins, il raconte comment le chantier d'insertion a pris le relais. &lt;i&gt;&#171; Il a fallu terrasser &#224; la main 4400 m2 d'&#233;boulis ! Installer 580 matelas R&#233;no, (cages en grillage m&#233;tallique de 30 cm d'&#233;paisseur remplies de pierres, fix&#233;es au sol et entre elles), pour stabiliser le terrain en pente et prot&#233;ger les routes contre les &#233;boulis naturels. Au d&#233;part nous avons mont&#233; ces matelas sur notre dos, depuis nous avons install&#233; un syst&#232;me de c&#226;ble &#187;.&lt;/i&gt; Un travail dur qui demande force physique et pr&#233;cision. &lt;i&gt;&#171; Oui, c'est Cayenne ! &#187;&lt;/i&gt;, s'amuse Michel Buffard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrick Bois qui encadre le chantier a une bonne connaissance des entreprises de la r&#233;gion. Un point fort pour pr&#233;parer les personnes en insertion &#224; un emploi stable. &lt;i&gt;&#171; On travaille les notions d'organisation. Comme on transporte des mat&#233;riaux lourds, des pierres, il faut s'organiser pour ne pas se fatiguer pour rien, &#234;tre logique et pr&#233;cis. Si on commet une erreur, c'est l'&#233;quipe de l'ann&#233;e prochaine qui devra la corriger, pr&#233;cise Michel Buffard, &#224; la fin de la matin&#233;e, nous prenons toujours cinq minutes pour contempler le travail r&#233;alis&#233;, trouver du plaisir dans le travail bien fait et s'autovaloriser &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi un lieu o&#249; discuter des conditions de travail, de la sant&#233; : &lt;i&gt;&#171; Sur le chantier les chaussures de s&#233;curit&#233;, le casque et les gants sont obligatoires. Ce n'est pas toujours &#233;vident &#224; faire admettre &#224; des personnes qui ont parfois &#233;t&#233; habitu&#233;es &#224; des conditions de travail non s&#233;curis&#233;es. Le rythme de travail est de 20 heures par semaine de 7h &#224; 12 heures pendant 4 jours. &#192; 9h 30, la pause d&#233;jeuner est l'occasion de parler de l'alimentation et de la sant&#233; car certains ne d&#233;jeunent pas &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant le chantier qui dure six mois, deux &#233;valuations sont r&#233;alis&#233;es avec les partenaires (ANPE, mission locale, Commission RMI&#8230;), souvent &#233;tonn&#233;s par le changement des participants. &lt;i&gt;&#171; Les prescripteurs ont l'impression de nous adresser des personnes mal portantes, avec des ennuis de sant&#233;, quand ils viennent sur le chantier ils les trouvent transform&#233;es par le travail au grand air. C'est parfait car l'un des objectifs de Solid'Art est de modifier le regard des personnes en insertion sur elles-m&#234;mes mais aussi celui des prescripteurs. Nous sommes souvent trop fatalistes par rapport aux personnes en grande difficult&#233; et ne croyons pas au changement. Un travail de 6 mois d&#233;clenche de l'espoir chez ces personnes, elles se bougent, deviennent porteuses de leur propre changement et font changer le regard des autres sur elles &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de commencer &#224; travailler sur le site, les participants au chantier d'insertion passent une semaine &#224; l'atelier gravure et imprimerie. &lt;i&gt;&#171; Il faut qu'ils comprennent ce qu'ils vont faire sur le site, pourquoi ils vont effectuer des am&#233;nagements sur un flanc de montagne. Il faut dire que ce n'est pas &#233;vident &#224; comprendre, c'est quand m&#234;me un travail un peu bizarre. Il est unique au monde finalement &#187;&lt;/i&gt;, note Patrick Le Berd, le responsable de l'atelier gravure. Les salari&#233;s des ateliers d'insertion participent &#233;galement au chantier. Des rotations sont organis&#233;es pour que les ateliers continuent &#224; fonctionner pendant le chantier. Chaque &#233;t&#233;, dans le cadre d'un chantier international, une quinzaine de jeunes, accueillis par la commune de Sainte-Marie-de-Cuines, viennent pr&#234;ter main forte &#224; l'&#233;quipe pour trois semaines. &lt;i&gt;&#171; Ces &#233;changes valorisent nos salari&#233;s et leur travail &#187;&lt;/i&gt;, appr&#233;cie Michel Buffard. Cette phase d'installation durera encore cinq ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un tel projet ne suscite &#233;videmment pas un enthousiasme unanime : &lt;i&gt;&#171; Des habitants nous disent : &#231;a co&#251;te cher, &#224; quoi &#231;a sert ? En fait, les oppositions n'ont pas &#233;t&#233; nombreuses, mais virulentes &#187;&lt;/i&gt;, explique Yves Pasquier. En 1998, l'association a fait r&#233;aliser un sondage au niveau de la population de la vall&#233;e : 80 % des personnes interrog&#233;es se sont d&#233;clar&#233;es favorables au projet, 17 % d&#233;favorables et 3 % farouchement oppos&#233;es. De la t&#233;nacit&#233;, il leur en a fallu aussi pour convaincre le groupe P&#233;chiney de soutenir le projet jusqu'au bout, malgr&#233; les changements internes de l'entreprise. Apr&#232;s de rudes n&#233;gociations, P&#233;chiney a finalement confirm&#233; son soutien, l&#233;g&#232;rement revu &#224; la baisse et le projet a pu continuer. S'attaquer &#224; un pan de montagne n'est pas anodin pour l'environnement, aussi Solid'Art a-t-elle invit&#233; la F&#233;d&#233;ration Rh&#244;ne-Alpes de protection de la nature (Frapna), le conservatoire du Patrimoine naturel de Savoie &#224; &#233;tudier le site et consulter les associations de d&#233;fense de l'environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers ce projet, Solid'Art pense exp&#233;rimenter de nouvelles formes de travail et d'utilit&#233; sociale. &lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui, on ne peut plus seulement &#234;tre attach&#233; &#224; la production de biens mat&#233;riels. On peut se passer de Laura, bien s&#251;r, mais elle a une utilit&#233; sociale : permettre au plus grand nombre de participer &#224; une &#339;uvre. Il faut inventer des choses pour que tout le monde puisse trouver sa place &#187;&lt;/i&gt;, soutient Yves Pasquier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Solid'Art envisage maintenant la cr&#233;ation d'une entreprise d'insertion pour d&#233;velopper une activit&#233; commerciale et valoriser les comp&#233;tences acquises dans le domaine de la gravure. L'atelier d'insertion a d&#233;j&#224; r&#233;alis&#233; divers travaux : cr&#233;ation d'horloges d&#233;coratives, de panneaux signal&#233;tiques pour la ville et l'&#233;co mus&#233;e&#8230; autant de commandes qui indiquent l'existence d'un cr&#233;neau pour cette activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association a aussi d'autres projets : soutien &#224; la cr&#233;ation du mus&#233;e de l'aluminium par la ville de Saint-Michel-de-Maurienne, collaboration avec un atelier d'insertion de Madagascar travaillant la corne de vache et de z&#233;bu&#8230; Toujours des projets d'envergure. &lt;i&gt;&#171; Souvent les associations d'insertion proposent la r&#233;cup&#233;ration de vieux pneus, le reconditionnement de machines &#224; laver aux personnes en difficult&#233;, rarement une insertion par la cr&#233;ation d'une &#339;uvre d'art unique &#187;&lt;/i&gt;, indique Michel Buffard. Patricia, une ancienne salari&#233;e de Solid'Art, confirme : &lt;i&gt;&#171; R&#233;parer des v&#233;los, c'est bien mais &#231;a ne stimule pas. Le travail &#224; Solid'Art si. M&#234;me l'odeur. Les odeurs d'acide, d'encre, on les garde. Quand je faisais du bleu, j'&#233;tais bleue des cheveux aux orteils. Ce bleu n'&#233;tait pas seulement sur la plaque, je le ressentais. Je le vivais. Quand on fait une belle plaque, les gens viennent l'admirer, ils vous disent que c'est beau, vous &#234;tre heureuse. Le beau est indispensable &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.solidart.net/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Solid'Art Maurienne&lt;/a&gt; - 164, avenue Henri Falcoz - 73300 Saint-Jean-de-Maurienne. Tel. 04 79 83 08 13&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cette exp&#233;rience est relat&#233;e dans le livre &#171; Pieds humides et gagne petit &#187;, &#233;ditions Quart Monde, 1984. Art et insertion : l'exemple de Solid'Art Maurienne. Quand l'art met en mouvement toute une vall&#233;e et fait na&#238;tre une action d'insertion originale. M&#233;moire de dipl&#244;me des hautes &#233;tudes des pratiques sociales (DHEPS) - &#201;lisabeth Cervantes, 2002&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Visite &#224; l'atelier de gravure</title>
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		<dc:subject>671</dc:subject>

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&lt;p&gt;Vous voulez participer &#224; l'&#339;uvre collective ? Rendez-vous &#224; l'atelier de gravure dans une petite rue tranquille de Saint-Jean-de-Maurienne. Patrick Le Berd, responsable de l'atelier gravure nous accueille, bleu de travail et air po&#233;tique. Il nous vend une pi&#232;ce deux euros. Elle est recouverte d'un vernis protecteur, nous r&#233;alisons notre dessin avec un stylo bille qui raye le vernis, donnant la premi&#232;re trace. Notre pi&#232;ce sera ensuite grav&#233;e &#224; l'eau forte (acide plus eau) qui creusera le m&#233;tal &#224; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vous voulez participer &#224; l'&#339;uvre collective ? Rendez-vous &#224; l'atelier de gravure dans une petite rue tranquille de Saint-Jean-de-Maurienne. Patrick Le Berd, responsable de l'atelier gravure nous accueille, bleu de travail et air po&#233;tique. Il nous vend une pi&#232;ce deux euros. Elle est recouverte d'un vernis protecteur, nous r&#233;alisons notre dessin avec un stylo bille qui raye le vernis, donnant la premi&#232;re trace. Notre pi&#232;ce sera ensuite grav&#233;e &#224; l'eau forte (acide plus eau) qui creusera le m&#233;tal &#224; l'endroit o&#249; le vernis a &#233;t&#233; ray&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment se passe le travail &#224; l'atelier ? &#171; En douceur &#187;, r&#233;pond Patrick Le Berd. &#171; Nous recevons des personnes b&#233;n&#233;ficiaires du RMI, en fin de droits, sortant de prison, avec des difficult&#233;s de tous ordres et qui n'ont pas travaill&#233; depuis longtemps &#187;. L'atelier leur redonne un rythme, leur r&#233;apprend la ponctualit&#233;. Il leur r&#233;apprend aussi &#224; utiliser leurs mains, &#224; travailler proprement avec les mains sales, &#224; avoir de la dext&#233;rit&#233; dans le mouvement. Pas toujours &#233;vident. &#171; Au d&#233;part, les personnes peuvent manquer de patience, de concentration, de pr&#233;cision, de minutie, mais tout cela s'acquiert. Notre priorit&#233; n'est pas le rendement mais le travail bien fait. Il faut que ce soit nickel. Cela demande une attention constante. Avant de mettre les pi&#232;ces en vente, il faut les poncer et les vernir. Pour bien le faire, il faut sentir le mat&#233;riau, entrer dedans, un peu comme le sculpteur rentre dans son bout de bois ou dans son caillou. La pose du vernis est un geste rapide et doux en m&#234;me temps. Il y a une technique &#224; acqu&#233;rir &#187;, explique-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but de l'atelier, 30 personnes s'y sont succ&#233;d&#233;. &#171; Certains ne veulent plus nous quitter &#187;, s'amuse Patrick Le Berd en d&#233;signant James Simon qui confirme. &#171; J'ai sign&#233; trois contrats avec Solid'Art. Ici tout me convient, le rythme, le cadre, les gestes r&#233;p&#233;titifs&#8230; Je n'aime pas la nouveaut&#233;. Un des buts de l'association est de sortir les gens de leur isolement, de leur timidit&#233;. Pour moi, qui en soci&#233;t&#233; suis timide, renferm&#233;, c'est bien. Je vois d'autres personnes, je suis oblig&#233; de d&#233;passer mes blocages. Je suis par exemple parti cinq mois en formation de remise &#224; niveau &#224; Marseille. C'&#233;tait dur, mais j'y suis arriv&#233;. Un jour, lors d'une exposition, l'&#233;quipe de Solid'Art m'a dit : &#171; On revient dans 5 minutes &#187;. En fait, elle n'est jamais revenue et m'a laiss&#233; seul pour renseigner les gens. C'&#233;tait un pi&#232;ge, finalement j'ai r&#233;ussi &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis nous passons &#224; l'imprimerie. Sur fond de musique douce, Sylvie Prajoux, une salari&#233;e, colorise l'aura &#224; l'aide d'un tampon pointu. Elle sera ensuite imprim&#233;e sur du papier v&#233;lin &#233;pais, ce qui donnera une belle estampe. Sur des &#233;tag&#232;res, 18 000 auras d&#233;j&#224; grav&#233;es et num&#233;rot&#233;es attendent sagement d'&#234;tre plac&#233;es dans leur &#233;crin montagnard. Elles sont toutes tr&#232;s diff&#233;rentes. &#171; J'aime Camille, mais je n'aime pas les &#233;pinards &#187; a grav&#233; une enfant. D'autres sont tr&#232;s artistiques, parfois &#171; aussi belles que de la dentelle &#187;, selon Sylvie Prajoux. &#171; Je participe aussi &#224; la cr&#233;ation de l'&#339;uvre en choisissant les couleurs. Certaines personnes me donnent des indications, mais c'est rare &#187;, compl&#232;te la jeune femme. Sur l'&#233;tabli, les encres noires, oranges, bleues, les pinceaux, les chiffons semblent la ravir. Les ateliers ont d&#233;j&#224; accueilli 30 personnes en insertion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Face &#224; l'enfermement : accompagner, former, transmettre</title>
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		<dc:subject>Psychiatrie</dc:subject>
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&lt;p&gt;Une communaut&#233; de paroles et de lecture, la conviction in&#233;branlable que le monde est ce que l'homme en fait, fonde l'&#233;thique de cet ouvrage de c ?ur et de pens&#233;e. Face aux tentatives d'enfermement de la diff&#233;rence ou de sa r&#233;pression qui gagnent aujourd'hui nos soci&#233;t&#233;s, il s'agit d'ouvrir des chemins de traverse, des ponts qui fraient le passage d'une rive &#224; l'autre pour ces enfants, ces femmes ou ces hommes qui ne disposent pas de tous les moyens pour affirmer leur autonomie. La souffrance est toujours (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une communaut&#233; de paroles et de lecture, la conviction in&#233;branlable que le monde est ce que l'homme en fait, fonde l'&#233;thique de cet ouvrage de c ?ur et de pens&#233;e. Face aux tentatives d'enfermement de la diff&#233;rence ou de sa r&#233;pression qui gagnent aujourd'hui nos soci&#233;t&#233;s, il s'agit d'ouvrir des chemins de traverse, des ponts qui fraient le passage d'une rive &#224; l'autre pour ces enfants, ces femmes ou ces hommes qui ne disposent pas de tous les moyens pour affirmer leur autonomie. La souffrance est toujours une situation d'entre deux. La parole, la recherche de sens, l'accompagnement consistent &#224; &#233;tablir en compagnie de l'autre les conditions propices &#224; son passage et parfois m&#234;me &#224; sa renaissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si l'on revient de loin, on a alors davantage que les autres les ressources pour cheminer d&#233;sormais au fil de l'existence avec un go&#251;t de vivre qui faisait d&#233;faut avant la rencontre. &#171; Ce qui ne me d&#233;truit pas me renforce &#187;, &#233;crivait Nietzsche dans une formule souvent reprise aujourd'hui. Mais il faut d'abord sortir de la d&#233;tresse, briser la cage qui enferme et soumet &#224; la bonne volont&#233; des autres. Dans cet ouvrage, pr&#233;fac&#233; par Jean Oury, Thierry Goguel d'Allondans a coordonn&#233; une poign&#233;e de professionnels de diff&#233;rents horizons, r&#233;unis dans un s&#233;minaire (un lieu o&#249; l'on s&#232;me les id&#233;es et les actes) au nom &#233;trange : le Collectif des Soins au Fou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des textes reviennent les figures tut&#233;laires de la psychoth&#233;rapie ou de la p&#233;dagogie institutionnelles, on croise des m&#233;ditations de Jean Oury, de Fran&#231;ois Tosquelles, comme un horizon pratique et moral de la d&#233;marche accomplie. Des professionnels r&#233;fl&#233;chissent ainsi &#224; leurs pratiques aupr&#232;s de ceux dont ils ont la charge : des travailleurs sociaux, comme Laurence Arenz, des pu&#233;riculturices (Marie-Eve Fischer, Fabienne Hagenmuller), des formateurs (Bernard Montaclair, Thierry Goguel d'Allondans, Simone Angst, Christiane Motz-Gravier, Raymond B&#233;n&#233;vent, Martine Laguilliez, Paul Mager), des psychanalystes (Pierre Isenmann, Jean Oury), une psychiatre et praticienne hospitali&#232;re (Eve-Marie Roth), une journaliste (Annabelle Gugnon), ou un militant comme Michel Weckel, de la Cimade. Un temps de pause sur le chemin, pour partager une r&#233;flexion commune autour de ces actes lourds de responsabilit&#233; : accompagner, former et transmettre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. ASH, 2003 (218 p. ; 17 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Femmes et &#233;conomie solidaire</title>
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		<dc:subject>Femme</dc:subject>
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		<dc:subject>&#201;conomie sociale</dc:subject>

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&lt;p&gt;Cet ouvrage, issu d'une th&#232;se de doctorat en &#233;conomie, &#233;tudie dans quelle mesure l'&#233;conomie solidaire peut repr&#233;senter une opportunit&#233; pour les femmes de combler les in&#233;galit&#233;s statutaires, sociales, &#233;conomiques qui les s&#233;parent encore des hommes. Rappelons que l'&#233;conomie solidaire regroupe l'ensemble des initiatives priv&#233;es bas&#233;es sur la poursuite de l'int&#233;r&#234;t collectif, loin de toute recherche de profit (associations, secteur mutualiste et coop&#233;ratif). Les femmes, souvent garantes du bon ordonnancement de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Economie-sociale" rel="tag"&gt;&#201;conomie sociale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L91xH150/arton138-75fa5.jpg?1694396342' width='91' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cet ouvrage, issu d'une th&#232;se de doctorat en &#233;conomie, &#233;tudie dans quelle mesure l'&#233;conomie solidaire peut repr&#233;senter une opportunit&#233; pour les femmes de combler les in&#233;galit&#233;s statutaires, sociales, &#233;conomiques qui les s&#233;parent encore des hommes. Rappelons que l'&#233;conomie solidaire regroupe l'ensemble des initiatives priv&#233;es bas&#233;es sur la poursuite de l'int&#233;r&#234;t collectif, loin de toute recherche de profit (associations, secteur mutualiste et coop&#233;ratif). Les femmes, souvent garantes du bon ordonnancement de l'espace domestique au nom du devoir familial, se retrouvent dans de multiples cultures exclues d'office des sph&#232;res marchandes et civiques et donc emp&#234;ch&#233;es d'acc&#233;der &#224; un r&#233;el pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mani&#232;re dont est pens&#233;e la famille &#171; traditionnelle &#187; contribue puissamment &#224; structurer un rapport de production/subordination o&#249; l'homme, en charge de l'activit&#233; productrice, se trouve valoris&#233; aux d&#233;pens de l'autre sexe, cantonn&#233; pour sa part dans des travaux de second ordre. Cette r&#233;partition des r&#244;les et des t&#226;ches consolide en outre l'id&#233;e commun&#233;ment admise en occident que les liens affectifs, tout ce qui a trait &#224; la sentimentalit&#233; (domaine privil&#233;gi&#233; de la &#171; comp&#233;tence &#187; f&#233;minine), doit rester pr&#233;serv&#233; de la corruption du dehors. &#171; La division sexu&#233;e des r&#244;les est autant un principe de l'ordre social qu'un m&#233;canisme cognitif qui structure les modes de pens&#233;e des hommes mais aussi des femmes &#187; r&#233;sume cat&#233;goriquement l'auteur. Pour sortir de ce cloisonnement, l'&#233;conomie solidaire peut s'av&#233;rer salutaire dans le sens o&#249; elle propose une logique de construction conjointe des projets selon des sch&#233;mas qui s'inspirent du v&#233;cu quotidien des gens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;marche peut effectivement aider &#224; vaincre le sentiment d'arbitraire, de vuln&#233;rabilit&#233; et de suj&#233;tion qu'&#233;prouvent bon nombre de femmes marginalis&#233;es sur les plans &#233;conomique et social. Les espaces interm&#233;diaires propos&#233;s permettent ainsi aux femmes de s'exprimer, de construire leurs propres modes de pens&#233;e et de ma&#238;triser davantage leurs choix. Il s'agit de leur offrir la possibilit&#233; de convertir des droits formels un peu th&#233;oriques en une r&#233;alit&#233; concr&#232;te. L'ouvrage n'aborde pas uniquement ce th&#232;me &#224; travers ce qui se passe aujourd'hui dans les pays d&#233;velopp&#233;s. Il se penche en effet &#233;galement sur certaines exp&#233;riences africaines. Au S&#233;n&#233;gal, par exemple, l'acc&#232;s au cr&#233;dit gr&#226;ce &#224; la constitution de groupes de caution mutuelle entre femmes permet, &#224; partir d'une sociabilit&#233; f&#233;minine, de servir aussi la cause de l'&#233;mancipation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isabelle Gu&#233;rin, on le voit, a volontairement cherch&#233; &#224; enqu&#234;ter sur une vaste &#233;chelle. Il en ressort un livre plein d'int&#233;r&#234;t tant sur le plan th&#233;orique qu'en ce qui concerne les exp&#233;riences relat&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La D&#233;couverte, 2003 (215 p. ; 23 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Peur d'apprendre et m&#233;diation culturelle</title>
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&lt;p&gt;Comment faire classe &#224; des adolescents qui rejettent tout apprentissage ? Ils sont pourtant normalement intelligents et curieux mais vivent le savoir &#8212; surtout celui qui ne s'acquiert pas dans l'imm&#233;diatet&#233; mais qui n&#233;cessite une projection et un temps d'&#233;laboration &#8212; comme dangereux. Serge Boismard a exp&#233;riment&#233; avec succ&#232;s le support du conte qui permet de retenir leur attention. Les meurtres, les incestes, les jalousies entre fratries, la filiation, l'homosexualit&#233; qui y sont d&#233;crits permettent &#224; ces (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comment faire classe &#224; des adolescents qui rejettent tout apprentissage ? Ils sont pourtant normalement intelligents et curieux mais vivent le savoir &#8212; surtout celui qui ne s'acquiert pas dans l'imm&#233;diatet&#233; mais qui n&#233;cessite une projection et un temps d'&#233;laboration &#8212; comme dangereux. Serge Boismard a exp&#233;riment&#233; avec succ&#232;s le support du conte qui permet de retenir leur attention. Les meurtres, les incestes, les jalousies entre fratries, la filiation, l'homosexualit&#233; qui y sont d&#233;crits permettent &#224; ces jeunes d'aborder, gr&#226;ce &#224; la m&#233;diation culturelle, l'angoisse et la violence qui les habitent, en les plongeant dans ce qu'ils ont de plus archa&#239;que. La violence d'un H&#233;racl&#232;s qui se d&#233;guise en femme ou calculer le temps qui reste &#224; vivre pour des h&#233;ros de Jules Verne enferm&#233;s dans un espace clos contenant un air limit&#233; devient alors un moyen d&#233;tourn&#233; mais efficace d'apprendre en g&#233;rant ses propres images int&#233;rieures. Ce d&#233;tour par l'intime appara&#238;t indispensable si l'on veut les mobiliser ensuite pour les orienter vers la dimension symbolique et les rendre capables de se confronter &#224; la frustration de l'acquisition d'un savoir qui ne se donne pas d'embl&#233;e mais qui se construit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.anthea.fr&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;ANTHEA&lt;/a&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;7 place aux herbes&lt;br class='manualbr' /&gt;BP 219&lt;br class='manualbr' /&gt;83006 Draguignan Cedex&lt;br class='manualbr' /&gt;T&#233;l. 04 94 68 98 48&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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