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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Les CER dans la confusion</title>
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		<title>Les centres &#233;ducatifs renforc&#233;s dans la confusion</title>
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&lt;p&gt;Provoquant critiques et m&#233;fiance, les centres &#233;ducatifs renforc&#233;s ont montr&#233; qu'ils pouvaient proposer, &#224; des jeunes en tr&#232;s grande difficult&#233;, le pire comme le meilleur. Apr&#232;s 7 ans d'existence, l'&#226;ge de raison commande qu'on r&#233;fl&#233;chisse aux modalit&#233;s les plus appropri&#233;es pour mener &#224; bien la mission qui est confi&#233;e &#224; des structures que les professionnels ne pl&#233;biscitent pas, loin s'en faut &lt;br class='autobr' /&gt;
Ils ont exist&#233; de tout temps, ces jeunes &#224; la d&#233;rive qu'aucune structure n'arrive &#224; cadrer. Ils ne sont pas nombreux (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-672-" rel="tag"&gt;672&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Provoquant critiques et m&#233;fiance, les centres &#233;ducatifs renforc&#233;s ont montr&#233; qu'ils pouvaient proposer, &#224; des jeunes en tr&#232;s grande difficult&#233;, le pire comme le meilleur. Apr&#232;s 7 ans d'existence, l'&#226;ge de raison commande qu'on r&#233;fl&#233;chisse aux modalit&#233;s les plus appropri&#233;es pour mener &#224; bien la mission qui est confi&#233;e &#224; des structures que les professionnels ne pl&#233;biscitent pas, loin s'en faut&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ils ont exist&#233; de tout temps, ces jeunes &#224; la d&#233;rive qu'aucune structure n'arrive &#224; cadrer. Ils ne sont pas nombreux mais monopolisent l'attention et la patience de la police, de la justice et des services socio-&#233;ducatifs charg&#233;s de les prendre en charge. Remplis de d&#233;sespoir parce qu'aucune perspective ne s'ouvre &#224; eux, ne supportant aucune contrainte ni aucune frustration parce que personne n'a &#233;t&#233; en capacit&#233; de leur dire non (et surtout de s'y tenir), anim&#233;s par une peur de se retrouver face &#224; l'autre autant que face &#224; soi qui d&#233;clenche leur agressivit&#233; et leur violence, ces enfants de la d&#233;tresse ont toujours mis en &#233;chec le monde des adultes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils peuplaient hier les maisons de correction. Ils sont les &#171; incasables &#187; d'aujourd'hui. S'ils sont devenus plus visibles qu'auparavant, c'est sans doute parce que le seuil de tol&#233;rance de la soci&#233;t&#233; s'est abaiss&#233; et que leur passage &#224; l'acte vient percuter une communaut&#233; en pleine crise de valeurs, qui n'arrive plus &#224; d&#233;coder ce qu'une petite fraction de sa jeunesse met en &#339;uvre. Cons&#233;quence logique : une r&#233;action sociale qui privil&#233;gie la r&#233;pression. Si on comptait 573 mineurs incarc&#233;r&#233;s au 1er janvier 1995, ils &#233;taient 718 au 1er janvier 2000 et 826 au 1er janvier 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; un public pass&#233; ma&#238;tre dans l'&#233;puisement et le d&#233;couragement des professionnels, le travail social a su r&#233;sister, jusqu'&#224; pr&#233;sent, aux lugubres sir&#232;nes du retour en arri&#232;re que repr&#233;sentait la seule perspective de l'enfermement. Il a invent&#233; des dispositifs propres &#224; relancer l'initiative &#233;ducative : mise au vert, s&#233;jours de rupture, pratiques de sports &#224; risque, exp&#233;riences extr&#234;mes etc. Toutes choses destin&#233;es &#224; provoquer un d&#233;clic ou un &#233;lectrochoc salutaire, &#224; se confronter &#224; des limites auxquelles il n'est pas possible de d&#233;roger, &#224; resocialiser par le &#171; vivre avec &#187; aupr&#232;s d'adultes fiables et coh&#233;rents qui partagent &#224; leurs c&#244;t&#233;s un moment d'existence intense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'inspirant de ces exp&#233;riences, le minist&#232;re de la Justice a cherch&#233; &#224; concevoir des structures d'accueil destin&#233;es aux mineurs d&#233;linquants pour qui l'incarc&#233;ration semble &#234;tre la seule alternative restante. Le 18 janvier 1996, il cr&#233;e les unit&#233;s &#224; encadrement &#233;ducatif renforc&#233; (UEER). Le changement de gouvernement qui s'op&#232;re en 1997 inaugure une nouvelle appellation : les UEER s'appelleront dor&#233;navant centre &#233;ducatif renforc&#233;. Le Conseil de s&#233;curit&#233; int&#233;rieur d&#233;cide le 27 janvier 1999 d'&#233;tendre leur nombre &#224; 100 pour la fin 2001.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, on n'a pas atteint l'objectif initialement fix&#233;. En 2002, 57 CER fonctionnaient (dont 9 relevant directement de la PJJ), 17 &#233;taient en cours d'ouverture et 24 en cours de montage. Trois avaient &#233;t&#233; ferm&#233;s en 1997, trois autres l'ann&#233;e suivante et deux en 2001. Il est vrai que le pari de cr&#233;er autant de structures &#233;tait os&#233;, car une telle mise en &#339;uvre se heurte &#224; de nombreuses difficult&#233;s : professionnels non pr&#233;par&#233;s &#224; faire face &#224; un public aussi d&#233;routant, cr&#233;ation ex-nihilo de structures pas toujours adapt&#233;es, isolement des centres par rapport aux dispositifs d'insertion plus g&#233;n&#233;ral etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En sept ans, l'un des principaux probl&#232;mes &#224; s'&#234;tre pos&#233; se situe en aval de l'accueil. Nombre de CER r&#233;ussissent &#224; assurer avec succ&#232;s pendant 3 mois l'&#233;tayage des adolescents en grande d&#233;rive qui leur sont confi&#233;s. Mais quid de la suite ? Les l&#226;cher en fin de session, en les repla&#231;ant qui dans leur famille ou leur quartier d'origine, qui dans un &#233;tablissement ordinaire o&#249; ils ne manqueront pas de passer d'une pr&#233;sence adulte permanente et intense (un &#233;ducateur pour trois jeunes) &#224; une continuit&#233; bien plus &#233;vanescente (qui convient peut-&#234;tre aux autres jeunes, mais pas forc&#233;ment &#224; ceux relevant des CER), c'est prendre le risque de ruiner tous les efforts accomplis. Ce qui n'arrange rien, c'est que le dispositif est utilis&#233; par certains magistrats comme, avant tout, un moyen pour &#233;loigner un jeune et permettre ainsi &#224; la famille ou au quartier de souffler pendant trois mois !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Lien Social &lt;/i&gt; s'est fait l'&#233;cho depuis quelques ann&#233;es d'un certain nombre d'exp&#233;riences qui ont r&#233;ussi &#224; remplir les objectifs qu'elles s'&#233;taient fix&#233;es&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Sillage (CER maritime), Croisi&#232;re transib&#233;rique (travers&#233;e de l'Espagne &#224; (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Mais &#224; c&#244;t&#233; de ces r&#233;ussites tout &#224; fait passionnantes, d'autres actions constituent autant de faces obscures et sinistres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cheval pour Tous est dans toutes les m&#233;moires : Fran&#231;ois Sup&#233;ri, son directeur, soutenu pendant des ann&#233;es par de nombreux responsables et magistrats sera condamn&#233; en 2002 &#224; 12 ans de r&#233;clusion criminelle pour avoir viol&#233; un certain nombre d'adolescents qui lui avaient &#233;t&#233; confi&#233;s. La ferme du Climont, o&#249; la structure avait &#233;t&#233; ouverte, a &#233;t&#233; depuis reconvertie en centre &#233;ducatif renforc&#233;. L'association gestionnaire du lieu a s&#251;rement tir&#233; les enseignements de ce lourd pass&#233;. On aurait pu penser que la m&#233;diatisation de l'affaire Sup&#233;ri allait tout particuli&#232;rement inciter le secteur de la protection de l'enfance &#224; la plus grande prudence en mati&#232;re de structure exp&#233;rimentale de rupture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, le fait divers qui a d&#233;fray&#233; la chronique en avril dernier &#8212; d&#233;c&#233;s de ce jeune de 15 ans survenu en Zambie, au cours d' un s&#233;jour de rupture organis&#233; par l'association Vagabondage, apr&#232;s avoir subi des s&#233;vices de la part d'un &#171; &#233;ducateur &#187; charg&#233; du groupe &#8212; semble d&#233;montrer le contraire. Cette personne, dont les seules qualit&#233;s pour exercer se r&#233;sumaient &#224; avoir beaucoup voyag&#233;, avoir donn&#233; des cours de culturisme et s'&#234;tre engag&#233; deux ans dans l'arm&#233;e, a reconnu que de telles violences constituaient une pratique habituelle dans ses stages. Il a &#233;t&#233; incarc&#233;r&#233; &#224; Brest et mis en examen pour &#171; coups mortels, violences volontaires aggrav&#233;es sur personne vuln&#233;rable avec arme par destination, d&#233;tention et s&#233;questration, incitation de mineurs &#224; commettre des d&#233;lits &#187;. Son directeur, Robert Antraygues, explique sans &#233;tat d'&#226;me son recrutement : &lt;i&gt;&#171; C'est un bourlingueur qui sait s'adapter &#224; chaque situation (&#8230;) Le c&#244;t&#233; prof de culturisme, la carrure, &#231;a m'a plu. Des biceps, un timbre de voix tr&#232;s fort. Rien que &#231;a, &#231;a suffit, &#231;a fout la trouille. En France, les &#233;ducateurs n'arrivent pas &#224; canaliser la violence &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Lib&#233;ration du 15 avril 2003' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut s'emp&#234;cher de penser aux commentaires de Fran&#231;ois Sup&#233;ri opposant les &#233;ducateurs professionnels &#171; une excellente formation th&#233;orique mais parfaitement inefficace en pratique &#187; &#224; ceux qu'il recrutait &#171; ils ont une carrure qui impressionne et ils n'ont pas peur de la bagarre &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='&#171; Ces enfants qu'il faut grandir &#187; Fran&#231;ois Sup&#233;ri, TF1 &#233;ditions, (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Quant &#224; notre directeur de Vagabondage, il persiste et signe en gardant toute sa confiance &#224; son &#171; &#233;ducateur &#187;. Les d&#233;clarations accablantes des autres adolescents ? &#171; J'ai des doutes sur leurs t&#233;moignages. Les gendarmes leur ont fait peur &#187;. Ben, voyons ! Finalement, son avenir est assur&#233; : s'il doit mettre un terme &#224; ses stages de rupture, il peut toujours se tourner vers la PJJ : il pourra peut-&#234;tre ouvrir un CER !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut imaginer que de telles d&#233;rives puissent aussi concerner les CER existants. Le petit monde de la protection judiciaire de l'enfance s'est mis &#224; bruisser ces derniers mois, comme jamais il ne l'avait fait depuis Cheval pour tous. Peut-&#234;tre est-ce la cr&#233;ation des centres &#233;ducatifs ferm&#233;s qui fait craindre l'ouverture de la bo&#238;te de Pandore. La forte opposition du secteur &#233;ducatif &#224; un tel projet laisse-t-elle entrevoir le risque d'un blanc seing donn&#233; &#224; des projets suspects, au seul pr&#233;texte qu'ils auraient au moins le m&#233;rite d'exister ? L'essentiel pour la PJJ, ne serait-il pas de r&#233;pondre avant tout &#224; la commande politique, en renon&#231;ant si n&#233;cessaire aux plus &#233;l&#233;mentaires pr&#233;cautions ? Toujours est-il que plusieurs informations ont circul&#233; quant &#224; l'existence de structures &#233;quivoques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, dans l'est de la France, deux &#233;ducateurs r&#233;cemment licenci&#233;s d'un CER d&#251;ment habilit&#233; ont d&#233;cid&#233; de t&#233;moigner sur ce qu'ils ont v&#233;cu au cours de l'ann&#233;e 2002. Ce centre dirig&#233; par un chef de projet profond&#233;ment marqu&#233; par des convictions religieuses aurait pour r&#232;gle de fournir &#224; son personnel et aux jeunes accueillis de la nourriture exclusivement halal, sans pour autant &#234;tre toujours suffisante. Lors d'un s&#233;jour organis&#233; au Maroc, les participants auraient notablement souffert de malnutrition : &lt;i&gt;&#171; D&#232;s que les jeunes ont quelque chose &#224; manger, ils se jettent dessus de peur qu'il n'y en ait pas assez pour tout le monde &#187;&lt;/i&gt; affirme l'un des &#233;ducateurs, amen&#233; &#224; plusieurs reprises &#224; faire l'avance, sur ses propres deniers, de l'achat de nourriture pour des adolescents affam&#233;s. L'h&#233;bergement et les conditions sanitaires d&#233;plorables contribueront &#224; rendre malade un certain nombre de jeunes que le directeur refusera de faire consulter par un m&#233;decin. Ceux des &#233;ducateurs qui oseront pointer ces dysfonctionnements seront syst&#233;matiquement jug&#233;s incomp&#233;tents, leur contrat n'&#233;tant pas renouvel&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;criminations malveillantes dues &#224; un conflit du travail qui fait d'ailleurs l'objet d'une proc&#233;dure aux prud'hommes ou r&#233;v&#233;lations sur des d&#233;rives inqui&#233;tantes ? Les autorit&#233;s comp&#233;tentes ont &#233;t&#233; en tout cas inform&#233;es, sans r&#233;action de leur part, &#224; ce jour&#8230; Faudra-t-il un mort pour les voir se manifester ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre illustration, le premier centre &#233;ducatif ferm&#233; pour jeunes filles de 14 &#224; 17 ans &#224; Lusigny dans l'Allier. Son projet &#233;ducatif ainsi que son r&#232;glement int&#233;rieur ont de quoi surprendre. Il y est pr&#233;cis&#233; que les jeunes filles devront &#171; s'identifier positivement &#224; des r&#244;les f&#233;minins &#187; &#224; travers des cours de chant, de coiffure ou de composition florale, et &#171; avoir une sexualit&#233; saine &#187;. Elles n'auront pas le droit d'&#233;couter individuellement de la musique. Le collectif national pour les droits des femmes de s'offusquer : &lt;i&gt;&#171; On retrouve dans l'ensemble de ces termes les st&#233;r&#233;otypes machistes qui cantonnent les jeunes filles et les femmes &#224; un certain type de r&#244;le social et une r&#233;elle remise en cause des acquis concernant les droits des femmes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, la fiche de renseignements concernant ces jeunes filles devra indiquer leur tour de taille et de poitrine. Explication donn&#233;e ? Comme elles n'ont souvent rien &#224; se mettre quand elles arrivent, on pr&#233;voit &#224; l'avance un d&#233;but de trousseau. Deux syndicats ont d'ores et d&#233;j&#224; d&#233;nonc&#233; ce type de r&#232;glement (le SNPES-PJJ/FSU et le syndicat de la magistrature), ainsi que des associations de d&#233;fense des droits de l'homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment &#233;viter de telles d&#233;rives ? On peut seulement d&#233;terminer un certain nombre de pr&#233;cautions permettant d'assurer le succ&#232;s ou non d'une op&#233;ration de cette sorte. La toute premi&#232;re condition, c'est la qualit&#233; de la pr&#233;paration. Les centres qui d&#233;marrent apr&#232;s un semblant de r&#233;flexion ou d'esquisse, en recrutant leur &#233;quipe et en accueillant quasiment aussit&#244;t leurs premiers jeunes prennent de grands risques. Celui, par exemple, d'&#234;tre tr&#232;s vite d&#233;pass&#233;, d&#233;bord&#233; et de ne pas avoir les moyens d'y faire face, parce qu'ils n'ont pas pris le temps d'y r&#233;fl&#233;chir suffisamment avant. Il en va de m&#234;me, deuxi&#232;me circonstance probl&#233;matique, pour ceux qui partent sans avoir aucune exp&#233;rience pr&#233;alable dans le secteur de la jeunesse en difficult&#233;. Commencer ainsi de but en blanc, en d&#233;couvrant le jour de l'ouverture ce qu'est vraiment le public accueilli n'est pas tr&#232;s prudent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a ainsi vu une congr&#233;gation religieuse faire valoir son savoir-faire &#224; partir d'un lointain pass&#233; consacr&#233; &#224; la gestion de colonies p&#233;nitentiaires ! La bonne volont&#233;, si elle est n&#233;cessaire, est loin d'&#234;tre suffisante. Cela rend plus n&#233;cessaire que jamais de se faire parrainer, et c'est l&#224;, la troisi&#232;me condition, par un directeur PJJ ou un comit&#233; de pilotage ayant suffisamment de recul et de pratique pour apporter des conseils pertinents. Cela permet de g&#233;rer tr&#232;s vite les probl&#232;mes d&#232;s qu'ils se posent, et il ne peut que s'en poser, &#233;tant donn&#233; l'extr&#234;me difficult&#233; du public accueilli. Quatri&#232;me recommandation : constituer une &#233;quipe de professionnels l&#224; aussi suffisamment qualifi&#233;s. Alors que c'est peut-&#234;tre dans ce type de centre o&#249; on aurait le plus besoin d'intervenants form&#233;s, c'est l&#224; o&#249; il y en a le moins ! Ce n'est gu&#232;re facile de remplir cette condition.&lt;/p&gt;
&lt;div class='encart'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Quels personnels pour les CER&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est peut-&#234;tre dans les CER o&#249; l'on aurait le plus besoin d'intervenants form&#233;s qu'il y en a le moins !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SNASEA, syndicat regroupant au niveau national les diff&#233;rentes sauvegardes de l'enfance, a commandit&#233; en 2001 une recherche portant sur les besoins en formation de personnels travaillant dans les CER. Cette &#233;tude men&#233;e par l'IRFAS de Saint-&#201;tienne a &#233;t&#233; rendue en juin 2002. Elle se compose de deux parties : la synth&#232;se d'un questionnaire rempli par 18 professionnels en poste et des propositions d'organisation de formation. L'&#233;chantillon des intervenants ayant r&#233;pondu montre tout d'abord un parcours personnel h&#233;t&#233;rog&#232;ne (qualification initiale : boucher charcutier, couvreur zingueur, commercial, &#233;lectronicien, portier de nuit&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le recrutement au sein du CER a le plus souvent &#233;t&#233; marqu&#233; par le hasard (rencontre, opportunit&#233;, concours de circonstances&#8230;). Quand il y a un pass&#233; dans le social, c'est plut&#244;t du c&#244;t&#233; de l'animation sportive ou socioculturelle que du c&#244;t&#233; de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e. L'exp&#233;rience personnelle est assez souvent marqu&#233;e par des errements de jeunesse. Quant &#224; la formation, elle a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e sur le tas. Un tel constat, s'il interroge notre profession, ce n'est pas tant sur l'itin&#233;raire atypique de ces coll&#232;gues que sur l'incapacit&#233; manifeste de dipl&#244;m&#233;s patent&#233;s &#224; travailler &#224; ces places-l&#224;. Car, la configuration et le profil ainsi d&#233;crits n'invalident aucunement la capacit&#233; &#224; exercer ce m&#233;tier. Les aspirations &#224; recevoir une formation sont d'ailleurs clairement affich&#233;es. Elles recouvrent des demandes autour de la pr&#233;paration &#224; la confrontation avec le public des jeunes en tr&#232;s grande difficult&#233;, une meilleure connaissance de son mode de fonctionnement, l'apprentissage de ses propres affects.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La seconde partie de l'&#233;tude porte justement sur les modalit&#233;s envisageables en mati&#232;re de formation. Plusieurs propositions sont formul&#233;es : am&#233;nager le cursus du dipl&#244;me d'&#201;tat d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, permettre aux CER d'entrer eux-m&#234;mes dans une dynamique apprenante et formative (rep&#233;rer les comp&#233;tences et fragilit&#233;s des intervenants, am&#233;nager des temps pour y r&#233;pondre, formaliser des modes op&#233;ratoires&#8230;), valider les acquis professionnels et de formation continue dans le cadre de certains dipl&#244;mes et enfin monter une formation d'accompagnement &#224; proposer au moment de la prise de fonction (modules portant sur la connaissance des publics en grande difficult&#233;, la r&#233;glementation, les attitudes et r&#233;ponses &#233;ducatives&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'&#233;tude de l'IRFAS permet au final de d&#233;terminer un profil de poste assez pr&#233;cis. Quel que soit le parcours ant&#233;rieur, le professionnel travaillant dans un CER doit r&#233;pondre &#224; un certain nombre d'exigences :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;&#202;tre en capacit&#233; de pr&#233;senter l'action du CER en amont et rendre compte du travail accompli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;&#201;tablir un diagnostic permettant de comprendre les difficult&#233;s que vit chaque jeune et aboutir &#224; l'individualisation de son projet, aboutissant ainsi &#224; la pr&#233;paration dans les meilleures conditions de sa sortie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;Aider le jeune &#224; reprendre sa vie en main.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;&#201;tablir une relation de respect, de protection et de sinc&#233;rit&#233; avec chaque jeune afin de parvenir &#224; ce qu'il accepte le projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;Adapter les activit&#233;s et formes d'intervention en fonction des besoins des jeunes et des situations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;Mettre en place des situations socio-&#233;ducative progressives au cours desquelles le jeune se trouve en position d'acteur et puisse &#233;prouver les cons&#233;quences de ses actes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;Pr&#233;venir et contenir la tendance au passage &#224; l'acte transgressif.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; Mais on ne peut se contenter de recruter, comme cela se voit, sur la seule base d'un bafa ou d'un bafd (destin&#233;s aux seuls centres de vacances et de loisirs). Autre aspect essentiel : s'entourer d'un r&#233;seau de partenaires qui permettent une implantation dans le milieu socio-&#233;ducatif local. Les ressources qui peuvent en &#234;tre tir&#233;es sont pr&#233;cieuses pour le fonctionnement du CER. Enfin, derni&#232;re proposition : instaurer une relation de confiance bas&#233;e sur la transparence (&lt;a href='https://www.lien-social.com/CER-Plus-d-echanges-sur-la-pertinence-de-notre-action' class='spip_in'&gt;lire l'intreview de Jacques Lambert&lt;/a&gt;). &#192; ce jour, le d&#233;ficit de contr&#244;le de la part des directions r&#233;gionales de la PJJ, pourtant pr&#233;vu dans le cahier des charges, est colossal. Si certains CER sont m&#233;diatis&#233;s, il existe une v&#233;ritable omerta sur ce qui se passe dans bien d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail r&#233;alis&#233; par les &#233;quipes des CER rel&#232;ve d'une mission extr&#232;mement difficile : r&#233;ussir l&#224; o&#249; tout le monde a &#233;chou&#233; ! On ne peut qu'&#234;tre admiratif de l'effort accompli par ces personnels. Ils restent g&#233;n&#233;ralement peu de temps en poste, l'intensit&#233; des efforts qu'ils fournissent les amenant &#224; &#234;tre tr&#232;s rapidement &#233;puis&#233;s. Le turn-over est tr&#232;s important. Mais alors que dans tout autre structure, il serait le signe d'un malaise, on peut s'interroger pour se demander s'il ne constitue pas ici, l'une des conditions de la pr&#233;servation psychique de celles et de ceux qui y consacrent quelques mois de leur vie professionnelle. Il est dommage que le travail exceptionnel fourni dans nombre de CER soit entach&#233; par les d&#233;rives que l'on y trouve parfois. Ces centres m&#233;ritent d'&#234;tre mieux connus, mieux valoris&#233;s et mieux aid&#233;s &#224; accomplir leur t&#226;che.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sillage (CER maritime), Croisi&#232;re transib&#233;rique (travers&#233;e de l'Espagne &#224; cheval), Nomado (marche en montagne), Seat Thionville (travers&#233;e du d&#233;sert), CER Rouen&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lib&#233;ration du 15 avril 2003&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Ces enfants qu'il faut grandir &#187; Fran&#231;ois Sup&#233;ri, TF1 &#233;ditions, 1998&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>CER : Plus &#171; d'&#233;changes sur la pertinence de notre action &#187;</title>
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		<dc:subject>672</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le fonctionnement des CER soul&#232;ve parfois suspicions et craintes. Jacques Lambert, pr&#233;sident de l'association Sillage qui g&#232;re un centre &#233;ducatif renforc&#233; r&#233;pond aux accusations les plus souvent &#233;voqu&#233;es &lt;br class='autobr' /&gt;
Vous accueillez dans votre CER des jeunes en difficult&#233; parmi les plus violents. Quels moyens prenez-vous pour &#233;viter toute brutalit&#233; de la part de vos &#233;ducateurs ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Votre question renvoie &#224; l'escalade sym&#233;trique de la violence dans une relation entre l'adulte et l'enfant. Cela se pose chez nous avec (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le fonctionnement des CER soul&#232;ve parfois suspicions et craintes. Jacques Lambert, pr&#233;sident de l'association Sillage&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Association Sillage - 34 rue d'Anjou - 44600 St-Nazaire. T&#233;l. 02 40 22 58 45 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui g&#232;re un centre &#233;ducatif renforc&#233; r&#233;pond aux accusations les plus souvent &#233;voqu&#233;es&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous accueillez dans votre CER des jeunes en difficult&#233; parmi les plus violents. Quels moyens prenez-vous pour &#233;viter toute brutalit&#233; de la part de vos &#233;ducateurs ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Votre question renvoie &#224; l'escalade sym&#233;trique de la violence dans une relation entre l'adulte et l'enfant. Cela se pose chez nous avec d'autant plus d'acuit&#233; que le face &#224; face est long (le temps de travail est de quinze jours) et l'espace est r&#233;duit, sans &#233;chappatoire possible (nous accueillons 4 jeunes sur un voilier). Nos valeurs associatives s'appuient sur le respect de l'autre dans ses diff&#233;rences mais en m&#234;me temps nous donnons pour consigne d'avoir recours &#224; la contention pour g&#233;rer une crise et ce, jusqu'au retour au calme. Il ne faudrait pas limiter la violence &#224; la seule question de la brutalit&#233; : elle peut se manifester aussi sous d'autres formes. Nous avons donc pens&#233; &#224; un certain nombre de garanties. En tout premier lieu, nous ne recrutons que des &#233;ducateurs dipl&#244;m&#233;s (qui sont donc cens&#233;s avoir r&#233;fl&#233;chi &#224; ces questions).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, nous comptons beaucoup sur le regard que peut porter une tierce personne sur la pratique individuelle, que ce soit le partenaire de l'&#233;quipe ou le directeur qui peut &#234;tre contact&#233; 24 heures sur 24 et qui sait au jour le jour ce qui se passe sur chacun des deux bateaux. Il dialogue en permanence avec les &#233;quipes embarqu&#233;es et n'h&#233;site jamais &#224; se d&#233;placer, m&#234;me &#224; l'autre bout du pays, en cas de grosses difficult&#233;s. Notre d&#233;sir, ensuite, est de proposer une supervision avec un psychanalyste ext&#233;rieur, m&#234;me si c'est un peu compliqu&#233; &#224; organiser, l'itin&#233;rance de nos bateaux (qui se trouvent entre les &#206;les anglo-normandes et la M&#233;diterran&#233;e) ne se pr&#234;tant pas facilement &#224; des rendez-vous fixes. Nous sommes tr&#232;s vigilants, enfin, face &#224; toute ambiance &#224; bord qui pourrait d&#233;river vers des ph&#233;nom&#232;nes de maltraitance institutionnelle. Mais, pour l'ann&#233;e 2002/2003, nous avons surtout eu &#224; d&#233;plorer deux agressions physiques contre deux de nos skippers qui par la suite ont d&#233;missionn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le turn-over dans votre personnel est &#233;lev&#233;. Il vous est arriv&#233;, en outre, de licencier plusieurs fois des &#233;ducateurs. N'est-ce pas l&#224; le signe d'un malaise dans votre &#233;tablissement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien au contraire, je consid&#232;re ce turn-over comme salutaire. Nous pla&#231;ons le personnel dans des conditions de travail tr&#232;s exigeantes. Il faut envisager des coupures temporaires leur permettant de souffler ou bien des carri&#232;res qui soient chez nous plut&#244;t courtes, du fait de la fatigue accumul&#233;e et de la tension qui est permanente. C'est vrai que nous ne transigeons pas sur les positions &#233;ducatives adopt&#233;es autour des nombreuses transgressions qu'adoptent traditionnellement les jeunes (alcool, drogue etc.). Ce qui, en d'autres lieux et face &#224; d'autres publics, pourrait &#234;tre trait&#233; avec plus de souplesse, ne justifie l&#224;, d'aucune forme de banalisation. Il nous est arriv&#233; de nous s&#233;parer de professionnels qui soit ont manqu&#233; de vigilance, soit ont craqu&#233; en n'arrivant plus &#224; s'opposer. Cela n'invalide en rien leur comp&#233;tence, mais &#233;tait sans doute la manifestation d'un point de rupture qu'eux-m&#234;mes n'avaient pas forc&#233;ment per&#231;u. Notre s&#233;paration s'est alors faite &#224; l'amiable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Votre prix de journ&#233;e est &#233;lev&#233;. Quelle garantie de transparence donnez-vous en mati&#232;re de bonne utilisation des fonds publics et d'efficacit&#233; &#233;ducative ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous souhaitons la plus grande transparence sur cette utilisation des fonds publics. L'int&#233;gralit&#233; de nos d&#233;penses fait l'objet du contr&#244;le de la DRPJJ. Le moindre achat d'un crayon &#224; papier donne lieu &#224; une facture justificative. En 2002, nous avons &#233;t&#233; l'objet d'un audit, ce que nous consid&#233;rons comme l&#233;gitime : tout le personnel et les jeunes pris en charge ont &#233;t&#233; entendus. Toutefois, nous gagnerions en d&#233;mocratie, si ce n'&#233;tait pas les m&#234;mes personnes qui &#233;taient &#224; la fois ordonnateurs, payeurs et contr&#244;leurs. Il est dommage, en outre, que cette intervention se concentre sur les aspects financiers et administratifs, car nous sommes demandeurs d'&#233;changes sur la prise en charge &#233;ducative et le sens de notre action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant notre efficacit&#233;, nous pouvons &#233;voquer un chiffre : en 2002, notre taux de remplissage a &#233;t&#233; de 90 %, ce qui est un bon r&#233;sultat pour un public particuli&#232;rement fugueur. Mais, si nous savons garder les jeunes qui nous sont confi&#233;s, cela ne signifie pas que notre action soit automatiquement pertinente &#224; leur &#233;gard. Nous avons et nous aurons toujours des questions &#224; d&#233;battre avec nos partenaires. Nous ne poss&#233;dons pas d'outil d'&#233;valuation sur le devenir des jeunes que nous avons eus en charge. Nous avons des &#233;chos positifs sur certains d'entre eux qui ont pu b&#233;n&#233;ficier d'un projet individualis&#233; apr&#232;s leur sortie de notre CER. Notre action leur a permis de se r&#233;v&#233;ler &#224; eux-m&#234;mes et de r&#233;int&#233;grer la soci&#233;t&#233; par une autre porte que la d&#233;linquance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Association Sillage - 34 rue d'Anjou - 44600 St-Nazaire. T&#233;l. 02 40 22 58 45 - mail : &lt;a href=&#034;mailto:association.sillage@wanadoo.fr&#034; class='spip_mail'&gt;association.sillage@wanadoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La relation &#224; l'autre. L'implication distanci&#233;e</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-relation-a-l-autre-L-implication-distanciee</link>
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		<dc:date>2003-07-02T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>672</dc:subject>
		<dc:subject>Relation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'enjeu de toute communication consiste &#224; cr&#233;er du lien avec l'autre, en g&#233;rant une relation avec lui. L'ensemble des participants &#224; la rencontre partage la responsabilit&#233; de sa r&#233;ussite ou de son &#233;chec. Mais le professionnel a une place toute privil&#233;gi&#233;e &#224; tenir. Pour arriver au mieux, il lui faut chercher en permanence la distance appropri&#233;e. Or, cette distance ne peut jamais &#234;tre d&#233;finie &#224; l'avance. Elle n'est jamais ni bonne ni mauvaise d'embl&#233;e, elle est appropri&#233;e (ou non) &#224; l'objectif poursuivi et au (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L102xH150/arton135-70e82.jpg?1694427613' width='102' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'enjeu de toute communication consiste &#224; cr&#233;er du lien avec l'autre, en g&#233;rant une relation avec lui. L'ensemble des participants &#224; la rencontre partage la responsabilit&#233; de sa r&#233;ussite ou de son &#233;chec. Mais le professionnel a une place toute privil&#233;gi&#233;e &#224; tenir. Pour arriver au mieux, il lui faut chercher en permanence la distance appropri&#233;e. Or, cette distance ne peut jamais &#234;tre d&#233;finie &#224; l'avance. Elle n'est jamais ni bonne ni mauvaise d'embl&#233;e, elle est appropri&#233;e (ou non) &#224; l'objectif poursuivi et au contexte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La technique de l'implication distanci&#233;e qui nous est propos&#233;e ici consiste justement &#224; savoir g&#233;rer cette distance qui nous s&#233;pare de l'autre, choisissant tant&#244;t de s'approcher de la logique qu'il exprime, tant&#244;t de s'en &#233;loigner. L'implication est ce processus d'engagement relationnel qui se manifeste par le biais de l'expression verbale, mais aussi d'indicateurs tels la pr&#233;sence physique (posture corporelle, gestes, regard), &#233;motive (la fa&#231;on dont on montre ses sentiments) ou cognitive (comp&#233;tence, rigueur, pr&#233;cision de l'argumentaire). La distanciation est ce recul sur la situation dans laquelle on est impliqu&#233;. Ses m&#233;canismes sont d'ordre affectif (identifier ses propres sentiments), cognitif (conna&#238;tre les repr&#233;sentations &#224; la base de sa subjectivit&#233;) et relationnel (g&#233;rer les &#233;carts entre ses propres r&#233;f&#233;rentiels et ceux de l'autre).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les phases d'implication et de distance ne sont pas successives mais simultan&#233;es. &#171; Paradoxalement, je me distancie pour mieux &#233;couter, donc pour mieux me rapprocher d'autrui et je m'implique pour mieux me distancier de lui en exprimant un point de vue divergeant &#187; (p.20). Cette technique de communication permet tout particuli&#232;rement de s'adapter &#224; toute situation qui par d&#233;finition, n'est jamais fig&#233;e, mais au contraire est toujours en suspens, tendue vers des possibilit&#233;s diverses, se fa&#231;onnant en permanence : l'implication distanci&#233;e facilite la canalisation de l'impr&#233;vu et la ren&#233;gociation du r&#233;el &#224; tout moment. Plongeant leur d&#233;marche aux meilleures sources (l'&#233;cole de Palo Alto, Karl Rogers, Mucchielli ?), les auteures nous proposent ici une conceptualisation des pratiques que beaucoup de professionnels auront int&#233;gr&#233;es empiriquement. Ce manuel a l'avantage de mettre en mots et en illustrations, une technique de base des m&#233;tiers de communication.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Chronique Sociale, 2002, (128 p. ; 14 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Intervenir en milieu familial</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Intervenir-en-milieu-familial</link>
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		<dc:date>2003-07-02T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Aemo</dc:subject>
		<dc:subject>672</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le principal outil de l'intervenant en milieu ouvert, c'est sa personnalit&#233;, affirme d'embl&#233;e les auteures de cet ouvrage qui nous vient du Qu&#233;bec. L'amour des enfants constitue la pierre angulaire de toute intervention de qualit&#233;, r&#233;cidivent-elles : se sentant aim&#233;s, ceux-ci accepteront d'autant mieux l'action du professionnel. Sans le savoir-&#234;tre, le savoir et le savoir-faire sont inutiles, continuent-elles ! Tenir de tels propos &#224; des travailleurs sociaux &#224; qui on a serin&#233;, des ann&#233;es durant, la (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L104xH150/arton136-d695e.jpg?1694427613' width='104' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le principal outil de l'intervenant en milieu ouvert, c'est sa personnalit&#233;, affirme d'embl&#233;e les auteures de cet ouvrage qui nous vient du Qu&#233;bec. L'amour des enfants constitue la pierre angulaire de toute intervention de qualit&#233;, r&#233;cidivent-elles : se sentant aim&#233;s, ceux-ci accepteront d'autant mieux l'action du professionnel. Sans le savoir-&#234;tre, le savoir et le savoir-faire sont inutiles, continuent-elles ! Tenir de tels propos &#224; des travailleurs sociaux &#224; qui on a serin&#233;, des ann&#233;es durant, la n&#233;cessaire prise de distance affective face aux usagers est risqu&#233;, mais combien proche de notre quotidien : &#171; Nous laisserons le temps &#224; l'autre de nous apprivoiser, nous d&#233;couvrir, nous appr&#233;cier et nous ferons tout autant de notre c&#244;t&#233; &#187; (p.59).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eh oui, c'&#233;tait finalement si simple de le reconna&#238;tre. Et les auteures de d&#233;cliner toute une s&#233;rie d'ingr&#233;dients venant conditionner la r&#233;ussite de la d&#233;marche d'aide. Il y a d'abord ce qui constitue le fond de sauce : la pr&#233;somption de comp&#233;tence. Dire &#224; l'enfant qu'on croit en lui, consid&#233;rer ses parents comme de pr&#233;cieux collaborateurs et le milieu dans lequel vit la famille comme un terreau fertile, mais aussi croire dans ses propres capacit&#233;s d'intervenant. Ensuite vient une bonne poign&#233;e d'authenticit&#233; : &#234;tre sinc&#232;re, naturel, vrai, camper sur ses valeurs car s'autoriser &#224; &#234;tre humain, c'est autoriser l'autre &#224; l'&#234;tre aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, on ajoute un bon verre de curiosit&#233; professionnelle : c'est l'&#233;tincelle qui donne le go&#251;t de chercher et de comprendre les choses et les gens. Rajouter une poign&#233;e de capacit&#233; d'adaptation (permettant de se placer en harmonie avec l'environnement, les personnes et les circonstances), une quantit&#233; suffisante d'ouverture d'esprit (accepter d'&#234;tre heurt&#233; dans nos valeurs, apprendre &#224; transcender les apparences et &#224; voir plus loin, &#224; &#234;tre r&#233;ceptif &#224; ce qu'est l'autre dans ses forces et ses faiblesses), sans oublier une pinc&#233;e de sens de l'humour (ce qui permet de d&#233;dramatiser les situations explosives) et de cr&#233;ativit&#233; (l'art de construire &#224; partir de rien). En m&#233;langeant le tout avec un bain de parole accessible &#224; l'autre (il faut parler pour &#234;tre compris), on obtient un professionnel qui devrait r&#233;ussir &#224; agir au sein des familles. Pourtant, m&#234;me si on respecte toutes ces proportions, il est fr&#233;quent que des attentes r&#233;ciproques viennent perturber quelque peu les relations. La famille voit parfois le professionnel comme un sauveur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, il arrive aussi qu'elle l'accueille avec scepticisme. Ou bien, elle attend surtout de lui qu'il la d&#233;culpabilise. Elle peut enfin &#234;tre dans une demande d'urgence absolue. Le professionnel n'est pas pour autant quitte face &#224; la famille : il a parfois une foi d&#233;mesur&#233;e dans son pouvoir salvateur ou peut &#234;tre convaincu de la possibilit&#233; de r&#233;am&#233;nager rapidement le quotidien et de modifier tout aussi promptement la dynamique familiale. En fait, pour qu'une relation soit saine, il faut qu'elle soit en &#233;volution constante. D'o&#249; l'importance d'&#233;viter la routine. Si l'intervenant doit se montrer disponible, solide et fiable, son action ne saurait aller au-del&#224; de trois ans d'affil&#233;e, au risque de voir toutes les facettes de son talent s'&#233;puiser. Malgr&#233; l'aspect un peu recette, voil&#224; un manuel simple, didactique et intelligent &#224; la port&#233;e du d&#233;butant mais tr&#232;s instructif aussi pour le professionnel exp&#233;riment&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Chronique Sociale, 2003, (124 p. ; 18 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pour en savoir plus sur la douleur de l'enfant </title>
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&lt;p&gt;La douleur est une sensation mais aussi une &#233;motion tr&#232;s subjective qui a du mal &#224; &#234;tre per&#231;ue par un monde m&#233;dical avant tout habitu&#233; &#224; l'objectivation. Cette cassette fort bien r&#233;alis&#233;e permet aux profanes comme aux professionnels de se familiariser avec un ph&#233;nom&#232;ne o&#249; le malade tient une place centrale. Elle pr&#233;sente l'&#233;tat des connaissances en la mati&#232;re : si la douleur a pour fonction de fixer des limites, elle peut quand elle est li&#233;e &#224; la maladie ou aux soins &#234;tre prise en charge et trait&#233;e. La (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La douleur est une sensation mais aussi une &#233;motion tr&#232;s subjective qui a du mal &#224; &#234;tre per&#231;ue par un monde m&#233;dical avant tout habitu&#233; &#224; l'objectivation. Cette cassette fort bien r&#233;alis&#233;e permet aux profanes comme aux professionnels de se familiariser avec un ph&#233;nom&#232;ne o&#249; le malade tient une place centrale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle pr&#233;sente l'&#233;tat des connaissances en la mati&#232;re : si la douleur a pour fonction de fixer des limites, elle peut quand elle est li&#233;e &#224; la maladie ou aux soins &#234;tre prise en charge et trait&#233;e. La motivation ou l'anxi&#233;t&#233; peuvent r&#233;duire ou au contraire en accro&#238;tre les effets. La cassette d&#233;taille ensuite les modalit&#233;s d'&#233;valuation : par le malade lui-m&#234;me ou par les soignants qui s'appuient alors sur des indices regroup&#233;s en grille d'observation. La douleur doit trouver une place en tant que tel dans le dossier m&#233;dical. La cassette se termine enfin par les modes d'action disponibles : r&#233;ussir la toute premi&#232;re analg&#233;sie permet de d&#233;dramatiser la suite du traitement. La rater, pr&#233;sente le risque d'induire une appr&#233;hension permanente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; l'importance de bien commencer. Pour ce faire, de multiples moyens existent : m&#233;dicaments antalgiques, pompes &#224; morphine g&#233;r&#233;es par le malade, cr&#232;me anesth&#233;siante&#8230; La douleur ne peut se conjuguer qu'au pluriel. On ne peut lui faire correspondre une seule r&#233;ponse possible. La parole est l'une des meilleures d&#233;fenses existantes. Ce que l'enfant d&#233;teste par-dessus tout, c'est qu'on lui mente o&#249; qu'on ne le pr&#233;vienne pas de ce qui va se passer. Les gestes techniques effectu&#233;s sur un nounours peuvent constituer une tr&#232;s bonne pr&#233;vention. Le petit patient est parfois accus&#233; de simuler. Sa plainte justifie toujours d'&#234;tre &#233;cout&#233;e. Document audiovisuel &#224; recommander, &#224; une &#233;poque o&#249; le droit de l'enfant passe aussi par le fait de souffrir le moins possible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;(2003 - 53 mn)&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href=&#034;http://www.sparadrap.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Sparadrap&lt;/a&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;48 rue de la Plaine&lt;br class='manualbr' /&gt;75020 Paris&lt;br class='manualbr' /&gt;T&#233;l. 01 43 48 11 80&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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