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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Les personnes &#224; mobilit&#233; r&#233;duite ont-elles acc&#232;s aux vacances ordinaires ? </title>
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		<title>L'h&#244;tel de Pen Bron, un trois &#233;toiles pour handicap&#233;s</title>
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&lt;p&gt;Trouver un h&#244;tel permettant l'accueil d'un fauteuil roulant est quasiment impossible. Or, dans l'ouest de la France, vient d'ouvrir un &#233;tablissement trois &#233;toiles, compl&#232;tement am&#233;nag&#233; pour cette client&#232;le. Exp&#233;rience innovante ou ghetto pour handicap&#233;s riches ? &lt;br class='autobr' /&gt;
S'il est une pr&#233;occupation qui s'est largement g&#233;n&#233;ralis&#233;e dans le secteur du handicap, c'est bien la prise en charge de la personne dans sa globalit&#233; : ce qui compte ce ne sont pas seulement les d&#233;ficiences dont le sujet est atteint, mais le fait (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Trouver un h&#244;tel permettant l'accueil d'un fauteuil roulant est quasiment impossible. Or, dans l'ouest de la France, vient d'ouvrir un &#233;tablissement trois &#233;toiles, compl&#232;tement am&#233;nag&#233; pour cette client&#232;le. Exp&#233;rience innovante ou ghetto pour handicap&#233;s riches ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S'il est une pr&#233;occupation qui s'est largement g&#233;n&#233;ralis&#233;e dans le secteur du handicap, c'est bien la prise en charge de la personne dans sa globalit&#233; : ce qui compte ce ne sont pas seulement les d&#233;ficiences dont le sujet est atteint, mais le fait qu'il soit avant tout un &#234;tre humain &#224; part enti&#232;re. On ne peut plus le percevoir seulement au travers de ses seules difficult&#233;s qu'elles soient d'ordre physique ou intellectuel. C'est cette orientation qui a fait des loisirs, du sport ou de la culture un axe d'intervention tout aussi important que le soin ou l'acte th&#233;rapeutique. Nous avions d&#233;j&#224; pr&#233;sent&#233; la croisi&#232;re organis&#233;e par le centre de r&#233;&#233;ducation fonctionnelle de Pen Bron&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Centre de R&#233;adaptation de Pen Bron - avenue du Traict - 44420 La Turballe. (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : 130 bateaux proposant une croisi&#232;re de 48 heures &#224; 200 personnes porteuses de handicap encadr&#233;es par 800 b&#233;n&#233;voles&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='La 25&#232;me &#233;dition de la croisi&#232;re Pen Bron a eu lieu du 21 au 23 juin (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Une nouvelle initiative vient de voir le jour le 7 mai 2003 : l'ouverture du premier h&#244;tel trois &#233;toiles compl&#232;tement am&#233;nag&#233; pour recevoir une client&#232;le &#224; mobilit&#233; r&#233;duite&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='H&#244;tel de Pen Bron - avenue du Traict - 44 420 La Turballe. T&#233;l. 02 28 56 77 (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e est n&#233;e au sein du conseil d'administration de l'association des &#339;uvres de Pen Bron&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='Association des &#339;uvres de Pen Bron - 4, rue Hippolyte Durand-Gasselin - (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : offrir une prestation de vacances &#224; des personnes qui ne peuvent fr&#233;quenter la quasi totalit&#233; des &#233;tablissements touristiques, faute d'infrastructures adapt&#233;es &#224; leur handicap. Il existe bien des s&#233;jours collectifs. Mais, il n'y a quasiment aucune possibilit&#233; de se payer &#8212; comme n'importe quel citoyen &#8212; une semaine de vill&#233;giature dans un &#233;tablissement h&#244;telier de qualit&#233;. Le public potentiellement concern&#233;, ayant la capacit&#233; tant physique que financi&#232;re de voyager, existe : on l'estime &#224; 36 millions de personnes &#224; travers l'Europe. Seuls 15 % d'entre eux se d&#233;placent effectivement. Trois raisons essentielles &#224; cette carence : l'inaccessibilit&#233; (seulement 2 % des chambres d'h&#244;tel sont pr&#233;vues pour accueillir des personnes &#224; mobilit&#233; r&#233;duite et sont en outre souvent mal con&#231;ues, mal d&#233;cor&#233;es, &#171; invendables &#187; au client ordinaire), la carence d'information (non disponibilit&#233; de renseignements fiables quant &#224; l'accessibilit&#233; des installations dans les offices de tourisme et autres), enfin, un d&#233;ficit de savoir-faire des op&#233;rateurs (modalit&#233;s inappropri&#233;es d'accueil et de prise en compte de cette client&#232;le particuli&#232;re)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='appendix' title='Tourisme et handicap, rapport du secr&#233;tariat d'&#201;tat au tourisme (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e de proposer des s&#233;jours individuels, loin d'&#234;tre saugrenue, correspondait donc &#224; une demande. Restait &#224; la concr&#233;tiser. Mais pas n'importe comment et &#224; n'importe quel prix. S'il s'agissait bien de consid&#233;rer les personnes &#224; mobilit&#233; r&#233;duite comme des consommateurs &#224; part enti&#232;re, il n'&#233;tait pas question de r&#233;percuter les surco&#251;ts li&#233;s au handicap, ce qui aurait port&#233; le prix de la prestation &#224; des sommes tout &#224; fait prohibitive. Il fallait donc pratiquer une tarification identique &#224; l'h&#244;tellerie classique de m&#234;me niveau de qualit&#233;. L'association des &#339;uvres de Pen Bron est, par ailleurs, gestionnaire du centre de r&#233;&#233;ducation fonctionnelle (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Personnes-handicapees-pouvoir-decider-de-ses-loisirs' class='spip_in'&gt;lire l'interview du directeur Fran&#231;ois Moutet&lt;/a&gt;) situ&#233; sur une &#233;troite presqu'&#238;le bord&#233;e d'un c&#244;t&#233; par une immense plage conduisant au port de p&#234;che de La Turballe et de l'autre par les marais salants de Gu&#233;rande. Elle n'eut gu&#232;re d'h&#233;sitation quant au choix du site susceptible de servir de lieu de s&#233;jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La beaut&#233; des paysages alentours, la tranquillit&#233; (au bout d'une route sans issue) et la proximit&#233; d'attractions touristiques en faisaient l'endroit idoine. Une ancienne conserverie datant du XIX&#232;me si&#232;cle, tournant le dos &#224; l'h&#244;pital et faisant face &#224; la mer fut tr&#232;s vite d&#233;sign&#233;e pour &#234;tre r&#233;habilit&#233;e. Le co&#251;t des travaux estim&#233;s &#224; 3,5 millions d'euros, il fallut trouver des partenaires financiers. L'association des &#339;uvres de Pen Bron constitua avec l'association r&#233;gionale de l'insuffisance respiratoire et la Caisse d'&#201;pargne une soci&#233;t&#233; anonyme simplifi&#233;e : &#171; La r&#233;sidence du Traict &#187;. Les aides publiques et un emprunt viendront compl&#233;ter les d&#233;penses d'investissement n&#233;cessaires &#224; hauteur de respectivement 26 % et 30 %. Un contrat commercial est alors sign&#233; avec deux exploitants associ&#233;s, charg&#233;s de faire fonctionner l'&#233;tablissement. Les travaux commenc&#233;s en mai 2002 se sont termin&#233;s un an plus tard, permettant au nouvel h&#244;tel de Pen Bron d'engager sa premi&#232;re saison d'&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10h, ce samedi matin, plusieurs familles restent attabl&#233;es autour de leur petit-d&#233;jeuner dans la vaste salle &#224; manger que seule une grande baie vitr&#233;e s&#233;pare de la pin&#232;de qui lui fait face. Rien, au premier abord, ne semble distinguer cet h&#244;tel. Pourtant, en y regardant de plus pr&#232;s, quelques d&#233;tails sautent aux yeux : des fauteuils roulants sont m&#233;lang&#233;s aux valides. Et puis, il y a ces encadrements de porte particuli&#232;rement larges. Le guichet de l'accueil est, quant &#224; lui, plus bas qu'&#224; l'ordinaire. Rentrons plus avant : &#224; l'approche du seuil qui donne sur les coursives du rez-de-chauss&#233;e, la porte s'ouvre automatiquement. Quelques pas nous s&#233;parent des chambres. Ah, voil&#224; la n&#244;tre ! Une impulsion sur l'un des boutons du bo&#238;tier de la t&#233;l&#233;commande et la porte s'ouvre. Murs pastels, meubles fonctionnels, espace pour circuler, salle de bain adapt&#233;e&#8230; cela sent le neuf et ce qui ne g&#226;che rien, l'ensemble est de tr&#232;s bon go&#251;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La domotique ne s'arr&#234;te pas &#224; l'automatisme des ouvertures et des fermetures de porte : lumi&#232;res, t&#233;l&#233;vision, t&#233;l&#233;phone main libre, appel de la r&#233;ception, lit inclinable, volets&#8230; peuvent &#234;tre command&#233;es &#224; distance. Sur les 45 chambres disponibles, 30 sont ainsi automatis&#233;es. Cela concerne aussi deux des trois ascenseurs mis &#224; disposition de la client&#232;le. La personne &#224; mobilit&#233; r&#233;duite trouve ici tous les am&#233;nagements lui permettant de se sentir &#224; l'aise. L'h&#244;tel n'est toutefois pas m&#233;dicalis&#233;. Mais, il tient &#224; la disposition de ses clients des listes de professionnels (aides-soignants, infirmi&#232;res, m&#233;decins, kin&#233;&#8230;) pouvant &#234;tre sollicit&#233;s. L'h&#244;tel compte 23 salari&#233;s. Toutes et tous ont suivi une session de trois jours de sensibilisation pour apprendre comment r&#233;agir face &#224; un public &#224; mobilit&#233; r&#233;duite : attitudes comportementales et gestes techniques (comme les petites r&#233;parations de fauteuil).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En bons professionnels de l'h&#244;tellerie, les personnels veillent &#224; accueillir leur client&#232;le avec convivialit&#233; et chaleur. Le prix des chambres ? De 40 &#224; 90 e en basse saison et de 100 &#224; 150 e en haute saison. L'&#233;quivalent d'un trois &#233;toiles l'&#233;t&#233; et d'un deux &#233;toiles l'hiver. Car l'h&#244;tel souhaite ouvrir tout au long de l'ann&#233;e. Des forfaits attractifs sont propos&#233;s en pension et en demi-pension. Pour ce mois de mai 2003, le taux de remplissage a atteint 16 %. Il en faudrait 70 %, tout au long de l'ann&#233;e, pour rentabiliser l'affaire. On est encore loin du compte. Mais, G&#233;rard Mauger, cog&#233;rant, est serein. Il faudra attendre la troisi&#232;me ann&#233;e pour &#233;quilibrer les comptes, d&#233;lai, selon lui, tout &#224; fait normal dans l'h&#244;tellerie. Quand ce sera fait, il pourra engager les nouveaux investissements auxquels il pense d&#233;j&#224; : am&#233;nager une plage en face de l'h&#244;tel pour la rendre plus accessible aux fauteuils, se doter d'un moyen de transport (mini bus adapt&#233;), acqu&#233;rir un bateau am&#233;nag&#233; permettant d'assurer la navette avec le port du Croisic distant de quelques centaines de m&#232;tres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cr&#233;ation de cet h&#244;tel n'est pas sans poser de multiples questions. On pourrait s'offusquer, &#224; bon compte, d'une tentative du priv&#233; de s'introduire dans le secteur socio-&#233;ducatif. Cet argument tient d'autant moins, que le cr&#233;neau propos&#233; ici (h&#244;tellerie trois &#233;toiles) n'existe pas dans le social. Il ne vient donc rien concurrencer ou menacer. Les grandes cha&#238;nes d'h&#244;tel ne s'y sont pas tromp&#233;es qui, toutes, ont d&#233;clin&#233; l'offre qui leur avait &#233;t&#233; faite de s'investir dans le projet. On peut aussi d&#233;plorer qu'&#224; c&#244;t&#233; des dispositifs de loisirs pour les handicap&#233;s pauvres se mettent en place des lieux d'accueil pour les handicap&#233;s riches. Mais qui peut d&#233;fendre l'id&#233;e selon laquelle parce qu'on est handicap&#233;, on ne peut se payer, si tel est son d&#233;sir, un h&#244;tel trois &#233;toiles ? Pas, en tout cas, les lecteurs de ces lignes qui appartiennent aux couches moyennes et qui, s'ils devaient voir un jour leur mobilit&#233; r&#233;duite, trouveraient inadmissibles de ne pouvoir le faire. G&#233;rard Mauger s'explique : &#171; Il en va des personnes handicap&#233;es comme des valides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'offrir une semaine de vacances &#224; l'h&#244;tel repr&#233;sente toujours un sacrifice financier. On &#233;conomise toute l'ann&#233;e pour se payer ce plaisir d'&#234;tre cocoon&#233; pendant quelques jours. Chacun est libre de choisir des vacances moins on&#233;reuses, mais si l'on souhaite venir &#224; l'h&#244;tel, on doit pouvoir le faire, m&#234;me si on est handicap&#233;. &#187; Alors, on parle de cr&#233;ation d'un ghetto. Lors d'un salon tenu r&#233;cemment &#224; Toulouse sur le handicap, Andr&#233; Fournet, directeur de l'&#233;tablissement, a entendu de telles critiques. Il s'en est d&#233;fendu : &#171; Notre h&#244;tel tient &#224; recevoir tout type de client&#232;le. Il n'y a aucune exclusivit&#233;, m&#234;me si nous respecterons des priorit&#233;s. La personne handicap&#233;e est le plus souvent accompagn&#233;e par son conjoint et souvent par ses enfants. Cela fait autant de valides qui sont aussi pr&#233;sents. Beaucoup de gens ont peur de la diff&#233;rence. J'ai eu, l'autre jour, une communication t&#233;l&#233;phonique avec une dame qui voulait venir mais qui y a renonc&#233; en apprenant que nous recevions des handicap&#233;s. Les mentalit&#233;s seront longues &#224; faire changer. Nous pouvons y contribuer en faisant en sorte que valides et non-valides se c&#244;toient. &#187; Apr&#232;s tout, rien n'emp&#234;che, l&#224; non plus, les sceptiques et d&#233;tracteurs de venir fr&#233;quenter ce lieu. Ce serait le meilleur moyen de garantir cette mixit&#233; tant recherch&#233;e. Question pi&#232;ge : l'h&#244;tel a-t-il recrut&#233; du personnel lui-m&#234;me porteur de handicap ? Trois salari&#233;s rel&#232;vent de la Cotorep 3, et un agent de r&#233;servation est en cours de recrutement priorit&#233; sera donn&#233;e &#224; une personne &#224; mobilit&#233; r&#233;duite (ce qui va au-del&#224; des 10 % requis).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seule ombre au tableau : tant G&#233;rard Mauger qu'Andr&#233; Fournet ont exclu de recevoir des personnes atteintes de handicap mental, trop stigmatisant &#224; leurs yeux pour respecter le standing de leur &#233;tablissement. Comme quoi&#8230; nul n'est parfait ! Marie-France Bellec, d&#233;l&#233;gu&#233;e d&#233;partementale de l'APF, contact&#233;e, nous a expliqu&#233; que son association &#233;tait tout &#224; fait favorable &#224; ce projet : &#171; Bien s&#251;r nous pr&#233;f&#233;rerions que l'accessibilit&#233; concerne tous les h&#244;tels et ne se limitent pas &#224; un seul &#233;tablissement qui se sp&#233;cialiserait. On peut toujours r&#234;ver&#8230; enfin, les choses avancent tout doucement. &#187; Interrog&#233;e sur les trois &#233;toiles de l'h&#244;tel de Pen Bron, elle donnera une r&#233;ponse mesur&#233;e : &#171; Le choix est de proposer un haut de gamme. Effectivement, les personnes qui ne per&#231;oivent que l'allocation d'adulte handicap&#233; ont peu de chance de fr&#233;quenter ce type d'&#233;tablissement. Mais il ne faudrait pas, non plus, au nom du handicap faire du mis&#233;rabilisme. Il existe, m&#234;me si ce n'est pas la majorit&#233;, des personnes qui disposent de ressources : par exemple, celles qui, &#224; la suite d'un accident, touchent une rente. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allons, quoiqu'on dise, une telle exp&#233;rience comportera son lot de pourfendeurs et de d&#233;fenseurs. Tous n&#233;anmoins s'accordent &#224; regretter que peu d'h&#244;tels aient fait des efforts pour rendre leurs locaux accessibles aux personnes &#224; mobilit&#233; r&#233;duite. L'h&#244;tel de Pen Bron joue donc un r&#244;le pilote dans ce domaine. Cela au moins, on peut le lui reconna&#238;tre. Autre constat : l'objectif de l'association des &#339;uvres de Pen Bron a &#233;t&#233; rempli : les 40 % de surco&#251;t li&#233; &#224; la conception architecturale, &#224; la domotisation, aux trois ascenseurs, aux surfaces suppl&#233;mentaires, &#224; la plus grande disponibilit&#233; du personnel n'ont pas &#233;t&#233; r&#233;percut&#233;s sur les prix au client. &#171; Mon souci principal, conclut de son c&#244;t&#233; G&#233;rard Mauger, est d'offrir un service de qualit&#233; &#233;quivalent &#224; ce que l'on trouve dans les autres h&#244;tels. &#187; Reste &#224; prouver la viabilit&#233; de l'op&#233;ration. La r&#233;ussite de l'h&#244;tel de Pen Bron encouragera peut-&#234;tre d'autres projets. Des contacts ont &#233;t&#233; pris dans le nord et &#224; la fronti&#232;re espagnole. Nombre d'associations de propri&#233;taires de vieux b&#226;timents bien plac&#233;s qu'elles voudraient voir r&#233;habiliter pourraient de leur c&#244;t&#233; &#234;tre int&#233;ress&#233;es. &#171; Nous sommes tous diff&#233;rents, n'y soyons pas indiff&#233;rents &#187; affirment les promoteurs de ce projet. L'id&#233;e est devenue r&#233;alit&#233;. Nous ne pouvons que lui souhaiter bon vent !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Centre de R&#233;adaptation de Pen Bron - avenue du Traict - 44420 La Turballe. T&#233;l. 02 40 62 75 00&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La 25&#232;me &#233;dition de la croisi&#232;re Pen Bron a eu lieu du 21 au 23 juin 2003&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.hotels-aptitudes.com/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;H&#244;tel de Pen Bron&lt;/a&gt; - avenue du Traict - 44 420 La Turballe. T&#233;l. 02 28 56 77 99&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Association des &#339;uvres de Pen Bron - 4, rue Hippolyte Durand-Gasselin - 44000 Nantes. T&#233;l. 02 40 69 77 48&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Tourisme et handicap, rapport du secr&#233;tariat d'&#201;tat au tourisme (1999)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Personnes handicap&#233;es : pouvoir d&#233;cider de ses loisirs</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Personnes-handicapees-pouvoir-decider-de-ses-loisirs</link>
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		<description>
&lt;p&gt;Cr&#233;er un lieu o&#249; les gens &#224; mobilit&#233; r&#233;duite et les valides puissent passer des vacances ensemble, &#224; &#233;galit&#233; de statut, a &#233;t&#233; l'objectif vis&#233; avec l'ouverture de l'h&#244;tel de Pen Bron. Fran&#231;ois Moutet, m&#233;decin et directeur m&#233;dical du centre de r&#233;&#233;ducation fonctionelle voisin, g&#233;r&#233; lui aussi par l'association des &#339;uvres de Pen Bron, dit pourquoi il a fallu concilier le m&#233;dico-social et le secteur lucratif. &#171; Acc&#233;der &#224; l'autonomie implique d'en accepter les contraintes &#187; explique-t-il &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourquoi avoir choisi de confier (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;er un lieu o&#249; les gens &#224; mobilit&#233; r&#233;duite et les valides puissent passer des vacances ensemble, &#224; &#233;galit&#233; de statut, a &#233;t&#233; l'objectif vis&#233; avec l'ouverture de l'h&#244;tel de Pen Bron. Fran&#231;ois Moutet, m&#233;decin et directeur m&#233;dical du centre de r&#233;&#233;ducation fonctionelle voisin, g&#233;r&#233; lui aussi par l'association des &#339;uvres de Pen Bron, dit pourquoi il a fallu concilier le m&#233;dico-social et le secteur lucratif. &#171; Acc&#233;der &#224; l'autonomie implique d'en accepter les contraintes &#187; explique-t-il&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi avoir choisi de confier la gestion de votre h&#244;tel au secteur priv&#233; lucratif ? N'est-ce pas lui mettre le pied &#224; l'&#233;trier, &#224; un moment o&#249; il cherche &#224; percer dans le m&#233;dico-social ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif que nous recherchons c'est que la personne handicap&#233;e acc&#232;de &#224; l'autonomie non seulement au niveau de ses fonctions, mais aussi de sa d&#233;cision. Quand elle b&#233;n&#233;ficie de revenus qui lui sont propres et d'un statut de citoyen &#224; part enti&#232;re, elle est tout &#224; fait en droit de choisir elle-m&#234;me son mode de loisirs. Elle est &#224; m&#234;me de g&#233;rer sa vie et son propre argent comme bon lui semble. C'est de sa responsabilit&#233; individuelle de d&#233;cider de s'adresser soit au secteur sanitaire et m&#233;dico-social soit au priv&#233;. Je suis convaincu que l'articulation entre le public, le semi-public et le priv&#233; fait la richesse d'une soci&#233;t&#233;. Notre conviction est que la personne handicap&#233;e doit aller de la dimension sanitaire hospitali&#232;re vers le retour &#224; une vie la plus ordinaire possible. En tant que directeur d'un &#233;tablissement de r&#233;&#233;ducation fonctionnelle, mon objectif est qu'elle n'ait plus besoin de nous. Si cela doit passer par la fr&#233;quentation d'&#233;tablissements priv&#233;s, cela me semble positif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre aspect qui n'est pas n&#233;gligeable, c'est la participation &#224; la gestion plus globale des d&#233;penses de sant&#233;. Rien n'emp&#234;che de sortir quelqu'un de l'assistanat et de l'aide sociale, dispositifs qui sont l&#233;gitimes mais qui peuvent s'interrompre si la personne n'en a plus besoin. D&#232;s lors que les gens sont devenus plus autonomes, il est tout &#224; fait normal d'imaginer que leurs vacances ne rentrent plus dans des consid&#233;rations de S&#233;curit&#233; sociale. Acc&#233;der &#224; l'autonomie implique d'en accepter les contraintes. Cela suppose le retour dans le r&#233;gime commun. La personne handicap&#233;e peut d&#232;s lors redevenir un acteur &#233;conomique ordinaire : au m&#234;me titre qu'une autre personne, elle va &#224; l'h&#244;tel et paie pour cela. Et puis, c'est aussi la demande de certaines personnes qui aspirent elles-m&#234;mes &#224; vivre en dehors des syst&#232;mes d'aide sociale. Il ne faut pas n&#233;gliger l'effet positif de cette revendication. Ce sont tous ces arguments qui nous ont fait adopter ce projet. Ensuite, l'option de travailler sur l'axe des loisirs est aussi beaucoup li&#233;e au site exceptionnel de Pen Bron qui fait plut&#244;t r&#234;ver&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles raisons justifient la proximit&#233; de l'h&#244;tel de Pen Bron avec le centre de r&#233;&#233;ducation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi oblige les h&#244;tels &#224; avoir des chambres adapt&#233;es pour handicap&#233;s. Quand on a un handicap l&#233;ger, cela ne pose pas trop de probl&#232;mes, mais lorsqu'on a un handicap lourd, c'est une autre affaire. On voit arriver des personnes qui rencontrent des probl&#232;mes de stabilisation fonctionnelle : certaines sont en fauteuil &#233;lectrique, d'autres ont des trach&#233;otomies ou des situations de fonction urinaire ou de probl&#232;mes cutan&#233;s un peu limites. Elles savent qu'&#224; c&#244;t&#233; il y a un centre qui, en cas d'urgence, peut intervenir. Cette proximit&#233; est rassurante. D'autres personnes qui ont par exemple une d&#233;marche &#233;brieuse ou des troubles de l'&#233;quilibre ou encore des expectorations, toutes choses difficiles &#224; comprendre quand on ne conna&#238;t pas le probl&#232;me, recherchent un endroit o&#249; elles seront s&#233;curis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel accueil avez-vous eu de la part des associations du secteur du handicap ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela a pos&#233; question. Certaines nous ont reproch&#233; de leur faire concurrence. Je r&#233;ponds que personne n'a l'exclusivit&#233; de proposer des solutions pour les personnes handicap&#233;es. Nous avons mont&#233; ce projet. D'autres peuvent voir le jour qui seront tout &#224; fait compl&#233;mentaires. Certaines personnes nous ont carr&#233;ment accus&#233;s de vouloir faire de l'argent sur le dos des handicap&#233;s. Personne n'est contraint de venir dans cet h&#244;tel. Inversement, pourquoi faudrait-il priver d'embl&#233;e de toute possibilit&#233; de le fr&#233;quenter ? Je pense que les personnes handicap&#233;es doivent pouvoir d&#233;cider par elles-m&#234;mes de leur mode de loisirs. Le fait que les r&#233;servations arrivent montre bien qu'il y avait un grand vide auquel nous avons r&#233;pondu. Autre critique : nous cr&#233;erions un ghetto. Je constate que cet h&#244;tel ne fait pas fuir les valides : le restaurant est plein. L'organisation de la vie de l'h&#244;tel sur un mode beaucoup plus lent et moins stress&#233; qu'&#224; la normale pourrait m&#234;me &#234;tre une tr&#232;s bonne raison pour y venir, m&#234;me quand on n'est pas handicap&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Comprendre la sexualit&#233; de la personne handicap&#233;e mentale</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Comprendre-la-sexualite-de-la-personne-handicapee-mentale</link>
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		<dc:subject>Sexualit&#233;</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Nos soci&#233;t&#233;s na&#239;ves semblent d&#233;couvrir que les personnes handicap&#233;es mentales ont une sexualit&#233;. Pourtant, d&#232;s 1897, le m&#233;decin Bonneville consid&#233;rait que les rapports sexuels des arri&#233;r&#233;s offraient une bonne alternative &#224; l'onanisme ! Mais jusqu'aux ann&#233;es 1960, on est rest&#233; dans le d&#233;ni. Puis, progressivement on a accept&#233; de reconna&#238;tre le droit au plaisir et &#224; la sexualit&#233;, en passant toutefois par une double repr&#233;sentation : l'ange (&#234;tre asexu&#233;) et le d&#233;mon (sexualit&#233; bestiale). Aujourd'hui, on ose regarder (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L103xH150/arton133-b864a.jpg?1694630363' width='103' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nos soci&#233;t&#233;s na&#239;ves semblent d&#233;couvrir que les personnes handicap&#233;es mentales ont une sexualit&#233;. Pourtant, d&#232;s 1897, le m&#233;decin Bonneville consid&#233;rait que les rapports sexuels des arri&#233;r&#233;s offraient une bonne alternative &#224; l'onanisme ! Mais jusqu'aux ann&#233;es 1960, on est rest&#233; dans le d&#233;ni. Puis, progressivement on a accept&#233; de reconna&#238;tre le droit au plaisir et &#224; la sexualit&#233;, en passant toutefois par une double repr&#233;sentation : l'ange (&#234;tre asexu&#233;) et le d&#233;mon (sexualit&#233; bestiale). Aujourd'hui, on ose regarder les choses en face et m&#234;me tenter de les analyser. C'est ce que fait avec talent l'auteur, en abordant les diverses manifestations qui sont bien connues des professionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous parle d'abord de ces injures orduri&#232;res et tr&#232;s sexualis&#233;es que l'on retrouve si souvent chez ces jeunes. Si ces propos grossiers servent de cl&#233;s de communication et de formules magiques (comme cela se passe chez beaucoup d'autres adolescents), ils sont aussi utilis&#233;s pour explorer le corps, la relation &#233;rotico-s&#233;ductrice et les champs d'exp&#233;rience possible. La bouche joue l&#224; un r&#244;le rassurant (car nourricier), tout en permettant de verbaliser une r&#233;alit&#233; sexu&#233;e et g&#233;nitalis&#233;e. Si la masturbation constitue une pratique courante chez tous les enfants, les jeunes handicap&#233;s y ont recours, outre pour le plaisir que cela leur procure, pour se recentrer et lutter contre le sentiment d'&#233;clatement de leur corps. Les embrassades narcissiques, ces longs baisers qui unissent deux jeunes (la diff&#233;rence de sexe ayant l&#224; que peu d'importance), sont la marque d'une sexualit&#233; encore tr&#232;s archa&#239;que et partielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224; surtout un appui sur autrui pour se sentir d&#233;sesp&#233;r&#233;ment en vie et exister par et dans l'autre. La d&#233;couverte r&#233;ciproque du corps se limite fr&#233;quemment &#224; une palpation ou &#224; une captation sans que cela ne d&#233;bouche le plus souvent sur le co&#239;t. C'est que le rapport &#224; l'autre se fait &#224; partir d'un processus permettant de percevoir la diff&#233;rence et la ressemblance, d&#233;marche combien difficile pour les personnes handicap&#233;es mentales. Parce qu'ils sont moins limit&#233;s que d'autres par une instance morale interne, habitu&#233;s qu'ils sont &#224; &#234;tre entour&#233;s, prot&#233;g&#233;s et soutenus, &#171; certains jeunes handicap&#233;s mentaux peuvent pr&#233;senter des comportements inadapt&#233;s et dangereux &#224; l'&#233;gard d'autres jeunes, notamment des enfants &#187; (p.124)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Percevant mal l'attente de l'autre et d&#233;bord&#233;s par leur propre envie, ils vont directement &#224; son contact ce qui peut &#234;tre v&#233;cu comme une violence. Mais, ils peuvent aussi &#234;tre victimes d'abus. En la mati&#232;re leur consentement &#224; l'acte sexuel, s'il est n&#233;cessaire, est loin d'&#234;tre suffisant. Les interdits qui peuvent alors &#234;tre pos&#233;s sont l&#224; pour prot&#233;ger les plus faibles, en v&#233;rifiant qu'ils sont bien aptes &#224; consentir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Chronique Sociale, 2002 (206 p. ; 16,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sexualit&#233; et sida en milieu sp&#233;cialis&#233;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Sexualite-et-sida-en-milieu-specialise</link>
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		<dc:subject>Sexualit&#233;</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Il existe peu de recherches en France concernant la pr&#233;valence et la pr&#233;vention du sida dans le public atteint de handicap mental. L'ouvrage pr&#233;sent&#233; ici constitue donc une premi&#232;re. Mais, il va bien au-del&#224; de la seule question de la pand&#233;mie, abordant un sujet fondamental : le libre acc&#232;s &#224; la sexualit&#233; pour des personnes qui, pour &#234;tre intellectuellement diminu&#233;es, n'en ressentent pas moins, m&#234;me chez les plus gravement handicap&#233;es, le besoin d'&#234;tre aim&#233; et d'aimer soi-m&#234;me. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les auteurs se prononcent (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L100xH150/arton134-f7fa1.jpg?1694630363' width='100' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il existe peu de recherches en France concernant la pr&#233;valence et la pr&#233;vention du sida dans le public atteint de handicap mental. L'ouvrage pr&#233;sent&#233; ici constitue donc une premi&#232;re. Mais, il va bien au-del&#224; de la seule question de la pand&#233;mie, abordant un sujet fondamental : le libre acc&#232;s &#224; la sexualit&#233; pour des personnes qui, pour &#234;tre intellectuellement diminu&#233;es, n'en ressentent pas moins, m&#234;me chez les plus gravement handicap&#233;es, le besoin d'&#234;tre aim&#233; et d'aimer soi-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les auteurs se prononcent d'embl&#233;e sans ambigu&#239;t&#233; : &#171; Il n'est plus gu&#232;re possible, aujourd'hui, de continuer &#224; consid&#233;rer les personnes &#171; handicap&#233;es mentales &#187; comme incapables d'assumer une quelconque responsabilit&#233; dans le domaine sexuel et d'envisager, comme seule r&#233;ponse, la r&#233;pression &#187; (p.11). Toutefois, toute une s&#233;rie de facteurs s'opposent &#224; une gestion ordinaire de la sexualit&#233; et de ses risques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On &#233;voquera, tout d'abord, les vuln&#233;rabilit&#233;s propres &#224; cette population. Cela se concr&#233;tise par le manque de comp&#233;tences en lecture (ne permettant pas de prendre connaissance des messages de pr&#233;vention), par les difficult&#233;s d'abstraction (ce qui d&#233;r&#233;alise les risques de maladie et de mort) et de psychomotricit&#233; (permettant de poser le pr&#233;servatif) ou encore par une prise invalidante de m&#233;dicament (pouvant nuire, par exemple, &#224; l'&#233;rection).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, il y a cette faible estime de soi (pourquoi se prot&#233;ger quand on a le sentiment d'avoir que peu de valeur aux yeux des autres ?) ainsi que la fr&#233;quente qu&#234;te affective (la recherche &#233;perdue d'un partenaire, charg&#233; de colmater les manques, n'encourage pas forc&#233;ment au discernement et &#224; la prudence). Sans oublier l'habitude d'appr&#233;hender son corps selon des r&#233;flexes avant tout hygi&#233;niques ou encore de laisser les autres prendre des d&#233;cisions &#224; sa place. Mais cet acc&#232;s &#224; la sexualit&#233; constitue aussi pour les membres du personnel un sujet compliqu&#233; &#224; aborder. Les professionnels n'ont que rarement re&#231;u une formation sur cette question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis p&#232;se sur eux ce qui longtemps a constitu&#233; un tabou. Le poids des injonctions religieuses, de la pr&#233;vention tourn&#233;e essentiellement vers d'&#233;ventuelles grossesses, la peur d'une sexualit&#233; d&#233;brid&#233;e, la recherche du risque z&#233;ro, la crainte des abus sexuels et la conviction qu'&#224; l'int&#233;rieur de l'&#233;tablissement, consid&#233;r&#233; comme une grande famille, toute relation rel&#232;verait d'une dimension symboliquement incestueuse ? tous ces arguments ont emp&#234;ch&#233; non une sexualit&#233; qui est rest&#233;e clandestine, mais la mise en place du moindre protocole d'accompagnement de la vie intime des usagers. L'irruption du sida a creus&#233; une br&#232;che dans le mur du silence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si, encore maintenant, personne n'est &#224; l'aise avec ce qui rel&#232;ve de l'intime, de la sph&#232;re priv&#233;e et du jardin secret de tout un chacun, il est essentiel que s'ouvrent des espaces de parole et que soient mis au point des outils d'information et de pr&#233;vention adapt&#233;s &#224; ces populations particuli&#232;res, ce qu'illustrent les auteurs en pr&#233;sentant plusieurs exp&#233;riences.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2002 (256 p. ; 23 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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