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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
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		<title>Histoire d'une rencontre r&#233;ussie du handicap mental et de l'art</title>
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&lt;p&gt;Pour la quatri&#232;me fois les organisateurs de ce festival atypique, justement baptis&#233; l'&#226;me de fond, qui s'est tenu &#224; Dieppe du 10 au 14 juin 2003, avaient fait le pari de m&#234;ler artistes handicap&#233;s et non handicap&#233;s. Bien s&#251;r les usagers des &#233;tablissements sp&#233;cialis&#233;s &#233;taient plus nombreux que les habitants du coin et d'ailleurs. N&#233;anmoins, cette fois-ci encore reste l'impression d'avoir fait &#233;voluer favorablement le regard de la soci&#233;t&#233; sur &#171; la diff&#233;rence &#187;. Et les handicap&#233;s mentaux sur leurs capacit&#233;s &#224; (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour la quatri&#232;me fois les organisateurs de ce festival atypique, justement baptis&#233; l'&#226;me de fond, qui s'est tenu &#224; Dieppe du 10 au 14 juin 2003, avaient fait le pari de m&#234;ler artistes handicap&#233;s et non handicap&#233;s. Bien s&#251;r les usagers des &#233;tablissements sp&#233;cialis&#233;s &#233;taient plus nombreux que les habitants du coin et d'ailleurs. N&#233;anmoins, cette fois-ci encore reste l'impression d'avoir fait &#233;voluer favorablement le regard de la soci&#233;t&#233; sur &#171; la diff&#233;rence &#187;. Et les handicap&#233;s mentaux sur leurs capacit&#233;s &#224; acc&#233;der, comme tout le monde, &#224; la culture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sous un vaste ciel annonciateur de c&#244;te maritime, de part et d'autre de la route, quelques champs de lin en fleur, graciles, soyeux et bleus mauves. &#192; l'entr&#233;e de Dieppe, une banderole annonce le singulier festival. Les supports locaux &#8212; radios, presse, t&#233;l&#233; &#8212; relaient de plus en plus volontiers l'annonce de l'atypique festival. En 1997 &#8212; date de la premi&#232;re &#233;dition de l'&#226;me de fond qui se renouvelle depuis, tous les deux ans &#8212; une trentaine d'&#233;tablissements avaient r&#233;pondu pr&#233;sents. Aujourd'hui, ils sont plus de cinquante. Le troisi&#232;me et pr&#233;c&#233;dent festival, celui de 2001, avait r&#233;uni environ trois mille personnes. Cette ann&#233;e, des sc&#232;nes ouvertes ont quotidiennement permis &#224; plus de dix spectacles amateurs &#8212; th&#233;&#226;tre, musique, danse, etc. &#8212; de se produire : sayn&#232;tes courtes, incisives, r&#233;unissant le plus souvent sur la sc&#232;ne artistes handicap&#233;s et non handicap&#233;s&#8230; On pouvait y entendre, entre beaucoup d'autres, du rock anglais, la chorale d'un IME, des sketches ou mini pi&#232;ces de th&#233;&#226;tre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les concepteurs du festival s'appuient fortement sur ce concept de mixit&#233;, emprunt&#233; &#224; Claude Chalaguier (Travail, culture et handicap, &#233;ditions Bayard Centurion) : handicap&#233;s et non handicap&#233;s doivent pouvoir se rencontrer, &#233;changer et partager la sc&#232;ne th&#233;&#226;trale. Certes, une troupe peut &#234;tre compos&#233;e de &#171; personnes dont on dit qu'elles sont handicap&#233;es, et de personnes dont on dit qu'elles ne le sont pas&#8230; &#187;. Mais en outre, diverses populations doivent pouvoir s'y brasser pour tisser des liens autour des arts de la sc&#232;ne et des arts plastiques : usagers d'&#233;tablissements sp&#233;cialis&#233;s, enfants des &#233;coles, habitants du coin, personnes sensibilis&#233;es ou non au handicap, touristes (venus principalement du nord de le France, de Belgique et d'Angleterre).&#8230; Il s'agit bien de faire &#233;voluer le regard port&#233; par la soci&#233;t&#233; sur les personnes en situation de handicap mental, et de donner &#224; celles-ci les moyens d'acc&#233;der naturellement &#224; un espace culturel, en tant que spectateur ou/et en tant qu'acteur, de montrer des savoirs et des techniques, bref de sortir de mani&#232;re triomphale de l'assistanat et de la d&#233;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Emmen&#233;e par Alain Olivier, &#233;ducateur d'un atelier de jour &#224; Gournay-en-Bray (Seine-Maritime), un d&#233;fil&#233; f&#234;te comme il se doit l'ouverture de cette semaine festivali&#232;re, d'&#233;nergiques percussions accompagnant la statue monumentale du roi Momo, placidement assis sur son tr&#244;ne en papier m&#226;ch&#233;. Le surlendemain, sur les immenses pelouses dieppoises faisant face &#224; la mer, au pied des falaises surplombant la ville, un immense portail de cerfs-volants &#8212; &#171; Le ciel est &#224; tout le monde &#187;, peut lire le visiteur &#8212; invite &#224; entrer dans l'espace forum : une journ&#233;e en plein air, ensoleill&#233;e comme il faut, pour rencontrer des initiatives de cr&#233;ation, des d&#233;monstrations, des id&#233;es et des &#234;tres. Des groupes de personnes &#8212; le plus souvent handicap&#233;es mentales &#8212; s'y prom&#232;nent, exposent et se rencontrent ; quelques &#233;ducateurs/trices parfois les accompagnent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me espace herbu, un large podium musical va permettre des expressions po&#233;tiques, rythm&#233;es et chantantes, tout au long de la journ&#233;e. Certains stands proposent &#224; ceux qui l'osent de dessiner ou de peindre, les &#339;uvres &#233;tant ensuite publiquement suspendues &#224; une corde &#224; linge. Les productions de plusieurs &#233;tablissements ou associations &#8212; instituts m&#233;dico &#233;ducatif ou professionnel (IME ou IMPro), centres hospitaliers, atelier de jour, maisons d'accueil sp&#233;cialis&#233; (MAS), ou encore association de parents et amis d'enfants inadapt&#233;s (APEI)&#8230; &#8212; sont arbor&#233;es : fabriqu&#233;es en textile, en plastique ou mat&#233;riau de r&#233;cup&#233;ration, des fleurs multicolores jonchent un large coin de pelouse ; une &#233;quipe de cerfs-volistes d'un foyer occupationnel d'accueil pour personnes multihandicap&#233;es s'est constitu&#233;e en association, Myducie (&#224; savoir Mes yeux du ciel) et propose ses a&#233;riennes et &#233;l&#233;gantes r&#233;alisations. &#199;a foisonne d'id&#233;es et de travail cr&#233;atif : ateliers d'&#233;criture, sculpture m&#233;tallique, atelier d'improvisation, de danse&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un parc naturel &#233;ducatif g&#233;r&#233; par l'APEI d&#233;partementale explique sa d&#233;marche : le lieu &#8212; riche de plantes m&#233;dicinales, d'activit&#233; ornithologique, de conservatoires de saules (objectif : soixante vari&#233;t&#233;s) et de pommes (200 vari&#233;t&#233;s), etc. &#8212; est am&#233;nag&#233; et entretenu par les personnes handicap&#233;es. L&#224;, sur les pelouses dieppoises, des panneaux invitent &#224; conna&#238;tre l'endroit, ou &#224; poser des questions. Sur le stand, pour mieux mettre en app&#233;tit, l'&#233;quipe vend des confitures et des nichoirs &#224; monter.&lt;br class='manualbr' /&gt;Deux pas plus loin, une bo&#238;te &#224; secrets recueille les remarques de tout un chacun, ses coups de gueule, de col&#232;re, de joie, bref &#171; tout ce qui vous passe par la t&#234;te &#187;. Plus encore, un isoloir invite &#224; livrer ces m&#234;mes &#233;motions sous l'&#339;il int&#233;ress&#233; d'un cam&#233;scope. Les animateurs (un atelier de jour) esp&#232;rent en effet en faire un vrai film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Continuons notre visite. &#192; c&#244;t&#233;, surprise : une association anglaise, Carousel (&#171; creative arts by and with people with learning disabilities &#187;) fait se rencontrer au quotidien le handicap mental &#8212; version anglaise &#8212; et les arts, que ce soit la chor&#233;graphie, la musique, la danse ou la peinture. Elle organise manifestations et expositions, de m&#234;me que d'elle d&#233;pend, depuis dix ans, une compagnie de danse High spin, r&#233;unissant des artistes handicap&#233;s ou non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poursuivons. &#201;labor&#233; par les enfants d'un institut m&#233;dico &#233;ducatif (IME), un journal propose de d&#233;crypter la t&#233;l&#233; et de r&#233;fl&#233;chir sur l'image ; &#224; c&#244;t&#233;, un r&#233;seau local de ludoth&#232;ques a s&#233;lectionn&#233; des jeux ou ouvrages concernant le handicap et, nous indique notre interlocutrice, se veut actuellement dans une phase de r&#233;flexion sur la formalisation de l'accueil des personnes handicap&#233;es dans ces m&#234;mes ludoth&#232;ques. Une main effleure mon bras : &#171; tu &#233;cris quoi ? &#187;, s'enquiert directement une jeune femme handicap&#233;e, et la discussion s'engage sur l'ambiance et sur la cr&#233;ation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore plus loin, un atelier terre &#8212; ici, on ne vend rien, on vient simplement exposer ses (po&#233;tiques) productions &#8212;, un service d'int&#233;gration social et professionnel (SISP) pr&#233;sentant son service Jeunes majeurs dans la cit&#233; et vendant des tee-shirts, un atelier de soudure artistique install&#233; l&#224;, sur la pelouse, avec sa forge ronronnante, ses tabliers de cuir et&#8230; ses objets finis admir&#233;s par les passants. Etc. Atmosph&#232;re, atmosph&#232;re bon enfant de kermesse, m&#234;lant gentiment b&#233;n&#233;voles et professionnels : cr&#234;pes, cakes et p&#226;tisseries maison fabriqu&#233;s par les familles de l'APEI, tombola, coup de tampon sur le poignet pour pouvoir &#171; aller faire pipi sans payer &#187;&#8230; Ici, au milieu des stands, on pourra passer quelques riches heures &#8212; la sc&#232;ne est l&#224; avec ses spectacles &#8212;, mais d'autres &#233;v&#233;nements ont lieu, simultan&#233;ment, dans la r&#233;gion&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous voici ainsi dans le village de Saint Nicolas d'Aliermont &#224; une quinzaine de kilom&#232;tres. Nous sommes dans un noir quasi absolu, dans la vaste salle des f&#234;tes du bourg normand. Dans la salle, trois cents enfants entre cinq et dix ans, autrement dit de la derni&#232;re ann&#233;e de maternelle au CM2. Dans un d&#233;cor &#224; la Douanier Rousseau, une histoire &#8220;terrrrible&#8221; se d&#233;roule : deux ogres sans scrupule, Tartignol et Crabouille, ont captur&#233; les enfants du pays ! La f&#233;e Mandarine, heureusement, aid&#233;e du clown Patapouf, peut renverser le cours g&#233;n&#233;ral de la m&#233;chancet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ouf ! Quelques messages concernant l'importance de l'environnement sont d&#233;livr&#233;s au d&#233;tour d'une sayn&#232;te. Le spectacle est d'autant plus haletant que les enfants sont r&#233;guli&#232;rement sollicit&#233;s en une joyeuse interactivit&#233;, un peu comme &#224; Guignol, par certains des personnages. En fin de repr&#233;sentation, les enfants sont invit&#233;s &#224; poser toutes les questions qu'ils veulent aux com&#233;diens handicap&#233;s mentaux ou non &#8212; ceux-ci passent dans les rang&#233;es, tout le monde r&#233;clame Patapouf, &#233;videmment &#8212;, alors celles-ci fusent en bouquet : combien de temps vous mettez &#224; faire une pi&#232;ce comme &#231;a (r&#233;ponse : six mois en travaillant tous les jours) ? C'est vous qui avez peint les d&#233;cors (non, c'est un artiste peintre) ? Est-ce que vous &#234;tes contents d'avoir fait ce travail (oui, carr&#233;ment) ? Pourquoi vous &#234;tes com&#233;diens (on aime &#231;a) ? Vous dormez o&#249;, puisque vous venez du Jura (dans un h&#244;tel) ? Vous avez toujours le trac avant d'entrer en sc&#232;ne (oh oui) ? Est-ce que vous choisissez vous-m&#234;mes vos costumes (&#231;a d&#233;pend des pi&#232;ces) ? Est-ce que vous vous &#234;tes d&#233;j&#224; tromp&#233;s dans le texte (&#231;a peut arriver) ? Etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La rencontre de l'autre part, de l'autre partie de chacun, de cette part d'humanit&#233; que rien n'entache, ne viole, ne d&#233;chire, ne froisse, comme autant de vieux draps gardant en leurs plis tant de ranc&#339;urs inutiles &#187;, d&#233;voile joliment, &#224; propos de l'appellation choisie pour la troupe, la metteur en sc&#232;ne, Annie Bulle. Nous sommes de toute &#233;vidence en pr&#233;sence d'une compagnie professionnelle fonctionnant depuis bient&#244;t dix ans, compos&#233;e des acteurs handicap&#233;s d'un CAT de Pontarlier et de quelques travailleurs sociaux&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Compagnie de l'Autre part - 34, rue de la Lib&#233;ration - 25300 Pontarlier. T&#233;l. (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au soleil, assis sur la roulotte de Patapouf, nous rencontrons les trois com&#233;diennes non handicap&#233;es (deux aides m&#233;dico-psychologiques et une &#233;ducatrice &#224; plein temps sur l'activit&#233; th&#233;&#226;tre du CAT) et les sept personnes handicap&#233;es qui composent la troupe. La metteur en sc&#232;ne nous parle du registre, plut&#244;t &#233;clectique, de la troupe : &#224; c&#244;t&#233; de ce s&#233;duisant conte pour enfants, d'autres cr&#233;ations vivent leur vie. La pi&#232;ce M&#233;moire (s) vive (s) propose, sur une musique cr&#233;&#233;e par le CAT troyen Arc en Ciel, un voyage dans les souvenirs d'une vie, d'une premi&#232;re s&#233;ance de cin&#233;ma au premier pas sur la lune, de l'ivresse d'un baiser &#224; un matin charg&#233; d'espoir&#8230; Le handicap de chaque com&#233;dien devient, nous explique-t-on, un outil qui structure la cr&#233;ation, la rencontre avec les autres acteurs se faisant avec le corps et le geste&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Notre troupe cr&#233;e ses spectacles &#224; partir des apports de chacun, et tout le monde a &#224; donner, tout le monde a &#224; recevoir &#187; : choisi en commun, le th&#232;me de la pi&#232;ce va donner lieu dans un premier temps &#224; une suite d'improvisations. L'imaginaire est essentiel, et l'&#233;motion s'y fait intense. Mais le spectacle le plus fort &#224; cet &#233;gard est probablement Re-Co-Na&#238;tre, sous-titr&#233; De la d&#233;-naissance &#224; la reconnaissance, jou&#233; en ce moment m&#234;me au festival d'Avignon et concoct&#233; &#224; partir des pr&#233;occupations de chacun : histoires de naissance et de maternit&#233;, bien s&#251;r, mais aussi d'accessibilit&#233;, d'image de soi, de regard de l'autre, d'espoir et de d&#233;sespoir. En bref, Re-Co-Na&#238;tre parle de diff&#233;rence, &#224; l'initiative d'acteurs handicap&#233;s initialement d&#233;sireux de mettre en sc&#232;ne &#233;motions, souffrances et joies. Les propos rudes et fantasm&#233;s n'y sont d'ailleurs pas censur&#233;s : on peut y voir le refus par sa m&#232;re d'un enfant handicap&#233; &#8212; elle le tue&#8230; &#8212; ou l'&#233;vocation d'enfants handicap&#233;s maltrait&#233;s, ou cach&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un soir, nous retrouverons certains des com&#233;diens de la compagnie de l'Autre part dans le cadre d'un d&#233;bat sur l'acc&#232;s &#224; la culture des personnes handicap&#233;es. Dans un premier temps, un film &#233;tonnant (Loubanov, documentaire de Bruno Decharme, 2001, 10 minutes) d&#233;peint la vie d'un artiste russe, n&#233; en 1924 et devenu sourd et muet &#224; la suite d'une m&#233;ningite. Intern&#233; &#224; l'&#226;ge de 23 ans dans un h&#244;pital psychiatrique sovi&#233;tique, il y restera pendant cinquante ans : dans un premier temps, celui qui est d&#233;clar&#233; mentalement attard&#233; se r&#233;fugie dans l'autisme. Mais il se met peu &#224; peu &#224; dessiner et peindre, d&#233;veloppant une &#339;uvre graphique exceptionnelle. Aujourd'hui &#8212; il a 88 ans &#8212; il est reconnu comme l'un des grands artistes du pays. &#171; Et si on ne lui avait pas donn&#233; d'outils ? &#187;, interroge le commentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La discussion s'engage avec le public. Mireille et Gilles, m&#232;re et fils (handicap&#233;) se produisent en concert, elle &#224; la harpe, lui &#224; la clarinette : ils vont t&#233;moigner de la puissance int&#233;gratrice de la musique, de m&#234;me que Bruno et Estelle, joueurs de djemb&#233;s. Mais un consensus &#233;merge : il est particuli&#232;rement ardu, pour une personne &#171; diff&#233;rente &#187;, d'acc&#233;der &#224; l'outil artistique. Certains parents d&#233;noncent des institutions fig&#233;es, &#171; la diff&#233;rence dans la diff&#233;rence &#187;, lorsque l'&#233;panouissement personnel d'un salari&#233; musicien, par exemple, ne peut pas se concr&#233;tiser par un horaire am&#233;nag&#233; dans un centre d'aide par le travail (CAT), parce que la structure ne peut que difficilement g&#233;rer ce genre de cas particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi en est-il de Gilles, qui joue dans une harmonie municipale, chante dans une chorale et fait partie d'un orchestre de jazz : il n'a pu obtenir un mi-temps au CAT&#8230; Un directeur APEI rappelle que quatre heures hebdomadaire d'activit&#233;s d'&#233;panouissement personnel ont &#233;t&#233; formalis&#233;es pour chaque ouvrier de CAT par la loi de 2002. Un pr&#233;sident d'association souligne dans la foul&#233;e l'importance de l'expression des r&#233;sidents &#224; prendre en compte, et rend hommage aux &#233;quipes &#233;ducatives, qui &#171; poussent vers le haut &#187;. Mais globalement, on ne peut que sentir un partenariat parfois difficile avec les familles, et encore quelques cloisonnements &#224; abattre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En termes de b&#233;n&#233;fices, pourtant, les atouts sont certains : entre autres pour ce qui concerne la socialisation ou la valorisation. Certains artistes handicap&#233;s t&#233;moignent directement de la valeur des applaudissements, et confirment le plaisir pris &#224; faire un concert, par exemple. L'atelier du Ravelin&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Atelier de jour du Ravelin - 11, rue Guillaume Terrien - 76200 Dieppe. T&#233;l. (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; a rapidement saisi l'int&#233;r&#234;t de l'int&#233;gration par l'art, qui casse l'isolement, mais cr&#233;e aussi du lien social et donne une vraie place &#224; chacun. C'est ainsi que l'&#233;quipe a fait appel &#224; un plasticien de l'&#233;cole des Beaux-Arts de Rouen pour animer des activit&#233;s &#224; l'atelier de jour. Qui plus est, il semble qu'il y ait bien une dynamique de tout l'&#233;tablissement, tous les &#233;ducateurs se sentant concern&#233;s par la d&#233;marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail avec les personnes handicap&#233;es mentales &#8212; par exemple sur le jeu dramatique &#8212; est souvent qualifi&#233; par sa puissance en &#233;motions diverses : avec elles, &#171; on est tout de suite dans le vif, dans le profond. En outre, elles m'apprennent la patience &#187;, t&#233;moigne la com&#233;dienne qui travaille r&#233;guli&#232;rement avec le Ravelin. Un musicien &#233;voque l'intensit&#233; du travail sur le son ou sur la voix ; tous soulignent le croisement magique entre leur part de cr&#233;ation et la leur : &#171; on n'est qu'une amorce &#187;, estime pour sa part une metteur en sc&#232;ne. La question de la normalit&#233; semble m&#234;me s'estomper. &#171; On est utiles dans l'inutile, on travaille sur l'&#234;tre &#187;, r&#233;sumera avec conviction une com&#233;dienne non handicap&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car ce festival est &#233;galement un message en direction &#171; de l'ext&#233;rieur &#187; : montrer ce que toute personne, quelles que soient ses difficult&#233;s, est capable de faire, une autre de ses fonctions premi&#232;res restant bien la rencontre, le plaisir partag&#233;, la confrontation autour de pratiques et d'exp&#233;riences. C&#244;t&#233; partenariat avec le monde de la culture, les interventions sont fortes aussi : une com&#233;dienne professionnelle a accept&#233; d'assurer depuis trois ans un module de cr&#233;ation th&#233;&#226;trale dans une structure de la r&#233;gion, mais&#8230; les moyens ne suivent pas toujours, et certains spectacles ont souffert de devoir &#234;tre pr&#233;par&#233;s dans l'urgence. M&#234;me s'il d&#233;plore des probl&#232;mes d'accessibilit&#233;, le directeur du centre d'action culturelle dieppois &#8212; qui cette ann&#233;e est partenaire du festival &#8212; veut r&#233;fl&#233;chir &#224; l'accueil des groupes de personnes handicap&#233;es. Il rappelle l'&#233;tendue du chemin &#224; faire, donnant plusieurs exemples de pays europ&#233;ens &#8212; Allemagne, Angleterre, Belgique &#8212; &#171; bien plus avanc&#233;s que la France &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec ses quatre ensembles folkloriques, le bal qui s'en est suivi a permis de conclure la journ&#233;e en dansant, en chantant, en riant, l&#224; aussi &#233;videmment dans un cadre r&#233;solument &#171; mixte &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si le public &#171; normal &#187;, dieppois ou autre, n'y fait que de timides apparitions, un festival atypique et pluriel comme l'&#226;me de fond rend visible &#8212; sur les immenses pelouses de la plage, et dans tous les lieux culturels de la ville, dont le Casino ! &#8212; la question centrale de la rencontre productive du handicap avec l'art, donc de la puissance de cr&#233;ation des personnes handicap&#233;es mentales. Pari r&#233;ussi, marqu&#233; par l'accroissement de son audience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'initiative d'une &#233;quipe de France 3 Normandie &#8212; deux preneurs de son, un journaliste reporteur d'images et une journaliste &#8212; un documentaire de 52 minutes est actuellement en train de se finaliser. En 1999, des rushes tourn&#233;s par des amateurs (personnes handicap&#233;es et &#233;ducateurs) avaient permis un premier travail, d&#233;bouchant au final sur un clip &#224; usage interne. La journaliste a ensuite pass&#233; quelques jours &#224; l'atelier du Ravelin, plusieurs mois de suite, additionnant les mini tournages sur cette aventure collective festivali&#232;re. La d&#233;marche a m&#234;me &#233;t&#233; inscrite dans le projet p&#233;dagogique, avec toutefois une r&#233;flexion sur les effets possibles de cette m&#233;diatisation sur certaines personnes handicap&#233;es. Le film en question sera en principe programm&#233; &#224; l'automne 2003 sur la cha&#238;ne des r&#233;gions, et peut-&#234;tre ensuite au niveau national. Et, avec le soutien de la direction r&#233;gionale des affaires culturelles (DRAC), l'atelier du Ravelin pr&#233;pare actuellement une nouvelle cr&#233;ation, Pi&#232;ce mont&#233;e, en partenariat avec les com&#233;diens de la Compagnie Hors de Soi de Dieppe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce th&#232;me de pr&#233;occupation &#233;merge puissamment, y compris dans les sph&#232;res politiques. Cr&#233;&#233;e en f&#233;vrier 2001, la commission nationale culture - handicap [voire le site] rappelle &#8212; comme si cela suffisait &#8212; que l'acc&#232;s des personnes handicap&#233;es aux organismes culturels est tout simplement inscrit dans la loi depuis 1975. Compos&#233;e d'associations concern&#233;es par le handicap et de repr&#233;sentants des minist&#232;res de la Culture, de l'Emploi, des Transports et de l'&#201;quipement, ladite commission est charg&#233;e de proposer des mesures concr&#232;tes d'am&#233;lioration &#224; l'acc&#232;s &#224; la culture des personnes en situation de handicap. Un plan d'action a &#233;t&#233; mis au point par le minist&#232;re de la Culture : l'int&#233;gration des personnes en situation de handicap dans &#171; tous les espaces de la culture, y compris dans la formation professionnelle &#187;, de m&#234;me que le soutien des &#233;changes entre handicap&#233;s et valides en &#233;taient les premiers objectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes d&#233;cid&#233;ment en plein dans l'ann&#233;e europ&#233;enne des personnes handicap&#233;es : le premier festival d'Art brut, intitul&#233; Vivre avec&#8230; la cr&#233;ativit&#233;, a r&#233;uni du 6 au 30 juin 2003, cinq cents participants, trente exposants et plus de 300 &#339;uvres &#224; N&#238;mes, autour de l'exp&#233;rience du lieu de vie du Coral ; les artistes d'un CAT parisien exposent dans un centre national d'Art et d'essai leurs peintures et leurs c&#233;ramiques ; &#224; la m&#234;me p&#233;riode que le festival dieppois et &#224; l'initiative de l'association Sans tambour ni trompette, une F&#234;te de la Diff&#233;rence d&#233;roulait &#224; Paris, au Cabaret Sauvage de la Villette, son festival international : arts de la sc&#232;ne, cin&#233;ma, arts plastiques, musique, litt&#233;rature, innovations diverses&#8230; Deux mondes qui, mutuellement, s'enrichissent&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.autrepart.org/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Compagnie de l'Autre part&lt;/a&gt; - 34, rue de la Lib&#233;ration - 25300 Pontarlier. T&#233;l. 03 81 46 22 41&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lamedefond.net/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Atelier de jour du Ravelin&lt;/a&gt; - 11, rue Guillaume Terrien - 76200 Dieppe. T&#233;l. 02 32 90 55 77&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Cours aux &#233;ducateurs</title>
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		<dc:subject>&#201;ducateur sp&#233;cialis&#233;</dc:subject>
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&lt;p&gt;Nous sommes en 1965-1966, au sein de l'&#233;cole d'&#233;ducateurs de Saint-Simon &#224; Toulouse. Fran&#231;ois Tosquelles prononce six causeries. Sa r&#233;putation est d&#233;j&#224; grande en tant que l'un des fondateurs de la psychoth&#233;rapie institutionnelle. Le texte de ses interventions vient d'&#234;tre r&#233;&#233;dit&#233;. Tous les lecteurs soucieux d'entendre ce que disent les enfants, de savoir ce qu'on leur dit et d'&#233;valuer la port&#233;e des actes &#233;ducatifs qui sont pos&#233;s trouveront ici, source d'inspiration. L'auteur y d&#233;fend l'id&#233;e, courante (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L102xH150/arton132-a005f.jpg?1694605095' width='102' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous sommes en 1965-1966, au sein de l'&#233;cole d'&#233;ducateurs de Saint-Simon &#224; Toulouse. Fran&#231;ois Tosquelles prononce six causeries. Sa r&#233;putation est d&#233;j&#224; grande en tant que l'un des fondateurs de la psychoth&#233;rapie institutionnelle. Le texte de ses interventions vient d'&#234;tre r&#233;&#233;dit&#233;. Tous les lecteurs soucieux d'entendre ce que disent les enfants, de savoir ce qu'on leur dit et d'&#233;valuer la port&#233;e des actes &#233;ducatifs qui sont pos&#233;s trouveront ici, source d'inspiration. L'auteur y d&#233;fend l'id&#233;e, courante aujourd'hui, mais r&#233;volutionnaire alors, qu'il faut renoncer &#224; examiner chaque chose, l'une apr&#232;s l'autre, en commen&#231;ant par la principale, comme on nous l'a appris. Il revendique une vision structurelle de l'homme qui ne peut &#234;tre atomis&#233; et doit &#234;tre per&#231;u dans sa globalit&#233; et non en parties s&#233;par&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, explique-t-il, son fonctionnement ne peut se concevoir &#224; partir de la seule r&#233;alit&#233; biologique. Vient s'y articuler la dimension de l'inconscient qui n'est pas &#171; la bo&#238;te noire interpos&#233;e entre l'&#233;metteur et le r&#233;cepteur [?] il n'existe nulle part, il est partout &#224; tout moment, donnant forme plut&#244;t que connaissance, informant par-dessous nos actes et nos comportements &#187; (p.24). R&#233;pondant &#224; une question sur le caract&#232;re symbolique de l'acte d'un enfant, il &#233;voque la diff&#233;rence entre le signal (qui ne suscite aucune repr&#233;sentation mais provoque simplement une r&#233;action automatique) et le langage qui fait entrer l'enfant dans la sph&#232;re du symbolique (de par la fonction m&#233;diatrice qu'il permet entre lui et les autres). Et d'inciter les &#233;ducateurs &#224; &#234;tre &#224; l'&#233;coute de ce qui fait signe. L'entr&#233;e dans le symbolique est la caract&#233;ristique m&#234;me du processus d'humanisation. Et il revient aux parents, rappelle-t-il, d'avoir &#224; apporter certes l'aide mat&#233;rielle n&#233;cessaire au d&#233;veloppement et &#224; la socialisation, mais aussi ce sentiment de s&#233;curit&#233; et de joie qui permet de r&#233;pondre &#224; l'angoisse de morcellement de l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est progressivement que peut se tisser alors la trame du psychisme, au travers de l'entrecroisement des identifications imaginaires et de la confrontation &#224; l'autre objet de la projection. Et ce, par l'introduction du p&#232;re dans la relation fusionnelle &#224; deux entre l'enfant et sa m&#232;re. &#171; Ce qui est catastrophique, c'est que la m&#232;re n'introduise pas le p&#232;re dans sa parole, comme il arrive parfois, h&#233;las &#187; (p.65) affirme-t-il alors d'une mani&#232;re pr&#233;monitoire. Et de conseiller &#224; l'&#233;ducateur d'&#233;viter le pi&#232;ge qui consisterait &#224; capter l'enfant dans une relation duelle, en miroir. Il doit introduire une tierce personne pour ne pas l'enfermer dans une image ou un mod&#232;le r&#233;ducteur. D&#233;cid&#233;ment, l'ouvrage nous ram&#232;ne &#224; la m&#234;me conclusion : nous travaillons sur des actes de parole.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Champ Social, 2003 (118 p. ; 18 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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