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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Et si c'&#233;tait la soci&#233;t&#233; qui s'adaptait aux handicap&#233;s</title>
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		<dc:subject>675</dc:subject>

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		<title>Justice ta m&#232;re ! Justice et injustices vues par un juge en r&#233;ponse aux jeunes</title>
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		<dc:subject>D&#233;linquance</dc:subject>
		<dc:subject>Justice</dc:subject>
		<dc:subject>675</dc:subject>

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&lt;p&gt;Il est des questions que les jeunes nous posent qui peuvent nous placer dans l'embarras. C'est que le monde des adultes que nous repr&#233;sentons est vraiment tr&#232;s loin d'&#234;tre exempt de cette injustice qui les emplit parfois d'une haine qui, pour &#234;tre l&#233;gitime, les place n&#233;anmoins en bute avec la soci&#233;t&#233;. Comment leur r&#233;pondre, sans tomber ni dans le conformisme, ni dans le jeunisme ? Jean-Pierre Rosenczveig nous propose ici un exercice qui pourrait inspirer le lecteur dans certains faces &#224; face d&#233;licats : (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L102xH150/arton99-7149a.jpg?1694630356' width='102' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est des questions que les jeunes nous posent qui peuvent nous placer dans l'embarras. C'est que le monde des adultes que nous repr&#233;sentons est vraiment tr&#232;s loin d'&#234;tre exempt de cette injustice qui les emplit parfois d'une haine qui, pour &#234;tre l&#233;gitime, les place n&#233;anmoins en bute avec la soci&#233;t&#233;. Comment leur r&#233;pondre, sans tomber ni dans le conformisme, ni dans le jeunisme ? Jean-Pierre Rosenczveig nous propose ici un exercice qui pourrait inspirer le lecteur dans certains faces &#224; face d&#233;licats : il se livre au jeu des questions/r&#233;ponses, &#224; partir de ce qu'il a eu &#224; vivre dans son cabinet de juge des enfants ou face &#224; des lyc&#233;ens avec qui il a eu l'occasion de dialoguer. Le point de vue &#224; partir duquel il r&#233;pond est celui du droit. Il se refuse a priori &#224; donner plut&#244;t raison aux jeunes g&#233;n&#233;rations ou aux institutions, mais n'h&#233;site pas &#224; les renvoyer les uns et les autres au n&#233;cessaire respect r&#233;ciproque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, est-il intraitable face aux insultes que subissent certains policiers : &#171; Il n'y a aucune raison qu'ils se laissent injurier et qu'on les laisse se faire injurier par quiconque &#187;. Mais c'est pour aussit&#244;t d&#233;plorer certains abus de pouvoir commis par des fonctionnaires de police : contr&#244;les d'identit&#233; contestables, fouilles au corps vexatoires (seul un m&#233;decin est autoris&#233; &#224; pratiquer une investigation corporelle interne), violences diverses ? et de conseiller, en cas d'incident de cet ordre, de ne pas h&#233;siter &#224; porter plainte aupr&#232;s du procureur, de l'IGS (police des polices) ou de se rapprocher d'une association de d&#233;fense des droits de l'homme. Voil&#224;, le ton est donn&#233;. Pour l'auteur, la loi, l'administration, la police ont perdu beaucoup de leur cr&#233;dibilit&#233; aupr&#232;s des jeunes, parce que ces institutions ont failli dans leur mission de protection et qu'elles envoient trop souvent un message de justice &#224; deux vitesses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suivent plus de 220 questions qui font l'objet soit de r&#233;ponses br&#232;ves, soit de longs d&#233;veloppements. L'ensemble est class&#233; en quatre grandes partie : la police et la justice, la famille, l'&#233;cole et enfin la soci&#233;t&#233;. Jean-Pierre Rosenczveig fait au passage un sort &#224; certaines l&#233;gendes et rumeurs : &#171; ils ne peuvent rien contre moi puisque je ne ferai aucune d&#233;claration &#187; (la loi fran&#231;aise permet de se taire, mais elle permet aussi au juge d'en tirer les conclusions), &#171; pour perquisitionner dans ma chambre, il faut mon autorisation &#187; (c'est vrai pour une enqu&#234;te dite pr&#233;liminaire, mais pas en cas de flagrant d&#233;lit ou s'il y a un mandat), &#171; cela ne sert &#224; rien d'aller voir un avocat commis d'office, il ne fera rien &#187; (en g&#233;n&#233;ral, les avocats commis d'office se font un honneur de d&#233;fendre aussi bien que s'ils &#233;taient choisis et pay&#233;s), &#171; le laxisme de la justice &#187; (entre 1980 et aujourd'hui, on est pass&#233; de 37 000 &#224; 60 000 d&#233;tenus !), &#171; je vais demander mon &#233;mancipation &#187; (seuls les parents peuvent le demander et le juge d'instance ne l'acceptera que si le jeune a les moyens intellectuels, affectifs et mat&#233;riels de vivre de fa&#231;on autonome), &#171; mes parents divorcent, je veux &#234;tre entendu par le juge &#187; (le juge peut accepter ou refuser de l'entendre : il est seul &#224; le d&#233;cider), etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Pierre Rosenczveig en est convaincu : il ne suffit pas de poser des interdits, de rappeler la loi ou de renforcer le processus r&#233;pressif. Encore faut-il expliquer ce qui fonde ces r&#232;gles. Mais le droit n'est pas une mati&#232;re enseign&#233;e &#224; l'&#233;cole et la vision qu'on en donne est toujours atrophi&#233;e et parcellaire, insistant toujours plus sur les sanctions que sur la prise de responsabilit&#233;. Ce que son ouvrage essaie de corriger.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d.Anne Carri&#232;re, 2003 (349 p. ; 18 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les coups durs</title>
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		<dc:date>2003-08-27T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Enfance</dc:subject>
		<dc:subject>675</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Parfois, on passe des bons moments avec Steve, mon beau-p&#232;re. Il suffit de rester prudent et de lui &#233;viter des contrari&#233;t&#233;s. Mais quand il est en col&#232;re, c'est terrible. Une fois, il m'a attrap&#233; le bras. Ses doigts &#233;taient comme des griffes d'acier. D'une secousse, il m'a propuls&#233; devant lui, son visage &#224; quelques centim&#232;tres du mien. Ses yeux &#233;taient deux &#233;clats de verre, sa bouche une barre de fer. Il m'a dit que j'allais me souvenir de la racl&#233;e que j'allais prendre. Cette fois, il ne s'est pas donn&#233; la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L97xH150/arton100-9c680.jpg?1694630356' width='97' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Parfois, on passe des bons moments avec Steve, mon beau-p&#232;re. Il suffit de rester prudent et de lui &#233;viter des contrari&#233;t&#233;s. Mais quand il est en col&#232;re, c'est terrible. Une fois, il m'a attrap&#233; le bras. Ses doigts &#233;taient comme des griffes d'acier. D'une secousse, il m'a propuls&#233; devant lui, son visage &#224; quelques centim&#232;tres du mien. Ses yeux &#233;taient deux &#233;clats de verre, sa bouche une barre de fer. Il m'a dit que j'allais me souvenir de la racl&#233;e que j'allais prendre. Cette fois, il ne s'est pas donn&#233; la peine d'&#233;viter mon visage. Il y est all&#233; de bon coeur, n'&#233;pargnant aucune partie de mon corps, &#224; coups de poing, &#224; coups de pied. Le pire, c'est que je me suis piss&#233; dessus. &#199;a a &#233;t&#233; plus fort que moi. Du coup, je me suis senti encore plus petit et minable, encore plus minable et perdu, comme s'il ne restait rien en moi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme s'il m'avait compl&#232;tement vid&#233; &#224; force de me battre. Ca a &#233;t&#233; terrible, d&#232;s que je tournais la t&#234;te, m&#234;me &#224; peine, des &#233;lancements me br&#251;laient comme des flammes, jusqu'aux &#233;paules. Ma bouche gonfl&#233;e &#233;tait engourdie. J'avais mal. M'man a protest&#233;, comme &#224; chaque fois. Mais elle a tellement peur qu'il s'en prenne &#224; elle. Et puis, elle dit que c'est quand m&#234;me gr&#226;ce &#224; Steve qu'on arrive &#224; vivre et qu'il y a aussi des bons moments avec lui. &#192; l'&#233;cole, j'ai dit que je m'&#233;tais pay&#233; un arbre en faisant du v&#233;lo. Je me mets dans un coin sombre quand je me change pour faire du sport. M'man m'a dit de ne pas me plaindre, sinon les services sociaux viendraient me prendre. Et puis cette racl&#233;e va tout changer dans ma vie. Finalement, c'est gr&#226;ce &#224; elle que je vais me d&#233;barrasser de mon beau-p&#232;re, que je vais retrouver mon p&#232;re et finir mon enfance, en &#233;tant enfin heureux &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;lizabeth Laird nous raconte l'histoire de Jake dans un roman plein d'humour et de d&#233;licatesse. &#201;crit &#224; la premi&#232;re personne, celle d'un enfant qui fait le r&#233;cit de ce qu'il vit, on plonge tr&#232;s vite dans un tourbillon dont on a du mal &#224; s'extirper. Tout commence dans l'horreur et finit dans le bonheur. R&#233;cit optimiste et positif : m&#234;me si la r&#233;alit&#233; n'est pas toujours aussi rose, pourquoi ne pas se prendre, une fois de temps en temps, &#224; r&#234;ver &#224; un d&#233;nouement optimiste et bienheureux ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Flammarion, 2003 (224 p. ; 6 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Pour la participation sociale des personnes handicap&#233;es</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Pour-la-participation-sociale-des-personnes-handicapees</link>
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		<dc:subject>675</dc:subject>
		<dc:subject>Handicap&#233;s</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Aujourd'hui, l'insertion de la personne handicap&#233;e para&#238;t syst&#233;matiquement subordonn&#233;e &#224; l'acquisition d'une autonomie. Mais n'oublierait-on pas trop souvent que celle-ci ne d&#233;pend pas uniquement des comp&#233;tences de l'acteur mais &#233;galement de l'am&#233;nagement de son environnement ? Autrement dit, ne faudrait-il pas que la soci&#233;t&#233; s'adapte beaucoup plus qu'elle ne le fait plut&#244;t que d'exiger des handicap&#233;s qu'ils s'adaptent par force &#224; elle ? Alors, pour cr&#233;er les conditions d'une authentique participation sociale (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui, l'insertion de la personne handicap&#233;e para&#238;t syst&#233;matiquement subordonn&#233;e &#224; l'acquisition d'une autonomie. Mais n'oublierait-on pas trop souvent que celle-ci ne d&#233;pend pas uniquement des comp&#233;tences de l'acteur mais &#233;galement de l'am&#233;nagement de son environnement ? Autrement dit, ne faudrait-il pas que la soci&#233;t&#233; s'adapte beaucoup plus qu'elle ne le fait plut&#244;t que d'exiger des handicap&#233;s qu'ils s'adaptent par force &#224; elle ? Alors, pour cr&#233;er les conditions d'une authentique participation sociale des handicap&#233;s, il s'agirait d'instaurer leur v&#233;ritable accessibilit&#233; spatiale et physique, professionnelle, culturelle et sociale &#224; la communaut&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le &#171; tout institutionnel &#187;, que nous avons connu durant de longues d&#233;cennies, s'inscrivait dans une g&#233;n&#233;alogie et une culture historique issue de l'hospice. De cette matrice originelle, marqu&#233;e du sceau d'une philosophie confessionnelle et de ses mod&#232;les doctrinaires et op&#233;ratoires, sortiront des g&#233;n&#233;rations d'&#233;tablissements en tous genres, suivant l'&#233;volution en &#226;ge des populations prises en charge : depuis les services psychiatriques jusqu'aux instituts m&#233;dico-&#233;ducatifs, les foyers d'h&#233;bergement, les maisons d'accueil sp&#233;cialis&#233;es, y compris les centres d'aide par le travail, qui s'av&#232;rent eux-m&#234;mes issus de diverses formes d'ateliers du XIXe si&#232;cle, puis des &#171; ateliers ergo-th&#233;rapeutiques &#187; de l'h&#244;pital psychiatrique. Aujourd'hui, nous en sommes arriv&#233;s aux r&#233;sidences pour &#171; personnes handicap&#233;es vieillissantes &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette logique du tout institutionnel a &#233;t&#233; &#224; la fois l'&#233;manation naturelle d'un interventionnisme d'&#201;tat, et son habitude &#224; ventiler des populations d&#233;sign&#233;es vers des &#233;tablissements ad hoc, mais aussi des craintes des associations de parents de voir leurs enfants livr&#233;s &#224; une soci&#233;t&#233; parfois sauvage &#224; leur &#233;gard. L'institutionnalisation massive a g&#233;n&#233;r&#233; sans nul doute une infantilisation condescendante, un recul vis-&#224;-vis de la citoyennet&#233; et du statut d'adulte par un refus de la responsabilit&#233;, de l'autod&#233;termination, par une coupure avec l'environnement, un enfermement dans le pathos, une mise en tutelle &#233;conomique. Le statut de handicap&#233; s'est affirm&#233; comme celui d'un mineur &#224; vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, le probl&#232;me majeur qui se pose aujourd'hui &#224; des personnes en situation de handicap porte sur l'aspect relationnel. Les institutions ont insist&#233; sur un mode de vie collectif largement impos&#233; et sur des actes &#233;ducatifs et &#171; r&#233;&#233;ducatifs &#187; tr&#232;s fonctionnels. Aujourd'hui, le point faible de la vie institutionnelle, c'est qu'elle est impropre, voire incompatible avec l'int&#233;gration sociale et une vie normale ; bref, l'&#233;tablissement peut repr&#233;senter un surhandicap ! Vivre normalement, c'est nouer des relations et avoir acc&#232;s &#224; une certaine vie sociale. Quelle est pr&#233;cis&#233;ment la vie sociale de personnes en situation de handicap au sein des &#233;tablissements ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Existe-t-il inversement un risque &#171; d'acharnement &#224; l'insertion &#187; ? Au cours des ann&#233;es quatre-vingt, le discours du &#171; tout int&#233;gration &#187; a pris progressivement le relais du &#171; tout institutionnel &#187;. D'aucuns insistent sur le risque existant &#224; rechercher une int&#233;gration &#224; n'importe quel prix. Cette derni&#232;re confinerait &#224; l'acharnement et risquerait d'entra&#238;ner de lourds d&#233;boires dans les ann&#233;es &#224; venir. En effet, il ne faudrait pas s'inspirer de l'exemple de la psychiatrie qui a voulu, dans un &#233;lan louable, &#171; sortir les fous des asiles &#187;, car nous pouvons nous apercevoir que la rue ou les gares ne sont pas des alternatives enviables &#224; l'h&#244;pital&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, c'est la clochardisation qui repr&#233;sente le principal r&#233;sultat de la r&#233;duction de la psychiatrie, car aucune solution relais n'a &#233;t&#233; envisag&#233;e. Ces malades clochardis&#233;s se retrouvent massivement en CHRS, quand ce n'est pas livr&#233;s &#224; eux-m&#234;mes dans les squats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans que l'action m&#233;dico-sociale n'en soit l&#224;, la recherche d'int&#233;gration peut &#233;galement g&#233;n&#233;rer des effets pervers qu'il faut anticiper : par exemple, des personnes qui avaient trouv&#233; une place valorisante dans un univers prot&#233;g&#233; (comme certains travailleurs en CAT) peuvent tomber dans un r&#244;le tr&#232;s marginal en entreprise ordinaire. Le passage d'un foyer hyper protecteur &#224; un habitat ordinaire ne s'effectue pas toujours dans les conditions que l'on souhaiterait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, les id&#233;ologies de &#171; th&#233;rapie et de travail social communautaires &#187; des ann&#233;es soixante-dix ont v&#233;hicul&#233; une vision utopique, relevant d'un humanisme na&#239;f, qui voyait dans la communaut&#233; environnante un milieu naturel de partenaires bienveillants, capable d'int&#233;grer la personne stigmatis&#233;e. Or, dans une soci&#233;t&#233; o&#249; pr&#233;cis&#233;ment les liens se d&#233;litent, o&#249; l'ins&#233;curit&#233; et l'isolement augmentent, une personne ne disposant pas de r&#233;seaux et de capacit&#233;s &#224; en constituer, risque vite de se retrouver surmarginalis&#233;e.&lt;a name=&#034;debut&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;#&#034; onclick=&#034;toggle('enc1');return false;&#034; title=&#034;Lire l'encadr&#233;&#034;&gt;Lire l'encadr&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div id=&#034;enc1&#034; class=&#034;encadre&#034; style=&#034;display:none;&#034; on =&#034;toggle('enc1');return false;&#034; &gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cr&#233;er des clubs, des r&#233;seaux, favoriser l'inclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la vie en famille, de par une hyper protection bien compr&#233;hensible, ne s'av&#232;re pas n&#233;cessairement un espace de d&#233;veloppement social, les institutions le sont-elles davantage ? &#192; l'inverse, l'imposition d'une vie collective est cr&#233;atrice d'enfermement, de repli et de mise &#224; l'&#233;cart de la vie citoyenne. La croyance na&#239;ve ou perverse qu'habiter dans un appartement en ville &#233;tait synonyme d'insertion sociale a permis d'&#233;carter la question politiquement incorrecte des conditions d'une v&#233;ritable participation sociale. En effet, l'insertion constitue un concept &#171; vu d'en haut &#187; &#224; connotation quasi administrative (&#234;tre ins&#233;r&#233;, c'est disposer d'un domicile fixe, d'une source de revenus pour satisfaire aux exigences administratives), tandis que la participation sociale repr&#233;sente un concept dynamique vu du point de vue de l'acteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pour &#234;tre participatif vis-&#224;-vis de son environnement social, il convient de partager quelque chose avec autrui, un v&#233;cu, une situation, un travail, des pr&#233;occupations, des valeurs et des id&#233;es. La mixit&#233; sociale, souvent invoqu&#233;e, demeure un concept plus id&#233;ologique qu'effectif. Nous vivons, nous nous logeons, et nous rencontrons des gens avec qui nous partageons quelque chose &#8211; les &#233;tudes sociologiques le d&#233;montrent sans contestation. Combien de personnes en situation de handicap connaissons-nous, nous-m&#234;mes ? Les fr&#233;quentons-nous et dans quelles circonstances ? Les invitons-nous chez nous ? Telles sont les questions concr&#232;tes &#224; poser &#224; tout un chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les personnes en situation de handicap doivent en premier lieu, bien s&#251;r, pouvoir acc&#233;der &#224; l'environnement pour s'y valoriser, et cr&#233;er des champs de partage, pour &#171; interagir &#187; avec autrui. Si les personnes ont acc&#232;s quotidiennement &#224; des lieux de travail, &#224; des espaces culturels, &#224; l'universit&#233;, etc., elles rencontreront d'autres personnes et cr&#233;eront ainsi des espaces d'&#233;change. Les personnes en situation de handicap peuvent &#233;galement avoir envie de rencontrer d'autres personnes dans la m&#234;me situation qu'elles afin de partager un v&#233;cu fort, un mode de vie, des pr&#233;occupations sp&#233;cifiques. Cr&#233;er des clubs de rencontre, des r&#233;seaux, des associations d'usagers demeure un objectif pour la d&#233;cennie &#224; venir, &#224; l'instar d'autres pays europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;#debut&#034;&gt;Revenir en haut de l'encadr&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Oublierait-on que l'on cr&#233;e des relations autour d'objets de transaction, du partage d'un v&#233;cu, de pratiques culturelles, de perceptions, de proximit&#233;s de tous ordres ? Les personnes handicap&#233;es ont besoin, elles aussi, de se retrouver avec d'autres personnes handicap&#233;es. La confrontation &#224; la &#171; diff&#233;rence &#187;, autre concept phare des ann&#233;es soixante-dix, n'est pas toujours source d'enrichissement, mais aussi de conflits graves. Convenons que rien ne vient &#233;tayer que nous allions vers plus de &#171; mixit&#233; sociale &#187; dans nos soci&#233;t&#233;s d&#233;velopp&#233;es (concept id&#233;ologique mais non sociologique), tandis qu'au contraire, un &#171; zoning &#187; &#224; l'am&#233;ricaine tend &#224; s'installer dans nos villes o&#249; les &#233;carts &#233;conomiques, sociaux et culturels ne cessent de s'accro&#238;tre entre les diverses populations (et o&#249; le prix au m&#232;tre carr&#233; des loyers ent&#233;rine impitoyablement ce zoning).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les personnes handicap&#233;es risquent donc de se retrouver d&#233;favoris&#233;es parmi les d&#233;favoris&#233;es, accul&#233;es par une &#171; int&#233;gration forc&#233;e &#187; &#224; un statut de surpauvret&#233;, habitant des immeubles en ZUP, et risquant de devenir les proies faciles de pr&#233;dateurs en tout genre. On s'est h&#226;tivement fix&#233; comme objectif d'une insertion r&#233;ussie le fait de pouvoir occuper un logement autonome en ville, sans n&#233;cessairement prendre en compte les capacit&#233;s sociales de la personne. Que peut faire une personne seule le soir dans son appartement urbain, si elle ne poss&#232;de pas de relations &#233;tablies ? Certaines personnes se retrouvent ainsi &#224; fr&#233;quenter les bars, voire des toxicomanes qui viennent parfois squatter leur domicile, obligeant ainsi un service d'accompagnement &#224; intervenir&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, il nous faut faire preuve d'une grande souplesse dans les r&#233;ponses, raisonner en termes de gamme de prestations, et se donner les moyens d'appr&#233;cier les situations de mani&#232;re personnalis&#233;e, d'assurer dans tous les cas un v&#233;ritable accompagnement et un suivi. Autrement dit, la participation sociale n'est pas un l&#226;chage dans la soci&#233;t&#233;, pas plus que la renonciation &#224; tout mode d'intervention, bien au contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant longtemps, nous avons &#233;t&#233; obnubil&#233;s par la question de &#171; l'int&#233;gration et de l'insertion sociales &#187; des personnes handicap&#233;es, le d&#233;bat opposait alors ceux qui y croyaient et ceux qui en doutaient. L'insertion, moins ambitieuse que l'int&#233;gration &#8211; puisqu'elle signifie litt&#233;ralement &#171; glisser entre &#187; &#8211;, &#233;tait essentiellement appr&#233;hend&#233;e sous l'angle professionnel et domestique. L'insertion est un concept normatif, en cela que ses exigences partent de la soci&#233;t&#233; ordinaire et s'appliquent &#224; des personnes &#224; besoins sp&#233;cifiques. Une grande part de ces personnes, n'&#233;tant pas en mesure de satisfaire &#224; ces exigences, se trouvait de fait condamn&#233;e &#224; l'institutionnalisation massive&#8230; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La participation sociale, quant &#224; elle, s'av&#232;re un concept dynamique, en cela qu'elle ne fixe aucun seuil ou domaine particuliers, mais ouvre uniquement des possibilit&#233;s. A priori, la participation ne sous-entend aucun mode privil&#233;gi&#233;, elle s'adapte aux possibilit&#233;s de la personne : les fa&#231;ons de participer socialement pouvant &#234;tre multiples : sociales, relationnelles, culturelles, professionnelles, etc. Le passage de l'insertion &#224; la participation sociale n'est pas qu'un simple tour de passe-passe linguistique ; il est rendu possible par un changement radical d'attitude de nos soci&#233;t&#233;s d&#233;velopp&#233;es &#224; l'&#233;gard des personnes en situation de handicap : c'est d&#233;sormais &#224; celles-l&#224; de s'adapter aux besoins sp&#233;cifiques de certains de leurs concitoyens. Telle s'affirme la doctrine europ&#233;enne de &#171; l'inclusion &#187;. La soci&#233;t&#233; inclusive repr&#233;sente une soci&#233;t&#233; qui module ses modalit&#233;s de fonctionnement et ses conditions de vie de fa&#231;on &#224; inclure ses diff&#233;rentes composantes et leur permettre de vivre ensemble, en b&#233;n&#233;ficiant du m&#234;me corpus de droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour penser participation sociale et inclusion, il convient de reconsid&#233;rer un concept qui s'est trouv&#233; au centre de toute la doctrine traditionnelle. En effet, l'insertion sociale apparaissait subordonn&#233;e &#224; celle de l'autonomie de la personne. Le terme d'autonomie fut probablement l'un des termes les plus usit&#233;s et les plus galvaud&#233;s de notre secteur m&#233;dico-social. L'&#233;ducation et la r&#233;&#233;ducation apparaissaient alors comme les voies royales pour obtenir cette indispensable autonomie. Certains &#233;tablissements mirent en place de v&#233;ritables parcours progressifs se terminant par des appartements tests, destin&#233;s &#224; appr&#233;cier la capacit&#233; de la personne &#224; &#171; vivre seule &#187;, selon l'expression consacr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'autonomie est-elle n&#233;cessairement si fondamentale pour participer socialement ? Sachant qu'en mati&#232;re d'autonomie, nous ne parlons jamais qu'en terme de seuils. D'ailleurs, qui que nous soyons, sommes-nous si autonomes que cela ? La complexit&#233; croissante de notre soci&#233;t&#233; fait de nous des citoyens de plus en plus d&#233;pendants, d&#233;pendants de nos ustensiles m&#233;nagers, de l'informatique, des r&#233;parateurs, des fournisseurs d'&#233;nergie, des transports en commun, des chauffeurs routiers&#8230; Se procurer simplement un ticket de RER, aupr&#232;s d'une des sympathiques machines du r&#233;seau, ne rel&#232;ve-t-il pas aujourd'hui d'une authentique performance cognitive !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est oublier que l'autonomie est une r&#233;sultante et qu'elle ne d&#233;pend pas uniquement des comp&#233;tences de l'acteur, mais &#233;galement des exigences de son environnement. L'autonomie peut augmenter du seul fait de l'am&#233;nagement de l'environnement : par exemple, se d&#233;placer &#224; Paris dans le m&#233;tro est une affaire difficile, parce que peu de sas sont pr&#233;vus pour les personnes &#224; mobilit&#233; r&#233;duite, et que m&#234;me avec un gros bagage, passer la double barri&#232;re de la plupart des portillons devient un exercice sportif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vrai d&#233;bat actuel n'est donc pas tant celui de l'autonomie unilat&#233;rale de la personne, c'est-&#224;-dire appr&#233;hend&#233;e par le seul biais de ses capacit&#233;s, que celui de l'accessibilit&#233;. Afin de cr&#233;er la condition d'une v&#233;ritable participation sociale, il s'agit d'instaurer une v&#233;ritable accessibilit&#233; spatiale et physique, mais aussi professionnelle, culturelle et sociale. Les lieux de la vie sociale sont-ils accessibles (m&#234;me si des efforts sont faits dans nombre d'endroits, tels que les th&#233;&#226;tres, les restaurants, etc., mais aussi les salles de conf&#233;rence) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, la participation sociale ne peut se r&#233;sumer &#224; l'accessibilit&#233; mat&#233;rielle ou institutionnelle, qui n'en constitue qu'une condition. Elle n&#233;cessite &#233;galement de mettre l'accent sur une connaissance des modes de communication et de relation : se pr&#233;senter, &#234;tre parmi les autres, engager et g&#233;rer une conversation, constituent des vari&#233;t&#233;s de comp&#233;tences essentielles qui ne sont pas suffisamment appr&#233;hend&#233;es, prises en compte et enseign&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Combien d'&#233;tablissements accordent la priorit&#233; &#224; ces aspects-l&#224; ? La recherche d'une certaine autonomie et la mise au travail, m&#234;me limit&#233;es, ont souvent fait &#233;cran &#224; la v&#233;ritable question de la participation sociale. Une personne peut fort bien travailler en journ&#233;e dans un CAT, mais n'avoir aucune relation personnelle et se retrouver seule le soir dans son logement en ZUP, ou bien rentrer dans un foyer d'h&#233;bergement, avec des personnes qu'elle n'a pas choisies&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La participation sociale peut &#234;tre repr&#233;sent&#233;e sch&#233;matiquement comme une s&#233;rie de cercles concentriques, elle concerne pareillement tout un chacun, quelles que soient ses sp&#233;cificit&#233;s. Le premier cercle de notre participation concerne nos parents, c'est-&#224;-dire ceux avec lesquels nous avons des liens de d&#233;pendance biologique et affective forts, auxquels s'ajoutent des amis et partenaires, puis les cercles suivants concernent toutes les possibilit&#233;s de participation dans divers domaines, professionnel, culturel, &#233;conomique, m&#233;diatique, jusqu'aux possibilit&#233;s de reconnaissance publique. Ces cercles traversent des champs diff&#233;rents tels que ceux de l'accessibilit&#233; spatiale et institutionnelle, des soins, du d&#233;veloppement relationnel et des modes d'expression, ou encore de la repr&#233;sentation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Participer socialement, c'est avoir acc&#232;s aux soins : les b&#233;n&#233;ficiaires ont-ils acc&#232;s &#224; tous les syst&#232;mes de soins en vigueur ? Sont-ils bien inform&#233;s de l'existant ? Ont-ils le choix de leurs intervenants et de leurs dispositifs de soins ? C'est avoir acc&#232;s aux droits ordinaires du citoyen : les b&#233;n&#233;ficiaires sont-ils inform&#233;s de leurs droits ? Savent-ils les revendiquer ? C'est participer &#224; un cercle de relations rapproch&#233;es (partenaires affectifs et sexuels, parents, amis) : les b&#233;n&#233;ficiaires ont-ils des parents, des amis, des partenaires affectifs et sexuels ? Peuvent-ils les rencontrer aussi souvent qu'ils le souhaitent ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est participer &#224; des relations mondaines (coll&#232;gues, camarades) : les b&#233;n&#233;ficiaires ont-ils les coll&#232;gues et les camarades qu'ils souhaitent ou bien les subissent-ils ? C'est pouvoir engager des conversations et &#233;tablir des relations (avec remise de coordonn&#233;es et possibilit&#233;s de se revoir) : les b&#233;n&#233;ficiaires sont-ils en mesure d'&#233;tablir des conversations ? Leur a-t-on appris &#224; le faire ? Sont-ils plac&#233;s dans des situations propices ? C'est pouvoir faire bonne figure et agir sur sa pr&#233;sentation personnelle (look, carte de visite, cv, etc.) : les b&#233;n&#233;ficiaires sont-ils satisfaits de leur pr&#233;sentation ? Ont-ils celle qu'ils souhaitent ? Souhaitent-ils am&#233;liorer leur look ? Disposer d'un CV, d'une carte de visite ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est participer &#224; des manifestations sociales : &#224; quelles manifestations participent les b&#233;n&#233;ficiaires ? C'est avoir acc&#232;s &#224; la culture (aller au concert, au th&#233;&#226;tre, visite de mus&#233;es, de sites, etc.) : les b&#233;n&#233;ficiaires participent-ils quand ils le souhaitent, et en fonction de leurs moyens, &#224; des manifestations culturelles ? Se rendent-ils au concert, au th&#233;&#226;tre, etc. ? C'est avoir acc&#232;s &#224; la connaissance, &#224; l'&#233;cole et &#224; la formation : les b&#233;n&#233;ficiaires ont-ils acc&#232;s &#224; la scolarit&#233; ? Selon le mode ordinaire ou d'autres ? Peuvent-ils suivre les formations choisies ? C'est avoir acc&#232;s &#224; des manifestations cr&#233;atives et aux loisirs : les b&#233;n&#233;ficiaires choisissent-ils leurs loisirs ? C'est avoir acc&#232;s &#224; la communication (t&#233;l&#233;phonie, Internet, t&#233;l&#233;vision, &#233;criture, langage sign&#233;, pictogramme, etc.) : les b&#233;n&#233;ficiaires disposent-ils d'un t&#233;l&#233;phone quand ils en font la demande, disposent-ils d'une t&#233;l&#233;vision, d'un acc&#232;s &#224; Internet ? Disposent-ils d'un mode d'expression et de langage ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est acc&#233;der &#224; l'univers professionnel : les b&#233;n&#233;ficiaires peuvent-ils avoir acc&#232;s &#224; un emploi prot&#233;g&#233; ? Ont-ils acc&#232;s au monde ordinaire de travail ? Sont-ils inform&#233;s et accompagn&#233;s pour ce faire ? C'est acc&#233;der &#224; la dimension &#233;conomique (disposer d'un compte en banque, d'une carte bancaire, d'un ch&#233;quier) : les b&#233;n&#233;ficiaires disposent-ils d'un compte en banque ? Comment peuvent-ils s'en servir ? Disposent-ils d'une carte de cr&#233;dit ? Ont-ils b&#233;n&#233;fici&#233; des informations et des formations n&#233;cessaires ? Peuvent-ils consommer ce qu'ils souhaitent ? C'est pouvoir acc&#233;der &#224; des regroupements sociaux (clubs, associations) : les b&#233;n&#233;ficiaires ont-ils acc&#232;s &#224; des clubs et associations de tous ordres de leurs choix ? B&#233;n&#233;ficient-ils des aides n&#233;cessaires ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pouvoir se faire repr&#233;senter ou se pr&#233;senter &#224; des postes &#233;lectifs : les b&#233;n&#233;ficiaires participent-ils aux proc&#233;dures &#233;lectorales ? Par exemple, dans leur &#233;tablissement ? Sont-ils bien inform&#233;s ? C'est pouvoir acc&#233;der &#224; l'espace public de circulation (rues, places) : &#224; quels espaces publics les b&#233;n&#233;ficiaires ont-ils acc&#232;s dans leur proche environnement ? C'est pouvoir emprunter les transports en commun (bus, cars, m&#233;tro) : &#224; quels moyens de transports les b&#233;n&#233;ficiaires ont-ils acc&#232;s ? Qu'est-ce qui est mis en place pour am&#233;liorer leur autonomie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les diverses circonvolutions des discours, des nomenclatures et des labels ne sont pas de simples mouvements d'humeur ou de mode, mais correspondent &#224; des conceptions circonstanci&#233;es du handicap, &#224; une fa&#231;on de g&#233;rer ses effets, &#224; une organisation administrative de cette gestion, &#224; une n&#233;gociation sociale avec des groupes de pression qui s'organisent, &#224; de nouveaux styles de vie et aux m&#339;urs du temps. Tout cela entra&#238;ne &#224; son tour de nouvelles appr&#233;hensions de la vie quotidienne et des valeurs, participant &#224; changer continuellement notre appr&#233;hension du probl&#232;me des conduites sociales en g&#233;n&#233;ral. Peut-&#234;tre ne parlera-t-on plus du tout de handicap dans une dizaine d'ann&#233;es ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, la participation sociale des personnes en situation de handicap n&#233;cessite l'articulation de trois niveaux :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Celui du choix politique de non discrimination, choix devant s'inscrire dans les d&#233;clarations, les lois et les fonctionnements institutionnels et professionnels du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Celui d'une action positive visant &#224; agir sur l'environnement afin de le rendre accessible ou n&#233;gociable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Celui d'un mode d'accompagnement professionnel veillant au respect des droits des personnes, visant &#224; assurer des prestations compl&#233;mentaires indispensables, am&#233;liorant chaque fois que possible les comp&#233;tences de la personne ou les interfaces entre celle-ci et son environnement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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