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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>O&#249; en sont les CHRS ?</title>
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		<dc:subject>681</dc:subject>

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-681-" rel="tag"&gt;681&lt;/a&gt;

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		<title>Institutions et organisations de l'action sociale</title>
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		<dc:subject>Usager</dc:subject>
		<dc:subject>Institution</dc:subject>
		<dc:subject>681</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce nouvel ouvrage collectif s'int&#233;resse aux diff&#233;rentes d&#233;clinaisons des concepts d'organisation et d'institution dans le champ de l'action sanitaire et sociale. Alors que la loi du 2/01/2002 r&#233;novant l'action sociale et m&#233;dico-sociale tente d'impulser une dynamique centr&#233;e sur les droits et la participation des usagers, il est sans doute opportun de se demander comment des &#233;tablissements et services souvent tr&#232;s structur&#233;s (voire scl&#233;ros&#233;s parfois) sur les plans hi&#233;rarchiques et organisationnels, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-681-" rel="tag"&gt;681&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH150/arton43-315ed.jpg?1694619838' width='95' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce nouvel ouvrage collectif s'int&#233;resse aux diff&#233;rentes d&#233;clinaisons des concepts d'organisation et d'institution dans le champ de l'action sanitaire et sociale. Alors que la loi du 2/01/2002 r&#233;novant l'action sociale et m&#233;dico-sociale tente d'impulser une dynamique centr&#233;e sur les droits et la participation des usagers, il est sans doute opportun de se demander comment des &#233;tablissements et services souvent tr&#232;s structur&#233;s (voire scl&#233;ros&#233;s parfois) sur les plans hi&#233;rarchiques et organisationnels, encadr&#233;s d'autre part par de nombreux textes de nature administrative ou juridique et, enfin, tr&#232;s impr&#233;gn&#233;s d'une &#233;thique de la prise en charge collective vont pouvoir &#233;voluer positivement dans l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est probable que pour &#233;viter de tomber dans la logique consum&#233;riste (assez en vogue de nos jours dans tous les secteurs) ou succomber aux &#171; charmes &#187; du mod&#232;le technico gestionnaire emprunt&#233; au monde de l'entreprise, une attention toute sp&#233;ciale doive &#234;tre port&#233;e au projet d'&#233;tablissement ou de service. C'est, en l'occurrence, ce que recommandent avec conviction certains des auteurs du livre : &#171; Le projet comme outil de r&#233;f&#233;rence, au centre de l'organisation, d&#233;battu par tous, doit faire autorit&#233; dans l'institution &#187; (p. 127).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la sorte, les usagers qui d&#233;tiennent un droit de regard sur le fonctionnement interne pourront, en toute transparence, identifier la philosophie politique qui inspire la &#171; gouvernance &#187; de l'institution. L'enjeu est ainsi de parvenir &#224; un type de &#8220;management&#8221; o&#249; les valeurs, les logiques d'action, les modes de d&#233;cision et de gestion trouvent &#224; se confronter et &#224; s'articuler dans une esp&#232;ce de dialectique permanente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lecteur appr&#233;ciera &#233;galement, entre autres, la contribution du sociologue J. Saliba sur les aspects normatifs des institutions. Une des fonctions premi&#232;res de celles-ci reste, en effet, de produire des cat&#233;gories, de canaliser la pens&#233;e individuelle au travers de repr&#233;sentations collectives &#171; institu&#233;es &#187;, dans le but de r&#233;guler les conduites et d'asseoir un ordre social. Dans cette perspective, le recours &#224; des m&#233;taphores en rapport avec la nature, de fa&#231;on &#224; &#171; naturaliser &#187; justement les diff&#233;rences et plus sp&#233;cifiquement les hi&#233;rarchies, est d'un usage courant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage examine enfin les modalit&#233;s de prise en charge d'un certain nombre de structures associatives (de l'internat aux services aux personnes &#224; domicile). Ce vaste travail bien document&#233; pr&#233;sente le m&#233;rite de &#171; brasser large &#187; et de permettre ainsi &#224; chacun, quel que soit son propre contexte professionnel, de trouver mati&#232;re &#224; une utile r&#233;flexion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;L'Harmattan, 2003 (237 p. ; 19 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La d&#233;pendance des personnes &#226;g&#233;es. Quelles politiques en Europe ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-dependance-des-personnes-agees-Quelles-politiques-en-Europe</link>
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		<dc:date>2003-10-08T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Personne &#226;g&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>681</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La notion de d&#233;pendance fait partie d&#233;sormais de la rh&#233;torique commune propre au champ de la g&#233;rontologie. Pourtant, un des objectifs de cet ouvrage collectif est de montrer qu'en d&#233;pit d'un usage fort r&#233;pandu, le terme m&#234;me de d&#233;pendance pose question. L'id&#233;e premi&#232;re &#233;tait sans doute d'op&#233;rer une distinction pertinente entre les incapacit&#233;s qui touchent une personne en raison de l'avanc&#233;e en &#226;ge et le &#171; handicap &#187; dont peut &#234;tre victime de mani&#232;re al&#233;atoire ou accidentelle un individu plus jeune. Seulement, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L103xH150/arton44-bf785.jpg?1694619838' width='103' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La notion de d&#233;pendance fait partie d&#233;sormais de la rh&#233;torique commune propre au champ de la g&#233;rontologie. Pourtant, un des objectifs de cet ouvrage collectif est de montrer qu'en d&#233;pit d'un usage fort r&#233;pandu, le terme m&#234;me de d&#233;pendance pose question. L'id&#233;e premi&#232;re &#233;tait sans doute d'op&#233;rer une distinction pertinente entre les incapacit&#233;s qui touchent une personne en raison de l'avanc&#233;e en &#226;ge et le &#171; handicap &#187; dont peut &#234;tre victime de mani&#232;re al&#233;atoire ou accidentelle un individu plus jeune. Seulement, fixer un &#226;ge d&#233;termin&#233; &#224; partir duquel on basculerait de la cat&#233;gorie &#171; handicap&#233; &#187; dans la cat&#233;gorie &#171; d&#233;pendant &#187; semble un exercice bien difficile. C'est pourtant ce &#224; quoi se sont risqu&#233;s les textes de 1997 cr&#233;ant la prestation sp&#233;cifique d&#233;pendance puisque le d&#233;cret du 28/4/97 &#233;nonce, sans &#233;tat d'&#226;me : &#171; L'&#226;ge &#224; partir duquel est ouvert le droit &#224; la PSD est fix&#233; &#224; soixante ans &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pourquoi donc s'&#233;vertuer &#224; cr&#233;er ainsi une nouvelle cat&#233;gorie de b&#233;n&#233;ficiaires de prestations d'action sociale ? Il semble bien qu'une partie des motivations ne soit pas du tout d&#233;sint&#233;ress&#233;e. Selon l'un des auteurs, il s'agissait surtout de restreindre l'acc&#232;s &#224; une autre allocation fort co&#251;teuse pour les d&#233;partements (l'ACTP) en limitant cette derni&#232;re aux personnes de moins de soixante ans. Mesure de rigueur financi&#232;re donc qui, en effet, permit aux conseils g&#233;n&#233;raux de r&#233;aliser de substantielles &#233;conomies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui et alors que la PSD a &#233;t&#233; remplac&#233;e par l'allocation personnalis&#233;e d'autonomie (APA) &#8212; on notera au passage l'&#233;volution positive des termes &#8212; la cat&#233;gorie &#171; d&#233;pendants &#187; para&#238;t quant &#224; elle durablement install&#233;e dans le paysage de notre vieillesse nationale. Le champ de la d&#233;pendance, confisqu&#233; selon le sociologue B. Ennuyer par les g&#233;riatres, s'est m&#234;me dot&#233; d'outils pr&#233;cieux de mesure (gille AGGIR en particulier) qui cr&#233;dibilisent encore sa consistance. Reste que cette terminologie tend &#224; banaliser l'id&#233;e d'une vieillesse n&#233;cessairement invalidante et budg&#233;tivore&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage s'int&#233;resse &#233;galement aux politiques men&#233;es en la mati&#232;re par nos voisins europ&#233;ens. Certains pays attachent une importance particuli&#232;re aux causes g&#233;n&#233;rant une perte d'autonomie, sans se focaliser outre mesure sur le crit&#232;re de l'&#226;ge. Cette d&#233;marche a le m&#233;rite d'&#233;viter toute s&#233;gr&#233;gation arbitraire. Enfin, &#224; la diff&#233;rence de la France qui a privil&#233;gi&#233; un dispositif apparent&#233; &#224; l'aide sociale, quelques nations (Allemagne, Autriche) ont fait le choix d'un syst&#232;me du type &#171; assurance sociale &#187;, moins stigmatisant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le vaste tour d'horizon r&#233;alis&#233; sur ces questions par ce livre satisfera assur&#233;ment les lecteurs les plus exigeants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. PUR/ENSP, 2003 (368 p. ; 24 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Face &#224; une demande qui explose, o&#249; en sont les CHRS ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Face-a-une-demande-qui-explose-ou-en-sont-les-CHRS</link>
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		<dc:subject>CHRS</dc:subject>
		<dc:subject>681</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Issus de la tradition asilaire, les centres d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale se heurtent aujourd'hui &#224; de nombreuses difficult&#233;s et charges suppl&#233;mentaires parmi lesquelles l'augmentation galopante des besoins p&#233;cuniaires et l'accueil de nouvelles populations comme les r&#233;fugi&#233;s. Les associations gestionnaires de ces structures et comme les professionnels sont inquiets &lt;br class='autobr' /&gt;
Officiellement promus par la loi du 30 juin 1975 sur les institutions sociales et m&#233;dico-sociales, les centres d'h&#233;bergement et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-681-" rel="tag"&gt;681&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Issus de la tradition asilaire, les centres d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale se heurtent aujourd'hui &#224; de nombreuses difficult&#233;s et charges suppl&#233;mentaires parmi lesquelles l'augmentation galopante des besoins p&#233;cuniaires et l'accueil de nouvelles populations comme les r&#233;fugi&#233;s. Les associations gestionnaires de ces structures et comme les professionnels sont inquiets&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Officiellement promus par la loi du 30 juin 1975 sur les institutions sociales et m&#233;dico-sociales, les centres d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS) se d&#233;finissent alors en terme d'asile (accueil temporaire sans action socio-&#233;ducative), d'internat de r&#233;adaptation sociale (g&#238;te, couvert, action socio-&#233;ducative), de cit&#233;s de transit ou de promotion familiale (l'action socio-&#233;ducative pr&#233;pare les familles &#224; un relogement) ou de gestion personnalis&#233;e (qui deviendra accompagnement social pour les questions li&#233;es au logement).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1991, une circulaire insistera sur leur fonction d'insertion et de r&#233;adaptation dans le cadre des sch&#233;mas d&#233;partementaux. La loi de 1998 relative &#224; la lutte contre les exclusions les consacrera dans leur fonction de r&#233;insertion sociale&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir le Guide des CHRS, Dominique Lallemand, 2002, Fnars en collaboration (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Celle du 2 janvier 2002 r&#233;novant l'action sociale et m&#233;dico-sociale, de m&#234;me, est cens&#233;e encore conforter leur assise l&#233;gislative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Mais, dans les derniers textes l&#233;gislatifs en date, une circulaire de la Direction g&#233;n&#233;rale de l'action sociale (DGAS) interroge les professionnels. Celle-ci formalisait, en juillet 2002, la participation financi&#232;re des personnes accueillies dans les CHRS &#171; &#224; leurs frais d'h&#233;bergement et d'entretien &#187; en ces termes : &#171; lorsque la restauration n'est pas assur&#233;e par le CHRS, la participation de la personne ou de la famille doit &#234;tre fix&#233;e dans une fourchette de 10 % &#224; 15 % en fonction des conditions d'h&#233;bergement offertes. [&#8230;] Pour l'&#233;tablissement d'un niveau de montant de participation propre &#224; chaque structure, vous pourrez vous appuyer utilement sur une grille d'&#233;valuation qualitative et quantitative des prestations offertes par r&#233;f&#233;rence &#224; celles qui existent dans votre d&#233;partement ou dans la r&#233;gion d'appartenance du CHRS &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ces directives ne peuvent que rencontrer certaines difficult&#233;s d'application, en t&#233;moigne cet extrait de lettre adress&#233;e quelques semaines plus tard par le pr&#233;sident d'une union d&#233;partementale de CHRS &#224; la directrice de la Direction d&#233;partementale de l'action sociale (Ddass) : &#171; Nous constatons une nouvelle fois [&#8230;] le d&#233;calage entre le discours, les effets d'annonce des autorit&#233;s de contr&#244;le, la pression exerc&#233;e pour que nos structures s'investissent dans toutes sortes de projets [&#8230;] au go&#251;t du jour&#8230; [&#8230;] Les coupes effectu&#233;es sur certains budgets vont conduire in&#233;vitablement &#224; une baisse de la qualit&#233; du service, voire &#224; la fermeture partielle ou totale de certains services offerts aux usagers&#8230; En contrepartie, vous augmentez (dans certains cas de plus de 300 %) la participation financi&#232;re des usagers aux frais d'h&#233;bergement, sans qu'un quelconque mode de calcul ne soit pr&#233;cis&#233; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Cit&#233;e par la Fnars lors d'une conf&#233;rence de presse intitul&#233;e L'urgence : agir (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le nombre et les difficult&#233;s des personnes en situation ou en danger d'exclusion s'aggravent malgr&#233; le recul du ch&#244;mage, les politiques publiques et les r&#233;alisations associatives. Jeunes en gal&#232;re, femmes victimes de violences, &#233;trangers en demande d'asile ou d'insertion, familles expuls&#233;es, toxicomanes, sortants d'h&#244;pitaux ou de prison&#8230; les situations de marginalit&#233;, les parcours de mis&#232;re et la fracture sociale perdurent aujourd'hui en France &#187; constatait am&#232;rement, en mai 2002, la deuxi&#232;me &#233;dition du Guide des CHRS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leurs missions clarifi&#233;es, ne manquent plus que les moyens (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Pour-s-adapter-les-moyens-doivent-suivre' class='spip_in'&gt;lire l'interview d'Edmond Chesnais&lt;/a&gt;). L'an dernier en effet, le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvret&#233; et l'exclusion sociale (CNLE) avait adopt&#233; un avis sur ces &#233;quipements. Prenant acte du fait que les travaux parlementaires sur la loi relative &#224; la lutte contre les exclusions n'avaient pas abord&#233; la question des modalit&#233;s d'intervention des CHRS en mati&#232;re d'acc&#232;s au logement et d'insertion par l'activit&#233; &#233;conomique, le CNLE tentait une d&#233;finition de leur mission.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre l'h&#233;bergement, soulignait le Conseil, &#171; les CHRS ont vocation &#224; engager des actions de transition vers le logement ou vers l'insertion professionnelle ; trouver pour ces situations une solution financi&#232;re ; estimer que le renvoi vers un financement de droit commun inscrit dans des budgets sp&#233;cifiques est l&#233;gitime ; consid&#233;rer que s'il appara&#238;t une difficult&#233; financi&#232;re dans le budget sp&#233;cifique, compte tenu de la lourdeur des situations du public &#224; prendre en charge, une intervention du budget principal peut &#234;tre n&#233;cessaire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#244;le des CHRS est de toute &#233;vidence pr&#233;pond&#233;rant, et ce dans nombre de domaines, y compris pour se conformer par exemple au principe de non-s&#233;paration des familles pr&#233;vu par l'article 134 de la loi de 1998 contre les exclusions. R&#244;le, de fait, de protection de l'enfance, consistant &#224; stopper, autant que faire se peut, l'errance des familles et des enfants, en d&#233;veloppant des accueils et des logements temporaires adapt&#233;s &#224; leurs situations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, &#171; comment ne pas rappeler le manque de financement chronique des CHRS ? &#187;, s'exclamait encore r&#233;cemment &#8212; en juillet dernier &#8212; la F&#233;d&#233;ration nationale des associations d'accueil et de r&#233;insertion sociale (Fnars)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Fnars - 76, rue du Faubourg Saint-Denis - 75010 Paris. T&#233;l. 01 48 01 82 (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Celle-ci, forte de 2 200 centres et services dont 700 b&#233;n&#233;ficiant de l'habilitation Aide sociale CHRS, fait le compte : &#171; Depuis des ann&#233;es, l'&#233;volution de 1,1 &#224; 1,6 %, hors cr&#233;ation de place, ne prend pas en compte l'augmentation des salaires et des charges sociales, la r&#233;duction du temps de travail&#8230; La Fnars &#233;value &#224; 50 millions d'euros les retards cumul&#233;s depuis 6 ans ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1995, cinq cents places nouvelles sont cr&#233;&#233;es chaque ann&#233;e. Malgr&#233; cela, le manque de places ne cesse d'&#234;tre constat&#233;, non seulement &#224; l'occasion des grands froids de l'hiver, mais encore l'&#233;t&#233;. &#192; Paris par exemple, le D&#233;partement engageait cette ann&#233;e la mise en &#339;uvre d'un &#171; plan d'humanisation &#187; &#8212; avec la louable id&#233;e de favoriser la cr&#233;ation de centres d'h&#233;bergement nouveaux, &#171; de qualit&#233;, &#224; taille humaine et bien r&#233;partis dans Paris &#187; &#8212;, en termes de r&#233;habilitations et de cr&#233;ation de nouvelles structures, dont certaines seront r&#233;serv&#233;es &#224; l'accueil des femmes. Et cet &#233;t&#233;, la municipalit&#233; parisienne a d&#233;cid&#233; le maintien de l'ouverture d'un centre d'urgence sociale qui jusque-l&#224; restait ferm&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des efforts plus globaux sont d'&#233;vidence &#8212; et probablement d'urgence &#8212; &#224; accomplir : la Fnars rappelle maintenant depuis plusieurs ann&#233;es la n&#233;cessit&#233; de cr&#233;er l'&#233;quivalent de&#8230; quinze mille places, et cela sur trois ou cinq ans. On mesure le d&#233;calage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir le Guide des CHRS, Dominique Lallemand, 2002, Fnars en collaboration avec les ASH&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cit&#233;e par la Fnars lors d'une conf&#233;rence de presse intitul&#233;e L'urgence : agir pour l'insertion, le 27 mars 2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.fnars.org/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Fnars&lt;/a&gt; - 76, rue du Faubourg Saint-Denis - 75010 Paris. T&#233;l. 01 48 01 82 00&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>&#171; Pour s'adapter les moyens doivent suivre ! &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Pour-s-adapter-les-moyens-doivent-suivre</link>
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		<dc:subject>681</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour Edmond Chesnais, chef de service dans un CHRS &#224; Mulhouse, les difficult&#233;s des publics sont devenues beaucoup plus lourdes depuis l'ouverture des premiers centres d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale. Les financements n'ont pas suivi et la formation des personnels non plus. &#171; Faute de moyens, d&#233;nonce Edmond Chesnais, la capacit&#233; d'accueil du Haut-Rhin nous am&#232;ne &#224; refuser 60 % des demandes d'admission &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelles sont les principales &#233;volutions en mati&#232;re d'accueil de populations en difficult&#233;, que (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour Edmond Chesnais, chef de service dans un CHRS &#224; Mulhouse, les difficult&#233;s des publics sont devenues beaucoup plus lourdes depuis l'ouverture des premiers centres d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale. Les financements n'ont pas suivi et la formation des personnels non plus. &#171; Faute de moyens, d&#233;nonce Edmond Chesnais, la capacit&#233; d'accueil du Haut-Rhin nous am&#232;ne &#224; refuser 60 % des demandes d'admission &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les principales &#233;volutions en mati&#232;re d'accueil de populations en difficult&#233;, que les CHRS et le v&#244;tre en particulier, rencontrent depuis leur cr&#233;ation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour une part, les CHRS sont les h&#233;ritiers &#8212; &#224; leur cr&#233;ation apr&#232;s la Seconde Guerre mondiale &#8212; du courant caritatif chr&#233;tien. En 1953, les termes d'inadaptation et de r&#233;adaptation sociales marquent la r&#233;forme de l'assistance qui devient l'aide sociale en mati&#232;re de logement et d'h&#233;bergement. Les publics concern&#233;s sont d'abord les personnes sortant d'h&#244;pitaux, de prison, ou en danger de prostitution. Elles peuvent &#234;tre h&#233;berg&#233;es dans des &#233;tablissements en vue de leur r&#233;adaptation sociale. Le cadre juridique des &#233;tablissements &#233;volue dans les ann&#233;es 70-80 (art. 185-2 du Code de la Famille et de l'Aide Sociale). Une base l&#233;gale est donn&#233;e &#224; l'ASH (Aide sociale &#224; l'h&#233;bergement)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le public &#233;volue aussi : le CHRS s'adresse &#224; des familles en manque de ressources, ou en situation sociale d&#233;grad&#233;e. Neuf cat&#233;gories de personnes sont concern&#233;es par des actions globales allant au-del&#224; du logement. Les CHRS cr&#233;ent des CAVA (ateliers de r&#233;entra&#238;nement &#224; l'effort) qui peuvent mener &#224; l'insertion par l'&#233;conomique. Le nombre de places en CHRS passe de 20 000 &#224; 30 000 dans la p&#233;riode. Le nombre d'associations gestionnaires double. Les &#233;quipes se professionnalisent de mani&#232;re pluridisciplinaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais &#224; quelles p&#233;riodes peut-on dire que se produisent les principales &#233;volutions en mati&#232;re d'accueil et quelles sont-elles ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la p&#233;riode 1980-2000, la mont&#233;e du ch&#244;mage et de l'exclusion oblige les CHRS &#224; diversifier leur action en fonction des difficult&#233;s des personnes accueillies. Le CHRS devient un &#233;l&#233;ment du dispositif d'action sociale avec une mission de service public. La loi de lutte contre les exclusions (29.07.1998) met l'accent sur la r&#233;insertion sociale et modifie en ce sens l'article 185 du Code de la Famille. Les missions des CHRS sont &#233;largies selon leur projet : aux situations de d&#233;tresse ; &#224; l'accueil et l'orientation en urgence ; &#224; l'h&#233;bergement et au logement sous toutes ses formes ; au soutien et &#224; l'accompagnement ; &#224; la r&#233;insertion sociale et professionnelle par l'activit&#233; &#233;conomique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On peut dire que cette &#233;volution de la mission des CHRS se produit essentiellement parce que le public qu'il est cens&#233; accueillir se modifie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, l'exclusion sociale touche des publics diff&#233;rents : les jeunes, les femmes en situation de rupture (avec ou sans enfants), des couples dont certains d&#233;butent dans la vie sans rep&#232;res. Le nombre de familles avec enfants augmente par rapport aux personnes isol&#233;es. Beaucoup sont fragilis&#233;es par des probl&#232;mes de sant&#233;, de malnutrition, de d&#233;pendance &#224; des produits ou par la maladie mentale. L'arriv&#233;e des demandeurs d'asile monopolise des places sur le long terme. Le niveau de formation est souvent faible apr&#232;s des &#233;checs scolaires et peu propices pour l'acc&#232;s &#224; l'emploi. Les &#233;preuves de la vie (s&#233;parations, perte d'emploi, etc.) se r&#233;percutent dans la gestion de la vie quotidienne peu et mal g&#233;r&#233;e et provoquent &#224; terme la perte du logement. C'est dans ces conditions de pr&#233;carit&#233; que les personnes s'adressent aux CHRS pour essayer d'y voir clair et repartir sur des bases assainies qui rendent un projet de r&#233;insertion viable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les perspectives et les &#233;cueils auxquels vont &#234;tre confront&#233;s les CHRS dans les ann&#233;es &#224; venir ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'Etat met en avant des contrats d'objectifs, il faudra que les moyens suivent pour inverser la tendance actuelle : les restrictions budg&#233;taires appauvrissent les possibilit&#233;s dans le parcours d'insertion (alphab&#233;tisation, fran&#231;ais, langue &#233;trang&#232;re (FLE), acc&#232;s &#224; l'emploi et au logement). Qu'adviendra-t-il des CHRS dans le cadre de la d&#233;centralisation ? Quels seront les relais possibles dans les parcours d'insertion pour &#233;viter de cr&#233;er de nouvelles cat&#233;gories de logement pr&#233;caires qui ne rel&#232;veraient pas du droit commun ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il est difficile aujourd'hui de recruter des professionnels dans notre secteur. Face &#224; l'inadaptation des formations aux m&#233;tiers du social pour les publics en difficult&#233; comment et quand les organismes de formation vont-ils se positionner.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le CHRS Cit&#233; Saint-Martin : de l'urgence &#224; l'insertion</title>
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		<dc:subject>CHRS</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;La Cit&#233; Saint Martin qui accueille hommes, femmes, familles et personnes porteuses du VIH, a vu ses missions changer avec le temps. De l'h&#233;bergement d'urgence, elle est pass&#233;e &#224; l'accompagnement social. L'&#233;quipe a assist&#233; &#224; la paup&#233;risation du public accueilli et &#224; l'augmentation de ses probl&#232;mes de sant&#233; physiques et mentaux. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quartier de l'Arsenal, pr&#232;s de la place de la Bastille &#224; Paris. Cit&#233; Saint-Martin , une association issue du Secours catholique, est l'un des plus grands lieux d'accueil et (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Cit&#233; Saint Martin qui accueille hommes, femmes, familles et personnes porteuses du VIH, a vu ses missions changer avec le temps. De l'h&#233;bergement d'urgence, elle est pass&#233;e &#224; l'accompagnement social. L'&#233;quipe a assist&#233; &#224; la paup&#233;risation du public accueilli et &#224; l'augmentation de ses probl&#232;mes de sant&#233; physiques et mentaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quartier de l'Arsenal, pr&#232;s de la place de la Bastille &#224; Paris. Cit&#233; Saint-Martin&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Cit&#233; Saint-Martin - 4, rue de l'Arsenal - 74004 Paris. T&#233;l. 01 44 61 89 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, une association issue du Secours catholique, est l'un des plus grands lieux d'accueil et d'h&#233;bergement pour les personnes en situation d'exclusion et de grande pr&#233;carit&#233; de la capitale. La structure cumule les fonctions d'accueil d'urgence et de centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'endroit est plut&#244;t gai avec des enfants qui courent dans l'escalier et des poussettes rang&#233;es dans les coins. &#171; Les enfants apportent la vie, &#231;a fait du bien &#224; l'ensemble des personnes h&#233;berg&#233;es, m&#234;me celles en grande difficult&#233; profitent de ces bouff&#233;es d'air frais &#187;, souligne Jean-Louis Dauteuil, le directeur adjoint. &#171; La pr&#233;sence des femmes dynamise les hommes en grande pr&#233;carit&#233; et les pousse &#224; faire des efforts de toilette et de s&#233;duction &#187;. Cit&#233; Saint-Martin m&#233;lange les publics et propose diff&#233;rents types de services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'h&#244;tel social d'urgence avec 55 lits accueille tout type de public : personne seule, couple avec ou sans enfant&#8230; La dur&#233;e de l'h&#233;bergement est fix&#233;e &#224; sept jours renouvelables une fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le service d'accueil et d'accompagnement social (SAS) g&#232;re un parc de 70 chambres d'h&#244;tel dans Paris propos&#233;es &#224; des personnes seules ou avec enfants. La dur&#233;e du s&#233;jour est fix&#233;e &#224; quatre semaines, renouvelable une fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le service d'accueil et d'accompagnement social d'insertion (SAS-I), avec l'aide de la CAF, g&#232;re 30 chambres d'h&#244;tel. La dur&#233;e de l'h&#233;bergement, fix&#233;e &#224; 6 mois, est renouvelable une fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le service familles sant&#233; (FASA) re&#231;oit des couples avec enfants ou des familles monoparentales. Il comprend un accueil d'urgence qui h&#233;berge les familles plusieurs mois, une r&#233;sidence de 60 lits divis&#233;e en 16 appartements adjacents &#224; la Cit&#233; pour des familles en passe d'acc&#233;der &#224; un logement autonome.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Enfin, &#171; Le village &#187; &#8212; depuis peu ind&#233;pendant de Cit&#233; Saint-Martin &#8212; accueille des personnes malades du sida et leur famille ainsi que des personnes toxicomanes. Il propose 21 lits en appartements de coordination th&#233;rapeutique (ACT), 30 lits en h&#244;tels meubl&#233;s pour les personnes en substitution ainsi qu'un dispositif de pr&#233;vention du sida et de m&#233;diation aupr&#232;s de la communaut&#233; africaine de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cit&#233; Saint-Martin na&#238;t en 1981, de la d&#233;cision du ministre des Affaires sociales, Pierre B&#233;r&#233;govoy, de cr&#233;er un centre d'accueil d'urgence dans chaque grande ville fran&#231;aise. &#171; Avant, le monde caritatif s'occupait de l'accueil en urgence et les professionnels du secteur social r&#233;alisaient l'accompagnement &#187;, &#233;voque Jean-Louis Dauteuil. &#171; Avec la mont&#233;e de l'exclusion dans les ann&#233;es 80, nous avons appris &#224; allier les deux &#187;. Depuis son ouverture, Cit&#233; Saint-Martin accueille toute personne en difficult&#233;, quel que soit son &#226;ge : homme, femme, couple, personne en souffrance (malade du sida, personne d&#233;pendante de l'alcool&#8230;), jeune qui souhaite travailler &#224; Paris ou personne &#233;trang&#232;re sans papiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cet accueil tout public &#8211; rare dans les structures d'h&#233;bergement &#8211; s'ajoute un accueil sans entretien. &lt;i&gt;&#171; Cet accueil inconditionnel, de courte dur&#233;e, reste le fondement de notre action, m&#234;me si la cr&#233;ation du Samu Social, en 1995, nous a incit&#233; &#224; accompagner les personnes plus dans la dur&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, souligne Jean-Louis Dauteuil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Depuis dix ans, la population accueillie change. L'&#233;quipe re&#231;oit des familles de plus en plus d&#233;munies et fragilis&#233;es au niveau &#233;conomique. En augmentation aussi les demandeurs d'asile, les personnes sans papiers, les probl&#232;mes li&#233;s &#224; la sant&#233;, les pathologies chroniques et graves dues &#224; la pr&#233;carit&#233;, les familles &#233;trang&#232;res et isol&#233;es venues en France faire soigner un enfant malade, le public jeune de plus en plus marginalis&#233;, et la demande des malades mentaux due &#224; la fermeture des lits en h&#244;pital psychiatrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ces derniers, l'&#233;quipe propose un h&#233;bergement en chambres d'h&#244;tel, avec de plus en plus de difficult&#233;s, malgr&#233; les conventions pass&#233;es avec les h&#244;teliers. &#171; Heureusement, nous avons &#233;tabli un partenariat f&#233;cond avec le secteur psychiatrique et sign&#233; une convention de collaboration serr&#233;e entre Cit&#233; Saint-Martin et le secteur Centre de Paris, qui permet une prise en charge rapide de ces personnes au niveau des soins &#187;, se f&#233;licite le directeur adjoint.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En 1993, avec l'apparition de la trith&#233;rapie, les militants de la lutte contre le sida demandent la cr&#233;ation d'appartements de coordination th&#233;rapeutique et Cit&#233; Saint-Martin obtient les financements. Aujourd'hui, la loi du 2 janvier 2002, r&#233;novant l'action sociale et m&#233;dico-sociale, oblige la CPAM &#224; financer ces appartements en dotation globale, rendant leur situation financi&#232;re plus stable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arriv&#233;e des produits de substitution (M&#233;thadone, Subutex), a permis aux personnes toxicomanes de s'engager dans un processus d'insertion. &lt;i&gt;&#171; Notre travail aupr&#232;s des structures d'aide aux toxicomanes nous a incit&#233;s &#224; mutualiser les moyens d'un centre de soins sp&#233;cialis&#233; en toxicomanie et ceux d'un centre d'h&#233;bergement, ce qui a donn&#233; naissance &#224; un projet global alliant soin, accompagnement et h&#233;bergement &#187;&lt;/i&gt;, explique Jean-Louis Dauteuil. En 1998, la structure cr&#233;&#233;e un espace qui regroupe r&#233;ponses m&#233;dicales et psychologiques pour les malades du Sida et actions de pr&#233;vention aupr&#232;s des personnes africaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En 1996, la cr&#233;ation d'une antenne logement, &#233;largie en 2001 aux structures pour toxicomanes, permet &#224; l'&#233;quipe de travailler en partenariat avec les centres de soins sp&#233;cialis&#233;s et de favoriser l'orientation des autres r&#233;sidents vers les h&#233;bergements ext&#233;rieurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Depuis 1997, une antenne sant&#233;, compos&#233;e de m&#233;decins, infirmi&#232;re et psychologue, propose des consultations sanitaires et psychologiques au sein de l'&#233;tablissement et travaille en &#233;troite collaboration avec les &#233;quipes sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis deux ans, Cit&#233; Saint-Martin accueille moins de r&#233;sidents. Raisons ? L'allongement de la dur&#233;e moyenne des s&#233;jours d&#251; aux difficult&#233;s &#224; aider les personnes accueillies &#224; s'ins&#233;rer et le manque de logements disponibles &#224; la location en r&#233;gion parisienne. La cr&#233;ation de r&#233;sidences sociales est importante mais elle entretient l'absence de stabilit&#233; et l'angoisse de l'avenir. Quant &#224; la loi contre les exclusions de 1998, &#171; une bonne loi &#187;, selon Jean-Louis Dauteuil, &#171; elle est battue en br&#232;che par les nouveaux dispositifs li&#233;s aux RMI et RMA et par la loi sur la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure &#187;. Quant &#224; la loi de r&#233;novation sociale de 2002, &lt;i&gt;&#171; Elle est importante car elle redonne une place de citoyen &#224; l'usager, mais qu'en est-il de l'avenir des personnes accueillies ? &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 9 mois, &#224; Paris, les CHRS ne re&#231;oivent plus de propositions d'h&#233;bergement, il n'y a pas eu d'accord sign&#233; entre la pr&#233;fecture et la Ville. &lt;i&gt;&#171; La dur&#233;e d'h&#233;bergement en CHRS s'allonge de plus en plus au d&#233;triment des usagers. Ils se retrouvent en &#233;chec, doivent continuer &#224; nous rendre des comptes alors qu'ils sont pr&#234;ts &#224; partir. Apr&#232;s le travail d'accompagnement, &#231;a n'a pas de sens de les garder, c'est un &#233;norme g&#226;chis &#187;&lt;/i&gt;, regrette Jean-Louis Dauteuil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'acc&#232;s au travail aussi est difficile, l'association des cit&#233;s du Secours Catholique a &#233;t&#233; choisie pour piloter le projet Equal lanc&#233; par le Fonds social europ&#233;en. &lt;i&gt;&#171; Face &#224; une population avec des ressources de plus en plus basses, nous souhaitons cr&#233;er un r&#233;seau de partenaires en Europe avec une forme de tutorat vis-&#224;-vis des personnes h&#233;berg&#233;es qui les aide &#224; trouver plus facilement un travail &#187;&lt;/i&gt;, explique le directeur adjoint.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'&#233;quipe de Cit&#233; Saint-Martin se donne les moyens de s'adapter et de r&#233;pondre aux nouveaux besoins de la population accueillie, cependant les responsables de l'association des Cit&#233;s du Secours Catholiques, ne cachent pas leur inqui&#233;tude : &lt;i&gt;&#171; Face &#224; l'&#233;volution notoire de populations en manque d'h&#233;bergement et vivant dans une profonde souffrance, la question est pos&#233;e en termes de politique d'action sociale. M&#234;me s'il est reconnu que le secteur associatif s'investit fortement dans ses missions, il ne peut d&#233;velopper sans risque ce que l'&#201;tat d&#233;cide de ne pas cr&#233;er &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cit&#233; Saint-Martin - 4, rue de l'Arsenal - 74004 Paris. T&#233;l. 01 44 61 89 89&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Le Relais de S&#233;nart, un CHRS en difficult&#233;</title>
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&lt;p&gt;Ouvert en 1985 pour l'accueil de femmes en difficult&#233;s, le Relais de S&#233;nart s'est peu &#224; peu sp&#233;cialis&#233; dans celui de femmes victimes de violences conjugales jusqu'&#224; les prot&#233;ger d'agresseurs qui les recherchent et peuvent aller jusqu'au meurtre. Pour cela l'&#233;quipe s'appuie tant bien que mal sur un r&#233;seau qui va du psy au policier. Mais le manque de moyens menace tr&#232;s s&#233;rieusement la survie de cette structure &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Maintenant je vais bien &#187;, affirme A&#239;cha, 26 ans. Elle quitte Le Relais de S&#233;nart dans quelques (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-681-" rel="tag"&gt;681&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ouvert en 1985 pour l'accueil de femmes en difficult&#233;s, le Relais de S&#233;nart s'est peu &#224; peu sp&#233;cialis&#233; dans celui de femmes victimes de violences conjugales jusqu'&#224; les prot&#233;ger d'agresseurs qui les recherchent et peuvent aller jusqu'au meurtre. Pour cela l'&#233;quipe s'appuie tant bien que mal sur un r&#233;seau qui va du psy au policier. Mais le manque de moyens menace tr&#232;s s&#233;rieusement la survie de cette structure&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Maintenant je vais bien &#187;&lt;/i&gt;, affirme A&#239;cha, 26 ans. Elle quitte Le Relais de S&#233;nart dans quelques jours pour un appartement de trois pi&#232;ces avec terrasse. &#192; son arriv&#233;e au centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS), la jeune femme, enceinte de huit mois, maman d'une fillette de 5 ans et sans ressources, allait tr&#232;s mal. &lt;i&gt;&#171; Mes parents, originaires d'Afrique, m'ont forc&#233;e &#224; me marier, parce que j'&#233;tais enceinte, avec un homme qui n'est pas le p&#232;re de l'enfant &#187;&lt;/i&gt;. Au Relais, un accompagnement &lt;i&gt;&#171; remarquable &#187;&lt;/i&gt; lui a permis de suivre une psychoth&#233;rapie, d'obtenir les allocations familiales, d'&#233;changer des confidences avec ses colocataires, de r&#233;gler bient&#244;t sa situation maritale devant le tribunal. Elle repart confiante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Relais de S&#233;nart a ouvert ses portes en 1985. &#192; l'&#233;poque, une &#233;quipe de trois personnes accueille les femmes en difficult&#233; et leurs enfants dans un centre d'h&#233;bergement de huit places en appartements &#233;clat&#233;s. L'&#233;quipe constate que la plupart des femmes accueillies ont v&#233;cu des violences conjugales et peu &#224; peu se sp&#233;cialise dans l'accueil de ces femmes, d&#233;veloppe ses actions. En 1987, elle s'enrichit notamment d'un service d'accueil, d'&#233;coute et d'orientation ; en 1994, d'un service logement avec accompagnement sp&#233;cifique pour les probl&#232;mes de relogement des femmes accueillies et des familles du d&#233;partement ; en 1995, elle obtient les financements de nuits d'h&#244;tel pour r&#233;pondre aux situations de crise avec n&#233;cessit&#233; de protection. Elle cr&#233;e un appartement d'urgence de cinq places, un appartement &lt;i&gt;&#171; aide sociale &#224; l'enfance &#187;&lt;/i&gt; et huit places suppl&#233;mentaires en h&#233;bergement &#224; long terme&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Places d'h&#233;bergement pour m&#232;re et enfant de moins de trois ans.' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En 1996, devant l'&#233;tat d'extr&#234;me souffrance des femmes re&#231;ues et de celui des personnes en grande pr&#233;carit&#233;, l'&#233;quipe met en place une antenne d'&#233;coute m&#233;dico-sociale. En 1998, la Direction d&#233;partementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) lui confie le traitement en journ&#233;e du 115, num&#233;ro vert des sans-abri.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derni&#232;res ann&#233;es, Le Relais de S&#233;nart a assist&#233; &#224; de nombreux changements dans le public accueilli : sa paup&#233;risation progressive, l'arriv&#233;e de femmes sans papiers et les demandes de plus en plus fortes d'h&#233;bergement en urgence. La structure propose une protection &#224; l'h&#244;tel en urgence et les services sociaux d&#233;partementaux la sollicitent. En effet, gr&#226;ce &#224; un financement de la DDASS, elle peut offrir davantage de souplesse aux femmes qui arrivent en urgence. &lt;i&gt;&#171; Cependant, d&#233;poser une femme et ses enfants &#224; l'h&#244;tel ne suffit pas, il faut assurer un accompagnement et le nombre croissant de demandes nous pose probl&#232;me. Cette ann&#233;e en juin, nous avions d&#233;j&#224; d&#233;pass&#233; le budget allou&#233; pour l'ann&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, explique M&#233;lanie Delwarde la directrice adjointe. Carole Dessert, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e, s'inqui&#232;te de l'aggravation des violences subies par les femmes accueillies &lt;i&gt;&#171; de plus en plus graves (menaces de mort, utilisation d'armes&#8230;), elles augmentent l'h&#233;bergement en urgence, voire en province pour &#233;loigner et prot&#233;ger les femmes &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le signalement d'enfants en danger augmente aussi.. Se d&#233;veloppent &#233;galement les demandes d'accueil de femmes de plus en plus d&#233;structur&#233;es. La loi sur la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure qui pr&#233;voit de d&#233;livrer des papiers aux femmes &#233;trang&#232;res prostitu&#233;es qui d&#233;noncent leur prox&#233;n&#232;te, oblige le Relais &#224; une nouvelle forme d'h&#233;bergement : les services de police leur confient la protection de ces femmes. &lt;i&gt;&#171; Derni&#232;rement, ils nous ont demand&#233; d'h&#233;berger quatre femmes sans assurer leur protection, ni celle des r&#233;sidentes ni la n&#244;tre. Nous avions peur que des r&#233;seaux de prostitution infiltrent notre structure. &#192; la fin de l'enqu&#234;te, une des femmes a &#233;t&#233; tu&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne Carole Dessert en s'inqui&#233;tant de nouvelles demandes du m&#234;me type &lt;i&gt;&#171; sans pr&#233;paration, formation, ni moyens suppl&#233;mentaires &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une recherche action men&#233;e par Le Relais de S&#233;nart et une association sur le th&#232;me de l'insertion professionnelle des femmes victimes de violences a r&#233;v&#233;l&#233; une forme de violence encore mal connue : la violence &#233;conomique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='La violence &#233;conomique concerne la privation de moyens ou de biens (...)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. 40 % des femmes interrog&#233;es l'ont subie, associ&#233;e &#224; d'autres formes de violence. Les campagnes contre les violences conjugales et la diffusion de l'Enveff (Enqu&#234;te nationale sur les violences envers les femmes en France) ont provoqu&#233; une augmentation des coups de t&#233;l&#233;phone et demandes d'h&#233;bergement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La violence conjugale est-elle en augmentation ? Les femmes en parlent-elles plus facilement ? L'&#233;quipe s'interroge. Une &#233;quipe, qui, dans certaines situations, se sent &#171; &lt;i&gt; d&#233;munie &lt;/i&gt; &#187;. &lt;i&gt;&#171; Nous recevons des coups de fils mena&#231;ants, des insultes&#8230; Avant nous pouvions b&#233;n&#233;ficier de la protection de la police pour accompagner une femme au tribunal, aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Nous avons l'impression que les violences conjugales ne constituent pas une priorit&#233; des pouvoirs publics &#187;&lt;/i&gt;, explique Carole Dessert qui pr&#233;cise que la violence a le plus souvent lieu devant et m&#234;me dans l'enceinte du tribunal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais tout n'est pas noir, bien entendu. Depuis 1985, les pratiques de cette &#233;quipe chaleureuse se sont enrichies. Elle a acquis une exp&#233;rience et un savoir-faire qu'elle transmet &#224; un personnel tr&#232;s stable et &#224; son tissu de partenaires. &lt;i&gt;&#171; Quand nous r&#233;alisons un entretien, nous savons que nous pouvons agir, ce qui nous permet d'&#234;tre plus r&#233;ceptifs et d'entendre ce que dit la personne &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne Nicole Blaise, la directrice. &lt;i&gt;&#171; Plus on est en capacit&#233; de traiter les situations, moins on a peur, plus on peut agir. Savoir que l'on peut compter sur nos partenaires nous lib&#232;re. On essaie de ne rien laisser au hasard &#187;&lt;/i&gt;. L'&#233;quipe a des pratiques pr&#233;cises pour prot&#233;ger le public et les personnes, notamment par un travail en bin&#244;me lors de l'entretien, l'accompagnement ou la pr&#233;sence au tribunal&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face aux probl&#232;mes nouvellement apparus, elle joue la carte du travail en r&#233;seau. Un r&#233;seau constitu&#233; de psychologues, avocats sensibilis&#233;s aux violences conjugales, m&#233;decins, psychiatres, centre m&#233;dico-psychologique, policiers, &#233;quipes de pr&#233;vention&#8230; R&#233;seau sur lequel elle peut compter et qui peut s'appuyer sur elle. Il se r&#233;unit une fois par mois sous la houlette de Philip A&#239;dan, le sociologue de la structure. Dans ce cadre, un groupe de travail r&#233;fl&#233;chit &#224; une am&#233;lioration de la prise en charge des femmes victimes de violences par les m&#233;decins, la police et la justice. &lt;i&gt;&#171; Il arrive que la justice classe une plainte plusieurs fois de suite ou que la police refuse de la prendre alors qu'elle est dans l'obligation de le faire m&#234;me sans certificat m&#233;dical. La femme a 48 heures pour en fournir un &#187;&lt;/i&gt;, illustre Carole Dessert. &lt;i&gt;&#171; Il faut sensibiliser tous les acteurs et faire du lien entre eux &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Depuis deux ans, nous faisons face &#224; de gros probl&#232;mes budg&#233;taires &#187;&lt;/i&gt;, explique Nicole Blaise, inqui&#232;te par les politiques publiques. &lt;i&gt;&#171; Cette ann&#233;e, j'entame pour la premi&#232;re fois une proc&#233;dure de recours aupr&#232;s de la commission interr&#233;gionale de la tarification sanitaire et sociale. En clair, je suis en contentieux avec la DDASS. Je conteste sa proposition de dotation globale pour l'activit&#233; CHRS, compte tenu du manque de moyens accord&#233;s par rapport aux besoins &#187;&lt;/i&gt;. Cette ann&#233;e la dotation a un taux directeur de 0,6 %. Un accord de revalorisation des salaires dans le cadre de la convention collective a &#233;t&#233; sign&#233;, son incidence financi&#232;re va bien au-del&#224; des 0,6 %. &lt;i&gt;&#171; Le minist&#232;re nous accorde une augmentation de salaire mais le financement pour le confort des usagers diminue. La revalorisation de nos salaires se fait &#224; leur d&#233;triment &#187;&lt;/i&gt;, s'&#233;nerve Nicole Blaise. &lt;i&gt;&#171; De plus, et contrairement &#224; ce que pr&#233;tend la secr&#233;taire d'&#201;tat &#224; la lutte contre la Pr&#233;carit&#233; et l'Exclusion, Dominique Versini, il y a bien eu des mesures de r&#233;ductions drastiques sur le financement des CHRS. &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une tr&#233;sorerie en b&#233;ton est donc n&#233;cessaire pour faire face &#224; ces probl&#232;mes. La structure assume de plus en plus difficilement la mission de service qui lui a &#233;t&#233; confi&#233;e avec le traitement des appels du 115, faute de moyens. Le nombre d'appel a &#233;t&#233; multipli&#233; par 13 depuis 1997 sans qu'une augmentation de moyens dans les m&#234;mes proportions ne suive. &lt;i&gt;&#171; Si des moyens suppl&#233;mentaires ne nous sont pas accord&#233;s, nous ne pourrons pas continuer &#224; remplir notre mission &#187;&lt;/i&gt;, regrette la directrice. La d&#233;centralisation qui se profile ne manque pas non plus d'inqui&#233;ter l'&#233;quipe. &lt;i&gt;&#171; L'&#201;tat assure 75 % des financements de nos structures. La d&#233;centralisation risque de bouleverser toutes les actions &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume Nicole Blaise. &lt;i&gt;&#171; La question du droit des femmes et &lt;/i&gt; de celui des plus d&#233;munis n'est pas une priorit&#233; des politiques &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Places d'h&#233;bergement pour m&#232;re et enfant de moins de trois ans.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La violence &#233;conomique concerne la privation de moyens ou de biens essentiels (revenu d&#233;tourn&#233; par le conjoint, interdiction de travailler, spoliation&#8230;) avec l'objectif de d&#233;poss&#233;der la victime de toute possibilit&#233; d'autonomie financi&#232;re. L'homme violent utilise ces pressions pour conserver sa domination.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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