<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=130&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Que la soci&#233;t&#233; s'adapte aux personnes handicap&#233;es !</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Que-la-societe-s-adapte-aux-personnes-handicapees-9773</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Que-la-societe-s-adapte-aux-personnes-handicapees-9773</guid>
		<dc:date>2003-11-20T09:42:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>687</dc:subject>

		<description>

-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-687-" rel="tag"&gt;687&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L104xH150/arton9773-adea4.png?1694235645' width='104' height='150' /&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lien-social.com/IMG/pdf/2003_-_687_-_basse_def.pdf" length="15183748" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De la responsabilit&#233; en &#233;ducation</title>
		<link>https://www.lien-social.com/De-la-responsabilite-en-education</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/De-la-responsabilite-en-education</guid>
		<dc:date>2003-11-19T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;ducateur sp&#233;cialis&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>687</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il est des livres particuli&#232;rement attachants que l'on souhaiterait toujours garder &#224; c&#244;t&#233; de soi tant s'y plonger, ne serait-ce que quelques instants, est source d'intenses satisfactions. L'ouvrage de Jean-Bernard Paturet en fait assur&#233;ment partie et d&#233;montre au passage que point n'est besoin de multiplier d&#233;mesur&#233;ment le nombre de pages pour traiter convenablement son sujet. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le propos de l'auteur est pourtant vaste puisqu'il traite de l'&#233;ducation. Mais ici, l'objectif, semble-t-il, est plut&#244;t (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Educateur" rel="tag"&gt;&#201;ducateur sp&#233;cialis&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-687-" rel="tag"&gt;687&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton32-f64a2.jpg?1694235645' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est des livres particuli&#232;rement attachants que l'on souhaiterait toujours garder &#224; c&#244;t&#233; de soi tant s'y plonger, ne serait-ce que quelques instants, est source d'intenses satisfactions. L'ouvrage de Jean-Bernard Paturet en fait assur&#233;ment partie et d&#233;montre au passage que point n'est besoin de multiplier d&#233;mesur&#233;ment le nombre de pages pour traiter convenablement son sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le propos de l'auteur est pourtant vaste puisqu'il traite de l'&#233;ducation. Mais ici, l'objectif, semble-t-il, est plut&#244;t d'apporter un &#233;clairage salutaire au lecteur &#224; travers la d&#233;couverte (ou red&#233;couverte) de la mani&#232;re dont un certain nombre de philosophes (ou auteurs apparent&#233;s) ont abord&#233; ce th&#232;me. L'&#233;ducation est, en effet, confront&#233;e &#224; un terrible dilemme : comment &#171; sociabiliser &#187; un individu, c'est-&#224;-dire, d'une certaine fa&#231;on, le rendre conforme &#224; des exigences sociales, tout en d&#233;veloppant en lui son autonomie et sa singularit&#233; ? Il s'agit bien, tout &#224; la fois, d'ins&#233;rer un individu comme unit&#233; sociale au sein d'un groupe o&#249; il sera amen&#233; &#224; vivre et de le lib&#233;rer en lui donnant la capacit&#233; de juger et de prendre du recul par rapport &#224; son environnement culturel. On constate combien l'&#233;ducation peut &#234;tre soumise &#224; de violentes contradictions ! Le distinguo entre identit&#233; et ips&#233;it&#233; permet sans doute de mieux saisir les enjeux de cette &#171; affaire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'identit&#233; d'un individu serait proche de l'ensemble des d&#233;terminants sociaux et biog&#233;n&#233;tiques qui le mod&#232;lent. L'identit&#233; est donc, d'une certaine mani&#232;re, prescrite de l'ext&#233;rieur. Au contraire, son ips&#233;it&#233; le constitue en tant qu'&#234;tre unique, infini, &#233;tranger &#224; tout autre. Le travail &#233;ducatif consiste alors &#224; r&#233;ussir un pari d&#233;licat : &#171; Penser, en m&#234;me temps, les deux termes d'une opposition : l'indispensable autonomie des sujets et leur n&#233;cessaire socialisation, la formidable capacit&#233; d'adaptation sociale de l'homme et son besoin de retrait du groupe &#187;. Dans cette perspective, l'&#233;ducation doit sans doute contribuer &#224; la conqu&#234;te progressive par les &#171; &#233;duqu&#233;s &#187; d'une facult&#233; &#224; se construire eux-m&#234;mes &#224; partir de ce qui est transmis dans la relation &#233;ducative. Percevoir ce dont on est redevable, ce &#224; quoi on est soumis pour s'autoriser, enfin, &#224; s'en lib&#233;rer et devenir coauteur de soi-m&#234;me, voil&#224; en quelque sorte ce &#224; quoi doit aboutir une &#233;ducation qui se donne pour objectif de d&#233;passer la contradiction soulign&#233;e pr&#233;c&#233;demment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le livre de Jean-Bernard Paturet est riche de bien d'autres d&#233;veloppements passionnants. Sa lecture sera donc profitable &#224; l'&#233;ducateur que nous sommes tous &#224; un degr&#233; ou &#224; un autre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2003 (126 p. ; 15 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les uns avec les autres</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-uns-avec-les-autres</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Les-uns-avec-les-autres</guid>
		<dc:date>2003-11-19T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Citoyennet&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>687</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Fran&#231;ois de Singly a un credo et il ne se prive pas de le r&#233;affirmer avec une certaine conviction : &#171; L'individu individualis&#233; ne peut rechercher son originalit&#233;, ne peut laisser exprimer son authenticit&#233; qu'&#224; condition d'&#234;tre libre de choisir le d&#233;but et la fin de ses attachements &#187;. Pour l'auteur en effet, il n'y a de v&#233;ritable libert&#233; que lorsqu'un individu peut effectivement exercer une forme de rupture avec un engagement, quelle qu'en soit la nature. En particulier, il doit toujours rester possible de (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Citoyennete" rel="tag"&gt;Citoyennet&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-687-" rel="tag"&gt;687&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L93xH150/arton33-a5995.jpg?1694235645' width='93' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fran&#231;ois de Singly a un credo et il ne se prive pas de le r&#233;affirmer avec une certaine conviction : &#171; L'individu individualis&#233; ne peut rechercher son originalit&#233;, ne peut laisser exprimer son authenticit&#233; qu'&#224; condition d'&#234;tre libre de choisir le d&#233;but et la fin de ses attachements &#187;. Pour l'auteur en effet, il n'y a de v&#233;ritable libert&#233; que lorsqu'un individu peut effectivement exercer une forme de rupture avec un engagement, quelle qu'en soit la nature. En particulier, il doit toujours rester possible de mettre &#224; distance les &#171; acquis &#187; culturels car, en r&#233;alit&#233;, ceux-ci s'av&#232;rent int&#233;rioris&#233;s de mani&#232;re assez passive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui pourtant, au nom des racines et de l'imp&#233;rieuse n&#233;cessit&#233; de disposer de rep&#232;res solides, nombreux sont ceux qui pr&#244;nent une sorte de retour quasi impos&#233; aux &#171; origines &#187;. Les nouveaux communautarismes nourrissent ainsi jusqu'au d&#233;bat philosophique, les tenants d'une certaine stabilit&#233; fond&#233;e sur le poids du pass&#233; s'opposant aux partisans &#171; frivoles &#187; de la religion du libre consentement. La revendication plus ou moins v&#233;h&#233;mente d'un apprentissage obligatoire des langues r&#233;gionales, au nom du respect des &#171; origines &#187;, est une bonne illustration de ce nouveau repli communautaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette vision des choses, pour g&#233;n&#233;reuse qu'elle puisse para&#238;tre au premier abord, peut &#233;galement &#234;tre porteuse de d&#233;rives pr&#233;judiciables dans le sens o&#249; elle tend &#224; rattacher d'office un individu, sans trop se soucier de ses propres aspirations, &#224; la culture des g&#233;n&#233;rations ant&#233;rieures. Or, ce qui semble primordial, c'est bien aussi le droit de s&#233;lectionner dans son pass&#233; ce que l'on souhaite en retenir. Ce droit d'inventaire permet en effet aux individus de choisir en toute conscience les appartenances qu'ils entendent maintenir, voire r&#233;actualiser et celles dont ils ne veulent pas se r&#233;clamer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, s'il est effectivement important de mettre &#224; disposition les &#233;l&#233;ments de la culture d'origine, il est sans doute aussi fondamental de fournir les outils pour en faire une lecture critique. De la sorte, une v&#233;ritable &#233;mancipation devient possible, les individus choisissant librement d'assumer ou non un h&#233;ritage et dans quelle mesure. L'appartenance devient alors l'expression d'une volont&#233; et non plus le r&#233;sultat d'une transmission automatique. &#171; En mettant en son centre le consentement, la soci&#233;t&#233; moderne refuse la loi de la jungle &#187;, nous indique l'auteur, ap&#244;tre z&#233;l&#233; des appartenances choisies. L'ensemble du livre t&#233;moigne de cette ferveur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Armand Colin, 2003 (240 p. ; 23 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Que la soci&#233;t&#233; s'adapte aux personnes handicap&#233;es !</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Que-la-societe-s-adapte-aux-personnes-handicapees</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Que-la-societe-s-adapte-aux-personnes-handicapees</guid>
		<dc:date>2003-11-19T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Physique</dc:subject>
		<dc:subject>687</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les personnels, les familles et les partenaires d'un institut m&#233;dico-&#233;ducatif se sont r&#233;unis pour une journ&#233;e de r&#233;flexion. Outre l'insuffisance des moyens on a insist&#233; sur la n&#233;cessit&#233; de r&#233;&#233;quilibrer la vie hors et dans les institutions. Il ne s'agit pas d'opposer l'une &#224; l'autre mais de s'appuyer sur les besoins de la personne pour lui permettre de choisir. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les handicap&#233;s pr&#233;occupent la soci&#233;t&#233;. Pour autant celle-ci est encore loin de s'acquitter de ses devoirs &#224; leur &#233;gard. L'IME Marie Moreau en Loire (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Physique" rel="tag"&gt;Physique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-687-" rel="tag"&gt;687&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les personnels, les familles et les partenaires d'un institut m&#233;dico-&#233;ducatif se sont r&#233;unis pour une journ&#233;e de r&#233;flexion. Outre l'insuffisance des moyens on a insist&#233; sur la n&#233;cessit&#233; de r&#233;&#233;quilibrer la vie hors et dans les institutions. Il ne s'agit pas d'opposer l'une &#224; l'autre mais de s'appuyer sur les besoins de la personne pour lui permettre de choisir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les handicap&#233;s pr&#233;occupent la soci&#233;t&#233;. Pour autant celle-ci est encore loin de s'acquitter de ses devoirs &#224; leur &#233;gard. L'IME Marie Moreau en Loire atlantique &#233;tait le 3 octobre 2003 le th&#233;&#226;tre, &#224; l'occasion des 10 ans de sa r&#233;novation et de l'ann&#233;e europ&#233;enne des personnes handicap&#233;es, d'une rencontre qui r&#233;unissait les personnels, les familles et ses partenaires. La r&#233;flexion portait sur les &#233;volutions qui se font jour notamment au travers de la r&#233;vision de la loi d'orientation du 30 juin 1975. Deux conf&#233;renciers nourrissaient les &#233;changes : Johan Prioux, conseiller technique &#224; l'Uniopss et Vincent Assante, ancien membre du Conseil &#233;conomique et social&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='On peut lire son rapport &#171; Situations de handicap et cadre de vie (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, puis charg&#233; de mission aupr&#232;s de S&#233;gol&#232;ne Royale ayant pilot&#233; la mission d'&#233;tude en vue de la r&#233;vision de la loi de 1975.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'institution naturellement &#233;tait au c&#339;ur des d&#233;bats et &#233;tait ainsi compar&#233;es l'institutionnalisation et la politique de vie &#224; domicile. Pour Johan Prioux il ne s'agit pas d'opposer l'une &#224; l'autre, mais de garantir une offre de services diversifi&#233;s en s'appuyant sur les besoins de la personne pour lui permettre d'op&#233;rer un v&#233;ritable choix. Vincent Assante, sur le m&#234;me registre, insiste sur le n&#233;cessaire r&#233;&#233;quilibrage entre les deux modes de r&#233;ponse. Il &#233;voque pour cela l'exemple r&#233;el d'une personne tr&#232;s handicap&#233;e physiquement, mais en pleine possession de ses facult&#233;s intellectuelles qui obtiendra, avec oh combien de difficult&#233;s, de b&#233;n&#233;ficier d'aides individualis&#233;es &#224; domicile, pourtant bien moins co&#251;teuses que les 69 000 euros annuels de la Maison d'accueil sp&#233;cialis&#233;e o&#249; l'on voulait l'orienter. Ces deux modes op&#233;ratoires, elles-m&#234;mes, ne sont pas vraiment adapt&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Si un nombre impressionnant d'institutions sp&#233;cialis&#233;es a vu le jour et continue &#224; augmenter le nombre de leurs places, on est loin dans les conditions d'accueil qu'elles proposent de ce qui se passe ailleurs. En France, une Maison d'accueil sp&#233;cialis&#233;e est consid&#233;r&#233;e comme insuffisamment rentable en dessous de 40 lits. En Allemagne et en Autriche, un seuil maximum de 20 lits a &#233;t&#233; fix&#233;, correspondant &#224; des lieux de vie consid&#233;r&#233;s comme &#171; intelligibles &#187; et &#171; &#224; &#233;chelle humaine &#187;. Le respect de cette r&#232;gle conditionne l'obtention de subventions publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Su&#232;de, pays le plus avanc&#233; dans ce domaine, ce seuil a &#233;t&#233; abaiss&#233; &#224; 6 personnes, chacune d'entre elles devant disposer d'un minimum de deux pi&#232;ces (l'une pour les soins et traitements m&#233;dicaux, l'autre d&#233;barrass&#233;e des appareillages pour vivre une vie sociale ordinaire), plus une salle de bain privative ainsi qu'une cuisine permettant de partager en famille ou avec les amis un repas convivial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si, depuis pr&#232;s de 30 ans, notre pays a fait le choix d'axer l'essentiel de ses efforts sur l'institutionnel, c'est au d&#233;triment de l'int&#233;gration dans la vie quotidienne. Les mesures prises &#224; ce niveau ont &#233;t&#233; mineures et fort peu efficaces. L'accessibilit&#233; &#224; la ville, aux b&#226;timents, &#224; la voirie, aux transports, aux accueils dans les lieux de soins, de culture, de tourisme, de sport ne sont que rarement &#224; des normes permettant notamment la fr&#233;quentation de fauteuils roulants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'int&#233;gration aux entreprises et administrations est bien loin des 6 % de travailleurs handicap&#233;s impos&#233;s par la loi. L'&#233;cole n'accueille encore que 72 000 &#233;l&#232;ves handicap&#233;s contre 125 000 dans le secteur m&#233;dico-social. Quant &#224; la participation &#224; la vie sociale, elle se heurte par exemple &#224; l'inadaptation des isoloirs, &#224; l'absence de bulletins de vote en braille et &#224; de trop rares traductions en langage des signes des spectacles etc. L'acc&#232;s aux aides &#224; l'autonomie constitue un v&#233;ritable parcours du combattant. Les soutiens financiers sont accord&#233;s au compte-gouttes et n&#233;cessitent un v&#233;ritable marathon aupr&#232;s des diff&#233;rentes instances susceptibles de les accorder. Ils ne couvrent en outre pas forc&#233;ment la totalit&#233; des d&#233;penses (l'am&#233;nagement des logements comporte un tiers restant &#224; la charge de l'usager).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nombre d'auxiliaires de vie est rest&#233; bloqu&#233; depuis la loi de d&#233;centralisation de 1983, l'&#201;tat et les d&#233;partements se renvoyant l'obligation de leur financement. Il a fallu attendre l'ann&#233;e 2000, pour que la situation se clarifie enfin : 17 ann&#233;es auront &#233;t&#233; n&#233;cessaires pour obtenir la cr&#233;ation de 1 864 postes suppl&#233;mentaires. L&#224; aussi, les exp&#233;riences &#233;trang&#232;res alignent un bilan bien diff&#233;rent : c'est la globalit&#233; de la personne qui y est prise en compte (et non pas seulement le plan strictement m&#233;dical ou m&#233;dico-social), ce qui permet de r&#233;pondre de fa&#231;on fortement individualis&#233;e, sous la forme d'un programme d'aide personnalis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Si je peux acc&#233;der &#224; un b&#226;timent officiel gr&#226;ce &#224; un plan inclin&#233;, je ne suis plus handicap&#233; &#187;&lt;/i&gt; affirme Vincent Assante, lui-m&#234;me en fauteuil roulant. Et d'&#233;voquer les 170 milliards de Francs consacr&#233;s par l'&#201;tat, les d&#233;partements et la s&#233;curit&#233; sociale au handicap avec comme r&#233;sultat navrant, une stagnation, depuis 1975, des progr&#232;s en mati&#232;re d'int&#233;gration. Il n'est pas anodin de constater que la loi qui fut vot&#233;e cette ann&#233;e-l&#224;, n'aborde la question de l'accessibilit&#233; des transports que dans ses 49&#232;me et 52&#232;me articles : la place faite aux personnes porteuses de handicap dans la vie de tous les jours n'&#233;tait alors consid&#233;r&#233;e que comme possible &#224; la marge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, les mentalit&#233;s devraient avoir chang&#233;. Concr&#232;tement on constate que peu de progr&#232;s. On attend encore la r&#233;glementation qui imposera &#224; tous les architectes d'int&#233;grer &#224; leurs plans les normes d'accessibilit&#233;. Il aura quand m&#234;me fallu pr&#232;s de trente ann&#233;es pour comprendre la n&#233;cessit&#233; non d'une l&#233;gislation qui enferme les personnes porteuses de handicap dans des fili&#232;res stigmatisantes, mais d'un dispositif qui s'attaque aux conditions contextuelles, culturelles, sociales qui transforment les incapacit&#233;s en d&#233;savantage et en discriminations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette compensation fonctionnelle, qui a remplac&#233; la notion de &#171; prise en charge &#187; (d&#233;signant traditionnellement le traitement d'un probl&#232;me m&#233;dical), ne constitue pas un progr&#232;s pour les seules personnes porteuses de handicap. Bien d'autres parties de la population peuvent en b&#233;n&#233;ficier. Ainsi, de cette int&#233;gration scolaire qui fonctionne bien dans neuf cas sur dix (quand elle est bien pr&#233;par&#233;e) : la p&#233;dagogie diff&#233;renci&#233;e que doit mettre en &#339;uvre l'enseignant n'est pas seulement utile &#224; l'&#233;l&#232;ve handicap&#233;, elle peut aussi servir &#224; l'enfant en &#233;chec scolaire. Ainsi, de cet am&#233;nagement des bus parisiens, pour permettre l'acc&#232;s de fauteuils roulants, et qui a permis, par la m&#234;me occasion, aux mamans et &#224; leurs landaus, d'utiliser les transports en commun, faisant &#233;merger un besoin jusque-l&#224; compl&#232;tement ignor&#233;. Ainsi, de l'adaptation des indicateurs de lieux pour les rendre lisibles aux personnes porteuses de handicap mental, qui permettent par la m&#234;me occasion de rendre plus facile l'orientation des personnes illettr&#233;es ou &#233;trang&#232;res. C'est bien un nouvel &#233;tat d'esprit qu'il faut acqu&#233;rir favorisant l'ouverture du handicap sur le monde et de la soci&#233;t&#233; sur le handicap.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique fran&#231;aise rappelle Johan Prioux a souvent &#233;t&#233; d&#233;crite comme bas&#233;e sur le principe de &#171; discrimination positive &#187;. Ce principe, inspir&#233; des pratiques am&#233;ricaines visant &#224; favoriser entre autres les minorit&#233;s noires particuli&#232;rement d&#233;favoris&#233;es, par l'instauration de quotas de cette population dans les universit&#233;s, les productions cin&#233;matographiques, a trouv&#233; une application dans notre pays sous la forme, par exemple, des places de parking r&#233;serv&#233;es aux personnes titulaires d'une carte d'invalidit&#233; (elles sont de fait encore trop souvent occup&#233;es par des valides).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La note d'orientation de la loi relative &#224; l'&#233;galit&#233; des chances des personnes handicap&#233;es pr&#233;sent&#233;e par le gouvernement affiche enfin la volont&#233; de garantir l'accessibilit&#233; de tout pour tous et la mise en &#339;uvre du droit &#224; la compensation. Ce droit doit permettre, selon Johan Prioux &#171; &#224; la personne en situation de handicap, de disposer des aides humaines, des aides techniques, des aides animali&#232;res, des am&#233;nagements des lieux habituels de vie, de la protection juridique et des prestations financi&#232;res qui sont n&#233;cessaires pour contrecarrer les d&#233;savantages li&#233;es aux inadaptations &#187;..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Restent les implications budg&#233;taires sur lesquelles p&#232;sent les menaces de restriction drastique li&#233;es aux d&#233;ficits du budget tant de la S&#233;curit&#233; sociale que de l'&#201;tat. Sans moyens de le faire appliquer, ce droit &#224; la compensation peut en rester au stade des seules nobles intentions. Cela passe donc par un changement de perspectives visant enfin &#224; s'int&#233;resser plus aux comp&#233;tences qu'aux d&#233;ficiences. Ce qui implique une &#233;valuation individualis&#233;e des potentiels et pas seulement un bilan des d&#233;ficiences constat&#233;es au plan m&#233;dical, physique et mental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les COTOREP qui pourraient &#234;tre charg&#233;es de cette mission, croulent malheureusement trop souvent, actuellement, sous un r&#233;gime de travail qui rend bien difficile ce travail personnalis&#233; : &#224; raison de 80 dossiers trait&#233;s en 4 heures (soit 3 minutes par dossier), l'orientation se fait surtout &#224; partir des &#233;tablissements existants. On est loin de la pratique souhaitable qui consisterait &#224; recevoir la personne concern&#233;e pour &#233;laborer avec elle son projet de vie et son parcours. Et on n'en prend pas le chemin, le budget pr&#233;vu pour le recrutement sur 4 ans, de 40 m&#233;decins coordonnateurs venant d'&#234;tre annul&#233; par le gouvernement. La soci&#233;t&#233; n'a pas su s'adapter aux personnes porteuses de handicap. Il reste des progr&#232;s consid&#233;rables &#224; effectuer. Et ce sont bien les mentalit&#233;s qu'il faut commencer &#224; changer : le regard port&#233; sur l'autre et ses incapacit&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;On peut lire son rapport &#171; &lt;a href=&#034;http://www.vincent-assante.net/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Situations de handicap et cadre de vie&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les personnes handicap&#233;es butent encore sur l'emploi</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-personnes-handicapees-butent-encore-sur-l-emploi</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Les-personnes-handicapees-butent-encore-sur-l-emploi</guid>
		<dc:date>2003-11-19T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Travailleur handicap&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>687</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'embauche de travailleurs pr&#233;sentant un handicap est loin d'avoir atteint les objectifs fix&#233;s. Et cela tant dans le priv&#233; que dans le public. Pourtant, certains partenaires se sont mobilis&#233;s ces derni&#232;res ann&#233;es pour tenter d'y rem&#233;dier. Exemple d'une initiative en Loire-Atlantique &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Union europ&#233;enne compte 37 millions de personnes handicap&#233;es mais ne garantit un travail qu'&#224; 42 % d'entre elles. Entre une Espagne &#224; 25 % et une Allemagne &#224; 50 %, la France se situe &#224; un taux de 45,5 %. La loi de 1987 (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Travailleur-handicape" rel="tag"&gt;Travailleur handicap&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-687-" rel="tag"&gt;687&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'embauche de travailleurs pr&#233;sentant un handicap est loin d'avoir atteint les objectifs fix&#233;s. Et cela tant dans le priv&#233; que dans le public. Pourtant, certains partenaires se sont mobilis&#233;s ces derni&#232;res ann&#233;es pour tenter d'y rem&#233;dier. Exemple d'une initiative en Loire-Atlantique&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Union europ&#233;enne compte 37 millions de personnes handicap&#233;es mais ne garantit un travail qu'&#224; 42 % d'entre elles. Entre une Espagne &#224; 25 % et une Allemagne &#224; 50 %, la France se situe &#224; un taux de 45,5 %. La loi de 1987 contraint toute entreprise de plus de 20 salari&#233;s &#224; une obligation d'emploi, &#224; hauteur de 6 % de son effectif. Le rapport du Conseil &#233;conomique et social rappelait, en juin 2003, que ce taux ne d&#233;passait pas, selon les d&#233;partements, un chiffre compris entre 3 et 4,5 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, un nombre appr&#233;ciable de travailleurs handicap&#233;s est employ&#233; par des entreprises de moins de 20 salari&#233;s, non assujetties &#224; l'obligation l&#233;gale. Ce sont ces employeurs que regroupe la Conf&#233;d&#233;ration g&#233;n&#233;rale des petites et moyennes entreprises (CGPME), organisation patronale forte de 1 500 000 adh&#233;rents. En juin 1995, sa d&#233;l&#233;gation de Loire-Atlantique, a r&#233;pondu favorablement aux sollicitations de l'Agefiph et a cr&#233;&#233; une mission Emploi &amp; Handicap. Jacqueline Guiheneuf, charg&#233;e de cette mission, se voit confier la t&#226;che de favoriser l'insertion professionnelle des travailleurs handicap&#233;s en milieu de travail ordinaire, en informant, sensibilisant et fid&#233;lisant les entreprises autour de leur emploi&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Contact : Jacqueline Guiheneuf, charg&#233;e de mission Emploi &amp; Handicap. (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action de fond commence alors : diffusion de documentations, interventions dans les r&#233;unions organis&#233;es par le syndicat ou lors de son assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale annuelle, rencontres sp&#233;cifiques avec des employeurs, contacts t&#233;l&#233;phoniques, etc. sur un m&#234;me th&#232;me : &#171; A comp&#233;tences &#233;gales, pourquoi pas une personne handicap&#233;e ? &#187; C'est 200 &#224; 300 entreprises qui, chaque ann&#233;e, r&#233;pondent favorablement aux propositions de rendez-vous. Les chefs d'entreprise n'apparaissent pas forc&#233;ment r&#233;ticents face au handicap. Bien au contraire, les obstacles qui ont du &#234;tre d&#233;pass&#233;s par les personnes handicap&#233;es leur semblent en g&#233;n&#233;ral &#234;tre un gage d'une plus grande motivation et d'une plus grande combativit&#233; qui ne peuvent &#234;tre que profitables &#224; l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs h&#233;sitations toutefois reviennent r&#233;guli&#232;rement, au premier rang desquelles on retrouve souvent la crainte que le handicap ne soit un frein &#224; la polyvalence. Une petite entreprise peut &#233;voluer tr&#232;s rapidement et demander &#224; ses salari&#233;s de changer de poste de travail : la personne handicap&#233;e pourra-t-elle s'y plier ? D'autant que le niveau de qualification au moment du recrutement est, le plus souvent, moyen ou assez bas et ne se pr&#234;te gu&#232;re &#224; cette polyvalence souhait&#233;e. Autre inqui&#233;tude, celle li&#233;e au caract&#232;re &#233;volutif du handicap : l'&#233;tat de sant&#233; du salari&#233; ne risque-t-il pas de s'aggraver avec le temps ? Et puis, il y a l'am&#233;nagement des situations de travail qui parfois pose probl&#232;me : l'ergonomie ne fait pas toujours partie des pr&#233;occupations premi&#232;res de l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les autres r&#233;ticences, on compte la d&#233;ception d'une embauche ant&#233;rieure qui ne s'est pas bien pass&#233;e ou encore les difficult&#233;s suppl&#233;mentaires &#224; se s&#233;parer d'un salari&#233; porteur de handicap, une fois celui-ci embauch&#233;. Il arrive aussi, parfois, que ce soit les salari&#233;s en poste ou l'encadrement qui freine, par m&#233;fiance d'une d&#233;ficience dont les caract&#233;ristiques restent largement m&#233;connues. Mais ce ne sont jamais les subventions propos&#233;es pour recruter des personnels porteurs de handicap qui d&#233;cident les entrepreneurs. Bien conseill&#233;s et appuy&#233;s par la charg&#233;e de mission de leur syndicat, ils leur arrivent de choisir de faire appel &#224; du personnel handicap&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un formulaire est alors rempli, puis adress&#233; aux services sp&#233;cialis&#233;s (tels les CAP emploi) C'est une cinquantaine d'offres qui sont ainsi recueillies chaque ann&#233;e. Seul un tiers se concr&#233;tise par le placement de personnes reconnues travailleurs handicap&#233;s Cotorep : parce que les candidatures n'ont pas r&#233;pondu au profil demand&#233; (manque de formation ou d'exp&#233;rience) ou encore que les qualit&#233;s requises ne sont pas au rendez-vous (pas l'autonomie ou de sens de l'accueil suffisants&#8230;). Il faut dire que les candidats porteurs de handicap se pr&#233;sentent aux c&#244;t&#233;s d'autres salari&#233;s qui postulent pour le m&#234;me poste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, il arrive aussi que le travailleur handicap&#233; soit recrut&#233; avec, &#224; la cl&#233;, une adaptation du poste de travail financ&#233; par l'Agefiph : v&#233;hicule professionnel transform&#233; en fonction d'un handicap moteur, commande &#224; synth&#232;se vocale et clavier d'ordinateur en braille, pour non-voyant etc. L'action de Jacqueline Guiheneuf ne s'est pas arr&#234;t&#233;e l&#224;. Elle a pris l'initiative d'organiser des &#171; face &#224; face &#187; entre chefs d'entreprise et personnes handicap&#233;es &#171; chercheurs &#187; d'emplois. Cela se passe au cours de petits-d&#233;jeuners mensuels regroupant une vingtaine de participants pour des &#233;changes informels. L'occasion pour les uns et les autres de &#171; tout se dire &#187;, de faire tomber les a priori, de d&#233;mystifier les repr&#233;sentations r&#233;ciproques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chefs d'entreprise &#233;coutent le v&#233;cu de leurs interlocuteurs, comment ils sont re&#231;us en entretien, les difficult&#233;s qu'ils ont parfois &#224; rencontrer la bonne personne. Les demandeurs d'emploi, quant &#224; eux, entendent les employeurs exprimer leurs exigences : &#171; obligation de trouver le collaborateur comp&#233;tent &#187;. Quatre de ces petits-d&#233;jeuners ont eu lieu en 2002 et huit en 2003. Le dernier a eu lieu le 19 novembre 2003, pendant la semaine nationale pour l'emploi des personnes handicap&#233;es. Certaines de ces rencontres ont entra&#238;n&#233; des recrutements, soit directement par les mises en relations des employeurs pr&#233;sents, soit gr&#226;ce aux effets de re-dynamisation induits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les actions &#233;voqu&#233;es ici ne repr&#233;sentent qu'une &#171; goutte d'eau &#187;, au regard des efforts encore n&#233;cessaires. Rien qu'&#224; l'&#233;chelle du d&#233;partement, la CGPME regroupe 1 000 adh&#233;rents directs, non comprises les entreprises des organisations professionnelles affili&#233;es, sur 27 000 entrepreneurs ! Reste une d&#233;marche qui, m&#234;me r&#233;alis&#233;e &#224; bas bruit et portant de modestes fruits, justifie d'&#234;tre salu&#233;e !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Contact : Jacqueline Guiheneuf, charg&#233;e de mission Emploi &amp; Handicap. T&#233;l./Fax : 02 40 52 53 43&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
