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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Enfance et SIDA</title>
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		<title>Sans p&#232;re, ni rep&#232;res&#8230;</title>
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		<dc:subject>Parentalit&#233;</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Il est des destins qui peuvent para&#238;tre, au premier abord, marqu&#233;s par le sceau de la fatalit&#233;, l'id&#233;e d'une reproduction interg&#233;n&#233;rationnelle quasi-automatique de la maltraitance restant encore vivace. Pourtant, si l'on sait qu'il est possible d'&#233;chapper au pire, trop souvent les seules illustrations qui &#233;mergent sont celles de la perp&#233;tuation du malheur. C'est parce qu'il d&#233;montre le contraire, que le r&#233;cit de Catherine Lehoux-Fleury est si pr&#233;cieux. Ce qu'elle nous d&#233;crit de son histoire n'&#233;tonnera gu&#232;re (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est des destins qui peuvent para&#238;tre, au premier abord, marqu&#233;s par le sceau de la fatalit&#233;, l'id&#233;e d'une reproduction interg&#233;n&#233;rationnelle quasi-automatique de la maltraitance restant encore vivace. Pourtant, si l'on sait qu'il est possible d'&#233;chapper au pire, trop souvent les seules illustrations qui &#233;mergent sont celles de la perp&#233;tuation du malheur. C'est parce qu'il d&#233;montre le contraire, que le r&#233;cit de Catherine Lehoux-Fleury est si pr&#233;cieux. Ce qu'elle nous d&#233;crit de son histoire n'&#233;tonnera gu&#232;re les professionnels, si souvent confront&#233;s au parcours douloureux de tant d'enfants et d'adultes qu'ils accompagnent. Son destin ne pourra que les rassurer sur la pertinence de l'espoir d'une sortie de l'enfer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ce que l'auteure est devenue, on ne saura que peu de choses : &#171; &#233;crire sur le bonheur, c'est le d&#233;pecer. Donc je ne le ferai pas. On efface ses souffrances, parfois, en en parlant. Mais le bonheur est pr&#233;cieux. Je le garde au fond de moi. &#187; Elle pr&#233;f&#232;re consacrer son livre aux terribles &#233;preuves qu'elle a travers&#233;es et qu'elle pr&#233;sente d'une mani&#232;re qu'on peut penser cathartique. Elle fait remonter l'origine de sa souffrance &#224; sa grand-m&#232;re, n&#233;e sous c&#233;sarienne en 1916, et laiss&#233;e pour morte, avant de revenir miraculeusement &#224; la vie. M&#233;pris&#233;e et pers&#233;cut&#233;e par sa propre m&#232;re, sous les yeux passifs de son p&#232;re (selon un sc&#233;nario qui fait penser &#224; &#171; Vip&#232;re au poing &#187; d'Herv&#233; Bazin), Madeline r&#233;ussira &#224; inverser l'h&#233;ritage maudit et &#224; devenir une m&#232;re aimante et protectrice. Sa propre fille Marianne, handicap&#233;e mentale, plonge, &#224; l'&#226;ge adulte, dans une vie chaotique, faite d'une multiplication de grossesses et de relations conflictuelles avec un conjoint alcoolique et violent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce contexte que na&#238;t Catherine Lehoux-Fleury. Elle conna&#238;tra une enfance faite d'humiliation et de honte. Bonne &#233;l&#232;ve, elle cesse d'apprendre pour ne pas faire de l'ombre &#224; sa m&#232;re illettr&#233;e. Ses premi&#232;res exp&#233;riences affectives de jeune adulte, elle les fait aupr&#232;s d'un homme alcoolique et violent. Battue dans des conditions particuli&#232;rement atroces, elle ne r&#233;agit pas, comme prisonni&#232;re d'un destin qui lui semble in&#233;luctable. Pourtant, deux persones vont jouer un r&#244;le essentiel dans son redressement. Sa grand-m&#232;re Madeline, tout d'abord, qui lui apportera tout au long de son enfance, ce suppl&#233;ment d'amour indispensable &#224; la survie psychique d'un enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une des rares personnes, ensuite, qu'elle d&#233;crit comme lui ayant parl&#233; d'une mani&#232;re douce et respectueuse et qui l'a encourag&#233;e &#224; poursuivre une formation professionnelle : &#171; Je sais aujourd'hui que ce formateur hors-pair m'a fourni sans le vouloir une aide pr&#233;cieuse. Je le voyais comme un p&#232;re, venu r&#233;&#233;quilibrer une famille bancale et me sauver de l'enfer d'une m&#232;re &#187; Ces deux &#171; tuteurs de r&#233;silience &#187;, comme les nomme Boris Cyrulnik, auront pu servir de point d'appui dans une renaissance qui permettra &#224; Catherine Lehoux-Fleury de s'en sortir, d&#233;montrant avec superbe qu'il reste toujours quelque chose &#224; faire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;ditions Bouch&#232;ne, 2003 (97 p. ; 12 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une enfance en enfer</title>
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		<dc:subject>Enfance</dc:subject>
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		<dc:subject>688</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce que Jean Fayard nous d&#233;crit de son enfance est proprement hallucinant. On a du mal &#224; imaginer qu'un homme victime &#224; ce point de l'acharnement et de la violence ait pu survivre sans devenir un psychopathe assoiff&#233; de vengeance. Jugeons-en plut&#244;t. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sa vie commence dans un r&#233;duit puant la salet&#233; et les d&#233;jections humaines. Son p&#232;re, imbib&#233; d'alcool, fait r&#233;gner la terreur &#224; la maison. Sa m&#232;re ne vit que dans la haine de ses enfants. Incapable de subvenir &#224; leurs besoins, elle les contraint &#224; faire les (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce que Jean Fayard nous d&#233;crit de son enfance est proprement hallucinant. On a du mal &#224; imaginer qu'un homme victime &#224; ce point de l'acharnement et de la violence ait pu survivre sans devenir un psychopathe assoiff&#233; de vengeance. Jugeons-en plut&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa vie commence dans un r&#233;duit puant la salet&#233; et les d&#233;jections humaines. Son p&#232;re, imbib&#233; d'alcool, fait r&#233;gner la terreur &#224; la maison. Sa m&#232;re ne vit que dans la haine de ses enfants. Incapable de subvenir &#224; leurs besoins, elle les contraint &#224; faire les poubelles pour se nourrir. Elle n'aura de cesse que de s'en d&#233;barrasser, finissant par les abandonner &#224; l'assistance publique. Bref rayon de soleil dans la vie de l'enfant, un s&#233;jour de deux ans dans une famille nourrici&#232;re qui lui apporte quelque r&#233;confort. Mais, si le p&#232;re de cette famille s'attache &#224; lui, comme &#224; son propre fils, la m&#232;re abusera sexuellement de lui !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nouveau placement, cette fois-ci chez un fermier, qui l'oblige &#224; travailler comme une v&#233;ritable b&#234;te de somme, de 5h du matin &#224; minuit. Avant de s'ab&#234;tir compl&#232;tement, l'enfant r&#233;ussit &#224; s'enfuir. Renvoy&#233; de l'assistance publique, il sera accueilli quelque temps par sa m&#232;re. Mais son r&#233;pit sera de courte dur&#233;e. Celle-ci obtient du juge des enfants son placement &#224; l'&#233;ducation surveill&#233;e. Affect&#233; au centre d'orientation de Savigny-sur-Orge, ses tentatives d'&#233;vasion lui valent de multiples passages &#224; tabac et de nombreuses semaines pass&#233;es au cachot. Envoy&#233; &#224; Belle-&#206;le en mer, il y trouvera une brutalit&#233; tout aussi implacable. Il faut lire ce livre qui d&#233;montre l'existence au fond de l'&#234;tre humain d'un potentiel de vie qui permet de r&#233;sister aux plus terribles abominations. Car Jean Fayard finira, malgr&#233; toutes ces &#233;preuves, &#224; s'en sortir et &#224; r&#233;ussir sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut aussi lire cet ouvrage pour bien se rem&#233;morer les effets de la soumission et de l'autorit&#233; qui balisaient l'espace public et familial d'autrefois, &#233;poque que semblent regretter certains. Mais ces lignes sont aussi le t&#233;moignage sur le pass&#233; peu glorieux des services socio-&#233;ducatifs qui y sont d&#233;crits. Autre &#233;poque, autres m&#339;urs, pourra-t-on penser. Pourtant, la description qui nous est faite ici ne remonte pas au XIX &#232;me si&#232;cle mais aux ann&#233;es 1960 ! Il nous faut assumer l'inhumanit&#233; et la violence avec laquelle l'assistance publique (anc&#234;tre de l'aide sociale &#224; l'enfance d'aujourd'hui) et l'&#233;ducation surveill&#233;e (anc&#234;tre de l'actuelle protection judiciaire de la jeunesse) ont pu, dans certains cas, g&#233;rer la situation des enfants qui leur &#233;taient confi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut lire ce livre sans &#234;tre pris d'une r&#233;volte et d'une honte face aux agissements d'institutions qui, si elles peuvent s'honorer aujourd'hui, et &#224; juste raison, d'agir en tant que championnes de la protection de l'enfance, n'en ont pas moins &#233;t&#233; dans le pass&#233;, dans certains cas, le complice de son martyr.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Le Cherche Midi, 2003, (282 p. ; 16 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Enfance et sida</title>
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		<dc:subject>Enfance</dc:subject>
		<dc:subject>Sida</dc:subject>
		<dc:subject>688</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans le monde, chaque ann&#233;e, le sida est transmis &#224; plus de 600 000 nourrissons. En France, 1 000 enfants environ sont concern&#233;s. Ce qui est tr&#232;s infime par rapport &#224; la population enfantine. N&#233;anmoins et heureusement, des professionnels et des b&#233;n&#233;voles consacrent toute leur &#233;nergie &#224; accompagner, &#224; soigner et &#224; tenter de gu&#233;rir ces enfants contamin&#233;s par le sida. Pour faire le point sur leur situation actuelle nous avons rencontr&#233; Nadine Trocm&#233;, psychologue &#224; l'h&#244;pital Armand Trousseau &#224; Paris qui (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le monde, chaque ann&#233;e, le sida est transmis &#224; plus de 600 000 nourrissons. En France, 1 000 enfants environ sont concern&#233;s. Ce qui est tr&#232;s infime par rapport &#224; la population enfantine. N&#233;anmoins et heureusement, des professionnels et des b&#233;n&#233;voles consacrent toute leur &#233;nergie &#224; accompagner, &#224; soigner et &#224; tenter de gu&#233;rir ces enfants contamin&#233;s par le sida. Pour faire le point sur leur situation actuelle nous avons rencontr&#233; Nadine Trocm&#233;, psychologue &#224; l'h&#244;pital Armand Trousseau &#224; Paris qui explique comment on suit ces enfants et adolescents s&#233;ropositifs, visit&#233; tour &#224; tour l'association Sol En Si o&#249; des b&#233;n&#233;voles parrainent des enfants touch&#233;s par le VIH et l'association Dessine-moi un mouton o&#249; l'on aide les familles &#224; prendre confiance face &#224; l'angoisse li&#233;e au VIH&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; L'enfant doit pouvoir mettre des mots sur ce qu'il vit &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour Nadine Trocm&#233; qui exerce dans un service pour enfants et adolescents de l'h&#244;pital Trousseau &#224; Paris, il est capital de redonner confiance &#224; la m&#232;re. Il faut ensuite accompagner l'enfant et ses parents dans leur combat contre la maladie, qui va durer au-del&#224; de la majorit&#233; de la jeune victime. Celle-ci et sa famille devront composer avec l'entourage, vaincre le tabou, lutter contre la discrimination et faire face &#224; la lassitude des soins qui survient souvent &#224; l'adolescence&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En quoi consiste le suivi psychologique d'un enfant s&#233;ropositif ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il commence quelques jours apr&#232;s la naissance de l'enfant dont la m&#232;re est s&#233;ropositive et se poursuit r&#233;guli&#232;rement jusqu'&#224; l'adolescence. Gr&#226;ce aux avanc&#233;es dans la connaissance du VIH, moins de 2 % des m&#232;res s&#233;ropositives seulement transmettent le virus &#224; leur b&#233;b&#233;, ce qui constitue une r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l'enfant a trois jours, un premier pr&#233;l&#232;vement est effectu&#233; pour d&#233;pister le virus. L'&#233;quipe profite de ce moment pour entourer la m&#232;re. Le p&#233;diatre met en place la premi&#232;re consultation et l'informe sur le suivi et les traitements de son enfant, l'assistance sociale l'aide &#224; g&#233;rer sa situation sociale si elle est en difficult&#233;. Pour ma part, j'essaie d'&#234;tre &#224; l'&#233;coute des questions angoissantes qui envahissent souvent la m&#232;re, si importantes, parfois, qu'elles peuvent avoir un impact sur la relation m&#232;re-enfant. En effet, toutes ces m&#232;res portent un sentiment de culpabilit&#233; et de honte. Certaines, tr&#232;s anxieuses, sollicitent l'enfant de mani&#232;re excessive, d'autres sont terroris&#233;es &#224; l'id&#233;e de contaminer le b&#233;b&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En consultation, j'ai accueilli une maman avec un b&#233;b&#233; &#226;g&#233; d'un mois. Elle est arriv&#233;e avec des gants et m'a demand&#233; si elle pouvait embrasser son enfant, ce qu'elle n'avait jamais fait depuis la naissance de peur de le contaminer. Il y a aussi ce t&#233;moignage d'une m&#232;re qui n'osait pas toucher son enfant au moment de ses r&#232;gles. Pourtant les modes de contamination sont connus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment un enfant peut-il grandir harmonieusement s'il n'est pas touch&#233; par sa m&#232;re ? Nous incitons les mamans que nous voyons d&#232;s les premiers jours de vie de l'enfant &#224; l'embrasser, le caresser, &#224; le mettre contre leur sein m&#234;me si elles ne peuvent pas l'allaiter, comme toute maman. Cela les rassure et les met en confiance. Je leur dis que leur enfant a besoin d'&#234;tre pr&#232;s d'elle et de beaucoup de caresses pour prendre des forces. L'enfant sent tr&#232;s bien l'environnement anxiog&#232;ne, il a besoin d'&#234;tre rassur&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment aidez-vous les parents &#224; lever un secret qui semble tr&#232;s important pour eux ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enfants grandissent et vont bien, pourtant le fait de ne pas pouvoir parler de leur s&#233;ropositivit&#233; dans la famille ou &#224; l'&#233;cole, au risque d'&#234;tre rejet&#233;s ou montr&#233;s du doigt, les emp&#234;che de vivre normalement. Quant aux parents, ce qui les perturbe le plus n'est pas l'annonce de la s&#233;ropositivit&#233; &#224; l'enfant mais la peur des questions qu'elle suscitera &#171; Et toi tu es s&#233;ropositif ? Comment as-tu &#233;t&#233; contamin&#233; ? &#187;. Notre r&#244;le consiste &#224; faciliter la circulation de la parole entre l'enfant et la famille. Le mien en particulier est de permettre &#224; l'enfant de mettre des mots sur ce qu'il vit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De nombreux enfants ignorent leur s&#233;ropositivit&#233;. Que faites-vous dans ce cas ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si la loi donne d&#233;sormais la possibilit&#233; &#224; l'&#233;quipe m&#233;dicale d'annoncer le diagnostic &#224; l'enfant sans l'accord du parent, nous le faisons difficilement. Nous attendons que le parent soit pr&#234;t &#224; en parler avec son enfant et nous l'aidons &#224; y parvenir. S'il pr&#233;f&#232;re que ce soit l'&#233;quipe qui annonce le diagnostic &#224; l'enfant nous lui demandons d'&#234;tre pr&#233;sent ce jour-l&#224;. Mais certains enfants que l'on informe de leur s&#233;ropositivit&#233; mettent en place des d&#233;fenses psychologiques qui les emp&#234;chent d'entendre le diagnostic. Au moment de la pr&#233;-adolescence ou de l'adolescence ils nous disent parfois qu'ils n'ont jamais &#233;t&#233; inform&#233;s de leur s&#233;ropositivit&#233; ce qui n'est pas toujours vrai : simplement jusqu'ici ils n'&#233;taient pas pr&#234;ts &#224; l'entendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que deviennent les adolescents qui vivent avec le VIH depuis l'enfance ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fin de la prise en charge en p&#233;diatrie est un moment tr&#232;s difficile. Le jeune a &#233;t&#233; suivi depuis des ann&#233;es dans le m&#234;me service, par les m&#234;mes personnes dans un contexte rassurant. La transition vers le service de soins pour adultes s&#233;ropositifs ou malades du sida est difficile. Les adolescents s&#233;ropositifs sont bien portants, en forme, ils ont grandi normalement, rien ne montre leur s&#233;ropositivit&#233;. Lorsqu'ils arrivent dans la salle d'attente du service pour adultes, ils croisent des hommes et des femmes ab&#238;m&#233;s par les m&#233;dicaments, marqu&#233;s par la maladie, c'est un choc. Jusque-l&#224; ils ont &#233;t&#233; relativement &#233;pargn&#233;s. Ils sont ins&#233;r&#233;s socialement, vont &#224; l'&#233;cole, pratiquent du sport. Ils ne se consid&#232;rent pas vraiment comme des jeunes malades. Ils savent qu'ils doivent prendre des m&#233;dicaments et utiliser des pr&#233;servatifs mais pensent &#224; leur avenir, m&#234;me si ce n'est pas toujours facile. En service de soins pour adultes, ils peuvent &#234;tre confront&#233;s &#224; des sc&#232;nes difficiles et la prise en charge est diff&#233;rente, notre r&#244;le est de les y pr&#233;parer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour quelles raisons certains adolescents arr&#234;tent-ils de prendre leur traitement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit sp&#233;cifiquement d'une conduite &#224; risque adolescente. Une &#233;tude de 2001, r&#233;alis&#233;e dans notre service, a montr&#233; que 70 % des adolescents ne prenaient pas leur traitement r&#233;guli&#232;rement, malmenant ainsi leur sant&#233; (le virus peut r&#233;sister &#224; certaines mol&#233;cules, la charge virale augmenter&#8230;). &#192; l'adolescence, eux qui ont des difficult&#233;s &#224; exprimer leurs d&#233;sirs propres face &#224; ceux de leurs parents comme le font tous les adolescents, &#224; entrer en confit avec eux (ils sont tr&#232;s protecteurs en g&#233;n&#233;ral vis-&#224;-vis de leurs parents fragilis&#233;s), se font entendre de cette fa&#231;on.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant toute leur enfance, on leur a dit de prendre leur traitement sans forc&#233;ment leur demander leur avis. L'inobservance leur donne un sentiment de libert&#233; &#171; Je suis enfin d&#233;barrass&#233; du traitement ! &#187;, pensent-ils. Cet arr&#234;t correspond aussi &#224; un besoin de dire leur s&#233;ropositivit&#233; alors que dans la famille le silence est effrayant. De plus il est difficile d'en parler aux amis et ces adolescents doivent se cacher sans cesse pour prendre leur traitement, ce qui n'est pas toujours compatible avec une vie d'adolescent (horaires r&#233;guliers pour les prises, conservation particuli&#232;re de certains m&#233;dicaments&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Nous connaissons maintenant ce processus et en avons une certaine compr&#233;hension. Lorsque je vois une jeune fille, hier encore enfant et tout introvertie, arriver dans mon bureau totalement m&#233;tamorphos&#233;e avec des allures de grande, arborant un maquillage et des v&#234;tements ados, je sais qu'il y a un risque qu'elle annonce un arr&#234;t de traitement. Dans ce jeu avec la vie et la mort, les adolescents posent un &#233;norme d&#233;fi aux adultes dans lequel toute l'histoire de leur s&#233;ropositivit&#233; se joue. Nous essayons de rester le plus possible &#224; leur &#233;coute et d'entendre ce qu'ils nous disent en faisant en sorte qu'ils soient acteurs de leur traitement et de leur suivi. D&#232;s 13 ans, je leur propose un groupe de rencontres. Ils parlent de leur traitement bien s&#251;r mais aussi du moment o&#249; ils confient leur s&#233;ropositivit&#233;, de leur peur de l'exclusion&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La discrimination existe donc toujours 20 ans apr&#232;s l'apparition du sida ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque jour, nous recevons des t&#233;moignages de parents dont l'enfant a &#233;t&#233; rejet&#233; sous pr&#233;texte qu'il pourrait transmettre le virus. Intol&#233;rance, peur et manque d'information de la population, voil&#224; les maux dont souffrent le plus les enfants s&#233;ropositifs. Malgr&#233; la circulaire du 19 juin 1992 &lt;a href=&#034;http://www.aideeleves.net/reglementation/hivcirculaire.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;consultable sur Internet&lt;/a&gt;, les enfants sont toujours victimes de discrimination &#224; l'&#233;cole. Il y a peu, un m&#233;decin scolaire a devin&#233; la s&#233;ropositivit&#233; d'un enfant qui lui a parl&#233; de son traitement. Il a inform&#233; la directrice, qui a mis au courant les enseignants, le personnel de m&#233;nage et la concierge. L'enfant a &#233;t&#233; montr&#233; du doigt. Nous avons rencontr&#233; l'&#233;quipe pour en discuter mais le mal &#233;tait fait. Heureusement il existe aussi des &#233;tablissements scolaires qui arrivent &#224; supporter le secret.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H&#244;pital Armand Trousseau - service h&#233;matologie - 26, avenue du Dr Arnold Netter - 75012 Paris. Tel. 01 44 73 74 75&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les b&#233;n&#233;voles de Sol En Si parrainent les enfants&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chez les gens qui l'accueillent pour des moments de vie, l'enfant s&#233;ropositif fait des choses qu'il ne ferait pas chez lui parce que ses parents sont fatigu&#233;s ou dans une situation pr&#233;caire. Mais pr&#233;cise ce parrain de Solidarit&#233; Enfants Sida : &#171; Je n'offrirai pas un jouet co&#251;teux &#224; No&#235;l pour ne pas heurter &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Depuis trois ans, j'accueille un week-end par mois un petit gar&#231;on de 7 ans contamin&#233; par le virus du sida et sa s&#339;ur de 12 ans non contamin&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne une volontaire en parrainage de Sol En Si. En 1998, apr&#232;s le d&#233;c&#232;s de leur m&#232;re en Afrique, les enfants ont &#233;t&#233; rapatri&#233;s en France chez leur p&#232;re de nationalit&#233; fran&#231;aise. Ses autres enfants, issus d'un premier mariage, et sa compagne ignorent tout de la s&#233;ropositivit&#233; du petit gar&#231;on. &lt;i&gt;&#171; La plus grande difficult&#233; dans cette maladie est la lev&#233;e du secret &#187;&lt;/i&gt;, indique la &#171; marraine &#187;&lt;i&gt; &#171; Comment expliquer &#224; son enfant que l'on est responsable de sa contamination ? De plus, en Afrique l'acc&#232;s aux traitements &#233;tant quasi impossible, la maladie reste li&#233;e &#224; la mort et tr&#232;s taboue. En cas de r&#233;v&#233;lation du secret, la famille se retrouve isol&#233;e &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;v&#233;lation du secret n'est pas le r&#244;le du volontaire mais du parent, le parrain ne se substitue jamais &#224; lui.&lt;i&gt; &#171; Les enfants me posent beaucoup de questions, lorsqu'elles sont trop pr&#233;cises, je leur demande d'en parler avec leur p&#232;re. M&#234;me si nous pensons qu'ils savent beaucoup de choses inconsciemment, tout est fait pour respecter le secret tant que la famille ne voudra pas le rompre &#187;. &lt;/i&gt; Quant &#224; l'h&#244;pital, il donne aux enfants des informations graduelles. &#192; ce petit gar&#231;on de 7 ans, le m&#233;decin a dit : &lt;i&gt;&#171; Tu as un microbe qui dort. Si tu ne prends pas tes m&#233;dicaments il va se r&#233;veiller &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association Sol En Si a souhait&#233; que ces deux enfants soient accueillis ensemble pour favoriser leurs liens et leur rapprochement. &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;part, ce fut difficile avec la petite fille &#187;&lt;/i&gt;, &#233;voque la marraine. &lt;i&gt;&#171; Un peu oubli&#233;e par son p&#232;re &#8212; toute l'attention se portant vers le petit fr&#232;re malade &#8212; elle avait de s&#233;rieuses difficult&#233;s. &#192; 9 ans, elle avait d&#233;j&#224; perdu sa m&#232;re, v&#233;cu une guerre dans son pays, d&#233;m&#233;nag&#233; dans un autre et son petit fr&#232;re attrapait des tas de maladies sans qu'on sache pourquoi (sa s&#233;ropositivit&#233; n'&#233;tait pas connue). Il a fallu du temps pour qu'un contact s'installe entre nous et surtout entre elle et son fr&#232;re. Aujourd'hui leur relation est sereine. Ensemble, nous faisons des choses simples mais essentielles : &#233;couter de la musique, pr&#233;parer un repas, discuter, aller voir mes enfants et mes amis &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La marraine veille &#233;galement &#224; ce que l'enfant prenne bien son traitement, le m&#234;me que celui d'un adulte avec une posologie adapt&#233;e. Un traitement lourd. &lt;i&gt;&#171; Le matin, il prend une g&#233;lule &#224; jeun et doit attendre une demi-heure pour d&#233;jeuner. Il en prend une seconde pendant le petit-d&#233;jeuner et enfin une troisi&#232;me le soir &#187;&lt;/i&gt;. Traitement fatiguant mais qui permet &#224; l'enfant d'aller &#224; l'&#233;cole.&lt;i&gt; &#171; C'est mieux qu'avant, mais cela ne suffit pas. Les enfants sont fatigu&#233;s par le traitement &#187;&lt;/i&gt;, s'insurge la marraine &lt;i&gt;&#171; la recherche ne propose pas de m&#233;dicaments adapt&#233;s aux enfants qui prennent les m&#234;mes que les adultes. Le virus du sida touche 1 000 enfants, peut-&#234;tre la recherche n'estime-t-elle pas le nombre suffisant ? &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Chaque mois, les volontaires en parrainage b&#233;n&#233;ficient d'une supervision en groupe assur&#233;e par Val&#233;rie Karpik, psychologue et soutien des volontaires. &lt;i&gt;&#171; Le groupe nous aide &#224; garder la juste distance avec ces enfants, &#224; ne pas vouloir nous substituer aux parents, &#224; ne pas perdre de vue que nous sommes l&#224; pour aider la famille &#224; s'autonomiser pour pouvoir en accompagner une autre &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise la marraine. Les parrains recrut&#233;s et form&#233;s par Sol En Si, doivent &#234;tre des personnes solides.&lt;i&gt; &#171; Nous avons &#224; faire &#224; des familles fragiles, touch&#233;es par la maladie et souvent en situation de pr&#233;carit&#233;, le r&#244;le de parrain ne convient pas &#224; chacun &#187;&lt;/i&gt;, estime Val&#233;rie Karpik.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association Sol En Si conna&#238;t bien les familles qu'elle suit. Si un enfant a des difficult&#233;s de comportement, s'il ignore sa s&#233;ropositivit&#233; ou celle de ses parents, si la famille est fatigu&#233;e et souhaite souffler, l'association en accord avec les parents, sugg&#233;rera un parrainage. L'&#233;pid&#233;mie de sida touche de plus en plus souvent les familles en situation pr&#233;caire et la maladie contribue &#224; d&#233;structurer leurs r&#233;seaux de solidarit&#233; et &#224; accentuer leur isolement. Le parrain est un alli&#233; de poids pour l'enfant.&lt;i&gt; &#171; Les &#233;changes et le soutien d'une relation de parrainage permettent aux enfants de se structurer dans une relation longue, stable et confiante et de &#171; d&#233;miner &#187; les difficult&#233;s relationnelles et affectives provoqu&#233;es par la maladie et la pr&#233;carit&#233;. Le volontaire permet &#224; l'enfant et &#224; l'adolescent de s'exprimer librement &#224; propos de sa maladie, rompant ainsi un silence familial et amical souvent pesant. En outre, la place de l'enfant ou de l'adolescent est parfois difficile dans son environnement, place qui lui est redonn&#233;e lors du temps pass&#233; avec le volontaire. Cette relation privil&#233;gi&#233;e avec un adulte permet &#224; l'enfant d'ouvrir son horizon &#187;&lt;/i&gt;, analyse la psychologue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enfant partage avec son parrain ou sa marraine les coups de blues mais aussi les joies : un mariage, une naissance, une maman qui va mieux&#8230; &lt;i&gt;&#171; Le parrain est un relais symbolique en qui l'enfant a toute confiance, il peut lui parler ou pas, faire des choses avec lui qu'il ne pourrait pas faire chez lui parce que ses parents sont fatigu&#233;s ou dans une situation financi&#232;re pr&#233;caire. Mais nous veillons &#224; ce qu'il n'y ait pas d'ind&#233;licatesse. Si un enfant a par exemple une famille qui vit des difficult&#233;s financi&#232;res, le parrain n'offrira pas un jouet co&#251;teux &#224; No&#235;l pour ne pas la heurter &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les parrains sont aussi des atouts pr&#233;cieux pour les familles qu'ils connaissent bien et peuvent soutenir : annonce de la s&#233;ropositivit&#233; &#224; l'enfant, discrimination &#224; l'&#233;cole&#8230;. Le parrain est aussi un interlocuteur privil&#233;gi&#233; &#224; l'adolescence, p&#233;riode de questionnements li&#233;s &#224; la sexualit&#233;. Avant 1996, les parents et les enfants d&#233;c&#233;daient fr&#233;quemment. Avec les avanc&#233;es th&#233;rapeutiques, c'est aujourd'hui rare en France, mais en cas de d&#233;c&#232;s, le parrain est plus que jamais pr&#232;s de l'enfant pour le soutenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En 2002, 21 enfants &#226;g&#233;s de 4 &#224; 16 ans, ont &#233;t&#233; parrain&#233;s par les volontaires de l'association.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.solensi.asso.fr/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Sol En Si&lt;/a&gt; - 24, rue du Lieutenant Lebrun - 93000 Bobigny. Tel. 01 48 31 13 50&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Dessine-moi un mouton, un soutien &#224; la parentalit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chaque semaine, une &#233;quipe de professionnels propose aux familles touch&#233;es par la s&#233;ropositivit&#233; un &#233;change autour de la vie quotidienne, du soin aux enfants, de la maladie&#8230; Objectif : les aider &#224; prendre confiance dans leurs propres comp&#233;tences souvent mises &#224; mal par l'angoisse li&#233;e au VIH&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cet appartement parisien chaleureux rien n'&#233;voque le sida, pas d'affiche aux murs ni de petit ruban rouge sur les vestes des membres de l'&#233;quipe : infirmi&#232;re, pu&#233;ricultrice, psychologue, assistante sociale, conseill&#232;re en &#233;conomie sociale et familiale et responsable des s&#233;jours de vacances th&#233;rapeutiques. Une &#233;quipe qui soutient les parents s&#233;ropositifs et leurs enfants. Constatant une augmentation de l'isolement, du poids du secret li&#233; &#224; la maladie au sein d'une m&#234;me famille, l'&#233;quipe a renforc&#233; son travail autour de la parentalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis sa cr&#233;ation en 1990, Dessine-moi un mouton a pour objectif de pr&#233;server l'&#233;quilibre de vie des enfants et des adolescents touch&#233;s directement ou indirectement par le VIH et de leur famille. L'association accueille les parents et les enfants de la grossesse &#224; l'adolescence. D&#232;s sa cr&#233;ation, elle a souhait&#233; que les enfants s&#233;ropositifs b&#233;n&#233;ficient des m&#234;mes structures que les autres (cr&#232;ches, &#233;coles&#8230;). Aujourd'hui encore, elle veille &#224; ce que les familles s'int&#232;grent dans leur quartier et b&#233;n&#233;ficient des dispositifs de droit commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque jeudi apr&#232;s midi, Marie-Christine Gazeau, infirmi&#232;re et B&#233;atrice Martin-Chabot, psychologue, animent l'accueil parents-enfants. Il permet aux mamans, accompagn&#233;es de leur enfant, d'&#233;changer avec d'autres femmes dans la m&#234;me situation. Dans ce lieu s&#233;curisant, pr&#233;servant la confidentialit&#233; et la tol&#233;rance, les m&#232;res &#233;voquent leurs parcours, l'annonce de leur s&#233;ropositivit&#233;, les strat&#233;gies employ&#233;es pour taire ou parler du VIH. Elles sont orient&#233;es par les h&#244;pitaux, les m&#233;decins, les assistances sociales de secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un premier temps, l'&#233;quipe les a re&#231;ues en entretien individuel avant de leur proposer d'int&#233;grer le groupe. &lt;i&gt;&#171; L'accueil du jeudi a aussi pour r&#244;le de ramener psychiquement l'enfant &#187;, &lt;/i&gt; explique B&#233;atrice Martin-Chabot, &lt;i&gt;&#171; de susciter l'int&#233;r&#234;t des m&#232;res sur le d&#233;veloppement psychomoteur de leur b&#233;b&#233;. Il est en g&#233;n&#233;ral soit coll&#233; au corps de la m&#232;re, soit confi&#233; implicitement &#224; la vigilance de l'accueillant, les m&#232;res parlant entre elles &#187;&lt;/i&gt;. Il arrive aussi que, trop fatigu&#233;es, celles-ci ferment les yeux pour se reposer. Un gros travail d'&#233;tayage est r&#233;alis&#233; pour que les m&#232;res et leur enfant arrivent &#224; mieux se conna&#238;tre et &#224; se s&#233;parer. L'enfant est encourag&#233; dans ses d&#233;couvertes et ses progr&#232;s, la maman valoris&#233;e dans ses comp&#233;tences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France la contamination par voie f&#339;tale est aujourd'hui tr&#232;s faible (de l'ordre de 2 %) gr&#226;ce au protocole de r&#233;duction des risques mis en place au septi&#232;me mois de grossesse, l'association re&#231;oit en tr&#232;s grande majorit&#233; des femmes africaines venues en France pour un traitement. Elles cumulent souvent de grandes difficult&#233;s : s&#233;ropositives, elles craignent pour la sant&#233; de leur b&#233;b&#233;, vivent isol&#233;es, loin de leur pays, sans rep&#232;res et sans soutien, souvent sans papier et sans logement. Elles ont peur de mal faire dans un pays o&#249; l'&#233;ducation donn&#233;e aux enfants est diff&#233;rente, peur de l'assistante sociale qui pourrait placer l'enfant&#8230; &lt;i&gt;&#171; Par peur de mal faire, elles ne posent souvent aucun interdit &#187;, &lt;/i&gt; constate B&#233;atrice Martin-Chabot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet espace collectif donne l'occasion de travailler les notions de limite et de r&#232;gles. Les jeux qui se cr&#233;ent autour des interdits (sortir ou entrer dans l'accueil non accompagn&#233;, taper sur les vitres&#8230;) sont structurants pour les enfants et permettent &#224; l'&#233;quipe de soutenir les m&#232;res dans la r&#233;flexion autour de l'interdit. Les &#233;changes autour de l'alimentation de l'enfant, du sommeil, du change&#8230; sont autant de temps pour &#233;couter et contenir les angoisses de ces m&#232;res et tenter de les apaiser. Dans le groupe chacune voit que sa parole a une valeur. &lt;i&gt;&#171; On ne fait pas d'observations &#187;&lt;/i&gt;, explique la psychologue&lt;i&gt; &#171; si nous entendons une femme donner une information importante, nous la reprenons dans un entretien individuel &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus l'association re&#231;oit les m&#232;res t&#244;t, moins ce sera difficile pour elles. Elles sont plus r&#233;ceptives aux informations et s'enferment moins dans le secret. Secret li&#233; &#224; la honte car m&#234;me si les r&#233;actions de rejet et de peur ont diminu&#233;, elles existent encore. Cette peur est accentu&#233;e dans les familles venant d'Afrique o&#249; le sida &#8211; faute d'acc&#232;s aux traitements &#8211; reste li&#233; &#224; la mort. Suite &#224; ces accueils, l'&#233;quipe propose des entretiens sur rendez-vous &#224; la famille dans la semaine afin de l'&#233;couter et de l'accompagner de fa&#231;on plus globale : recherche d'h&#233;bergement, aide &#224; l'obtention de papiers&#8230; Si elle ne peut ou ne souhaite pas venir &#224; l'association, l'&#233;quipe se d&#233;place &#224; domicile, voire &#224; l'h&#244;pital. Une partie du travail de l'&#233;quipe consiste &#224; expliquer aux services sociaux vers lesquels ces femmes sont orient&#233;es l'impact du VIH sur la vie de la famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors des vacances scolaires, l'&#233;quipe organise des s&#233;jours qui lui permettent de mieux conna&#238;tre et observer l'enfant &lt;i&gt;&#171; ainsi nous transmettons aux parents les interrogations de leur enfant notamment autour de la maladie et du secret. Nous ne r&#233;pondons jamais &#224; leur place, nous les aidons &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; la meilleure mani&#232;re de parler du VIH &#224; l'enfant &#187;&lt;/i&gt;, explique Th&#233;r&#232;se Groheux, pu&#233;ricultrice. Aujourd'hui, malgr&#233; les difficult&#233;s, l'existence de traitements permet &#224; l'&#233;quipe de rassurer l'enfant et de lui dire que son p&#232;re ou sa m&#232;re font tout ce qu'il faut pour se soigner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une exp&#233;rience de dix ann&#233;es aupr&#232;s des enfants et de leurs familles rassure forc&#233;ment les mamans, comme le constate l'&#233;quipe :&lt;i&gt; &#171; Nous suivons les m&#234;mes enfants depuis des ann&#233;es, ce qui nous permet d'&#234;tre plus efficaces en p&#233;rinatalit&#233;, notamment pour rassurer les mamans qui viennent d'apprendre leur s&#233;ropositivit&#233;. Nous leur disons que nous suivons des jeunes depuis leur enfance, des adolescents qui se portent tr&#232;s bien, telle cette jeune fille s&#233;ropositive qui vient de donner naissance &#224; un b&#233;b&#233; s&#233;ron&#233;gatif. Cela peut rassurer une m&#232;re s&#233;ropositive qui a forc&#233;ment tr&#232;s peur de la mort &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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