<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=127&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Ce que peuvent faire les conseils de sant&#233; mentale </title>
		<link>https://www.lien-social.com/Ce-que-peuvent-faire-les-conseils-de-sante-mentale-9776</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Ce-que-peuvent-faire-les-conseils-de-sante-mentale-9776</guid>
		<dc:date>2003-12-11T09:44:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>690</dc:subject>

		<description>

-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-690-" rel="tag"&gt;690&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L104xH150/arton9776-2d2db.png?1694180519' width='104' height='150' /&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lien-social.com/IMG/pdf/2003_-_690_-_basse_def.pdf" length="15322594" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des rives du sexe</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Des-rives-du-sexe</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Des-rives-du-sexe</guid>
		<dc:date>2003-12-10T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Sexualit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>690</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En d&#233;pit d'un titre quelque peu aguicheur, le dernier ouvrage de Pascal Le Rest ne m&#233;rite franchement pas le d&#233;tour par les rives en question. On y apprend (mais est-ce v&#233;ritablement une d&#233;couverte ?) que depuis les ann&#233;es soixante/ soixante-dix, les pratiques sexuelles ont consid&#233;rablement &#233;volu&#233;. Le lecteur sera ainsi fort satisfait de savoir, entre autres, que &#171; la p&#233;n&#233;tration anale n'a &#233;t&#233; pratiqu&#233;e, en 1992, au moins une fois , que par 30 % des hommes et 24 % des femmes, tandis qu'en 1972, chez les 20 (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Sexualite" rel="tag"&gt;Sexualit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-690-" rel="tag"&gt;690&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L94xH150/arton25-3476f.jpg?1694180519' width='94' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En d&#233;pit d'un titre quelque peu aguicheur, le dernier ouvrage de Pascal Le Rest ne m&#233;rite franchement pas le d&#233;tour par les rives en question. On y apprend (mais est-ce v&#233;ritablement une d&#233;couverte ?) que depuis les ann&#233;es soixante/ soixante-dix, les pratiques sexuelles ont consid&#233;rablement &#233;volu&#233;. Le lecteur sera ainsi fort satisfait de savoir, entre autres, que &#171; la p&#233;n&#233;tration anale n'a &#233;t&#233; pratiqu&#233;e, en 1992, au moins une fois , que par 30 % des hommes et 24 % des femmes, tandis qu'en 1972, chez les 20 &#224; 49 ans, 24 % des hommes et 16 % des femmes l'avaient exp&#233;riment&#233; au moins une fois &#187;. Voil&#224;, en effet, qui donne s&#233;rieusement &#224; r&#233;fl&#233;chir&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Passons sur les statistiques concernant la masturbation (et pourtant il y aurait tant &#224; dire !). Mais attention aux chiffres d&#233;livr&#233;s par les enqu&#234;tes, nous signale l'auteur, car les hommes en particulier peuvent surestimer certaines donn&#233;es (par exemple, le nombre de partenaires ou la fr&#233;quence des rapports) afin de se valoriser. Pas impossible, effectivement, connaissant la gent masculine. Quelles sont donc les raisons de cette lib&#233;ration sexuelle exponentielle et de cette cr&#233;ativit&#233; d&#233;brid&#233;e dans la fa&#231;on d'ex&#233;cuter la chose ? Il y en aurait plusieurs et pas des moindres. Premi&#232;re r&#233;v&#233;lation : &#171; Au sang pur de la noblesse, la bourgeoisie oppose le sexe sain de l'organisme bien portant, qui assure la descendance pour les si&#232;cles prometteurs &#187;. La R&#233;volution fran&#231;aise &#233;tait donc, &#224; sa mani&#232;re, une r&#233;volution sexuelle (les dessous de l'Histoire en quelque sorte). Et puis vint mai 68 et ses mots d'ordre, &#034;jouissons sans entrave, il est interdit d'interdire, etc.&#034;. Un petit air de d&#233;j&#224; vu&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'ouvrage de Pascal Le Rest est scientifiquement argument&#233;, nous objectera-t-on. Le livre est effectivement &#034;agr&#233;ment&#233;&#034; de larges extraits des livres de Catherine Millet (celle-l&#224;, si le hasard la met un jour sur ma route&#8230;) et de R. Anderson (ex-actrice porno). Voil&#224; en effet des t&#233;moignages incontestables sur lesquels un ethnologue peut l&#233;gitimement s'appuyer&#8230; Il y a aussi ce passage o&#249; l'auteur nous raconte ses observations perspicaces dans un magasin vid&#233;o. Un ethnologue digne de ce nom se doit d'aller sur le terrain, rien &#224; redire. Pascal Le Rest n'a pas m&#233;nag&#233; sa peine, de toute &#233;vidence. Terminons par un extrait qui vaut son pesant de cacahou&#232;tes : &#171; Tuer sa femme parce qu'elle a couch&#233; avec le plombier du coin ou le pr&#233;fet d'arrondissement n'est plus consid&#233;r&#233; comme une r&#233;action pensable, encore moins estimable. Le meurtrier ne b&#233;n&#233;ficiera d'aucune circonstance att&#233;nuante &#187;. L'auteur de ce savant commentaire non plus !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;l'Harmattan, 2003 (255 p. ; 21,35 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ce que peuvent faire les conseils de sant&#233; mentale</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Ce-que-peuvent-faire-les-conseils-de-sante-mentale</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Ce-que-peuvent-faire-les-conseils-de-sante-mentale</guid>
		<dc:date>2003-12-10T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Psychiatrie</dc:subject>
		<dc:subject>690</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; n'est pas faite avec d'un c&#244;t&#233; les psychiatres et les fous et de l'autre les normaux. Elle est plut&#244;t constitu&#233;e de gens qui vont plus ou moins mal, avec autour d'eux des parents, des amis, des voisins, des &#233;lus, des travailleurs sociaux, des m&#233;decins en tout genre qui vont plus ou moins bien. Comment s'organiser pour relier tout ce petit monde ? R&#233;ponse possible avec l'exemple du conseil de sant&#233; mentale du XIXe arrondissement de Paris &lt;br class='autobr' /&gt;
Avant tout et pour comprendre il faut bien distinguer les (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Psychiatrie" rel="tag"&gt;Psychiatrie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-690-" rel="tag"&gt;690&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; n'est pas faite avec d'un c&#244;t&#233; les psychiatres et les fous et de l'autre les normaux. Elle est plut&#244;t constitu&#233;e de gens qui vont plus ou moins mal, avec autour d'eux des parents, des amis, des voisins, des &#233;lus, des travailleurs sociaux, des m&#233;decins en tout genre qui vont plus ou moins bien. Comment s'organiser pour relier tout ce petit monde ? R&#233;ponse possible avec l'exemple du conseil de sant&#233; mentale du XIXe arrondissement de Paris&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avant tout et pour comprendre il faut bien distinguer les conseils d&#233;partementaux de sant&#233; mentale et les conseils de secteur de sant&#233; mentale. Les premiers n'existent plus. En effet, les conseils d&#233;partementaux de sant&#233; mentale avaient &#233;t&#233; institu&#233;s par une loi, en 1985, dans un contexte l&#233;gislatif sp&#233;cifique de renouveau de la politique de sant&#233; mentale o&#249; les pouvoirs publics r&#233;affirmaient la politique de sectorisation de la psychiatrie publique d&#233;j&#224; amorc&#233;e en 1960 et 1972. Organismes consultatifs, ces conseils d&#233;partementaux de sant&#233; mentale &#233;taient charg&#233;s de pr&#233;senter aux services de l'&#201;tat leur avis technique et &#233;clair&#233; sur la pr&#233;paration de la carte sanitaire de la psychiatrie et du sch&#233;ma d&#233;partemental des &#233;quipements et services de lutte contre la maladie mentale. Ils constituaient les instances privil&#233;gi&#233;es de concertation pour mettre en &#339;uvre une politique de sant&#233; mentale adapt&#233;e aux caract&#233;ristiques de chaque d&#233;partement et aux besoins locaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compos&#233;s de repr&#233;sentants de l'&#201;tat et des caisses d'assurance maladie, de maires, de conseillers g&#233;n&#233;raux, de directeurs d'&#233;tablissements de soins publics et priv&#233;s, de m&#233;decins psychiatres, de g&#233;n&#233;ralistes, de repr&#233;sentants des personnels non m&#233;dicaux et d'organisations de familles de malades mentaux, ils fonctionnaient &#224; partir d'un bureau permanent et de commissions sp&#233;cialis&#233;es. Ils pouvaient, s'ils le souhaitaient, associer &#224; leurs travaux des repr&#233;sentants de l'&#233;ducation nationale, de la police, de la justice, des services p&#233;nitentiaires, de certains services d&#233;partementaux (PMI, ASE, polyvalence). La multiplicit&#233; et la diversit&#233; des acteurs des conseils d&#233;partementaux de sant&#233; mentale (40 personnes au bas mot) ont constitu&#233; un handicap certain &#224; leur efficacit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus grave, une enqu&#234;te r&#233;alis&#233;e en 1997 sur l'activit&#233; de 98 conseils d&#233;partementaux de sant&#233; mentale montrait qu'ils n'avaient si&#233;g&#233; que dans... 22 d&#233;partements (moins d'un d&#233;partement sur quatre), et soulignait la lourdeur de ces instances et la charge de travail suppl&#233;mentaire qu'elles entra&#238;naient pour les directions des affaires sanitaires et sociales. Une ordonnance r&#233;cente (septembre 2003) a mis un point final &#224; ces conseils d&#233;partementaux de sant&#233; mentale en les supprimant. Il a &#233;t&#233; envisag&#233;, cependant, de leur substituer des structures de concertation r&#233;gionale regroupant les m&#234;mes partenaires auxquels s'ajouteront des repr&#233;sentants de l'agence r&#233;gionale de l'hospitalisation et des usagers. Ces structures doivent &#234;tre d&#233;finies prochainement par voie r&#233;glementaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Quant aux conseils de secteur de sant&#233; mentale, (ou conseils d'arrondissement pour une grande ville comme Paris), plus proches des pr&#233;occupations locales, et plus ouverts aux acteurs de sant&#233; mentale, ils peuvent aussi selon la m&#234;me loi de 1985 qui avait institu&#233; les conseils d&#233;partementaux de sant&#233; mentale, &#234;tre cr&#233;&#233;s sur l'initiative des praticiens hospitaliers responsables de secteur. Ces conseils de secteur de sant&#233; mentale ne sont pas eux menac&#233;s de restructurations ; ils constituent des initiatives locales et exp&#233;rimentales dans lesquelles l'&#201;tat ne veut pas s'immiscer mais auxquelles il est favorable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#192; Paris, le conseil d&#233;partemental de sant&#233; mentale n'existait plus pour les raisons cit&#233;es ci-dessus depuis plusieurs ann&#233;es. Mais des conseils de sant&#233; mentale d'arrondissement impuls&#233;s par la psychiatrie de secteur et port&#233;s par les responsables de secteur (&#224; l'exception du XXe arrondissement, atypique, o&#249; l'initiatrice et l'animatrice est la mairie d'arrondissement) fonctionnaient depuis 8 ans sur les IVe, XVIIIe, XIXe et XXe arrondissements. De nouveaux conseils sont en projet pour les IXe et Xe arrondissements. Des mairies d'arrondissements, ne pouvant offrir des financements (les d&#233;penses de sant&#233; mentale sont &#224; la charge de l'&#201;tat), ont mis &#224; disposition des locaux pour la tenue des r&#233;unions des conseils de sant&#233; mentale, auxquelles parfois, elles participent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Alain Haddad, p&#233;dopsychiatre, travaille au centre hospitalier sp&#233;cialis&#233; public de Maison Blanche. Chef de service de la 13&#233;me circonscription infanto-juv&#233;nile du XIXe arrondissement, il anime et pr&#233;side, depuis quatre ans, le conseil de sant&#233; mentale de cet arrondissement. &#171; Ce conseil, pr&#233;cise-t-il, fonctionne sur la spontan&#233;it&#233;. Il a une organisation technique : un bureau qui propose et diffuse l'ordre du jour des r&#233;unions, s'occupe du secr&#233;tariat, joue le r&#244;le de l'intendant ; un conseil d'administration qui &#233;labore et d&#233;finit les th&#232;mes de travail, objets des rencontres et des &#233;changes avec le public et les professionnels de la sant&#233; et du social. Mais son fonctionnement reste souple et n'est pas officialis&#233; ; nous en sommes satisfaits et n'avons pas &#233;prouv&#233; le besoin de nous constituer en association, proc&#233;dure trop complexe pour un regroupement d'institutions &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le conseil d'administration rassemble une quinzaine de professionnels, les plus investis dans le domaine de la sant&#233; mentale et le fonctionnement du conseil (des psychiatres de ville et du secteur bien s&#251;r, des &#233;lus locaux, des responsables de la polyvalence, de la sant&#233; scolaire, la PMI, l'ASE, la PJJ, l'&#233;ducation nationale, des repr&#233;sentants des familles de malades et d'anciens malades etc.). Deux &#224; trois r&#233;unions sur l'ann&#233;e s'adressent aux professionnels de la sant&#233; et du social. Elles sont tr&#232;s pris&#233;es et tr&#232;s suivies par les travailleurs sociaux plus particuli&#232;rement (t&#233;moin ces salles toujours combles) car elles traitent de sujets qui les int&#233;ressent ou les pr&#233;occupent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques exemples de th&#232;mes abord&#233;s : &#171; Les actions favorisant une meilleure int&#233;gration des populations immigr&#233;es &#187;, &#171; La place du p&#232;re : malaise dans la soci&#233;t&#233; &#187;, &#171; Quelle r&#233;ponse &#224; la violence des adolescents ? &#187; etc. Les intervenants pluridisciplinaires sont des praticiens (Marie Dominique Verg&#233;s, pr&#233;sidente du tribunal de grande instance de Cr&#233;teil ; Catherine Mathelin, psychanalyste ; J. Liauzu, psychiatre et r&#233;dacteur en chef de &#171; l'information psychiatrique &#187; etc.). Ils t&#233;moignent d'exp&#233;riences qu'ils ont pu th&#233;oriser ; la qualit&#233; de leurs interventions et de leurs r&#233;flexions est salu&#233;e par tous et favorise des &#233;changes tr&#232;s riches mais encore trop &#233;triqu&#233;s. Difficile de s'affirmer pour les travailleurs sociaux face &#224; des orateurs aussi chevronn&#233;s et experts dans leur discipline.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le conseil de sant&#233; mentale peut &#224; la fois promouvoir des projets en les soutenant, en les faisant conna&#238;tre et &#234;tre un lieu d'information, un lieu ressources pour les professionnels. &#192; titre d'exemples : Moussef Labidi a pr&#233;sent&#233;, lors d'une rencontre, le premier caf&#233; social pour migrants &#226;g&#233;s qu'il a r&#233;cemment cr&#233;&#233; &#224; Paris. Ce lieu interg&#233;n&#233;rationnel et interculturel contre l'isolement propose une permanence sociale d'accueil, une aide aux d&#233;marches administratives, des ateliers sant&#233;, des jeux, des animations, des sorties. Les travailleurs sociaux peuvent y orienter des migrants qu'ils ont en suivi et favoriser ainsi une meilleure int&#233;gration de ces populations dans la cit&#233;. Le Com&#233;de (Comit&#233; m&#233;dical pour les exil&#233;s), association peu connue des travailleurs sociaux, a aussi expos&#233; ses actions men&#233;es en faveur des migrants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Le conseil de sant&#233; mentale du XIXe n'est pas un lieu de dol&#233;ances o&#249; les partenaires m&#233;dico-sociaux ne feraient que ressasser tous les manquements, souligne Alain Haddad. Il doit &#234;tre constructif et dynamique. Son objectif est de permettre la constitution d'un r&#233;seau vivant, reliant des professionnels et des institutions tr&#232;s diff&#233;rents. Parce que nous nous rencontrons, nous nous connaissons mieux et nous pouvons mieux travailler ensemble. La mise en commun de nos potentialit&#233;s favorise un travail plus efficace dont le premier b&#233;n&#233;ficiaire est le public dont nous nous occupons &#187;. &#171; La publicit&#233; autour des r&#233;unions du conseil de sant&#233; mentale se fait beaucoup par le bouche &#224; oreille &#187;, t&#233;moigne Suzie, assistante sociale sp&#233;cialis&#233;e sur l'arrondissement. &#171; J'ai eu des &#233;chos tr&#232;s favorables par des coll&#232;gues d'autres services, alors, j'y suis all&#233;e. C'est une grande richesse pour nous que de pouvoir rencontrer des professionnels d'autres institutions. Nous ne les aurions peut-&#234;tre jamais c&#244;toy&#233;s autrement. Ces rencontres m'ont permis de d&#233;passer certains a priori que je pouvais avoir sur les psychiatres et leur fa&#231;on de travailler &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Nous avons voulu, souligne Alain Haddad que le conseil de sant&#233; mentale soit aussi un lieu d'&#233;changes, sur des th&#232;mes g&#233;n&#233;raux, avec la population de l'arrondissement. En juin 2000, nous avons propos&#233; aux habitants une rencontre sur &#171; la psychiatrie dans la ville &#187;. Les r&#233;sidents, mobilis&#233;s contre un projet de cr&#233;ation dans leur quartier d'une clinique, unit&#233; de soins d&#233;centralis&#233;e de Maison Blanche, tr&#232;s inquiets de la venue de &#171; fous &#187; dans leur voisinage, ont particip&#233; activement au d&#233;bat. Le directeur de Maison Blanche, un &#233;lu de terrain et un sociologue les ont inform&#233;s et rassur&#233;s. L'initiative &#233;tait n&#233;cessaire et constructive puisqu'elle a permis l'arr&#234;t des p&#233;titions et un autre regard sur la maladie mentale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Un des th&#232;mes choisis cette ann&#233;e, &#171; sant&#233; mentale en danger &#187;, a alert&#233; les habitants mais aussi les &#233;lus et les autorit&#233;s de tutelle sur le manque crucial de structures d'accueil et de soins dans le XIXe arrondissement. &#171; Nous n'avons pas les moyens de soigner des enfants gravement malades, s'insurge Alain Haddad, les d&#233;lais d'attente pour une consultation dans nos services sont de six mois &#224; un an. Ces enfants sont au domicile de leurs parents, d&#233;scolaris&#233;s, sans soins ; toute une g&#233;n&#233;ration est sacrifi&#233;e. Le d&#233;bat fut passionn&#233; ; il permit &#224; des parents d'enfants malades de t&#233;moigner d'&#233;puisants parcours du combattant dans une vaine recherche de lieux d'accueil et suscita chez tous les participants une tr&#232;s forte prise de conscience de nos difficult&#233;s. C'est une des fonctions du conseil de sant&#233; mentale d'essayer de faire entendre aux pouvoirs publics la d&#233;tresse de ces familles et les manquements de nos services, afin qu'ils y rem&#233;dient &#187;. Message qui n'a pas &#233;t&#233; pris en compte par les d&#233;cideurs, (invit&#233;s, ils ne s'&#233;taient m&#234;me pas d&#233;plac&#233;s) et qui n'a pas plus &#233;t&#233; relay&#233; par la presse &#233;galement absente. Seule la ville de Paris a pu proposer quatre logements sociaux pour des malades sans domicile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sant&#233; mentale est une obligation nationale, sa prise en charge rel&#232;ve de l'&#201;tat. Mais elle nous concerne tous car elle pose la question du &#171; vivre ensemble &#187;, du bien-&#234;tre collectif : les pathologies mentales constituent un probl&#232;me de sant&#233; publique consid&#233;rable qui devrait encore s'aggraver en fonction de l'&#233;volution des conditions de vie (le &#171; stress &#187; et le vieillissement de la population) ; l'OMS nous pr&#233;dit que la troisi&#232;me maladie de l'avenir sera la d&#233;pression. En tant que politique publique, la sant&#233; mentale ne peut se constituer qu'en prenant en compte les enjeux de soci&#233;t&#233; d'aujourd'hui. Elle int&#233;resse aussi la politique locale : mal-&#234;tre, d&#233;pression, passage &#224; l'acte, d&#233;saffiliation sociale, r&#233;habilitation et r&#233;insertion des patients sont des pr&#233;occupations sociales contemporaines dont les &#233;lus ne peuvent s'exempter. La ville de Paris l'a bien compris et s'en est saisie en soutenant l'action des conseils de sant&#233; mentale. Employeur de 40 000 fonctionnaires, elle a m&#234;me souhait&#233; que soit abord&#233;, en r&#233;union avec les professionnels, le th&#232;me de &#171; la sant&#233; mentale dans le travail &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le conseil de sant&#233; mentale du XIXe arrondissement est une initiative locale et exp&#233;rimentale int&#233;ressante et n&#233;cessaire. Il d&#233;montre une volont&#233; d'ouverture de la psychiatrie vers les autres acteurs sociaux et m&#233;dico-sociaux. La psychiatrie r&#233;affirme ainsi sa vocation d'&#234;tre dans la cit&#233;. Certes, ce conseil n'existe que par la bonne volont&#233; et la pers&#233;v&#233;rance de son pr&#233;sident et de quelques professionnels qui peinent &#224; mobiliser les partenaires et les m&#233;decins de ville notamment. On peut lui reprocher un fonctionnement empirique, une organisation parfois un peu approximative mais il a le m&#233;rite d'essayer de promouvoir des liens entre les acteurs et les institutions en d&#233;passant les cadres r&#233;glementaires et en r&#233;habilitant le travail en r&#233;seau. Rendez-vous &#233;tait pris pour le 9 d&#233;cembre dernier avec un sujet qui a d&#251; tenir toutes ses promesses et susciter des d&#233;bats : &#171; Le sanitaire et le m&#233;dico-social : d&#233;rives ou compl&#233;mentarit&#233;s ? &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La sant&#233; mentale en chiffres&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1970 et 1995 : la mise en place de la sectorisation entra&#238;ne la fermeture de 113 000 lits.&lt;br class='manualbr' /&gt;La demande de soins psychiatriques s'accro&#238;t de mani&#232;re impressionnante : en 1999, 1 110 000 personnes sont suivies par les secteurs de psychiatrie g&#233;n&#233;rale.&lt;br class='manualbr' /&gt;En avril 2003, 1 200 000 personnes vivant &#224; domicile consultent r&#233;guli&#232;rement pour &#171; troubles psychiques ou mentaux &#187; (&#233;tude de la DREES, direction de la recherche, des &#233;tudes, de l'&#233;valuation et des statistiques).&lt;br class='manualbr' /&gt;Les professionnels sont en nombre insuffisant : 2,5 psychiatres en moyenne pour 100 000 habitants. 800 postes vacants en 2002 dans les services de psychiatrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rep&#232;res&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1838 : mise en place du r&#233;gime d'hospitalisation forc&#233;e.&lt;br class='manualbr' /&gt;1938 : &#233;laboration du concept de service ouvert.&lt;br class='manualbr' /&gt;1960 : introduction de la carte sanitaire ainsi que des grands principes de la sectorisation psychiatrique.&lt;br class='manualbr' /&gt;1985 : loi du 25 juillet l&#233;galisant les secteurs de psychiatrie publique et instituant les conseils de sant&#233; mentale.&lt;br class='manualbr' /&gt;1990 : circulaire du 14 mars red&#233;finissant les grandes orientations de la politique de sectorisation.&lt;br class='manualbr' /&gt;1990 : loi du 27 juin sur les placements pour mieux garantir les droits des malades.&lt;br class='manualbr' /&gt;2003 : ordonnance du 4 septembre supprimant les conseils de sant&#233; mentale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La loi et l'ordre - Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e et politiques s&#233;curitaires</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-loi-et-l-ordre-Prevention-specialisee-et-politiques-securitaires</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-loi-et-l-ordre-Prevention-specialisee-et-politiques-securitaires</guid>
		<dc:date>2003-12-10T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>690</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En ces temps agit&#233;s o&#249; les questions li&#233;es &#224; la s&#233;curit&#233; sont cens&#233;es pr&#233;occuper une majorit&#233; de Fran&#231;ais, la place et le r&#244;le de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e se trouvent quelque peu interrog&#233;s. La tentation est forte alors, pour ceux qui interviennent dans ce champ d'activit&#233;, de prendre la plume pour justifier l'existence du dispositif dans un contexte difficile. L'originalit&#233; de la d&#233;marche de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e se doit, en effet, d'&#234;tre r&#233;guli&#232;rement soulign&#233;e au regard de l'uniformit&#233; des solutions (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Prevention-specialisee" rel="tag"&gt;Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-690-" rel="tag"&gt;690&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L92xH150/arton28-cbe8e.jpg?1694180519' width='92' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En ces temps agit&#233;s o&#249; les questions li&#233;es &#224; la s&#233;curit&#233; sont cens&#233;es pr&#233;occuper une majorit&#233; de Fran&#231;ais, la place et le r&#244;le de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e se trouvent quelque peu interrog&#233;s. La tentation est forte alors, pour ceux qui interviennent dans ce champ d'activit&#233;, de prendre la plume pour justifier l'existence du dispositif dans un contexte difficile. L'originalit&#233; de la d&#233;marche de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e se doit, en effet, d'&#234;tre r&#233;guli&#232;rement soulign&#233;e au regard de l'uniformit&#233; des solutions r&#233;pressives pr&#233;sent&#233;es aujourd'hui comme la panac&#233;e en mati&#232;re de restauration de l'ordre public. C'&#233;tait sans doute l'ambition du livre de Jean- Louis Lauqu&#233; de d&#233;montrer le bien fond&#233; d'un processus cherchant &#224; appr&#233;hender les difficult&#233;s sociales dans une optique autre que les pratiques usuelles destin&#233;es &#224; &#034;surveiller et punir &#034;. On peut cependant, &#224; la lecture, se demander si l'effet du livre ne sera pas inverse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;monstration n&#176; 1 : &#171; C'est cette mise en place que nous appelons &#233;ducation, dans sa relation au socialement acceptable, recevable, que nous situons dans le discours, dans ce qui fait trace, o&#249; se dit la marque, dans une sorte d'au-del&#224; de ce qu'&#233;nonce la loi des hommes. Dans la Loi de l'Humain, c'est-&#224;-dire la r&#233;f&#233;rence fondatrice, soit, redisons-le encore, l'interdit de l'inceste et du meurtre &#187; (p.50). Merci docteur, encore une dose, c'est trop bon : &#171; La parole sur son bord social, sa relation de lien dit le d&#233;sir qui me lie &#224; l'autre dans l'imm&#233;diatet&#233; des mots, en une trame d'esprit, que je livre &#224; alter, selon l'indicible qui fait mon style, ma signature &#187; (p.52). Effectivement, c'est sign&#233;&#8230; Persiste et signe en quelque sorte !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amateurs de redondances psychologisantes et autres menus plaisirs, ne pas s'abstenir. Dommage, car il y a aussi, parfois, des moments plus apaisants dans l'ouvrage. En particulier, certaines consid&#233;rations sur les fondements de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e ou recommandations &#224; l'usage des praticiens ne sont pas d&#233;nu&#233;es d'int&#233;r&#234;t. Mais l'impression d'ensemble reste domin&#233;e par le verbiage irritant de l'auteur. Ultime preuve s'il en est besoin : &#171; Cette casuistique pourrait par ailleurs constituer les pr&#233;mices d'une clinique qui manque gravement aux travailleurs sociaux, souvent emp&#234;tr&#233;s dans la vulgate sociologique et psychologique transmise dans les instituts de formation &#187; (p. 186). Comment dites-vous ? Emp&#234;tr&#233; dans quoi ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est une punition que l'on devrait sans doute infliger &#224; certains auteurs, celle de relire leur propre bouquin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'Haramatan, 2003 (231 P. ; 19 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
