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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Prostitution &#8226; L'aide oubli&#233;e</title>
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		<dc:subject>Prostitution</dc:subject>
		<dc:subject>1280</dc:subject>

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&lt;p&gt;La crise sanitaire a fortement aggrav&#233; les situations de pr&#233;carit&#233;, de vuln&#233;rabilit&#233; et de stigmatisation des personnes prostitu&#233;es. Le d&#233;confinement a &#233;t&#233; rude et la rentr&#233;e s'annonce difficile. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Pendant la crise, nous avons &#233;t&#233; abandonn&#233;s &#187;, d&#233;plore Eva Vocz, travailleuse du sexe (TDS) (1) et coordinatrice de la F&#233;d&#233;ration Parapluie Rouge qui regroupe a plupart des associations communautaires et de sant&#233; ainsi que des syndicats. Du jour au lendemain, les TDS con&#64257;n&#233;s se sont retrouv&#233;s sans revenu, faute de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Prostitution" rel="tag"&gt;Prostitution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1280-" rel="tag"&gt;1280&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La crise sanitaire a fortement aggrav&#233; les situations de pr&#233;carit&#233;, de vuln&#233;rabilit&#233; et de stigmatisation des personnes prostitu&#233;es. Le d&#233;confinement a &#233;t&#233; rude et la rentr&#233;e s'annonce difficile.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Pendant la crise, nous avons &#233;t&#233; abandonn&#233;s&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;plore Eva Vocz, travailleuse du sexe (TDS) (1) et coordinatrice de la F&#233;d&#233;ration Parapluie Rouge qui regroupe a plupart des associations communautaires et de sant&#233; ainsi que des syndicats. Du jour au lendemain, les TDS con&#64257;n&#233;s se sont retrouv&#233;s sans revenu, faute de pouvoir rencontrer des clients. Ils et elles ont vu leurs dettes s'accumuler et leurs placards se vider. &#192; Paris &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Entretien-avec-Antoine-Baudry-o-Violente-precarite&#034;&gt;et Lyon&lt;/a&gt; notamment, ils ont &#233;t&#233; menac&#233;s d'expulsion : dans l'impossibilit&#233; de signer un bail locatif &#8211; la loi consid&#232;re le propri&#233;taire comme un prox&#233;n&#232;te &#8211;, ils vivent souvent en sous-colocation et/ou sont victimes de marchands de sommeil. &#171; &lt;i&gt;Des personnes prostitu&#233;es avec parfois des enfants en bas &#226;ge, ont &#233;t&#233; mises &#224; la rue du jour au lendemain par leur prox&#233;n&#232;te parce qu'elles ne rapportaient plus d'argent&lt;/i&gt; &#187;, compl&#232;te Claire Quidet, pr&#233;sidente du &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/la-prostitution-champ-de-bataille&#034;&gt;Mouvement du Nid &#8211; association abolitionniste.&lt;/a&gt;Pour survivre, des femmes et des hommes sont retourn&#233;s travailler dans la rue avec &#224; la cl&#233; une baisse colossale des tarifs &#8211; n&#233;goci&#233;s par les clients moins nombreux &#8211;, le non-respect des gestes-barri&#232;re (avec pour cons&#233;quence des contaminations par le Covid et des d&#233;c&#232;s), des demandes d'actes sexuels non prot&#233;g&#233;s et des verbalisations polici&#232;res.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les personnes prostitu&#233;es cumulent souvent les vuln&#233;rabilit&#233;s : pas de titre de s&#233;jour, non ma&#238;trise du fran&#231;ais, etc., ce qui rend plus difficile l'acc&#232;s aux droits et aux soins. Une vuln&#233;rabilit&#233; exacerb&#233;e par le con&#64257;nement. &#171; &lt;i&gt;Certaines TDS migrantes transgenres sont domicili&#233;es &#224; Paris par des associations mais vivent en p&#233;riph&#233;rie o&#249; les loyers sont plus abordables. En allant faire les courses dans leur ville, malgr&#233; leurs explications, elles recevaient une amende, ce qui renfor&#231;ait le stress et la pr&#233;carit&#233; &lt;/i&gt; &#187;, illustre Laszlo Blanquart, coordinateur du P&#244;le pr&#233;vention combin&#233;e de l'association Acceptess-T qui les soutient. Avec la restriction des d&#233;placements, elles n'ont parfois pas pu se rendre dans les h&#244;pitaux de Paris pour leur suivi de sant&#233;, ce qui a entra&#238;n&#233; des ruptures de soin.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_1708 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH346/capture_d_e_cran_2020-10-26_a_16.15.02-d77c6.png?1693569549' width='500' height='346' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Mouvement du Nid a constat&#233; une augmentation des violences de la part des prox&#233;n&#232;tes et des r&#233;seaux de traite sur les personnes qui refusaient de prendre des risques en se prostituant dans la rue ou sur le net. Les violences, en forte augmentation ces derni&#232;res ann&#233;es, n'ont pas cess&#233; durant le con&#64257;nement. &#171; &lt;i&gt;En mai et juin, nous avons re&#231;u plus d'un signalement par jour sur notre site qui ne compte que 350 TDS inscrits. Des violences donc largement sous-estim&#233;es&lt;/i&gt; &#187;, illustre Sarah-Marie Maffesoli, coordinatrice du programme Jasmine de M&#233;decins du Monde qui a mis en place un syst&#232;me d'alerte et une &#171; liste noire &#187;. Face &#224; ces dif&#64257;cult&#233;s, les associations se sont d&#233;men&#233;es, distribuant des aides avec le soutien de fondations et d'agences r&#233;gionales de sant&#233;, lan&#231;ant des cagnottes en ligne, jouant les interm&#233;diaires pour n&#233;gocier des reports de loyer, activant les r&#233;seaux de solidarit&#233; pour loger les personnes &#224; la rue, distribuant des colis alimentaires, assurant, voire renfor&#231;ant, les soutiens t&#233;l&#233;phoniques et psychologiques, fournissant des cartes t&#233;l&#233;phoniques pour diminuer l'isolement. Elles ont souvent continu&#233; maraudes et permanences, traduit les consignes sanitaires et les attestations dans diff&#233;rentes langues, distribu&#233; des kits de pr&#233;vention, appel&#233; le 15 quand des personnes ne parlant pas fran&#231;ais pr&#233;sentaient les sympt&#244;mes du Covid.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#201;tat aux abonn&#233;s absents&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1712 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L417xH385/capture_d_e_cran_2020-10-26_a_16.15.21-0a5bd.png?1693569549' width='417' height='385' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'exception de la D&#233;l&#233;gation interminist&#233;rielle &#224; l'h&#233;bergement et &#224; l'acc&#232;s au logement (Dihal) qui a propos&#233; une aide &#64257;nanci&#232;re sous forme de ch&#232;que service pour l'achat de nourriture ou de produits usuels, l'&#201;tat est rest&#233; aux abonn&#233;s absents. Le 6 avril, la F&#233;d&#233;ration Parapluie Rouge et d'autres associations comme Aides, Sidaction, M&#233;decins du monde, ont r&#233;clam&#233; un Fonds d'urgence au Pr&#233;sident de la R&#233;publique, un &#171; revenu de remplacement &#187; pour pallier l'arr&#234;t forc&#233; ou la baisse des r&#233;mun&#233;rations. Malgr&#233; le soutien d'une cinquantaine de d&#233;put&#233;s (surtout issus de LREM), Marl&#232;ne Schiappa, alors Secr&#233;taire d'&#201;tat charg&#233;e de l'&#233;galit&#233; entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, a refus&#233; de r&#233;agir. De leur c&#244;t&#233;, le mouvement du Nid et vingt-six associations f&#233;ministes ont &#233;galement demand&#233; &#224; l'&#201;tat &#8211; avec un succ&#232;s mitig&#233; &#8211; de soutenir les personnes prostitu&#233;es. Elles exigeaient la garantie d'un revenu minimal de 1 026 euros pour les personnes en situation r&#233;guli&#232;re b&#233;n&#233;&#64257;ciant des minimas sociaux et locataires ; un h&#233;bergement gratuit et adapt&#233;, une aide &#64257;nanci&#232;re d'urgence de 564 euros pour celles sans abri, sans ressources et/ou sans papiers. Et pour ces derni&#232;res, un titre de s&#233;jour de six mois renouvelable avec acc&#232;s au march&#233; du travail.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec le d&#233;con&#64257;nement, le travail du sexe a repris dans un contexte anxiog&#232;ne : peur de la contamination par le Covid, de la transmission aux enfants, dif&#64257;cult&#233;s &#64257;nanci&#232;res, loyers en retard, d&#233;tresse&#8230; Et les caisses de solidarit&#233; ne peuvent pas perdurer des ann&#233;es. Une pr&#233;carit&#233; qui rend les personnes prostitu&#233;es plus vuln&#233;rables aux demandes des clients au comportement d&#233;plaisant ou effrayant, qu'elles refusent en temps normal. Pour celles sans papiers, le con&#64257;nement a repouss&#233; les d&#233;marches administratives, d&#233;lit&#233; des liens sociaux d&#233;j&#224; fragiles et accentu&#233; l'angoisse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, les associations redoutent les effets d&#233;vastateurs du stress li&#233; &#224; cette situation sur la sant&#233; mentale des TDS. &#171; &lt;i&gt; Durant le con&#64257;nement, nombre de jeunes transgenres vivant en internat ont d&#251; retourner chez leurs parents dans un contexte transphobe : certains ont &#233;t&#233; jet&#233;s &#224; la rue &lt;/i&gt; &#187;, illustre Laszlo Blanquart. &#192; la sortie du con&#64257;nement, deux personnes trans, proches des associations de sant&#233; communautaire parisiennes, ont mis &#64257;n &#224; leurs jours. L'association constate l'augmentation des conduites &#224; risques, de la consommation d'alcool, du d&#233;sir de faire la f&#234;te pour r&#233;duire le stress avec moins de vigilance sur les gestes-barri&#232;re. Sarah Durocher, co-pr&#233;sidente du Planning familial, &#233;met des craintes au niveau sanitaire, avec notamment l'annonce d'une p&#233;nurie de pr&#233;servatifs (confectionn&#233;s en Malaisie) et de certains moyens de contraception. Quant au programme Jasmine, il alerte sur des attaques au couteau survenues durant le d&#233;con&#64257;nement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Selon les associations communautaires et de sant&#233;, si la crise sanitaire les a accentu&#233;es, les dif&#64257;cult&#233;s rencontr&#233;es par les personnes prostitu&#233;es ont d&#233;marr&#233; bien avant, avec la Loi pour la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure de 2003. &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Prostitution-precarite-insecurite-violences-les-effets-d-une-loi&#034;&gt;Elles ont continu&#233; avec celle du 13 avril 2016 qui vise &#224; renforcer la lutte contre le syst&#232;me prostitutionnel et &#224; accompagner les personnes prostitu&#233;es&lt;/a&gt;. Cette derni&#232;re inscrit dans le droit la position abolitionniste de la France. Elle abroge le d&#233;lit de racolage mais p&#233;nalise les clients &#8211; qui risquent une amende de 1 500 euros &#8211;, ce qui entra&#238;ne une d&#233;t&#233;rioration de la sant&#233; des TDS : pour ne pas perdre les clients qui craignent la police, ils se d&#233;placent en effet vers les zones p&#233;riph&#233;riques, isol&#233;es, mal &#233;clair&#233;es et vers les lieux priv&#233;s (mise en relation par internet et les r&#233;seaux sociaux), ce qui complique l'acc&#232;s &#224; la pr&#233;vention, &#224; la r&#233;duction des risques, renforce l'exposition au VIH et autres infections sexuellement transmissibles, et augmente le risque d'agressions.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une analyse que le Mouvement du Nid ne partage pas. &#171; &lt;i&gt;La prostitution est un monde de violences, les personnes prostitu&#233;es en ont toujours subies de la part des prox&#233;n&#232;tes et des clients, ces derniers &#233;tant les premiers agresseurs. En instaurant le d&#233;lit de racolage passif, heureusement abrog&#233; en 2016, la loi de 2003 les avait peut-&#234;tre davantage mises en danger &lt;/i&gt; &#187;, observe Claire Quidet. Elle estime aussi que le d&#233;veloppement de la prostitution sur le net n'est pas li&#233; &#224; la p&#233;nalisation du client mais au fait que tous les secteurs d&#233;veloppent leur activit&#233; num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un bilan mitig&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 23 juin, &lt;a href=&#034;https://www.interieur.gouv.fr/Publications/Rapports-de-l-IGA/Rapports-recents/Evaluation-de-la-loi-du-13-avril-2016-visant-a-renforcer-la-lutte-contre-le-systeme-prostitutionnel-et-a-accompagner-les-personnes-prostituees&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;trois inspections g&#233;n&#233;rales ont publi&#233; un bilan de la loi&lt;/a&gt;, appr&#233;ci&#233; par le Mouvement du Nid. &#171; &lt;i&gt;Il ne remet pas en cause le bien-fond&#233; de cette loi ambitieuse qui octroie des moyens &#224; l'accompagnement &lt;/i&gt; &#187;, constate Claire Quidet. L'association reste cependant s&#233;v&#232;re sur son application, le manque de suivi, d'impulsion de l'&#201;tat et des diff&#233;rents minist&#232;res charg&#233;s de sa mise en &#339;uvre. &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Sortie-de-prostitution-o-Parcours-de-combattant&#034;&gt;L'accompagnement des parcours de sortie de la prostitution&lt;/a&gt; notamment, doit &#234;tre am&#233;lior&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et de rappeler que la loi a permis l'augmentation de 54 % des proc&#233;dures pour prox&#233;n&#233;tisme et de lutte contre la traite des &#234;tres humains ; une indemnisation de leurs victimes multipli&#233;e par sept ; l'interpellation de pr&#232;s de cinq mille clients de la prostitution ; la r&#233;injection dans l'accompagnement des personnes prostitu&#233;es de 2,35 millions d'euros de fonds prox&#233;n&#232;tes saisis.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_1711 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L262xH141/capture_d_e_cran_2020-10-26_a_16.15.29-9f6b2.png?1693569549' width='262' height='141' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; De leur c&#244;t&#233;, jugeant que ce bilan ne rend pas compte de l'impact de la loi sur les personnes concern&#233;es, les associations communautaires et de sant&#233; ont pr&#233;sent&#233; &lt;a href=&#034;https://www.medecinsdumonde.org/fr/actualites/publications/2020/07/06/travail-du-sexe-reponses-levaluation-de-la-loi-de-2016&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;un rapport alternatif le 7 juillet&lt;/a&gt;. S&#233;v&#232;re, il pointe notamment &#171; &lt;i&gt;l'absence totale de parole des personnes concern&#233;es&lt;/i&gt; &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le bilan inter-inspections g&#233;n&#233;rales lui-m&#234;me reste mitig&#233;. Il d&#233;nonce une mise en &#339;uvre &#171; &lt;i&gt;consid&#233;rablement frein&#233;e par une absence de portage politique &lt;/i&gt; &#187;, constate une &#171; &lt;i&gt;faible application de certaines mesures &lt;/i&gt; &#187; et une &#171; &lt;i&gt;h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; des pratiques&lt;/i&gt; &#187; sur les territoires. En&#64257;n, s'il note une augmentation des moyens &#64257;nanciers d&#233;di&#233;s &#224; l'accompagnement social, &#171; &lt;i&gt; ils sont &#233;miett&#233;s et les cr&#233;dits d&#233;concentr&#233;s sont &#64258;uctuants&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_1710 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L413xH297/capture_d_e_cran_2020-10-26_a_16.15.39-eaf9c.png?1693569549' width='413' height='297' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; La F&#233;d&#233;ration Parapluie Rouge, M&#233;decins du monde et leurs partenaires demandent de favoriser l'approche communautaire au sein d'associations travaillant avec les TDS &#8211; aux &#64257;nancements moins &#233;lev&#233;s que celles abolitionnistes, voire inexistants &#8211; ; la mise en place d'une d&#233;marche interminist&#233;rielle de l'action publique en leur direction ; la d&#233;criminalisation du travail du sexe ; l'abrogation de la p&#233;nalisation du client, du volet sur le prox&#233;n&#233;tisme ; l'application des lois contre le travail forc&#233;, l'esclavage et la traite des &#234;tres humains lui semble &#171; &lt;i&gt;suf&#64257;sante pour prot&#233;ger les TDS de l'exploitation &lt;/i&gt; &#187;. Ces associations demandent en&#64257;n la prise en compte de leur parole, de la diversit&#233; et de la complexit&#233; des parcours.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les associations abolitionnistes appellent pour leur part &#224; une meilleure application de la loi, &#224; un pilotage national, &#224; la constitution d'un groupe interminist&#233;riel coordonnant l'ensemble des acteurs concern&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
En&#64257;n, toutes les associations r&#233;clament des &#64257;nancements exceptionnels pour faire face aux cons&#233;quences &#233;conomiques et sociales de la crise sanitaire. Et &#233;viter qu'elles ne laissent sur le carreau des personnes d&#233;j&#224; particuli&#232;rement vuln&#233;rables.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Les associations communautaires et de sant&#233; et les syndicats, jugent ce terme plus inclusif. Il englobe les prostitu&#233;es, les personnes qui travaillent dans le porno ou par webcam et souligne leur volont&#233; politique d'acc&#233;der au droit du travail et &#224; la protection sociale.&lt;br class='autobr' /&gt;
En revanche, les associations abolitionnistes le r&#233;futent, la loi ne consid&#233;rant pas la prostitution comme un travail mais comme une violence, une atteinte &#224; la dignit&#233; de la personne, un obstacle &#224; l'&#233;galit&#233; hommes/femmes. Elle est contraire &#224; la non-patrimonialit&#233; du corps humain. Pour elles, ce terme d&#233;nie aux personnes prostitu&#233;es les violences qu'elles subissent ou ont subi.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1709 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L499xH366/capture_d_e_cran_2020-10-26_a_16.15.54-2daf0.png?1693569549' width='499' height='366' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sortie de prostitution &#8226; Parcours de combattant</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Sortie-de-prostitution-o-Parcours-de-combattant</link>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Prostitution</dc:subject>
		<dc:subject>1280</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La loi de 2016 promet la protection des victimes de la traite des &#234;tres humains et la cr&#233;ation d'un parcours de sortie de la prostitution. Cependant, faute de moyens, les associations peinent &#224; assurer l'accompagnement des personnes qui souhaitent l'int&#233;grer. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Notre bilan sur le parcours de sortie de la prostitution(PSP) est en demi- teinte. Les moyens allou&#233;s sont insuffisants pour sa mise en &#339;uvre. En 2019, nous avons accompagn&#233; seulement dix personnes de notre d&#233;partement et en avons plac&#233; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La loi de 2016 promet la protection des victimes de la traite des &#234;tres humains et la cr&#233;ation d'un parcours de sortie de la prostitution. Cependant, faute de moyens, les associations peinent &#224; assurer l'accompagnement des personnes qui souhaitent l'int&#233;grer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Notre bilan sur le &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/-1203-#ancre-sommaire&#034;&gt;parcours de sortie de la prostitution&lt;/a&gt;(PSP) est en demi- teinte. Les moyens allou&#233;s sont insuffisants pour sa mise en &#339;uvre. En 2019, nous avons accompagn&#233; seulement dix personnes de notre d&#233;partement et en avons plac&#233; autant sur liste d'attente, faute de personnel suf&#64257;sant pour assurer un suivi sur deux ans &lt;/i&gt; &#187;, rapporte Julie Sarrazin, co-directrice de Gris&#233;lidis &#224; Toulouse, une des rares associations communautaires et de sant&#233; agr&#233;&#233;es pour l'accompagnement des PSP, quasi totalement assur&#233; par les associations abolitionnistes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les demandes sont instruites par les commissions d&#233;partementales de lutte contre la prostitution, le prox&#233;n&#233;tisme et la traite des &#234;tres humains qui d&#233;livrent un avis, la d&#233;cision revenant au Pr&#233;fet. &#171; &lt;i&gt;Ces commissions, constitu&#233;es de repr&#233;sentants de diverses institutions, m&#233;connaissent la r&#233;alit&#233; de la prostitution et de l'accompagnement social&lt;/i&gt;, poursuit la co-directrice. &lt;i&gt;Elles portent des jugements, &#233;mettent des doutes sur la volont&#233; des personnes de sortir de la prostitution, les suspectent de vouloir juste obtenir des papiers.&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le PSP concerne presque exclusivement des personnes d'origine &#233;trang&#232;re sans droit au s&#233;jour. Ses b&#233;n&#233;&#64257;ciaires per&#231;oivent l'Aide &#64257;nanci&#232;re &#224; l'insertion sociale et professionnelle (AFIS) qui s'&#233;l&#232;ve &#224; 330 euros, peuvent obtenir un logement et un titre de s&#233;jour provisoire de six mois, renouvelable trois fois.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_1713 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L345xH301/capture_d_e_cran_2020-10-26_a_16.25.22-1e18d.png?1693569549' width='345' height='301' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;L'Amicale du Nid &#8211; abolitionniste &#8211; au contraire, juge positif le bilan du PSP. L'association a pr&#233;sent&#233; cent quatre-vingt-deux dossiers, dont cent-cinquante-huit ont &#233;t&#233; accept&#233;s. Elle reconna&#238;t cependant que toutes les personnes qui le souhaitent ne peuvent pas int&#233;grer ce dispositif, les crit&#232;res variant selon les territoires sur d&#233;cision du Pr&#233;fet (ma&#238;trise du fran&#231;ais, interdiction de quitter la France, exigence d'un certi&#64257;cat de naissance impossible &#224; obtenir dans certains pays). &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour Gris&#233;lidis, le PSP reste trop arbitraire : &#171; &lt;i&gt;Les personnes doivent montrer patte blanche, arr&#234;ter la prostitution du jour au lendemain avec une allocation bien insuf&#64257;sante. &lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour l'Amicale du Nid, la d&#233;livrance d'un titre de s&#233;jour de six mois ne permet pas de se projeter dans une formation longue. &#171; &lt;i&gt;Les personnes que nous accompagnons ont souvent b&#233;n&#233;&#64257;ci&#233; de nos ateliers d'insertion professionnelle en amont et commenc&#233; un processus d'&#233;mancipation&lt;/i&gt; &#187;, explique Delphine Jarraud, la d&#233;l&#233;gu&#233;e g&#233;n&#233;rale. &#192; l'issue du troisi&#232;me renouvellement du titre de s&#233;jour, 50 % des b&#233;n&#233;&#64257;ciaires ont d&#233;croch&#233; un emploi ou une formation et sont log&#233;s par le dispositif d'h&#233;bergement et de logement adapt&#233; de l'association.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, la machine grippe : seules 230 personnes ont b&#233;n&#233;&#64257;ci&#233; du PSP &#64257;n juin 2019 &lt;a href=&#034;https://www.interieur.gouv.fr/Publications/Rapports-de-l-IGA/Rapports-recents/Evaluation-de-la-loi-du-13-avril-2016-visant-a-renforcer-la-lutte-contre-le-systeme-prostitutionnel-et-a-accompagner-les-personnes-prostituees&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;selon le bilan de la loi&lt;/a&gt;. L'Amicale du Nid souligne que ce dernier con&#64257;rme pourtant son int&#233;r&#234;t. &#171; &lt;i&gt;Ce dispositif reste sous-utilis&#233; par manque de volont&#233; politique, avec des in&#233;galit&#233;s territoriales li&#233;es &#224; la politique migratoire &lt;/i&gt; &#187;, regrette Delphine Jarraud. L'association demande l'augmentation du montant de l'AFIS, la priorit&#233; sur l'h&#233;bergement et l'acc&#232;s au logement social, ainsi que des cr&#233;dits suf&#64257;sants pour permettre aux associations agr&#233;&#233;es d'assurer un r&#233;el accompagnement &#224; toutes les personnes qui le souhaitent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entretien avec Antoine Baudry &#8226; Violente pr&#233;carit&#233;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Entretien-avec-Antoine-Baudry-o-Violente-precarite</link>
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		<dc:date>2020-11-04T10:06:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Prostitution</dc:subject>
		<dc:subject>1280</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;De tout temps, les travailleurs du sexe ont subi des violences mais les acteurs de terrain observent leur augmentation, en lien avec celle de la pr&#233;carit&#233;. &#192; Lyon, en juin dernier, elles ont atteint un niveau sans pr&#233;c&#233;dent. &lt;br class='autobr' /&gt; Comment la loi de p&#233;nalisation des clients s'applique-t-elle &#224; Lyon ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Son application reste limit&#233;e, contrairement &#224; d'autres endroits en France. Depuis vingt ans, Lyon pratique en revanche une politique d'arr&#234;t&#233;s municipaux qui visent le stationnement des camionnettes et (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;De tout temps, les travailleurs du sexe ont subi des violences mais les acteurs de terrain observent leur augmentation, en lien avec celle de la pr&#233;carit&#233;. &#192; Lyon, en juin dernier, elles ont atteint un niveau sans pr&#233;c&#233;dent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1714 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH139/capture_d_e_cran_2020-10-26_a_16.26.52-8f8b5.png?1693569549' width='500' height='139' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment la loi de p&#233;nalisation des clients s'applique-t-elle &#224; Lyon ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Son application reste limit&#233;e, contrairement &#224; d'autres endroits en France. Depuis vingt ans, Lyon pratique en revanche une politique d'arr&#234;t&#233;s municipaux qui visent le stationnement des camionnettes et s'accompagnent de verbalisations r&#233;guli&#232;res. Nous esp&#233;rons un changement de cette approche avec la nouvelle municipalit&#233; puisqu'au niveau national, Europe &#201;cologie les Verts (EELV) propose une vision plus pragmatique de la prostitution. On verra comment cela s'incarnera &#224; Lyon.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Au mois de juin, des camionnettes de travailleuses du sexe ont &#233;t&#233; la cible de violences. Que s'est-il pass&#233; ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au moment du d&#233;confinement, lorsque les femmes &#8211; essentiellement originaires de R&#233;publique Dominicaine &#8211; ont repris le travail, elles ont d&#233;couvert l'installation de plots sur toutes les places de stationnement de la contre-all&#233;e de l'avenue Tony Garnier qu'elles occupaient la nuit. Elles se sont d&#233;plac&#233;es dans la rue Baldaquin tout pr&#232;s, une rue d&#233;serte qui longe d'immenses parkings. Les violences ont alors commenc&#233;. Ont-elles d&#233;rang&#233; un point de deal ? Les riverains refusaient-ils que les personnes prostitu&#233;es s'installent l&#224; ? Nous ne le savons pas, une enqu&#234;te est en cours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant plusieurs jours, un groupe de quinze &#224; vingt jeunes hommes a men&#233; des attaques organis&#233;es &#224; coups de tirs de mortier d'artifice, de feux de camionnettes, de bris de vitres, de coups&#8230; Les personnes prostitu&#233;es ont appel&#233; &#224; plusieurs reprises la police qui n'est jamais intervenue. Certaines ont &#233;t&#233; bless&#233;es, souffrent de br&#251;lures. Depuis, cela s'est calm&#233; parce que certaines, trop choqu&#233;es, ont arr&#234;t&#233; de travailler, d'autres sont parties s'installer ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les victimes de violences ont-elles port&#233; plainte ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Certaines ont essay&#233; de d&#233;poser plainte tout de suite mais le commissariat leur a demand&#233; de repasser le lendemain, une fa&#231;on de ne pas la prendre.... Nous les avons inform&#233;es sur leurs droits. Actuellement, nous accompagnons une dizaine de personnes dans le d&#233;p&#244;t de leur plainte mais ce n'est pas simple, certaines se r&#233;tractent par peur des interrogatoires de police qui souvent se retournent contre elles&#8230; Les policiers cherchent toujours &#224; savoir qui sont leurs prox&#233;n&#232;tes. Ces femmes n'en ont pas mais ils peuvent appliquer le terme de prox&#233;n&#233;tisme &#224; beau coup de personnes : celles qui d&#233;placent les camions ou qui louent des appartements aux personnes prostitu&#233;es. Les victimes pr&#233;f&#232;rent donc ne pas porter plainte.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;
Comment expliquez-vous l'augmentation de ces violences ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Elles ont toujours exist&#233; mais nous constatons une intensification depuis la loi de p&#233;nalisation des clients. Un constat partag&#233; par toutes les associations de terrain. Nous observons une mont&#233;e en nombre inqui&#233;tante de camionnettes brul&#233;es, de violences sur les personnes, de menaces de mort&#8230; Elles sont certainement li&#233;es &#224; la pr&#233;carisation des travailleuses du sexe qui baissent leurs crit&#232;res de s&#233;lection et acceptent des clients avec lesquelles elles ne se sentent pas en confiance. Les personnes qui travaillent dans la rue ont toutes des crit&#232;res pour &#233;viter justement les situations &#224; risques, elles refusent les personnes alcoolis&#233;es, celles qui consomment des produits&#8230; Or la p&#233;nalisation des clients puis le confinement ont engendr&#233; une rar&#233;faction des clients. Pour survivre, les travailleuses du sexe acceptent des clients qu'elles auraient refus&#233;s auparavant. Toutefois, les violences que nous observons en ce moment ne viennent pas forc&#233;ment des clients, il s'agit de violences gratuites qui nous interrogent et que nous ne savons pas interpr&#233;ter.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment r&#233;agit la police face &#224; ces violences ? &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La police, appel&#233;e, n'est pas intervenue lors de ces violences, nous r&#233;fl&#233;chissons aux possibilit&#233;s que nous avons pour d&#233;noncer cette inaction. C'est un probl&#232;me que nous observons depuis longtemps puisque ces personnes ont toujours fait l'objet d'agressions mais nous n'avions jamais &#233;t&#233; t&#233;moins de ces attaques organis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment ces travailleuses du sexe ont-elles pass&#233; la p&#233;riode du confinement ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s peu ont continu&#233; &#224; travailler pendant le confinement. Les quelques rares clients qui venaient en ont parfois profit&#233; pour faire baisser les tarifs ou pour demander des pratiques jusqu'alors refus&#233;es. Mais la plupart des travailleuses du sexe ont arr&#234;t&#233; de travailler et n'ont eu aucun revenu pendant tout le confinement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Lors de nos tourn&#233;es, nous avons notamment rencontr&#233; des femmes bloqu&#233;es dans leurs camionnettes sur le bord des routes nationales &#224; l'ext&#233;rieur de Lyon. Habituellement, ces femmes originaires de Guin&#233;e &#233;quatoriale habitent en Espagne et viennent travailler ponctuellement en France. Elles n'ont pas r&#233;ussi &#224; rentrer chez elles avant la fermeture des fronti&#232;res. Elles sont rest&#233;es pi&#233;g&#233;es en France, totalement isol&#233;es. Nous en avons rencontr&#233; une cinquantaine dans un rayon de 80 km mais nous savions qu'elles &#233;taient plus nombreuses parce que certaines nous signalaient d'autres personnes bloqu&#233;es comme elles bien plus loin, &#224; plus de 200 km. Impossible pour nous d'aller jusque-l&#224;. Ces femmes ne pouvaient pas non plus entrer en contact avec leurs familles, leur cr&#233;dit t&#233;l&#233;phonique &#233;tait &#233;puis&#233; ou leur batterie d&#233;charg&#233;e. Or certaines ont perdu des proches du Covid- 19 en Espagne.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment faisaient-elles pour vivre ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Elles vivaient essentiellement gr&#226;ce &#224; l'aide que nous leur apportions. Lors d'une de nos premi&#232;res visites, une femme que nous ne connaissions pas jusqu'alors n'avait plus qu'un fond de bouteille d'eau et pas mang&#233; depuis trois jours&#8230; Elle n'avait plus rien. Sa camionnette &#233;tait stationn&#233;e &#224; quelques centaines de m&#232;tres d'un village o&#249; elle &#233;tait all&#233;e demander de l'aide mais elle s'&#233;tait fait rejeter. Quand nous l'avons rencontr&#233;e, elle &#233;tait d&#233;sesp&#233;r&#233;e et nous a confi&#233; avoir pens&#233; au suicide. Beaucoup de ces femmes &#233;taient en situation de grande d&#233;tresse psychologique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lettre posthume</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Lettre-posthume</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Lettre-posthume</guid>
		<dc:date>2020-11-02T15:58:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Parentalit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Handicap&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>1280</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cette fois, tu &#233;couteras, tu iras jusqu'au bout de la lecture. Pas vraiment le choix, tu vas entendre comment le mutisme en est venu &#224; nous ligoter. T'en souviens-tu ? T'en souviens-tu de notre premi&#232;re rencontre ? Nous &#233;tions jeunes, tr&#232;s jeunes, et l'avenir in&#64257;ni nous attendait patiemment. T'en souviens-tu ? Un cinq septembre, jour de rentr&#233;e, tu es arriv&#233;e toute bronz&#233;e dans une magni&#64257;que robe bleue. Ton regard noir s'est accroch&#233; au mien et plus rien n'existait autour. J'avais six ans et mon angoisse, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette fois, tu &#233;couteras, tu iras jusqu'au bout de la lecture. Pas vraiment le choix, tu vas entendre comment le mutisme en est venu &#224; nous ligoter. T'en souviens-tu ? T'en souviens-tu de notre premi&#232;re rencontre ? Nous &#233;tions jeunes, tr&#232;s jeunes, et l'avenir in&#64257;ni nous attendait patiemment.&lt;br class='autobr' /&gt;
T'en souviens-tu ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Un cinq septembre, jour de rentr&#233;e, tu es arriv&#233;e toute bronz&#233;e dans une magni&#64257;que robe bleue. Ton regard noir s'est accroch&#233; au mien et plus rien n'existait autour. J'avais six ans et mon angoisse, &lt;br class='autobr' /&gt;
de ce premier jour d'&#233;cole, s'est envol&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tu &#233;tais l&#224;. Et tu ne m'as plus jamais quitt&#233;. Tu t'es gliss&#233;e tranquillement sur le si&#232;ge pr&#232;s du mien, sans un mot, souriante et tellement s&#251;re de toi, d&#233;j&#224;. Autour de nous &#231;a braillait, &#231;a criait, &#231;a racontait les vacances et le plaisir d'en revenir. Le brouhaha de la classe s'est arr&#234;t&#233; d&#232;s l'entr&#233;e de la ma&#238;tresse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous ne savions ni lire, ni &#233;crire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ensemble, nous avons d&#233;couvert ce monde-l&#224;, ensemble, ce mot m'est essentiel, et aujourd'hui l'&#233;motion-souvenir se m&#234;le au g&#226;chis de la suite. La suite, je vais te la raconter telle qu'elle m'a &#233;prouv&#233;e au long de toutes ces ann&#233;es partag&#233;es avant la d&#233;gringolade, jusqu'&#224; l'&#233;parpillement et la d&#233;chirure de nos vieux jours.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je n'&#233;tais pas dou&#233;, tu l'&#233;tais. Tu avais la gr&#226;ce (et tu l'as toujours m&#234;me toute rid&#233;e), l'allure d&#233;termin&#233;e et la vivacit&#233; d'une intelligence curieuse. J'&#233;tais inquiet, encombr&#233; d'un barda de souffrances, d'images de mort et de vide. Un peu gauche, un peu trop maigre, les pens&#233;es embrouill&#233;es. Je ne sais pas ce que tu as per&#231;u de moi quand tu as choisi de me rejoindre, mais ma grisaille int&#233;rieure s'est color&#233;e comme par magie. J'ai vu en toi une belle sorci&#232;re, c'est &#231;a que j'ai ressenti le cinq-septembre &#224; 8 h 30 ce matin-l&#224;. Tu as chamboul&#233; ma petite vie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Notre premi&#232;re ann&#233;e commune du matin jusqu'&#224; la sonnerie du soir. Neuf heures par jour, repas de midi compris, sauf le jeudi vaqu&#233;, journ&#233;e longue et ennuyeuse le premier trimestre. Heureusement, nous avons vite appris &#224; &#233;crire. Ce d&#233;sir-l&#224;, nous l'avions tous les deux. Absent l'un de l'autre, au milieu de la semaine, nous avons ressenti un manque terrible. Et, sans nous le dire, chacun chez soi, nous avons rencontr&#233; le plaisir des mots. Nous &#233;crivions secr&#232;tement, tout, tout ce que nous vivions, avec les pleins, les d&#233;li&#233;s, les mots appris dans la semaine, les fautes d'une dans la semaine, les fautes d'une solitude du jeudi, loin de nous &#233;loigner, consolidait notre lien. Ce jour attendu devenait une source p&#233;tillante. Apprendre, pour nous deux, &#233;tait comme une urgence. Une obligation sans contrainte, un d&#233;sir absolu, une n&#233;cessit&#233;. Nous pensions, sans vraiment l'&#233;laborer, que le monde &lt;br class='autobr' /&gt;
nous appartiendrait d&#232;s que nous saurions lire. Loin l'un de l'autre, on se sentait moins seul avec les mots et chaque jour ressemblait aux jeudis de notre enfance avec la saveur en moins de l'attente.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je cherche ce qui a d&#233;rap&#233;, ce qui nous a fait d&#233;raper.&lt;br class='autobr' /&gt;
Te souviens-tu de notre arriv&#233;e en sixi&#232;me ? La d&#233;couverte d'une autre langue, les changements de salles, de profs chaque heure ou presque ? A force d'&#234;tre ensemble, notre complicit&#233; nous fa&#231;onnait. Mon corps &#233;tait moins gauche, mon regard s'ancrait plus facilement dans celui de l'autre, je me sentais tranquille. Les copains nous appelaient les jumeaux. En cinq ans, tu m'avais &#233;lev&#233; jusqu'&#224; toi. Oui, je t'admirais d&#233;j&#224;. Toi, &#64257;lle unique de parents professeurs, et moi, orphelin, vivant dans une famille d'accueil. Qui aurait pari&#233; sur notre long trajet commun ?&lt;br class='autobr' /&gt;
L'entr&#233;e en seconde, le Bac, la Fac de lettres, les L'entr&#233;e en seconde, le Bac, la Fac de lettres, les devenu. Notre lien amoureux s'est install&#233; naturellement, nous &#233;crivions et vivions notre histoire dans un pr&#233;sent perp&#233;tuel.&lt;br class='autobr' /&gt;
Moi je t'admirais, mais toi, que trouvais-tu en moi ? Un miroir ? La preuve de ton pouvoir ? Je t'ai souvent demand&#233; ce que je t'apportais, mais tu-m'aimais-c'est-tout-y'a-rien-&#224;-ajouter. Alors, je ne rajoutais rien.&lt;br class='autobr' /&gt;
Notre amour, consolid&#233; au gr&#233; des mots, a donn&#233; naissance &#224; notre enfant. Petite &#64257;lle aux yeux noirs, comme les n&#244;tres, elle est arriv&#233;e en silence pour ne pas d&#233;ranger. &#201;trangement belle, &#64257;ne et discr&#232;te, elle n'a rien demand&#233;, juste de s'endormir sur ton ventre &#233;puis&#233;. Tes deux mains ont envelopp&#233; son corps et elle a souri. Ces images, grav&#233;es depuis cinquante ann&#233;es, restent intactes, alors que bien d'autres sont pass&#233;es &#224; la trappe.&lt;br class='autobr' /&gt;
T'en souviens-tu ? Un instant suspendu o&#249; aucun mot n'avait sa place.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette enfant silencieuse, elle l'est rest&#233;e. Notre petite Garance &#233;carquillait les yeux au-del&#224; de nous, souriait paisiblement, dormait toutes ses nuits, m&#234;me quand le tonnerre grondait. Nos amis &#233;taient admiratifs. Ils racontaient la premi&#232;re ann&#233;e des leurs, la fatigue, l'&#233;puisement, l'absence de vie sociale, le d&#233;but des disputes. Pour nous rien de tout &#231;a, au contraire, la m&#234;me entente avec un petit tr&#233;sor &#224; choyer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le long &#64258;euve tranquille s'est transform&#233; en torrent, puis en chutes du Niagara. Inconsolables, nous refusions d'entendre l'&#233;vidence. Garance ne parlera pas, Garance n'&#233;crira pas, Garance ne lira pas. Le diagnostic m&#233;dical &#233;tait tomb&#233;. Quelle violence ! Comment continuer et cicatriser la blessure ? Notre savoir, notre intelligence, notre amour n'&#233;taient d'aucun secours.&lt;br class='autobr' /&gt;
T'en souviens-tu de cette journ&#233;e noire ? De l'h&#244;pital &#224; la maison nous avons d&#233;ambul&#233; tous les trois, la petite entre nous, son visage girouette et notre tristesse en r&#233;ponse. Comment lui expliquer, comment ne pas lui transmettre notre souffrance, comment lui dire qu'elle n'est pas en faute ? Comment supporter d'avoir fait un enfant &#224; mille lieues de notre raison de vivre ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous ne nous sommes pas effondr&#233;s, mais le chagrin s'est incrust&#233;. Garance ressentait sans comprendre. Un soir, elle s'est gliss&#233;e entre nous, a pos&#233; sa t&#234;te sur ma jambe, a attrap&#233; tes mains en te faisant comprendre qu'elle les voulait bien cal&#233;es autour d'elle. Ainsi blottie, elle a souri et s'est endormie. T'en souviens-tu ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Le m&#233;decin avait raison, elle n'a su ni lire, ni &#233;crire. D'&#233;cole ordinaire en &#233;cole sp&#233;ciale, elle a perdu le sourire. &#192; la perte de son sourire, qui illuminait son visage depuis sa naissance, notre complicit&#233; s'est d&#233;lit&#233;e. Je crois que c'est le d&#233;but d'une longue s&#233;rie de silences. Nous ne trouvions plus les mots qui accompagnaient notre vie. Aucun mot ne traduisait ce qui se passait &#224; l'int&#233;rieur de nous, nous &#233;tions perdus.&lt;br class='autobr' /&gt;
Notre Garance nous a abandonn&#233;s un ma trop grande tristesse. Elle n'a plus eu la force. &#201;gar&#233;e par notre silence, notre d&#233;sunion, elle ne se lisait plus dans nos yeux attentifs, elle se sentait dispara&#238;tre. Elle a disparu.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous sommes tomb&#233;s encore plus bas. Nous ne savions pas que c'&#233;tait possible.&lt;br class='autobr' /&gt;
T'en souviens-tu ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour qu'elle vive encore nous nous sommes tus , oui, c'est &#231;a qui s'est pass&#233;. Pour qu'elle ne disparaisse pas compl&#232;tement, pour ne pas l'oublier, nous taire a &#233;t&#233; notre seule solution.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous n'en avons jamais parl&#233;, mais notre complicit&#233; est all&#233;e jusque-l&#224;, jusque dans la douleur. Depuis quarante ann&#233;es, son silence nous accompagne, il me faut le rompre, puisque je ne suis plus. Tu continues sans nous, c'&#233;tait toi la plus forte. Sache que mon amour ne t'a jamais quitt&#233;. l&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Violences conjugales : entre protection et impuissance</title>
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		<dc:subject>Violences conjugales</dc:subject>
		<dc:subject>H&#244;pital</dc:subject>
		<dc:subject>1280</dc:subject>

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&lt;p&gt;Madame A. a &#233;t&#233; hospitalis&#233;e &#224; 34 semaines d'am&#233;norrh&#233;e, pour un soutien &#224; l'investissement de sa grossesse et &#224; la parentalit&#233;. Elle a fait le choix d'&#234;tre admise sous le secret pour ne pas &#234;tre retrouv&#233;e. Elle est en effet victime de violences conjugales physiques, psychologiques et sexuelles (dont est issue la grossesse) de la part de son mari. Elle a d&#233;pos&#233; plainte. Elle arrive &#224; l'h&#244;pital m&#232;re-enfant avec un syndrome de stress post-traumatique aigu se traduisant par un &#233;tat de sid&#233;ration, des insomnies, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Madame A. a &#233;t&#233; hospitalis&#233;e &#224; 34 semaines d'am&#233;norrh&#233;e, pour un soutien &#224; l'investissement de sa grossesse et &#224; la parentalit&#233;. Elle a fait le choix d'&#234;tre admise sous le secret pour ne pas &#234;tre retrouv&#233;e. Elle est en effet victime de violences conjugales physiques, psychologiques et sexuelles (dont est issue la grossesse) de la part de son mari. Elle a d&#233;pos&#233; plainte. Elle arrive &#224; l'h&#244;pital m&#232;re-enfant avec un syndrome de stress post-traumatique aigu se traduisant par un &#233;tat de sid&#233;ration, des insomnies, des cauchemars, des attaques de panique. Elle a peu acc&#232;s &#224; ses &#233;motions. Un examen gyn&#233;cologique est impossible. Sur le plan somatique, sa grossesse est marqu&#233;e par un diab&#232;te gestationnel difficile &#224; &#233;quilibrer et par une an&#233;mie gravidique. Cons&#233;quences suppos&#233;es des violences subies, la grossesse a &#233;t&#233; d&#233;couverte &#224; trois mois et le suivi tardif qui a d&#233;marr&#233; &#224; six mois, peut indiquer un d&#233;faut d'investissement, de celle-ci. Au cours de son hospitalisation, Madame A. a pu cheminer. Elle t&#233;moigne de l'importance, &#224; ses yeux, de l'&#233;change avec d'autres patientes partageant les m&#234;mes traumatismes : &#171; &lt;i&gt;Le moment o&#249; l'on parle de son humeur du jour, &#224; partir de photos est tr&#232;s important, car on sent qu'on n'est plus seule face aux violences. On sent qu'on est ensemble et quand on est ensemble on a la libert&#233; de parler, de dire oui j'ai subi et on prend conscience que ce n'est pas de notre faute. Le groupe de femmes est tr&#232;s aidant&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sein de l'h&#244;pital m&#232;re-enfant, les &#233;ducatrices sp&#233;cialis&#233;es utilisent beaucoup le collectif de femmes comme outil. Le constat est unanime : il est vraiment porteur pour ces patientes souvent tr&#232;s isol&#233;es qui retrouvent l&#224; une &#171; &lt;i&gt;nouvelle famille&lt;/i&gt; &#187;, comme elles aiment la nommer. Ce collectif prend plusieurs formes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le groupe en soutien du sujet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, un groupe de paroles qui r&#233;unit les patientes, une fois par mois, autour d'une th&#233;matique qu'elles ont choisi, le mois pr&#233;c&#233;dent. Elles y &#233;changent leur v&#233;cu, partagent leurs exp&#233;riences, et se transmettent des conseils. Les participantes aiment &#224; rappeler &#244; combien cet atelier entre femmes est important pour elles, leur permettant de s'entraider mutuellement et de se rendre compte que (comme le cite Ad&#233;la&#239;de Bon dans son dernier roman &#171; &lt;i&gt;Une autre petite fille habite sur la banquise&lt;/i&gt; &#187;) : &#171; &lt;i&gt;je ne serai plus jamais seule.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre atelier a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; il y a un peu plus d'un an : F&#233;minit&#233;-sexualit&#233;. Il fonctionne autour d'un jeu de soci&#233;t&#233; (qui peut &#234;tre facilement transmis aux institutions accueillant des femmes &#8211; et des hommes d'ailleurs &#8211; qui le souhaiteraient). M&#234;me si la forme ludique permet aux langues de se d&#233;lier, la violence des v&#233;cus et la dynamique de survie font passer au second plan le fait de &#171; jouer &#187; ou d'&#234;tre ensemble. Il faut donc prendre du temps pour les convaincre de participer. Une fois par mois, les participantes se retrouvent avec comme r&#232;gle du jeu la r&#233;ponse par &#171; vrai &#187; ou &#171; faux &#187; &#224; des questions tr&#232;s simples li&#233;es &#224; leur corps et notamment au droit &#224; en disposer, aux infections sexuellement transmissibles, au cycle menstruel, &#224; la contraception&#8230; Constitu&#233;es en &#233;quipes, les patientes ont soif de gagner la partie. Mais, elles &#233;coutent aussi les r&#233;ponses qui les int&#233;ressent, r&#233;agissent quand &#231;a leur parle ou posent des questions les concernant, en disant raconter l'histoire d'une de leurs amies. Sont &#233;voqu&#233;s des sujets qui peuvent appara&#238;tre comme des &#233;vidences. Mais ces femmes semblent n'avoir aucune conscience de leurs droits, ni des d&#233;marches peu connues &#224; entamer face au viol conjugal, au d&#233;p&#244;t de plainte ou &#224; l'ill&#233;galit&#233; de l'enr&#244;lement dans un r&#233;seau de prostitution&#8230; Revient souvent le sujet de la norme : &#224; quel moment la limite est-elle franchie ? Il n'est pas rare que des entretiens individuels se poursuivent sur des th&#232;mes bien pr&#233;cis aupr&#232;s de la sage-femme avec qui j'anime l'atelier ou de moi-m&#234;me. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais notre travail ne se limite pas &#224; travailler dans les temps collectifs. Nous intervenons aussi dans la relation des victimes avec cet ext&#233;rieur qui peut repr&#233;senter une menace de se faire voir, constituant un enjeu de taille pour elles. Je propose syst&#233;matiquement un accompagnement physique au d&#233;p&#244;t de plainte s'il n'est pas d&#233;j&#224; fait. Souvent, cela devient possible en cours d'hospitalisation, quand tout le travail men&#233; par l'&#233;quipe compos&#233;e de m&#233;decins, psychologues, &#233;ducatrices sp&#233;cialis&#233;es, assistantes sociales, &#233;ducatrices de jeunes enfants, psychomotricienne, sage-femme, infirmi&#232;re, auxiliaires&#8230; a port&#233; ses fruits. Quand la victime a exp&#233;riment&#233; la protection du cadre s&#233;curisant, elle nous sollicite alors pour qu'on l'accompagne. Nous proposons aussi de faire le lien avec une juriste (pr&#233;sente une fois par semaine &#224; l'h&#244;pital) qui lui apportera des informations li&#233;es aux droits, la soutiendra dans les d&#233;marches, l'aidera dans la demande d'ordonnance de protection et pourra poursuivre un suivi avec elle, une fois l'hospitalisation termin&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1669 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L331xH392/capture_d_e_cran_2020-10-14_a_08.58.53-02b27.png?1693569549' width='331' height='392' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Les limites de notre accompagnement &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenons &#224; Madame A. qui souhaitait accueillir son enfant dans les meilleures conditions apr&#232;s l'accouchement, mais s'inqui&#233;tait de la rencontre avec ce dernier. Elle demande &#224; &#234;tre soutenue. En effet, les violences conjugales avaient eu un r&#233;el impact sur le foetus, puis sur le b&#233;b&#233; et sur le lien m&#232;re-enfant. Les m&#233;decins avaient pos&#233; une indication claire d'admission dans notre service de soins de suite post-natal. Mais Madame A. &#233;tait encore mari&#233;e et le temps de la justice est long, quand il s'agit de statuer sur des proc&#233;dures de demande de divorce, d'ordonnance de protection, de mesure d'&#233;loignement. Son mari agresseur &#233;tant d'office le p&#232;re du b&#233;b&#233;, l'h&#244;pital avait obligation l&#233;gale d'informer les deux tuteurs l&#233;gaux de l'hospitalisation d'un b&#233;b&#233;. Ce qui implique que le mari saurait o&#249; se trouvait Madame A. Sachant cela, celle-ci a pr&#233;f&#233;r&#233; retourner dans sa famille. Elle t&#233;moigne &#171; &lt;i&gt;Au d&#233;but et apr&#232;s l'accouchement je ne pensais pas que les violences impacteraient le lien &#224; Rahim. J'ai cru que &#231;a passait. Mais, maintenant tout revient surtout en pr&#233;vision de la confrontation avec le p&#232;re, puis tous les jours Rahim change de traits et il ressemble de plus en plus &#224; son p&#232;re. Cela complique un peu les choses entre moi et mon fils : d'un c&#244;t&#233; je veux le prot&#233;ger mais d'un autre c&#244;t&#233; je vois qu'il ressemble de plus en plus &#224; son p&#232;re. J'esp&#232;re qu'il n'aura pas la m&#234;me attitude que lui. [&#8230;] Parfois, quand je le regarde, je me dis que je suis m&#232;re &#224; temps plein. Ce sont ces moments (bain, t&#233;t&#233;e) durant lesquels je regarde juste mon fils comme une partie de moi. &#192; d'autres moments, j'ai l'impression que je ne suis pas m&#232;re, que je me suis d&#233;tach&#233;e de lui. J'ai senti que j'&#233;tais en s&#233;curit&#233; chez vous, mais il y a juste le truc l&#233;gal, qu'il faut dire au p&#232;re l'hospitalisation alors que vous accueillez des femmes victimes de violences. J'aurais pu prendre le temps de construire un bon lien avec mon fils, s'il n'y avait pas cette obligation juridique. &#199;a a compliqu&#233; les choses pour moi.&lt;/i&gt; &#187; Les pratiques professionnelles protectrices mises en place au sein de l'h&#244;pital (questionnement syst&#233;matique, &#233;valuation du danger, &#233;coute, r&#233;f&#233;rences, suivi psychologique, collectifs, accompagnements ext&#233;rieurs&#8230;) se heurtent au cadre l&#233;gal hospitalier qui ne permet pas la protection de la victime en attente de la d&#233;cision de justice. Ce qui ne permet pas alors &#224; la victime de se lib&#233;rer de l'emprise de la violence conjugale et de soigner les troubles relationnels m&#232;re-b&#233;b&#233;. &#9679;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Cin&#233;ma &#8226; R&#233;sonnances maternelles</title>
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		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Corps hypersexualis&#233;s et corps corset&#233;s se croisent dans ce foyer pour jeunes femmes tenu par des bonnes s&#339;urs. Des adolescentes en difficult&#233;, enceintes ou jeunes m&#232;res, vivent sous l'&#339;il s&#233;v&#232;re d'une m&#232;re sup&#233;rieure. Maternal questionne la maternit&#233; entre d&#233;sir, peur, rejet, attirance et doute. &#171; La maternit&#233; adolescente m'a sembl&#233;e &#234;tre une situation extr&#234;me dans laquelle les sentiments contradictoires, que beaucoup de femmes ressentent et qu'elles n'osent pas avouer, sont plus &#233;vidents &#187;, explique la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1686 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L205xH274/capture_d_e_cran_2020-10-21_a_10.17.31-33420.png?1693569549' width='205' height='274' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Corps hypersexualis&#233;s et corps corset&#233;s se croisent dans ce foyer pour jeunes femmes tenu par des bonnes s&#339;urs. Des adolescentes en difficult&#233;, enceintes ou jeunes m&#232;res, vivent sous l'&#339;il s&#233;v&#232;re d'une m&#232;re sup&#233;rieure. Maternal questionne la maternit&#233; entre d&#233;sir, peur, rejet, attirance et doute.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; &lt;i&gt;La maternit&#233; adolescente m'a sembl&#233;e &#234;tre une situation extr&#234;me dans laquelle les sentiments contradictoires, que beaucoup de femmes ressentent et qu'elles n'osent pas avouer, sont plus &#233;vidents&lt;/i&gt; &#187;, explique la r&#233;alisatrice argentine Maura Delpero. En Argentine, contexte du film, o&#249; l'avortement est interdit, seules les femmes qui en ont les moyens peuvent le pratiquer dans l'ill&#233;galit&#233;. &#171; &lt;i&gt;&#8239;Le droit &#224; un avortement l&#233;gal, s&#251;r et gratuit n'est pas ouvertement clam&#233; dans le film mais vous pouvez le lire entre les lignes&lt;/i&gt; &#187;, affirme-t-elle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle y confronte les grossesses pr&#233;coces des jeunes filles et celles absentes des s&#339;urs. Ce huis clos, sans aucune pr&#233;sence masculine, si ce n'est par procuration via la pr&#233;sence des enfants, semble parfois s'&#233;garer dans la complexit&#233; des relations silencieuses entre ces femmes. &#171; &lt;i&gt;En r&#233;alit&#233;, dans le film, il y a une pr&#233;sence / absence d'hommes en off qui fait tout autant de bruit&lt;/i&gt; &#187;, explique Maura Delpero. Un hors cadre qui r&#233;sonne &#224; l'int&#233;rieur du foyer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aust&#232;re et beau d&#233;cor, ce dernier p&#232;se et prot&#232;ge, enferme et accueille ces destins f&#233;minins qui semblent tous d&#233;termin&#233;s par ces ventres ronds ou vides, ces enfants encombrants, joyeux et/ou en qu&#234;te d'attention. Faire de cette maternit&#233; le centre du film est un choix assum&#233; par la r&#233;alisatrice, quitte &#224; trop y enfermer - encore un enfermement - les personnages f&#233;minins.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Maternal, de Maura Delpero. &lt;br class='autobr' /&gt;
1 h 29. sortie en salles le 7 octobre 2020&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;700&#034; height=&#034;394&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/7hSRsq7QKTY&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Th&#233;&#226;tre &#8226; Le courage d'&#234;tre soi</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Documentaire-o-L-epoque-transitoire</link>
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		<dc:subject>Sexualit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1280</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Comment r&#233;unir ma peau d'homme avec la femme que je suis &#224; l'int&#233;rieur ? &#187;, Comment &#234;tre en ad&#233;quation avec soi ? Laurent, mari&#233;, p&#232;re de deux ados, m&#232;ne, en apparence, une vie conventionnelle. Cependant, son corps n'est pas le bon, c'est &#171; un compromis &#187;. Il se sent Elle. &#171; Mon sexe d'homme est un leurre. &#187; La transidentit&#233; - lorsque la personne s'identifie &#224; un genre qui n'est pas celui assign&#233; &#224; la naissance -, a &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;e en France comme une maladie mentale jusqu'en f&#233;vrier 2010. Elle n'a &#233;t&#233; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1688 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L165xH175/capture_d_e_cran_2020-10-21_a_10.25.42-5c962.png?1693569549' width='165' height='175' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &#171; &lt;i&gt;Comment r&#233;unir ma peau d'homme avec la femme que je suis &#224; l'int&#233;rieur ?&#8239;&lt;/i&gt; &#187;, Comment &#234;tre en ad&#233;quation avec soi ? Laurent, mari&#233;, p&#232;re de deux ados, m&#232;ne, en apparence, une vie conventionnelle. Cependant, son corps n'est pas le bon, c'est &#171; &lt;i&gt;un compromis&#8239;&lt;/i&gt; &#187;. Il se sent Elle. &#171; &lt;i&gt;Mon sexe d'homme est un leurre&lt;/i&gt;. &#187; La transidentit&#233; - lorsque la personne s'identifie &#224; un genre qui n'est pas celui assign&#233; &#224; la naissance -, a &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;e en France comme une maladie mentale jusqu'en f&#233;vrier 2010. Elle n'a &#233;t&#233; retir&#233;e qu'en mai&#8239;2019 de la cat&#233;gorie des troubles mentaux par l'Organisation mondiale de la sant&#233; (OMS) et d&#233;plac&#233;e sous le nom &#171; d'incongruence de genre &#187; dans le chapitre &#171; &lt;i&gt;&#8239;Sant&#233; sexuelle&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_1687 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L185xH161/capture_d_e_cran_2020-10-21_a_10.25.56-c84de.png?1693569549' width='185' height='161' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Point cardinal relate l'itin&#233;raire d'une personne transgenre, m&#234;me si le mot n'est jamais employ&#233;, dans lequel l'on suit Laurent sur le chemin d'une transformation radicale qui a pour certitude de laisser exister la femme qu'il a toujours &#233;t&#233; et convaincre son entourage de l'accepter. S&#233;bastien Desjours, seul face aux spectateurs, donne &#224; entendre et &#224; imaginer les mots du roman de L&#233;onor de R&#233;condo, Point cardinal, qu'il a adapt&#233; pour la sc&#232;ne. Le ton est juste, d&#233;licat, jamais graveleux, vulgaire ou racoleur. Ce r&#233;cit, fragment&#233; en s&#233;quences, narre avec une &#233;criture pr&#233;cise, des mots simples, un style d&#233;pouill&#233;, le difficile chemin de Laurent qui se r&#233;v&#232;le. &#171; &lt;i&gt;&#8239;Je ne vais pas reculer. C'est bien trop tard. J'irai jusqu'au bout. Je suis pr&#234;te.&lt;/i&gt; &#187; Dans un jeu d'ombres et de lumi&#232;res, l'acteur joue de son masculin et de son f&#233;minin, en incarnant avec pudeur et sensibilit&#233;, ce personnage Laurent/Lauren en qu&#234;te d'identit&#233;. &#171; &lt;i&gt;Est-ce que ce que je donne &#224; voir est r&#233;ellement ce que je suis ?&#8239;&lt;/i&gt; &#187; Sans pathos ni trivialit&#233;, cette histoire de transition-m&#233;tamorphose interroge le courage d'&#234;tre soi. Une question universelle.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Point cardinal&lt;/i&gt;, texte L&#233;onor de R&#233;condo, &lt;br class='autobr' /&gt;
Adaptation sc&#233;nique, conception et jeu S&#233;bastien Desjours, &lt;br class='autobr' /&gt;
Du mercredi&#8239;7/10 au 30/12, au Th&#233;&#226;tre de Belleville &#224; Paris. Plus d'infos &lt;a href=&#034;http://www.theatredebelleville.com&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.theatredebelleville.com&lt;/a&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Point cardinal (&#201;d. Sabine Wespieser) a re&#231;u le Prix France Culture T&#233;l&#233;rama du roman des &#233;tudiants 2018&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La sexualit&#233;, le consentement et la loi</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-sexualite-le-consentement-et-la-loi</link>
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		<dc:date>2020-11-02T15:57:13Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Violence</dc:subject>
		<dc:subject>Sexualit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1280</dc:subject>

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&lt;p&gt;La sexualit&#233; d'aujourd'hui est-elle correctement pens&#233;e par le droit fran&#231;ais ? Pendant longtemps, le mariage ritualisait l'entr&#233;e dans la sexualit&#233;. Il validait l'union du couple par le clan familial, la soci&#233;t&#233;, voire l'&#201;glise. C'est ainsi que s'est construit notre droit fran&#231;ais au XIXe si&#232;cle, notamment celui de la &#64257;liation (1). Aujourd'hui, la relation sexuelle est surtout une question priv&#233;e, qui se passe de rituel devant le maire ou le pr&#234;tre. Elle est dict&#233;e par la libert&#233; individuelle et le droit ne (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/80-Paroles-de-juristes" rel="directory"&gt;Paroles de juristes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1280-" rel="tag"&gt;1280&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La sexualit&#233; d'aujourd'hui est-elle correctement pens&#233;e par le droit fran&#231;ais ? Pendant longtemps, le mariage ritualisait l'entr&#233;e dans la sexualit&#233;. Il validait l'union du couple par le clan familial, la soci&#233;t&#233;, voire l'&#201;glise. C'est ainsi que s'est construit notre droit fran&#231;ais au XIXe si&#232;cle, notamment celui de la &#64257;liation (1). Aujourd'hui, la relation sexuelle est surtout une question priv&#233;e, qui se passe de rituel devant le maire ou le pr&#234;tre. Elle est dict&#233;e par la libert&#233; individuelle et le droit ne s'en m&#234;le plus que pour en &#64257;xer les limites.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est dans le Code p&#233;nal que se trouve la liste des interdits que sont l'agression sexuelle et le viol (articles 222-22 et suivants). La relation sexuelle est p&#233;nalis&#233;e si elle est commise avec violence, contrainte, menace ou surprise, c'est-&#224;-dire contre la volont&#233;. Peu &#224; peu, depuis le nouveau Code p&#233;nal de 1992, la loi, suivant une jurisprudence longtemps timide, a &#233;volu&#233; dans le sens du droit de dire non. En 2006, elle a af&#64257;rm&#233; (2) que le viol peut &#234;tre constitu&#233; au sein d'un couple mari&#233;. La digue &#233;tait rompue : le mariage n'emportait plus le droit du mari sur le corps de sa femme. En 2018, la loi a apport&#233; des pr&#233;cisions notamment lorsqu'un lien de domination peut porter atteinte &#224; la s&#233;r&#233;nit&#233; du consentement. &lt;i&gt;Le consentement&lt;/i&gt;&#8230;ce terme n'existe pas dans la loi p&#233;nale. Ce terme a &#233;t&#233; vers&#233; dans l'actualit&#233; par l'ouvrage de Vanessa Springora paru en d&#233;cembre 2019 (&#201;d. Grasset).&lt;br class='autobr' /&gt;
En droit fran&#231;ais, la relation sexuelle est libre. Elle ne peut &#234;tre forc&#233;e physiquement ni psychiquement. Cela semble supposer qu'un consentement soit n&#233;cessaire avant toute relation. Alors que le rituel du mariage est sorti par la porte, celui du consentement pr&#233;alable arrive par la fen&#234;tre entrouverte, aux tentures closes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce concept ne me semble pas adapt&#233; &#224; la sexualit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Que l'on me pardonne ce pr&#233;alable : que chacun, dans le secret de ses frissons, r&#233;&#64258;&#233;chisse &#224; sa sexualit&#233;. Est-il fr&#233;quent que la question du consentement soit pos&#233;e en ces termes ? Le mot consentement appartient essentiellement au registre du droit des contrats, &#233;labor&#233; au XIXe si&#232;cle. L'un propose un bien ou un service ; le contrat est constitu&#233; d&#232;s lors qu'il y a &#171; consentement libre et &#233;clair&#233; &#187;. Cela suppose que l'un propose et que l'autre consente. Emprunt&#233; au droit des contrats, ce concept fait du corps un bien et de la sexualit&#233; un service rendu au demandeur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce n'est pas ainsi que la sexualit&#233; se passe. Le consentement ne donne aucun droit sur le corps de l'autre. La sexualit&#233; rel&#232;ve d'un &lt;i&gt;accord permanent&lt;/i&gt; tout au long de l'acte et donne &#224; chacun le droit d'arr&#234;ter &#224; tout moment ou de refuser certaines caresses.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le consentement &#224; un bien suppose l'&#233;clairage pr&#233;alable du co-contractant, qui doit en conna&#238;tre exactement tous les &#233;l&#233;ments. Ce concept a le m&#233;rite d'exiger que chaque partenaire ait la maturit&#233; physique et psychique pour ressentir du d&#233;sir et du plaisir, ce qui exclut les enfants, mais interroge sur le premier rapport. Conna&#238;t-on par avance un acte fait de plaisir et de d&#233;sir ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Si une man&#339;uvre dite &#171; dolosive &#187; peut faire annuler un contrat, la s&#233;duction est-elle une man&#339;uvre immorale ? La drague emporte-t-elle consentement &#224; la sexualit&#233; ? Est-ce le r&#244;le du magistrat de v&#233;ri&#64257;er si chacun des partenaires &#233;tait dans la m&#234;me attente ? Le consentement est-il vici&#233; si l'un attend une relation amoureuse construite, et l'autre l'aventure d'un soir ? En un mot, est-ce bien le r&#244;le et la comp&#233;tence des magistrats de s'occuper de cela ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_1715 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH325/capture_d_e_cran_2020-10-26_a_16.34.52-6ca41.png?1693480367' width='500' height='325' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Prenons le cas de deux adolescents s'initiant &#224; leur premi&#232;re relation. Maladroit, pas du tout &#224; l'aise &#224; l'id&#233;e de proposer un pr&#233;servatif, l'un d'eux peut penser un peu pr&#233;matur&#233;ment que l'autre d&#233;sire comme lui une relation sexuelle alors que l'autre, dans son immaturit&#233;, ne voulait qu'un bisou. Ou une relation tendre. En tout cas, pas cette relation-l&#224;. Si l'un&#183;e est heureux&#183;se de sa premi&#232;re exp&#233;rience ; l'autre peut avoir un &lt;i&gt;ressenti&lt;/i&gt; de viol, parce que la relation n'ob&#233;issait pas &#224; son d&#233;sir, &#224; son imaginaire inexprim&#233;. Le premier n'est pas coupable car il n'a pas eu l'&lt;i&gt;intention&lt;/i&gt; de forcer l'autre ; il est responsable d'absence d'&lt;i&gt;attention&lt;/i&gt; &#224; l'autre. Par une relation forc&#233;e ou v&#233;cue comme forc&#233;e, l'acte qui se veut le plus &#233;panouissant peut basculer dans le crime. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le droit fran&#231;ais ne sait pas traiter les questions relatives au plaisir sexuel. Aujourd'hui, il est fait r&#233;f&#233;rence au droit des contrats pour initier, par le consentement, un nouveau rituel pour commencer un rapport. Les histoires salaces v&#233;hiculent aujourd'hui encore l'id&#233;e que la femme serait toujours un peu consentante, et que l'homme devrait la &#171; d&#233;niaiser &#187;, c'est-&#224;-dire lui faire acc&#233;der &#224; la &#171; connaissance &#187;. Mais depuis 2010, la femme en couple n'est plus pr&#233;sum&#233;e consentir aux d&#233;sirs de son conjoint. Elle a le droit de ne pas avoir envie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au XIXe si&#232;cle, la femme devait prouver qu'elle ne voulait pas le rapport sexuel au point de s'&#234;tre d&#233;battue. En 1 892, la Cour de cassation avait jug&#233; qu'une femme handicap&#233;e mentale, qui n'avait pas conscience de l'acte subi, n'avait pas &#233;t&#233; viol&#233;e car elle n'avait pas montr&#233; son refus. Depuis lors, que de chemin parcouru.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'actualit&#233;, notamment avec l'ouvrage de Vanessa Springora, t&#233;moigne de l'acuit&#233; de la question, et interroge sur les relations d'emprise. Elle soul&#232;ve les rideaux d'alc&#244;ves sordides aux r&#233;cits id&#233;alis&#233;s. Tiraill&#233;s entre deux injonctions, la sexualisation de leur corps et l'urgence de porter plainte, les jeunes cherchent de nouveaux rep&#232;res. La pornographie, transf&#233;r&#233;e de t&#233;l&#233;phone en t&#233;l&#233;phone, parfois m&#234;me aux jeunes enfants, v&#233;hicule l'image d'une violence extr&#234;me dominant/domin&#233;, loin de relations sereines o&#249; le respect mutuel et l'&#233;coute de l'autre seraient la r&#232;gle. Qu'en est-il de l'action des pouvoirs publics sur la prostitution, quand on compte 6 000 &#224; 7 000 prostitu&#233;-e-s mineur-e-s en France aujourd'hui ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Le temps est venu d'installer la tendresse au c&#339;ur de la relation. Limiter l'approche de la sexualit&#233; &#224; son encadrement p&#233;nal, c'est ne l'appr&#233;hender qu'en termes n&#233;gatifs. Beaucoup de jeunes hommes expriment la crainte de se voir assigner en justice apr&#232;s une relation sexuelle. Il revient &#224; l'&#233;ducation de transmettre qu'en &#233;coutant leur partenaire, et en recherchant l'&#233;panouissement par les plaisirs partag&#233;s, ils ne risquent rien d'autre que la joie. Car l'&#233;panouissement par la sexualit&#233; rel&#232;ve de l'apprentissage et de la transmission.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Code civil dispose que les couples mari&#233;s se doivent mutuellement &#64257;d&#233;lit&#233;, secours et assistance ; imaginons qu'un jour il d&#233;cidera que les couples se doivent respect, &#233;coute et tendresse partag&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) L'enfant n&#233; d'un couple mari&#233; a pour p&#232;re le mari.&lt;br class='autobr' /&gt;
(2)Loi du 4 avril 2006 renfor&#231;ant la pr&#233;vention et la r&#233;pression des violences au sein du couple ou commises contre les mineurs.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Faire conflit, un acte politique pour d&#233;velopper la coop&#233;ration</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Faire-conflit-un-acte-politique-pour-developper-la-cooperation</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1280</dc:subject>

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&lt;p&gt;Les managers et les &#233;quipes sont &#224; un moment o&#249; faire conflit est le levier d'action pour mieux travailler ensemble. &lt;br class='autobr' /&gt;
La crise de notre mod&#232;le a mis le focus sur le &#171; principe de globalit&#233; &#187; de notre monde : quand un syst&#232;me est perturb&#233;, cette perturbation retentit sur les syst&#232;mes coexistants, leurs &#233;l&#233;ments se combinent, se contrarient parfois. Lorsqu'on cherche &#224; trouver des solutions, notre analyse est souvent lin&#233;aire, une cause &#8211; un effet, s&#233;parant les &#233;l&#233;ments sans les relier, alors que la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les managers et les &#233;quipes sont &#224; un moment o&#249; faire conflit est le levier d'action pour mieux travailler ensemble.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La crise de notre mod&#232;le a mis le focus sur le &#171; principe de globalit&#233; &#187; de notre monde : quand un syst&#232;me est perturb&#233;, cette perturbation retentit sur les syst&#232;mes coexistants, leurs &#233;l&#233;ments se combinent, se contrarient parfois. Lorsqu'on cherche &#224; trouver des solutions, notre analyse est souvent lin&#233;aire, une cause &#8211; un effet, s&#233;parant les &#233;l&#233;ments sans les relier, alors que la solution r&#233;side plus s&#251;rement dans la prise en compte de la complexit&#233; faite d'interd&#233;pendances. Il en va de m&#234;me dans le syst&#232;me-&#233;quipe de travail. Lorsque l'&#233;quipe dysfonctionne, se pose la question de coop&#233;rer dans la complexit&#233;. Et si pour mieux travailler nous recherchions de la fraternit&#233; en explorant nos diff&#233;rences ? Allons-y ! Nous sommes des &#234;tres humains p&#233;tris de paradoxes : nous revendiquons les diff&#233;rences comme des richesses et parall&#232;lement nous &#233;prouvons des difficult&#233;s dans les relations aux autres. Le travail en &#233;quipe n&#233;cessite de &#171; faire avec &#187; l'alt&#233;rit&#233;. Ce n'est pas toujours &#233;vident. Parfois, des peurs se d&#233;clenchent, li&#233;es &#224; un danger r&#233;el, exag&#233;r&#233; ou imaginaire, en &#233;cho &#224; notre histoire. Elles se renforcent par manque de connaissance et de reconnaissance mutuelle. Elles se transforment en violence contre les autres : jugement, mise sous pression, rejet, r&#233;bellion. Elles peuvent aussi devenir violence contre soi : d&#233;sengagement, soumission, auto- d&#233;pr&#233;ciation, &#233;puisement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces diff&#233;rentes formes de violence, la norme sociale de bienveillance et la loyaut&#233; &#233;rig&#233;es en dogme emp&#234;chent finalement la coop&#233;ration. Ainsi, une personne qui craint que des informations lui soient cach&#233;es, se sent mise &#224; l'&#233;cart. Elle se montre hypercontr&#244;lante, tente de s'abriter derri&#232;re une &#187; remont&#233;e d'informations &#187; exag&#233;r&#233;e. Son anxi&#233;t&#233; induit chez ses coll&#232;gues de la m&#233;fiance, l'impression d'&#234;tre &#187; mis sous pression &#187;, qui renforce sa croyance d'&#234;tre &#233;cart&#233;e. Les modalit&#233;s organisationnelles en plateformes, porteuses de complexification, peuvent &#233;galement g&#233;n&#233;rer des craintes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; ces difficult&#233;s, on &#171; arrondit les angles &#187;, &#171; le temps fera les choses &#187;. D&#232;s lors l'&#233;quipe fonctionne &#171; &#224; merveille &#187; sur des sujets sans risque. Par exemple, cette structure m&#233;dico-sociale o&#249; les managers se succ&#232;dent, sans r&#233;sister &#224; l'&#233;quipe qui a &#171; pris le pouvoir &#187;. Personne ne nie le probl&#232;me, en m&#234;me temps personne n'y rem&#233;die vraiment. La Direction rappelle r&#233;guli&#232;rement le cadre, les r&#232;gles et les attendus. En apportant des rem&#232;des au sympt&#244;me, l'impression de tourner en rond est forte. Une rustine est coll&#233;e. Le vrai probl&#232;me n'est pas trait&#233; et les violences perdurent : la Direction &#171; met la pression &#187; pour atteindre les objectifs, les professionnels se cachent derri&#232;re une apparente confiance mutuelle, multiplient les violences verbales, le non-respect du cadre. Chacun s'ancre dans ses rigidit&#233;s. Que faire alors ? Relever un nouveau d&#233;fi : d&#233;passer l'illusion de l'harmonie et faire conflit ! Puisque tout ou presque nous am&#232;ne &#224; nous confronter, le conflit est sain, n&#233;cessaire. Il fait partie de la vie &#233;motionnelle des groupes avec la diversit&#233; des personnes, des opinions et des comp&#233;tences. La confusion entre violence et conflit emp&#234;che d'agir collectivement car le conflit renvoie &#224; la peur que l'autre nous fasse violence. Nier la conflictualit&#233; en cherchant toujours l'harmonie, revient &#224; emp&#234;cher la coop&#233;ration et l'apprentissage du conflit. C'est la violence qui est inacceptable, pas le conflit. Faire conflit, c'est explorer les diff&#233;rences pour devenir plus lucide et plus conscient des obstacles et des peurs, pour justement sortir des violences. D&#233;cider de &#187; faire conflit &#187; quand les &#233;quipes dysfonctionnent et souffrent, se r&#233;v&#232;le alors &#234;tre un acte de management courageux. C'est prendre le risque de relations sinc&#232;res, renoncer &#224; une certaine tranquillit&#233;, sans savoir ce qui va se dire, s'&#233;prouver dans le groupe, ainsi permettre &#224; chacun de dire sa r&#233;alit&#233; d'une situation. Dans cette prise en compte de la vie &#233;motionnelle de l'&#233;quipe, il y a remise en cause du triptyque manag&#233;rial &#171; planification, organisation, contr&#244;le &#187;. Bien-s&#251;r le manager qui initie ce dispositif ne r&#233;glera pas toute la complexit&#233; collective. Le manager n'est pas tout-puissant, il choisit plut&#244;t d'explorer de nouvelles marges afin d'&#233;viter des r&#233;ponses toutes faites qui viendraient de trop de verticalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dispositif dit &#171; intervention en Th&#233;rapie Sociale &#187; est une approche transdisciplinaire pour laquelle &#171; &lt;i&gt;La fraternit&#233; inclut le conflit&lt;/i&gt; &#187;. L'&#233;quipe est accompagn&#233;e dans un processus pas-&#224;-pas o&#249; chaque participant va partager sa r&#233;alit&#233;. Au d&#233;but, chacun porte un &#171; masque social &#187;, puis les peurs se disent, une confiance s'installe, les souffrances se partagent, chacun peut exprimer ce qu'il vit concr&#232;tement dans l'&#233;quipe : &#171; &lt;i&gt;je me sens &#224; part&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;c'est toujours moi qui l'ouvre&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;&#231;a fait des mois que je le dis &lt;/i&gt; &#187;. Les personnes se rencontrent dans leurs diff&#233;rences et gr&#226;ce au dialogue vont explorer la complexit&#233; de leurs relations. Elles vont regarder leurs a priori, leurs suppositions. C'est un chemin pour sortir du pi&#232;ge de s'accuser les uns des autres. Le conflit appara&#238;t au moment o&#249; chacun sent que les probl&#232;mes viennent le plus souvent de sa fa&#231;on de s'accrocher &#224; ses opinions, ses repr&#233;sentations. Ce processus est organique, on sent que sa pens&#233;e est participative. Quand les peurs sont calm&#233;es, les attitudes sont moins r&#233;actives et plus cr&#233;atives. On accepte de se montrer aux autres tels qu'on est. On se r&#233;approprie les probl&#233;matiques, on retrouve un pouvoir agir. C'est l'&#233;tape de responsabilisation qui ouvre une discussion pour d&#233;cider ensemble d'actions &#224; venir. Parfois on trouve juste un petit d&#233;nominateur commun. Il n'y a pas de magie. Mais la reprise en mains par les professionnels est puissante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1668 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L350xH424/capture_d_e_cran_2020-10-14_a_08.26.40-7506f.png?1693569550' width='350' height='424' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Par exemple, ce Sessad dont l'&#233;quipe est issue de deux sources, suite &#224; une fusion-absorption, &#233;loign&#233;es dans leur fa&#231;on de travailler et de penser les accompagnements. Chacune d&#233;fend son point de vue, et se cantonne dans &#171; c'est comme &#231;a et pas autrement &#187;. La Direction &#233;labore avec un intervenant un dispositif de th&#233;rapie sociale dont l'objectif est de &#171; Travailler de fa&#231;on plus confi ante et plus fluide ensemble &#187;. Au cours d'ateliers, les personnes partagent leurs souffrances et leurs visions de ce qui leur pose probl&#232;me. Les peurs s'apaisent, les violences sont suspendues. La responsabilisation est alors possible et des engagements motivants sont pris au service de plus de confiance et de plus de fluidit&#233; dans le collectif de travail. On se sent compris et &#224; sa place. La confiance ainsi restaur&#233;e permet de se reconna&#238;tre plus en tant que coll&#232;gues et moins comme adversaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le processus de th&#233;rapie sociale contribue &#224; cr&#233;er des &#233;quipes et des organisations apprenantes dans lesquelles chacun s'enrichit des autres. Chacun se sent devenir partie prenante d'une intelligence collective et gr&#226;ce &#224; davantage de compr&#233;hension, le collectif d'individus devient une &#233;quipe. L'enjeu est d'instaurer la conflictualit&#233; comme outil de maintenance p&#233;riodique de l'&#233;quipe pour &lt;i&gt;faire &#233;quipe &lt;/i&gt; durablement, soit favoriser la coop&#233;ration dans une approche pr&#233;ventive soit rem&#233;dier aux difficult&#233;s dans une approche curative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Assumer de faire conflit, c'est contribuer &#224; la transformation d'un syst&#232;me de management dans lequel la verticalit&#233; des d&#233;cisions cr&#233;e trop de rigidit&#233;s. La conviction &#224; d&#233;fendre est celle d'une vision du monde plus ouverte, plus libre en paroles et en liens. Ensemble, les managers et les &#233;quipes peuvent construire leur coop&#233;ration pour retrouver motivation et puissance d'agir. &#9679;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#192; lire : Bien vivre avec les autres - Charles Rojzman - Larousse&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;loge du conflit - Miguel Benasayag et Ang&#233;lique del Rey - La d&#233;couverte&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Protection de l'enfance &#8226; Les bons c&#244;t&#233;s du confinement</title>
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		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
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&lt;p&gt;Contre toute attente, la p&#233;riode de confinement, redout&#233;e par les professionnels, s'est r&#233;v&#233;l&#233;e plut&#244;t b&#233;n&#233;fique pour les enfants plac&#233;s en &#233;tablissements, remettant en question les modalit&#233;s de prise en charge. &lt;br class='autobr' /&gt;
En mars dernier, l'annonce du confinement a affol&#233; les &#233;quipes &#233;ducatives des internats, rest&#233;es confin&#233;es 7 jours sur 7 avec les enfants ou les ados dans une vie collective quasi-permanente, sans &#233;cole, sans sorties, sans visites aux parents. &#171; Nous avions peur que &#231;a explose &#187;, &#233;voque Pauline (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Contre toute attente, la p&#233;riode de confinement, redout&#233;e par les professionnels, s'est r&#233;v&#233;l&#233;e plut&#244;t b&#233;n&#233;fique pour les enfants plac&#233;s en &#233;tablissements, remettant en question les modalit&#233;s de prise en charge.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En mars dernier, l'annonce du confinement a affol&#233; les &#233;quipes &#233;ducatives des internats, rest&#233;es confin&#233;es 7 jours sur 7 avec les enfants ou les ados dans une vie collective quasi-permanente, sans &#233;cole, sans sorties, sans visites aux parents. &#171; &lt;i&gt;Nous avions peur que &#231;a explose&lt;/i&gt; &#187;, &#233;voque Pauline Calloud, directrice de la maison d'enfants &#224; caract&#232;re social (Mecs) Chaudan &#224; Albertville (Savoie). Des craintes partag&#233;es en milieu ouvert. Or la catastrophe n'a pas eu lieu. Bien au contraire. Les internats ont instaur&#233; de nouveaux rythmes, alternant activit&#233;s scolaires et de loisirs. &#171; &lt;i&gt;Il a fait beau, les groupes &#233;taient beaucoup dehors, il y avait moins de pression, moins d'intervenants, pas de rendez-vous ext&#233;rieurs et un meilleur respect des rythmes des enfants qui se sont beaucoup apais&#233;s&lt;/i&gt; &#187;, poursuit Pauline Calloud. &#171; &lt;i&gt;Le fait d'&#234;tre moins happ&#233; par l'environnement ext&#233;rieur a permis de &#171; refaire maison &#187; autour des besoins fondamentaux&lt;/i&gt;, abonde Jean-Fran&#231;ois Dietlin, directeur de la Mecs Saint-Benoit &#224; Annecy (Haute-Savoie). &lt;i&gt;Le lien de confiance s'est renforc&#233;, les jeunes ont eu des relations plus d&#233;tendues avec davantage d'entraide&lt;/i&gt; &#187; De nombreux t&#233;moignages de directeurs d'&#233;tablissements, repris dans un &lt;a href=&#034;https://onpe.gouv.fr/system/files/publication/20200505_premieres_observations_gestion_crise_sanitaire_protection_enfance_onpe_1.pdf&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;rapport de l'Observatoire national de la protection de l'enfance (ONPE),&lt;/a&gt; publi&#233; en mai, &#233;voquent &#171; &lt;i&gt;l'apaisement des enfants sur le plan affectif. Des enfants qui n'&#233;taient plus ballot&#233;s d'un endroit &#224; l'autre et vivaient &#224; leur rythme dans un contexte prot&#233;g&#233;&lt;/i&gt; &#187;. &#171; &lt;i&gt; Le confinement cr&#233;&#233; une stabilit&#233; de leur environnement, favorable aux enfants avec des troubles de l'attachement&lt;/i&gt; &#187;, poursuit le rapport et il les rend &#171; &lt;i&gt;plus disponibles pour le travail psychique et &#233;ducatif. &lt;/i&gt; &#187; M&#234;me constat pour les professionnels de pouponni&#232;res de l'Aide sociale &#224; l'enfance (Ase) sur &lt;a href=&#034;https://www.programmepegase.fr/blog&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;le blog P&#233;gase&lt;/a&gt;, tenu pendant le confinement et rendu public. &#171; &lt;i&gt;Il faudrait investiguer sur les raisons de ce mieux-&#234;tre,&lt;/i&gt; estime Fabienne Quiriau, directrice g&#233;n&#233;rale de la Cnape. &lt;i&gt;Est-ce le fait de ne plus voir leurs parents ? De ne plus aller &#224; l'&#233;cole ? D'avoir des &#233;ducateurs plus disponibles ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des parents investis&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En foyer, le r&#244;le de ces derniers a certes &#233;t&#233; essentiel pendant cette p&#233;riode. Seuls &#224; bord, ils ont d&#251; g&#233;rer la vie quotidienne, la scolarit&#233;, l'animation, les temps individuels et les &#171; visios &#187; avec les parents. Heureusement les &#233;quipes ont obtenu des renforts de professionnels d'autres services, de b&#233;n&#233;voles, d'enseignants de l'&#201;ducation nationale. &#171; &lt;i&gt;Nous avions trois adultes pour huit enfants, plus les b&#233;n&#233;voles &lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;cise Jean-Fran&#231;ois Dietlin. Dans ces conditions, lib&#233;r&#233;s du travail administratif et des contraintes ext&#233;rieures, les &#233;ducateurs ont pu se consacrer au c&#339;ur de leur m&#233;tier : l'&#233;ducatif dans la continuit&#233;. Et ils avaient carte blanche pour les animations : Escape Game, &#233;preuves sportives, cabanes&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Les droits de visite et d'h&#233;bergement &#233;tant suspendus, les relations avec les parents &#233;taient maintenues via les &#233;crans, ce qui, l&#224; encore, a &#233;t&#233; plut&#244;t bien v&#233;cu. &#171; L'&#233;cran prot&#232;ge de l'intrusion de certains parents &#187; ; &#171; &lt;i&gt;l'enfant les voit bouger, parler et ne Conserve que les bonnes choses&lt;/i&gt; &#187;, t&#233;moigne P&#233;gase. &#171; &lt;i&gt;Cela &#233;vite des retours de week-ends difficiles lorsque les parents sont oppos&#233;s au placement&lt;/i&gt;, abonde Jean-Fran&#231;ois Dietlin. &lt;i&gt;Nous n'avons pas eu de fugue pendant la p&#233;riode, ce qui constitue un indicateur de cette s&#233;r&#233;nit&#233;. La s&#233;paration &#233;tait impos&#233;e de l'ext&#233;rieur ce qui a &#233;vit&#233; aux enfants d'&#234;tre pris dans un conflit de loyaut&#233;. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En milieu ouvert, pour les enfants confin&#233;s en famille et b&#233;n&#233;ficiant d'interventions &#224; domicile, les choses se sont aussi plut&#244;t bien pass&#233;es. Selon l'ONPE, des professionnels ont d&#233;couvert &#171; &lt;i&gt;des comp&#233;tences inattendues chez certains parents &lt;/i&gt; &#187;, mobilis&#233;s par exemple autour de la continuit&#233; p&#233;dagogique. Ils &#233;changeaient volontiers sur les pr&#233;occupations du quotidien, sollicitaient des conseils et le travail &#233;ducatif a parfois mieux avanc&#233; que d'ordinaire. &#171; &lt;i&gt;Les rendez-vous en visio ou par t&#233;l&#233;phone ont permis des contacts plus fr&#233;quents avec eux et une relation plus confiante&lt;/i&gt; &#187;, confirme Fabienne Quiriau. Les retours en famille d&#233;cid&#233;s en d&#233;but de confinement se sont bien d&#233;roul&#233;s avec un meilleur investissement de la fonction parentale. Ces observations m&#233;riteraient toutefois d'&#234;tre &#233;tay&#233;es par le point de vue des enfants. &#171; &lt;i&gt; En tout cas il n'y pas eu d'afflux massif de signalements pendant le confinement et m&#234;me moins que d'habitude, sans que nous puissions vraiment l'expliquer&lt;/i&gt;, observe Fabienne Quiriau. &lt;i&gt;Peut-&#234;tre est-ce li&#233; &#224; l'activit&#233; des cellules d&#233;partementales de recueil, de traitement et d'&#233;valuation (CRIP) ou &#224; l'arr&#234;t des signalements de l'&#233;cole.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste maintenant &#224; tirer les le&#231;ons de cette p&#233;riode. Selon l'ONPE, ces constats doivent &#171; &lt;i&gt;r&#233;interroger les modes de prise en charge en protection de l'enfance qui apparaissent trop morcel&#233;s, peut-&#234;tre trop intenses et se caler davantage sur les besoins fondamentaux des enfants&lt;/i&gt; &#187;. La Mecs Saint-Beno&#238;t par exemple souhaite &#171; &lt;i&gt;limiter les intervenants ext&#233;rieurs et l'inflation des rendez-vous pour les jeunes.&lt;/i&gt; &#187; Une question &#224; travailler avec le d&#233;partement et les familles. &#192; la Mecs du Chaudan, &#171; &lt;i&gt; un groupe de travail r&#233;fl&#233;chit &#224; transformer le foyer en v&#233;ritable lieu de vie, en proposant par exemple des activit&#233;s sur place plut&#244;t qu'&#224; l'ext&#233;rieur.&lt;/i&gt; &#187; Lorsque des retours en famille se sont bien pass&#233;s pendant le confinement, certains directeurs &#171; &lt;i&gt;s'interrogent sur des nouvelles modalit&#233;s de travail et remettent en question les mesures de placement total &lt;/i&gt; &#187;, rapporte l'ONPE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1666 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH354/capture_d_e_cran_2020-10-13_a_14.19.26-9bc65.png?1693569550' width='500' height='354' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Quant aux outils de visioconf&#233;rence d&#233;couverts pendant le confinement, la plupart des &#233;tablissements souhaitent continuer &#224; les utiliser : &#171; &lt;i&gt;Au moins pour les r&#233;unions d'&#233;quipe et pour certains rendez-vous avec les familles&lt;/i&gt; &#187;, indique Pauline Calloud. La Mecs Saint-Beno&#238;t l'envisage aussi pour des r&#233;unions de synth&#232;se qui se d&#233;roulent &#224; l'autre bout du d&#233;partement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;finitive, la crise sanitaire a mis &#224; l'&#233;preuve la protection de l'enfance, r&#233;v&#233;l&#233; ses forces et ses faiblesses. &#171; &lt;i&gt;Quand les &#233;tablissements fonctionnaient bien, en termes d'organisation du travail, de management, de relations avec les tutelles, avec les familles, le confinement s'est bien pass&#233;. Mais pour ceux d&#233;j&#224; en difficult&#233;, il n'a pas d&#251; arranger les choses&lt;/i&gt; &#187;, souligne Fabienne Quiriau. La crise a r&#233;v&#233;l&#233; les immenses capacit&#233;s des &#233;quipes, l'importance d'avoir du personnel en nombre suffisant et du temps. Elle a mis en &#233;vidence le r&#244;le essentiel du management et doit questionner sur l'organisation du travail, les relations aux magistrats, aux tutelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Mariette Kammerer&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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