21 mai 2013
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Abonnez-vousLes discriminations vont bien, trop bien. Une première procédure groupée a associé un tribunal et le Défenseur des droits. L’école, elle, se voit dotée d’un plan pour en finir avec les stéréotypes de genre. Même la crèche est concernée.
Une triple crise morale, économique et politique secoue le pays, parfois qualifiée de séisme. Celle-ci concerne également les travailleurs sociaux, en première ligne, censés apporter eux aussi des réponses, au moins à l’urgence.
Souvent liée à la rationalisation des budgets, la dévalorisation de l’identité des éducateurs spécialisés modifie significativement le paysage de notre secteur. L’ONES tire le signal d’alarme.
Saturation des dispositifs d’hébergement, inadaptation des solutions proposées à l’évolution des publics à la rue… : nous sommes loin de l’accueil inconditionnel et du principe de continuité de la prise en charge.
Pourquoi un tel déchaînement de passions ? Le fait d’accorder un droit à des couples qui ne l’avaient pas jusqu’à présent justifie-t-il de telles outrances, une telle hystérie ? De quoi sont révélatrices ces tensions sociétales ?
Le délit de racolage est devenu un outil de lutte contre l’immigration clandestine démontre un rapport de la Commission citoyens – justice – police. Il démontre un « harcèlement institutionnalisé » des prostituées chinoises.
Les expulsions de campement roms reprennent de plus belle. Pourtant, en août dernier, une circulaire préconisait un diagnostic individualisé pour chaque personne en vue de proposer des solutions d’accompagnement.
Une mission d’information sur les immigrés âgés est en cours. Elle aboutira à l’été prochain à la publication d’un rapport. Les associations espèrent certaines préconisations.
Indicateur parmi d’autres soulignant la gravité de la situation, le taux de pauvreté des 18-24 ans est de 22,5 % (40 % dans les zones urbaines sensibles) contre 13,5 % dans le reste de la population. Le plan jeunesse va-t-il corriger quoi que ce soit ?
Inefficace et criminogène, la prison rame à contresens. Or, donner plus de sens à la sanction, et surtout de réelles chances de réinsertion, participerait de l’intelligence collective de la société.
L’heure, nous dit le gouvernement, est à la refondation du travail social. Or, savons-nous protéger nos enfants ? Peu après la sombre « affaire Marina », des assises (1600 participants) se sont emparées de la question.
Mensonges et faux-semblants
Lisa Heme
Enfants violés et violentés. Le scandale ignoré
Gérard Lopez