19 juin 2013
Abonnement
Abonnez-vousAlors que les premiers séjours de la saison 2013 ont débuté, APF Évasion fait le constat alarmant qu’il manque encore plus de 800 accompagnateurs bénévoles, notamment masculins !
La situation devient désormais préoccupante pour un certain nombre de vacanciers en situation de handicap qui ont d’ores et déjà réservés leur séjour et qui, faute de bénévoles, pourraient être privés de vacances !
Pour que cette situation ne se produise pas, APF Évasion lance un appel à toute personne de plus de 18 ans, dynamique et disponible deux à trois semaines cet été, pour accompagner une personne en situation de handicap.
La délégation sénatoriale à la prospective a organisé le 30 mai une journée de réflexion consacrée à « l’égalité des chances à donner aux adolescents issus des quartiers fragiles de nos villes ». Deux préconisations y ont été approfondies : d’une part, mobiliser « l’indispensable devoir de mémoire afin de conforter l’élaboration de repères historiques et culturels communs » ; d’autre part, prendre en compte « le rôle paradoxal de l’emploi, tout à la fois structurant pour les familles et pour l’insertion des jeunes, mais aussi porteur de déstructurations quand il est pratiqué en horaires décalés et atypiques, notamment par les mères chefs de foyers monoparentaux ».
Un ouvrage historique commun à la France et aux différents pays autrefois impliqués dans le processus de décolonisation a été évoqué, de même que la valorisation de l’enseignement de la langue arabe. Un changement de regard a été suggéré, « qui permettrait de mieux valoriser certaines professions et d’accompagner, avec davantage d’humanité et d’écoute, les jeunes résidents des quartiers sensibles vers l’âge adulte ».
La question de l’activité professionnelle, elle, a été examinée sous plusieurs facettes : accès à l’emploi — pour les parents ou pour les jeunes —, notamment par le biais de l’intérim ; détresse économique et sociale des mères isolées « dont on ne dénonce pas suffisamment qu’elles sont les premières victimes de la crise » ; efficacité trop faible du stage de découverte professionnelle effectué en fin de troisième…
Le collectif Pasde0deconduite est solidaire du mouvement qui s’engage pour le retrait du 3ème plan autisme, dans ses préconisations actuelles.
Chacun reconnaît qu’en France un retard a été pris, le manque de structures, signalé par les parents et les professionnels depuis 20 ans, est actuellement criant : bien trop d’enfants atteints de troubles autistiques sont laissés sans prise en charge, ou bien avec une prise en charge très insuffisante, et bien trop tardive. Tant de familles vivent le désarroi immense de voir leur enfant privé de l’aide et du soin que son état nécessite. Au fil des gouvernements successifs, la France n’a pas su développer les services nécessaires, ni généraliser les travaux initiés par quelques pionniers en faveur de ces enfants, pour favoriser leur accueil, leur éducation, leur socialisation et pour prodiguer les soins que leur état appelle, alors qu’ils auguraient d’une amélioration possible de leur prise en charge, de leur vie et du soutien de leurs familles....
L’injustice d’une telle situation en appelait donc à un sursaut. Pourquoi le 3ème plan autisme du gouvernement nous apparaît-il alors comme une réponse consternante face à cette situation ?
Psychologue clinicienne, je travaille dans le cadre d’une recherche sur la place des aînés (grands-parents ou toute personne en âge de l’être) auprès des adolescents, dans les dispositifs éducatifs (dans le cadre de la protection de l’enfance/Protection judiciaire de la jeunesse).
Je pars de ce postulat que la génération des aînés est une ressource pour ces adolescents. C’est une génération qui, selon moi, en principe, dégagé des obligations professionnelles, peut avoir plus de distance sur la vie et peut avoir un rôle actif auprès de ces jeunes. Les représentations communes ont tendance à laisser croire que les jeunes n’apportent pas de crédit à la parole de l’aîné et inversement que les aînés ne comprennent pas les jeunes. Le fossé est-il si grand ? Que fait-on des ponts entre les générations ?
Votre point de vue m’est donc nécessaire. Ainsi, j’ai besoin de premiers éléments pour affiner les hypothèses de travail. L’objectif de ce travail est de passer d’un constat à une réflexion, puis à des propositions au niveau des dispositifs éducatifs. J’ai eu quelques entretiens avec des professionnels à ce sujet.
Si vous êtes intéressé(e) s par cette recherche, merci de me contacter par mail : placedesaineslienado@gmail.com
A la suite, je vous transmettrai un questionnaire.
Morgane Decré
Nous avons en commun avec l’Imprimerie 34, qui édite Lien Social depuis le début un même rapport au monde, le souci de la justice sociale et de l’égalité, le sens de l’engagement et des convictions et la volonté de rester indépendants. Une indépendance qu’il faut parfois chèrement payer. Nous transmettons donc cet avis de soutien à une imprimerie pas comme les autres.
Au mois d’avril dernier, nous avons fêté, avec de nombreux amis et fidèles partenaires, nos 40 ans d’activité et de combats pour l’expression écrite et la survie de notre coopérative. Cependant, comme bien d’autres, nous sommes entrés dans une période de turbulences, liées au contexte ultralibéral qui n’épargne personne, tout au moins parmi ceux qui vivent de leur travail et non de spéculations et de dividendes.
Les secteurs de l’imprimerie et de la presse écrite sont particulièrement touchés par les difficultés économiques, depuis plusieurs années. En ce qui concerne l’imprimerie, le marché clients et les marges subissent les effets d’une conjoncture économique morose. Afin de rentabiliser leurs lourds investissements, certains imprimeurs baissent considérablement leurs tarifs, augmentant la pression de la concurrence pour les petites structures qui doivent déjà répondre à une clientèle exigeante qui impose prix et délais.
De plus, la plupart des marchés publics de la région sont confiés à deux ou trois imprimeries au lieu d’être équitablement répartis, et ne tiennent pas compte du caractère solidaire de notre coopérative. Quant à la presse écrite, elle doit faire face à Internet, et de nombreux journaux sont remplacés par des sites, surtout dans le secteur associatif et culturel.
Pourtant, des voix s’élèvent (cf Appel des 451 paru dans Le Monde en septembre 2012), pour soutenir la communication écrite, le livre et les activités liées aux supports papier, que le numérique peut compléter, mais ne doit pas remplacer.
Face à cette situation, loin de baisser les bras, la Coopérative ouvrière I34 se bat et multiplie les initiatives pour évoluer, s’adapter et maintenir une activité qui contribue à ces objectifs : Son premier atout est de maîtriser l’ensemble de la chaîne graphique de la conception à la finition du produit imprimé (Flash, magazine culturel sur Toulouse), ce qui permet d’offrir à sa clientèle un service complet. Son organisation en coopérative permet d’assurer un travail de qualité à chaque étape de fabrication avec une coordination et une souplesse plus grandes. Sur le plan technique, la coopérative vient d’investir dans du matériel moderne. Ces moyens laissent espérer qu’avec des commandes plus conséquentes, l’avenir nous restera favorable grâce à nos amis et partenaires, qui, nous en sommes sûrs, ne veulent pas nous voir sombrer.
Ainsi, l’aide que nous demandons à tous ceux qui le peuvent est une mobilisation pour nous assurer des commandes régulières, pour eux-mêmes ou pour leurs proches, leurs connaissances, leurs réseaux.
Et dans l’immédiat, pour résoudre de pénibles problèmes de trésorerie, nous faisons également appel à une solidarité financière, par le moyen d’un don, éventuellement d’une avance sur travaux.
Merci d’avance Les coopérateurs d’I34
SCOP I34 - 8, rue de Bagnolet - 31023 Toulouse cedex 1
souscription@imprimerie34.com
Possibilité d’envoyer un chèque ou d’effectuer un virement sur le Crédit Coopératif Toulouse : 42559 00021 21007862804 18
Le 18 juin, le collectif Les Morts de la rue honorera à Paris (place Stalingrad) 251 personnes décédées dans la rue et recensées depuis six mois sur le territoire national. Toutes sont énumérées — la liste n’est malheureusement pas exhaustive — avec parfois quelques détails connus les concernant ; ces personnes ont vécu en moyenne 51 ans, pour une espérance de vie en France de 81, 5 ans.
D’autre part, dans une lettre aux journalistes, l’association s’étonne du fait que les journaux régionaux relaient bien davantage que la presse parisienne les décès de personnes sans domicile sur la voie publique. Y compris les plus dérangeants, précise-t-elle : « Un jeune homme pendu aux grilles d’un musée, ou un homme retrouvé à l’état de squelette dans une tente dans un quartier central de Paris »… Les Morts de la rue interrogent : « Faut-il être le premier mort de l’hiver et aucun autre, pour que la mort de personnes sans-abri intéresse ? » Et de questionner : « Y a-t-il une consigne du secret sur cette question ? S’agit-il de questions de faits divers qui n’intéresseraient pas les lecteurs ? S’agit-il de ligne éditoriale ? »…
L’Île-de-France compte plus de 300 foyers de travailleurs migrants — souvent cachés en périphérie ou dans les zones dites sensibles de la capitale… —, hébergeant plus de 60 000 résidents sur cette seule région. Entre le 1er et le 29 juin, le 5ème festival de cinéma des foyers les rendra un peu plus visibles.
Les sujets abordés, parfois sensibles, seront nombreux : mariages mixtes, situation des femmes, transmission de la culture, etc. Des expos photo, un one man show, un concert (et un ciné-concert), de même que la couverture de trois journées du festival par un radio des foyers étaient prévus. L’accent sera mis sur « un cinéma africain peu connu, peu distribué, des films collectifs, des premières réalisations, des films d’animation ».
Alors que l’actualité sur les migrants est souvent négative et pessimiste, le thème retenu est ici l’amour, « élément essentiel de notre savoir vivre-ensemble ». Depuis la création du festival, 8000 habitants ont fréquenté le festival.
57 908 signataires : le 20 mai, les associations professionnelles de travail social ont déposé devant le Parlement européen une pétition pour une reconnaissance du niveau Licence de leurs diplômes d’État d’éducateur spécialisé (DEES), d’assistant de service social (DEAS), de conseiller en économie sociale et familiale (CESF) ou d’éducateur de jeunes enfants (EJE). Fortes de ces dizaines de milliers de signatures, les associations réclament une rencontre avec la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine.
A la veille de la journée mondiale contre l’homophobie, l’association, fortement mobilisée depuis le mois de septembre 2012 dévoile les premiers éléments de son rapport national 2012-2013 qui sera présenté au Sénat, le 17 mai 2013.
Les chiffres 2013
La ligne d’urgence reçoit 450 appels par mois en moyenne depuis le mois de décembre 2012 (150 appels par mois en moyenne de janvier à novembre 2012).
Le nombre d’appels reste à un niveau extrêmement préoccupant.
Les projections pour mai 2013 dépasseraient les 500 appels faisant de ce mois un pic historique en 10ans de fonctionnement de la ligne d’écoute.
L’association a reçu 1 480 appels en 2012 et 5 950 textos.
La file active de jeunes actuellement en écoute s’élève à 501.
Le profil des jeunes
L’association reçoit énormément d’appels d’adolescents, de plus en plus jeunes, ayant besoin d’être rassurés, victimes d’homophobie de façon indirecte :
Hausse des appels des adolescents confrontés aux paroles homophobes de leurs parents à l’occasion de repas de famille ou de visionnage de reportages télévisés ayant trait au mariage pour tous (+35%)
Hausse des appels des adolescents confrontés aux propos homophobes tenus par leurs pairs collégiens ou lycéens (+40%)
Et récemment : hausse des appels des adolescents mobilisés par leurs parents pour les "manif’ pour tous", avec des témoignages extrêmement poignants.
Le milieu carcéral
L’association fait face aussi à un fort afflux de correspondances de jeunes souhaitant briser l’isolement en milieu carcéral.
Cette hausse se poursuit depuis la signature d’une convention nationale avec le Ministère de la Justice.
Le milieu rural
La part des jeunes résidant en milieu rural augmente fortement (+25%).
L’absence de lieux ressources ou de points d’écoute en milieu rural renforce la sensation d’isolement et conduit à un mal-être grandissant.
La transsexualité
Les jeunes trans ou en questionnement indentitaire trouvent une écoute rassurante et réconfortante auprès de la ligne d’écoute.
L’accueil des jeunes trans est en augmentation constante au Refuge.
L’association qui annonce la création d’un pôle spécifique au sein de ses délégations est confrontées à des demandes de plus en plus importantes d’accompagnement de ces jeunes oubliés par les pouvoirs publics.
Les jeunes originaires de banlieues
La souffrance de ces jeunes, obligés d’adopter des codes vestimentaires différents selon leur présence au Refuge ou en banlieue, est immense.
Là aussi, les appels connaissent une forte augmentation.
Chaque mois, Actifs, le webzine de l’Agefiph, propose un dossier construit autour du portrait d’une personne handicapée et apporte un éclairage sur les thèmes de l’insertion et du maintien dans l’emploi de celles-ci. Dans son numéro 22, la situation de Jean-Claude Sabatier est exposée : victime d’un accident du travail à 51 ans, l’homme est contraint d’abandonner son métier d’électricien. Accompagné par Cap emploi dans sa reconversion professionnelle, après une formation financée par l’Agefiph, il a finalement été embauché en tant que monteur de meubles.
Le 22 avril dernier, deux arrêtés fixaient les dotations régionales relatives aux frais de fonctionnement des établissements et services d’aide par le travail (ESAT) ainsi que les tarifs plafonds, confirmant ainsi les craintes de leur association nationale de directeurs Andicat. « Il s’agit d’une diminution en euros constants des budgets alloués aux ESAT. Alors que les problématiques (troubles psychiques, effets du vieillissement, précarité…) d’un certain nombre de travailleurs d’ESAT sont de plus en plus complexes, les financeurs publics comptent sur l’activité économique pour combler les déficits de financement », s’insurge celle-ci. Et d’enfoncer le clou : « C’est parfaitement contradictoire avec la mission première des ESAT qui est d’accueillir des travailleurs réellement handicapés et de leur assurer une activité professionnelle adaptée à leurs moyens ».
La Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) a lancé en 2012 une opération d’évaluation des réformes qui ont été conduites entre 2004 et 2009 en commençant par les diplômes d’ASS et d’EJE.
Cette année, l’évaluation porte sur l’ensemble des autres diplômes de niveau IV et plus (hors DETISF). Il s’agit d’apprécier les effets de la réingénierie sur le lien emploi/formation/compétences, sur le processus de formation et sur les modalités de certification.
La DGCS souhaite à nouveau y associer très largement tous les acteurs des champs éducatifs, médico-social et social. Pour répondre à l’enquête cliquez ici.
À quoi sert un éducateur de rue ? Plutôt que de donner la parole aux professionnels pour présenter leur mission et leur travail, le conseil général du Val d’Oise a décidé en 2010, par une démarche originale, de recueillir le point de vue des jeunes eux-mêmes. Ces derniers témoignent dans un film d’une dizaine de minutes Regards de jeunes, évoquant, chacun à leur manière, ce que leur éducateur leur a apporté lorsqu’ils étaient en difficulté : une jeune fille a pu trouver un logement et reprendre des études alors qu’elle était jeune maman, un autre a pu échapper à la prison, à l’engrenage de la délinquance, puis par la suite créer son entreprise.