N° 821 | du 14 décembre 2006 | Numéro épuisé

Critiques de livres

Le 14 décembre 2006 | Patricia Delage

Rédiger son mémoire en travail social

Bernard Dobiecki


éd. ESF, 2006 (124 p. ; 19 €) | Commander ce livre

Thème : Écriture

Accompagner, guider et apporter une méthodologie : tels sont les trois grands objectifs poursuivis par ce guide. « … Le professionnel est mis devant l’obligation de produire un écrit, selon certaines règles formelles et méthodologiques, puis d’en présenter les résultats devant un jury constitué à cet effet. C’est évidemment ce qu’on appelle une épreuve, tout à la fois psychologique, physique et intellectuelle. » Cet ouvrage s’inscrit dans la volonté de répondre aux nombreuses questions émanant d’étudiants en travail social. Il propose une liste quasi exhaustive des méthodologies à suivre selon tous les écrits exigés en fin de formation pour obtenir son diplôme. Il s’applique également à expliciter la soutenance et à conseiller pour la prestation orale.

L’auteur s’appuie sur une riche expérience en tant que directeur de mémoire pour faciliter la démarche et la compréhension de la méthodologie qu’il présente. Choix du sujet, formulation des hypothèses, de la problématique, choix du titre, autant d’étapes incontournables et essentielles sont ici détaillées. Le travail de mémoire, pris ici dans les deux sens, n’est jamais innocent. Il conduit à une réflexion qui modifie les représentations. C’est aussi pour beaucoup une façon d’initier de nouvelles études ou recherches plus approfondies, de modifier une pratique professionnelle.

Didactique, illustré, clair, constitué par chapitres courts et spécifiques, ce livre est un petit « bijou » d’aide pédagogique qui sauvera plus d’un étudiant en travail social, même bien assisté d’un directeur de mémoire. Cette « aventure passionnante » qu’est l’écriture du mémoire de fin de formation le sera d’autant plus grâce à cet ouvrage. Pour dépasser les inévitables angoisses de la page blanche, de la recherche d’un sujet ni trop banal ni trop original, pour correspondre aux attentes d’un jury souvent perçu comme un adversaire, donc pour réussir son mémoire.


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