N° 670 | du 19 juin 2003 | Numéro épuisé

Dossiers

Le 19 juin 2003

Quand la musique fait lien

Katia Rouff & Guy Benloulou

Thèmes : Souffrance, Musique

Que ce soit dans les quartiers comme celui de la Goutte d’Or, dans un club de prévention quelque part dans Paris, ou bien auprès de jeunes autistes, ou encore au chevet d’enfants dans le coma, la musique apporte le calme, la joie, la sérénité, le réconfort, du bonheur tout simplement et des soins très concrètement

Les Rencontres musicales de la Goutte d’Or

L’association Enfance et musique a invité les mères et les enfants de ce quartier de Paris à chanter des berceuses dans leur langue. Un moyen pour réinvestir, valoriser et transmettre sa culture d’origine

« Nous devons transmettre et accueillir dans la maison des hommes ceux qui viennent au monde. Ainsi l’art propose-t-il à chaque enfant de se reconnaître en ses formes d’expression les plus diverses (…). Il fait signe avec entrain et pudeur tout à la fois, donne confiance, permet de prendre le risque de la rencontre ». Ce texte de Philippe Mérieu introduit le très beau film qui retrace les rencontres musicales de la Goutte d’Or [1].

Dans le cadre du contrat ville, Enfance et musique a animé pendant trois ans — de 1998 à 2001 — des rencontres musicales entre les mères et les enfants des différentes communautés du quartier de la Goutte d’Or à Paris.
(Lire l’encadré)

L’association a rencontré les parents et leurs enfants ensemble dans les haltes garderies, les écoles, les groupes parents-enfants, les centres de protection maternelle et infantile (PMI) et les groupes d’alphabétisation. « La musique est un autre langage, une autre façon de communiquer par l’échange, le jeu sonore », explique Geneviève Schneider, (lire interview) animatrice du projet « Quand je rencontre une femme qui ne parle pas bien le français, je chante dans sa langue pour qu’elle comprenne le projet ». Dans ce film, les femmes africaines en boubou côtoient les mères arabes, françaises, indiennes… Les enfants soufflent, grattent, tapent… dans divers petits instruments.

Ces familles sont souvent isolées par rapport à leur milieu d’origine, côtoient peu d’Européens en dehors des travailleurs sociaux, du personnel de l’administration et - plus rarement - des instituteurs. Les chansons leur rappellent des souvenirs de leur pays. « Ces femmes et ces hommes de l’immigration ont à transmettre, à dire, à ne pas faire oublier. Ils doivent être aidés dans leur qualité de passeurs », insiste le coordinateur de l’interservice du quartier de la Goutte d’Or. « Si nous ne chantons pas, si nous ne racontons pas des histoires de chez nous, nous oublierons toute notre culture, nous ne pourrons plus rien transmettre à nos enfants », confirme une maman.

Découverte du plaisir de chanter ensemble, d’entrer en relation par la musique ou le jeu sonore quand on ne parle pas la même langue, échange de chansons de différentes cultures… autant de moments rendus possibles par ce projet. Des moments forts qui rendent créatifs pour affronter un quotidien difficile et rester acteur de sa vie.

À la fin de la première année, Enfance et musique a remis aux familles une cassette avec les chansons dans différentes langues enregistrées par les mamans, donnant ainsi du sens au projet que certaines ne comprenaient pas bien. La cassette a accompagné les enfants vers leur première année de maternelle. Diffusé dans les classes, l’enregistrement les a mis en valeur, la voix de leur mère les a sécurisés.

« La chanson touche par le rythme, la mélodie, mais aussi par les paroles parce qu’elle raconte quelque chose. Quand on est capable de traduire ces paroles, on échange sur les rituels, la façon d’élever les enfants, la vie au quotidien », souligne Geneviève Schneider. Dans le film, une maman africaine confirme ces propos en traduisant une chanson, dans laquelle il est question de la place du bébé dans la famille, une occasion de parler de l’éducation. Lorsque les familles arrivent de l’étranger, elles sont coupées de leur pays, de leur famille, du reste de la population du quartier. Trouver du travail, élever les enfants, lutter contre la précarité prend du temps et de l’énergie. Elles en oublient qu’elles ont en elles une richesse qui peut les aider à avancer, à se situer, à transmettre. Un jour où une femme africaine a chanté en arabe et une femme arabe en soninké, Geneviève Schneider a eu l’idée de créer une chorale interculturelle avec les femmes, leurs enfants et les professionnels de la petite enfance du quartier. Pari tenu. La chorale chante dans toutes les langues. « Les femmes qui prennent des cours d’alphabétisation ont pu se rendre compte qu’apprendre un vocabulaire étranger est difficile pour tout le monde », se félicite une formatrice en alphabétisation.

Des rencontres dont chacun est sorti différent : « Il garde en lui comme des petites gouttes d’or qui l’aideront à imaginer des projets autour de l’art et de la culture », évoque Geneviève Schneider. Gouttes d’Or, est d’ailleurs le titre choisi pour le CD [2] qui témoigne des actions d’Enfance et musique dans les quartiers.


Autisme et musique avec la compagnie Turbulences !

La compagnie Turbulences ! propose aux jeunes autistes, psychotiques, au personnel soignant, éducatif et à des artistes de créer des spectacles en commun. Un travail joyeux qui permet la rencontre entre l’autisme et le milieu ordinaire

Studio bleu à Paris. Un studio d’enregistrement où répète la compagnie Turbulences ! [3] Filage avant de se produire le lendemain à Chalon-sur-Saône dans le cadre d’une action menée par l’association Apai et le surlendemain sur le parvis de l’hôtel de ville de Paris pour les journées de l’autisme. La compagnie Turbulences ! rassemble 30 jeunes autistes et psychotiques âgés de 16 à 30 ans. Ces jeunes sont accueillis dans trois hôpitaux de jour, trois instituts médico-éducatifs, un foyer et deux centres d’aide par le travail ou encore sans structure d’accueil. Les membres du personnel soignant et éducatif et un réseau d’artistes complètent la troupe.

Aujourd’hui, les jeunes arrivent par petits groupes, accompagnés de leurs éducateurs ou d’un parent. Retrouvailles avec les amis, effusions, joie. Cet après-midi ils chantent avec la chorale des Sept Tempêtes et le groupe Les Secrets de Diego. Une chorale et un groupe de musiciens du « milieu ordinaire » car, depuis douze ans, le grand pari de la compagnie Turbulences ! est de mélanger jeunes, soignants, éducateurs et artistes pour créer des spectacles en commun.

Un grand groupe se forme et chacun prend sa place, se concentre, échauffe sa voix, réalise quelques vocalises, sous la houlette de Marjolaine Ott, chef de chœur de la chorale des Sept Tempêtes. La jeune femme brune frappe un petit coup avec le diapason sur sa jambe, le porte à son oreille, donne le ton. Concentration, discipline, chants de sons plus que de paroles et même canons impeccables. « Impressionnant pour une première fois et pour des jeunes qui ont peur du changement », souffle un membre de la chorale. Le groupe chante ensuite un très beau chant géorgien et finit par « Couleur café », de Serge Gainsbourg. Les yeux brillent. L’énergie et la joie circulent.

Les jeunes répètent maintenant avec Les Secrets de Diego, un groupe de chanson rock. Ces musiciens se produisent sur scène dans le cadre des journées de l’autisme et ont invité les Turbulents à se joindre à eux pour une chanson « La maison de rêve ». Ils ont déjà répété ensemble quelques fois. Une batteuse, un guitariste, un pianiste, un bassiste et Élie Abécéra le chanteur du groupe se mettent en place. La chanson parle d’un rêve, Élie Abécéra incite chacun à chanter doucement, justement parce qu’il s’agit d’un rêve. « Faut pas réveiller les voisins », illustre une jeune femme autiste pour préciser le message. « Faut pas réveiller le bébé », enchaîne une autre. En arc de cercle, face aux musiciens, les jeunes répètent le refrain une bonne quinzaine de fois. « Elle rêve d’une maison/toujours de ça elle rêve/d’une maison sans raison/dans un jardin anglais », chante Élie Abécéra en montrant dans un joli ballet de mains les différentes tonalités. Il veut un résultat impeccable et chacun se plie sans broncher à cette exigence.

Au bout d’une heure, Samir réclame une petite récréation pour chanter « Billie Jeane » de Mickael Jackson, que tout le monde reprend en chœur, en dansant. Cela fait beaucoup rire la jeune Patricia qui confie que personnellement, elle « préfère nettement Hélène Ségara », dont elle connaît « toutes les chansons par cœur » Après cette pause défouloir, la répétition reprend dans la plus grande concentration. Élie Abécéra semble ravi de la séance. « Je suis très touché par le travail de la compagnie Turbulences ! », confie-t-il. « C’est très émouvant de chanter avec eux et en fait très facile, très naturel, on ne se pose pas de question. C’est important de faire des choses ensemble. Il n’existe presque pas de structures pour les personnes autistes, les malades sont quasiment cachés, ils font peur. La compagnie Turbulences ! leur permet de rencontrer les autres ».

Pour la réalisation du projet artistique de la compagnie, les jeunes suivent plusieurs ateliers animés par des professionnels de haut niveau : chant, tai-chi, capoeira (danse de combat brésilienne), batucada (percussions brésiliennes), théâtre, pratique instrumentale (percussions, piano). Turbulences ! a déjà joué dans de nombreux théâtres et festivals, notamment à Avignon et lors des rencontres polyphoniques de Calvi.

Il y a 20 ans, Philippe Duban, le créateur de la compagnie, rencontre Howard Buten, psychologue clinicien, spécialiste des personnes autistes, clown et musicien. Alors tout jeune comédien, Philippe Duban, vient d’un théâtre militant du nord de la France. « Je souhaitais confronter l’outil théâtral à un projet artistique avec une vocation sociale et politique, impliqué dans la vie de la cité », évoque-t-il. Il travaille quelque temps avec Howard Buten et en 1991, Moïse Assouline, psychiatre à l’hôpital Santos Dumont (Paris), lui propose d’animer un atelier de théâtre pour les jeunes autistes et psychotiques qui connaissent les institutions depuis plusieurs années, de créer des passerelles vers le milieu ordinaire, mettre en lien les jeunes avec un réseau d’artistes professionnels, monter des spectacles et les produire tant en France qu’à l’étranger. « Nous ne cherchons pas à réaliser un travail thérapeutique auprès de ces jeunes, même si ce travail a effectivement des incidences thérapeutiques. Notre souhait principal est leur rencontre avec le milieu ordinaire par la médiation artistique », précise le créateur.

Le chant s’impose vite en parallèle au théâtre. « Dans le groupe, neuf nationalités différentes sont représentées. Nous avons choisi le chant des pays du monde qui ne nécessite ni connaissance du solfège ni maîtrise parfaite du langage. Chanter des airs de leur pays d’origine est très porteur pour ces jeunes ». Puis Philippe Duban a introduit d’autres disciplines complémentaires au travail du théâtre et de la voix, comme le tai-chi. « Lors d’un voyage en Chine, j’ai vu toute la population, toutes tranches d’âges confondues, pratiquer cette gymnastique très lente le matin en plein air. J’ai proposé des ateliers de tai-chi aux jeunes car cette discipline permet un travail sur le corps simple basé sur le copiage des gestes et mouvements. Elle aide à relâcher les tensions musculaires et à gagner en fluidité ».

Qu’apportent les différents ateliers aux jeunes ? « La rencontre entre eux. Ils sont très heureux de retrouver leurs amis des autres institutions à chaque atelier. Contrairement à ce qu’on peut penser parfois de l’autisme, certains jeunes sont très friands de communication. Les ateliers réguliers apportent une forme de continuité, de stabilité dans le travail. Enfin, nos spectacles les amènent à se produire en public et à voyager. Leur goût pour le spectacle et le voyage est très fort ».

Le regard des jeunes sur eux-mêmes change : « Je crois qu’ils éprouvent une forme de valorisation, ils marquent à l’évidence une grande sensibilité aux applaudissements… », remarque Philippe Duban. Le regard des travailleurs sociaux aussi se transforme : « les rapports avec les jeunes deviennent transversaux pendant l’atelier le temps d’un apprentissage commun, nourris du même projet à défendre ». Les parents sont, eux, sensibles au regard d’une autre nature porté sur leur enfant : ni compassion, ni pitié, ni rejet. Enfin, le questionnement du public est suscité par le flou sur scène des repères habituels concernant la folie. « Finalement il s’agit plutôt alors d’accepter davantage la ressemblance que la différence ».

Pourquoi ce nom Turbulents ? «  Les jeunes de la troupe sont très vivants ! Ils n’hésitent pas à rire et à chanter sans complexe », sourit Philippe Duban. Un mot également riche de symboles culturels. C’est ainsi qu’on nomme certains signes cliniques apparentés à la folie dans des régions d’Afrique. On considère que si l’âme de ces personnes est dérangée c’est parce qu’elle accueille celle de tous les ancêtres. Au Canada aussi le terme « turbulent » est employé à la place du vocabulaire médical. Une autre façon de voir les choses.

Après 12 années d’expérience, Turbulences ! travaille à l’ouverture d’un lieu de vie et de création à Paris avec un centre d’aide par le travail (CAT) et un module section d’adaptation spécialisée (SAS). Philippe Duban nous présente la jeune Valentine. « Elle a l’oreille absolue. Lorsque notre chef de chœur est absent, elle le remplace. Elle n’a même pas besoin de diapason. Nous tenons absolument à ce que cette jeune femme trouve une place de pédagogue dans ce futur centre et qu’elle soit rémunérée pour son travail ».

Le 29 juin 2003, la compagnie s’envole vers Zvénigorod au nord de Moscou pour un spectacle « déambulatoire » qui associe jeunes Turbulents, parents, artistes, musiciens, chanteurs et… chevaux. La vie de Tchekhov sera le guide de cette balade poétique et musicale. « Ses qualités de probité, de modestie, de simplicité, son effort incessant pour s’affiner, se discipliner, son amour de l’autre, sa lutte contre la maladie et les soucis, son engagement comme l’un des premiers défenseurs des droits de l’homme, en font un partenaire privilégié au prolongement de notre aventure humaine ».


La musique dans un club de prévention

Lise Nathanson, coordinatrice de l’équipe de prévention spécialisée du Canal, dans le XIXe arrondissement de Paris (OPEJ), évoque son expérience d’un atelier musical avec des pré-ados et des adolescents. Si le rap, qui est un combat social, a sa place dans l’atelier, il est indispensable de leur révéler qu’il existe autre chose et qu’ils peuvent réussir ensemble un spectacle de qualité. Une reconnaissance extrêmement gratifiante pour ces jeunes

Quelles sont les pratiques éducatives qui ont motivé la création d’un atelier musique au sein de votre club de prévention ?

Une des missions principales de la prévention spécialisée est la lutte contre la marginalisation et l’exclusion sociales des adolescents. Les chemins qui conduisent à cet objectif sont divers ; l’un d’eux passe par l’accès à la culture et l’expression artistique des adolescents les plus exposés ; c’est une façon selon nous de les aider à prendre leur destinée en mains, de se l’approprier et de pouvoir la transformer. C’est ainsi que depuis 1999 nous avons mis en place au sein du club de prévention, des ateliers écriture, théâtre, arts plastiques… et musique. Parmi ces différents ateliers, les ateliers musique - il y en a eu deux - ont été les plus sollicités ; par ailleurs, depuis quelques années, notre équipe compte parmi les éducateurs, des musiciens particulièrement motivés par la mise en place de ce type d’ateliers ; même si au final, nous faisons appel à un musicien professionnel pour animer l’atelier.

En quoi ces ateliers ont-ils consisté ? Peuvent-ils favoriser chez des jeunes en difficulté, une pacification avec leur milieu familial, scolaire, ou leur environnement social ?

La première expérience que nous avons menée a concerné un groupe mixte de huit pré-adolescents de 10-13 ans qui avaient exprimé le souhait de réaliser un spectacle musical, au cours duquel ils chanteraient ; leurs références étaient — actualité médiatique oblige — Star Academy et la comédie musicale du moment. Nous avons décidé de partir de leurs envies, tout en leur montrant le travail et la rigueur nécessaires à la réalisation d’un tel projet, (apprentissage des textes, effort de concentration, répétitions nombreuses, création collective de musiques…).

C’était loin de ce qu’ils avaient imaginé — et de ce que la Star Academy leur avait fait croire ! — ; plusieurs enfants ont dû surmonter leur appréhension et leur difficulté à lire des textes, beaucoup avaient du mal à se concentrer… Malgré tout, ils ont finalement donné une représentation de leur spectacle dans un vrai théâtre du XIXe arrondissement (CyberAct) et le public a vraiment apprécié ; cette reconnaissance sociale de leur travail a été pour eux extrêmement gratifiante.

Cette expérience a permis à ces pré-adolescents de réaliser combien il peut être agréable de travailler ensemble, à condition de s’écouter — musicalement et humainement parlant —. Enfin l’animatrice de cet atelier leur a fait découvrir d’autres chansons françaises et québécoises, soucieuse, comme nous-mêmes, de prendre en considération leurs désirs, en matière de chansons mais aussi de les ouvrir à d’autres univers musicaux.

La deuxième expérience, toujours en cours, concerne un groupe de six garçons âgés de 14 à 16 ans, qui avaient déjà participé à un camp organisé par nous-mêmes, l’été précédent, et qui avaient exprimé à plusieurs reprises l’envie d’enregistrer du rap. Il s’agit d’un groupe d’adolescents du même quartier, se présentant volontiers comme une bande de la rue X…, unis apparemment pour le meilleur et pour le pire. Ces adolescents sont presque tous scolarisés dans le même collège, et nous recevons régulièrement des coups de téléphone des conseillers d’éducation, parce qu’un de ces adolescents vient de se faire renvoyer à la suite de violences ou qu’ils ne savent plus quoi faire avec un autre qui refuse toute autorité…

Dans ce contexte, proposer à ces adolescents un atelier musique a revêtu alors plusieurs sens, notamment celui de maintenir un contact positif coûte que coûte avec eux pour tenter de les aider à trouver une identité individuelle et groupale autre que sur le mode de la délinquance, mais aussi leur permettre de réaliser un rêve, en leur proposant un cadre sécurisant et exigeant, afin qu’ils reprennent confiance en eux-mêmes… et dans les adultes.

Cette rencontre entre jeunes des quartiers et éducateurs avec la musique passe-t-elle obligatoirement par le rap ?

Certainement pas, il faut veiller à ne pas proposer du rap à ces jeunes par facilité, de façon systématique et démagogique, ce qui les enfermerait et les stigmatiserait encore davantage. Pourtant le rap est selon nous, autre chose qu’une mode des banlieues ; même s’il est actuellement récupéré commercialement, dévié de sa fonction première de combat social, et souvent dépouillé de ce qui fait sa force et son originalité artistique… Et puis, vraiment, rien n’empêche de faire du rap avec des adolescents un jour, et de les emmener un autre jour écouter une symphonie de Mozart…


[1Rencontres musicales à la Goutte d’Or. Enfance et musique dans les quartiers - Réalisation Ana Sanchez - Vidéo de 28 minutes, 2001, (30 €). Enfance et musique - 17, rue Etienne Marcel - 93500 Pantin. Tel. 01 48 10 30 00

[2Gouttes d’Or - Enfance et musique dans les quartiers - Livre photos - CD de partage et échange de chansons de cultures différentes dans le quartier de la Goutte d’Or (Paris), à la cité des 4000 (La Courneuve) et dans le quartier Monplaisir (Angers), 2000, (23 €)

[3Turbulences ! 25 villa Santos Dumont - 75015 Paris. Tél. 01 43 55 27 81


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