N° 831 | du 8 mars 2007 | Numéro épuisé

Dossiers

Le 8 mars 2007

Maintenir les liens parentaux en prison

Patricia Delage

Thème : Prison

Depuis 1998, le Relais enfants-parents Aquitaine intervient en prison pour que les liens entre parents et enfants soient maintenus malgré l’enfermement. De l’accompagnement des enfants au parloir à l’animation d’ateliers dans lesquels les pères confectionnent des jouets, les intervenants tentent de préserver le comportement parental

« La privation de liberté, je m’en accommode, la privation de ma famille, c’est le plus dur ! », lance un prisonnier au cours de l’atelier de confection d’objets relais dans lequel il fabrique, comme d’autres pères détenus, des jouets pour ses enfants. Mis en place en 2001 par une formatrice en travail social à la retraite pour maintenir les liens familiaux, cette activité s’inscrit dans le cadre du soutien à la parentalité. Elle s’appuie sur quatre objectifs principaux : confectionner l’objet choisi par l’intéressé ; se situer par rapport à la démarche (donner du sens à l’objet fabriqué, clarifier la relation père/enfant, considérer la position de celui qui donne face à celui qui reçoit) ; restaurer ses capacités créatrices et préparer la sortie et la réinsertion sociale et familiale. Les objets réalisés sont soit directement remis au parloir par le père à ses enfants si cela est possible, soit transmis aux enfants par le Relais, mais toujours vus par l’administration pénitentiaire avant leur sortie de l’établissement. [1]

Imposer un cadre

La spécificité de l’atelier à la Maison d’arrêt de Gradignan tient au fait qu’il a lieu à l’intérieur du bâtiment de détention, relativement proche des cellules. On comprend ainsi la nécessité des précautions de sécurité mises en place. C’est pourquoi il apparaît bien évident qu’intervenir de cette manière en milieu carcéral oblige au respect d’un minimum de règles notamment en matière d’utilisation des locaux mis à disposition et du matériel nécessaire pour mener l’activité. Ce qui conduit bien souvent les participants à faire preuve de beaucoup d’ingéniosité pour réaliser des objets malgré des moyens matériels limités, notamment les outils : ici bien sûr, pas de scie, de perceuse, de cutter ou tout autre outil pouvant présenter un risque…

Le matériel de base qui est fourni est constitué de maquettes prédécoupées en bois léger, de cadres, de tableaux, de papier, de perles et autres gommettes ou motifs en mousse, morceaux de tissus… Chacun crée, colle, construit, dessine, peint selon son envie et ses choix en fonction de ce qui est proposé. Passés les premiers instants de recherche, la créativité se développe, les idées sont échangées, les aides ou préconisations alternent entre échanges, sourires et moments d’abattement. Outre l’aspect matériel, cet atelier se voit parfois limité par la disponibilité des personnes détenues, ce qui pourrait paraître paradoxal mais qui correspond à la réalité de la prison : les temps de promenade, les parloirs, les passages à l’infirmerie, le placement en quartier disciplinaire… Autant d’éléments qui viennent se télescoper avec les horaires de l’atelier.

Il est donc primordial de pouvoir travailler avec les membres du Spip en bonne intelligence car, bien évidemment, sans eux, l’activité ne peut avoir lieu. Les travailleurs sociaux, conseillers d’insertion et de probation ont perçu tout l’intérêt de ce type d’activités qui permettent aux personnes incarcérées de mieux supporter la détention et qui participent de la préparation à la réinsertion.

Les intervenantes de l’association, lorsqu’elles accueillent les participants lors de la première séance, posent le cadre. Elles rappellent que l’association Relais enfants-parents Aquitaine n’appartient pas à la direction des services pénitentiaires mais, pour autant, respecte bien évidemment les règles de fonctionnement de l’établissement (lire). Elles insistent sur la nécessité de faire montre de respect de la parole, de respect des personnes, de la confidentialité des échanges et du règlement de l’atelier.

Cette première séance est d’une grande importance dans ce qu’elle donne le ton et induit la conduite de l’activité. Les intervenantes ne sont ni des surveillantes de la pénitentiaire, ni des assistantes sociales mais des animatrices appartenant à une association extérieure. Dans un milieu où les repères sont déplacés par rapport à l’environnement social habituel, il est indispensable de présenter le cadre de travail de manière soutenue et de s’assurer que tout a été bien intégré. Il faudra cependant régulièrement rappeler la règle au fur et à mesure de l’avancée dans le temps.

Remplir le temps

« Quand je travaillais, je râlais de ne pas avoir de temps pour moi, pas assez de vacances, là, je me suis rattrapé ! » Même pour les récidivistes, le rappel douloureux de la réalité carcérale est fréquent et passe rapidement par ce « temps différent ». La notion du temps pour le détenu n’est plus la même. La douche, les promenades, les parloirs, les repas scandent les journées. Ce sont surtout les soirées qui n’en finissent pas. Le décalage, notamment dans les heures de repas - le dîner est servi à partir de 17h 30 - participe à cette perturbation. Il faut se construire de nouveaux repères car les jours s’étirent en longueur, trouver d’autres alternatives pour remplir ce temps qui semble bien vide et qui devient tout d’un coup bien encombrant, si ce n’est source d’angoisse et d’agressivité.

Pour cela, la détention favorise l’organisation de nombreuses activités, permet à certains de devenir des auxiliaires (des « auxi ») qui effectuent diverses tâches : ménage, entretien, petits travaux de peinture, service des repas… contre un pécule qui augmente les ressources et permet de pouvoir mieux « cantiner », c’est-à-dire acheter des fournitures, commander des repas améliorés….

Alors, venir à l’atelier, c’est aussi être occupé un après-midi par semaine et se projeter sur trois mois minimum, se donner un objectif d’une semaine à l’autre en fonction du travail commencé, de ce que l’on prévoit pour la fois suivante, c’est réfléchir à des aménagements ou des décorations en fonction des centres d’intérêts de l’enfant, savoir qu’un objet attend d’être terminé, que son enfant sera ravi de le recevoir. On reprend la direction de son temps personnel dans un cadre contraint.

C’est le cas de ce père de trois garçons et une fille et dont un de ses enfants est fasciné par un héros de dessin animé. Cet homme a patiemment recopié et redessiné ce personnage pour en réaliser un cadre décoratif pour la chambre de son petit garçon. Il a appris depuis que l’enfant s’endort tous les soirs avec ce dessin sur son oreiller. C’est avec beaucoup de tendresse et une certaine émotion que ce père expose ces éléments personnels au groupe et envisage de poursuivre ses créations pour ses autres enfants. Un travail de précision qui demande du temps : il en a, de la patience : il n’en n’a pas. Il découvre alors que cette activité, au-delà des deux heures et demie hebdomadaires, emplit le temps de la semaine par l’évocation justement des réalisations futures.

Les intervenantes concrétisent également le rapport au temps et à la vie à l’extérieur, de manière différente que leur propre famille ou les surveillants. Le moindre détail prend alors un tout autre sens. Il en fut ainsi de ce détenu fortement ébranlé à la vue d’une simple étiquette restée collée sur l’emballage d’une maquette en bois : « C’est la première fois que je vois un prix en euros, j’en suis resté au franc, çà me fait tout drôle… C’est vrai que je suis ici depuis deux ans. » D’autres oublient qu’ils ont quitté un bébé au moment de leur arrestation et qu’ils ont maintenant affaire à un enfant plus grand. Comment vivre cette prise de conscience sans pour autant s’enfoncer dans un moment de déprime ?

Or, cette notion de temps en milieu carcéral devient de plus en plus subjective, surtout, pour les prévenus. « C’est le plus difficile à supporter : ne pas savoir pour combien de temps on est là, ne pas savoir à quoi s’attendre et ce que l’on peut dire aux enfants. C’est difficile alors de pouvoir se projeter puisqu’on ne sait pas à combien on est condamné, si on sera transféré dans un centre de détention ou non, si on reste ici… » Cette situation d’expectative renforce le malaise dans lequel se trouvent bien des personnes en prison.

Je fais donc je suis

L’atelier de confection d’objets relais apporte un repère fixe et constant dans le temps pour les participants mais également un impact fort quant au fait de réaliser soi-même, de faire. « Ici, je peux reprendre des choses à mon compte. Dans la prison, on dépend de tout. Quand je viens à l’atelier et que je fais des objets, j’oublie pendant un moment mes problèmes, je fabrique, je pense à mes enfants, je parle d’eux, j’écoute et je parle avec les autres ».

Chaque participant, à partir du matériel et des possibilités proposées par les intervenantes, réalise les objets de son choix. Une année, un participant a choisi de confectionner une cage en osier avec un oiseau en métal coloré suspendu au centre. Il a été très étonné par les commentaires de ses collègues qui ne comprenaient pas : « Tu es en prison, enfermé et tu fais pour ta fille une cage avec un oiseau… en prison ! » L’enfermement n’échappe pas au principe du vécu individuel et l’acte de créativité demandé dans l’atelier met en exergue cette différence. Le détenu laisse ainsi une trace lourdement chargée d’enjeux personnels, de son vécu de la détention et de ses relations avec sa famille.

Il est à noter à cet égard l’utilisation fréquente de couleurs très vives, de petits cœurs en mousse comme autant de signaux d’affection émis en direction des enfants. La confection d’objets à partir de maquettes en bois léger, la réalisation de petits sacs ou autres colifichets pour petites filles témoignent d’une grande tendresse dans la manière dont ces hommes, pour certains d’habitude très éloignés de ce type d’exercices, se prennent au jeu du collage, de la peinture, du travail des perles… quand il s’agit d’offrir à leurs enfants ce qu’ils ont mis tant de temps à réaliser et dont ils sont si fiers. Les commentaires de certains surveillants sur les objets confectionnés sont éloquents en ce sens. Il y a une grande recherche de qualité et d’originalité.

L’intérêt de la médiation du « faire » réside également dans l’aide pour exprimer ses angoisses, son mal-être, ses réflexions sur l’éducation des enfants, sur le principe de sanction, ses difficultés face à l’écriture notamment, ou plus simplement pour parler de l’actualité… Le travail minutieux, le temps de « pause » qu’instaure l’atelier dans le reste de la semaine en prison, apporte un support de médiation à l’expression et favorise les échanges. La parole est libre dans le respect de celle de l’autre. Les propos exprimés, au contraire du groupe de parole animé par une psychiatre, ne sont pas interprétés par les intervenantes mais seulement repris afin de préciser des éléments ou de permettre à tous de parler, de veiller à ce que la parole ne soit pas confisquée par une personne.

Dans la confection de ces objets, il y a également la notion de trace. Pour le détenu, le rappel à la possibilité d’être capable de décider, de réaliser quelque chose et non plus d’être dépendant comme il l’est le reste du temps, l’encourage à se consacrer avec sérieux à l’atelier. Il existe déjà une grande créativité en prison et plus particulièrement en centre de détention mais la particularité d’une maison d’arrêt — composée de courtes peines, de personnes en attente de transfert ou de personnes prévenues en attente de jugement — ne favorise pas forcément la sérénité et l’envie de créer.

C’est papa qui l’a fait

Ainsi, ce participant qui est arrivé dans l’atelier la tête baissée, sans un mot, sans un regard vers ses collègues. À chaque séance, il s’assoit à la même place, exécute sa tâche de manière rituelle, ne répond aux sollicitations que par des raclements de gorge mais confectionne patiemment une petite balancelle pour sa petite fille dont il n’a plus de nouvelles depuis près de deux ans. Puis, au bout de sept semaines, il arrive en souriant. Il relève un peu la tête, serre la main à tout le monde. Il a reçu un petit mot de sa fille après l’envoi de l’objet réalisé à l’atelier. Mais il n’y a pas d’effet miracle. Il n’a pas reçu d’autres lettres par la suite. Il s’est replongé dans son mutisme.

C’est pourquoi il faut veiller à rester prudent sur l’impact des relations restaurées ou maintenues par le biais de cet atelier. Les retours exprimés par les détenus une fois que l’enfant a eu son cadeau, soit au parloir soit par courrier, sont très gratifiants pour ces pères et d’autant plus difficiles à supporter s’ils sont négatifs. Les intervenantes de l’atelier sont donc attentives à prévenir les déceptions, à permettre de temporiser les impatiences et à relativiser le fait d’une non-réponse à l’envoi d’un objet.

Le père détenu se retrouve dans sa place de père, capable d’une action envers son enfant par le biais d’un cadeau. La remise de l’objet directement à l’enfant en visite au parloir le restaure dans son rôle d’adulte qui a pensé à son enfant. L’élaboration d’objets très fins et la patience dont font preuve nombre de détenus traduisent l’enjeu dont sont empreints ces objets. Objets relais, si bien nommés. Penser, concevoir, élaborer et finaliser l’objet, c’est réfléchir à l’enfant, se poser des questions sur qui il est, ses goûts, ses centres d’intérêts, ses jeux, ses copains… C’est également suivre à distance l’évolution d’un bébé, ses premiers pas, ses premières dents, l’entrée à l’école. Certains sont alors étonnés d’accorder autant d’importance à ces moments de vie qui, lorsqu’ils n’étaient pas incarcérés, et de leur propre aveu, ne prenaient pas autant de place. L’objet devient le trait d’union personnel qui concrétise la relation affective interrompue par la détention.

D’autres expriment la différence qu’ils perçoivent entre le fait d’acheter par correspondance un jouet et le fait de donner un objet réalisé par leurs soins. D’autant que de nombreux détenus sont en situation de dénuement voire d’indigence et ne peuvent accéder à ces achats, ils sont alors très heureux de pouvoir faire ce cadeau à leur enfant. Car le fait de donner renvoie à la gratification personnelle et à une renarcissisation au travers de l’acte du don. Cela rassure l’enfant de voir que son père lui porte suffisamment d’intérêt pour avoir passé autant de temps à confectionner cet objet pour lui. Cela participe bien évidemment au maintien du lien social, aux relations futures et à l’image conservée par l’enfant de son parent absent.

« C’est parce que je suis en prison que j’ai pu dire “je t’aime” à mon fils ». Le travail de maintien du lien familial et du soutien à la parentalité prend tout son sens dans ce rapport affectif très fort à l’objet confectionné. Il s’exprime souvent, par exemple, par l’utilisation de petits cœurs en mousse à coller, par des petits mots de tendresse, par une personnalisation des objets, par un souci constant de ne pas perdre de vue l’enfant, de pouvoir lui exprimer combien il compte pour son père. Tous ces éléments qui apparaissent naturels sont ici exacerbés par le principe même de l’enfermement. La distinction entre ceux qui voient leur famille au parloir et ceux, pour diverses raisons, qui ne la voient pas, est encore plus criante.

C’est alors que les intervenantes du Relais enfants-parents peuvent évoquer le travail de leurs collègues qui se chargent d’accompagner les enfants au parloir quand l’entourage ne peut le faire, pour raisons juridiques ou personnelles. Le lien est ici aussi construit et renforcé par un travail de mutualisation des informations entre les membres de l’association.

« C’est moi qui avait peur »

Si aucune question n’est posée par les intervenantes de l’atelier, spontanément, les personnes détenues abordent le pourquoi de leur incarcération et échangent entre elles sur l’éventualité de la peine pour les prévenus, sur les notions de droit et de justice, sur la sortie pour les condamnés. « Moi, je sais que je reviendrai, je n’ai pas de CAP, j’ai un bac pro cambriolage, mention très bien ! Je suis aimanté par la prison… » Un autre : «  Ici, ce que j’apprends le plus, c’est le droit ! Il y a une sorte de formation continue en droit, surtout en ce qui concerne le code pénal. »

Chacun y va de son pronostic par rapport à sa condamnation, ses temps de peine, ses remises de peine… Le temps en prison induit une progression du détenu de son statut d’auteur ou présumé auteur de faits délictueux vers un statut de victime d’un processus. L’expression de cette situation se traduit généralement par des remarques centrées sur l’attente de jugement par exemple pour les prévenus, sur le fait même d’être en détention, sur une minimisation des faits commis, sur la façon dont on peut en parler à ses enfants… « Qu’est-ce que je peux leur dire ? Qu’est-ce qu’ils comprennent ? Je ne veux pas qu’ils me voient dans ces murs, ça va leur faire peur. Un autre de répondre : « Moi aussi, je pensais çà au début, mais ma fille allait de plus en plus mal, ne voulait plus aller à l’école. J’ai fini par comprendre qu’elle préférait me voir, même ici. Les murs, elle les oublie. C’est moi qui avait peur. Depuis, ma fille va mieux. Elle croyait que je ne voulais plus la voir, qu’elle avait fait quelque chose de mal ».

L’atelier, c’est également le lieu où l’on parle de l’après « case prison », des études que l’on veut suivre pour préparer sa réinsertion pour retrouver sa famille. C’est le cas de ce jeune homme d’un peu plus de vingt ans, déjà père de deux enfants et qui raconte, à mots couverts et de manière très réfléchie, son parcours, sa scolarité pour le moins chaotique, ses escapades, ses copains, sa mère qui, à quarante ans, doit élever seule ses petits-enfants et ses autres enfants encore jeunes. « Je mets à profit le temps ici pour reprendre des études. Je travaille, je lis. J’ai découvert Flaubert et Balzac. J’apprends l’anglais. Je veux en quelque sorte rattraper le temps. Ce sera dur. J’espère que j’y arriverai parce que j’ai des projets. Je me suis fait prendre une fois mais j’espère ne jamais revenir, ne serait-ce que pour mes enfants qui vont grandir et que je voudrais voir plus souvent. »

Or, beaucoup de détenus sont dans une situation proche de l’illettrisme. Il leur est proposé un travail de remise à niveau, « l’école » comme ils disent, ou de passer le certificat de formation générale (CFG), le brevet des collèges ou de suivre une formation professionnelle… Certains se lancent dans la poursuite d’études supérieures.

Nombreux sont ceux qui évoluent ainsi dans une démarche allant en premier lieu de la culpabilité et de la honte à être en prison vers une compréhension ou, au mieux, vers une acceptation de l’incarcération pour essayer de ne plus revenir.

En cinq années de fonctionnement, à ce jour, un peu plus de cent vingt personnes ont participé à l’atelier organisé par le Relais enfants-parents Aquitaine à la maison d’arrêt de Bordeaux Gradignan. Des heures de collages, de peinture, de dessins, de montages… Des heures d’échanges, de rires, de colère, d’émotion souvent, de regrets parfois, d’espoir aussi. Des heures à parler des enfants qui doivent supporter l’incarcération de leur père, les attentes et visites au parloir. Des heures à envisager l’après prison, à se situer dans un rapport de réparation, de restauration des liens interrompus du fait de la détention, de restauration de l’image d’un père. Des heures à mettre l’enfant au cœur de ses préoccupations.


[1Règlement intérieur de l’atelier


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