N° 823 | du 11 janvier 2007 | Numéro épuisé

Dossiers

Le 11 janvier 2007

Les centres Défense deuxième chance

Joël Plantet

Thème : Insertion

Lancés en septembre 2005, les centres Défense deuxième chance, animés par d’anciens militaires, accueillent des jeunes en grande difficulté âgés de 18 à 21 ans. Dans un
internat régi par des règles strictes, ils suivent une remise à niveau en français et mathématiques, une formation civique et comportementale et apprennent un métier. Ouverts dans la précipitation avec un encadrement parfois critiquable, certains centres ont connu des râtés retentissants. Reportage dans le centre de Val-de-Reuil dans l’Eure

« Voie du futur » ! Belle adresse et malicieux clin d’œil psycho-géographique pour des jeunes qui auraient pu se sentir sans avenir ? À mi-chemin entre Rouen et Évreux, plutôt isolé, le centre Défense deuxième chance (CD2C) de Val-de-Reuil (Eure) dispose, à l’orée d’une petite bourgade, de cinq hectares boisés dont 12 000 m2 bâtis (d’anciens et spacieux locaux de France Télécom). Dans l’entrée, une large maquette inclinée restitue le plan des lieux au visiteur (le service communication doit gérer nombre de demandes de reportages).

En ce début de matinée d’automne, les grilles du centre sont largement ouvertes. Directeur adjoint et responsable de l’ÉPIDe [1] nous y attendent. D’emblée, après salutations, on souligne jovialement — et peut-être aussi sur la défensive — qu’ici, « vous le voyez bien », nous ne sommes ni « dans une prison, ni dans un centre fermé ». Il n’empêche : nous verrons plus loin que les jeunes volontaires hébergés, tous majeurs, n’ont pas le droit de sortir seuls en ville. Lorsqu’une nécessité — pharmaceutique ou bancaire — s’impose, le jeune en question se fait accompagner par un chef de groupe. Mais loin de nous tout a priori coupable. Entrons [2].

L’armée voudrait-elle nous convaincre qu’elle ne ressemble pas à l’armée ? En tout cas qu’elle peut être light ? Au cours de nos conversations, nos interlocuteurs — dont la plupart, anciens militaires, présentent d’ailleurs une chaleur humaine et un charisme certains — nous répètent que nous sommes ici dans un lieu « ci-vil ». L’assertion est d’ailleurs incontestable et tous les textes officiels et discours d’inauguration le rappellent. Mais là encore, il n’empêche… La hiérarchie de l’organigramme de la structure n’évoque pas vraiment un collectif autogéré : compagnies (d’environ une centaine de jeunes volontaires) administrées par des commandants, subdivisées en sections (4 groupes par section, soit 24 jeunes) avec chefs et en groupes (6 jeunes par groupe) (lire comment un CD2C fonctionne).

Par ailleurs, certaines proximités linguistiques sont éclairantes : on ne parle pas d’« admission » mais d’« incorporation » ; les déplacements — collectifs — s’effectuent « en colonne aux ordres des cadres de contact » ; à leur arrivée, les jeunes reçoivent un « paquetage », etc. Dans celui-ci, ils vont découvrir trois tenues uniformes — une combinaison style mécanicien de couleur grise (qui, pour un esprit mal tourné, rappelle l’image de prisonnier), un survêtement de sport et un costume de sortie — avec quelques autres articles, tels une gourde, une ceinture, deux sacs à dos dont un à usage scolaire…

Faire oublier les militaires

Éviter au maximum la confusion avec la chose militaire semble pourtant ici souci primordial. Peut-être parce qu’elle fut initialement poussée un peu loin, lorsque les volontaires des tous premiers centres s’étaient trouvés habillés de treillis militaires de l’Armée de l’air, ce dont ont témoigné quelques reportages télévisés ? Qui plus est — et le dispositif n’avait certes pas besoin de ça —, un dérapage l’été dernier en Saône-et-Loire a rajouté au malaise : un stage de cohésion sociale s’est radicalement transformé en entraînement militaire musclé (opérations commando, prises d’otages simulées, entraînements d’autodéfense), en totale contradiction avec les valeurs énoncées de ce lieu d’insertion : plusieurs cadres, dont le directeur du centre, avaient été licenciés.

Et le contrôleur général des armées avait dû, cet été, intervenir fermement : « La formation comportementale ne doit pas être confondue avec une formation paramilitaire […] J’interdis tout usage de technique de camouflage […] Je proscris désormais le port de repères galonnés, de barrettes et de décorations entretenant à mon sens une confusion inutile quant au statut de l’établissement », s’était-il vu obligé de réajuster. Bref, aujourd’hui, « on n’emploie le moins possible le terme « militaire », insiste un responsable du centre de Val-de-Reuil.

Autre indicateur : si la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, inaugure la quasi totalité de ces centres (avec impact médiatique clairement recherché), celui de la co-tutelle, la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, n’en a inauguré, pour l’heure, lui, qu’un seul…

Marseillaise et levée des couleurs

Mais le contexte ne serait-il pas tout de même resté quelque peu paramilitaire ? Encore un exemple : au moins une fois par semaine (la fréquence reste à la discrétion, de fait, des chefs d’établissements), sont hissées en haut du mât les couleurs du drapeau français, accompagnées d’une vibrante et civique Marseillaise obligatoirement entonnée par cent soixante-cinq gorges. Les paroles de l’hymne national sont apprises dès l’entrée dans le centre. À Val-de-Reuil, tous les vendredis matin à 7 h 50, se tient l’impressionnant rassemblement général suivi dix minutes plus tard, du lever des couleurs. On nous a largement précisé — y compris certains jeunes — que cette manifestation participait à fonder un sentiment d’appartenance mais aussi d’intégration. D’évidence, nous le verrons rapidement, certains jeunes y trouvent leur compte.

En alléguant une nécessaire transformation entre l’avant et l’après CD2C, l’encadrement évoque volontiers une « bascule comportementale psychologique ». La plupart des jeunes arrivent en effet particulièrement paumés, en échec, avec une histoire difficile et une image d’eux-mêmes fortement détériorée. Les différents personnels se disent frappés de constater comment à la fois ces volontaires rejettent et en même temps recherchent l’autorité. C’est probablement pourquoi la discipline, tout le monde le reconnaît ici comme une évidence, y est si stricte. Concrétisées dans un règlement intérieur de sept pages, toutes les dispositions doivent en être acceptées et signées par le jeune entrant. Considérons son article 12 : « Les cheveux seront portés courts pour les garçons [certains centres ont leur propre coiffeur ; pas celui-ci, NDLR] ; pour les filles, en chignon ou maintenus par une barrette ou un filet résille de couleur sombre. Le port de la barbe ou de piercing, les boucles d’oreilles, les mèches, les houppettes et les décolorations sont interdits. Le maquillage des filles doit être discret ».

En corollaire, le système des récompenses et des sanctions y est largement poussé : témoignages de satisfaction et lettres de félicitations affichées parfois (avec photo) dans certaines parties communes (à l’entrée du réfectoire, par exemple), « sanctionnent le comportement exemplaire et l’excellence des résultats obtenus, ou la progression » du jeune majeur. En fin de contrat, le volontaire recevra un dossier contenant entre autres les précieux documents qu’il pourra faire valoir auprès d’un éventuel employeur.

À l’inverse, les motifs de sanctions sont énumérés dans le règlement, avec astérisque pointant ceux qui sont susceptibles d’entraîner une exclusion temporaire ou définitive. Parmi ceux-ci, certains présentent une définition assez vague : comment ainsi interpréter « mauvaise volonté persistante » (article 17) ? Bref, l’ambiance est colorée d’exigences : à plusieurs reprises, pendant la courte journée que nous y avons passée, nous avons entendu des encadrants faire de fermes remarques vestimentaires aux jeunes qu’ils croisaient.

Les relations adultes – jeunes, et vice versa sont codifiées. On s’y vouvoie et s’y donne du Monsieur, Madame et Mademoiselle : les jeunes, qui ne sont pas habitués à tant de respect, en général apprécient. Mais pourquoi donc une telle distance ? Plusieurs référents nous font part — et l’idée semble pour le moins pertinente — de l’importance de ne pas répondre imprudemment à la forte demande affective de ces volontaires, mise en lien avec un parcours difficile, sans pour autant que le vouvoiement semble empêcher une certaine confiance relationnelle, nous l’avons vu à table à l’heure du déjeuner.

Mais globalement, les contraintes de la vie quotidienne, assez raides, laissent peu de place (euphémisme) à l’improvisation. Article 11 : « Les volontaires expriment le bonjour à tout personnel d’encadrement rencontré pour la première fois de la journée. Ils se tiennent au garde-à-vous [nous ne l’avons toutefois pas remarqué lors de notre visite] quand un cadre ou un professeur s’adresse à eux jusqu’à ce qu’ils soient autorisés à se mettre au repos. Ils s’adressent au personnel de l’encadrement rencontré individuellement en disant “bonjour Monsieur ou Madame” et à la fin “au revoir Monsieur ou Madame”. Ils se décoiffent s’ils portent la casquette ». Pourquoi tant de politesse, presque surannée ? Le propos, nous expose-t-on, est de reconnaître leur valeur. Une manière de leur indiquer, illustre le directeur adjoint : « Dans vos quartiers, vous avez l’impression de n’être rien. Ici, vous êtes respectables »…

Chance à saisir

Bon. Tout bien considéré, après avoir visité les locaux, être passé dans plusieurs classes, avoir rencontré divers responsables et intervenants, il nous semble maintenant incontournable d’aller passer une heure, sans témoin, avec quelques jeunes : qu’en pensent-ils, eux, les premiers concernés ? Sophie, Matthieu, Gaétan et Émilie, une vingtaine d’années chacun, ont accepté un entretien avec nous. Ils parlent librement et ce n’est pas la première fois, au moins pour l’un d’entre eux, qu’ils parlent à un média. Leur histoire familiale n’est pas facile : chômage, difficultés familiales, errance plusieurs mois dans la rue pour l’un d’entre eux…

Déboussolés, ils ont rencontré la solution du CD2C via une mission locale ou la journée d’appel et de préparation à la défense (JAPD). Ils se souviennent aussi comment le règlement les a d’abord surpris, voire choqués, comment « la Marseillaise ça fait bizarre à apprendre et à chanter » mais comment, dans le fond, ils ont une vraie chance à saisir en se dirigeant ainsi vers une formation professionnelle. Vraiment ? Oui, même si tout n’y est pas rose, ils y trouvent leur compte. Certains s’estiment carrément « sauvés ».

Trois de nos quatre interlocuteurs pensent déjà renouveler leur contrat, le quatrième étant beaucoup plus critique. Ils nous égrènent le rythme, plutôt immuable, de leur journée : petit-déjeuner entre 6h 30 et 7h 15 avant de « faire la chambre [à deux lits superposés] », rassemblement, sport et cours, déjeuner de 12h à 13h puis de nouveau sport et cours jusqu’à 17h. Une heure d’étude, et le repas de 19h à 20h. De 20h à 21h 30, étude surveillée ou activité programmée et à 22h 30, extinction des feux (encore une expression connotée…). Mais ils évoquent aussi les quelques espaces de liberté : ils ont le droit de téléphoner hors cours ou d’écouter la radio, de discuter et de regarder la télé. Ne se sentent absolument pas en cage. Des rencontres amoureuses, nous assure-t-on, peuvent se faire ici. Comme partout.

Pas d’éduc ni de psychologue

Quel personnel éducatif, social et médico-social trouve-t-on dans les CD2C ? Force est de constater que dans celui qui nous accueille, il n’y en a pour l’heure pratiquement aucun. Hormis une poignée d’« éducateurs » — une demi-douzaine d’ex-animateurs, de jeunes adultes ayant une expérience en milieu associatif, de « grands frères » — et autant de jeunes enseignants, impossible de trouver actuellement au centre de Val-de-Reuil un assistant de service social, un psychologue ou un éducateur professionnel. Nous demandons tout de même à en voir un, « de préférence diplômé ». On nous introduit auprès d’Édouard : né en 1972, l’homme a été animateur socioculturel avant de suivre un DUT carrières sociales. Ici, il semble, de fait, assez polyvalent : encadrement, sport, socialisation, « assistance psychologique ».

Nous constatons au cours de l’entretien que lui aussi fonctionne en termes d’« objectifs opérationnels ». Il dispense également des cours d’instruction civique axés sur les institutions, le fonctionnement ou les valeurs de la République. Côté animation, il essaie d’impulser des activités — expression musicale, par exemple — et développe avec un collègue un projet cinéma.

Comment a-t-il déniché ce poste ? Par une annonce sur le site Internet anpe. fr. Autre projet (crucial et à nos yeux plutôt rassurant) : avec d’autres collègues de cette sphère éducative, la question de s’engager dans une formation utilisant les acquis de l’expérience (VAE) vers un diplôme d’État d’éducateur spécialisé est sérieusement envisagée. Ils devraient bientôt proposer cette démarche à la direction.

Voyons maintenant du côté des enseignants : après avoir été formatrice de jeunes adultes dans un centre d’orientation professionnelle, Mathilde, 29 ans, est devenue ici enseignante de français. Auprès de deux groupes — onze et treize jeunes — dont la moitié environ est d’origine étrangère, la jeune femme applique une pédagogie différenciée. Cours, exercices d’application, évaluation constituent les trois phases de sa méthode. Ses élèves savent lire et écrire (ce qui n’est pas le cas de tous les arrivants), mais un travail important reste à faire sur l’orthographe : dans ses vingt heures de cours hebdomadaires, une heure de français par jour. L’objectif est d’acquérir un niveau de troisième CAP.

Et la question du respect, filles/garçons, par exemple ? Pas de problème ici, nous certifie-t-elle, probablement rassurée elle aussi par le cadre. Mais sa tâche ne s’arrête pas là : « Les enseignants dispensent la formation scolaire et professionnelle. Ils veillent au soutien psychologique des volontaires », stipule l’article 4 du chapitre 11 du règlement intérieur.

Quid des réunions ? Charles Maupaix, commandant de la deuxième compagnie, les énumère : une réunion hebdomadaire des quatre chefs de section de même qu’un « petit briefing quotidien » ; une réunion quinzomadaire des chefs de groupe et des chefs de section ; parfois une réunion avec les enseignants car « s’il y a problème avec le scolaire, il y aura problème avec le comportemental »… Enfin, le responsable insiste sur ces multiples « points » faits ici ou là, informels.

On l’a vu, quelques dérapages ou confusions graves ont déjà eu lieu. Son manque de moyens et de formations, l’inexpérience de certains de ses enseignants, une mise en œuvre médiatique et précipitée, voire vitrine d’une opération politique, ont déjà été largement reprochés au dispositif…

Certains besoins semblent criants. Les jeunes ont, dans leur immense majorité, des parcours faits de ruptures et de souffrance familiale. Qui alors les écoute ? L’infirmière du centre nous dira à quel point elle est quotidiennement sollicitée, en évoquant quelques-uns des problèmes rencontrés : demande d’information sexuelle ; problèmes d’yeux et de dents parfois jamais traités, ou de vaccination ; addictions diverses, au cannabis par exemple ; parfois des confidences émergent concernant d’anciens abus sexuels ou autres maltraitances : motif premier de la plupart des visites, la « bobologie » amène en général à aborder d’autres sujets. Un cahier de liaison existe entre les compagnies et l’infirmerie ; certes, un autre lien existe entre l’infirmière et l’assistante sociale de la CPAM qui rencontre le jeune lors de la procédure d’admission. Mais est-ce suffisant ?

Dans certains cas, il arrive que l’infirmière oriente vers une prise en charge thérapeutique. Depuis peu, tous les mercredis, un médecin psychiatre — bénévole — vient tenir une vacation. Interrogé sur le sujet, le directeur n’exclut pas à terme, de professionnaliser et de proposer l’embauche d’autres personnels.

Car, ouvert depuis seulement quelques mois, le dispositif est en évolution, prévu pour monter en puissance : on ne peut exclure que dans quelques années, si la formule est confirmée, il puisse y avoir davantage de réunions structurées, davantage de formations et que certains postes essentiels, qui n’existent pas aujourd’hui, voient le jour. La situation globale est peut-être à l’image de cet embryon de bibliothèque dans laquelle on trouve pour l’heure ce que les membres du personnel ont bien voulu y amener…

Il semble que de premiers résultats soient évalués, au moins annoncés : le ministère de la Défense assure que 93 % des jeunes volontaires, dont 30 % étaient illettrés à l’entrée, ont obtenu leur certificat de formation générale. Mais d’autres chiffres, publiés par l’ÉPIDe en décembre, sont plus sévères : les structures existantes accueillent 976 jeunes pour une capacité totale de 1300 places. De plus, sur les 494 volontaires ayant étrenné le dispositif, seuls 215 sont en contrat d’apprentissage ou en emploi après l’avoir quitté.

Le directeur (au profil particulièrement original : ex sous-marinier, précédemment directeur d’un golf à Hougate, mari d’éducatrice) croit quoiqu’il en soit au charisme et à la rigueur des militaires pour une vraie socialisation. Il n’est pas le seul : il semble bien que la volonté politique présidant à l’extension de la démarche indique un tournant nouveau, particulièrement chargé en termes d’enjeu électoral. Gageons tout de même, encore une fois, que si le dispositif fait durablement ses preuves, ce sera avec des personnels autrement formés.


[1L’établissement public d’insertion de la Défense (ÉPIDe)

Établissement public administratif (EPA) créé par une ordonnance à l’été 2005, placé sous la double tutelle du ministère de la Défense et de celui de l’Emploi et de la Cohésion sociale, l’ÉPIDe définit ainsi sa mission : « Aider des jeunes gens et des jeunes filles en situation d’échec scolaire, sans emploi et en risque de marginalisation à retrouver leur place dans la société ». Comment ? En leur proposant une formation adaptée. C’est ainsi que l’ÉPIDe est à l’origine de la création de centres de formation civils, appelés Centres Défense 2è chance, dont elle organise les formations — qui peuvent durer de six mois à deux ans — et l’hébergement des jeunes en internat. Signe des temps : son pôle communication est passé en quelques mois de une à… quatre personnes. Autre indicateur : son budget de fonctionnement a bondi de 5 millions d’euros en 2005 à… 37 millions en 2006.

ÉPIDe - 10, Place Georges Clémenceau - 92210 Saint-Cloud - N° vert réservé exclusivement aux jeunes : 0800 74 04 70 - Tél. réservé aux missions locales : 01 47 71 48 47

[2Centre D2C de Val-de-Reuil - BP 233 - 27102 Val-de-Reuil cedex. Tél. 02 32 09 41 24


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