N° 1161 | du 16 avril 2015 | Numéro épuisé

Critiques de livres

Le 16 avril 2015 | Jacques Trémintin

L’enfant inattentif et hyperactif • Le comprendre et l’aider

François Bange


InterÉditions, 2014, (1155 p. – 15,50 €) | Commander ce livre

Thème : Psychologie

Il faut leur répéter cent fois la même chose à ces enfants qui ne tiennent jamais en place. Mieux vaut, toutefois, se garder des interprétations hâtives qui ont la force séduisante des explications commodes : non, ils ne sont pas mal élevés, non leurs parents ne sont pas démissionnaires. Si chacun des ces symptômes intervient selon une intensité et une fréquence propres à chaque enfant, on retrouve systématiquement l’inattention, l’hyperactivité ainsi que l’impulsivité.

Certains développent plus l’un d’entre eux, d’autres cumulent. Toute la difficulté réside bien dans la distinction entre des manifestations liées à l’exubérance naturelle du jeune enfant et celles bien plus pathologiques qui envahissent durablement et depuis longtemps la vie du petit d’homme et de sa famille. Toute une série d’affections dites co-morbides particulièrement perturbantes peuvent venir éclipser ou confirmer le diagnostic des troubles de l’attention et de l’hyperactivité : comportements perturbateurs, troubles de l’anxiété, de l’humeur, de l’apprentissage, de la coordination motrice, du sommeil ou de l’alimentation.

Les hypothèses quant à l’origine de ce syndrome se perdent dans les traditionnelles disputes entre les partisans des causes organiques et fonctionnelles et ceux qui se centrent sur l’environnement et plus particulièrement les inter relations insatisfaisantes entre parents et enfant. Il semble plus raisonnable de s’orienter vers une combinaison de raisons à la fois génétiques, psychologiques et biologiques. François Bange consacre la moitié de son livre à des conseils pratiques, mettant l’accent sur l’approche comportementaliste fondée sur des renforçateurs positifs. Rester constant, patient et calme, reprendre avec l’enfant les actes posés, valoriser et encourager ses efforts sont les meilleurs moyens, pour accroître ses compétences sociales.


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