N° 815 | du 2 novembre 2006 | Numéro épuisé

Critiques de vidéos

Le 2 novembre 2006 | Entretien avec Suzanne Robert-Ouvray, docteur en psychologie, psychothérapeute et victimologue

L’enfant hyperactif

Jacques Trémintin

Anthéa
BP 219
83006 Draguignan Cedex
Tél. 04 94 68 98 48

Thème : Enfance

Si en 1980 l’on comptait cent articles portant sur l’hyperactivité, ce chiffre a été multiplié par dix depuis les années 2000. Ce syndrome très à la mode nécessite d’être précisé. Quatre symptômes permettent de le diagnostiquer : un trouble de l’attention, une trop grande motricité, une trop grande tonicité corporelle et psychique, ainsi qu’une grande impulsivité. L’enfant vit une angoisse perpétuelle face à la gestion des informations reçues comme une douche et qui envahissent son monde intérieur par des images terrifiantes. La motricité est alors un moyen d’évacuer la tension interne.

C’est le plus souvent au moment du CP, quand la nécessité de se concentrer et d’entrer dans un début de socialisation devient incontournable, que le trouble est vraiment identifié. Dans 70 à 80 % des cas, il s’agit de garçons, la prévalence de l’hyperactivité parmi les enfants s’élève de 3 à 5 %. À l’origine de ce trouble, des anomalies organiques parfois, mais beaucoup plus souvent des dysfonctionnements familiaux. L’aide qui peut être apportée a tout à gagner à s’inscrire dans une logique pluridisciplinaire : thérapie médicamenteuse, comportementale, psychomotricienne, psychothérapeutique…